Émotion, Suspense

… Et pour le pire

de Noël Boudou
Poche – 13 mai 2021
Éditeur : éditions Taurnada

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Bénédicte et Vincent auraient pu vieillir paisiblement ensemble. Malheureusement, le destin en a décidé autrement, il y a vingt ans… Vingt ans. Vingt ans à attendre… à attendre que les assassins de sa femme sortent de prison. Depuis vingt ans, Vincent Dolt n’a qu’une seule idée en tête : venger sa douce Bénédicte… Depuis vingt ans, seule la haine le maintient en vie. Mais une vengeance n’est jamais simple, surtout à 86 ans. Il a vécu le meilleur, il se prépare au pire…

 

2021_026_Boudou Noël - …Et pour le pire

 

Tout d’abord je tiens à remercier Joël des éditions Taurnada pour l’envoi de ce nouveau roman.

Bonjour à toutes et à tous,

Vincent est vieux. Très vieux, même.
C’est un octogénaire qui vit seul depuis l’assassinat de sa femme Bénédicte vingt ans plus tôt.
Il attend sa mort, et ne reste en vie uniquement, que pour pouvoir assouvir sa vengeance.
En effet, Bénédicte n’a pas seulement été assassinée… Elle à d’abord été violée, brulée, torturée par trois hommes, et ce, durant plusieurs heures, avant de décéder enfin…
Les coupables vont bientôt sortir de prison.

Vincent lui aussi, est mort un peu ce jour là. Du moins ne vit plus… ou si peu, quand un jeune couple s’installe tout près de chez lui…

Quel plaisir de retrouver Noël Boudou.
J’avais déjà beaucoup apprécié la lecture de “Benzos”, il y a quelques mois, mais avec “… Et pour le pire”, il signe ici son troisième roman, qui ne ressemble à aucun autre que j’ai pu lire jusqu’à présent. Un roman coup de poing, impossible à résumer en quelques mots…
Dans une même page, on peut passer de la violence la plus extrême, à une émotion douce et sincère, pour finir en éclat de rire. En effet malgré un sujet très dur, il m’est arrivé de rire aux éclats plusieurs fois !

J’ai lu ce roman d’une traite et je ne sais vraiment pas comment aborder mon “Ressenti”…
J’ai adoré le style, l’humour très efficace et les émotions qui se dégagent le long du récit. J’avoue que j’aurai aimé quelques pages supplémentaires… Vincent, Bao, France et d’autres encore, vont me manquer !

Vous voulez un bon conseil ?
Notez tout de suite le titre du roman sur un Post-it.
Et dès que vous le pourrez, foncez vite chez votre meilleur libraire.
Plus tard, quand vous l’aurez lu, vous aurez alors une idée du panel des émotions ressenties.

Merci Noël !

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Extraits :

« Bill, mon fidèle compagnon à quatre pattes, nommé ainsi en hommage à Bill Haley, se met à gratter le sol à côté de sa gamelle pour réclamer son petit déjeuner. Je lui verse quelques croquettes et m’installe devant mon café noir et ma chocolatine. Depuis deux jours, Bill a cessé de renifler la porte de la cave en grognant. C’est assez amusant de voir ce petit bout de clébard qui doit peser à peine quinze kilos faire le courageux face a cette porte. Si je l’ouvrais pour le laisser descendre voir ce qui s’y passe, son espérance de vie serait réduite à quelques secondes face au monstre que j’y cache. »
…/…
« Il frotte sa figure comme pour la débarrasser de la tension qui lui froisse les traits. Son visage envahi par la fatigue me fait penser à ce type qui s’est foutu la gueule en l’air, défoncé au benzos, sa femme enceinte. »

 

 

Noël Boudou, né à Toulouse en 1974, travaille auprès de personnes âgées et vit aujourd’hui près de Cahors. Depuis l’âge de 16 ans, chanteur dans divers groupes allant du hard-rock au death metal, écrire ses textes de chansons lui donne un jour l’envie de s’essayer à raconter des histoires. Fan de Jim Thompson, Joe R. Lansdale et David Peace, c’est tout naturellement qu’il se tourne vers le roman noir.

Son premier livre, Elijah” (Flamant Noir), remporte le prix du Roman Noir 2017 lors du Festival de Cognac. “Benzos” aux éditions Taurnada a été publié le 14 Novembre 2019, “… Et pour le pire”, son troisième livre publié le 13/05/2021, toujours chez Taurnada éditions.

Émotion, Suspense

On n’efface pas les souvenirs

de Sophie Renouard
Poche – juin 2021
Éditeur : Mon Poche

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Annabelle a une vie merveilleuse. Un mari qui l’aime, deux petites filles adorables, une famille soudée.
Jusqu’à ce jour de septembre où elle est brutalement arrachée à ses proches, laissée pour morte au milieu de la forêt. Lorsqu’elle reprend conscience, sa mémoire s’est effacée. Plus de traces… Pour remonter le fil de sa vie, Annabelle va devoir affronter la face cachée d’un bonheur qu’elle croyait parfait.

Avec une extrême sensibilité, Sophie Renouard explore les zones d’ombre d’une existence ordinaire. Captivant.

Un roman inoubliable. Sophie Renouard m’a ensorcelée. Tatiana de Rosnay

Un joli premier roman sur la reconstruction de la mémoire et l’affection intergénérationnelle. Pleine vie

Un premier roman haletant, qui interroge les parts d’obscurité nichées dans les plus paisibles existences. Télé 7 jours

 

2021_021_Renouard Sophie - On n'efface pas les souvenirs

 

Bonjour à toutes et à tous,

J’ai terminé la lecture de ce roman la larme à l’œil…

J’ai été très touché par cette histoire. Ce roman, est le premier roman de Sophie Renouard. Il est très bien écrit, le rythme, le suspense, la subtilité et les personnages sont sympathiques. On se sent bien dans la famille d’Annabelle, son mari, ses enfants, une famille aimante. Récit un peu trop court peut-être, je n’avais vraiment pas envie d’arriver à la fin0, mais j’ai passé un très bon moment.

Nous suivons la vie d’Annabelle, elle va basculer lorsqu’elle se fera kidnapper et laissée pour morte. Il y aurait-il des zones d’ombre dans sa vie ou est-ce juste une mauvaise rencontre ?
Annabelle perd la mémoire… elle va vivre une très lente reconstruction.

