Articles

Historique, Suspense

Le Soleil rouge du Tsar

de Violette Cabesos
Poche – 11 mars 2021
Éditeur : Mon Poche

Bandeau_Intro.jpg

Milena, petite-fille de Russes blancs, a une passion : les trésors perdus de la Russie des tsars. Alors qu’elle s’apprête à partir pour Saint-Pétersbourg où une cache datant de 1917 vient d’être découverte, elle apprend que sa maison de Nice a été saccagée. Sur les murs, d’énigmatiques vers slaves, probablement des références codées à Vladimir le Grand, fondateur de la Sainte Russie.

Un siècle auparavant, Vera, ballerine du théâtre Mariinsky, est déchirée entre les faveurs d’un grand-duc, son amour pour un poète anarchiste, et un brûlant secret d’Etat dont sa famille est dépositaire.

Au-delà du temps et des frontières, une mystérieuse et terrifiante malédiction semble lier ces deux femmes. Faut-il y croire ? Comment ne pas y succomber ?

Au fil d’un suspense historique éblouissant d’érudition, Violette Cabesos nous plonge dans les méandres de la Russie éternelle, sur les traces des Romanov, de Raspoutine et d’obscurs espions du FSB.

 

Livre_2021_018_Cabesos Violette - Le soleil rouge du tsar.jpg

 

Bonjour à toutes et à tous,

Certains auteurs, lorsqu’on les a “attrapé”, on ne peut plus les lâcher !
Violette Cabesos, fait, pour moi, partie de ceux-là.

D’abord il y a eut, “La promesse de l’ange”, puis “La parole perdue”, tous les deux écrits à quatre mains avec Frédéric Lenoir. Plus tard, “Le teinturier de la lune”, et enfin “Portrait de groupe avec parapluie”. Chacun de ses romans m’a fait rêver et voyager… Dès que j’ai reçu le dernier roman de Violette (Un grand merci aux Édition Mon Poche !), j’ai fait des bonds de joie !!!

Dans ce roman, riche et très bien écrit, Violette mêle habilement enquêtes policières, secrets de famille et énigmes historiques. Que demander de plus !

Passionné d’Histoire, j’ai beaucoup aimé cet ouvrage qui m’a plongé dans l’Histoire fascinante de la Russie des Tsars.
Attention !
Il m’a été difficile parfois, de ne pas me mélanger les pinceaux tant ce roman concentre énormément d’informations et de références. L’alternance du passé au présent à chaque chapitre, la richesse historique du roman et le travail de recherche très poussé et précis de Violette, n’aide pas non plus, avec sa foultitude de personnages… Mais c’est tellement bon !
Le mode narratif est parfaitement maîtrisé et je me suis demandé régulièrement ce qui allait bien pouvoir arriver aux protagonistes de mon récit.

Passionnés de l’histoire de la Russie, si vous aimez le suspense et les intrigues, ce livre est fait pour VOUS. !

À lire absolument…
÷÷÷÷÷÷÷

Extraits :

« Cette réception est un enchantement, une fièvre qui monte d’heure en heure, et l’accompagnement de trois mois de labeur : en effet, Nicolas II avait donné l’ordre que tous les invités soient costumés comme à la cour du tsar Alexis 1er, deuxième souverain de la dynastie Romanov, qui a régné au XVIIe siècle. Il a fallu chercher des modèles de vêtements d’époque. Tout ce que je savais, c’est que ceux-ci étaient riches, lourds et encombrante, et que Pierre le Grand les avait bannis au profit de la mode à l’européenne, plus pratique. »
…/…
« Soudain, Raspoutine a ouvert les yeux, il s’est redressé et a saisi le prince à la gorge. Parvenant à grand peine à se dégager, terrorisé, le jeune seigneur a appelé Pourichkevitch à la rescousse. Quand le député a rejoint son acolyte, le paysan avait réussi à s’enfuir dans la cour, par une porte que le prince avait oublié de fermer à clef. »

 

 

Violette Cabesos est née le 9 mai 1969 à Valence (Drôme). Après des études d’histoire, de lettres et de sciences-politiques, elle s’installe à Paris en 1994.

Passionnée d’Histoire (notamment le Moyen Âge, la Grande Guerre et le monde moderne), de littérature mais aussi de musique (Bach, Mahler, Smetana, Prokofiev, Chostakovitch, Fauré, Satie, Kurt Weill, Britten…), elle pratique le chant lyrique… et la danse orientale égyptienne.

Amoureuse des vieilles pierres, elle est fascinée par les cathédrales, les églises romanes et les cimetières. Elle apprécie également le vin et la bonne chère !

Elle voue une admiration particulière à Maupassant, Huysmans, Poe, Zweig, Kafka, Perutz, Joseph Roth, Hrabal, Thomas Mann, Gogol, Tourgueniev, Dostoïesvki, Boulgakov, Nerval, Apollinaire, Desnos, Céline, Colette, Simenon, Malet, Boileau-Narcejac, Fred Vargas…

Historique, Suspense, Thriller

Les carnets secrets de l’ange de la mort

de Raphaël Grangier
Broché – 23 mars 2021
Éditeur : LBS SELECT

Bandeau_Intro.jpg

Quand l’armée rouge pénétra dans le Camp d’Auschwitz en janvier 1945, Joseph Mengele, auteur de multiples expérimentations meurtrières sur de nombreux détenus, avait déjà disparu. Malgré ses efforts considérables, le Mossad ne pourra jamais l’appréhender. Un jour, ses notes, sur ce qu’il considérait comme ses travaux, réapparaissent à la surface…

Périgueux, printemps 2019. Une jeune étudiante disparait devant la cité scolaire Laure Gatet. Dans le même temps, des corps, tous d’origine juive, sont retrouvés en différents points de la Dordogne. Le capitaine Denoeux sera en charge de retrouver la jeune femme. Les enquêteurs vont alors suivre les traces d’un barbare en quête de leur faire revivre les pires expériences du passé : celles inventées par le docteur Josef Mengele, « l’ange de la mort ».

 

2021_017_Grangier Raphaël - Les carnets secrets de l'ange de la mort

 

Bonjour à toutes et à tous,

Merci à LBS Éditions pour la confiance qu’ils m’accordent…

« Nous les Allemands, race supérieure, devions agir. Nous devions inoculer une vitalité nouvelle afin de défendre la communauté naturelle et d’assurer l’éternité de la race nordique ! »
Automne 1945. Josef Mengele échappe au procès de Nuremberg, emportant avec lui deux caisses d’échantillons et de travaux de ses expériences morbides. Comment le médecin SS a-t-il pu passer entre les mailles du filet, trente ans durant ?
Me revoici de retour dans la noirceur d’une guerre sale.  Mais cette “guerre” à lieu de nos jours à Périgueux… Qu’adviendrait-il, si les secrets de Mengele étaient tombé entre de mauvaises mains ?

