Polar, Thriller

Arcanes Médicis

Samuel Delage
Broché – 13 septembre 2018
Éditeur : Éditions De Borée

Bandeau_Samuel

Alors que la quiétude règne sur la villa Médicis, un cadavre est découvert un matin dans l’une des fontaines des jardins. Ce drame bouleverse les artistes pensionnaires et le personnel, d’autant que la victime est le fils du directeur de ce lieu incontournable de l’art et de la culture. Dépêché sur place, le commissaire Castelli conclut rapidement à un homicide et ne tarde pas à découvrir que la victime entretenait des liens ambigus avec les résidents. Dans ce huis-clos où chacun est un suspect potentiel, un jeu psychologique s’instaure avec le tueur qui, traqué et menacé, se révèle retors et particulièrement manipulateur. Les tensions montent. Le directeur ne peut se permettre de perturber le bon fonctionnement de l’institution et fait venir de Paris l’expert en art Yvan Sauvage qu’il charge de finaliser l’organisation d’une exposition dont le vernissage est imminent. Ce dernier retrouve à la villa Marion Evans, l’une de ses anciennes élèves, qui y effectue des recherches historiques. Un bras de fer s’engage alors avec le commissaire. Marion Evans se trouve en effet impliquée dans cette affaire bien au-delà de ce qu’elle-même imagine…

 

2020_065_Delage Samuel - Arcanes Médicis.jpg

 

Bonjour à toutes et à tous…

À la Villa Medicis, sanctuaire de l’Art à Rome, c’est la panique. Un cadavre énucléé a été retrouvé dans l’une des fontaines des jardins. Ce meurtre tombe d’autant plus mal que la villa s’apprête, pour célébrer ses 300 ans, à faire une exposition.
Le directeur des lieux, Boris Peyron, est dépassé par tout ça, d’autant plus que le défunt est son fils. Il ne fait aucun doute que le meurtrier est l’un des résidents. Le directeur fait appel à Yvan Sauvage pour l’aider à organiser l’exposition. Ce dernier retrouve à la villa Marion Evans, l’une de ses anciennes élèves. Pas facile du tout d’organiser un quelconque évènement là, où chacun demeure un potentiel suspect…

Le suspens est là, dès les premières pages… L’enquête démarre doucement mais une fois lancée les événements s’enchaînent. En fonctionnant ainsi Samuel nous laisse nous poser les bonnes questions à la fois sur les lieux et sur les personnages. Au point que pendant un moment l’enquête est devenue presque secondaire. Les superbes descriptions du décor de la villa mythique de Rome m’ont complètement emporté.

La plume très fluide de Samuel a vraiment mis en avant l’ambiance, l’atmosphère et les personnages auxquels je me suis très vite attaché. J’avais l’impression d’y être !
La Villa Médicis en devient même un personnage à part entière.
Durant tout le roman la pression monte petit à petit pour aboutir à un point de tension où tout va s’accélérer en très peu de temps. Mais le tueur continue à jouer, bouleversant toutes les certitudes.

J’ai bien aimé le côté “enquête dans l’enquête”, avec tous ces petits détails mis bout à bout…
L’écriture de Samuel est très agréable, elle m’a fait passé un agréable moment de lecture, malgré un rythme assez lent du récit !

Je vous laisse vous faire votre propre opinion sur « Arcanes Medicis ».
Samuel Delage est un auteur à suivre…

÷÷÷÷÷÷÷

Extrait :

« L’aube ne s’est pas encore levée dans les jardins de la villa Médicis. Des quartiers de Rome qui s’étendent au pied de la colline du Pincio monte une rumeur lointaine, un sourd ressac absorbé par les frondaisons du parc. Dans l’aile réservée aux artistes, une silhouette vient de tourner le loquet de la porte de sa résidence et s’éloigne. L’occupant de l’atelier numéro 5 a ses habitudes. Il travaille chaque nuit jusqu’à cette heure indécise qui précède le lever du jour, puis sort marcher un moment pour dissiper sa fatigue. Il prend toujours la même allée, celle qui mène au belvédère. »

 

 

Né en 1978 à Angers, Samuel Delage est scénariste et auteur de romans à suspense. Il est également chroniqueur livres sur France 3 et a créé le site Internet Les Petits Mots des Libraires. Code Salamandre est le premier opus d’une série romanesque avec deux personnages récurrents – Yvan Sauvage, expert en art et commissaire-priseur, et Marion Evans, historienne de l’art – que l’on retrouve dans Cabale Pyramidion (Albin Michel 2015) et Arcanes Medicis (de Borée 2018).

Polar, Thriller, Thriller psychologique

Goliat

Mehdy Brunet
Broché – 3 septembre 2020
Éditeur : Taurnada Editions – Le tourbillon des mots

La mer de Barents, au large des côtes norvégiennes : Goliat, une plateforme pétrolière en proie aux éléments déchaînés, est le sinistre théâtre d’une série de meurtres odieux. David Corvin, ex-agent du FBI, va devoir utiliser toutes ses compétences pour stopper l’hécatombe. Mais au bout du chemin, il risque de perdre son âme… Et bien plus encore…

 

2020_059_Brunet Mehdi - Goliat.jpg

 

Je tiens, avant tout, à remercier Joël des Editions Taurnada pour cette belle surprise !
Décidément “le tourbillon des mots” est une collection palpitante et percutante qui ne m’a jamais déçue à ce jour…

Je découvre donc Mehdy Brunet avec “Goliat”

J’ai tout d’abord été assez perturbé par la manière de Medhi d’appréhender sa “ligne du temps” dans le récit ! Il a fallu que je me recentre un peu.
Mais très vite je m’y suis fait, donnant même, il me semble un rythme supplémentaire puisque le lecteur évoluera ainsi sur plusieurs années en même temps (2013, 2015, 2016 et 2019) dans un chassé-croisé infernal.

Le rythme.
Voilà la base de toute la construction de l’histoire. Et c’est en étant ballotté ainsi d’années en années que la structure du récit se met en place comme dans un échiquier fou, où l’auteur avance ses pions comme il l’entend, afin de dérouter le lecteur…

Un avion de l’Asiana Airlines en direction San Francisco s’écrase durant l’atterrissage.
Voilà le début de toute l’intrigue.
L’auteur place son premier pion et à partir de là, j’ai été complètement aspiré par sa narration…
Crash d’un avion, meurtres en série, choc post-traumatique lié à la guerre, FBI, tempêtes, meurtres laissant des corps sans organes…

D’où vient cette soif de meurtres ?
Pourquoi sont-ils si sanglants ?

