Émotion, Drame, Noir, Polar

L’affaire Clara Miller

de Olivier Bal
Broché – 12 mars 2020
Éditeur : XO

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Son cadavre est remonté, comme celui d’autres femmes, à la surface de l’eau. Six au total… Là-bas, dans les forêts du New Hampshire, le lieu maudit porte un nom : le lac aux suicidées.
Clara Miller était journaliste. Comme Paul Green, le reporter du Globe qui débarque sur l’affaire. Il avait connu Clara étudiante, et ne croit pas un instant à la thèse du suicide.
Un homme l’intrigue : Mike Stilth, l’immense rock star retranchée à quelques kilomètres de là, à Lost Lakes, dans un manoir transformé en forteresse.
L’artiste y vit entouré d’une poignée de fidèles, dont Joan Harlow, redoutable attachée de presse qui veille sur son intimité et se bat comme une lionne dès que l’empire Stilth est attaqué.
Mais Paul, lui, a tout son temps. Dans sa vieille Ford déglinguée, il tourne inlassablement autour du domaine. Avec cette question : et si, du manoir, la route menait directement au lac ?

Dans un roman choral vertigineux, Olivier Bal déroule le tapis rouge sang de la célébrité. Jusqu’à l’incroyable vérité.

 

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Bonjour à toutes et à tous,

Après ses deux premiers romans aux frontières du fantastique, « Les limbes » et « Le maître des limbes », j’étais vraiment curieux de lire Olivier Bal dans un tout autre registre…

Je ne suis pas déçu du tout.
Je n’ai pas pu lâcher ce roman que j’ai lu en quelques heures.

L’Affaire Clara Miller est un polar très atypique.
D’abord le choix pris par Olivier dans la structure de son roman. Il se déroule sur deux périodes bien distinctes et importantes “1995 et 2006”. Et avec tout ça, rien de linéaire. Jusqu’au bout du récit, Olivier nous “trimbale” avec ses allers-retours qui rythment le récit…
Son choix aussi, et c’est ce que j’ai préféré… l’écriture de tout son récit à la première personne, en utilisant six personnages clés qui alterneront à chaque chapitre… Six destins qui sont liés.

Mike Stilth est une immense star mondiale. Chanteur et acteur, il vit avec ses deux enfants, Noah et Eva, dans une véritable forteresse. Ses enfants n’ont pas le droit de sortir. Ils vivent 24h sur 24 retranchés dans leur manoir.
Pourquoi Mike les cache-t-il au monde entier ?
Pourquoi et qui sont ses jeunes filles que l’on retrouve mortes dans le lac proche du manoir ?
Meurtres ou suicides ?

Paul Green, journaliste va tout faire pour comprendre se qui se passe dans et autour de la demeure de la Rock star.

Le rythme donné au récit par Olivier est lent et hypnotique… Il distille petit à petit les secrets qui font de ce roman un grand livre…
Sexe, drogues et Rock n’ Roll !
Bienvenus à Lost Lakes

Beaucoup d’émotions ressenties le long de ma lecture.
Merci Olivier pour cet excellent livre.

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Extraits :

« Quand je tiens compagnie aux livres, je ne m’ennuie jamais. Un jour, Spencer m’a donné un exemplaire corné de Tom Sawyer, et m’a dit qu’ “il n’y a rien de plus triste qu’un livre qu’on oublie. Un bouquin, à chaque fois qu’on le lit, on lui redonne un peu vie”. »
…/…
« L’homme, méthodiquement, retire le silencieux de son pistolet et range son arme dans son holster. Il prend son temps. Il aime ça. Enfin, il s’allume une cigarette et s’éloigne comme si de rien n’était.
Je remarque l’allumette qu’il a laissée choir au sol, qui se consume lentement, à quelques centimètres de ma tête. À petit feu… comme la vie qui m’abandonne.
J’ai de plus en plus de mal à respirer. »

 

 

Olivier Bal a été journaliste pendant une quinzaine d’années. Après avoir travaillé dans différents titres de la presse généraliste et culturelle, et fréquemment voyagé pour ses reportages, il a animé un événement culturel emblématique : les Masterclass à la Cité des sciences et de l’industrie de Paris.
Aujourd’hui, Olivier Bal se consacre pleinement à l’écriture.
Les Limbes, un thriller fantastique, est son premier roman. Best-seller de l’auto-édition, Les Limbes a d’abord conquis des dizaines de milliers de lecteurs avant d’être édité en mars 2018. Le cycle des Limbes s’est achevé en 2019 avec le deuxième opus, Le Maître des Limbes.
En 2020, Olivier Bal sort un nouveau thriller aux éditions XO, L’affaire Clara Miller, qui entraîne le lecteur dans les ombres de la célébrité.
Les Limbes a reçu le Prix Méditerranée Polar 2018 du Premier Roman et Le Maître des Limbes, le prix Géants du Polar 2019.

