Polar, Thriller, Thriller psychologique

Perdition

Perdition
de Alexis Arend (Auteur)
Broché – 10 mai 2019

Le long de la mythique « Mother Road », au gré des rencontres, le hasard les a rassemblés… Une poignée d’hommes et de femmes qu’un même but anime : tromper leur destin tragique. Dans une station-service au milieu de nulle part, leurs chemins se croisent pour un face-à-face inattendu avec un redoutable criminel en fuite, Denton Foley, échappé du « couloir de la mort ». La confrontation avec ce meurtrier glacial et implacable bouleversera à jamais leur sort, qu’ils croyaient scellé.
Qui est réellement Denton Foley ?
Que réserve-t-il à ces êtres à la dérive, à qui la vie n’a accordé aucun répit ?

2019_046_Alexis Arend - Perdition

 

Bonjour à toutes et à tous…

Quelle belle surprise !!!

Je viens tout juste de finir ce magnifique roman.
Par où commencer ?
Il y a tellement de choses à dire, mais je ne voudrais surtout pas vous enlever la moindre surprise. Et Dieu sait s’il y en a.

D’abord un énorme merci à Blandine Carron qui m’a fait ce très beau cadeau :
La découverte d’un nouvel auteur… Et pas n’importe lequel… Alexis Arend.

Je suis encore tout retourné.
J’ai l’impression de sortir d’une bonne partie de billard. Ça rebondi dans tous les sens !
Il y a des surprises à tout instant. Un scénario très fluide, de grande qualité en plus de la richesse du texte et de tous les personnages qui se croisent et s’entrecroisent…
Les personnages ? Les mots me manquent…
Alexis a crée des personnages vivants avec des mots qui sonnent justes.
J’en ai aimé certains, détesté d’autres… Mais je n’ai pas pu rester insensible à eux.

Quelle prose… Adrénaline. Sentiment. Suspense.
J’ai savouré chaque chapitre, chaque ligne.
Toute l’histoire nous mène vers un huis-clos final.
Mais quel final ! Un final de toute beauté, superbe même…

Je m’incline humblement devant cette lecture.
Devant ce livre qui m’a fait rire et pleurer…
Devant cette histoire qui m’a tant émue…
Devant ce texte qui m’a enrichit l’esprit…

Ce livre, vous devez le lire absolument !
Mon coup de cœur de cette fin d’année.

Merci Alexis.

Maintenant je sais ce qui me reste à faire…
Josh,
Salamanca,
La lueur,
Intrusions,… et bien d’autres j’espère.

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Extraits :

« À bien y songer, cela avait probablement été la première fois depuis pas loin du seize ans qu’elle avait dormi seule. Sans Kurt à ses côtés. Et qui plus est, pas dans son propre lit, mais dans celui d’une chambre de motel perdue au milieu de nulle part. Se réveiller là avait développé en elle un sentiment extrêmement curieux, tout à la fois plaisant et déstabilisant. Assez terrifiant, aussi, comme une impression de nouveauté absolue, lorsqu’on se trouve privé de tout repère, de tout point d’appui, de tout souvenir. Une sensation grisante, également, euphorisante, comme un doux et agréable goût de vraie liberté qui s’éveille enfin en nous et nous emporte au loin.
Voilà ce que ressentait Jenny Holmes devant son gobelet de café et son petit carton de donuts industriels dont son fils ne faisait qu’une bouchée.
Elle avait peur. Et elle souriait. »

 

 

Ancien ingénieur, Alexis Arend s’est aujourd’hui tourné vers sa vraie passion : l’écriture. Une passion qui l’habite depuis ses douze ans. Ses romans sont de véritables récits de voyage aux portes de l’étrange, dans lesquels transparaît toujours une très grande humanité, et où l’on y découvre en permanence ce fragile équilibre entre Bien et Mal.
Féru d’auteurs comme John Steinbeck ou Stephen King, mais également Bernard Clavel ou encore Émile Zola, c’est un fou de mots et d’images, un passionné d’Histoire et d’histoires, qui aime tout particulièrement voyager au travers de beaux récits.

Noir, Polar, Thriller

Le Cri de Nicolas Beuglet

Le Cri
Nicolas Beuglet (Auteur)
Poche – 11 janvier 2018
Éditeur : Pocket
À quelques kilomètres d’Oslo, l’hôpital psychiatrique de Gaustad dresse sa masse sombre parmi les pins enneigés. Appelée sur place pour un suicide, l’inspectrice Sarah Geringën pressent d’emblée que rien ne concorde. Le patient 488, ainsi surnommé suivant les chiffres cicatrisés qu’il porte sur le front, s’est figé dans la mort, un cri muet aux lèvres – un cri de peur primale. Soumise à un compte à rebours implacable, Sarah va découvrir une vérité vertigineuse sur l’une des questions qui hante chacun d’entre nous : la vie après la mort…
2019_040_Nicolas BEUGLET - Le cri

Bonjour à toutes et à tous…

Oui ou non, il y at-il quelque chose après la mort ?

