Anticipation, Polar, Thriller

IMMORTEL – Le premier être humain immortel est déjà né

de Jose Rodrigues dos Santos
Broché – 24 septembre 2020
Éditeur : HC éditions

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Après avoir annoncé la naissance de deux bébés génétiquement modifiés, un scientifique chinois disparaît. La presse internationale commence à poser des questions, les services secrets tentent de trouver des réponses, un homme contacte Tomás Noronha à Lisbonne. Celui qui se présente comme un scientifique travaillant pour la DARPA, l’agence pour les projets de recherche avancée de la Défense américaine, est à la recherche du savant disparu. Tomás découvre alors les véritables enjeux du projet secret chinois…

Pour le grand retour de Tomás Noronha, le héros de La Formule de Dieu, J. R. dos Santos a choisi le sujet qui est dans toutes les têtes : l’intelligence artificielle. L’humanité touche-t-elle à sa fin ou fait-elle face à un nouveau départ ? Sur la base des recherches les plus avancées, J. R. dos Santos nous entraîne dans une aventure à couper le souffle et dévoile l’extraordinaire destin de l’humanité. Il nous démontre avec toujours autant de sérieux que la science est sur le point d’atteindre sa plus grande réalisation : la mort de la mort. Bientôt, nous pourrons vivre sans jamais mourir. Nous serons… Immortels.

 

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Bonjour à toutes et à tous,

Attention !
Rarement un roman ne m’aura autant angoissé, autant mit mal à l’aise…

Je suis fan de José Rodrigues Dos Santos !
Pas seulement parce qu’il a un très beau nom de famille (!!!), mais parce que depuis son premier roman, il m’a systématiquement emporté dans son univers où se mêlent, Sciences, Religions, et Thrillers policiers.

Immortel est le moins “classique” de ses romans, je préfère vous prévenir.
Certains risquent peut-être de le trouver trop technique. En effet, l’intrigue intervient très vite dans le roman, mais il y a plus de 400 pages d’explications (qui restent toujours très intéressantes pour le lecteur que je suis), mais il vous faudra attendre plus de 30 chapitres pour revenir vraiment dans le thriller.

Le livre est passionnant, avec un travail de recherche extraordinaire, mais l’intrigue n’est finalement qu’un “prétexte” de sensibilisation de l’auteur sur certaines nouvelles technologies.

– Quel avenir nous réserve l’Intelligence Artificielle ?
– Qu’est-ce que l’Intelligence Artificielle Générale ?
– Les ordinateurs conscients de leur nouvelle intelligence, resteront-ils toujours à notre service ou se retourneront-ils un jour contre l’homme ?
– Le premier homme immortel est-il déjà né ?
– Quid de la génétique ?

Voici quelques sujets du roman parmi beaucoup d’autres…

Au fil des pages, j’ai pris conscience que la réalité risquait de dépasser très vite la fiction.
Le récit amène des questions qui vont se poser à nous très prochainement.
Quand la médecine et l’ingénierie génétique seront plus performantes, tous les Hommes voudront en bénéficier, alors…
Est-ce que ce sera la course vers l’Homme « parfait », puis très vite vers le « surhomme » ?
Et si l’homme devenait un jour immortel ?

Amélioration de la vie humaine et réflexions philosophiques sur fond de thriller. J.R. dos Santos ouvre les portes sur une nouvelle aventure à couper le souffle, et quel que soit votre avis, sur le plan scientifique, éthique ou religieux, qu’en est-il de l’avenir de l’Homme ?

Je recommande vivement…

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Extrait :

« – Si l’on considère les coûts d’embauche, qui incluent les salaires, les cotisations sociales et les impôts, ainsi que le développement de la technologie, sa sécurité et sa qualité, la logique voudrait que les entreprises de transport parient sur des véhicules autonomes. Et pas seulement pour les voitures de tourisme. Les routiers seront remplacés par des camions autonomes, qui pourront travailler vingt-quatre heures par jour, qui n’auront pas besoin de faire des pauses, ne seront pas syndiqués, et consommeront moins d’énergie ; d’après les calculs cela représentera un quart du coût actuel. Il en ira de même avec les trains et les bateaux. Dans quelques années, des navires fantômes sillonneront les mers, des cargos sans équipage où tout sera robotisé. De même, la compagnie des chemins de fer allemande mise sur des trains pilotés par des algorithmes. Du reste, dans la pratique, les avions sont déjà pilotés par ordinateur grâce aux commandes de vol électrique. Le pilote est là presque uniquement pour donner confiance aux passagers, alors que, et aussi paradoxal que cela puisse paraître, les ordinateurs sont plus fiable que les humains pour conduire des voitures ou piloter des avions.
– Ce n’est peut-être pas par hasard que, chaque fois qu’il y a un accident, l’enquête conclut à une erreur humaine …/… Sans êtres humains, apparemment, il n’y aurait pas d’erreurs. »

