Articles

Polar

“Losing Leah” de Sue Welfare

Losing Leah
de Sue Welfare (Auteur)
Broché – 28 mars 2019
Éditeur : De Saxus

Un jour ordinaire. Un couple ordinaire. Un terrible secret.

Par un froid matin de février, Chris et Leah Hills s’arrêtent dans une station-service isolée à la frontière du Pays de Galles pour boire un café.
Pendant que Leah est partie se rafraîchir, Chris verrouille la voiture et part acheter leurs boissons. Les minutes passent, mais Leah ne revient pas…
Peu après, le sergent Mel Daley et son patron, l’inspecteur Harry Baker arrivent sur place pour commencer les recherches alors que chaque minute compte. Leah est-elle encore vivante ? A-t-elle quitté la station-service avec quelqu’un ?
Au fur et à mesure que leur enquête progresse, les policiers vont découvrir de sombres secrets à propos du couple dont la perspective fait froid dans le dos.
Sue Welfare, auteure à succès dans la liste des best-sellers du Sunday Times et scénariste primée pour la BBC et Channel 4, nous livre ici un thriller glaçant dans la lignée de « Gone Girl” et “La fille du train”.

2019_030_Sue Welfare - Losing Leah.jpg

 

Bonjour à toutes et à tous…

Comme indiqué sur la première de couverture “Losing Leah” va vous mener vers un terrible secret.

Chris et Leah Hills sont sur le chemin des vacances quand Leah disparaît lors d’une pause à la station-service…
Son mari va tout faire afin qu’on la retrouve saine et sauve.

Je suis malheureusement resté un peu sur ma faim, car j’ai deviné assez vite la trame principale du récit, mais j’ai malgré tout passé un bon moment grâce à une écriture très fluide. L’auteur va vous mener, au fur et à mesure à l’aide de multiples croisements à un récit fort bien construit et de plus en plus complexe!

Le récit provient en grande partie du point de vue du sergent Mel Daley, qui explique un cas de personne disparue en termes simples, ainsi que la procédure suivie par la police dans un tel cas. J’ai trouvé ça plutôt intéressant.
Je mettrai un petit bémol sur les parties personnelles de sa vie privée qui n’amènent rien au récit et qui l’alourdissent à mon goût, mais cela reste un bon roman !

÷÷÷÷÷÷÷

Extrait :
« Je me suis réveillée bien avant qu’il ne fasse jour, presque aussi fatiguée que la veille au soir lorsque je m’étais couchée. Je pris mon temps sous la douche en réfléchissant aux éléments que nous connaissions déjà. Les quelques grandes lignes d’une vie. La photo de Leah apparu sur le bulletin d’information du matin. Cela était très utile qu’elle soit jolie à la façon d’une fille qui habite la maison d’à côté, qui a l’air complètement innocente et qui ne fait pas son âge. Sur la photo elle semblait vulnérable. J’imaginais que les téléphones n’arrêtaient pas de sonner. Pendant ce temps-là, à l’écran, Kelly, notre agent qui assurait la liaison avec les médias, faisait un résumé de la situation et évitait toute personne disposant d’informations à se présenter. »

 

Sue Welfare est une auteure britannique à succès figurant régulièrement dans la liste des best-sellers du Sunday Times. Elle a publié une trentaine de romans dont la plupart étaient des comédies romantiques. En 2015, elle se lance dans le thriller en publiant  » Next of Kin’ qui reçoit des critiques dithyrambiques.
Elle est aussi une scénariste renommée pour la TV anglaise (Channel 4) ainsi que la radio (BBC). Sue vit dans le Norfolk avec son mari et ses deux chiens.
« Losing Leah » est son premier roman publié en français.

Noir, Roman

“La trilogie psychiatrique” de James Osmont

La trilogie psychiatrique
de James Osmont (Auteur)
Broché – 17 février 2019
Éditeur : Éditions Nouvelle Bibliothèque

Aucun d’eux ne l’a choisi. Certains l’ont subi ou provoqué, lui ont prêté allégeance, y ont finalement pris goût… Mais le Mal, solitaire et tout-puissant, trace sa route et anime ses pantins. Desseins mystérieux, atours inattendus, voies impénétrables ; il rôde et patiente dans le noir. Tant et tant, il tente et torture, sème la mort et le désarroi, se joue bruyamment de la condition des Hommes, de leurs faiblesses et de leurs bas instincts. Regis, Sandrine, Dolores, et tous les autres, se débattent, s’y noient… Ou bien s’en libéreront-ils, peut-être ? Et quel sera alors le prix à payer pour ces âmes turbulentes, égarées dans ce grand bal fou ?