Nicolas Beuglet nous entraîne dans une enquête haletante, destinée aux amateurs d’action intensive, saupoudrée “d’un peu” d’ésotérisme pour pimenter la trame très recherchée de son roman.

Dans ce thriller extrêmement original, il n’y aucun temps mort. Nicolas donne suffisamment d’éléments pour que l’ensemble se tienne plutôt très bien. Beaucoup de suspens et de nombreux rebondissements bien menés.

L’histoire m’a captivée dès le début. Le côté historique bien sûr, la C.I.A., les essais réalisés sur des patients, sans aucune autorisation légale, beaucoup d’énigmes, les dérives de la science et l’intervention de la religion !
Tous les ingrédients sont réunis pour passer un excellent moment.

Petit bonus.
À la fin du livre, Nicolas nous dévoile toutes ses recherches historiques qui lui ont servi à construire son histoire. C’est glaçant !
Fiction ou réalité ?
Anticipation ou horreur ?
Thriller ou roman d’amour ?

La force de ce livre, c’est la parfaite combinaison entre tout ça…

“Un cri” à lire absolument!

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Extraits :

« La vie nous tuerait tous si nous n’avions pas l’oubli.
…/…
Cet oubli qui fait que nous ne pensons pas chaque seconde à l’absurdité de notre existence. Nous vivons sans savoir d’où nous venons et nous mourons sans savoir où nous allons. Comment vivre entre les deux ? Comment ne pas être paralysé par cette absence de sens ? C’est logiquement impossible. Et pourtant, la majorité y parvient et fait un peu comme si de rien n’était. Mais imaginez que vous soyez forcée de penser cet absurde sans rien pouvoir faire d’autre, pas sûr que vous survivriez. »

 

 

Après quinze années passées chez M6, Nicolas Beuglet a choisi de se consacrer à l’écriture de scénarios et de romans. Le Cri et Complot ont paru aux éditions XO en 2016 et en 2018.
Il vit à Boulogne-Billancourt avec sa famille.

Polar

“Losing Leah” de Sue Welfare

Losing Leah
de Sue Welfare (Auteur)
Broché – 28 mars 2019
Éditeur : De Saxus

Un jour ordinaire. Un couple ordinaire. Un terrible secret.

Par un froid matin de février, Chris et Leah Hills s’arrêtent dans une station-service isolée à la frontière du Pays de Galles pour boire un café.
Pendant que Leah est partie se rafraîchir, Chris verrouille la voiture et part acheter leurs boissons. Les minutes passent, mais Leah ne revient pas…
Peu après, le sergent Mel Daley et son patron, l’inspecteur Harry Baker arrivent sur place pour commencer les recherches alors que chaque minute compte. Leah est-elle encore vivante ? A-t-elle quitté la station-service avec quelqu’un ?
Au fur et à mesure que leur enquête progresse, les policiers vont découvrir de sombres secrets à propos du couple dont la perspective fait froid dans le dos.
Sue Welfare, auteure à succès dans la liste des best-sellers du Sunday Times et scénariste primée pour la BBC et Channel 4, nous livre ici un thriller glaçant dans la lignée de « Gone Girl” et “La fille du train”.

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Bonjour à toutes et à tous…

Comme indiqué sur la première de couverture “Losing Leah” va vous mener vers un terrible secret.

Chris et Leah Hills sont sur le chemin des vacances quand Leah disparaît lors d’une pause à la station-service…
Son mari va tout faire afin qu’on la retrouve saine et sauve.

Je suis malheureusement resté un peu sur ma faim, car j’ai deviné assez vite la trame principale du récit, mais j’ai malgré tout passé un bon moment grâce à une écriture très fluide. L’auteur va vous mener, au fur et à mesure à l’aide de multiples croisements à un récit fort bien construit et de plus en plus complexe!

Le récit provient en grande partie du point de vue du sergent Mel Daley, qui explique un cas de personne disparue en termes simples, ainsi que la procédure suivie par la police dans un tel cas. J’ai trouvé ça plutôt intéressant.
Je mettrai un petit bémol sur les parties personnelles de sa vie privée qui n’amènent rien au récit et qui l’alourdissent à mon goût, mais cela reste un bon roman !

