de Valérie Perrin
Broché – 18 septembre 2024
Éditeur : Albin Michel

“Tata est son livre le plus ambitieux, le plus intime, le plus libérateur, le plus important.”
Pierre Vavasseur – Le Parisien
“Tata est un livre palpitant, surprenant et surtout réussi.”
Le Parisien
“Valérie Perrin s’affirme comme [une] conteuse prodigieuse.”
Olivia de Lamberterie – Elle
“Colette est remorte. Ce mot n’existe nulle part. Remourir, ça n’existe pas.”
Colette était une femme sans histoire. C’est du moins ce que l’on croyait jusqu’au jour où sa nièce apprend son décès par un appel de la police. Car Colette, sa tante unique, a déjà été enterrée il y a trois ans…
Avec ce roman virtuose où s’entrelacent destins et intrigues palpitantes, Valérie Perrin, extraordinaire conteuse de nos vies, signe son grand retour.

Quelques heures ont été nécessaires pour que je puisse rédiger mon Ressenti. J’avais besoin de laisser passer un peu l’émotion qui était restée en moi, les derniers mots du roman m’avaient laissé sans voix.
Car il était extraordinaire, car il était déjà terminé…
J’ai beaucoup aimé chacun des romans de Valérie Perrin, mais celui-ci a quelque chose d’autre pour moi, quelque chose de plus. Son aspect thriller dans sa construction qui se déroule sur plusieurs temporalités, des destins qui s’entrelacent, mêlant des souvenirs d’enfance et le présent, entre une famille juive arrêtée et déportée pour Auschwitz pendant la dernière Guerre Mondiale, un coach de football pédophile, un père et mari violent et criminel dès que le besoin s’en fait ressentir, des fans du Football club de Gueugnon, un petit frère devenu pianiste, un cordonnier au grand cœur, une maman qui finalement ne l’ai plus mais qui le restera pour toujours au fond du cœur et aussi de nombreux personnages secondaires qui petit à petit prennent vie, au même titre que tous les autres, car sans le savoir chacun porte une part de l’énigme, un fragment d’un puzzle, découvert par Agnès, suite au décès de sa tante Colette.
Toutes ces histoires entrelacées… que d’émotions j’ai ressenti, toutes ses images qui sont venues me percuter, tel un grand film qui se déroulait sous mes yeux qui en redemandaient encore et encore !
La magie de Valérie a rendu une histoire horriblement triste, magnifique !
Les centaines d’heures d’enregistrement réalisées par Colette sur des cassettes, quelle belle idée… Pendant plusieurs centaines de pages, la voix de Colette m’a captivé, tout comme celle de Blanche… la pauvre Blanche…
Je te remercie, Valérie, pour cet instant savoureux, en dépit de toute la tristesse qui m’a accompagné et continue de m’accompagner encore un peu. Je crois qu’il était nécessaire de passer par là pour justifier toutes ces rencontres extraordinaires…
J’ai lu tout le roman accompagné, de Mozart, de Bach, Chopin, Beethoven, Vivaldi et bien d’autres, mais aussi Alain Souchon, Jean-Jacques Goldman, Bourvil pour ne mentionner qu’eux.
« Tata », un ouvrage captivant qui mérite d’être lu… Un livre qui je l’espère, vous fera autant de bien qu’il m’en a fait.
Ce qui me ferait véritablement rêver à présent ?
Une magnifique mise en scène au cinéma…
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Extraits :
« Trois ans sans entendre le son de sa voix au téléphone, mais là, il y a prescription. Colette est remorte. Ce mot n’existe nulle part. Remourir, ça n’existe pas.
Au début, le début de ma fin, c’est Cornélia, la nounou, qui emmenait notre enfant chez lui, enfin, chez eux. Et c’est Cornélia qui ramenait notre enfant chez moi. L’enfant a quinze ans à présent. Elle se déplace en métro, ou en taxi s’il est tard. »
« Papa me parlait très peu de Colette. Entre eux, c’était doux. Je n’ai jamais assisté à une dispute, au moindre reproche sous-entendu ou à un geste brusque. Il y avait beaucoup de regards et de silences entre eux. Je n’y prêtais pas attention. Les mecs sur leurs motos m’intéressaient bien plus que la relation entre ma tante et mon père. »
« – Faire un film, c’est écrire pour des personnages réels ou de fiction, avec de la lumière, des images, des mots et des sentiments…
– C’est vrai, ajoute Nathalie. Et quand un roman est extra-ordinaire, il contient de la lumière, des images, des mots et des sentiments. Et les personnages deviennent réels parce qu’on s’y attache. »
« J’ai eu envie de pleurer, mais j’avais la joie. La tristesse a essayé de prendre le dessus, mais elle n’a pas réussi, parce que cet instant ressemblait à aucun des instants que j’avais vécus. La lumière, la chaleur, sa présence, la musique, le champagne. Le beau est et restera toujours le plus fort. »
« La jeune femme avec qui tu as passé une nuit après le cabaret est enceinte de cinq mois. Elle ne peut pas garder l’enfant, parce que sa vie privée est très compliquée. Elle vit sous la coupe d’un homme dangereux, c’est nous qui allons élever l’enfant. Je suis enceinte de toi sans l’être. C’est une autre qui porte notre enfant. »