Raphaël Grangier est un véritable “maestro”. La qualité de la documentation et de son travail de recherche s’allie à un style tranché et direct rendant ce récit aussi vivant que passionnant. Tous ses personnages sont crédibles et ça fait peur !
Il va ainsi distiller petit à petit des horreurs que l’on croyait oubliées.
Sandrine Dauriac, brillante étudiante de la cité scolaire Laure Gatet, descend l’avenue George Pompidou vers le centre-ville. Un véhicule ralentit à sa hauteur et s’immobilise. La jeune femme s’installe à bord. Elle ne reviendra plus jamais dans son lycée…

Une traque passionnante.
Un récit qui vous fera basculer dans l’horreur des expériences innommables du Dr Mengele en plein XXIe siècle.
À lire !!!

÷÷÷÷÷÷÷

Extrait :

« Elle avait connu la Grande Guerre, la déportation de ses parents, la nécessité de se cacher, et vivre avec. Sentir la peur vous ravager le ventre. Puis étaient venus ces bras couverts d’un tissu kaki, épais, auréolé de dorures. ces mains calleuses qui l’avaient extirpée de dessous le lit et lui avaient hurlé des choses dans une langue qu’elle ne comprenait pas. Des mots rugueux. Fort, puissants comme un chien enragé aboie. Deux mains puissantes, qui l’avaient suspendue au-dessus du sol à bout de bras comme si elle avait été couverte de pustules. Des sons terrifiants, rapidement remplacés par celui des roues métalliques du train contre les rails. Puis celui du portail immense qui claqua dans son dos. Si haut qu’il aurait pu retenir un tsunami de haine dans son enceinte. Alors recommencer, elle ne savait que trop bien ce que cela signifiait. Et aujourd’hui, elle n’en avait pas envie. Et plus la force. »

 

 

Raphaël GRANGIER est né en 1978 à Bordeaux. Titulaire d’un DUT en Génie Mécanique, il a exercé une dizaine d’années comme cadre en sous-traitance avionique. Reconverti vers l’enseignement quelques années après avoir obtenu son CAPES de Sciences et Technologies Industrielles, il retourne travailler dans le privé, d’abord en cabinet d’avocat quelques mois puis dans une entreprise de la métallurgie où il exerce depuis des fonctions de cadre administratif. Il couche sur le papier ses premiers mots voués à être modelés afin de devenir un livre, isolé dans un garage de campagne tandis que la tempête Martin rugit dehors et fracasse les arbres les uns après les autres sur la maison de ses parents. Ses écrits, souvent sombres ne le sont que pour rappeler à chacun ce qu’a pu être l’homme et ce qu’il pourrait redevenir. Véritables piqûres de rappel des leçons du passé, chacun de ses romans alloue une part belle aux faits réels.
Son premier roman noir sur fond Irlandais est édité en 2014 chez Paul&Mike, puis un thriller rural suivant, en 2018 aux éditions Cairn.

Historique, Noir

Mon cœur restera de glace

de Éric Cherrière
Poche – 11 mars 2021
Éditeur : Mon Poche

Bandeau_Intro.jpg

Il existe au cœur du cœur de la forêt un endroit où vivent les sapins les plus anciens, protégés du vent comme de l’exposition au soleil, de la pluie, de la neige. Protégés aussi du regard des hommes. Une combe lointaine et tempérée qui fut un jour une frontière infranchissable devant laquelle l’enfant s’était dit  » Quand je serai grand, je vivrai là. »

Dans ces bois du fin fond de la Corrèze, un jeune garçon trouve refuge en 1918, en compagnie de son frère, une « gueule cassée ». Une guerre plus tard, des soldats allemands s’y enfoncent, sur les traces d’une de leurs unités disparues. Ces mêmes arbres que l’on retrouve en 2020, peints sur les murs de la chambre d’hôpital d’un vieillard allemand.

Aujourd’hui le vieil homme va parler. Révéler le secret de cette forêt qui ébranlera bien des existences, bien des certitudes. Bien des familles.

De 1918 et 1944 à 2020, Mon cœur restera de glace couvre un siècle de guerres fratricides. Ce roman noir, qui explore les destins d’individus ordinaires perdus aux carrefours de l’histoire, est aussi le roman de la beauté face à la violence. De ces fleurs qui poussent sur les champs de bataille.

 

2021_016_Cherrière Éric - mon cœur restera de glace

 

Bonjour à toutes et à tous,

Il m’arrive parfois de tomber sur des livres qui me laissent sans mots, sans un petit “tout début de phrase” pour entamer mon “Ressenti”. Ce roman, que je tiens encore entre mes mains, m’a complètement chamboulé… Le récit est poignant, sombre, fort, dramatique et très intense et ce en très peu de pages (228). Mais il y a aussi tellement de fraicheur…
Chaque page tournée, m’a offert un tel contraste entre une certaine poésie et la cruauté des hommes en temps de guerre…
Eric tisse sa toile et nous propose une superbe intrigue sur trois époques différentes mais étroitement liées, nous offrant ainsi un récit très dense.

1918
Lucien Faure, maire et boulanger d’un petit village en Corrèze, perd son fils et de ses petits-fils : le premier a été porté disparu au front, l’aîné de ses petits-enfants est revenu sans bras, une jambe en moins et l’autre coupée, le plus jeune, a disparu au plus profond de la forêt et n’a jamais été revu.
1944
Un convoi allemand traverse la même forêt et disparaît à son tour…
2020
Un ancien criminel de guerre allemand décide enfin de raconter son passé.
Va-t-il révéler les secrets de cette forêt ?

Quelle plume !
À la fois poétique, très visuelle, et parfois même cinématographique…

Ce roman lu d’une seule traite, se savoure, se lit avec attention et mais surtout beaucoup d’émotions…

À lire absolument

÷÷÷÷÷÷÷

Extraits :

« À observer et dessiner en silence, il voyageait entre ses souvenirs jusqu’à celui qui chassait tous les autres : son père s’en allant à la guerre, en août 1914. Où qu’il aille, quoi qu’il fasse, l’enfant emporterait toujours avec lui l’image de ce père qui se retournait sans cesse, sans les saluer, sans sourire, sans rien faire d’autre que partir en marchant à l’envers. L’enfant protège et chérit cette image autant qu’elle le meurtrit. Elle est un mal qui lui fait du bien. Il éprouve le sentiment que jamais rien d’autre ne lui appartiendra autant que ce souvenir. La dernière fois qu’il a vu son père. »
…/…
« C’est au cours de ses observations patientes que l’enfant a découvert que les arbres parlent entre eux, mais aussi avec les insectes et les étoiles. La poussière et le vent. La tourbe. Tout parle avec tout et lui, l’enfant, fait partie de ce tout. »

 

 

Éric Cherrière est réalisateur, scénariste et écrivain. Il est l’auteur de Je ne vous aime pas (Le Cherche Midi, 2010, prix du Polar de la prison de la Santé). Il a également écrit et réalisé deux longs-métrages, Cruel, Grand prix du polar de Cognac 2016, et Ni dieux ni maîtres en 2019.