Les personnages, principaux ou pas, créés par Mehdy, sont particulièrement bien développés et je me suis très vite attaché à eux.
Bien évidement j’ai été frappé par les tragédies et la sauvagerie des crimes, tout en ayant une part de mon esprit qui “comprenait” la folie dans laquelle était entrée le meurtrier…
Mais je n’en dirai pas plus, afin que chacun se fasse son opinion.

Assez vite j’ai trouvé qui était le coupable, mais cela n’a gâché en rien le plaisir de ma lecture et vous comprendrez le pourquoi quand vous le lirez. Le côté huit-clos oppressant, par le choix de situer l’action sur une plateforme au cœur de l’océan Arctique en pleine tempête, isolant de ce fait toutes les personnes se trouvant livrées à elles-mêmes, est vraiment une très bonne idée. Tout le monde va savoir qu’il y a un tueur parmi eux. Mais qui peut-il bien être ?
Une atmosphère suffocante va monter ainsi jusqu’à la fin du récit.

Un récit profond et très bien mené que je conseille aux accros du genre !
Lu d’une traite.

Encore une dernière chose.
Bravo Mehdy !!!

÷÷÷÷÷÷÷

Extrait :

« “Tu sais quoi, le citadin, tu devrais le jeter ton engin.
– De quoi ? Dis-je, surpris. Mon smartphone ?
– Oui, petit gars. On te fait croire que ce truc est merveilleux et qu’il va soulager ta vie, mais crois-moi, c’est aussi utile qu’une paire de couille en boîte. C’est jamais qu’un moyen de plus pour te pousser à la consommation. Ils te chantent à longueur de journée et sur toutes les télés et radios du monde que sans ça et tous les artifices vendus avec t’es un loser. Et dès que tu le mets en marche on te glisse dedans les pubs que t’as pas chopées à la télé, comme ça ils sont certains de te lobotomiser l’intérieur de la tête pour en faire de la marmelade modulable. ”

Une chose que je n’arrive pas à définir se dégage de ce gars, j’ai une impression étrange. Derrière ses gestes posés et malgré un tempérament grognon, semble se trouver une sorte de sérénité. Une sérénité… paternelle.
“Et, vous réservez cet opinion spécialement aux téléphones portables, ou vous avez une dent contre toutes les formes d’avancées technologiques ? ”
– Les “avancées technologiques” ? Relève-t-il avec un léger rictus.
– Oui. Quelque chose me dit que comme Chaplin vous fuyez les temps modernes. Je me trompe ?
– Là, tu te plantes, mon petit gars. Pour moi, le progrès est arrivé lorsqu’on a planté un lave-linge dans la salle de bain de ma grand-mère pour lui retirer les mains de son lavoir. Et “l’avancée” ce serait que les bonshommes apprennent à s’en servir. »

 

 

Né en 1974 à Bressuire dans les Deux-Sèvres, Mehdy Brunet aime le changement : Gironde, Haute-Savoie, Genève, île de la Réunion, Lozère, la Manche, un sentiment de liberté anime sa vie. Agent de maîtrise dans l’industrie technologique, ce n’est que très tard qu’il découvre sa passion pour l’écriture. Au fil des mots, une facette méconnue de sa personnalité va poindre à l’ombre de sa plume. Avec “Sans raison…” il signe un premier roman réussi, un thriller aussi dramatique que haletant. Très vite suivi de “Le fruit de ma colère”, un autre thriller.
Son dernier roman “Goliat” est sorti le 3 septembre 2020.

 

 

Polar historique, Thriller

L’île du Diable

Nicolas Beuglet
Broché – 19 septembre 2019
Éditeur : XO

Le corps recouvert d’une étrange poudre blanche…
Des extrémités gangrenées…
Un visage figé dans un rictus de douleur…

En observant le cadavre de son père, Sarah Geringën est saisie d’épouvante. Et quand le médecin légiste lui tend la clé retrouvée au fond de son estomac, l’effroi la paralyse.

Et si son père n’était pas l’homme qu’il prétendait être ?

Des forêts obscures de Norvège aux plaines glaciales de Sibérie, l’ex-inspectrice des forces spéciales s’apprête à affronter un secret de famille terrifiant.

Que découvrira-t-elle dans ce vieux manoir perdu dans les bois ? Osera-t-elle se rendre jusqu’à l’île du Diable ?

Après Le cri et Complot, Nicolas Beuglet nous livre un thriller glaçant, exhumant des profondeurs de l’histoire un événement aussi effrayant que méconnu. Il nous confronte à une question vertigineuse : quelle part de nos ancêtres vit en nous, pour le meilleur et pour le pire ?

 

2020_054_Beuglet Nicolas - L'île du Diable.jpg

 

Bonjour à toutes et à tous…

Après “Le cri” et “Le complot” que j’ai vraiment beaucoup aimé, j’ai décidé d’enchainer directement sur le troisième opus de la trilogie, “L’île du Diable”.

Quel plaisir de retrouver l’inspectrice Sarah Geringën dans cette enquête qui va la toucher personnellement. En effet le père de Sarah est retrouvé mort dans sa maison, manifestement assassiné… Il a toujours été étrange, réservé, froid et pas démonstratif du tout avec ses enfants ou son épouse. Sarah n’a absolument aucune idée de qui aurait pu vouloir le supprimer.
Mais surtout dans cette nouvelle enquête, elle est fatiguée, et on s’en rends compte très vite. Elle est considérablement affaiblie suite à son emprisonnement, lui donnant un côté plus attachant encore…

Je ne peux aller plus loin sans trop vous en dévoilé, mais décidément, les romans de Nicolas ne cessent de me surprendre.