2019_029_James Osmont - La trologie psychiatrique.jpg

 

Bonjour à toutes et à tous…

Livre percutant sur l’univers d’un hôpital psychiatrique où se côtoient des malades et des soignants qui eux aussi ont un certain mal être.
La trilogie commence par “Régis”.
J’ai dévoré ce premier livre et j’ai aimé être dans la tête de régis, cet être torturé et touchant à fois.
Intriguée, j’ai été plongé dans un univers sombre mais je me suis également beaucoup attaché à Régis. Un livre très original et magnifique à la fois.

“Sandrine”, est la suite directe de “Régis ». on plonge dans un univers qui nous questionne, celui où on peut avoir une vie ordinaire et stable et où tout bascule psychiquement… Ce livre accroche, fait réfléchir…

James Osmont frappe encore plus fort encore avec “Dolores” qui est à l’image des deux premiers volets : un uppercut. Une nouvelle plongée dans la noirceur, dans la maladie mentale. Chacun de ses personnages est en grande souffrance. Dolores et Lucas sont bouleversants, Thorsten terrible et monstrueux. Ils sont à la fois victimes et bourreaux, chacun à leur façon.

Trois récits très sombre à ne pas mettre entre toutes les mains, malgré le style très poétique de James. Aliénation, abattement, spleen, souffrance, douleur, fragilité, vulnérabilité mais aussi une force immense. Le récit garde un côté clinique évidemment, et très oppressant, l’humain dans ce qu’il a de plus terrifiant, de plus touchant, de plus désarmant. Une émotion, une finesse, une délicatesse, une subtilité manifestes.

En somme, j’espère avoir le plaisir de lire encore James Osmont dans de nouveaux récits. Peut-être un peu moins sombre…
James Osmont fait partie de ces nouveaux auteurs à suivre qui devrait assurément trouver leur place.

÷÷÷÷÷÷÷

Extrait :

« D’os et de sang.

Il avait fini par le temple interdit : la chambre parentale, où se terrait la louve, la maîtresse femme, la putride mégère. Elle les dirigeait tous. Elle dictait ses ordres aux Autres, chuchotant ces voix qui avaient embrouillé le cerveau de Régis. Il avait empoigné sa génitrice aviné par la tignasse, et avait lacéré frénétiquement son visage et sa gorge. Puis, comme s’il avait agi selon un commandement divin, il avait plongé sa bouche dans la sienne. Post-mortem, alors qu’elle fuyait encore de toutes parts, il lui avait arraché la langue. Et s’en était délecté.

“Désormais ils se tairont” avait-il pensé. »

 

James Osmont, 36 ans, originaire de Brest en Bretagne, est auteur-photographe depuis plusieurs années, il montre régulièrement son travail dans le cadre d’expositions depuis 2013. Il exerce par ailleurs la profession d’infirmier en psychiatrie, domaine méconnu, tourmenté et profondément humain, souvent caricaturé ou abordé superficiellement en littérature, à grands renforts d’archétypes… L’écriture l’accompagne depuis longtemps, ayant animé un fanzine musical pendant plus de 10 ans. En 2016, il a publié deux premiers romans, « Regis » & « Sandrine », des œuvres de fiction mêlées de drame et de suspense, de violence et de poésie… En février 2017, « Regis » a remporté le prix littéraire LES PETITS MOTS DE LIBRAIRES dans la catégorie « découverte polar/thriller ». Tandis que « Dolores », le tome 3, a vu le jour en juillet 2017, toujours en auto-édition. A l’automne, le soutien du public l’a placé en final des concours d’écriture Nolim et Ecrire Au Féminin. En 2018, il terminait second du Trophée Anonym’Us qui opposait à l’aveugle des nouvelles noires d’auteurs édités et indépendants. La Trilogie Psychiatrique a remporté, elle, le prix Marque-Page du salon noir de Plaine-Haute et s’est classée seconde aux Indés Awards en 2018. Une version intégrale et augmentée a paru en février 2019, cette fois aux Editions Nouvelle Bibliothèque…

Humour, Noir, Roman

Sale temps pour les grenouilles : Attention, burn-out !