Anticipation, Polar, Thriller

IMMORTEL – Le premier être humain immortel est déjà né

de Jose Rodrigues dos Santos
Broché – 24 septembre 2020
Éditeur : HC éditions

Bandeau_Intro

Après avoir annoncé la naissance de deux bébés génétiquement modifiés, un scientifique chinois disparaît. La presse internationale commence à poser des questions, les services secrets tentent de trouver des réponses, un homme contacte Tomás Noronha à Lisbonne. Celui qui se présente comme un scientifique travaillant pour la DARPA, l’agence pour les projets de recherche avancée de la Défense américaine, est à la recherche du savant disparu. Tomás découvre alors les véritables enjeux du projet secret chinois…

Pour le grand retour de Tomás Noronha, le héros de La Formule de Dieu, J. R. dos Santos a choisi le sujet qui est dans toutes les têtes : l’intelligence artificielle. L’humanité touche-t-elle à sa fin ou fait-elle face à un nouveau départ ? Sur la base des recherches les plus avancées, J. R. dos Santos nous entraîne dans une aventure à couper le souffle et dévoile l’extraordinaire destin de l’humanité. Il nous démontre avec toujours autant de sérieux que la science est sur le point d’atteindre sa plus grande réalisation : la mort de la mort. Bientôt, nous pourrons vivre sans jamais mourir. Nous serons… Immortels.

 

2021_015_dos Santos Jose rodrigues - Immortel.jpg

 

Bonjour à toutes et à tous,

Attention !
Rarement un roman ne m’aura autant angoissé, autant mit mal à l’aise…

Je suis fan de José Rodrigues Dos Santos !
Pas seulement parce qu’il a un très beau nom de famille (!!!), mais parce que depuis son premier roman, il m’a systématiquement emporté dans son univers où se mêlent, Sciences, Religions, et Thrillers policiers.

Immortel est le moins “classique” de ses romans, je préfère vous prévenir.
Certains risquent peut-être de le trouver trop technique. En effet, l’intrigue intervient très vite dans le roman, mais il y a plus de 400 pages d’explications (qui restent toujours très intéressantes pour le lecteur que je suis), mais il vous faudra attendre plus de 30 chapitres pour revenir vraiment dans le thriller.

Le livre est passionnant, avec un travail de recherche extraordinaire, mais l’intrigue n’est finalement qu’un “prétexte” de sensibilisation de l’auteur sur certaines nouvelles technologies.

– Quel avenir nous réserve l’Intelligence Artificielle ?
– Qu’est-ce que l’Intelligence Artificielle Générale ?
– Les ordinateurs conscients de leur nouvelle intelligence, resteront-ils toujours à notre service ou se retourneront-ils un jour contre l’homme ?
– Le premier homme immortel est-il déjà né ?
– Quid de la génétique ?

Voici quelques sujets du roman parmi beaucoup d’autres…

Au fil des pages, j’ai pris conscience que la réalité risquait de dépasser très vite la fiction.
Le récit amène des questions qui vont se poser à nous très prochainement.
Quand la médecine et l’ingénierie génétique seront plus performantes, tous les Hommes voudront en bénéficier, alors…
Est-ce que ce sera la course vers l’Homme « parfait », puis très vite vers le « surhomme » ?
Et si l’homme devenait un jour immortel ?

Amélioration de la vie humaine et réflexions philosophiques sur fond de thriller. J.R. dos Santos ouvre les portes sur une nouvelle aventure à couper le souffle, et quel que soit votre avis, sur le plan scientifique, éthique ou religieux, qu’en est-il de l’avenir de l’Homme ?

Je recommande vivement…

÷÷÷÷÷÷÷

Extrait :

« – Si l’on considère les coûts d’embauche, qui incluent les salaires, les cotisations sociales et les impôts, ainsi que le développement de la technologie, sa sécurité et sa qualité, la logique voudrait que les entreprises de transport parient sur des véhicules autonomes. Et pas seulement pour les voitures de tourisme. Les routiers seront remplacés par des camions autonomes, qui pourront travailler vingt-quatre heures par jour, qui n’auront pas besoin de faire des pauses, ne seront pas syndiqués, et consommeront moins d’énergie ; d’après les calculs cela représentera un quart du coût actuel. Il en ira de même avec les trains et les bateaux. Dans quelques années, des navires fantômes sillonneront les mers, des cargos sans équipage où tout sera robotisé. De même, la compagnie des chemins de fer allemande mise sur des trains pilotés par des algorithmes. Du reste, dans la pratique, les avions sont déjà pilotés par ordinateur grâce aux commandes de vol électrique. Le pilote est là presque uniquement pour donner confiance aux passagers, alors que, et aussi paradoxal que cela puisse paraître, les ordinateurs sont plus fiable que les humains pour conduire des voitures ou piloter des avions.
– Ce n’est peut-être pas par hasard que, chaque fois qu’il y a un accident, l’enquête conclut à une erreur humaine …/… Sans êtres humains, apparemment, il n’y aurait pas d’erreurs. »

 

 

Journaliste, reporter de guerre, présentateur vedette du 20H au Portugal depuis plus de vingt-cinq ans, J. R. dos Santos est l’un des plus grands auteurs européens de thrillers.
La saga Tomás Noronha, traduite en 18 langues, s’est fait connaître en France avec La Formule de Dieu, vendue à près de 500 000 exemplaires (2 millions dans le monde) et dont les droits d’adaptation au cinéma ont été acquis par Belga Films.
Avec Immortel, il signe le 8e roman de la saga.

Les romans de J.R. dos Santos et de son héros Tomás Noronha rencontrent un grand succès à travers le monde.
Thrillers érudits, ils traitent des sujets de science, de religion ou d’histoire avec toujours un incroyable travail de recherche.
Car le sujet central de tous les romans de J.R. dos Santos reste le même : la vérité.
En tant que journaliste-reporter de guerre et en tant qu’auteur, cette question ne l’a jamais quitté. Et ce qui rend la série des Tomás Noronha unique,
c’est justement ce défi systématiquement relevé de remettre en cause une vérité pré-établie pour en rétablir une nouvelle, difficile à accepter peut-être, mais bien plus limpide.