J’ai découvert dans ce roman l’existence de “l’épignénétique”, qui relève une nouvelle fois le vieux débat entre “inné” et “acquis”. Comme d’habitude, j’ai passé plusieurs heures à me documenter sur ce sujet passionnant.
“La pleine conscience agit non seulement sur notre propre cerveau… mais également sur notre environnement relationnel (familial, professionnel, amical…) et serait donc transmissible par héritage épignénétique”. Joël de Rosnay
“L’esprit se situe au-delà des gènes”. Edith Heard

Wahou !!!  Incroyable…
Merci Nicolas d’avoir abordé ce sujet qui me permet aujourd’hui d’expliquer beaucoup de choses…

Mais revenons au roman !

Les chapitres très courts se succèdent à un rythme élevé. La narration ne souffre d’aucun temps mort et le roman est un vrai page-turner. Une fois commencé, Je voulais connaître la fin, je l’ai encore une fois lu d’une traite.
Dommage, malgré les très bonnes idées développées, pour moi, le roman aurait mérité plus de pages (avis tout à fait personnel). Mais cela reste malgré tout un très bon roman avec beaucoup de retournements de situation, et je ne m’attendais absolument pas à ce dénouement.

Une fois de plus, je me suis régalé !

Je voudrais vraiment rendre honneur au travail de Nicolas Beuglet, qui avec ses trois roman, a su me toucher à chaque fois, et de manières différentes. Le travail de recherche qu’il fourni est incroyable et donne vraiment à ses romans le “plus” que l’on ne trouve que chez quelques auteurs…

Alors, suite ou pas suite, Nicolas ?

÷÷÷÷÷÷÷

Extraits :

« C’est ainsi que l’on parle de traumatisme héréditaire. Un enfant dont la mère ou le père a vécu un traumatisme qui a bouleversé la méthylations d’un de ses gènes en verra la trace dans son propre ADN, alors qu’il n’a pas vécu lui-même ce traumatisme. L’épigénétique prouve sans équivoque que si une personne a été victime d’une violence qui a fait naître chez elle une angoisse indélébile, ses enfants et sa descendance arriveront au monde avec cette angoisse, même s’ils ignorent le traumatisme qu’a subi leur ancêtre ! Ils en auront la marque épigénétique. Et cette trace va se transmettre de génération en génération ! »

 

 

Nicolas Beuglet né en 1974, est un écrivain et journaliste français. Il est connu pour sa trilogie de romans policiers ayant pour héroïne l’inspectrice norvégienne Sarah Geringën, dont les deux premiers volets ont été vendus à plus de 540 000 exemplaires. Il est marié et père de deux filles.

Émotion, Histoire, Thriller

Complot

Nicolas Beuglet
Broché – 16 mai 2018
Éditeur : XO

Un archipel isolé au nord de la Norvège, battu par les vents. Et, au bord de la falaise, le corps nu et martyrisé d’une femme. Les blessures qui déchirent sa chair semblent être autant de symboles mystérieux.

Quand l’inspectrice Sarah Geringën, escortée par les forces spéciales, apprend l’identité de la victime, c’est le choc. Le cadavre est celui de la Première ministre.

Qui en voulait à la chef de gouvernement ? Que cachait-elle sur cette île, dans un sanctuaire en béton enfoui au pied du phare ? Sarah, très vite, le pressent : la scène du crime signe le début d’une terrifiante série meurtrière. Dans son enquête, curieusement, quelqu’un semble toujours la devancer. Comme si cette ombre pouvait lire dans ses pensées…

De la Norvège à la vieille cité de Byblos, et jusqu’au cœur même du Vatican, c’est l’odeur d’un complot implacable qui accompagne chacun de ses pas. Et dans cette lutte à mort, Sarah va devoir faire face à ses peurs les plus profondes. À ses vérités les plus enfouies…

Étayé par les dernières découvertes de la science et de l’histoire, Complot explore les secrets premiers de l’humanité.

Un thriller époustouflant. Et une révélation bouleversante sur ce que fut, il y a fort longtemps, le pouvoir des femmes.

 

2020_053_Beuglet Nicolas - Complot.jpg

 

Bonjour à toutes et à tous…

Vous êtes-vous déjà demandé comment faire un bon roman ?
Il y a-t-il des “trucs” qui permettraient d’écrire une belle histoire à tous les coups ?

Pour moi, un roman réussi, est un roman qui me fait oublier le temps, me fait oublier qui je suis. Un roman qui me donne, non pas l’impression d’avoir un livre entre les mains, mais le sentiment d’être la personne qui est intime avec les héros d’une belle histoire et parfois l’impression d’être moi-même, l’acteur d’une superproduction en 16/9e et en THX Ultra…

C’est exactement ce que j’ai ressenti à la lecture de “Complot” !

J’étais avec Sarah, avec Christopher, Simon et tous les autres… Mieux encore, j’aurais aimé ne plus sortir des lignes écrites par Nicolas et me rendre compte que tout ce qu’il avait écrit, était La Réalité…

Quel roman…
Je ne trouve pas mes mots.
Aujourd’hui je n’ai qu’un seul regret, c’est avoir attendu autant avant de le lire.
“Complot” réunit tout ce que j’aime.
Un polar époustouflant, mêlé d’un thriller addictif, une belle histoire d’amour sur fond de révélations bouleversantes concernant le pouvoir des femmes et de la place qu’elles ont tenu au berceau de l’humanité.

Cette histoire risque de vibrer en moi, pendant encore un bon moment je pense.
Le Rôle de la Femme dans le monde est quelque chose qui m’a toujours touché.
J’ai toujours eu cette impression que La Femme avait une place beaucoup plus importante dans l’Histoire que l’Homme. Elle enfante, elle organise, elle apaise, elle soigne, sa vision est tellement différente…
Et pourtant, jamais reconnue à sa juste valeur.

Au fur et à mesure, Nicolas m’a poussé vers plusieurs réflexions. J’ai pris pas mal de notes et je n’ai pu m’empêcher, à la fin de ma lecture, de faire des recherches sur certains faits qu’il mentionnait, qui étaient importants pour moi.
Incroyable !
De quoi être complètement chamboulé…
Puis-je vraiment parler de preuves, tantôt scientifiques, tantôt historiques ?
Où s’arrête la fiction ? Où commence le réel ?
Je vous laisserai seuls juges…

Lisez ce roman !

Une lecture passion pour moi, avec beaucoup de bienveillance et de tolérance, tout en conservant un suspense digne des meilleurs auteurs. J’étais dans une bulle hors du temps.