 

 

Journaliste, reporter de guerre, présentateur vedette du 20H au Portugal depuis plus de vingt-cinq ans, J. R. dos Santos est l’un des plus grands auteurs européens de thrillers.
La saga Tomás Noronha, traduite en 18 langues, s’est fait connaître en France avec La Formule de Dieu, vendue à près de 500 000 exemplaires (2 millions dans le monde) et dont les droits d’adaptation au cinéma ont été acquis par Belga Films.
Avec Immortel, il signe le 8e roman de la saga.

Les romans de J.R. dos Santos et de son héros Tomás Noronha rencontrent un grand succès à travers le monde.
Thrillers érudits, ils traitent des sujets de science, de religion ou d’histoire avec toujours un incroyable travail de recherche.
Car le sujet central de tous les romans de J.R. dos Santos reste le même : la vérité.
En tant que journaliste-reporter de guerre et en tant qu’auteur, cette question ne l’a jamais quitté. Et ce qui rend la série des Tomás Noronha unique,
c’est justement ce défi systématiquement relevé de remettre en cause une vérité pré-établie pour en rétablir une nouvelle, difficile à accepter peut-être, mais bien plus limpide.

Historique, Polar, Suspense

Une arête dans la gorge

de Christophe Royer
Poche – 11 mars 20211
Éditeur : Taurnada

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Mutée depuis peu à la Criminelle de Lyon, le commandant Nathalie Lesage, mise à l’écart par sa supérieure, va devoir se battre pour trouver sa place… Très vite, une série de meurtres atroces va la plonger dans les entrailles et les arcanes de la Ville des Lumières, lui réservant de bien sombres surprises… Un thriller haletant où vont s’entrechoquer assassinats violents, sociétés secrètes, Histoire et sciences dans un Lyon ésotérique…

 

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Bonjour à toutes et à tous,

Avant de vous donner mon “ressenti”, je tenais à remercier Joël des Éditions Taurnada pour la confiance qu’il me témoigne régulièrement. Chaque roman édité chez eux est une belle découverte !

“Une arrête dans la gorge” est la deuxième enquête de Nathalie Lesage. N’ayant pas lu le livre précédent, j’avais un peu peur de m’y perdre, mais ce ne fut pas le cas du tout le cas, je n’ai eu aucun mal à suivre l’intrigue qui peut se lire indépendamment.

Le début du livre se déroule en Bolivie en 1985, où un médecin se fournit en cadavres de bébés pour mener à bien ses recherches. Ce seul prologue a suffi à me rendre accro à la lecture. Puis, en un clin d’œil, j’ai été transporté dans l’actuelle ville de Lyon. Bienvenus à travers cette “promenade” dans le vieux Lyon, dans la ville des Lumières avec sa franc-maçonnerie, ses symboles, ses codes, et le St-Graal, la quête ultime !

J’ai été fasciné par l’atmosphère sombre des catacombes, par l’enquête passionnante et excitante. Christophe Royer mène d’une main de maître son récit.
J’ai apprécié le tandem formé par Nathalie, qui vient à Lyon pour une nouvelle affectation, et son jeune coéquipier Cyrille. Ils forment un sacré duo de choc. Les personnages sont tous crédibles et attachants, mais attention !
L’auteur nous mène par le bout du nez du début à la fin, alternant entre suspense et frissons.
C’est le premier roman de Christophe que je lis et c’est une lecture agréable, mêlant habilement le passé et le présent. J’ai hâte de le relire sur d’autres sujets.

Envie de vous plonger dans le cœur du vieux Lyon, de lire un très bon thriller avec une enquête palpitante et rythmée ?
Alors, n’hésitez pas !