Émotion, Histoire

La commode aux tiroirs de couleurs

de Olivia Ruiz
Broché – 3 juin 2020
Éditeur : JC Lattès

Bandeau_Intro

À la mort de sa grand-mère, une jeune femme hérite de l’intrigante commode qui a nourri tous ses fantasmes de petite fille. Le temps d’une nuit, elle va ouvrir ses dix tiroirs et dérouler le fil de la vie de Rita, son Abuela, dévoilant les secrets qui ont scellé le destin de quatre générations de femmes indomptables, entre Espagne et France, de la dictature franquiste à nos jours.

La commode aux tiroirs de couleurs signe l’entrée en littérature d’Olivia Ruiz, conteuse hors pair, qui entremêle tragédies familiales et tourments de l’Histoire pour nous offrir une fresque romanesque flamboyante sur l’exil.

« Un magnifique roman sur l’exil. Un petit bijou. » Le Parisien
« Une fresque familiale vibrante. » Version Femina
« Un texte délicat, poétique et poignant. » RTL
« Racé comme du Almodóvar. Un coup d’éclat et un coup de maître. Une écrivaine démente. » Le Point
« Par la grâce d’un livre, les racines refleurissent. » Courrier de l’Ouest
« Cette épopée ne s’oublie pas. » Le Figaro
« Le partage est la morale de ce récit ardent. » Le Monde des livres
« Un émouvant premier roman autour d’une lignée de femmes frondeuses, marquées par le déracinement. » Elle
« Un superbe premier roman. » Europe 1
« Une réussite. » Causette

 

Livre_2021_014_Ruiz Olivia - La commode aux tiroirs de couleurs.jpg

 

Bonjour à toutes et à tous,

Je viens de terminer ce roman très émouvant.
Merci Olivia, pour cette histoire à la plume légère, efficace et remplie de générosité à travers une histoire forte.

Avec une certaine profondeur et un style pétillant, Olivia nous montre qu’elle a une très belle plume. Très vite j’ai été emporté dans les tiroirs de cette commode renfermant des secrets de famille…
Joies, peines, vies intenses et riches d’amour.

Ce roman me faisait de l’œil depuis sa sortie.
Une pincée d’histoire, une pincée d’intrigues, ce roman d’amour engagé relate d’une très belle lignée de femmes fortes qui plient mais ne rompent pas ! Quatre générations de femmes qui luttent.
Le récit commence par la guerre civile espagnole et son régime franquiste qui pousse la population à la fuite… On découvrira la vie certains immigrés espagnols en France, et leurs relations pas toujours faciles avec les Français dans la région de Narbonne…

Ce roman a très vite résonné en moi, fils d’immigrés portugais qui ont quitté leur pays, aussi à cause d’un régime totalitaire ! Je me suis revu, enfant qui peinait à comprendre certains “Pourquoi” !
Une guerre qui détruit un peuple.
La fuite, les larmes, les morts, puis la France, terre d’accueil… Mais montrées du doigt, les communautés étrangères se réunissent dans les quartiers les plus défavorisés où ils tentent, tant bien que mal à s’intégrer.

Olivia nous raconte, comme si nous y étions, l’histoire de son Abuela, Rita.

Très beau premier roman, fluide, parfois humoristique, avec des mots pleins de mélancolie, qui ont touché mon cœur.
Je vous recommande vivement cette “petite” Histoire, car tout simplement, Olivia Ruiz a vrai un talent de conteuse…

÷÷÷÷÷÷÷

Extraits :

« J’ai tellement attendu ce moment que je risque de mourir après l’avoir vécu. Enfin, après tant d’années d’impatience domptée, je vais savoir pourquoi elle s’emballait à ce point pour cacher le secret que renfermait ces dix tiroirs. Ma grand-mère les nommaient ses renferme-mémoire. »
…/…
« Je me cache pour rougir quand il a de jolis mots à mon sujet que je ne suis pas censée comprendre. Et je ne comprends pas tout. Il dit parfois que je suis sa liberté, que je suis le poumon que Dieu lui envoie pour qu’il respire enfin, que je suis les yeux qui lui font voir que le monde n’est peut-être pas totalement foutu. Je crois que ce n’est pas mon cas. »

 

 

Olivia Ruiz est auteure, compositrice et interprète. D’origine espagnole, elle a grandi à Marseillette. Trois de ses grands-parents ont fui la guerre civile mais n’en ont jamais parlé. De ce silence est né son premier roman, La commode aux tiroirs de couleurs.

En tant qu’auteure, compositrice et interprète, pourquoi avez-vous eu envie de passer de l’écriture de chansons à celle d’un roman ?

Quand je raconte mes histoires en chanson je dois me restreindre en permanence pour que le fond s’adapte au format. Parfois c’est amusant, parfois c’est frustrant. Quand je pense un personnage, je le construis de bout en bout, je sais l’odeur de son parfum, ce qu’il prend au petit-déjeuner, les visages de ses amis, la marque des cigarettes qu’il fume… et je n’en garde que le détail le plus parlant. Le roman permet d’aller plus loin, de prendre le temps d’installer une situation, un état émotionnel. J’ai adoré l’exercice inverse aussi, celui de travailler à garder un rythme de bout en bout pour le livre, comme pour une chanson. Et ça pour le coup, c’est clairement plus difficile sur 200 pages que sur quatre minutes trente.

Quelles ont été vos inspirations pour écrire La commode aux tiroirs de couleurs ?

Les témoignages et les documentaires traitant de la guerre d’Espagne et de l’exode des républicains espagnols m’ont aidée. Mais ils sont peu nombreux et cet épisode est quasiment passé sous silence dans les livres d’histoire, alors… Les romans que j’ai tant aimés sur le sujet m’ont portée probablement. De Lydie Salvaire à Serge Pey. Le films qui ont forgé mon désir de comédienne et de réalisatrice aussi, d’Almodovar à Iñárritu. Et bien sûr les femmes de ma vie ! Ma mère, mes grand-mères, mes tantes, mes amies.

Que souhaiteriez-vous dire aux lecteurs avant qu’ils ne tournent la première page ?

Merci d’être venus jusqu’à moi d’abord ! Puis que nous sommes tous riches de nos trajectoires et de nos tragédies, et que les femmes de la commode vous prouveront j’espère que l’on peut faire quelque chose de beau en assassinant le silence. Même à une minuscule échelle.