Pour suivre l’actualité d’Olivier Bal :
– Sur Facebook : http://www.facebook.com/OlivierBalAuteur
– Sur Twitter : @Olivier_Bal
– Sur Instagram : @olivier_bal_auteur

Drame, Thriller psychologique

L’Innocence des bourreaux

de Barbara Abel
Poche – 13 octobre 2016
Éditeur : Pocket

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Dans une supérette de quartier, quelques clients font leurs courses, un jour comme tant d’autres. Parmi eux une jeune mère qui a laissé son fils de 3 ans seul à la maison devant un dessin animé, un couple adultère, une vieille dame et son aide familiale, un caissier qui attend de savoir s’il va être papa, une mère en conflit avec son adolescent… Des gens normaux, sans histoire, ou presque. Et puis un junkie qui, en manque, pousse la porte du magasin, armé et cagoulé pour voler quelques dizaines d’euros. Mais quand le braquage tourne mal, la vie de ces hommes et femmes sans histoire bascule dans l’horreur.
Dès lors, entre victimes et bourreaux, la frontière devient mince. Si mince…

« On pénètre dans un huis clos, mais on traverse un roman choral sur les tourments qui rongent les existences ordinaires de ces personnages. » Le Point

« Une tension psychologique qui grimpe jusqu’à son paroxysme, c’est notre quotidien qui devient glaçant. » LiRE

 

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Bonjour à toutes et à tous,

Un thriller époustouflant et addictif !
Difficile de lâcher le livre avant la fin.
L’écriture de Barbara Abel est incisive, agréable et décrit les scènes avec beaucoup de réalisme. À ce jour j’ai vraiment aimé tous ses romans. Elle arrive à chaque fois à se renouveler et à me surprendre…

Joachim Fallet, jeune drogué est en manque.
Il a beau regarder dans toutes ses “planques”… Il n’a plus un sou !
Il décide de braquer une supérette de quartier.

Dès les premiers chapitres, on fait connaissance avec tous les personnages.
Très vite on comprendra les failles et les faiblesse de certains. Mais cela n’a gâché en rien mon plaisir de lecture au contraire. Le braquage va évidemment révéler les personnalités de chacun. Ils devront faire au mieux dans cette situation déjà bien compliquée.

Une histoire captivante où tous les “acteurs” se retrouvent catapultés dans l’horreur, là, où personne ne sortira indemne…

Beaucoup de suspense !

Merci Barbara

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Extraits :

« Il était grand et solide, il avait cette épaisseur qui rend tout concret, les mots, les gestes, les intentions. Il était de ceux qui déplacent le monde dans leur sillage. Le corps d’aplomb, l’esprit en apesanteur. Aujourd’hui, Théo ne voit plus qu’un vieillard sinon chétif, du moins flétri, comme fané, tristement défraîchi. Les traits en ruine. L’organisme en jachère, l’âme en surpoids. À peine l’ombre de celui qu’il a été. »
…/…
« Aujourd’hui, il a tout perdu.
Ou plutôt, aujourd’hui, il n’a plus rien à perdre.
Alors il prend la décision qui s’impose. La dernière chance qui s’offre à lui, pour ne pas mourir seul, comme une merde. Comme un chien. Le fric, il va le prendre là où il se trouve. Par la force. Il a demandé gentiment, ça n’a servi à rien. Personne ne l’a écouté, personne ne l’a entendu. Alors il va demander méchamment. Il va exiger. Il va ordonner. En criant très fort, pour être sûr qu’on l’entende, qu’on l’écoute. Il va menacer. Et il va se servir. Fini d’être la victime. Il va devenir bourreau, celui qui commande, celui que l’on craint. »

 

 

Née en 1969, Barbara Abel vit à Bruxelles, où elle se consacre à l’écriture. Pour son premier roman, L’Instinct maternel (Le Masque, 2002), elle a reçu le prix du Roman policier du festival de Cognac en 2002. Aujourd’hui, ses livres sont adaptés à la télévision, au cinéma, et traduits dans plusieurs langues. Après L’Innocence des bourreaux (Belfond, 2015) et Je sais pas (Belfond, 2016), Je t’aime est son douzième roman.

Émotion, Drame, Historique

La prisonnière de la mer

de Élisa Sebbel
Broché – 30 janvier 2019
Éditeur : Fayard/Mazarine

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1809. Les guerres napoléoniennes font rage. Alors qu’ils croyaient être rapatriés en France, 5000 prisonniers se retrouvent captifs sur l’îlot de Cabrera, dans les Baléares. Pour survivre, un maigre filet d’eau douce, des rations insuffisantes, des abris précaires qu’il leur faut bâtir eux-mêmes. 21 femmes les accompagnent, parmi lesquelles Héloïse, vivandière de 18 ans dont le mari a succombé en mer, emportant avec lui l’insouciance et la légèreté de la jeune femme.
Si la guerre avait déjà meurtri les hommes, le désespoir leur fait bientôt perdre la raison. Par chance, Henri, chirurgien de l’armée, se prend d’affection pour Héloïse. Entre privations, épidémies et tempêtes, les morts s’accumulent, l’espoir s’amenuise, et Héloïse ne songe qu’à se libérer enfin de cet enfer – jusqu’à ce nouvel arrivage de prisonniers et de Louis qui fait tout chavirer.
À force de ténacité, la jeune femme parviendra-t-elle à se sauver ? Car si l’amour est une captivité volontaire, la mer l’a déjà faite prisonnière…

