Noir, Thriller psychologique

Benzos de Noël Boudou

Benzos
de Noël Boudou (Auteur)
Poche – 14 novembre 2019
Éditeur : Taurnada Editions

Vous est-il déjà arrivé de vous réveiller avec cette sensation de déjà-vu ? Sauriez-vous faire la différence entre le vrai et le faux ? Avez-vous une confiance absolue en vos proches ? Nick semble mener une vie tranquille, entouré de sa femme et de ses voisins. Pourtant, le jour où des amis de longue date arrivent, son existence tout entière va basculer dans l’étrange et l’impensable. Réalité ? Psychose ? Quelle preuve avez-vous finalement de votre réalité ?

2019_047_Noël Boudou - Benzos

 

Bonjour à toutes et à tous…

Avant tout, un grand merci à Joël de Taurnada qui m’a permis de découvrir un nouvel auteur Français !

Voici un court roman (lu d’une traite) qui à le mérite d’être direct.
Les idées, les phrases, les chapitres même, Noël Boudou opte pour un style sans fioritures ni blabla. Cela va directement, là où ça fait mal !
l’intensité est présente de la première à la dernière page. Je suis comme tombé dans un trou noir ! Entre réel et imaginaire, on se perd vite dans le jeu de l’auteur.
Alors, avec Nick j’ai essayé de me raccrocher à ce scénario complètement dingue.
Nick est au bord du gouffre, accro aux médicaments et à l’alcool, il est en pleine incompréhension. Sa femme, ses amis, ses voisins… Qui est qui ?
Les journées ont perdue leurs linéarités. On passe du matin au soir en un clin d’œil. Le lundi suit le mercredi, zapant le jeudi et recommançant sans cesse. Nick s’endort dans un hôtel pour se réveiller dans son lit, chez lui… Mais quel jour sommes nous ???

Est-on dans la réalité, dans un cauchemar ?

En nous faisant vivre son intrigue à la première personne du singulier, j’ai eu l’impression d’être dans la tête de Nick qui continue à prendre de nombreux médicaments couplés avec de l’alcool. Fantasmes, violences, sexe, envie de meurtres…
Ce qui se passe dans le subconscient de Nick n’a plus aucunes limites !

Bref un vrai bon thriller psychologique !
À consommer sans modération…

PS. La très belle couverture reflète très bien à elle seule l’état d’esprit de souffrance de Nick !

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Extraits :

« Je sors sur la terrasse, même en pleine nuit la chaleur reste écrasante. On ne devrait pas tarder à parler de canicule. La nature a le sens du partage, elle tue été comme hiver. Pas de quartier. À l’image des dieux créés par l’homme. Prônant le pardon tout en massacrant des foules à tour de bras avec une imagination immense. La Bible et la mythologie grecque sont plus violentes que le dernier Tarantino. Et mes pensées sont de plus en plus morbides. Je me gave tout seul. Je me saoule, dans tous les sens du terme. Un verre de plus.
Après mes amis et ma pendule, c’est mon téléphone qui se met à se foutre de moi, non, il sonne. Là-bas sur le canapé. Si loin. Je me précipite mais Jack et Daniel se mettent en travers de mon chemin et je m’écroule sur le carrelage, tête la première, je ne suis plus à une bosse près. »

 

 

Noël Boudou, né à Toulouse en 1974, travaille auprès de personnes âgées et vit aujourd’hui près de Cahors. Depuis l’âge de 16 ans, chanteur dans divers groupes allant du hard-rock au death metal, écrire ses textes de chansons lui donne un jour l’envie de s’essayer à raconter des histoires. Fan de Jim Thompson, Joe R. Lansdale et David Peace, c’est tout naturellement qu’il se tourne vers le roman noir. Son premier livre, « Elijah » (Flamant Noir), remporte le prix du Roman Noir 2017 lors du Festival de Cognac.

Noir, Polar, Thriller

Le Cri de Nicolas Beuglet

Le Cri
Nicolas Beuglet (Auteur)
Poche – 11 janvier 2018
Éditeur : Pocket
À quelques kilomètres d’Oslo, l’hôpital psychiatrique de Gaustad dresse sa masse sombre parmi les pins enneigés. Appelée sur place pour un suicide, l’inspectrice Sarah Geringën pressent d’emblée que rien ne concorde. Le patient 488, ainsi surnommé suivant les chiffres cicatrisés qu’il porte sur le front, s’est figé dans la mort, un cri muet aux lèvres – un cri de peur primale. Soumise à un compte à rebours implacable, Sarah va découvrir une vérité vertigineuse sur l’une des questions qui hante chacun d’entre nous : la vie après la mort…
2019_040_Nicolas BEUGLET - Le cri

Bonjour à toutes et à tous…

Oui ou non, il y at-il quelque chose après la mort ?