C’est là, que nous faisons la connaissance d’Émile et de son chien « Va t’en ». Émile est un sacré personnage. Solitaire, on ne sait pas trop s’il souffre d’Alzheimer ou pas. Il va tenter de la sauver et décide de la recueillir, de la cacher pour la protéger dans sa bergerie. Émile est un sage et sa manière d’exister m’a transmis une certaine sérénité, ce qui est une chose plutôt rare dans un thriller. Il a pour seule famille un neveu, Iban, qui vient lui rendre visite tous les week-ends.

Sophie Renouard réussit à maintenir le suspense jusqu’à la toute fin. La tension monte et elle maîtrise parfaitement l’art du page-turner jusqu’à la toute fin, où elle nous réserve quand même quelques surprises.

Comme vous pouvez le constater, j’ai énormément apprécié ce livre.
Il ne me reste plus qu’a garder un œil sur les futurs romans de Sophie…

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Extraits :

« En rentrant du bureau, Gaspard repensait inlassablement à l’inconséquence avec laquelle on exécute les gestes du quotidien. Un baiser sur la joue de la femme que l’on aime, une étreinte rapide sur le perron de la maison, puis on fait démarrer sa voiture sans se retourner. Gestes anodins et misérables, mais essentiels. Que l’on fait sans réfléchir, et qui ne se reproduiraient peut-être jamais. Une rage intense le saisit. Gaspard s’en voulait tellement. Il se sentait responsable. Coupable de n’avoir pas su protéger Annabelle. Fragile, vulnérable, rien ne l’avait préparée à affronter la violence du monde. »
…/…
« – Ça va, petite ?
Qui est-ce ?
– Tu m’entends ?
Qui est ce vieil homme ?
– Ça fait trois jours que tu dors. Je suis drôlement content que tu ouvres enfin les yeux. Je commençais presque à me faire du souci. J’allais donner l’alerte au village. Tu m’entends ?
– Hummm.
– Qu’est-ce que tu as dit ?
– Hummmmoui.
Son visage était paisible, bienveillant, et son beau sourire d’une grande douceur. Sa peau, comme transparente, était creusé par des rides aussi profondes que des cicatrices. Il avait aussi une moustache épaisse de vieux Gaulois, complètement blanche, mais dont l’un des côtés était étrangement roux, des yeux bleu glacier au regard vif, un visage anguleux de caractère et un peu déformé car il se trouvait juste à quelques centimètres du sien.
– Je m’appelle Émile. Je t’ai trouvé dans la forêt dimanche matin. On t’a tiré une balle dans la tête et je t’ai soigné comme j’ai pu. »

 

 

Sophie Renouard est directrice de production et auteure.

Journaliste, elle a été chef de rubrique beauté à « Top Famille Magazine » (1997-2009).

En 2010 elle crée son agence événementielle, spécialisée sur l’offre Venise, « Venise sur-mesure », qui intègre l’agence d’événements et de tourisme d’affaire Exigences, puis s’approche de l’agence Arep (promotion tourisme d’affaire) en 2014.

Sophie Renouard développe sa clientèle au sein d’une équipe de 45 personnes, en tant que directrice de production.

En 2009, elle a publié un essai « 96 bonnes raisons de sauter sur votre homme ce soir ».

« On n’efface pas les souvenirs » (2019) est son premier roman.

Mère de quatre enfants, Sophie Renouard habite Paris.

Émotion, Drame, Humour, Suspense

Trois

de Valérie Perrin
Broché – 31 mars 2021
Éditeur : Albin Michel

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« Je m’appelle Virginie. Aujourd’hui, de Nina, Adrien et Etienne, seul Adrien me parle encore. Nina me méprise. Quant à Etienne, c’est moi qui ne veux plus de lui. Pourtant, ils me fascinent depuis l’enfance. Je ne me suis jamais attachée qu’à ces trois-là. »

1986. Adrien, Etienne et Nina se rencontrent en CM2. Très vite, ils deviennent fusionnels et une promesse les unit : quitter leur province pour vivre à Paris et ne jamais se séparer.

2017. Une voiture est découverte au fond d’un lac dans le hameau où ils ont grandi. Virginie, journaliste au passé énigmatique, couvre l’événement. Peu à peu, elle dévoile les liens extraordinaires qui unissent ces trois amis d’enfance. Que sont-ils devenus ? Quel rapport entre cette épave et leur histoire d’amitié ?

Valérie Perrin a ce don de saisir la profondeur insoupçonnée des choses de la vie. Au fil d’une intrigue poignante et implacable, elle nous plonge au cœur de l’adolescence, du temps qui passe et nous sépare.

Ses précédents romans, Les Oubliés du dimanche et Changer l’eau des fleurs, ont connu des succès mondiaux, totalisant plus de deux millions d’exemplaires, traduits dans une trentaine de pays. En 2018, elle a été récompensée par le prix Maison de la Presse et le prix Choix des Libraires du Livre de Poche ; en 2019, par le prix des Lecteurs.

Un roman à la fois populaire et ambitieux. Lire
30 ans d’une amitié bouleversante. Biblioteca

 

2021-019_Perrin Valérie - Trois

 

Bonjour à toutes et à tous,

J’ai redouté le moment où je quitterai les trois protagonistes de ce merveilleux roman, le moment où mes yeux se poseraient tristement sur le mot « fin » de cette fresque vivante…

Comme pour ses deux précédents romans, “Les Oubliés du Dimanche” et “Changer l’eau des Fleurs” (que je vous recommande vivement si vous ne les avez pas lus), “Trois” est un récit parfaitement construit. Je suis très vite tombé sous le charme des phrases de Valérie qui se déroulent, entre sourires et larmes, entre rires et tristesse, de la fin des années 1980 à nos jours, en enchainant les flashbacks, dans un tourbillon d’amitié, d’amour mais surtout d’émotions et d’espoir…

Valérie nous revient avec une bouleversante histoire d’amitié, d’une époque qui suit son cours…

Avant toute chose, Trois c’est, Nina, Étienne et Adrien !
Une groupe d’amis qui à l’âge de 11 ans, se retrouvent dans la même classe. Très vite ils deviennent inséparables. Nous suivrons ainsi leur enfance, leur adolescence, pour finalement les laisser vivre leurs vies d’adultes où trente ans plus tard, leurs vies justement, ont été divisées, leur amitié disloquée…

Chacun se reconnaîtra un peu dans cette histoire.
Nina, Etienne, Adrien, amis à la vie à la mort, c’est moi, c’est vous !
Dans son récit Valérie nous raconte la vie, la maladie, le divorce, la mort, les disparitions, les accidents, une maman qui abandonne son enfants, des animaux lâchement abandonnés,… “LA VIE”.
La “bande sonore” du roman est magique aussi !
J’y ai retrouvé tous les morceaux qui ont résonné dans mon radio-cassette et dans ma chambre, chez mes parents, pendant des années et encore parfois aujourd’hui quand le besoin s’en ressent…

Valérie excelle dans la justesse des émotions avec beaucoup de poésie, de pudeur et de délicatesse. J’ai savouré chaque ligne de son récit. Je vous conseille de vous laisser emporter par cette aventure, un peu terroir, un peu polar, avec un mystère inattendu, mais surtout pleine de bons sentiments et d’émotions.