 

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Bonjour à toutes et à tous,

2021 commence avec une très belle surprise…
Un très joli premier roman d’Elisa Sebbel, qui est arrivé dans ma boite aux lettres, sans aucune indication sur l’expéditeur !
Alors un grand merci à toi, qui peut-être lira ses mots…

Le livre raconte un épisode de l’Histoire que j’ignorai, et qui m’a énormément intéressé. Le destin et la vie quotidienne de 5000 hommes et 21 femmes, capturés par les Espagnols après la défaite des armées napoléoniennes à Baylen, puis presque abandonnés à leur sort, sur l’îlot désert de Cabrera, dans l’archipel des Baléares, de 1809 à 1814. Beaucoup périront dans ce qui peut être considéré comme l’un des premiers camps de concentration de l’histoire.

C’est très poignant et bien rendu, j’avais l’impression d’y être.
Mais c’est surtout l’écriture qui est incroyable. Belle, fluide, un style littéraire juste et équilibré, alternant avec des dialogues aérés, un vrai plaisir. Il y a une aisance déjà très bien maîtrisée pour un premier roman.

Dès les premières lignes, à travers le récit écrit à la première personne, j’étais “Héloïse”.
Femme forte, sensible, émouvante. Elle attire les gens, les confidences. Elle invite à la protection. Les choix qu’elle est obligée de prendre tout au long du récit sont difficiles et douloureux entre passion et raison. Très vite au milieu de tous ces hommes, elle subira le pire, puis la faim, la soif, un climat rugueux qui oscille entre froid, humidité et chaleur extrême… Tous les moyens seront bons pour subsister.
Mais je ne vous dirai rien de plus, pour ne pas trahir Élisa…

Un premier roman que je conseille vivement !
Gracias Élisa, por esta historia muy bonita y muy triste… ¡Me permitió viajar en el tiempo y en el espacio!

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Extraits :

« Pour la première fois depuis des mois, je respirai à pleins poumons et fermai les yeux un instant. Le sable doux glissait sous mes pieds, l’eau fraîche et vive me ramenait à la vie. Sur la plage, les soldats étaient ivres d’air frais et d’espace. Certains s’allongeaient, voulant ressentir ce sol ferme sous leur corps tout entier. D’autres couraient, sautaient, s’embrassaient. Fous de vie, fous d’espoir, fous de terre. Les officiers laissèrent leurs hommes s’abandonner à cette liesse soudaine. Ils se faisaient peu d’illusions, mais à quoi bon leur refuser ce petit moment de bonheur ? »

« Quand Rose me raconta tout cela, j’éclatai en sanglots que rien ne pouvait arrêter. Des pleurs de tristesse, mais surtout de colère, et de désespoir. Pourquoi ce Dieu et cette Sainte Vierge qu’elle priait tant avaient-ils permis cela ? En quoi étaient-ils bon ? Existaient-ils seulement ? Qu’avait fait mon amie pour mériter une mort pareille, elle, si généreuse ? Jean-Baptiste hurlait de faim et je ne pouvais pas supporter ses cris. Il fallait trouver une solution.»

 

 

Docteur en littérature française, Elisa Sebbel enseigne dans une université espagnole et vit à Majorque. Découvert dans le cadre du Mazarine Book Day 2018, pour lequel il a reçu la « mention spéciale du jury », son premier roman, La Prisonnière de la mer, dévoile un drame oublié de notre histoire.

Émotion, Drame, Roman

Alabama

de Alexis Arend
Broché – 19 août 2020
Éditeur : Independently published

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« Que Dieu me pardonne, je détestais l’Alabama. Je le haïssais !
L’Alabama était le pays où toute la misère du monde avait choisi d’élire domicile. C’était le pays où se donnaient rendez-vous toutes les haines, toutes les iniquités, toutes les bassesses humaines. Aucune région du globe ne mettait un tel point d’honneur à annihiler la vie d’un homme, à le rabaisser, à lui faire courber l’échine jusqu’à le contraindre à ramper à terre, éreinté, vaincu.
Et, pour tous ceux dont le malheur était de ne pas avoir la peau claire, l’Alabama était tout cela aussi, en pire. Pour eux, il déployait tout son ignoble talent, il déchaînait toute sa noirceur contenue, toute sa dureté réfrénée. Oh oui ! Pour eux, l’Alabama se surpassait.
« Il n’y a rien de pire au monde, ni de plus éprouvant pour un homme, que d’être pauvre. Excepté le fait d’être un nègre, naturellement », disait mon père.
Ô combien il avait raison ! »

Trent P. Chestwood

 

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Bonjour à toutes et à tous,

Je viens de tourner ma dernière page…
C’est complètement bouleversé que je termine ce superbe roman, le cœur vidé et pourtant rempli de belles images, les yeux pleins de larmes ruisselantes le long de mes joues…

J’avais adoré “Perdition” il y a un peu plus d’un an.
Il y a quelques jours le nouveau Alexis Arend : Alabama, est arrivé dans ma boîte aux lettres.