Nicolas Beuglet nous entraîne dans une enquête haletante, destinée aux amateurs d’action intensive, saupoudrée “d’un peu” d’ésotérisme pour pimenter la trame très recherchée de son roman.

Dans ce thriller extrêmement original, il n’y aucun temps mort. Nicolas donne suffisamment d’éléments pour que l’ensemble se tienne plutôt très bien. Beaucoup de suspens et de nombreux rebondissements bien menés.

L’histoire m’a captivée dès le début. Le côté historique bien sûr, la C.I.A., les essais réalisés sur des patients, sans aucune autorisation légale, beaucoup d’énigmes, les dérives de la science et l’intervention de la religion !
Tous les ingrédients sont réunis pour passer un excellent moment.

Petit bonus.
À la fin du livre, Nicolas nous dévoile toutes ses recherches historiques qui lui ont servi à construire son histoire. C’est glaçant !
Fiction ou réalité ?
Anticipation ou horreur ?
Thriller ou roman d’amour ?

La force de ce livre, c’est la parfaite combinaison entre tout ça…

“Un cri” à lire absolument!

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Extraits :

« La vie nous tuerait tous si nous n’avions pas l’oubli.
…/…
Cet oubli qui fait que nous ne pensons pas chaque seconde à l’absurdité de notre existence. Nous vivons sans savoir d’où nous venons et nous mourons sans savoir où nous allons. Comment vivre entre les deux ? Comment ne pas être paralysé par cette absence de sens ? C’est logiquement impossible. Et pourtant, la majorité y parvient et fait un peu comme si de rien n’était. Mais imaginez que vous soyez forcée de penser cet absurde sans rien pouvoir faire d’autre, pas sûr que vous survivriez. »

 

 

Après quinze années passées chez M6, Nicolas Beuglet a choisi de se consacrer à l’écriture de scénarios et de romans. Le Cri et Complot ont paru aux éditions XO en 2016 et en 2018.
Il vit à Boulogne-Billancourt avec sa famille.

Noir, Roman

“La trilogie psychiatrique” de James Osmont

La trilogie psychiatrique
de James Osmont (Auteur)
Broché – 17 février 2019
Éditeur : Éditions Nouvelle Bibliothèque

Aucun d’eux ne l’a choisi. Certains l’ont subi ou provoqué, lui ont prêté allégeance, y ont finalement pris goût… Mais le Mal, solitaire et tout-puissant, trace sa route et anime ses pantins. Desseins mystérieux, atours inattendus, voies impénétrables ; il rôde et patiente dans le noir. Tant et tant, il tente et torture, sème la mort et le désarroi, se joue bruyamment de la condition des Hommes, de leurs faiblesses et de leurs bas instincts. Regis, Sandrine, Dolores, et tous les autres, se débattent, s’y noient… Ou bien s’en libéreront-ils, peut-être ? Et quel sera alors le prix à payer pour ces âmes turbulentes, égarées dans ce grand bal fou ?

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Bonjour à toutes et à tous…

Livre percutant sur l’univers d’un hôpital psychiatrique où se côtoient des malades et des soignants qui eux aussi ont un certain mal être.
La trilogie commence par “Régis”.
J’ai dévoré ce premier livre et j’ai aimé être dans la tête de régis, cet être torturé et touchant à fois.
Intriguée, j’ai été plongé dans un univers sombre mais je me suis également beaucoup attaché à Régis. Un livre très original et magnifique à la fois.

“Sandrine”, est la suite directe de “Régis ». on plonge dans un univers qui nous questionne, celui où on peut avoir une vie ordinaire et stable et où tout bascule psychiquement… Ce livre accroche, fait réfléchir…

James Osmont frappe encore plus fort encore avec “Dolores” qui est à l’image des deux premiers volets : un uppercut. Une nouvelle plongée dans la noirceur, dans la maladie mentale. Chacun de ses personnages est en grande souffrance. Dolores et Lucas sont bouleversants, Thorsten terrible et monstrueux. Ils sont à la fois victimes et bourreaux, chacun à leur façon.