Sale temps pour les grenouilles : Attention, burn-out !
de Isabelle Bourdial (Auteur)
Broché – 25 mars 2019
Éditeur : Les éditions du Loir

Je m’appelle Hadrien Lapousterle et je travaille aux Éditions Galvani. De l’avis général, je suis un type posé et pacifique. Pourtant, il n’a fallu que quatre mois pour faire de moi un tueur. Ma cible, c’est mon chef, Grégoire Delahousse. Il vient d être nommé à la tête du pôle Arts et Savoirs. Un harceleur, un costkiller… Cerise sur le gâteau, c’est le parfait sosie du Dr House, et il est aussi toxique pour son entourage que son modèle cathodique. Au bout de quelques mois, le service entier est en burn-out. Pas le choix ! Je dois me débarrasser de ce boss machiavélique. Souhaitez-lui bonne chance… Une comédie noire contre le harcèlement au travail et le burn-out, un hommage aux séries télévisées et à la culture populaire.

2019_028_Isabelle Bourdial - Sale temps pour les Grenouilles

 

Bonjour à toutes et à tous…

Bienvenus dans l’univers impitoyable des Agences !

Tout est calculé, les horaires, le nombre de “groupes de travail”, les mètres carrés dont ils disposeront, les “open space”, la pose café, la pose cigarette, les déjeuners réunions, enfin, notre quotidien quoi !

À force d’y être immergé on ne se rend plus compte de rien. On avance, on exécute et surtout on ne réfléchit plus ! Le pouvoir de la pression psychologique.

Grégoire Delahousse, redoutable manipulateur, clone du dr. House fait vivre un véritable enfer à ses équipes dans son univers de travail, les divisant, les stressant, les apeurant, les surmenant… les humiliant.

“Sale temps pour les grenouilles”, raconte la vie dans une agence, les Éditions Galvani, avec un humour satirique rafraîchissant. Qui n’a jamais voulu tuer un jour son patron ?
Hadrien a décidé de passer à l’acte. Mais lorsque l’on ne se nomme pas “Dexter” tout n’est pas aussi simple qu’il n’y parait… Puis c’est le burn out qui vous saute à la gorge, mais là, c’est une autre histoire.
Isabelle Bourdial a vécu cette situation, je l’ai vécu aussi, comme beaucoup d’entre nous, et cela transpire entre chaque ligne de son roman sous forme de règlement de compte un brin décalé. Les effets du stress chronique sur la santé mentale résulteraient en bonne partie des transformations rapides opérées dans le monde du travail : globalisation des marchés, compétitivité, développement des technologies de l’information, précarité d’emploi. Que faire docteur ???

L’histoire de passe dans une agence éditoriale, mais elle pourrait se dérouler aujourd’hui de la même façon dans n’importe quel lieu de travail. J’ai trouvé l’écriture d’Isabelle drôle, incisive et jouissive et j’ai éclaté de rire à plusieurs reprises.
Un peu d’air frais, qui pourrait vous permettre de remettre certains problèmes à leurs justes places et de relativiser… Peut-être ! Au moins de passer un bon moment de lecture…

A lire absolument !!!

Un immense merci à Isabelle et aux éditions du Loir, pour la confiance qu’ils m’ont accordée en faisant appel à moi pour la réalisation de la couverture de ce roman atypique.

÷÷÷÷÷÷÷

Extrait :
« Dans la lumière blafarde de l’ascenseur, je pris peur en captant mon reflet dans la glace. Je portais un masque grotesque, comme si un démon avait arraché mon visage, l’avait longuement mâché avant de me le recracher à la face. Mes traits brouillés m’apparaissaient qu’en filigranes sous des plis d’amertume, des crispations de douleur, des torsions de colère. Et mes yeux… Mes yeux étaient deux chevaux pris dans un incendie, dépossédés de leur âme, rendus fous par la panique. Mes épaules s’affaissaient en une piètre tentative de parer d’autres coups à venir. Ma trachée avait été sculptée à la lame de rasoir. Qu’étais-je devenu ? Que restait-il d’Hadrien Lapousterle dans ce spectre à peine humain ? Esclave d’un destin violent sans espoir de rédemption, redeviendrais-je un jour cet homme insouciant qui adorait son métier, son chat, sa petite vie tranquille ? »