Dès que j’ai ouvert le livre, j’ai directement été plongé dans une ferme en Alabama où, un père vit seul avec son fils. Il a perdu sa femme et son ainé, suite à la fièvre qui a frappé la région en 1954. La vie est rude, les corvées nombreuses, pas le temps de se reposer. L’esclavagisme a été aboli, pourtant la ségrégation raciale reste la normalité dans cette partie des États-Unis, pendant les années 60.

Il n’y a pas vraiment de grandes surprises dans la thématique du récit.
Une famille de “Noirs” très pauvre, les Coleman, qui travaillent pour les Peterson…
Le Héros, Trent, un jeune Blanc sachant à peine lire et écrire, face à Toby, un Noir plus instruit qui aime s’évader à travers les livres, qui va même lui apprendre à lire, scellant ainsi une très belle amitié…
Une jeune fille Blanche qui tombe amoureuse d’un jeune Noir…
Et bien sûr, le Ku Klux Klan !

Là, où Alexis est vraiment très fort, c’est à sa façon de nous raconter son histoire qui va me passionner dès les premières lignes. Mélange d’Histoire et de poésie, servie par une écriture très fluide dont le ton change en fonction des intervenants. Une lecture très visuelle également, j’ai voyagé en Alabama, j’étais dans cette ferme avec tous ses personnages, sous la chaleur écrasante. Mais attention, c’est une histoire terrible, et on ne peut ressortir indemne d’un tel récit.

Grace à ses personnages terriblement émouvants, la plume de l’auteur a touché quelque chose en moi. À sa façon, Alexis cherche à immerger ses lecteurs véritablement au cœur de son roman, et ce n’est vraiment pas pour me déplaire… Même si mon cœur était triste à la lecture des derniers mots d’Alabama.

Comme pour Perdition,
Je m’incline humblement devant cette lecture.
Devant ce livre qui m’a fait sourire et pleurer…
Devant cette histoire qui m’a tant émue…
Devant ce texte qui après lecture m’a enrichit le cœur et l’esprit…

Livre à lire absolument !
Gros coup de cœur de cette fin d’année.

Merci Alexis.

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Extraits :

« Tu vois, quand je me plonge dans un roman, c’est un autre monde qui s’ouvre devant moi, je suis ailleurs, je vis d’autres vies, je découvre d’autres endroits, je rencontre d’autres personnes. Je les côtoie dans ma tête, guidé par tous ces mots et toutes ces phrases qui s’alignent et me racontent quelque chose. »

« – P’pa… est-ce que les livres sont une mauvaise chose, d’après toi ?
– une mauvaise chose, non, maugréa-t-il en rompant son morceau de pain. En tout cas, la plupart du temps, même si certains d’entre eux peuvent être subversif. Mais une chose futile, oui, certainement. Ils encombrent inutilement l’esprit, les remplissent de fadaises absurdes, inventées de toutes pièces par des tire-au-flanc qui non rien de mieux à faire de leurs journées que de paresser le cul sur une chaise à noircir bêtement du papier. Ils sont une pure perte de temps pour tout esprit sain, tout travailleurs de la terre comme toi et moi. Seule la sainte Bible, bien évidemment, mérite de faire partie de ce que doit posséder un homme dans sa vie. Le reste n’est que bon à jeter. Souviens-toi toujours de ça. »

 

 

Ancien ingénieur, Alexis Arend s’est aujourd’hui tourné vers sa vraie passion : l’écriture. Une passion qui l’habite depuis ses douze ans. Ses romans sont de véritables récits de voyage aux portes de l’étrange, dans lesquels transparaît toujours une très grande humanité, et où l’on y découvre en permanence ce fragile équilibre entre Bien et Mal.
Féru d’auteurs comme John Steinbeck ou Stephen King, mais également Bernard Clavel ou encore Émile Zola, c’est un fou de mots et d’images, un passionné d’Histoire et d’histoires, qui aime tout particulièrement voyager au travers de beaux récits.