Historique, Polar, Suspense

Une arête dans la gorge

de Christophe Royer
Poche – 11 mars 20211
Éditeur : Taurnada

Bandeau_Intro

Mutée depuis peu à la Criminelle de Lyon, le commandant Nathalie Lesage, mise à l’écart par sa supérieure, va devoir se battre pour trouver sa place… Très vite, une série de meurtres atroces va la plonger dans les entrailles et les arcanes de la Ville des Lumières, lui réservant de bien sombres surprises… Un thriller haletant où vont s’entrechoquer assassinats violents, sociétés secrètes, Histoire et sciences dans un Lyon ésotérique…

 

2021_013_Royer Christophe - Une arête dans la gorge.jpg

 

Bonjour à toutes et à tous,

Avant de vous donner mon “ressenti”, je tenais à remercier Joël des Éditions Taurnada pour la confiance qu’il me témoigne régulièrement. Chaque roman édité chez eux est une belle découverte !

“Une arrête dans la gorge” est la deuxième enquête de Nathalie Lesage. N’ayant pas lu le livre précédent, j’avais un peu peur de m’y perdre, mais ce ne fut pas le cas du tout le cas, je n’ai eu aucun mal à suivre l’intrigue qui peut se lire indépendamment.

Le début du livre se déroule en Bolivie en 1985, où un médecin se fournit en cadavres de bébés pour mener à bien ses recherches. Ce seul prologue a suffi à me rendre accro à la lecture. Puis, en un clin d’œil, j’ai été transporté dans l’actuelle ville de Lyon. Bienvenus à travers cette “promenade” dans le vieux Lyon, dans la ville des Lumières avec sa franc-maçonnerie, ses symboles, ses codes, et le St-Graal, la quête ultime !

J’ai été fasciné par l’atmosphère sombre des catacombes, par l’enquête passionnante et excitante. Christophe Royer mène d’une main de maître son récit.
J’ai apprécié le tandem formé par Nathalie, qui vient à Lyon pour une nouvelle affectation, et son jeune coéquipier Cyrille. Ils forment un sacré duo de choc. Les personnages sont tous crédibles et attachants, mais attention !
L’auteur nous mène par le bout du nez du début à la fin, alternant entre suspense et frissons.
C’est le premier roman de Christophe que je lis et c’est une lecture agréable, mêlant habilement le passé et le présent. J’ai hâte de le relire sur d’autres sujets.

Envie de vous plonger dans le cœur du vieux Lyon, de lire un très bon thriller avec une enquête palpitante et rythmée ?
Alors, n’hésitez pas !

÷÷÷÷÷÷÷

Extrait :

« Comme je vous l’ai déjà dit. Je ne suis qu’un intermédiaire et je n’ai pas toutes les réponses. Du peu que j’en sais, plusieurs frères issus de loges différentes ont décidé de se réunir au sein d’une nouvelle loge qu’ils ont baptisée “La nouvelle Parfaite Amitié”.
– Qui ne serait donc pas officielle ? demanda Nathalie en mémorisant le nom.
– C’est ça. Pour qu’une loge soit créée, comme toute association classique, il y a une procédure administrative qui conduit au dépôt des statuts et qui demande l’aval de l’obédience. Dans leur cas, c’est plus une réunion de passionnés autour de thèmes particuliers.
– Lesquels ?
– Ces frères seraient des amoureux de la chevalerie. Les chevaliers sont très présents symboliquement en franc-maçonnerie, surtout dans les hauts grades.
– Les hauts grades ? »

 

 

Né en 1971, au Creusot, Christophe Royer est passionné par l’art sous toutes ses formes. En 2014, il décide d’explorer l’univers de l’écriture. Essais réussis avec sa duologie « Projet Sapience » mêlant aventure et réflexion humaine. En 2019, avec « Lésions intimes » il se tourne avec talent vers le genre thriller. « Une arrête dans la gorge » est son quatrième roman.

Émotion, Historique

Un voyage nommé désir

de Frédérique-Sophie Braize
Broché – 21 janvier 2021
Éditeur : Presses de la Cité

Bandeau_Intro.jpg

1917. La venue providentielle d’un soldat italien dans un village haut perché des Alpes va bouleverser, pour le meilleur, le destin de trois femmes. Et semer dans leur esprit un souffle de liberté pour combattre les travers de leur société patriarcale.

Tout là-haut, sur l’alpage savoyard où elles doivent rester jusqu’à la fin de l’été, trois femmes font la rencontre de Vincenzo, soldat italien en permission.
La plus âgée, Péroline, mère de famille, est sans nouvelles de son mari depuis trois ans. La pieuse Anne-Céleste n’a reçu qu’une lettre, très sibylline, de son fiancé sur le front. La jolie Rose, en âge de convoler, doit veiller sur sa fratrie orpheline. Toutes trois sont en manque de bras solides pour abattre leur travail le jour et… pour étreindre leur corps la nuit. Dans les Alpes en pleine touffeur d’août se révèle la faim de vivre de cette petite communauté privée d’hommes. L’attitude énigmatique de l’Italien, à la fois aventurier séducteur et âme consolatrice, délivrera le destin des trois amies brimées – qui d’un mari violent, qui d’un prêtre, qui du poids du devoir –, emportées dans les tourmentes de l’Histoire (et du plus rocambolesque des faits divers, le vol de la Joconde au Louvre en 1911 !). Mais aussi au cœur du désir féminin…
Une ode sensuelle et magnifique aux femmes. Par une nouvelle romancière dans la collection Terres de France.

 

2021_012_Braize Frédérique-Sophie - un voyage nommé désir.jpg

 

Bonjour à toutes et à tous,

J’étais assez pressé de lire “Le dernier” Frédérique-Sophie Braize !

Après “Sœurs de lait”, “Lily sans logis” et “Une montagne de femmes”, je me demandais bien où “Un voyage nommé désir” allait-il me mené. Et bien, je n’ai pas été déçu du tout…

Été 1917. La guerre fait rage en Europe, elle a éloigné tous les hommes de leur domicile.
Là-haut, sur l’alpage savoyard, elles se nomment Péroline, Anne-Céleste et Rose.
Chacune a été victime du système patriarcal. Cet été sera l’occasion de l’oublier pendant quelques temps. Une rencontre avec un bel Italien brisera toutes les barrières de la bienséance. Mais le “paradis” qu’elle vivront, laissera des traces. Elles ne sont plus les mêmes et sont désormais unies par un secret. Et malheureusement, leur retour au village leur rappelle les chaînes qui les lient.
Resteront-elles unies face au prêtre qui les tourmente sans arrêt ?
Leur amitié, résistera-t-elle ?
Puis bientôt, elles finiront même par s’interroger sur Vincenzo, celui qui a partagé leur vie, pendant quelques semaines. Elles vont découvrir qu’il n’est pas l’homme qu’elles croyaient.