Comme je m’y attendais dès les premières lignes, c’est un énorme coup de cœur pour moi ! À lire absolument… Cette histoire vous fera beaucoup de bien…

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Extraits :

« “Mon corps est mort depuis des années. Une peau qu’on ne touche plus, ça meurt. Un corps qu’on ne regarde jamais, il est en hiver. Des couches de froid se superposent. Des neiges éternelles. Il n’a plus d’autres saisons. Plus de désir. Plus d’espoir de retour. Il est figé dans le passé, fixé quelque part. J’ignore où. Il a peur. J’ai peur. Mon corps n’a plus de présent. J’aimerais faire l’amour. J’aimerais savoir s’il a tout oublié. S’il sait encore quelque chose. Vous me plaisez. Et moi, je vous plaît ?”
Il répond oui. »
…/…
« Ce matin là, Adrien réalise quelle conséquence a la liberté : une joie sans retenue, qui transforme les corps et les visages.
Le soir, devant le journal télévisé, assis à côté de sa mère qui serre un mouchoir dans ses poings et s’essuie les yeux quand l’émotion est trop forte, Adrien regarde les images diffusées dans le monde entier : les larmes des Allemands, les familles qui se retrouvent, des filles qui embrassent des gardes, des coups de marteau dérisoires, des éclats de mur qui tombent, la foule, des fragments de béton que l’on glisse dans ses poches, des morceaux dont on se fait des souvenirs.
Adrien se pose des questions sur son propre mur, celui qui le sépare de lui-même, celui derrière lequel il se cache depuis qu’il respire – combien mesure-t-il ? »

 

 

Valérie Perrin est née en 1967 à Remiremont dans les Vosges. Elle grandit en Bourgogne et s’installe à Paris en 1986, puis en Normandie en 1995.

En 2015, elle publie son premier roman Les oubliés du dimanche chez Albin Michel. Traduit dans une dizaine de pays, il obtient 13 prix littéraires dont le Choix des Libraires 2018 et se classe depuis parmi les meilleures ventes au livre de poche.

En 2018 elle connait un succès retentissant avec son deuxième roman, Changer l’eau des fleurs dans lequel elle décrit le quotidien de Violette Toussaint une garde-cimetière en Bourgogne. Ce roman obtient le Prix Maison de la Presse 2018 et le Prix des Lecteurs au livre de poche en 2019. Avec ce deuxième roman, elle rentre dans le classement très fermé du Figaro Littéraire des 10 auteurs les plus vendus en France en 2019.Et figure toujours en tête des ventes internationales : son roman est traduit dans 30 pays dont la Chine, les Etats-Unis et la Russie. Elle est l’auteure la plus vendue en Italie en 2020. Elle travaille à l’adaptation cinématographique de son roman.

Garde-cimetière, fossoyeurs, aides-soignantes en gériatrie, couturières, bistrotiers, Valérie Perrin met en lumière et en poésie la dureté et la beauté des vies de l’ombre. Elle dit qu’elle écrit des romans d’amour construits comme des polars.

Le 31 Mars 2021, elle publiera son troisième roman, Trois aux Éditions Albin Michel dans lequel elle tisse le destin de trois amis d’enfance sur 30 ans.
De 2010 à 2018, elle est la coscénariste de Claude Lelouch. Avec lui elle signe : « Salaud, on t’aime » avec Johnny Hallyday et Eddy Mitchell. (Tournage 2013 dans les Alpes) « Un plus Une » avec Jean Dujardin et Elsa Zylberstein. (Tournage en Inde janvier/février 2015). « Chacun sa vie » avec Jean Dujardin, Éric Dupond-Moretti, Béatrice Dalle, Johnny Hallyday, Elsa Zylberstein. (Tournage à Beaune juillet 2016) « Les plus belles années d’une vie » avec Anouk Aimée et Jean-Louis Trintignant (tournage à Deauville en 2018). En 2009, elle publie le carnet de tournage de Ces Amours-là, film de Claude Lelouch, photographies et textes, aux Éditions France Empire. Avant d’écrire des romans et des scénarios, Valérie Perrin a été photographe de plateau, directrice des opérations dans une boite de téléphonie mobile, assistante de direction, vendeuse.

Historique, Suspense

Le Soleil rouge du Tsar

de Violette Cabesos
Poche – 11 mars 2021
Éditeur : Mon Poche

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Milena, petite-fille de Russes blancs, a une passion : les trésors perdus de la Russie des tsars. Alors qu’elle s’apprête à partir pour Saint-Pétersbourg où une cache datant de 1917 vient d’être découverte, elle apprend que sa maison de Nice a été saccagée. Sur les murs, d’énigmatiques vers slaves, probablement des références codées à Vladimir le Grand, fondateur de la Sainte Russie.

Un siècle auparavant, Vera, ballerine du théâtre Mariinsky, est déchirée entre les faveurs d’un grand-duc, son amour pour un poète anarchiste, et un brûlant secret d’Etat dont sa famille est dépositaire.

Au-delà du temps et des frontières, une mystérieuse et terrifiante malédiction semble lier ces deux femmes. Faut-il y croire ? Comment ne pas y succomber ?

Au fil d’un suspense historique éblouissant d’érudition, Violette Cabesos nous plonge dans les méandres de la Russie éternelle, sur les traces des Romanov, de Raspoutine et d’obscurs espions du FSB.

 

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Bonjour à toutes et à tous,

Certains auteurs, lorsqu’on les a “attrapé”, on ne peut plus les lâcher !
Violette Cabesos, fait, pour moi, partie de ceux-là.

D’abord il y a eut, “La promesse de l’ange”, puis “La parole perdue”, tous les deux écrits à quatre mains avec Frédéric Lenoir. Plus tard, “Le teinturier de la lune”, et enfin “Portrait de groupe avec parapluie”. Chacun de ses romans m’a fait rêver et voyager… Dès que j’ai reçu le dernier roman de Violette (Un grand merci aux Édition Mon Poche !), j’ai fait des bonds de joie !!!