N’hésitez pas à le contacter à cette adresse :
alexisarendpro@outlook.fr

ou sur son blog :
https://alexisarend.com/

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J’ai fait un rêve, qu’un jour, cette nation se lèvera et vivra la vraie signification de sa croyance : « Nous tenons ces vérités comme évidentes : que tous les hommes naissent égaux. »
J’ai fait un rêve, qu’un jour, sur les collines de terre rouge de la Géorgie, les fils des anciens esclaves et les fils des anciens propriétaires d’esclaves pourront s’asseoir ensemble à la table de la fraternité.
J’ai fait un rêve, qu’un jour même l’état du Mississippi, un désert étouffant d’injustice et d’oppression, sera transformé en un oasis de liberté et de justice.
J’ai fait un rêve, que mes quatre enfants habiteront un jour une nation où ils ne seront pas jugés sur la couleur de leur peau, mais sur leur comportement.
J’ai fait un rêve aujourd’hui.
J’ai fait un rêve, qu’un jour l’état de l’Alabama, dont le gouverneur actuel n’a à la bouche que les mots d’interposition et d’invalidation, sera transformé en un endroit où les petits garçons et les petites filles noirs pourront prendre la main des petits garçons et des petites filles blancs et marcher ensemble comme frères et sœurs.
J’ai fait un rêve aujourd’hui.

Extrait du discours de Martin Luther King, le 28 aout 1963

Émotion, Drame, Histoire, Roman

Le Bal des folles

de Victoria Mas
Broché – 21 août 2019
Éditeur : Albin Michel

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Chaque année, à la mi-carême, se tient un très étrange Bal des Folles. Le temps d’une soirée, le Tout-Paris s’encanaille sur des airs de valse et de polka en compagnie de femmes déguisées en colombines, gitanes, zouaves et autres mousquetaires. Réparti sur deux salles – d’un côté les idiotes et les épileptiques ; de l’autre les hystériques, les folles et les maniaques – ce bal est en réalité l’une des dernières expérimentations de Charcot, désireux de faire des malades de la Salpêtrière des femmes comme les autres. Parmi elles, Eugénie, Louise et Geneviève, dont Victoria Mas retrace le parcours heurté, dans ce premier roman qui met à nu la condition féminine au XIXe siècle.

Prix Renaudot des Lycéens 2019.

Sélection Les 30 meilleurs livres de l’année 2019 du magazine Le Point.

Sélection Les 100 livres de l’année 2019 du magazine Lire.

 

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Bonjour à toutes et à tous,

Nous sommes à hôpital de La Pitié-Salpétrière, à la fin du XIXe siècle, à une époque où les femmes ne sont qu’une décoration sur le bras d’un homme.
Plusieurs femmes sont enfermées dans cet hôpital qui rendrait folle n’importe quelle femme saine d’esprit. Il est dangereux d’être “différente”.
Victimes d’un traumatisme enfant, victimes de visions et de voix, pour peu qu’elles ne rentrent pas dans le contrat normalisé des leurs, elles sont envoyées à la Salpêtrière, sous le commandement du docteur Charcot, grand précepteur des maladies neurologiques.

Que de violence dans cette société du XIXe siècle, à l’égard des femmes. Eugénie Clery, jeune fille bourgeoise, éprise de liberté, a un don, elle voit et entend les morts. Elle se confie à sa grand-mère, quelle erreur… En quelques heures, Eugénie est rayée de la vie de sa famille et jetée aux oubliettes sans que plus personne ne se préoccupe de son sort.
Le père d’Eugénie en toute hypocrisie, va proposer une promenade à sa fille… vers cet hôpital psychiatrique, La Pitié-Salpétrière.

Les bourgeois viennent, comme s’il se rendaient au cirque, se faire peur devant les crises d’épilepsie de certaines patientes… Crises provoquées par Charcot lui-même… devant un public béat par ses miracles. Geneviève y soigne ces « malades mentaux”. Elle se rendra vite compte qu’Eugènie n’est nullement folle et décide de l’aider.

Un très bon roman, que je n’ai pas lâché jusqu’à la fin. Le style d’écriture de Victoria est presque poétique, malgré la peinture sordide de cette époque et particulièrement de cet établissement. Les conditions d’accueil et de « soin » des patientes, les salles communes, les chambres d’isolement… Des dizaines de femmes dormant dans une même pièce, attendant que la journée se passe… Seulement des femmes… Pas toutes folles, loin de là.
Il est si facile à l’époque pour un homme de faire interner son épouse ou sa fille !

Heureusement, le Bal des folles approche. Un bal que le Tout Paris bourgeois attends…
Une préparation qui va occuper ces femmes désœuvrées.
C’est si amusant d’y participer, d’approcher pour un soir ces folles qui ont choisi leur belle robe, si amusant de faire partie de cette élite parisienne, si amusant d’y être vu.

Le sujet du livre est basé sur des événements réels. Cet hôpital est à la fois un hôpital et une prison.

Tout le long de ma lecture, j’ai vraiment eu l’impression de vivre dans le passé, ou plutôt d’avoir pu voir à travers une petite fenêtre sur le passé, la vie de ces femmes confrontées à beaucoup de souffrance et de douleur.