Trois récits très sombre à ne pas mettre entre toutes les mains, malgré le style très poétique de James. Aliénation, abattement, spleen, souffrance, douleur, fragilité, vulnérabilité mais aussi une force immense. Le récit garde un côté clinique évidemment, et très oppressant, l’humain dans ce qu’il a de plus terrifiant, de plus touchant, de plus désarmant. Une émotion, une finesse, une délicatesse, une subtilité manifestes.

En somme, j’espère avoir le plaisir de lire encore James Osmont dans de nouveaux récits. Peut-être un peu moins sombre…
James Osmont fait partie de ces nouveaux auteurs à suivre qui devrait assurément trouver leur place.

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Extrait :

« D’os et de sang.

Il avait fini par le temple interdit : la chambre parentale, où se terrait la louve, la maîtresse femme, la putride mégère. Elle les dirigeait tous. Elle dictait ses ordres aux Autres, chuchotant ces voix qui avaient embrouillé le cerveau de Régis. Il avait empoigné sa génitrice aviné par la tignasse, et avait lacéré frénétiquement son visage et sa gorge. Puis, comme s’il avait agi selon un commandement divin, il avait plongé sa bouche dans la sienne. Post-mortem, alors qu’elle fuyait encore de toutes parts, il lui avait arraché la langue. Et s’en était délecté.

“Désormais ils se tairont” avait-il pensé. »

 

James Osmont, 36 ans, originaire de Brest en Bretagne, est auteur-photographe depuis plusieurs années, il montre régulièrement son travail dans le cadre d’expositions depuis 2013. Il exerce par ailleurs la profession d’infirmier en psychiatrie, domaine méconnu, tourmenté et profondément humain, souvent caricaturé ou abordé superficiellement en littérature, à grands renforts d’archétypes… L’écriture l’accompagne depuis longtemps, ayant animé un fanzine musical pendant plus de 10 ans. En 2016, il a publié deux premiers romans, « Regis » & « Sandrine », des œuvres de fiction mêlées de drame et de suspense, de violence et de poésie… En février 2017, « Regis » a remporté le prix littéraire LES PETITS MOTS DE LIBRAIRES dans la catégorie « découverte polar/thriller ». Tandis que « Dolores », le tome 3, a vu le jour en juillet 2017, toujours en auto-édition. A l’automne, le soutien du public l’a placé en final des concours d’écriture Nolim et Ecrire Au Féminin. En 2018, il terminait second du Trophée Anonym’Us qui opposait à l’aveugle des nouvelles noires d’auteurs édités et indépendants. La Trilogie Psychiatrique a remporté, elle, le prix Marque-Page du salon noir de Plaine-Haute et s’est classée seconde aux Indés Awards en 2018. Une version intégrale et augmentée a paru en février 2019, cette fois aux Editions Nouvelle Bibliothèque…

Humour, Noir, Roman

Sale temps pour les grenouilles : Attention, burn-out !

Sale temps pour les grenouilles : Attention, burn-out !
de Isabelle Bourdial (Auteur)
Broché – 25 mars 2019
Éditeur : Les éditions du Loir

Je m’appelle Hadrien Lapousterle et je travaille aux Éditions Galvani. De l’avis général, je suis un type posé et pacifique. Pourtant, il n’a fallu que quatre mois pour faire de moi un tueur. Ma cible, c’est mon chef, Grégoire Delahousse. Il vient d être nommé à la tête du pôle Arts et Savoirs. Un harceleur, un costkiller… Cerise sur le gâteau, c’est le parfait sosie du Dr House, et il est aussi toxique pour son entourage que son modèle cathodique. Au bout de quelques mois, le service entier est en burn-out. Pas le choix ! Je dois me débarrasser de ce boss machiavélique. Souhaitez-lui bonne chance… Une comédie noire contre le harcèlement au travail et le burn-out, un hommage aux séries télévisées et à la culture populaire.

2019_028_Isabelle Bourdial - Sale temps pour les Grenouilles

 

Bonjour à toutes et à tous…

Bienvenus dans l’univers impitoyable des Agences !