Frédérique-Sophie est inspirée, et ce n’est pas la première fois, par le mélange d’événements réels et Historiques, dans ce roman qui traite de trois femmes fortes et volontaires. J’ai été passionnée par le récit et par les quelques passages de sa vie, que Vincenzo garde secrets. C’est un très bel ouvrage, qui décrit aussi bien la méchanceté de l’humain que sa bienveillance. C’est un livre très beau, dur et doux à la fois, un livre poignant, bouleversant, une leçon de vie…

J’ai aimé ce roman, parce que les personnages sont très attachants bien sûr, mais surtout parce que l’histoire traite d’un sujet que je n’avais encore jamais abordé de cette façon : “Le désir des femmes”. C’est inattendu et cela m’a ému.

Il y a de l’amour et de la solidarité.
“Un voyage nommé désir” est une ode aux femmes, qui souffle comme un vent de liberté.

Le récit est construit minutieusement. Pas de détails superflus, une intrigue qui m’a tenue en haleine, une tension croissante, jusqu’à un très beau final.
J’ai aussi été conquis par l’écriture au charme un peu désuet mais tellement savoureux…
À lire !

÷÷÷÷÷÷÷

Extraits :

« L’idée de se retrouver seul avec un groupe de femmes jeunes inconnues voleta alors dans son esprit. Il se figura les jupons légers, les corsages décolletés, les boucles soyeuses, les dents brillantes, les cils longs comme des ailes de papillon. Il devait ces détails à l’observation des demoiselles croisées, rencontrées, désirées, aimées. Car Vincenzo aimait les femmes. Toutes les femmes. Chaque femme. »
…/…
« La nuit, elle revivait des corps à corps sensuels avec Vincenzo qu’elle redoutait d’avoir perdu à jamais. Combien de fois avait-elle répété les scènes d’amour vécues avec lui ? Leurs derniers ébats ce reproduisaient inlassablement dans sa mémoire. Le soir venu, elle voyait leur corps de nouveau emmêlés, de nouveaux ne formant qu’un, dans une connivence absolue. L’obscurité plongeait ses souvenirs torrides dans une brume chaude et enivrante. »

 

 

Frédérique-Sophie BRAIZE romancière, nouvelliste, chroniqueuse de presse écrite, née à Évian.

Fille unique d’un alpiniste – réalisateur des Colonnes de Buren à Paris – elle vit dix ans chez ses grands-parents, des paysans de montagne. Elle fait ses études au Pays de Galles d’où elle revient diplômée en Business et Finances du Polytechnic of Wales. Elle travaille dans la sécurité privée et industrielle avant de se lancer dans l’écriture. Elle partage sa vie entre la Haute-Savoie et Paris avec Mouton, son chien de berger.

  • Prix Livre sans Frontières 2014.
  • Grand Prix littéraire de l’Académie de Pharmacie 2018 remis par Philippe Grimbert.
  • Prix Patrimoine 2019.
  • Livre à deux places 2020 pour les 20 ans de “Lire et faire lir” d’Alexandre Jardin.

Parutions récentes :
« Paysannes de montagne » (éd. Lucien Souny 2015) Grand Livre du mois / Format poche (éd. Souny Poche 2018)
« Pour quelques arpents de rêve » (éd. Lucien Souny 2016)
« Sœurs de lait » (éd. De Borée 2018) Grand Prix littéraire de l’Académie de Pharmacie. Prix Patrimoine. Sélection Prix Guerres et Paix 2020 / Format poche (Coll. Terre de Poche, éd. De Borée 2019)
« Lily sans logis » (éd. De Borée – 2019) ‘Coup de cœur de l’éditeur’. Sélection du Prix Obiou. ‘Livre à deux places’ 2020
« Une montagne de femmes » (éd. Les Passionnés de bouquins 2019)
« Un voyage nommé désir » (éd. Presses de la Cité – 21 janvier 2021) éd. France Loisirs (28 décembre 2020)

Ses livres sont toujours inspirés de faits réels tombés dans l’oubli : histoire vraie, fait de société, fait historique…

https://www.instagram.com/frederiquesophiebraize/?hl=fr
https://www.facebook.com/frederiquesophie.braize.3

Polar historique

La louve de Mausecret

de Thierry Berlanda
Relié – 14 janvier 2021
Éditeur : Christine Bonneton

Bandeau_Intro

Bourges, 1633. Deux commerçants prospères se suicident coup sur coup. Intrigué par les circonstances étranges de leur mort, le lieutenant de police Archambault mène l’enquête. En butte à la suspicion des habitants, pressé par le maire et contesté par plusieurs membres du Conseil, parviendra-t-il à prendre de court l’adversaire dont le visage se dessine peu à peu ? Ce dernier a-t-il d’ailleurs forme humaine ou est-il plutôt l’une des créatures de la meneuse de loups, dont l’empire s’étend sur les marais, à l’écart de la Ville ? Vieillissant, en proie à d’incessantes angoisses, Archambault trouvera-t-il en lui-même la force d’accomplir sa mission, ou devra-t-il se résoudre à invoquer des puissances qui à la fois le fascinent et le terrorisent ? D’ailleurs, sait-on jamais si ces puissances sont en dehors de nous ou bien en nous ? Thierry Berlanda trame une aventure palpitante dans les plis atroces des guerres de religion et de la trop commodément nommée « chasse aux sorcières », qui fut avant tout une chasse aux femmes !

 

2021_011_Berlanda Thierry - La louve de mausecret.jpg

 

Bonjour à toutes et à tous,

Pour les amoureux de la langue française et férus d’histoire, vous allez vous régaler !

À Bourges en 1633, alors q’une épidémie de peste a ravagé le Berry, deux marchands sont retrouvés pendus, c’est le lieutenant Archambault qui reçoit l’ordre de calmer la population. Déconcerté par la coïncidence des deux événements, il part sur une route sinueuse à la recherche d’indices et d’un éventuel coupable… Jamais une enquête n’aura été aussi pleine de mystère et de secrets.

Ce roman policier est rempli d’une multitude de détails, de recherches de langage, de patois et de recherches vivantes qui m’ont simplement transporté au cœur d’une période de l’histoire dont nous avons tous entendu parler. J’ai aimé me promener dans les rues de Bourges, en observant les coutumes de cette époque.

Au-delà de l’intrigue policière, l’auteur a le don de créer une atmosphère réaliste et nous renvoie dans ce passé sombre comme si nous y étions nous-mêmes, sur fond d’obsession religieuse et de chasse aux sorcière. J’ai été transporté par le personnage de Jeanne bien sûr, entourés de “ses” loups.

Le récit est addictif, non seulement en raison de l’intrigue, mais aussi pour l’attachement que j’ai eu envers les personnages. Leurs défauts leurs bontés, et leurs véhémences sont décrits en détail.

Un grand merci Thierry je me suis régalé !