Malgré un coté un peu “too much” dans les scènes d’action, c’est un GRAND coup de cœur pour moi !!!

Dan Brown et bien d’autres n’ont plus qu’à bien se tenir…

÷÷÷÷÷÷÷

Extraits :

« C’est ainsi que, depuis presque cinq mille ans, des millions d’hommes, de femmes, d’enfants sont nourris de récits religieux maquillés, de mythes réécrits, et d’une Histoire où la féminité est sans cesse rabaissée et diabolisée pour nous faire accepter l’inacceptable : la soumission de la femme à l’homme. »
…/…
« La femme en blouse blanche qui sourit à l’objectif est la microbiologiste Esther Lederberg. C’est à elle que l’on doit la réplication de la culture bactérienne qui a ouvert la voix au clonage. Mais comme son mari travaillait avec elle et qu’il était plus connu, c’est lui qui reçut le prix Nobel de médecine sans même un mot pour sa femme lors de son discours. Et enfin, la plus inconnue du plus connu : la mathématicienne et physicienne Mileva Maric Einstein. L’épouse d’Albert Einstein. Dans la plupart des lettres adressées à sa femme , Albert Einstein parle de LEURS travaux, de LEUR théorie sur le mouvement relatif. Ils travaillaient évidemment tous les deux. Mais qui connaît Mileva Einstein ? »

 

 

Nicolas Beuglet né en 1974, est un écrivain et journaliste français. Il est connu pour sa trilogie de romans policiers ayant pour héroïne l’inspectrice norvégienne Sarah Geringën, dont les deux premiers volets ont été vendus à plus de 540 000 exemplaires. Il est marié et père de deux filles.

Noir, Thriller, Thriller psychologique

Urbex Sed Lex

Christian Guillerme (Auteur)
Broché – 18 juin 2020
Éditeur : Taurnada Éditions

Contre une belle somme d’argent, quatre jeunes passionnés d’urbex sont mis au défi de passer une nuit dans un sanatorium désaffecté. Ils vont relever le challenge, mais, une fois sur place, ils vont se rendre compte qu’ils ne sont pas seuls dans cet immense endroit abandonné… Et très vite comprendre qu’ils n’auraient jamais dû accepter cette proposition. JAMAIS !

 

2020_038_Guillerme Christian - urbex sed lex.jpg

 

Bonjour à toutes et à tous…

Après son premier roman “La corde de mi”, qui m’avait électrisé les poils de mes bras durant ma lecture, je me devais de suivre Christian Guillerme sur ses sorties suivantes. C’est donc avec plaisir que j’ai accepté la proposition de Joël, des Éditions Taurnada, découvrir son dernier roman, “Urbex Sed Lex” qui sort aujourd’hui, jeudi 18 juin 2020.

La première question que je me suis posé avant de recevoir le livre, Urbex Sed Lex, qu’est-ce cela voulais dire ?

Tout d’abord, Urbex (mot que je ne connaissais pas) : C’est l’abréviation de l’anglais « urban exploration » (exploration urbaine). C’est une pratique qui consiste à visiter des lieux qui ont été construits et délaissés par l’homme. Usine désaffectée, manoir abandonné, parc d’attractions oublié, les lieux peuvent être très variés et se cachent le plus souvent dans des régions reculées et peu touristiques.

Sed Lex : Mais la loi. Qui en soit ne veut rien dire !
Mais en cherchant encore, j’ai trouvé “dura lex, sed lex” qui signifie, “La loi est dure, mais c’est la loi”.
Ça y était, j’en avais l’eau à la bouche… Vivement que le livre arrive.

Dès les premières lignes Christian m’a entraîné dans un tourbillon infernal !
Phrases incisives, chapitres très courts, de l’action, de la violence bien sûr, le tout bourré d’adrénaline.
C’est très visuel. Je n’ai pas eu le temps de me poser trop de questions…

Un thriller addictif sans temps mort, qui m’a de nouveau fait passer par différentes réactions physiques. L’angoisse évidemment, car même si nos quatre héros (Théo, Fabrice, Chloé et Carine) sont malmenés durant le récit, l’auteur n’épargne pas non plus le lecteur au niveau des émotions. Je me suis surpris plusieurs fois à vouloir me ronger les ongles. Le récit est très bien construit et même si le but est un peu attendu, la tension reste présente jusqu’à la toute dernière ligne… Impossible de m’arrêter, j’étais suspendu, le souffle court jusqu’au bout !

Amateurs de sensations fortes, oserez-vous vous frotter aux ombres malfaisantes de ce roman ?

Frissons garantis !

÷÷÷÷÷÷÷

Extrait :

« Après plusieurs minutes intenses de fuite, le besoin de reprendre leur souffle se fit ressentir. Ils étaient conscients que la peur empêchait leurs muscles de s’exprimer au mieux de leur potentiel. En temps normal, ils pouvaient courir ainsi beaucoup plus longuement et efficacement, mais le cerveau, encombré par des pensées inavouables, leur envoyait des informations de mouvement parasitées, les ralentissant. Ils décidèrent une nouvelle fois d’effectuer une courte pause. Chloé en profita pour emmener Fabrice à part. Elle attendit de retrouver une respiration coordonnée, les mains sur les hanches avant de parler. “Fabrice, commença-t-elle, Theo ne va pas bien du tout, il souffre énormément et chaque foulée lui arrache un petit cri. J’ai peur pour son épaule, ça doit être beaucoup plus grave que ce qu’on croit”. »

 

 

Né à Clichy-la-Garenne, Christian Guillerme, ancien musicien de studio et bassiste de groupes de rock, vit en Seine-et-Marne. Il exerce aujourd’hui dans le monde du digital au sein d’une grande entreprise. Son premier livre, La corde de Mi (éd. Art En Mots), a rencontré un franc succès. Urbex Sed Lex, son second roman, très visuel et haletant, s’inscrit d’emblée dans la pure tradition des thrillers mettant en scène des personnages ordinaires confrontés à quelque chose de terrifiant qui les dépasse.