Tout est calculé, les horaires, le nombre de “groupes de travail”, les mètres carrés dont ils disposeront, les “open space”, la pose café, la pose cigarette, les déjeuners réunions, enfin, notre quotidien quoi !

À force d’y être immergé on ne se rend plus compte de rien. On avance, on exécute et surtout on ne réfléchit plus ! Le pouvoir de la pression psychologique.

Grégoire Delahousse, redoutable manipulateur, clone du dr. House fait vivre un véritable enfer à ses équipes dans son univers de travail, les divisant, les stressant, les apeurant, les surmenant… les humiliant.

“Sale temps pour les grenouilles”, raconte la vie dans une agence, les Éditions Galvani, avec un humour satirique rafraîchissant. Qui n’a jamais voulu tuer un jour son patron ?
Hadrien a décidé de passer à l’acte. Mais lorsque l’on ne se nomme pas “Dexter” tout n’est pas aussi simple qu’il n’y parait… Puis c’est le burn out qui vous saute à la gorge, mais là, c’est une autre histoire.
Isabelle Bourdial a vécu cette situation, je l’ai vécu aussi, comme beaucoup d’entre nous, et cela transpire entre chaque ligne de son roman sous forme de règlement de compte un brin décalé. Les effets du stress chronique sur la santé mentale résulteraient en bonne partie des transformations rapides opérées dans le monde du travail : globalisation des marchés, compétitivité, développement des technologies de l’information, précarité d’emploi. Que faire docteur ???

L’histoire de passe dans une agence éditoriale, mais elle pourrait se dérouler aujourd’hui de la même façon dans n’importe quel lieu de travail. J’ai trouvé l’écriture d’Isabelle drôle, incisive et jouissive et j’ai éclaté de rire à plusieurs reprises.
Un peu d’air frais, qui pourrait vous permettre de remettre certains problèmes à leurs justes places et de relativiser… Peut-être ! Au moins de passer un bon moment de lecture…

A lire absolument !!!

Un immense merci à Isabelle et aux éditions du Loir, pour la confiance qu’ils m’ont accordée en faisant appel à moi pour la réalisation de la couverture de ce roman atypique.

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Extrait :
« Dans la lumière blafarde de l’ascenseur, je pris peur en captant mon reflet dans la glace. Je portais un masque grotesque, comme si un démon avait arraché mon visage, l’avait longuement mâché avant de me le recracher à la face. Mes traits brouillés m’apparaissaient qu’en filigranes sous des plis d’amertume, des crispations de douleur, des torsions de colère. Et mes yeux… Mes yeux étaient deux chevaux pris dans un incendie, dépossédés de leur âme, rendus fous par la panique. Mes épaules s’affaissaient en une piètre tentative de parer d’autres coups à venir. Ma trachée avait été sculptée à la lame de rasoir. Qu’étais-je devenu ? Que restait-il d’Hadrien Lapousterle dans ce spectre à peine humain ? Esclave d’un destin violent sans espoir de rédemption, redeviendrais-je un jour cet homme insouciant qui adorait son métier, son chat, sa petite vie tranquille ? »

 

Isabelle Bourdial est journaliste et auteure. Chef des informations au magazine Science & Vie, puis rédactrice en chef des Cahiers de Science & Vie jusqu en 2017, elle a publié une vingtaine de documentaires (éditions Nathan, Atlas, Gallimard, Flammarion, Larousse…). En 2016, elle signe Chasseurs d’esprit, roman policier paru aux Éditions Lajouanie et pré-sélectionné en 2017 pour le prix du Goëlan Masqué. En 2018, avec la MéMO, elle crée Polar’Osny, le festival de la littérature policière de la ville d’Osny (Val-d Oise). Elle poursuit en parallèle ses activités de journaliste en free-lance et anime des ateliers d’écriture. Sale temps pour les grenouilles est son second roman.

Noir, Thriller

“Vindicta” de Cédric Sire

Vindicta
de Cédric Sire (Auteur)
Broché – 21 mars 2019
Éditeur : Metropolis

 » On entre, on prend le fric, on ressort. Personne ne sera blessé. « 

Leur plan est sans risque. Le bijoutier ne portera pas plainte pour le vol car son argent est d’origine illégale. Damien, Élie, Audrey et Driss s’imaginent avoir trouvé la réponse miracle à tous leurs problèmes. Mais une petite fille était au mauvais endroit, au mauvais moment. Ils ont commis l’irréparable et maintenant, un monstre vengeur est lâché à leurs trousses.