Dans ce roman, riche et très bien écrit, Violette mêle habilement enquêtes policières, secrets de famille et énigmes historiques. Que demander de plus !

Passionné d’Histoire, j’ai beaucoup aimé cet ouvrage qui m’a plongé dans l’Histoire fascinante de la Russie des Tsars.
Attention !
Il m’a été difficile parfois, de ne pas me mélanger les pinceaux tant ce roman concentre énormément d’informations et de références. L’alternance du passé au présent à chaque chapitre, la richesse historique du roman et le travail de recherche très poussé et précis de Violette, n’aide pas non plus, avec sa foultitude de personnages… Mais c’est tellement bon !
Le mode narratif est parfaitement maîtrisé et je me suis demandé régulièrement ce qui allait bien pouvoir arriver aux protagonistes de mon récit.

Passionnés de l’histoire de la Russie, si vous aimez le suspense et les intrigues, ce livre est fait pour VOUS. !

À lire absolument…
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Extraits :

« Cette réception est un enchantement, une fièvre qui monte d’heure en heure, et l’accompagnement de trois mois de labeur : en effet, Nicolas II avait donné l’ordre que tous les invités soient costumés comme à la cour du tsar Alexis 1er, deuxième souverain de la dynastie Romanov, qui a régné au XVIIe siècle. Il a fallu chercher des modèles de vêtements d’époque. Tout ce que je savais, c’est que ceux-ci étaient riches, lourds et encombrante, et que Pierre le Grand les avait bannis au profit de la mode à l’européenne, plus pratique. »
…/…
« Soudain, Raspoutine a ouvert les yeux, il s’est redressé et a saisi le prince à la gorge. Parvenant à grand peine à se dégager, terrorisé, le jeune seigneur a appelé Pourichkevitch à la rescousse. Quand le député a rejoint son acolyte, le paysan avait réussi à s’enfuir dans la cour, par une porte que le prince avait oublié de fermer à clef. »

 

 

Violette Cabesos est née le 9 mai 1969 à Valence (Drôme). Après des études d’histoire, de lettres et de sciences-politiques, elle s’installe à Paris en 1994.

Passionnée d’Histoire (notamment le Moyen Âge, la Grande Guerre et le monde moderne), de littérature mais aussi de musique (Bach, Mahler, Smetana, Prokofiev, Chostakovitch, Fauré, Satie, Kurt Weill, Britten…), elle pratique le chant lyrique… et la danse orientale égyptienne.

Amoureuse des vieilles pierres, elle est fascinée par les cathédrales, les églises romanes et les cimetières. Elle apprécie également le vin et la bonne chère !

Elle voue une admiration particulière à Maupassant, Huysmans, Poe, Zweig, Kafka, Perutz, Joseph Roth, Hrabal, Thomas Mann, Gogol, Tourgueniev, Dostoïesvki, Boulgakov, Nerval, Apollinaire, Desnos, Céline, Colette, Simenon, Malet, Boileau-Narcejac, Fred Vargas…

Historique, Suspense, Thriller

Les carnets secrets de l’ange de la mort

de Raphaël Grangier
Broché – 23 mars 2021
Éditeur : LBS SELECT

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Quand l’armée rouge pénétra dans le Camp d’Auschwitz en janvier 1945, Joseph Mengele, auteur de multiples expérimentations meurtrières sur de nombreux détenus, avait déjà disparu. Malgré ses efforts considérables, le Mossad ne pourra jamais l’appréhender. Un jour, ses notes, sur ce qu’il considérait comme ses travaux, réapparaissent à la surface…

Périgueux, printemps 2019. Une jeune étudiante disparait devant la cité scolaire Laure Gatet. Dans le même temps, des corps, tous d’origine juive, sont retrouvés en différents points de la Dordogne. Le capitaine Denoeux sera en charge de retrouver la jeune femme. Les enquêteurs vont alors suivre les traces d’un barbare en quête de leur faire revivre les pires expériences du passé : celles inventées par le docteur Josef Mengele, « l’ange de la mort ».

 

2021_017_Grangier Raphaël - Les carnets secrets de l'ange de la mort

 

Bonjour à toutes et à tous,

Merci à LBS Éditions pour la confiance qu’ils m’accordent…

« Nous les Allemands, race supérieure, devions agir. Nous devions inoculer une vitalité nouvelle afin de défendre la communauté naturelle et d’assurer l’éternité de la race nordique ! »
Automne 1945. Josef Mengele échappe au procès de Nuremberg, emportant avec lui deux caisses d’échantillons et de travaux de ses expériences morbides. Comment le médecin SS a-t-il pu passer entre les mailles du filet, trente ans durant ?
Me revoici de retour dans la noirceur d’une guerre sale.  Mais cette “guerre” à lieu de nos jours à Périgueux… Qu’adviendrait-il, si les secrets de Mengele étaient tombé entre de mauvaises mains ?

Raphaël Grangier est un véritable “maestro”. La qualité de la documentation et de son travail de recherche s’allie à un style tranché et direct rendant ce récit aussi vivant que passionnant. Tous ses personnages sont crédibles et ça fait peur !
Il va ainsi distiller petit à petit des horreurs que l’on croyait oubliées.
Sandrine Dauriac, brillante étudiante de la cité scolaire Laure Gatet, descend l’avenue George Pompidou vers le centre-ville. Un véhicule ralentit à sa hauteur et s’immobilise. La jeune femme s’installe à bord. Elle ne reviendra plus jamais dans son lycée…

Une traque passionnante.
Un récit qui vous fera basculer dans l’horreur des expériences innommables du Dr Mengele en plein XXIe siècle.
À lire !!!