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Extrait :

« Comme je vous l’ai déjà dit. Je ne suis qu’un intermédiaire et je n’ai pas toutes les réponses. Du peu que j’en sais, plusieurs frères issus de loges différentes ont décidé de se réunir au sein d’une nouvelle loge qu’ils ont baptisée “La nouvelle Parfaite Amitié”.
– Qui ne serait donc pas officielle ? demanda Nathalie en mémorisant le nom.
– C’est ça. Pour qu’une loge soit créée, comme toute association classique, il y a une procédure administrative qui conduit au dépôt des statuts et qui demande l’aval de l’obédience. Dans leur cas, c’est plus une réunion de passionnés autour de thèmes particuliers.
– Lesquels ?
– Ces frères seraient des amoureux de la chevalerie. Les chevaliers sont très présents symboliquement en franc-maçonnerie, surtout dans les hauts grades.
– Les hauts grades ? »

 

 

Né en 1971, au Creusot, Christophe Royer est passionné par l’art sous toutes ses formes. En 2014, il décide d’explorer l’univers de l’écriture. Essais réussis avec sa duologie « Projet Sapience » mêlant aventure et réflexion humaine. En 2019, avec « Lésions intimes » il se tourne avec talent vers le genre thriller. « Une arrête dans la gorge » est son quatrième roman.

Émotion, Drame, Noir, Polar

L’affaire Clara Miller

de Olivier Bal
Broché – 12 mars 2020
Éditeur : XO

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Son cadavre est remonté, comme celui d’autres femmes, à la surface de l’eau. Six au total… Là-bas, dans les forêts du New Hampshire, le lieu maudit porte un nom : le lac aux suicidées.
Clara Miller était journaliste. Comme Paul Green, le reporter du Globe qui débarque sur l’affaire. Il avait connu Clara étudiante, et ne croit pas un instant à la thèse du suicide.
Un homme l’intrigue : Mike Stilth, l’immense rock star retranchée à quelques kilomètres de là, à Lost Lakes, dans un manoir transformé en forteresse.
L’artiste y vit entouré d’une poignée de fidèles, dont Joan Harlow, redoutable attachée de presse qui veille sur son intimité et se bat comme une lionne dès que l’empire Stilth est attaqué.
Mais Paul, lui, a tout son temps. Dans sa vieille Ford déglinguée, il tourne inlassablement autour du domaine. Avec cette question : et si, du manoir, la route menait directement au lac ?

Dans un roman choral vertigineux, Olivier Bal déroule le tapis rouge sang de la célébrité. Jusqu’à l’incroyable vérité.

 

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Bonjour à toutes et à tous,

Après ses deux premiers romans aux frontières du fantastique, « Les limbes » et « Le maître des limbes », j’étais vraiment curieux de lire Olivier Bal dans un tout autre registre…

Je ne suis pas déçu du tout.
Je n’ai pas pu lâcher ce roman que j’ai lu en quelques heures.

L’Affaire Clara Miller est un polar très atypique.
D’abord le choix pris par Olivier dans la structure de son roman. Il se déroule sur deux périodes bien distinctes et importantes “1995 et 2006”. Et avec tout ça, rien de linéaire. Jusqu’au bout du récit, Olivier nous “trimbale” avec ses allers-retours qui rythment le récit…
Son choix aussi, et c’est ce que j’ai préféré… l’écriture de tout son récit à la première personne, en utilisant six personnages clés qui alterneront à chaque chapitre… Six destins qui sont liés.

Mike Stilth est une immense star mondiale. Chanteur et acteur, il vit avec ses deux enfants, Noah et Eva, dans une véritable forteresse. Ses enfants n’ont pas le droit de sortir. Ils vivent 24h sur 24 retranchés dans leur manoir.
Pourquoi Mike les cache-t-il au monde entier ?
Pourquoi et qui sont ses jeunes filles que l’on retrouve mortes dans le lac proche du manoir ?
Meurtres ou suicides ?

Paul Green, journaliste va tout faire pour comprendre se qui se passe dans et autour de la demeure de la Rock star.

Le rythme donné au récit par Olivier est lent et hypnotique… Il distille petit à petit les secrets qui font de ce roman un grand livre…
Sexe, drogues et Rock n’ Roll !
Bienvenus à Lost Lakes

Beaucoup d’émotions ressenties le long de ma lecture.
Merci Olivier pour cet excellent livre.