 

Isabelle Bourdial est journaliste et auteure. Chef des informations au magazine Science & Vie, puis rédactrice en chef des Cahiers de Science & Vie jusqu en 2017, elle a publié une vingtaine de documentaires (éditions Nathan, Atlas, Gallimard, Flammarion, Larousse…). En 2016, elle signe Chasseurs d’esprit, roman policier paru aux Éditions Lajouanie et pré-sélectionné en 2017 pour le prix du Goëlan Masqué. En 2018, avec la MéMO, elle crée Polar’Osny, le festival de la littérature policière de la ville d’Osny (Val-d Oise). Elle poursuit en parallèle ses activités de journaliste en free-lance et anime des ateliers d’écriture. Sale temps pour les grenouilles est son second roman.

Cercle littéraire

Château de Mafflier 05/04/2019

OK

Vendredi 5 avril 2019.
Ce soir, dîner aux chandelles au Château de Maffliers avec Corinne Tartare en maîtresse de cérémonie et, en invité d’honneur, l’écrivain Laurent Benegui entouré de Jean-Pierre Tartare et de 24 autres lecteurs qui s’apprêtent à passer une excellente soirée. Le lieu s’y prête à merveille. Le Château de Maffliers est un magnifique domaine dont les jardins s’étendent à perte de vue. La salle des fresques où nous dînons est, à l’image de la résidence, un espace empli d’Histoire.

IMG_1503.jpg

Bonjour à toutes et à tous,

Vendredi dernier, avait lieu au château de Maffliers, ma cinquième visite dans le cadre de notre cercle littéraire.

Corinne et Jean-Pierre Tartare recevaient Laurent Bénégui, pour nous parler de son dernier roman “Le mari de la Harpiste”.

Ce moment est vraiment un moment privilégié. Complètement hors du temps. Un groupe d’amis pour la plupart qui se découvrent ou se redécouvrent à chaque nouvelle réunion.

Les journées s’allongent et c’est à la lumière du jour que nous nous sommes retrouvés au Château pour ce nouveau dîner.

Nous avons passé une excellente soirée. Moment privilégié où nous pouvons échanger avec Laurent en toute simplicité.
Il nous parle de sa vie, de son vécu, du pourquoi de son roman. Nous passons un excellent moment de plus, Laurent est drôle ce qui ne gâche en rien la soirée, au contraire…

Comment concilier une vie de couple quand plusieurs harpes “s’invitent” dans votre quotidien. C’est ce qu’a essayé de nous transmettre Laurent, la simplicité de son quotidien dans une vie qui pourrait paraître impossible pour la plupart d’entre nous.

Si vous ne connaissez pas Laurent Bénégui, je vous engage à entrer dans son monde émouvant et drôle à la fois…
En tout cas, j’y retournerai dès que possible !

56899548_2374854952797593_5867861998573715456_n.jpg

÷÷÷÷÷÷÷

Le Mari de la harpiste
de Laurent Bénégui (Auteur)
Broché – 7 février 2019
Éditeur : Julliard

Vous êtes-vous déjà approché d’une harpe ? L’instrument est magnifique, mélodieux, mais n’entre pas dans les ascenseurs, ne supporte ni le froid ni le chaud, coûte plus cher qu’une voiture, a plus de cordes qu’un régiment d’archers, plus de pédales qu’un peloton de cyclistes, et si vous n’en jouez pas tous les jours, vous perdez vos doigts. En toute franchise, une harpe, c’est le bazar dans votre vie. Mon problème, c’est que je suis tombé amoureux d’une harpiste…
Avec un humour irrésistible et une tendresse contagieuse, ce roman revisite l’éternelle situation du triangle amoureux, sauf que cette fois, le rival possède quarante-sept cordes et sept pédales…

2019_027_Laurent Bénégui - Le mari de la harpiste.jpg

Bonjour à toutes et à tous…

Basile est amoureux de Charlie.
Comme il l’aime plus que tout, il est prêt à toutes les concessions pour lui plaire. Mais il ne sait pas dans quel monde il va mettre les pieds…

Laurent Bénégui avec ses mots nous fait vivre avec simplicité, humour, tendresse et beaucoup de poésie la réalité d’un couple “envahit“ par une harpe.