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Extrait :

« Elle avait connu la Grande Guerre, la déportation de ses parents, la nécessité de se cacher, et vivre avec. Sentir la peur vous ravager le ventre. Puis étaient venus ces bras couverts d’un tissu kaki, épais, auréolé de dorures. ces mains calleuses qui l’avaient extirpée de dessous le lit et lui avaient hurlé des choses dans une langue qu’elle ne comprenait pas. Des mots rugueux. Fort, puissants comme un chien enragé aboie. Deux mains puissantes, qui l’avaient suspendue au-dessus du sol à bout de bras comme si elle avait été couverte de pustules. Des sons terrifiants, rapidement remplacés par celui des roues métalliques du train contre les rails. Puis celui du portail immense qui claqua dans son dos. Si haut qu’il aurait pu retenir un tsunami de haine dans son enceinte. Alors recommencer, elle ne savait que trop bien ce que cela signifiait. Et aujourd’hui, elle n’en avait pas envie. Et plus la force. »

 

 

Raphaël GRANGIER est né en 1978 à Bordeaux. Titulaire d’un DUT en Génie Mécanique, il a exercé une dizaine d’années comme cadre en sous-traitance avionique. Reconverti vers l’enseignement quelques années après avoir obtenu son CAPES de Sciences et Technologies Industrielles, il retourne travailler dans le privé, d’abord en cabinet d’avocat quelques mois puis dans une entreprise de la métallurgie où il exerce depuis des fonctions de cadre administratif. Il couche sur le papier ses premiers mots voués à être modelés afin de devenir un livre, isolé dans un garage de campagne tandis que la tempête Martin rugit dehors et fracasse les arbres les uns après les autres sur la maison de ses parents. Ses écrits, souvent sombres ne le sont que pour rappeler à chacun ce qu’a pu être l’homme et ce qu’il pourrait redevenir. Véritables piqûres de rappel des leçons du passé, chacun de ses romans alloue une part belle aux faits réels.
Son premier roman noir sur fond Irlandais est édité en 2014 chez Paul&Mike, puis un thriller rural suivant, en 2018 aux éditions Cairn.

Historique, Polar, Suspense

Une arête dans la gorge

de Christophe Royer
Poche – 11 mars 20211
Éditeur : Taurnada

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Mutée depuis peu à la Criminelle de Lyon, le commandant Nathalie Lesage, mise à l’écart par sa supérieure, va devoir se battre pour trouver sa place… Très vite, une série de meurtres atroces va la plonger dans les entrailles et les arcanes de la Ville des Lumières, lui réservant de bien sombres surprises… Un thriller haletant où vont s’entrechoquer assassinats violents, sociétés secrètes, Histoire et sciences dans un Lyon ésotérique…

 

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Bonjour à toutes et à tous,

Avant de vous donner mon “ressenti”, je tenais à remercier Joël des Éditions Taurnada pour la confiance qu’il me témoigne régulièrement. Chaque roman édité chez eux est une belle découverte !

“Une arrête dans la gorge” est la deuxième enquête de Nathalie Lesage. N’ayant pas lu le livre précédent, j’avais un peu peur de m’y perdre, mais ce ne fut pas le cas du tout le cas, je n’ai eu aucun mal à suivre l’intrigue qui peut se lire indépendamment.

Le début du livre se déroule en Bolivie en 1985, où un médecin se fournit en cadavres de bébés pour mener à bien ses recherches. Ce seul prologue a suffi à me rendre accro à la lecture. Puis, en un clin d’œil, j’ai été transporté dans l’actuelle ville de Lyon. Bienvenus à travers cette “promenade” dans le vieux Lyon, dans la ville des Lumières avec sa franc-maçonnerie, ses symboles, ses codes, et le St-Graal, la quête ultime !

J’ai été fasciné par l’atmosphère sombre des catacombes, par l’enquête passionnante et excitante. Christophe Royer mène d’une main de maître son récit.
J’ai apprécié le tandem formé par Nathalie, qui vient à Lyon pour une nouvelle affectation, et son jeune coéquipier Cyrille. Ils forment un sacré duo de choc. Les personnages sont tous crédibles et attachants, mais attention !
L’auteur nous mène par le bout du nez du début à la fin, alternant entre suspense et frissons.
C’est le premier roman de Christophe que je lis et c’est une lecture agréable, mêlant habilement le passé et le présent. J’ai hâte de le relire sur d’autres sujets.

Envie de vous plonger dans le cœur du vieux Lyon, de lire un très bon thriller avec une enquête palpitante et rythmée ?
Alors, n’hésitez pas !

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Extrait :

« Comme je vous l’ai déjà dit. Je ne suis qu’un intermédiaire et je n’ai pas toutes les réponses. Du peu que j’en sais, plusieurs frères issus de loges différentes ont décidé de se réunir au sein d’une nouvelle loge qu’ils ont baptisée “La nouvelle Parfaite Amitié”.
– Qui ne serait donc pas officielle ? demanda Nathalie en mémorisant le nom.
– C’est ça. Pour qu’une loge soit créée, comme toute association classique, il y a une procédure administrative qui conduit au dépôt des statuts et qui demande l’aval de l’obédience. Dans leur cas, c’est plus une réunion de passionnés autour de thèmes particuliers.
– Lesquels ?
– Ces frères seraient des amoureux de la chevalerie. Les chevaliers sont très présents symboliquement en franc-maçonnerie, surtout dans les hauts grades.
– Les hauts grades ? »

 

 

Né en 1971, au Creusot, Christophe Royer est passionné par l’art sous toutes ses formes. En 2014, il décide d’explorer l’univers de l’écriture. Essais réussis avec sa duologie « Projet Sapience » mêlant aventure et réflexion humaine. En 2019, avec « Lésions intimes » il se tourne avec talent vers le genre thriller. « Une arrête dans la gorge » est son quatrième roman.

Noir, Suspense

Un samedi soir entre amis

de Anthony Bussonnais
Poche – 5 février 2020
Éditeur : Préludes

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Claire, inquiète, consulte à nouveau son portable. Il est vingt heures passées et son petit-ami, qui était censé venir la chercher, est introuvable. Cela fait bientôt six mois qu’ils sont ensemble, Claire le connaît bien. Medhi est toujours à l’heure.
François est extrêmement organisé. Grâce à lui, la soirée du samedi est devenue un évènement incontournable que ses voisins, choisis avec le plus grand soin, ne rateraient pour rien au monde. C’est le moment idéal pour décompresser et se relâcher.
En plein cœur de la forêt, Medhi est nu. Il tremble. Malgré l’obscurité, il parvient à repérer plusieurs personnes autour de lui, les rires vont bon train, tout le monde semble à la fête… Mais qu’attend-on vraiment de lui ?

 

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Bonjour à toutes et à tous,

Coup de poing littéraire !

Il y a quelques jours j’ai reçu ce roman dans ma boîte aux lettres…
Pas d’identité.
Pas de petits mots.
Une vrai surprise… Alors, qui que tu sois, un grand merci à toi qui m’a permis de découvrir un nouveau “talent” !