Le bal des folles est un très bon roman, où Victoria Mas donne la voix a trois femmes fortes, alliant l’histoire de la psychiatrie à une réflexion profonde sur la condition des femmes déplorable à cette époque, et parfois encore aujourd’hui…

À découvrir…

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Extrait :

« En dehors des murs de la Salpêtrière, dans les salons et les cafés, on imagine ce à quoi peut bien ressembler le service de Charcot, dit le « service des hystériques ». On se représente des femmes nues qui courent dans les couloirs, se cognent le front contre le carrelage, écartent les jambes pour accueillir un amant imaginaire, hurlent à gorge déployée de l’aube au coucher. On décrit des corps de folles entrant en convulsion sous des draps blancs, des mines grimaçantes sous des cheveux hirsutes, des visages de vieilles femmes, de femmes obèses, de femmes laides, des femmes qu’on fait bien de maintenir à l’écart, même si on ne saurait dire pour quelle raison exactement, celles-ci n’ayant commis ni offense ni crime. Pour ces gens que la moindre excentricité affole, qu’ils soient bourgeois ou prolétaires, songer à ces aliénées excite leur désir et alimente leurs craintes. Les folles les fascinent et leur font horreur. Leur déception serait certaine s’ils venaient faire un tour dans le service en cette fin de matinée. »

 

 

Victoria Mas, née en 1987 au Chesnay dans les Yvelines, est une écrivaine française.
Elle est la fille de la chanteuse Jeanne Mas.

Elle a travaillé dans le cinéma comme assistante de production, scripte et photographe de plateau.

Elle étudie le cinéma et la littérature anglo-américaine aux Etats-Unis où elle a vécu 8 ans.
Elle y publie en 2014 un ouvrage dédié à la cuisine française, véritable guide pour les américains désireux de se familiariser avec les us et coutumes gastronomiques en vue d’un séjour en France : “The Farm to Table French Phrasebook: Master the Culture, Language and Savoir Faire of French Cuisine”.

De retour en France, elle obtient un master en littérature à la Sorbonne.

“Le bal des folles” (Albin Michel, 2019), son premier roman, a figuré dans la première sélection du prix Stanislas qui récompense chaque année un primo-romancier de la rentrée littéraire. Il a été récompensé, par l’obtention, du prix Renaudot des lycéens. Le roman a pour cadre l’hôpital de la Salpêtrière à la fin du XIXe siècle et les recherches du docteur Charcot sur l’hystérie et l’hypnose auprès de femmes internées. Pour Jérôme Garcin de L’Obs, « Dans une prose limpide, légère comme un pastel […] la jeune romancière stigmatise le machisme triomphant et fait entendre, bouleversante, la voix de celles qu’on a muselées, étouffées, hypnotisées ». Le roman va être adapté au cinéma par la réalisatrice Mélanie Laurent.

Émotion, Drame, Roman

Les Secrets

Amelie Antoine
Poche – 6 mars 2019
Éditeur : Le Livre de Poche

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Vous l’aimez plus que tout au monde.
Vous lui faites aveuglément confiance.
Vous ne rêvez que d’une chose : fonder une famille ensemble.
Mais rien ne se passe comme prévu.

Et si le mensonge, parfois, était une ultime preuve d’amour ?
Une histoire racontée à rebours, car c’est en démêlant les fils du passé qu’on peut comprendre le présent.

Une nouvelle reine du thriller qui embarque le lecteur dans un univers trouble et amer. Plume haletante, dialogues vifs et efficaces… Du grand art.

Adeline Fleury, Le Parisien Week-end

 

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Bonjour à toutes et à tous…

Suite à ma dernière lecture, “Le jour où” d’Amélie Antoine, je suis tombé en panne de lecture et ce, durant quelques jours…
J’étais tellement imprégné de ce récit qui m’avait bouleversé que je ne savais plus quoi lire !

Tuons le mal par le mal, j’ai donc enchaîné sur un autre roman d’Amélie.

“Les secrets”.
Je ne savais pas du tout à quoi m’en tenir, mais dès le début j’ai reconnu le style incisif de son écriture, avec un challenge supplémentaire. L’histoire est écrite à l’envers !
Quand je dis “à l’envers”, vous ne serez pas obligé de vous contorsionner dans tous les sens pour le lire !
Pas besoin de miroirs non plus !
Amélie remonte tout “simplement” le temps, et dans les chapitres et dans le récit, mêlant flashback et présent. Elle nous entraîne dans une grande spirale intenable où chaque petit détail a une réelle importance. C’est une superbe idée, parfaitement maîtrisée… Cela m’a obligé à une lecture très différente de d’habitude, beaucoup plus lente. Le récit commence dans le présent et remonte ainsi jusqu’à six ans auparavant.

Mais attention, vos nerfs seront mis à rude épreuve !

Mathilde, est une trentenaire mariée depuis plus de dix ans à Adrien. Ils ont tout pour être heureux. Mais il manque l’élément essentiel dans leur vie de couple… un enfant.
Tomber enceinte va devenir l’obsession de Mathilde, une obsession telle qu’elle occupera toutes ses pensées jours et nuits.
Et puis, il y a Élodie, la maman de Jeanne… Jeanne qui voudrait simplement connaître son papa, Yascha, complètement démissionnaire.