÷÷÷÷÷÷÷

Extrait :

« Passant par la rue Mirebeau pour atteindre l’hôtel des Échevins, Archambault fut attiré par des éclats de voix provenant de la Gerbaude, une auberge que fréquentaient surtout les administrateurs du bailliage et les hommes du guet. Le sergent fut surpris que le magistrat y voulût faire un détour.
 – Nous dînerons après votre entretien avec le bailly, messire. Il vous attend, sans songer à boire ni manger avant de vous avoir vu.
 Sourd à la supplique, Archambault s’arrêta devant l’enseigne de la gargote, un porcelet couronné de maniguette. La pluie alors redoubla. En tous sens ses dards criblaient les toits et rebondissaient sur le sol comme des éteufs. L’échevin et son second pensèrent se mettre à l’abri sous l’auvent, mais ils n’en furent guère moins trempés, et ne mesurèrent l’avantage de leur piètre refuge qu’après que la radée eût cessé. »

 

 

Thierry Berlanda est l’auteur de vingt romans. Après Naija (2017) et Jurong Island (2018), Cerro Rico (juin 2019) clôt sa trilogie de techno-thrillers (Éditions du Rocher). Ses autres romans récents sont L’Affaire Creutzwald (2018), un roman noir, et L’Orme aux Loups (2017), un suspense médiéval, parus aux Éditions De Borée. L’Insigne du Boiteux, un thriller pur jus, est ressorti en poche chez le même éditeur en 2019. En septembre 2020, DÉVIATION NORD, dans la collection Marge Noire des Éditions De Borée.

Noir, Suspense

Un samedi soir entre amis

de Anthony Bussonnais
Poche – 5 février 2020
Éditeur : Préludes

Bandeau_Intro

Claire, inquiète, consulte à nouveau son portable. Il est vingt heures passées et son petit-ami, qui était censé venir la chercher, est introuvable. Cela fait bientôt six mois qu’ils sont ensemble, Claire le connaît bien. Medhi est toujours à l’heure.
François est extrêmement organisé. Grâce à lui, la soirée du samedi est devenue un évènement incontournable que ses voisins, choisis avec le plus grand soin, ne rateraient pour rien au monde. C’est le moment idéal pour décompresser et se relâcher.
En plein cœur de la forêt, Medhi est nu. Il tremble. Malgré l’obscurité, il parvient à repérer plusieurs personnes autour de lui, les rires vont bon train, tout le monde semble à la fête… Mais qu’attend-on vraiment de lui ?

 

2021_010_Bussonnais Anthony - Un samedi soir entre amis.jpg

 

Bonjour à toutes et à tous,

Coup de poing littéraire !

Il y a quelques jours j’ai reçu ce roman dans ma boîte aux lettres…
Pas d’identité.
Pas de petits mots.
Une vrai surprise… Alors, qui que tu sois, un grand merci à toi qui m’a permis de découvrir un nouveau “talent” !

Accrochez-vous bien !
À ce que vous voulez, mais accrochez-vous. À une chaise, un fauteuil, un oreiller pourquoi pas ! Sinon vous risquez de ronger tous vos ongles !
Et c’est parti…

J’ai ouvert le livre, lu les premières pages et d’un seul coup, c’est un véritable tourbillon qui m’a emporté. Écriture fluide et incisive, histoire captivante, rythmée, angoissante et violente à la fois, je suis très curieux de savoir ce que nous dira la suite. Le roman se lit très vite. En tant que lecteur je me suis très vite attaché à Medhi et à Claire, tout en étant fasciné et surpris par le style et la “fraicheur” de l’auteur, qui ne nous épargne pas grand-chose. J’ai vécu littéralement les actions et le stress qu’ils subissent durant toute ma lecture. Oui ! Il y’a sûrement des lecteurs qui vont penser et dire qu’Anthony va trop loin. Oui ! Parfois c’est presque caricatural.
Mais c’est diablement efficace !
Anthony ne laisse aucun temps-mort à ses lecteurs.

Beaucoup d’émotions et d’action, je n’ai pas mu le lâcher.
“Un samedi soir entre amis” aurait pu être un vrai coup de cœur, mais il m’a manqué un petit “je ne sais quoi” à la fin du roman, qui m’a paru un peu trop rapide, pas assez développé… Dommage.

Cela reste malgré tout un très bon récit que je conseille à tout ceux qui n’ont pas froid aux yeux et qui sont en recherche constante de nouveauté,
Lisez-le !

Un grand merci Anthony…

÷÷÷÷÷÷÷

Extraits :

« Le fait est que, par ici, dans la France profonde, le racisme est ordinaire. Mehdi l’a maintes et maintes fois constaté. On dit « bougnoule » comme on dit « négro ». Sans gêne. En riant, même. Mais les gens vous diront qu’ils ne sont pas racistes. Non, c’est juste qu’ « il y a trop d’immigrés », « trop d’Arabes ». Qu’ « ils n’ont pas à nous imposer leur religion », « leur religion de terroristes ». « Mais je ne dis pas ça pour toi », le rassurent ceux osent sortir ces clichés devant lui. Mehdi ne compte plus les fois où on lui a avoué : « Je n’aime pas les Arabes, mais toi je t’aime bien ». Cette phrase résume à elle seule la stupidité de leur raisonnement. Si tant est qu’ils raisonnent. Car en réalité ils ne connaissent pas d’Arabes (ou alors un ou deux, mais qui ne sont pas représentatifs, à leur avis), n’ont aucune idée ni de ce qu’est l’Islam ni du contenu du Coran. »
…/…
« La nuit est épaisse, noire. Pas une étoile n’est visible dans ce ciel couvert. Seule la lune parvient à se montrer, partiellement, entre les nuages bas. La faible averse a cessé à l’instant, elle a été de courte durée. Il a plu ainsi toute la journée. »

 

 

Né le 06 Novembre 1980 à Saumur, Anthony Bussonnais a grandi et vit toujours dans le Maine-et-Loire. Depuis tout petit, il cultive une relation privilégiée avec l’écriture. Son aisance à trouver et à jouer avec les mots lui ont très tôt permis de se démarquer, de séduire, de toucher. Son parcours scolaire peu édifiant, malgré ses capacités peu ou pas exploitées, le mènera naturellement à un bac littéraire qu’il parviendra à décrocher. À 17 ans, il quitte le circuit de l’éducation nationale puis entre dans la vie active. Sa passion pour les mots reste intacte. Sans ne jamais réellement exploiter son art, il écrit souvent quelques lignes, des textes entiers parfois, en rimes toujours.

En 2015, alors que depuis quelques temps déjà trotte dans sa tête l’idée, il entame l’écriture de son premier roman, Un mal pour un mal, en se défiant de le terminer dans l’année. Ce qu’il parvient à faire. Son premier projet abouti. En 2016 il le publie, faisant le choix de l’indépendance, et donc de l’auto-édition. Le chaleureux accueil reçu par le public et les retours très encourageants des lecteurs le conforte dans son envie de poursuivre.