Accrochez-vous bien !
À ce que vous voulez, mais accrochez-vous. À une chaise, un fauteuil, un oreiller pourquoi pas ! Sinon vous risquez de ronger tous vos ongles !
Et c’est parti…

J’ai ouvert le livre, lu les premières pages et d’un seul coup, c’est un véritable tourbillon qui m’a emporté. Écriture fluide et incisive, histoire captivante, rythmée, angoissante et violente à la fois, je suis très curieux de savoir ce que nous dira la suite. Le roman se lit très vite. En tant que lecteur je me suis très vite attaché à Medhi et à Claire, tout en étant fasciné et surpris par le style et la “fraicheur” de l’auteur, qui ne nous épargne pas grand-chose. J’ai vécu littéralement les actions et le stress qu’ils subissent durant toute ma lecture. Oui ! Il y’a sûrement des lecteurs qui vont penser et dire qu’Anthony va trop loin. Oui ! Parfois c’est presque caricatural.
Mais c’est diablement efficace !
Anthony ne laisse aucun temps-mort à ses lecteurs.

Beaucoup d’émotions et d’action, je n’ai pas mu le lâcher.
“Un samedi soir entre amis” aurait pu être un vrai coup de cœur, mais il m’a manqué un petit “je ne sais quoi” à la fin du roman, qui m’a paru un peu trop rapide, pas assez développé… Dommage.

Cela reste malgré tout un très bon récit que je conseille à tout ceux qui n’ont pas froid aux yeux et qui sont en recherche constante de nouveauté,
Lisez-le !

Un grand merci Anthony…

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Extraits :

« Le fait est que, par ici, dans la France profonde, le racisme est ordinaire. Mehdi l’a maintes et maintes fois constaté. On dit « bougnoule » comme on dit « négro ». Sans gêne. En riant, même. Mais les gens vous diront qu’ils ne sont pas racistes. Non, c’est juste qu’ « il y a trop d’immigrés », « trop d’Arabes ». Qu’ « ils n’ont pas à nous imposer leur religion », « leur religion de terroristes ». « Mais je ne dis pas ça pour toi », le rassurent ceux osent sortir ces clichés devant lui. Mehdi ne compte plus les fois où on lui a avoué : « Je n’aime pas les Arabes, mais toi je t’aime bien ». Cette phrase résume à elle seule la stupidité de leur raisonnement. Si tant est qu’ils raisonnent. Car en réalité ils ne connaissent pas d’Arabes (ou alors un ou deux, mais qui ne sont pas représentatifs, à leur avis), n’ont aucune idée ni de ce qu’est l’Islam ni du contenu du Coran. »
…/…
« La nuit est épaisse, noire. Pas une étoile n’est visible dans ce ciel couvert. Seule la lune parvient à se montrer, partiellement, entre les nuages bas. La faible averse a cessé à l’instant, elle a été de courte durée. Il a plu ainsi toute la journée. »

 

 

Né le 06 Novembre 1980 à Saumur, Anthony Bussonnais a grandi et vit toujours dans le Maine-et-Loire. Depuis tout petit, il cultive une relation privilégiée avec l’écriture. Son aisance à trouver et à jouer avec les mots lui ont très tôt permis de se démarquer, de séduire, de toucher. Son parcours scolaire peu édifiant, malgré ses capacités peu ou pas exploitées, le mènera naturellement à un bac littéraire qu’il parviendra à décrocher. À 17 ans, il quitte le circuit de l’éducation nationale puis entre dans la vie active. Sa passion pour les mots reste intacte. Sans ne jamais réellement exploiter son art, il écrit souvent quelques lignes, des textes entiers parfois, en rimes toujours.

En 2015, alors que depuis quelques temps déjà trotte dans sa tête l’idée, il entame l’écriture de son premier roman, Un mal pour un mal, en se défiant de le terminer dans l’année. Ce qu’il parvient à faire. Son premier projet abouti. En 2016 il le publie, faisant le choix de l’indépendance, et donc de l’auto-édition. Le chaleureux accueil reçu par le public et les retours très encourageants des lecteurs le conforte dans son envie de poursuivre.

En Septembre 2017, il publie un recueil de ses textes, jusque là inexploités, intitulé Un peu de moi. Entre humeurs, pensées et réflexions, il traite de thèmes divers. ​

En septembre 2019, son thriller Un samedi soir entre amis, est lauréat du concours Les talents de demain, organisé par Kobo by Fnac et Préludes Éditions.

Polar historique, Suspense

Le Mystère de la Main rouge

de Henri Lœvenbruck
Broché – 22 octobre 2020
Éditeur : XO

Bandeau_Intro

Juillet 1789.

La Bastille vient de tomber. Danton, Desmoulins et Robespierre entrent dans l’Histoire. Au milieu du tumulte, le jeune et brillant journaliste Gabriel Joly a découvert l’identité du Loup des Cordeliers, ce mystérieux justicier qui hante, la nuit, les rues de Paris. Mais alors qu’il est sur le point de le confondre, voilà que celui-ci disparaît !

La course-poursuite s’engage, menant Gabriel jusque dans les maquis de l’île de Corse, sur les traces de la Main rouge, étrange société secrète dont les membres tentent d’influer sur la Révolution en cours.

Accompagné du pirate Récif et de l’intrépide Théroigne de Méricourt, Gabriel parviendra-t-il à retrouver le Loup des Cordeliers et à découvrir ses plus noirs secrets ? Entre complots et trahisons, il devra faire usage de sa plus grande sagacité pour résoudre l’énigme de la Main rouge.

La suite attendue du Loup des Cordeliers, roman salué par François Busnel, de La Grande Librairie.

 

2021_009_Lœvenbruck Henri - Le mystère de la main rouge.jpg

 

Bonjour à toutes et à tous,

La révolution est en marche, accompagnée de son lot de complots et de vengeances. Dans ce second opus, nous sommes à nouveau plongés au cœur de l’Histoire. En ouvrant ce livre, c’est un voyage temporel qui s’offre à nous.

Après le Loup des Cordeliers, ce nouveau roman est dans la même veine. Absolument passionnant !

Alors, plutôt que de répéter, ce qui a déjà été dit par tous les autres lecteurs de ce roman, je vous offre un chapitre complet, afin que vous vous fassiez votre propre opinion !