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Extrait :
« Je me suis réveillée bien avant qu’il ne fasse jour, presque aussi fatiguée que la veille au soir lorsque je m’étais couchée. Je pris mon temps sous la douche en réfléchissant aux éléments que nous connaissions déjà. Les quelques grandes lignes d’une vie. La photo de Leah apparu sur le bulletin d’information du matin. Cela était très utile qu’elle soit jolie à la façon d’une fille qui habite la maison d’à côté, qui a l’air complètement innocente et qui ne fait pas son âge. Sur la photo elle semblait vulnérable. J’imaginais que les téléphones n’arrêtaient pas de sonner. Pendant ce temps-là, à l’écran, Kelly, notre agent qui assurait la liaison avec les médias, faisait un résumé de la situation et évitait toute personne disposant d’informations à se présenter. »

 

Sue Welfare est une auteure britannique à succès figurant régulièrement dans la liste des best-sellers du Sunday Times. Elle a publié une trentaine de romans dont la plupart étaient des comédies romantiques. En 2015, elle se lance dans le thriller en publiant  » Next of Kin’ qui reçoit des critiques dithyrambiques.
Elle est aussi une scénariste renommée pour la TV anglaise (Channel 4) ainsi que la radio (BBC). Sue vit dans le Norfolk avec son mari et ses deux chiens.
« Losing Leah » est son premier roman publié en français.

Polar

“Minuit dans le jardin du manoir” de Jean-Christophe Portes

Minuit dans le jardin du manoir
de Jean-Christophe Portes (Auteur)
Broché – 13 mars 2019
Éditeur : Éditions du masque

Denis Florin est un jeune notaire célibataire, poète et un peu lunatique. Il vit en Normandie dans un manoir avec sa grand-mère Colette – adorable mais folle. Ce qu’il préfère faire dans la vie : reconstituer la bataille de Marignan en figurines, et qu’on le laisse tranquille.
Un jour de janvier, alors qu’il rentre chez lui, il découvre horrifié une tête décapitée sur un piquet dans le jardin du manoir. À la place des yeux et des dents, des pièces d’or. Paniqué, il se terre chez lui, et constate que sa grand-mère adorée a disparu. La presse s’empare de l’affaire et il devient le suspect numéro un. Cela fait beaucoup pour un seul homme, surtout un homme comme Denis Florin. Nadget, une journaliste télé qui jure comme un charretier, convaincue de son innocence, va alors tenter de l’aider à se sortir de ce pétrin. Sur les traces de Colette, ils découvrent qu’un trésor datant de plus de cinq cents ans pourrait bien être caché quelque part dans le manoir…
Mais serait-ce l’explication à ce meurtre odieux et à cette disparition ? Rien n’est moins sûr.

2019_024_Jean-Christoph Portes - Minuit dans le jardin du manoir

Bonjour à toutes et à tous…

Étant plutôt habitué aux polars historiques, Jean-Christophes Portes choisit ici un registre contemporain, élargissant ainsi son éventail d’écriture. Mais très vite son amour de l’histoire le rattrape. J’ai lu ”Minuit dans le jardin du manoir“ plus comme une sorte de chasse au trésor qu’un véritable polar.
Une vieille dame un peu loufoque, son petit fils, notaire. Nadget, une journaliste qui n’a pas sa langue dans la poche et c’est parti pour de nouvelles aventures dans un récit plein d’humour qui ne se prend pas trop au sérieux. Il y a du James bond, de l’Indiana Jones aussi, un personnage à l’accent à couper au couteau, un superbe manoir, des galions espagnols, une leçon de canne, des méchants qu’il aurait mieux valu éviter, une course poursuite à travers la France et L’Espagne, des chiens méchants et des chapitres en “ion” (seuls les lecteurs du roman comprendront !).

J’ai passé un bon moment en lisant ce livre avec des héros attachants et un final qui renverse toute la situation.
Bravo Jean-Christophe !

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Extrait :
« Après avoir franchi l’une des nombreuses brèches du mur, le jeune homme avait traversé un océan de ronces, puis un sous-bois touffu. Assez essoufflé, la cheville gauche méchamment griffée, et regrettant déjà sa fantaisie finalement plutôt pénible, le futur ingénieur déboucha enfin sur l’espèce de prairie bosselée qui faisait office de pelouse. Avec l’obscurité, il était un peu perdu, d’autant que les nuages avaient presque avalé la lune, mais surtout que lui-même avait englouti une quantité significative d’un apéritif anisé, auquel il était peu habitué.
Il était minuit et douze minutes exactement lorsque le jeune homme – après avoir trébuché sur l’une des innombrables mottes de taupes du prétendu gazon – se releva en ricanant sottement… avant de se retrouver nez à nez avec cette tête décapitée. »

 

Après des études à l’Ecole Nationale de Arts Décoratifs, Jean-Christophe Portes est devenu journaliste et réalisateur. Auteur de documentaires d’investigation ou d’histoire, il travaille pour les principales chaînes de télévision. Il est également l’auteur de L’affaire de l’homme à l’escarpin (City).