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Extraits :

« Quand je tiens compagnie aux livres, je ne m’ennuie jamais. Un jour, Spencer m’a donné un exemplaire corné de Tom Sawyer, et m’a dit qu’ “il n’y a rien de plus triste qu’un livre qu’on oublie. Un bouquin, à chaque fois qu’on le lit, on lui redonne un peu vie”. »
…/…
« L’homme, méthodiquement, retire le silencieux de son pistolet et range son arme dans son holster. Il prend son temps. Il aime ça. Enfin, il s’allume une cigarette et s’éloigne comme si de rien n’était.
Je remarque l’allumette qu’il a laissée choir au sol, qui se consume lentement, à quelques centimètres de ma tête. À petit feu… comme la vie qui m’abandonne.
J’ai de plus en plus de mal à respirer. »

 

 

Olivier Bal a été journaliste pendant une quinzaine d’années. Après avoir travaillé dans différents titres de la presse généraliste et culturelle, et fréquemment voyagé pour ses reportages, il a animé un événement culturel emblématique : les Masterclass à la Cité des sciences et de l’industrie de Paris.
Aujourd’hui, Olivier Bal se consacre pleinement à l’écriture.
Les Limbes, un thriller fantastique, est son premier roman. Best-seller de l’auto-édition, Les Limbes a d’abord conquis des dizaines de milliers de lecteurs avant d’être édité en mars 2018. Le cycle des Limbes s’est achevé en 2019 avec le deuxième opus, Le Maître des Limbes.
En 2020, Olivier Bal sort un nouveau thriller aux éditions XO, L’affaire Clara Miller, qui entraîne le lecteur dans les ombres de la célébrité.
Les Limbes a reçu le Prix Méditerranée Polar 2018 du Premier Roman et Le Maître des Limbes, le prix Géants du Polar 2019.

Pour suivre l’actualité d’Olivier Bal :
– Sur Facebook : http://www.facebook.com/OlivierBalAuteur
– Sur Twitter : @Olivier_Bal
– Sur Instagram : @olivier_bal_auteur

Noir, Polar, Thriller

Némésis

de Xavier Massé
Broché – 5 novembre 2020
Éditeur : Taurnada Editions

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« David… ? C’est moi, c’est Vincent ! Il faut que tu viennes ! Il faut que tu me rejoignes dans notre village d’enfance… il s’est passé quelque chose… c’est horrible, je n’ai jamais vu ça !… » Une disparition anormale, un meurtre sans précédent, un village divisé entre croyances et superstitions, une atmosphère étouffante… David et Vincent, deux gosses d’Assieu devenus flics, vont s’immerger dans cette enquête, et sans le savoir vont descendre aux portes de l’enfer…

 

2020_079_Massé Xavier - Némésis

 

Bonjour à toutes et à tous,

Tout d’abord, j’espère que tous mes amis libraires et mes amis auteurs vont vite trouver une solution avec ce qui ce passe…

La lecture a toujours eut une place très importante pour moi. Elle est même devenue vitale avec le temps… Elle me permet de vivre, de ressentir, de rire aussi, de pleurer parfois…
Mais, c’est la première fois que je ressentais de la colère !

Xavier, je t’ai haï dès la fin du prologue…
Comment avais-tu osé infliger autant de violence dans ton récit ?
J’ai eu beaucoup de mal à me fixer dans ma lecture et j’ai eu peur de ne pas pouvoir aller jusqu’au bout…

J’ai découvert Xavier Massé avec le très bon “Répercussions”, qui m’avait emporté, puis “l’inconnue de l’équation”. Avec “Némésis”, j’ai d’abord été heurté, puis finalement soufflé !

L’histoire est très rythmée, très intense avec des chapitres qui sont courts, aucun temps mort… Mais les première phrases m’ont vidé. J’ai eu peur d’avoir entre les mains un énième roman à la violence gratuite jusqu’au bout du récit.
J’ai donc tout d’abord stoppé ma lecture.
J’étais bien embêté !

Je ne reconnaissais pas l’esprit “Taurnada”
J’ai donc repris “l’inconnue de l’équation”, afin de me ré-imprégner de l’écriture de Xavier. Ce n’était pas possible. Xavier ne pouvait pas écrire un roman “gore” juste pour créer un malaise auprès des lecteurs…

J’ai donc repris “Némésis”, et je l’ai lu ce coup-ci d’une seule traite !