D’où est venu cette idée de “triangle amoureux” qui sort largement des sentiers battus ?
C’est un peu son histoire ? un peu sa vie ?

Qu’importe.
Le principal étant de lire un texte tout en finesse, en douceur et sincérité.
Le Mari de la harpiste. Une histoire drôle et vivifiante. Un roman qui devrait être obligatoire !!!

Je conseille vivement !

÷÷÷÷÷÷÷

Extrait :
« La jeune femme avança droit sur moi, le regard vague, et ne paru s’apercevoir de ma présence qu’au dernier moment, bifurquant et attrapant une bouteille d’eau sur le buffet. Elle approcha le boulot de ses lèvres et se campa devant la fenêtre pour ingurgiter un demi-litre sans reprendre son souffle. J’observais sa gorge onduler au passage du liquide, la silhouette qui vibrait dans le contre-jour de la lune, comme encore animée du souvenir de sa danse. j’avais séjourné à Rome sans qu’aucune une fontaine du Capitol ne m’ait offert d’approcher pareil nymphe. Lorsqu’elle reposa la bouteille, nos regards se croisèrent. Je peinais à distinguer la couleur de ses yeux, mais l’entêtement avec lequel j’essayais de discerner le gris du vert suscita chez elle un sourire. »

https://leressentidejeanpaul.com/2019/04/07/le-mari-de-la-harpiste-de-laurent-benegui/

IMG_1505.jpg

Humour

“Le Mari de la harpiste” de Laurent Bénégui

Le Mari de la harpiste
de Laurent Bénégui (Auteur)
Broché – 7 février 2019
Éditeur : Julliard

Vous êtes-vous déjà approché d’une harpe ? L’instrument est magnifique, mélodieux, mais n’entre pas dans les ascenseurs, ne supporte ni le froid ni le chaud, coûte plus cher qu’une voiture, a plus de cordes qu’un régiment d’archers, plus de pédales qu’un peloton de cyclistes, et si vous n’en jouez pas tous les jours, vous perdez vos doigts. En toute franchise, une harpe, c’est le bazar dans votre vie. Mon problème, c’est que je suis tombé amoureux d’une harpiste…
Avec un humour irrésistible et une tendresse contagieuse, ce roman revisite l’éternelle situation du triangle amoureux, sauf que cette fois, le rival possède quarante-sept cordes et sept pédales…

2019_027_Laurent Bénégui - Le mari de la harpiste

Bonjour à toutes et à tous…

Basile est amoureux de Charlie.
Comme il l’aime plus que tout, il est prêt à toutes les concessions pour lui plaire. Mais il ne sait pas dans quel monde il va mettre les pieds…

Laurent Bénégui avec ses mots nous fait vivre avec simplicité, humour, tendresse et beaucoup de poésie la réalité d’un couple “envahit“ par une harpe.

D’où est venu cette idée de “triangle amoureux” qui sort largement des sentiers battus ?
C’est un peu son histoire ? un peu sa vie ?

Qu’importe.
Le principal étant de lire un texte tout en finesse, en douceur et sincérité.
Le Mari de la harpiste.
Une histoire drôle et vivifiante.
Un roman qui devrait être obligatoire !!!

Je conseille vivement !

÷÷÷÷÷÷÷

Extrait :
« La jeune femme avança droit sur moi, le regard vague, et ne paru s’apercevoir de ma présence qu’au dernier moment, bifurquant et attrapant une bouteille d’eau sur le buffet. Elle approcha le boulot de ses lèvres et se campa devant la fenêtre pour ingurgiter un demi-litre sans reprendre son souffle. J’observais sa gorge onduler au passage du liquide, la silhouette qui vibrait dans le contre-jour de la lune, comme encore animée du souvenir de sa danse. j’avais séjourné à Rome sans qu’aucune une fontaine du Capitol ne m’ait offert d’approcher pareil nymphe. Lorsqu’elle reposa la bouteille, nos regards se croisèrent. Je peinais à distinguer la couleur de ses yeux, mais l’entêtement avec lequel j’essayais de discerner le gris du vert suscita chez elle un sourire. »

 

Laurent Bénégui est l’auteur de treize romans, tous parus chez Julliard, dont Le jour où j’ai voté pour Chirac, SMS, Mon pire ennemi est sous mon chapeau, J’ai sauvé la vie d’une star d’Hollywood et La Part des anges.