UN FLIC EN CHUTE LIBRE

Fraîchement muté dans un groupe de surveillance, Olivier est loin d’imaginer que la planque qu’on lui a assignée fera de lui le témoin clé d’un cyclone meurtrier, dans le sillage d’un tueur glacial et méthodique que rien ne semble pouvoir arrêter. Des déserts du Moyen-Orient aux villes sombres et silencieuses du territoire français, quand la vindicte est en marche, plus rien ne peut vous sauver.

UNE TRAQUE HALETANTE SECOUÉE DE FAUSSES PISTES

Pur instrument de torture et de mort, il n’a pas de nom, pas de visage, l’habitude de tuer et un cimetière de cadavres derrière lui. Mais dans cette affaire, pas de contrat. Cette fois-ci pour lui : c’est personnel.
Dans ce thriller crépusculaire, Cédric Sire joue comme jamais avec les nerfs du lecteur jusqu’à l’effroyable twist final et confirme son entrée tonitruante parmi les maîtres absolus du thriller français.

2019_025_Cedric-Sire - Vindicta

Bonjour à toutes et à tous…

Vindicta de Cédric Sire, frissons et rebondissements au rendez-vous ! Le ton est donné dès les premières lignes, ou comment un braquage qui devait se dérouler sans accro, se transforme à un point que vous ne pourrez même pas imaginer.
Rien ne va plus !
C’est un thriller noir et violent, ça dépote et ça surprend au fur et à mesure que les pages défilent.
Un groupe de jeunes paumés qui veulent faire un casse, Salva un flic, qui sort des sentiers battus, des collègues à la ramasse qui sont complètement perdus et se font liquider un par un, un monstre qui excelle dans l’art de la torture et du meurtre qui tient à sa vengeance au mépris de toutes règles. À Priori vous allez me dire que tout ça c’est du déjà lu !
Mais, Cédric Sire a le don de créer des fausses pistes et joue avec nos nerfs… Je me suis vraiment régalé. Véritable uppercut littéraire, Vindicta est une très belle surprise pour moi. Je m’attendais à tout sauf à ça. L’auteur nous mène vraiment là où il veut, pour notre plus grand plaisir et toujours avec une superbe écriture. Un grand merci aux Editions Metropolis pour la confiance qu’ils m’ont accordée…

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Extrait :
« Il n’y a pas de héros. Jamais.
Seulement des perdants.
Et d’autres moins chanceux encore.
Salva s’arrête un moment au feu de la place Arnaud-Bernard. Il observe d’un regard hébété les jeunes en train de vendre de la drogue sous les porches, dans les angles morts des caméras de surveillance posées par la mairie. Un couple hilare sniffe de la cocaïne sur le capot d’une voiture, alors qu’un fourgon de CRS stationne un peu plus loin. L’indifférence totale du monde, son d’absurdité profonde, frappe Salva au visage, et c’est une gifle glacée plus violente encore que celle que lui a donné Marie Drevoski.
Une pensée en amène une autre.
De plus en plus sombre. De plus en plus lui.
Il décide de remonter les allées en direction du quartier des Minimes.
Il ne peut pas rester seul.
Une perspective intolérable. »

Cédric Sire, né le 24 octobre 1974 à Saint-Gaudens, est un écrivain français auteur de thriller.
Après des études d’anglais, il travaille quelques années dans le milieu de l’édition, du journalisme et de la traduction, tout en publiant dans les pages de magazines des nouvelles fantastiques et policières, fortement inspirées par des auteurs tels que Stephen King, Clive Barker ou encore Edgar Allan Poe.

Depuis 2005, il se consacre entièrement au métier d’écrivain1, publiant des thrillers souvent teintés de surnaturel. À ce jour, il est l’auteur de sept romans et de six recueils de nouvelles.

Il a reçu le prix Masterton pour son roman L’Enfant des cimetières et le prix Polar (festival de Cognac) pour son thriller De fièvre et de sang. En 2014, il reçoit le prix Littéraire Histoires de Romans pour son thriller fantastique, La Mort en tête.

Ses livres sont traduits en anglais, en polonais et en turc.

Il a également été vocaliste du groupe de death metal Angelizer.

Aujourd’hui, Cédric Sire vit et écrit à Toulouse.