Fantastique, Frisson horreur, Philosophique, Thriller

Et si demain n’existait plus ? Diane

Tome 2
Ludovic Metzker (Auteur)
Broché – 19 avril 2019
Éditeur : Independently published

À travers le monde entier, une guerre se prépare entre les clans de Chasseurs et la W.C.C. désireuse d’en finir coûte que coûte avec ces êtres qui se proclament les « Enfants de la Terre ». Entièrement nue et amnésique, Diane se réveille au beau milieu d’une forêt et se trouve aidée par un groupe de la W.C.C. dont les membres sont loin d’imaginer qu’ils viennent de faire entrer le loup dans la bergerie. Si sa mémoire semble fragile, son instinct de meurtrière refait surface et cette fois-ci, Diane est bien décidée à se venger de ceux qui l’ont trahie et à percer le mystère de sa seconde résurrection.

 

2020_042_Metzker Ludovic - ET SI DEMAIN N'EXISTAIT PLUS ? 2 - DIANE.jpg

 

Bonjour à toutes et à tous…

Pour me remettre l’intrigue de l’histoire en tête, et avant de commencer ce tome 2, il a fallu que je relise le tome 1 qui racontait l’histoire de Marie, et que j’avais beaucoup aimé… Dans celui-ci, comme on peut se douter, l’histoire va se concentrer davantage sur la vie de Diane, mais pas seulement !

Un tome 2 dans la continuité du premier, avec quelques “petits” plus.
L’univers reste le même que le précédent bien sûr, mais ici l’écriture est plus incisive, avec de nombreuses scènes très violentes, scènes de viols, beaucoup de combats très sanglants…
Le monde entier est en reconstruction, la population essaye de retrouver un équilibre après que la Terre mère ne détruisent et n’engloutissent des villes entières. Elle a ramené aussi de nombreux morts qu’elle a ressuscité afin de punir les hommes du mal qu’ils lui ont fait.

Diane, femme battue jusqu’à la mort, revient à la vie…
La Terre mère a encore de nombreux projets pour elle.

Comme dans le premier tome, j’ai beaucoup aimé comment Ludovic fait intervenir la Terre dans le récit !
Une Terre qui pense, une Terre qui réagit.
Je n’en dis pas plus, pour ne rien dévoiler…

400 pages qui se lisent à toute vitesse tant le rythme est soutenu. Et comme pour le premier tome, Ludovic nous amène à réfléchir et a nous poser beaucoup de questions sur notre façon de vivre.

Ce récit apocalyptique va vous en faire voir de toutes les couleurs.
Beaucoup d’actions et de suspense. Il devrait ravir tous les fans de Thriller et de fantastique !

Tantôt poétique, tantôt philosophique, cet opus baigne dans la violence !
Je n’ose imaginer ce qu’il en sera du 3e, “Katia”

÷÷÷÷÷÷÷

Extrait :

« Mon fils, je peux te pardonner tes fautes, car tu as la turbulence de l’enfance. Je peux sentir ta colère envers moi, mais comprends que le jour viendra où à mon tour, je deviendrai la furie dévastatrice et je te rendrai, sans nul doute, au centuple les coups que tu m’as donné ! Je suis l’espoir avant le désespoir, le calme avant la tempête… D’un seul claquement de doigts, j’ai ce pouvoir en moi, de transformer ton paradis en enfer : cherche moi et tu me trouveras ! »
Ainsi parla la Terre au première homme.

 

 

Ludovic Metzker voit le jour à Paris, le 28 juin 1974. Amateur d’histoire et de mythologie, l’auteur voue une passion pour la lecture grâce à des auteurs comme Boris Vian, Alexandre Dumas ou encore Bernard Cornwell et débute l’écriture d’un premier essai lors de ses 20 ans. Mais il commencera la création de son premier projet en 2013 avec la saga L’homme sans nom et la saga Et si demain n’existait plus ?

Commercial dans la bureautique, ancien responsable d’achat dans le prêt-à-porter féminin, passionné d’informatique, de cinéma, l’auteur imagine des mondes qui se veulent novateurs tout en mélangeant les genres.

À ce jour, plusieurs titres sont disponibles :

LE MUR DU TEMPS
L’HOMME SANS NOM 1
L’HOMME SANS NOM 2 – PARTIE 1
L’HOMME SANS NOM 2 – PARTIE 2
ET SI DEMAIN N’EXISTAIT PLUS ? 1 – MARIE
ET SI DEMAIN N’EXISTAIT PLUS ? 2 – DIANE
ET SI DEMAIN N’EXISTAIT PLUS ? 3 – KATIA
MORPHEA, LA GARDIENNE DES RÊVES 1
LES CONTES QUI SE RACONTENT
CE NE SONT QUE DES HISTOIRES
HISTOIRES FANTASTIQUES – VOLUME 1
CONTE D’UNE NUIT D’HIVER
LE MONDE A L’ENVERS
LA GROTTE
ILS ONT RENCONTRE JOHN
MATT DUBOIS
L’ENFER VIVAIT ICI

N’hésitez pas à lui rendre visite sur son blog auteur :
http://www.ludovicmetzker.com

Émotion, Noir, Thriller

L’heure du néant

Nelly Topscher et Christian Guillerme (Auteurs)
Broché – 23 avril 2020
Éditeur : Art en Mots Éditions

Deux auteurs vous entraînent dans leur univers où la noirceur prévaut. Chaque nouvelle évoque le dernier instant qui vous fait basculer dans la folie, ou la mort. Dans cette existence ou dans une autre, dans un train, ou un avion, dans un couple ou seul, la ligne de vie apparaît fragile et il suffit d’un rien pour que tout bascule vers le néant. Depuis 2017, Nelly Topscher et Christian Guillerme ont participé à de nombreux concours de nouvelles, avant d’être édités, il vous offrent aujourd’hui un éventail de leurs courts écrits. Plongez dans leur univers sombre, oppressant et angoissant.

 

2020_039_Topscher Nelly - L'heure du néant.jpg

 

Bonjour à toutes et à tous…

Contrairement à ce que je pensais avant d’ouvrir le livre, Nelly Topscher et Christian Guillerme, n’ont pas écrit ce recueil de nouvelles à quatre mains… En effets ils alternent à tours de rôle huit nouvelles, chapitres après chapitres… Chacun avec son propre style.