Philosophique

“La prophétie” de Sandrine Fillassier

La prophétie: Dessine-moi un horizon
de Sandrine Fillassier (Auteur)
Broché – 24 octobre 2016
Éditeur : Les éditions du Net

Un présage est une image d’anticipation. Il prévoit des événements pressentis de bon ou mauvais augure qui ne se sont pas encore déroulés ou produits. Certaines personnes prédisent l’avenir, mais elles sont considérées comme des charlatans lorsqu’elles ont annoncé une catastrophe qui ne s’est pas réalisée…

Thomas est-il un prophète, un ange ou un démon ? C’est ce que Pierre découvrira lorsqu’anecdotiquement, cet être énigmatique viendra lui dévoiler une fin du monde imminente, une conjoncture qui semblera authentique. Néanmoins, Pierre pourra-t-il mettre sa parole en doute ? Le petit garçon méfiant de 8 ans attestera-t-il de cette divination naissante et terrifiante ? Fera-t-il confiance au vieil homme qui s’est révélé expressément à lui afin de l’aider ? Face aux incertitudes, en prévenant le jeune enfant de la terrible réalité, Thomas sera prêt à déroger aux règles sacrées en défiant son créateur. Pour lui, qui sauve une vie sauve le monde, qu’importe s’il doit payer le prix fort.

Qu’adviendra-t-il de Pierre ?
Quel châtiment sera réservé à Thomas ?
Nul n’échappe à son destin…

2019_026_Sandrine Fillassier - La prophétie Dessine-moi un horizon.jpg

Bonjour à toutes et à tous…

Bienvenue dans le monde de Sandrine Fillassier, un monde qui rime avec beauté, avec amour mais qui ne se voile pas la face.

Dans ce “petit” roman l’auteur nous conte une histoire. Mais pas n’importe laquelle…
l’histoire d’un prophète, Thomas, qui veut nous sauver de la fin du monde qui est imminente et pour cela il va s’adresser à Pierre, un petit garçon de 8 ans.

Très beau texte plein de poésie, malgré le sujet je me suis laissé porté par tous les personnages du roman vers une certaines bienveillance. En même temps on apprend énormément de choses sur la vie et sur la Terre.

C’est un “petit” livre de 100 pages, mais “grand” pour tous les messages transmis et la méditation qui s’en suit.
Une belle évasion à ne pas manquer !

÷÷÷÷÷÷÷

Extrait :
« Pierre avait maintenant conscience qu’un désastre d’une grande ampleur était envisageable pour la Terre. Il savait qu’un phénomène brutal et intense, un bouleversement sans précédent pour L’humanité, une catastrophe naturelle aux effets dévastateurs en pertes humaines et animales, pouvait détruire son univers, sa famille… quel danger courrait-il réellement ? »

 

Née le 6 octobre 1968 à Douai, dans le nord de la France, je suis fière d’être une mère au foyer, mais également l’épouse d’un mari aimant et compréhensif. Autodidacte, j’ai découvert la passion de l’écriture il y a presque six ans. Je suis auteure de romans, de poésies et autres essais…

Noir, Thriller

“Vindicta” de Cédric Sire

Vindicta
de Cédric Sire (Auteur)
Broché – 21 mars 2019
Éditeur : Metropolis

 » On entre, on prend le fric, on ressort. Personne ne sera blessé. « 

Leur plan est sans risque. Le bijoutier ne portera pas plainte pour le vol car son argent est d’origine illégale. Damien, Élie, Audrey et Driss s’imaginent avoir trouvé la réponse miracle à tous leurs problèmes. Mais une petite fille était au mauvais endroit, au mauvais moment. Ils ont commis l’irréparable et maintenant, un monstre vengeur est lâché à leurs trousses.