En Septembre 2017, il publie un recueil de ses textes, jusque là inexploités, intitulé Un peu de moi. Entre humeurs, pensées et réflexions, il traite de thèmes divers. ​

En septembre 2019, son thriller Un samedi soir entre amis, est lauréat du concours Les talents de demain, organisé par Kobo by Fnac et Préludes Éditions.

Polar historique, Suspense

Le Mystère de la Main rouge

de Henri Lœvenbruck
Broché – 22 octobre 2020
Éditeur : XO

Bandeau_Intro

Juillet 1789.

La Bastille vient de tomber. Danton, Desmoulins et Robespierre entrent dans l’Histoire. Au milieu du tumulte, le jeune et brillant journaliste Gabriel Joly a découvert l’identité du Loup des Cordeliers, ce mystérieux justicier qui hante, la nuit, les rues de Paris. Mais alors qu’il est sur le point de le confondre, voilà que celui-ci disparaît !

La course-poursuite s’engage, menant Gabriel jusque dans les maquis de l’île de Corse, sur les traces de la Main rouge, étrange société secrète dont les membres tentent d’influer sur la Révolution en cours.

Accompagné du pirate Récif et de l’intrépide Théroigne de Méricourt, Gabriel parviendra-t-il à retrouver le Loup des Cordeliers et à découvrir ses plus noirs secrets ? Entre complots et trahisons, il devra faire usage de sa plus grande sagacité pour résoudre l’énigme de la Main rouge.

La suite attendue du Loup des Cordeliers, roman salué par François Busnel, de La Grande Librairie.

 

2021_009_Lœvenbruck Henri - Le mystère de la main rouge.jpg

 

Bonjour à toutes et à tous,

La révolution est en marche, accompagnée de son lot de complots et de vengeances. Dans ce second opus, nous sommes à nouveau plongés au cœur de l’Histoire. En ouvrant ce livre, c’est un voyage temporel qui s’offre à nous.

Après le Loup des Cordeliers, ce nouveau roman est dans la même veine. Absolument passionnant !

Alors, plutôt que de répéter, ce qui a déjà été dit par tous les autres lecteurs de ce roman, je vous offre un chapitre complet, afin que vous vous fassiez votre propre opinion !

En attendant la suite…

÷÷÷÷÷÷÷

Chapitre 14

« De déchirants adieux

 Au loin, sous le manteau de la nuit, les torches des gendarmes dansaient comme autant de lucioles derrière les arbres. Mais cet lucioles se déplaçaient bien vite et, dans quelques instants seulement, elles seraient déjà sur eux.
 Le loup, tendu sur ses pattes antérieurs, grognait et, malgré sa blessure au flanc, semblait être prêt à bondir. Lorette senti qu’une boule se former dans sa gorge. Elle savait qu’il n’y avait que deux issues possibles à la scène qui se préparait et qu’aucune ne lui était acceptable. Fuir, ou combattre.
 Combattre, c’était tuer six gendarmes qui, à sa connaissance, n’avaient commis d’autre crime que de remplir leur devoir. Fuir… Eh bien, fuir, c’était se séparer du loup, car, à l’évidence, ils ne pourraient s’échapper en calèche. En outre, l’idée de l’enfermer de nouveau dans une boîte était devenue intolérable à Mlle printemps.
 La jeune femme tourna lentement la tête vers son compagnon et, fût-ce dû aux larmes qu’elle avait dans les yeux ou aux liens indicibles qui s’étaient tissés pendant près de dix ans entre ces deux êtres solitaires, le loup sembla à comprendre la nature du désespoir qui envahissait sa maîtresse. Lorette s’agenouilla près de lui et lui caressa le haut du crâne.
 – Tu vas devoir t’enfuir, Sanna. Et moi aussi. Je ne peux plus t’emmener avec moi…
En disant cela, elle avait mille sanglots dans sa voix, car jamais sur terre elle n’avait eu de compagnon plus fidèle que celui-là, qui avait partagé son secret, son isolement, qui l’avait protégée maintes fois, et qui lui avait offert une confiance qu’aucun loup, d’ordinaire, n’accorde en l’espèce humaine. Il y avait entre ces deux âmes esseulées une indéfectible amitié, une intimité si forte qu’on l’aurait dite inaccessible à l’homme. Et pourtant ils n’avaient à présent d’autres choix que de prendre des chemins différents.
 En signe d’affection, le loup, dont la famille est capable de bien plus d’intelligence et de compassion on ne lui en prête, pencha la tête en geignant, lécha les mains de la jeune femme et leva la patte vers elle comme pour la retenir.
 – Va, mon loup ! Va ! Pleura Lorette.
 Mais la bête se pressait contre elle, se glissait entre ses jambes en poussant des gémissements plaintifs.
 À cet instant, le souffle des chevaux sur lesquels étaient montés les gendarmes se fit entendre dans leur dos. De plus en plus proche.
 – Va ! Ordonna Lorette en tapant dans ses mains pour faire fuir l’animal.
 Le loup recula de quelques pas, tête basse, dans un sursaut craintif.
 – Cours, Sanna ! Pour l’amour du ciel !
 Désorientée, la bête geignait en faisant des cercles hésitants. On eût dit qu’elle implorait sa maîtresse de ne point l’abandonner.
 – Là-bas ! Cria une voix qui n’était plus qu’à quelques foulées.
 Dans une abdication déchirante, Lorette courut vers les chevaux harnachés à la calèche, détacha le plus grand et sauta sur son dos. Se retournant une dernière fois, elle vit le loup qui n’avait pas bougé et lut dans ses yeux une affliction que l’on n’eût pu t’imaginer trouver dans le regard d’une bête.
 La jeune femme, les joues trempées de larmes, abattit sa capuche sur sa tête, pressa des talons les flancs de sa monture et s’en fut dans la forêt comme un spectre nocturne. »

 

Henri Loevenbruck est né en 1972 à Paris. Fils d’enseignants, il grandit dans le quartier de la Nation et hérite de ses parents d’une passion pour la culture anglo-saxonne. A 25 ans, après des études littéraires, il épouse d’ailleurs une Anglaise et part vivre avec elle en Angleterre puis ils reviennent en banlieue parisienne. Après quelques pas dans le journalisme et la musique, au milieu des années 90, amoureux des littératures de l’imaginaire, il fonde Science-Fiction Magazine avec Alain Névant, un ami d’enfance. Après avoir tenu le poste de rédacteur en chef de ce magazine pendant plusieurs années, il décide ensuite de se consacrer pleinement à l’écriture. Il partage aujourd’hui son temps entre les romans et les scénarios, avouant son penchant pour le thriller investigatif, la Fantasy et le roman d’aventure en général.