Je connais déjà l’écriture vive, sombre et pointue (que j’apprécie beaucoup) de Christian, capable en quelques mots de me transporter dans un monde où la violence peut se cacher derrière chaque ligne, la mort derrière chaque mot. Ses nouvelles vont vous angoisser, vous étouffer, vous effrayer…

Par contre avec ce livre je découvre l’écriture de Nelly et quelle belle surprise !
Tout en délicatesse… La lecture est fluide et très agréable et comme chez Christian, la mise en place des éléments clés arrive très vite et finit en apothéose. Les histoires sont prenantes, l’amour est présent régulièrement, avec beaucoup d’émotions, mais chez elle aussi la mort rôde…

Quel agréable moment de lecture !
Nelly et Christian m’ont fait voyager en passant par un large éventail d’émotions.
Que demander de plus ?

Embarquez donc avec eux, pour des histoires effrayantes, passionnantes, pleines d’imagination et d’émotions où les personnes et les situations ne sont jamais vraiment tout à fait ce qu’elles paraissent être…

÷÷÷÷÷÷÷

Extraits :

« Décidément, le thriller surnaturel dans lequel il est plongé le déconnecte complètement du monde extérieur. Et les écouteurs qu’il porte sur les oreilles n’arrange rien, immersion totale sur fond de hard rock. Cette lecture en musique est sa drogue matinale, histoire d’oublier la longueur du trajet. Il s’étire, ôte doucement le casque audio pour le pendre à son cou et regarde autour de lui comme s’il voyait le wagon pour la première fois. Il sourit intérieurement, comme chaque jour de la semaine, il monte dans la rame en automatique à Torcy. Tout ce qui importe est de retrouver sa place habituelle, tranquille, au fond de l’étage, à l’extrémité d’un wagon, pour vite replonger dans sa lecture. »

« La nuit est déjà bien entamée quand je décide d’éteindre la télévision, pour aller me coucher. Je nourris le chat au passage, et me dirige vers la chambre. Mon regard est attiré par une photo en noir et blanc. Elle représente une femme, à moitié nue, enroulée dans un drap gris. Son ventre est découvert. Son attitude lascive laisse présager que sa poitrine est nue, offerte à tous les regards. »

 

 

Nelly Topscher s’est d’abord fait connaitre avec ses romances, puis Dark romance. En s’essayant au thriller, un retour magique s’est opéré. Elle excelle dans le domaine et n’a pas finit de vous surprendre.

Christian Guillerme connu pour son titre « La corde de Mi », est un auteur de thriller à l’avenir prometteur.

 

Émotion, Noir, Thriller

Sinestra

de Armelle Carbonel (Auteur)
Broché – 8 novembre 2018
Éditeur : RING

Le Val Sinestra, refuge isolé au cœur de la vallée des Grisons entouré de monumentales montagnes, accueille un convoi de réfugiés fuyant les horreurs de la guerre. Des mères brisées au bras de leur progéniture, des orphelins meurtris et atteints de désordres psychiques. Mais là où ils croyaient avoir trouvé la paix, les résidents vont réaliser que le Mal a franchi la frontière avec eux.

Surnommée la “nécromancière”, Armelle Carbonel est avec son style viscéral et son extrême maîtrise du suspense en huis clos, l’une des voix les plus captivantes du thriller contemporain. Récompensée à onze reprises, experte en manipulation et rebondissements, la nouvelle référence française du thriller psychologique entraîne le lecteur au cœur d’une véritable symphonie paranoïaque, dont l’intensité suscite une angoisse quasi inédite dans le monde du thriller.

 

2020_034_Carbonel Armelle - Sinestra.jpg

 

Bonjour à toutes et à tous…

Après, les superbes “Criminal loft” et “Majestic murder”, je ne pouvais pas passer à coté de “Sinestra” !
Avec ce troisième roman, Armelle Carbonel a gravi une nouvelle marche sur le podium.
C’est roman magistral, avec une écriture pointue et très poétique.

Vingt-neuf août 1942.
Au cœur de la Suisse, à travers les Grisons, se trouve un château, menaçant, le Val Sinestra.
Dans la brume, un chargement humain pénètre la forteresse.
Des femmes, des enfants, un homme, espérants être guéris de leurs maladies.
C’est là, au milieu de la forêt, que vie un mystérieux médecin qui semble faire des miracles.
Bienvenus au Val Sinestra…

Passées les premières pages, où j’ai découvert les personnages du roman, Armelle échafaude un huit-clos glacial à l’atmosphère sombre et malsaine, où le mal s’insinue absolument partout. Sinestra est un thriller horrifique.

Encore une fois, elle met en avant “le Lieu” dans son récit, lui donne une âme, au point qu’il en deviendra même le personnage principal en lui donnant la parole.

Quel suspens !
Chaque chapitre est raconté par un personnage différent. Nous proposant une perception et une vue différente des scènes vécues.
Grâce à son écriture incisive, teintée de poésie, de métaphores et délicieusement maléfique, Armelle, m’a entraîné tel un enfant, petit à petit, vers une descente aux enfers dans un univers sombre et glauque… Je me suis enfoncé dans son récit à chaque fois un peu plus, les murs se sont resserrés autour de moi, m’oppressant jusqu’à la dernière ligne…

Aucun des personnages ne sera épargné, qu’il soit enfant, qu’il soit adulte.
Même le lecteur averti sera surpris, choqué et subira, tel le fracas de l’orage et la pluie de grêlons battant les rues, la perte d’une certaine innocence…

Un vrai coup de cœur !

Armelle a du style, elle le sait…
Elle ne nous raconte pas d’histoires, elle nous les fait vivre.
Oserez-vous entrer dans son univers ?

÷÷÷÷÷÷÷

Extrait :

« Mon œil suivait chacun de leurs mouvements et dénonçait les mensonges révélés par la nuit. Mes traîtres égarés livraient un combat inéquitable. J’applaudissais leur vaine tentative d’échapper à mon emprise et pleurais la mort du garçon au nez crochu, bien que son déclin eût pris naissance en mon sein. J’aimais cet enfant étoilé. Autant que les autres, mal nés, mal aimés, malformés. Leur saveur ne présentait aucune différence. Ils incarnaient l’innocence dans un monde exempt de fraîcheur et le vieux rustre que j’étais s’en nourrissait pour prolonger l’éternité au-delà des limites sacrées. »

 

 

Armelle Carbonel, née le 16 juillet 1975 à Paris, est écrivain. En parallèle de son activité littéraire, elle travaille pour le Ministère de la défense.