WAOUH !
C’est un roman, qui encore une fois, prend aux tripes. Malgré le fait que je ne soit pas une femme (si, si je vous assure !) c’est avec émotion que j’ai partagé les problèmes de nos héros qui vont se croiser, s’entremêler dans la vie sans même s’en rendre compte.
C’est un roman qui parle de situations très réelles pour certain(e)s d’entre nous, et qui m’a touché dès les premiers lignes.

Jusqu’où sommes nous capable d’aller par amour ?

Une histoire très originale et attachante à côté de laquelle il serait dommage de passer sans s’arrêter.

Merci Amélie…

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Extraits :

« Comment croire, comment accepter que son ventre se soit tout à coup transformé en cercueil ? Le cœur au bord des lèvres, elle voudrait que tout soit déjà derrière eux, que ce bébé mort avant d’être né ne soit plus en elle, que quelqu’un vienne maintenant et l’extirpe de son corps. C’est une sensation tellement incontrôlable, tellement intense, tellement honteuse qu’elle sait, au moment même où elle est saisie de dégoût et d’effroi, qu’elle ne pourra jamais en parler à personne.
Cet instant précis où l’enfant qu’elle abritait dans son ventre et qu’elle n’a pas su protéger s’est transformé en déchet à évacuer et à oublier. »

…/…

« Peut-être parce que le chagrin est quelque chose d’extrêmement personnel, même quand on affronte ensemble la même épreuve. »

 

Amélie Antoine est née en 1984, ce qui en fait encore d’elle, d’après son éditeur, une « jeune trentenaire ». Elle vit à Lille avec sa famille.

Après un récit autobiographique, Combien de temps, publié en 2011, elle se lance dans la fiction et publie en mars 2015 son premier roman Fidèle au poste. Ce texte connaît très vite un vif succès, et parvient à séduire plus de 25 000 lecteurs en autoédition, avant d’être repéré par les éditions Michel Lafon et de sortir en librairie en mars 2016, puis dans les pays anglophones en août 2016. Depuis, ce sont plus de 250 000 lecteurs qui ont été conquis par ce thriller psychologique ! Une adaptation au cinéma est en cours de réalisation.

Son deuxième roman, Au nom de quoi, sort en 2016. Par obligation éditoriale, il est dans un premier temps publié sous le pseudonyme de Dorian Meune. Ce texte revient, par le biais de la fiction, sur la soirée du 13 novembre 2015 au Bataclan.

Sorti en 2017 en librairie, son troisième roman, Quand on n’a que l’humour…, retrace la carrière d’un humoriste au sommet de la gloire, un homme brisé qui cherche à tout prix à renouer avec son fils duquel il s’est éloigné au fil des années.

En novembre 2017, c’est un projet atypique de deux romans noirs qu’elle publie avec Solène Bakowski : Avec elle / Sans elle.

« Raisons obscures » (2019) est son sixième roman, il est publié chez XO éditions.

son site : http://www.amelie-antoine.com
page Facebook : https://www.facebook.com/AmelieAtn/

Émotion, Drame

Le jour où

Bandeau_Amélie

Le jour où
Amelie Antoine
Broché – 3 septembre 2020
Éditeur : XO Éditions

Printemps 2019, un cimetière parisien.
Rebecca a pris l’habitude de venir fleurir des tombes à l’abandon.
Benjamin, lui, vient assister à l’enterrement d’un inconnu.
Quand le hasard les met sur la route l’un de l’autre, le rapprochement se fait avec douceur et prudence, chacun prisonnier de sa propre souffrance.
Les secrets du passé sont parfois lourds à dévoiler, et ceux de Rebecca font osciller Benjamin entre amour fou et inquiétude sourde.
Et comment séduire une femme alors que l’on porte en soi une lourde culpabilité ?

Ces deux écorchés vifs vont pourtant apprendre à s’apprivoiser, à baisser les armes, laissant de côté l’ombre pour la lumière…

Un roman bouleversant, une plume hypnotisante

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Bonjour à toutes et à tous.

“Le jour où” est un roman à la fois triste et tendre, une histoire de peines, d’amours, de déceptions et d’espoirs…
Un roman qui aborde un sujet douloureux… Une histoire de la vie !

Quelle superbe lecture !
Amélie Antoine par sa plume, avec énormément de sensibilité, m’a mené dans les profondeurs de l’âme humaine. Sa délicatesse m’a touchée directement au cœur. Un roman que je n’ai pas pu lâcher, j’ai eu l’impression de le vivre… il y a certains romans qui me font cela. Ils me touchent au plus profond de mon être… Mais, celui-ci a en plus, la particularité d’avoir certaines résonances par rapport à mon propre vécu.

Je voudrais tellement pouvoir vous en dire plus, afin que vous alliez très vite chez votre libraire…

Comment vous amener à Amélie ?