Vous l’aurez compris Xavier a frappé fort, très fort dans ce roman et ce, dès les premières lignes. Force est d’avouer que ma seconde lecture m’a complètement emportée.
Parfois la fin justifie les moyens !
Il m’est très difficile de parler de ce roman et de mon ressenti sans trahir l’excellent travail de l’auteur.
Que pourrais-je dire d’autre que : Lisez-le !
L’histoire regroupe ce qui ce fait de mieux à ce jour…
Morts violentes, tueur enragé, suspense à se ronger les ongles, une ambiance mystique un peu fantastique et surtout un “twist” final incroyable.

Ma première lecture à chaud a failli être fatale dès le premier chapitre. Cela confirme pour moi, qu’une lecture doit se faire sans à priori, et surtout qu’il vaut mieux finir un roman avant de pouvoir le juger.

Némesis, sera pour moi, la “grande claque” de cette fin d’année je pense.

Merci Joël pour cette “pépite” littéraire, que j’ai déjà commencé à conseiller autour de moi. Les Éditions Taurnada ont, en quelques romans et avec de jeunes auteurs, complètement renouveler “Les thrillers” et “Les polars” français…
Et enfin, merci Xavier, de m’avoir poussé à sortir de mes retranchements !

Gros coup de cœur, je vous recommande vivement Némésis.

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Extrait :

« La pluie tombait de nouveau, et nous étions trempés malgré nos parkas. L’eau dégoulinait sur mon corps. Les bras ballants, je sentais les gouttes glisser doucement le long de mes doigts jusqu’à former une petite flaque au sol.
Nous ne nous étions pas encore approchés. Nous laissions faire les équipes de la scientifique. De loin, nous regardions la scène comme des idiots, abasourdis. De la terreur… c’est tout ce qui m’habitait à cet instant. De ce que l’on nous avait relaté, nous allions devoir faire face à tout ce que l’humain pouvait faire d’inhumain. Car il n’y avait pas de mot pour décrire un tel meurtre. Et aucun de suffisamment violent pour exprimer ce que je ressentais. »

 

Né en 1977 à Roussillon (Isère), Xavier Massé est un jeune écrivain à l’imagination débordante. Passionné par le cinéma et la littérature, il devient très tôt fan du genre thriller, avec un goût toujours plus prononcé pour les scénarios complexes. Il sort en 2016 « Répercussions », qui remporte le prix du 1er roman Dora-Suarez 2018. Il décide de continuer l’aventure avec « L’Inconnue de l’équation », un huis clos qui ne laisse aucun répit au lecteur.

Polar, Thriller psychologique

Robe de marié

de Pierre Lemaitre
Poche – 20 janvier 2010
Éditeur : Le Livre de Poche

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Nul n’est à l’abri de la folie. Sophie, une jeune femme qui mène une existence paisible, commence à sombrer lentement dans la démence : mille petits signes inquiétants s’accumulent puis tout s’accélère. Est-elle responsable de la mort de sa belle-mère, de celle de son mari infirme ? Peu à peu, elle se retrouve impliquée dans plusieurs meurtres dont, curieusement, elle n’a aucun souvenir. Alors, désespérée mais lucide, elle organise sa fuite, elle va changer de nom, de vie, se marier, mais son douloureux passé la rattrape… L’ombre de Hitchcock et de Brian de Palma plane sur ce thriller diabolique.

Avec Robe de marié, dont on comprendra le titre dans les dernières pages, Pierre Lemaitre livre un polar parfaitement orchestré où le mal n’épargne personne. Allan Kaval, Marianne.

Une fable cruelle et amorale sur le harcèlement et la vengeance. Philippe Lemaire.

 

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Bonjour à toutes et à tous,

Un thriller psychologique parfaitement mené par l’auteur.

La première chose qui m’a surpris, c’est le titre “Robe de marié” sans e.
Il vous faudra attendre la toute fin du récit pour comprendre le pourquoi !

Nul n’est à l’abri de la folie.
Sophie a tout pour être heureusement, elle mène une existence paisible, gagne bien sa vie, son mari Vincent travaille dans une société de pétrochimie. Ils vivent à Paris dans un très bel appartement.
Pourquoi commence-t-elle à sombrer lentement dans la démence ?
Quel est le déclencheur qui la mène doucement dans la folie ?
Elle perd ses clés, ne trouve plus sa voiture, ne retrouve plus les objets de son quotidien dans son appartement. Mille petits signes inquiétants s’accumulent ainsi, et elle finit par perdre son travail…
Puis tout s’accélère, sa belle-mère décède, Vincent a un accident de voiture, il se suicide un mois plus tard…
Peu à peu, elle se retrouve impliquée dans plusieurs meurtres, dont curieusement, elle n’a aucun souvenir.
Sophie est devenue en quelques jours la femme la plus recherchée de France !
Elle va organiser sa fuite, va changer de nom, de vie, mais son passé douloureux va finir par la rattraper…

Quel roman… Du grand Pierre Lemaitre !!!