Elle commence à écrire dès son plus jeune âge.
À 8 ans, elle rédige des poèmes, puis à 11 ans, un roman fantastique. À 15 ans, elle se tourne vers le théâtre avec la composition de 3 pièces de théâtre, avant de revenir au roman à 20 ans. Elle remporte de nombreux prix Littéraires (Art et Lettre de France, Concours littéraire des Armées, concours de poésie de la ville de Rambouillet, Prix Calliope.) sous le pseudonyme de Rebecca Arque pour son roman Criminal Loft (publié en auto-édition en 2011) et devient membre du Collectif de la Plume Noire. Elle retravaille son thriller Criminal Loft dans une nouvelle version en 2015. Elle est également l’auteur de “Les Marais funèbres” et “La Maison de l’ombre”.

En 2013, elle participe au recueil de nouvelles Santé, au profit de la fondation Maladies Rares.

Noir, Polar, Thriller

Le fruit de mes entrailles

de Cédric Cham (Auteur)
Broché – 10 septembre 2018
Éditeur : Jigal Editions

Vrinks, fiché au grand banditisme, finit de purger une longue peine en centre de détention quand on lui annonce brutalement que le corps mutilé de sa fille Manon a été retrouvé dans un fleuve. Fou de rage, il ne pense plus qu’à s’évader pour la venger… Amia, jeune femme d’une vingtaine d’années, prisonnière d’un sordide réseau de prostitution, réalise soudainement qu’elle va être mère ! C’est peut-être le signal qu’elle espérait pour trouver la force de fuir les griffes de ses bourreaux. La capitaine Alice Krieg, en charge du dossier Vrinks, est une flic pugnace de la brigade de recherche des fugitifs. Elle, a grandi sans père, en a toujours souffert et plus encore aujourd’hui quand elle découvre sa cruelle maladie… Le hasard va tous les faire se télescoper au cours d’une longue cavale infernale et sanglante. A la vie, à l’amour, à la mort, au destin…

 

2020_029_Cham Cédric - Le fruit de mes entrailles.jpg

 

Bonjour à toutes et à tous.

Je découvre l’écriture de Cédric Cham. Wahou !!!
J’ai été bousculé et j’en ai pris plein yeux !

Et si je dis plein les yeux, c’est que dès les premières lignes, j’ai eu l’impression de regarder un excellent polar, bien noir…
Pas de temps morts. Amia, Vrinks et Alice vont vous mener jusqu’en enfer.
Âmes sensibles s’abstenir…

Dès le départ, le ton est donné, j’ai été pris au cœur. Immersion totale.
Cédric Cham a une écriture percutante, vive, sans filtre ni tabou, tout en réussissant à nous faire ressentir des émotions intenses.

Amia, 20 ans. Suite à bien des malheurs, elle tombe dans la prostitution. Elle a constamment la peur au ventre, peur des clients, peur de son mac.
Simon Vrinks, ancien braqueur, détenu modèle, il n’est pas loin de la liberté conditionnelle. Lui aussi a eu une enfance difficlile. Il va s’évader, pour venger sa fille, Manon, 20 ans, retrouvée morte mutilée.
Alice, est une “femme/flic” efficace, qui ne laisse rien voir à travers sa carapace à toutes épreuves. Chargée de retrouver le fugitif. Elle aussi cache un passé sombre et douloureux.

Ces trois personnages traités avec justesse, sont des écorchés vifs, mais leurs destins vont se croiser, se télescoper même, nous entraînant dans une intrigue incroyable, sans aucun temps mort. Un roman que je n’ai pas pu lâcher une fois commencé, tant il est addictif.
La violence dégagée lors de ma lecture est profonde et bouleversante. Certaines scènes sont “brutes”, vicieuses aussi parfois, tel un couteau que l’on remue dans une plaie.

Je n’ai pu m’empêcher de m’attacher à Simon et à Amia, espérant les voir arriver au bout de leur vengeance, vers une lueur d’espoir.

Excellent découverte, je conseille vivement !

÷÷÷÷÷÷÷

Extrait :

« Un sursaut. Un bruit. Une fragrance de songes. Amia ouvre les yeux. Le décor tourne autour d’elle. Elle ne reconnaît pas l’endroit. Pas de chambre d’hôtel miteuse. Pas de hachoir projetant du sang à la ronde. Pas de miroirs aux murs et au plafond. Pas de son de basses, lourds et entêtants. Le lit est trempé. Les draps enroulés et amalgamés à son corps. Le soleil filtre par la fenêtre ouverte et réchauffe certainement l’atmosphère. Pour autant, Amia a froid. Terriblement froid. Son corps n’est que fusion. À la fois feu et glace. Elle parvient à dégager une jambe et pose le pied au sol. Elle doit s’arrêter. De suite. La pièce virevolte de plus belle autour belle. Un putain de grand huit. Un haut-le-cœur la fait roter. Amia a peur. Elle ne parvient pas à relier les points. À se rappeler ce qu’elle fait ici. D’ailleurs, Elle ne sait toujours pas où elle est. La douleur lui coupe le souffle. Amia se laisse glisser du lit pour se retrouver sur le sol. Les mains en avant. Sur une imitation de parquet en plastique. De ce qu’elle parvient à voir, il brille. À moins que ce ne soit dans sa tête. La luminosité ambiante lui vrille les rétines et les neurones. Elle ouvre et ferme les yeux. Jusqu’à ne plus pouvoir. Alors elle se recroqueville, fait disparaître son visage entre ses bras. Ses dents mordent dans la chair pour ne pas crier. Ainsi, Elle attend. En position fœtale. »

 

 

Cédric Cham, né en 1978, est originaire de la région Rhône-Alpes. Le jour, il travaille au sein de l’Administration pénitentiaire française, la nuit, il écrit des polars. Dès son plus jeune âge, la lecture est devenue une « addiction ». Impossible de passer plus de vingt-quatre heures sans sentir le papier sous ses doigts… Et tout naturellement, à force de dévorer les romans des autres, il en est venu à écrire ses propres histoires. Cédric Cham aime les récits sombres et réalistes. Pourquoi ? Parce que d’après lui, le noir reflète parfaitement notre société actuelle… Ce qui se passe au coin d’une rue oubliée, derrière une porte close, de l’autre côté de la ligne blanche… Ces endroits où la réalité dépasse trop souvent la fiction !