UN FLIC EN CHUTE LIBRE

Fraîchement muté dans un groupe de surveillance, Olivier est loin d’imaginer que la planque qu’on lui a assignée fera de lui le témoin clé d’un cyclone meurtrier, dans le sillage d’un tueur glacial et méthodique que rien ne semble pouvoir arrêter. Des déserts du Moyen-Orient aux villes sombres et silencieuses du territoire français, quand la vindicte est en marche, plus rien ne peut vous sauver.

UNE TRAQUE HALETANTE SECOUÉE DE FAUSSES PISTES

Pur instrument de torture et de mort, il n’a pas de nom, pas de visage, l’habitude de tuer et un cimetière de cadavres derrière lui. Mais dans cette affaire, pas de contrat. Cette fois-ci pour lui : c’est personnel.
Dans ce thriller crépusculaire, Cédric Sire joue comme jamais avec les nerfs du lecteur jusqu’à l’effroyable twist final et confirme son entrée tonitruante parmi les maîtres absolus du thriller français.

2019_025_Cedric-Sire - Vindicta

Bonjour à toutes et à tous…

Vindicta de Cédric Sire, frissons et rebondissements au rendez-vous ! Le ton est donné dès les premières lignes, ou comment un braquage qui devait se dérouler sans accro, se transforme à un point que vous ne pourrez même pas imaginer.
Rien ne va plus !
C’est un thriller noir et violent, ça dépote et ça surprend au fur et à mesure que les pages défilent.
Un groupe de jeunes paumés qui veulent faire un casse, Salva un flic, qui sort des sentiers battus, des collègues à la ramasse qui sont complètement perdus et se font liquider un par un, un monstre qui excelle dans l’art de la torture et du meurtre qui tient à sa vengeance au mépris de toutes règles. À Priori vous allez me dire que tout ça c’est du déjà lu !
Mais, Cédric Sire a le don de créer des fausses pistes et joue avec nos nerfs… Je me suis vraiment régalé. Véritable uppercut littéraire, Vindicta est une très belle surprise pour moi. Je m’attendais à tout sauf à ça. L’auteur nous mène vraiment là où il veut, pour notre plus grand plaisir et toujours avec une superbe écriture. Un grand merci aux Editions Metropolis pour la confiance qu’ils m’ont accordée…

÷÷÷÷÷÷÷

Extrait :
« Il n’y a pas de héros. Jamais.
Seulement des perdants.
Et d’autres moins chanceux encore.
Salva s’arrête un moment au feu de la place Arnaud-Bernard. Il observe d’un regard hébété les jeunes en train de vendre de la drogue sous les porches, dans les angles morts des caméras de surveillance posées par la mairie. Un couple hilare sniffe de la cocaïne sur le capot d’une voiture, alors qu’un fourgon de CRS stationne un peu plus loin. L’indifférence totale du monde, son d’absurdité profonde, frappe Salva au visage, et c’est une gifle glacée plus violente encore que celle que lui a donné Marie Drevoski.
Une pensée en amène une autre.
De plus en plus sombre. De plus en plus lui.
Il décide de remonter les allées en direction du quartier des Minimes.
Il ne peut pas rester seul.
Une perspective intolérable. »

Cédric Sire, né le 24 octobre 1974 à Saint-Gaudens, est un écrivain français auteur de thriller.
Après des études d’anglais, il travaille quelques années dans le milieu de l’édition, du journalisme et de la traduction, tout en publiant dans les pages de magazines des nouvelles fantastiques et policières, fortement inspirées par des auteurs tels que Stephen King, Clive Barker ou encore Edgar Allan Poe.

Depuis 2005, il se consacre entièrement au métier d’écrivain1, publiant des thrillers souvent teintés de surnaturel. À ce jour, il est l’auteur de sept romans et de six recueils de nouvelles.

Il a reçu le prix Masterton pour son roman L’Enfant des cimetières et le prix Polar (festival de Cognac) pour son thriller De fièvre et de sang. En 2014, il reçoit le prix Littéraire Histoires de Romans pour son thriller fantastique, La Mort en tête.

Ses livres sont traduits en anglais, en polonais et en turc.

Il a également été vocaliste du groupe de death metal Angelizer.

Aujourd’hui, Cédric Sire vit et écrit à Toulouse.