Le premier quart du roman est une transcription cauchemardesque du vécu de Sophie. Chaque petit détail compte, tout est archi important… Je n’ai pu m’empêcher de le relire une seconde fois dans la foulée pour comprendre à quel moment je m’étais fait abusé.

C’est excellent, superbe. Et même si tout n’est pas crédible, le roman est tellement bien ficelé que l’on plonge implacablement avec Sophie dans la folie.

Pourquoi accumule-t-elle les meurtres derrière elle ?
Qui est-elle vraiment ?

C’est diabolique…

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Extrait :

« J’ai peur. Tous les morts remontent. La nuit. Je peux les compter, un à un. La nuit, je les vois assis à une table, côte à côte. La nuit. En bout de table, Léo, avec son lacet autour du cou.
Il me regarde avec un air de reproche. Il demande : “Tu es folle, Sophie ? Pourquoi m’as-tu étranglé ? Tu es folle, c’est vrai ?” et son regard m’interroge et me transperce. Je connais son air dubitatif, il penche la tête un peu sur la droite avec l’air de réfléchir. “Oui, mais ce n’est pas nouveau, elle a toujours été folle”, dit la mère de Vincent.
Elle se veut rassurante. Je retrouve son air mauvais, ce regard de hyène, sa voix pointue.
“Avant de commencer à tuer tout le monde, à détruire tout ce qu’il y a autour d’elle, elle était déjà folle, je l’avais dit à Vincent, cette fille est folle…”
Pour dire ça, elle prend son air pénétré, elle ferme les yeux longuement en parlant, on se demande si elle va les rouvrir ou non quand elle parle, elle passe la moitié du temps les paupières fermées à regarder au dedans d’elle-même.
“Tu me hais, Sophie, tu m’as toujours haïe, mais maintenant que tu m’as tuée…”
Vincent ne dit rien. Il secoue sa tête décharnée comme s’il demandait pitié. Et tous me regardent fixement. Ils ne parlent plus.
Je me réveille en sursaut. Quand c’est comme ça, je ne veux plus me rendormir. Je vais à la fenêtre et je reste des heures à pleurer et à fumer des cigarettes.
J’ai même tué mon bébé. »

 

 

Né à Paris, Pierre Lemaitre a enseigné aux adultes pendant de nombreuses années, notamment les littératures française et américaine, l’analyse littéraire et la culture générale.
Auteur de romans policiers et de romans noirs, Pierre Lemaitre est reconnu comme un des meilleurs écrivains du genre et récompensé par de très nombreux prix littéraires nationaux et internationaux. Au revoir là-haut a reçu le prix Goncourt 2013 et a été adapté au cinéma par Albert Dupontel. Ses romans sont traduits en trente langues et plusieurs sont en cours d’adaptation au cinéma et au théâtre.

Noir, Polar, Thriller psychologique

L’instinct maternel

Barbara Abel
Poche – 27 février 2013
Éditeur : Le Masque

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Richard et Jeanne Tavier jouent, depuis de nombreuses années, la comédie du bonheur parfait dans le milieu huppé qu’ils fréquentent. Leur agressivité et leur mépris sont renforcés par le fait qu’ils n’ont jamais pu avoir d’enfant. Edwige, la confidente de Jeanne, l’aide de son mieux en lui procurant conseils et tendresse. Un soir, celle-ci débarque chez elle et lui annonce que Richard s’est rompu le cou en tombant dans l’escalier. Edwige n’est pas dupe mais couvre son amie en l’assurant de son silence. À l’ouverture du testament, le notaire annonce à la veuve que Richard lègue sa fortune à une inconnue. Blessée et dépitée, Jeanne transforme son ressentiment en une boule de fiel qui lui fait perdre la raison. Décidée à retrouver la femme qui a hérité à sa place, elle a bien l’intention de la supprimer.