Noir, Polar, Thriller

Black Coffee

de Sophie Loubière (Auteur)
Broché – 14 février 2013
Éditeur : Fleuve éditions

Juillet 1966. Dans la petite ville perdue de Narcissa, Oklahoma, une maison isolée en bordure de la mythique route 66 est la cible d’un tueur sanguinaire. Une femme enceinte et une fillette sont assassinées, une mère et son fils Desmond grièvement blessés. Le jeune garçon va grandir à l’ombre de ce dossier jamais élucidé par la police, hanté par la figure du tueur, sous le regard d’une mère psychologiquement détruite et à des milliers de kilomètres d’un père absent le jour du drame, et qui n’a eu de cesse de raviver la culpabilité de son fils. Si seulement tu n’avais pas attaché le chien… 2011. Devenu journaliste puis professeur de criminologie à l’université, Desmond G. Blur décide de quitter Chicago pour s’installer en Arizona dans la maison de son père décédé. Une ultime tentative du fils pour se rapprocher de son père et s’en faire pardonner, sans savoir que celui-ci, d’outre-tombe, l’a peut-être mis sur la voie de la réconciliation avec leur passé. Car l’arrivée dans le secteur d’une femme vient bientôt réveiller les démons passés de Desmond : Lola, une femme au comportement étrange qui voyage seule avec ses deux enfants, visitant des villes fantômes. Une Française dont Desmond découvre vite que, sous couvert de jouer les touristes, elle recherche son mari littéralement volatilisé trois ans plus tôt sur la route 66. Ce dernier lui aurait fait parvenir un cahier, seul indice de la piste à suivre. Un cahier contenant un récit qui, s’il n’est pas l’œuvre d’un mythomane, est la preuve de l’existence d’un des plus ahurissant criminel que l’histoire des Etats-Unis ait connu… et dont le chemin sanglant traversait déjà la petite ville de Narcissa en Oklahoma l’été 1966.

 

2020_028_Loubière Sophie - Black coffee.jpg

 

Bonjour à toutes et à tous.

Bienvenus sur la “Mother Road” !
4 000 km entre Chicago et Los Angeles.
La mythique Route 66, ses motels, ses stations services, son désert et ses bikers…

Sophie nous entraine dans un road-movie étouffant, sur la célèbre route, semée d’embûches, la mort ne cesse d’y rôder. La chaleur, des déserts à pertes de vue…

Suspense, péripéties, de nombreux rebondissements, rien ne manque dans ce roman. Cette route, je ne l’ai pas lâché, je l’ai suivit sur plusieurs générations. Malgré certaines longueurs qui peuvent se justifier par le climat et le sujet, j’ai aimé l’écriture fluide et le dynamisme des chapitres courts.

La route 66 était fière de ses Diner’s, de ses stations-services, de son asphalte lisse et roulant, mais qu’en est-il aujourd’hui ?

Un tueur en série sévit régulièrement depuis plusieurs années.
Je me demandais, à quel moment sa cavale de plus de 40 ans, parsemée de cadavres, prendrait-elle fin.
Pas une minute de répit… Plus j’avançais dans ma lecture, plus les mailles se resserraient, mais… Je ne dévoilerai rien !
Un récit habilement mené, à la progression maîtrisée. Les personnages sont bien fouillés, à commencer par l’héroïne, Lola, une jeune femme, échappant à tous les clichés.

Sophie frappe fort et juste, elle est parvenue à me tenir en haleine tout au long de son récit. C’est le premier roman que je lis d’elle et sûrement pas le dernier.
Une suite est parue : “White Coffee”.

Vous voulez en savoir un peu plus sur Black coffee ?
Voici le site de Sophie. Il est bourré d’anecdotes sur la fabrication du roman, le voyage, les repérages sur place, etc.

Alors, vous me suivez ?
https://blackcoffee66.blogspot.com/?fbclid=IwAR0kdXK0QxKJUojZsYfeUh_X5Cr75U63O62E_31ix55RGogOslKtJv9-Y34

÷÷÷÷÷÷÷

Extrait :

« Ce récit n’est pas une fable. Depuis deux jours, nous accumulons des preuves. Si les crimes sont réels, alors le tueur l’est aussi, non ? Desmond se rapprocha. Le corps de Lola s’obstinait à épouser les formes du canapé, marquant la cambrure du dos. Seules les pointes de ses pieds étaient en contact avec le sol. Dans l’exaspération, Lola devenait plus attirante encore. Il enveloppa de ses doigts la main qui tenait le verre.
– Vous ne devriez pas, dit-il.
Face à face, dans cette même immobilité, chacun butait contre un obstacle, à la limite de ses convictions. L’alcool donnait à leurs lèvres de légers arômes de tabac et de miel.
– Le tueur n’est pas votre père, murmura-t-elle.
Le parfum de Lola qui montait vers lui était une caresse douloureuse.
Sa mâchoire se crispa, il ferma les yeux pour garder le contrôle. »

 

 

Journaliste et romancière, Sophie Loubière s’est longtemps partagée entre le micro (France Inter, France Info) et la plume. Auteur d’une dizaine de romans et de nouvelles policières, elle publie son premier polar dans la collection Le Poulpe en 1999. De Paris à San Francisco (« Dans l’œil noir du corbeau »), des forêts lorraines à la route 66 (« Black coffee » et « White Coffee »), elle plonge le lecteur dans un trouble profond. En 2011, le succès de « L’enfant aux cailloux » lui vaut une reconnaissance internationale. Traduit en langue anglaise, le livre remporte plusieurs prix littéraires. En 2015, elle aborde l’Histoire avec « A la mesure de nos silences » (Fleuve Editions), un hymne à la vie, entre ombre et lumière, inspiré d’un fait réel de la seconde Guerre Mondiale. « Cinq cartes brûlées » (Fleuve Noir), confirme l’intérêt de Sophie Loubière pour le fait divers, révélateur des carences et névroses de notre société.