Vous dire que je suis complètement bouleversé par cette histoire.
Qu’il m’a fallu pour la première fois, quelques jours avant d’écrire mon “Ressenti” !
Que c’est encore tout ému par son récit que je vous livre ces quelques mots.
De la même façon, je n’ai pu enchaîner aucune lecture depuis, comme j’ai pourtant l’habitude de le faire…
Alors, j’ai relu, et “re-relu“, comme ça, au hasard plusieurs chapitres !
J’en ai eu besoin. Le besoin de rester encore quelques heures avec Benjamin, avec Rebecca !

56 chapitres envoutants qui commencent et finissent le 7 mars, jours de mon anniversaire…

L’écriture bienveillante d’Amélie donne un réalisme tellement troublant à son récit que je me le suis complètement approprié. J’étais à la fois Benjamin et Rebecca. Deux écorchés de l’existence, deux êtres en souffrance qui ne s’imaginent pas pouvoir renaître de leurs cendres. Plusieurs fois les larmes me sont montées aux yeux.

Amélie alterne son récit entre le passé et le présent, chaque chapitre est rythmé autour d’un “le jour où” ou d’un “le jour d’après”.
Mais “le jour où” quoi ?
Et “le jour d’après” quoi ?

Le vécu de Benjamin est dur, très dur à accepter, et la culpabilité va très vite l’empêcher de vivre sa vie, son quotidien.
Rebecca, elle, a vécu et vit l’innommable, le pire que l’on puisse imaginer… Ils se rencontreront dans un lieu inattendu et pourtant très significatif, un cimetière parisien. Dans ce contexte très sombre et moralement éprouvant, ces deux êtres ayant perdu “leur vie” vont se porter l’un l’autre, afin d’essayer de revenir parmi “les vivants”.

Une lecture saisissante…
Ce livre ne pourra que vous toucher, car malgré tout ce que vivront nos héros, il y a toujours une petite lueur au bout, tout au bout du tunnel, à laquelle s’accrocher…

Je ne peux que vous recommander vivement, ce magnifique roman !

Gros, gros coup de cœur…
(et ce, malgré le fait que Louis disparaisse soudainement du roman…)

Un Grand Merci Amélie…

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Extraits :

« On devrait toujours faire les choses au moment où l’on a envie de les faire, sans tergiverser, sans vouloir être raisonnable, sans remettre à plus tard. Parce qu’on ne sait jamais s’il y aura un « plus tard », en réalité. Et il suffit d’un minuscule grain de sable pour que le « plus tard » se transforme en « trop tard », pour que l’espoir se métamorphose en regrets. La pire erreur que l’on puisse faire, dans la vie, c’est d’être raisonnable. De temporiser, de douter, d’attendre. Au lieu de se contenter de vivre. »

…/…

« Depuis l’accident, Benjamin se reconnaît de moins en moins. C’est comme si tout le terrorisait. Jour après jour, il a l’étrange sentiment que son espace se réduit comme peau de chagrin : il ne se sent à peu près bien que chez lui, comme si son appartement était le seul endroit où il soit à l’abri. À l’abri de quoi ? Il ne saurait pas vraiment le dire. D’une énième crise d’angoisse, sans doute. Chaque fois qu’il doit sortir, pour aller faire quelques courses par exemple, il a cette sensation de poids qui lui comprime la cage thoracique, qui lui noue l’estomac. Cette impression qu’un danger est imminent, qu’une catastrophe va se produire, là, juste devant ses yeux, et qui ne pourra rien faire pour l’éviter. »

 

 

Amélie Antoine est née en 1984, ce qui en fait encore d’elle, d’après son éditeur, une « jeune trentenaire ». Elle vit à Lille avec sa famille.

Après un récit autobiographique, Combien de temps, publié en 2011, elle se lance dans la fiction et publie en mars 2015 son premier roman Fidèle au poste. Ce texte connaît très vite un vif succès, et parvient à séduire plus de 25 000 lecteurs en autoédition, avant d’être repéré par les éditions Michel Lafon et de sortir en librairie en mars 2016, puis dans les pays anglophones en août 2016. Depuis, ce sont plus de 250 000 lecteurs qui ont été conquis par ce thriller psychologique ! Une adaptation au cinéma est en cours de réalisation.

Son deuxième roman, Au nom de quoi, sort en 2016. Par obligation éditoriale, il est dans un premier temps publié sous le pseudonyme de Dorian Meune. Ce texte revient, par le biais de la fiction, sur la soirée du 13 novembre 2015 au Bataclan.

Sorti en 2017 en librairie, son troisième roman, Quand on n’a que l’humour…, retrace la carrière d’un humoriste au sommet de la gloire, un homme brisé qui cherche à tout prix à renouer avec son fils duquel il s’est éloigné au fil des années.

En novembre 2017, c’est un projet atypique de deux romans noirs qu’elle publie avec Solène Bakowski : Avec elle / Sans elle.

“Raisons obscures” (2019) est son sixième roman, il est publié chez XO éditions.

son site : http://www.amelie-antoine.com
page Facebook : https://www.facebook.com/AmelieAtn/