En attendant la suite…

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Chapitre 14

« De déchirants adieux

 Au loin, sous le manteau de la nuit, les torches des gendarmes dansaient comme autant de lucioles derrière les arbres. Mais cet lucioles se déplaçaient bien vite et, dans quelques instants seulement, elles seraient déjà sur eux.
 Le loup, tendu sur ses pattes antérieurs, grognait et, malgré sa blessure au flanc, semblait être prêt à bondir. Lorette senti qu’une boule se former dans sa gorge. Elle savait qu’il n’y avait que deux issues possibles à la scène qui se préparait et qu’aucune ne lui était acceptable. Fuir, ou combattre.
 Combattre, c’était tuer six gendarmes qui, à sa connaissance, n’avaient commis d’autre crime que de remplir leur devoir. Fuir… Eh bien, fuir, c’était se séparer du loup, car, à l’évidence, ils ne pourraient s’échapper en calèche. En outre, l’idée de l’enfermer de nouveau dans une boîte était devenue intolérable à Mlle printemps.
 La jeune femme tourna lentement la tête vers son compagnon et, fût-ce dû aux larmes qu’elle avait dans les yeux ou aux liens indicibles qui s’étaient tissés pendant près de dix ans entre ces deux êtres solitaires, le loup sembla à comprendre la nature du désespoir qui envahissait sa maîtresse. Lorette s’agenouilla près de lui et lui caressa le haut du crâne.
 – Tu vas devoir t’enfuir, Sanna. Et moi aussi. Je ne peux plus t’emmener avec moi…
En disant cela, elle avait mille sanglots dans sa voix, car jamais sur terre elle n’avait eu de compagnon plus fidèle que celui-là, qui avait partagé son secret, son isolement, qui l’avait protégée maintes fois, et qui lui avait offert une confiance qu’aucun loup, d’ordinaire, n’accorde en l’espèce humaine. Il y avait entre ces deux âmes esseulées une indéfectible amitié, une intimité si forte qu’on l’aurait dite inaccessible à l’homme. Et pourtant ils n’avaient à présent d’autres choix que de prendre des chemins différents.
 En signe d’affection, le loup, dont la famille est capable de bien plus d’intelligence et de compassion on ne lui en prête, pencha la tête en geignant, lécha les mains de la jeune femme et leva la patte vers elle comme pour la retenir.
 – Va, mon loup ! Va ! Pleura Lorette.
 Mais la bête se pressait contre elle, se glissait entre ses jambes en poussant des gémissements plaintifs.
 À cet instant, le souffle des chevaux sur lesquels étaient montés les gendarmes se fit entendre dans leur dos. De plus en plus proche.
 – Va ! Ordonna Lorette en tapant dans ses mains pour faire fuir l’animal.
 Le loup recula de quelques pas, tête basse, dans un sursaut craintif.
 – Cours, Sanna ! Pour l’amour du ciel !
 Désorientée, la bête geignait en faisant des cercles hésitants. On eût dit qu’elle implorait sa maîtresse de ne point l’abandonner.
 – Là-bas ! Cria une voix qui n’était plus qu’à quelques foulées.
 Dans une abdication déchirante, Lorette courut vers les chevaux harnachés à la calèche, détacha le plus grand et sauta sur son dos. Se retournant une dernière fois, elle vit le loup qui n’avait pas bougé et lut dans ses yeux une affliction que l’on n’eût pu t’imaginer trouver dans le regard d’une bête.
 La jeune femme, les joues trempées de larmes, abattit sa capuche sur sa tête, pressa des talons les flancs de sa monture et s’en fut dans la forêt comme un spectre nocturne. »

 

Henri Loevenbruck est né en 1972 à Paris. Fils d’enseignants, il grandit dans le quartier de la Nation et hérite de ses parents d’une passion pour la culture anglo-saxonne. A 25 ans, après des études littéraires, il épouse d’ailleurs une Anglaise et part vivre avec elle en Angleterre puis ils reviennent en banlieue parisienne. Après quelques pas dans le journalisme et la musique, au milieu des années 90, amoureux des littératures de l’imaginaire, il fonde Science-Fiction Magazine avec Alain Névant, un ami d’enfance. Après avoir tenu le poste de rédacteur en chef de ce magazine pendant plusieurs années, il décide ensuite de se consacrer pleinement à l’écriture. Il partage aujourd’hui son temps entre les romans et les scénarios, avouant son penchant pour le thriller investigatif, la Fantasy et le roman d’aventure en général.

Historique, Polar historique, Suspense

Le Loup des Cordeliers

de Henri Lœvenbruck
Broché – 24 octobre 2019
Éditeur : XO

Bandeau_Intro

 

Gabriel Joly, jeune provincial ambitieux, monte à la capitale où il rêve de devenir le plus grand journaliste de son temps. un enquêteur déterminé à faire la lumière sur les mystères de cette période tourmentée.

Son premier défi : démasquer le Loup des Cordeliers, cet étrange justicier qui tient un loup en laisse et, la nuit, commet de sanglants assassinats pour protéger des femmes dans les rues de Paris…

Les investigations de Gabriel Joly le conduisent alors sur la route des grands acteurs de la Révolution qui commence : Danton, Desmoulins, Mirabeau, Robespierre, personnages dont on découvre l’ambition, le caractère, les plans secrets.

Alors que, le 14 juillet, un homme s’échappe discrètement de la Bastille, Gabriel Joly va-t-il découvrir l’identité véritable du Loup des Cordeliers, et mettre au jour l’un des plus grands complots de la Révolution française ?

UN ENQUÊTEUR REDOUTABLE
Une fresque magistrale des premiers jours de la révolution

 

2021_008_Loevenbruck Henri - Le loup des Cordeliers.jpg

 

Bonjour à toutes et à tous,

Fan de l’auteur depuis ses premiers romans, je ne pouvais pas passer à coté de celui-ci…
Quelle incroyable fresque historique que ce superbe roman, doublement passionnant, où Henri Loevenbruck nous plonge en 1789, période clé du récit.
D’un côté c’est un polar qui nous tient en haleine jusqu’au bout, de l’autre, c’est un vrai roman historique. Le peuple gronde, la Révolution est proche…

L’excellente idée, de ce roman, est de ne pas faire de la Révolution française un formidable arrière-plan mais d’en récupérer des acteurs centraux pour leur donner un rôle important dans l’intrigue. Danton, Desmoulins, Louis XVI et son frère le comte de Provence. Les dialogues les mettant en scène sont souvent repris de discours officiels réellement prononcés.
Mais, l’idée de découvrir Paris à travers les yeux de Gabriel est la meilleure de toutes. Son émerveillement quasi enfantin est contagieux et je me suis pris à rêver, à m’imaginer être à sa place au cœur d’une enquête sanglante.

Si comme moi, vous voulez connaitre l’identité de ce justicier masqué et capé accompagné d’un loup en laisse, qui tue dans les rues de Paris pour protéger des femmes, marquant le front de ses victimes d’une sorte d’un triangle inversé… vous savez ce qui vous reste à faire !

Une écriture fluide et addictive…
Un grand roman à ne pas manquer !