Valérie Perrin est née en 1967 à Remiremont dans les Vosges. Elle grandit en Bourgogne et s’installe à Paris en 1986, puis en Normandie en 1995.
En 2015, elle publie son premier roman Les oubliés du dimanche chez Albin Michel. Traduit dans une dizaine de pays, il obtient 13 prix littéraires dont le Choix des Libraires 2018 et se classe depuis parmi les meilleures ventes au livre de poche.
En 2018 elle connait un succès retentissant avec son deuxième roman, Changer l’eau des fleurs dans lequel elle décrit le quotidien de Violette Toussaint une garde-cimetière en Bourgogne. Ce roman obtient le Prix Maison de la Presse 2018 et le Prix des Lecteurs au livre de poche en 2019. Avec ce deuxième roman, elle rentre dans le classement très fermé du Figaro Littéraire des 10 auteurs les plus vendus en France en 2019.Et figure toujours en tête des ventes internationales : son roman est traduit dans 30 pays dont la Chine, les Etats-Unis et la Russie. Elle est l’auteure la plus vendue en Italie en 2020. Elle travaille à l’adaptation cinématographique de son roman.
Garde-cimetière, fossoyeurs, aides-soignantes en gériatrie, couturières, bistrotiers, Valérie Perrin met en lumière et en poésie la dureté et la beauté des vies de l’ombre. Elle dit qu’elle écrit des romans d’amour construits comme des polars.
Le 31 Mars 2021, elle publiera son troisième roman, Trois aux Éditions Albin Michel dans lequel elle tisse le destin de trois amis d’enfance sur 30 ans.
https://leressentidejeanpaul.com/2021/04/15/trois/
De 2010 à 2018, elle est la coscénariste de Claude Lelouch. Avec lui elle signe : « Salaud, on t’aime » avec Johnny Hallyday et Eddy Mitchell. (Tournage 2013 dans les Alpes) « Un plus Une » avec Jean Dujardin et Elsa Zylberstein. (Tournage en Inde janvier/février 2015). « Chacun sa vie » avec Jean Dujardin, Éric Dupond-Moretti, Béatrice Dalle, Johnny Hallyday, Elsa Zylberstein. (Tournage à Beaune juillet 2016) « Les plus belles années d’une vie » avec Anouk Aimée et Jean-Louis Trintignant (tournage à Deauville en 2018). En 2009, elle publie le carnet de tournage de Ces Amours-là, film de Claude Lelouch, photographies et textes, aux Éditions France Empire. Avant d’écrire des romans et des scénarios, Valérie Perrin a été photographe de plateau, directrice des opérations dans une boite de téléphonie mobile, assistante de direction, vendeuse.