Merci Henri…

La dernière page achevée, j’enchaine directement sur la suite…

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Extraits :

« Tu as raison, citoyenne ! répondit Desmoulins. Les lois ont été écrites par les puissants, pour les puissants. Tout leur est réservé : les grandes entreprises, la gestion des revenus publics et le privilège exclusif de piller l’Etat ! Combien est réduite, en ce bas monde, la part du simple citoyen ! Les dignités, les nobles charges, l’argent, tout est entre les mains des privilégiés, et les vôtres ne sont bonnes qu’à les servir ! »
…/…
« Quand le peuple est dans la misère, il ne se révolte pas : il n’en a pas les moyens. Aujourd’hui, si la France se soulève, contrairement à ce que tout le monde dit, ce n’est pas parce que le peuple est miséreux, c’est parce que le peuple a été éclairé sur sa condition par les Lumières, et que l’Etat, lui, est plus pauvre que jamais… »

 

 

Henri Loevenbruck est né en 1972 à Paris. Fils d’enseignants, il grandit dans le quartier de la Nation et hérite de ses parents d’une passion pour la culture anglo-saxonne. A 25 ans, après des études littéraires, il épouse d’ailleurs une Anglaise et part vivre avec elle en Angleterre puis ils reviennent en banlieue parisienne. Après quelques pas dans le journalisme et la musique, au milieu des années 90, amoureux des littératures de l’imaginaire, il fonde Science-Fiction Magazine avec Alain Névant, un ami d’enfance. Après avoir tenu le poste de rédacteur en chef de ce magazine pendant plusieurs années, il décide ensuite de se consacrer pleinement à l’écriture. Il partage aujourd’hui son temps entre les romans et les scénarios, avouant son penchant pour le thriller investigatif, la Fantasy et le roman d’aventure en général.

Émotion, Suspense, Thriller psychologique

À pas de loup

de Isabelle Villain
Poche – 14 janvier 2021
Éditeur : Taurnada Editions

Bandeau_Intro

 

Lorsque Rosalie, Philippe et leur petit Martin, âgé de six mois, décident de s’installer à La Barberie, un éco-hameau niché en plein coeur des Alpes-de-Haute-Provence, c’est bien pour fuir un quotidien devenu trop pesant. Pour tenter une expérience audacieuse. Vivre autrement. En communion avec la terre et en harmonie avec les saisons. Mais l’équilibre de cette nouvelle vie va un jour se fissurer. Un grain de sable va s’infiltrer, déstabiliser et enrayer cette belle mécanique. Et ce très beau rêve va se transformer peu à peu en un véritable cauchemar.
Votre pire cauchemar…

 

2021_003_ Villain Isabelle - À pas de loup.jpg

 

Bonjour à toutes et à tous,

C’est un plaisir que de retrouver la plume d’Isabelle…

Tout d’abord, un très grand merci aux éditions Taurnada et à Joël pour ce roman que j’ai pris beaucoup de plaisir à lire.

Rosalie et son fils Martin ont quitté “leur vie” pour aller dans un village complètement isolé. Ils ont décidé de quitter le monde consumériste et de s’intéresser à ce qu’il y a de plus intéressant, pour eux, le rapport entre l’Homme et la mère Nature…
Tout commence très bien. Ils ont rejoint Michel et quelques autres dans un hameau abandonné qu’ensemble ils ont “retapé”. Très vite ils sont complètement autonome, et s’autosuffisant. Ils sont heureux…

Arrive le jour où Martin est enlevé.
C’est le début du cauchemar !

Isabelle encore une fois a fait très fort.
Je n’ai rien vu venir.
J’étais tellement heureux pour tous les personnages, leur façon de vivre, de s’entraider que j’avais moi-même l’impression de faire partie de leur communauté. Mais surtout je n’ai pas fait attention que très insidieusement, Isabelle est arrivé à créer une ambiance, un univers qui devient étouffant, mais c’est déjà trop tard…

J’ai été, comme vous l’aurez très vite compris, d’abord happé puis complètement conquis par le récit, lu d’une traite et ce jusqu’au dénouement final…
Je ne peux rien dire de plus, mais l’intrigue est un véritable coup de poing !
“À pas de loup”, ou comment, un roman “feel good” se transforme en un thriller psychologique et violent plus que réussi, très bien maitrisé et bien documenté.
Ça fait froid dans le dos !

Merci Isabelle, j’ai aimé tes personnages, j’ai aimé l’intrigue, mais, j’ai surtout aimé n’avoir rien vu venir !

N’hésitez plus, soyez tous les bienvenus au hameau de La Barberie.

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Extrait :

« Caroline et Alain on pensé au départ que ce nouveau projet de vie allait déplaire profondément à leurs trois enfants, adeptes des consoles de jeux, d’Internet et des réseaux sociaux. Mais ils se sont trompés. Les jeunes générations sont désormais fortement préoccupées par l’environnement, par le « zéro déchet». Ils ont envie de léguer à leurs descendants un monde intact. Ils ne considère plus à l’inverse de leurs aînés, que la planète est comme un puits sans fond, dans lequel il est tellement facile de puiser sans jamais contribuer. Alors, lorsque Caroline tombe sur une interview de Michel dans la presse locale, elle est sous le charme. Cette micro-société vivant en quasi-autonomie, dans un endroit de rêve, c’est tout ce qu’ils recherchent. Le retour à l’essentiel. La terre. L’entraide. La communication. Un nouvel équilibre. Un nouveau départ. »

 

Née au Maroc à Casablanca en 1966, Isabelle Villain a travaillé pendant une quinzaine d’années dans la publicité, l’évènementiel et l’organisation de salons professionnels.
Passionnée de romans policiers depuis l’enfance. Elle décide de se lancer dans l’écriture pour mettre par écrit les nombreuses histoires qui lui trottent dans la tête.
Son quatrième roman “Peine Capitale”, publié aux Editions Auteurs d’Aujourd’hui, a reçu le prix Maurice Bouvier en 2015.
“Âmes battues”, le second volet des enquêtes du commandant de Lost, découvert dans “Peine capitale” à reçu le prix du festival du polar de la ville d’Arcachon en 2016, et le prix polar du festival Jeter l’Encre.
“Mauvais genre”, publié aux Éditions Taurnada est sorti le 15 novembre 2018.
“Blessures invisibles”, publié aux Éditions Taurnada est sorti le 9 janvier 2020.
“À pas de loup”, son 7e roman, publié aussi aux Éditions Taurnada est sorti le 14 janvier 2021.