 

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Bonjour à toutes et à tous,

Dès le début de ma lecture, j’ai été un peu surpris de ne pas retrouver la “patte” de Barbara Abel. J’ai bien retrouvé certains thèmes qu’elle affectionne, pas son style. Mais, j’ai continué ma lecture, qui en soit reste agréable malgré le sujet traité, et je ne me suis pas ennuyé un seul instant. Je ne savais jamais ce qui allait se passer à la page suivante !

Âmes sensibles, s’abstenir !

C’est un thriller sanglant qui se déroule quasiment en huis clos, avec un très bon suspense de la première à la dernière ligne. J’ai pensé à “Misery” de Stephen King, mais le roman de Barbara ne se limite pas à ça.

C’est surtout Jeanne, le personnage principal, qui tient le roman, qui m’a fait froid dans le dos. Comment une épouse arrive-t-elle à perdre d’un seul coup tous ses repères et sombre dans la folie, même si parfois je n’ai pu m’empêcher d’avoir un peu d’empathie pour elle. Avec ça, un portrait au vitriol de la bourgeoisie.
Un roman qui m’a marqué par la froideur de Jeanne qui s’enfonce à chaque chapitre un peu plus… Elle DOIT absolument accomplir son rêve !

La pauvre Suzanna elle, va vivre l’enfer, et on se demande bien comment elle va arriver à s’en sortir. Les rapports de force entre les personnages qui permutent régulièrement donne du rythme au récit. C’est l’instinct maternel qui les guide.

Mais jusqu’où ira le récit ?

Meurtres, plans machiavéliques et mutilations…
Oserez-vous le lire jusqu’au bout ?

Je me suis rendu compte en fin de lecture que “L’instinct maternel” était son premier roman. Alors, merci Barbara…
Tu m’as permis d’entrevoir une version différente de la femme qui VEUT un enfant.

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Extraits :

« Les deux jeunes femmes se regardèrent, longuement, puisant dans l’effroi de l’autre une sorte de force, celle de n’être pas seule, celle de lire la souffrance s’inscrire dans un regard étranger, comme si le malheur avait soudainement décidé de choisir une autre victime. »

…/…

« C’était fou le nombre de gens qui ressentaient le besoin de la toucher, comme si la proéminence de son ventre permettait une familiarité qu’ils ne se seraient jamais permise auparavant. »

 

 

Barbara Abel vit à Bruxelles où elle se consacre à l’écriture et à ses chroniques culturelles diffusées sur Arte Belgique. L’Instinct maternel a reçu le Prix Cognac 2002, et Un bel âge pour mourir a été sélectionné par le prix du Roman d’Aventures 2003 puis adapté à la télévision en 2008 par Serge Meynard avec Emilie Dequenne et Marie-France Pisier. Ses romans sont traduits en plusieurs langues.

Polar

Le dernier message

Nicolas Beuglet
Broché – 17 septembre 2020
Éditeur : XO Éditions

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Voulez-vous vraiment connaître la vérité ?
Le dernier message pourrait vous plonger dans des abysses d’angoisse et de folie…

Île d’Iona, à l’ouest de l’Ecosse, des plaines d’herbes brunes parsemées de roches noires. Et au bout du “Chemin des morts”, la silhouette grise du monastère.

Derrière ces murs suppliciés par le vent, un pensionnaire vient d’être retrouvé assassiné. Son corps mutilé de la plus étrange des façons. C’est l’inspectrice écossaise Grace Campbell qui est chargée de l’enquête. Après un an de mise à l’écart, elle joue sa carrière, elle le sait.

Sous une pluie battante, Grace pousse la lourde porte du monastère. Elle affronte les regards fuyants des cinq moines présents. De la victime, ils ne connaissent que le nom, Anton. Tous savent, en revanche, qu’il possédait un cabinet de travail secret aménagé dans les murs. Un cabinet constellé de formules savantes…

Que cherchait Anton ? Pourquoi l’avoir éliminé avec une telle sauvagerie ? Alors qu’elle tente encore de retrouver confiance en elle, Grace ignore que la résolution d’une des énigmes les plus vertigineuses de l’humanité repose tout entière sur ses épaules…

Après les succès du Cri, de Complot, de L’Île du Diable…

Un thriller époustouflant

Avec Le dernier Message , Nicolas Beuglet met en scène sa nouvelle héroïne, l’inspectrice écossaise Grace Campbell, jeune femme solitaire et mystérieuse.

 

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Lu d’une traite !!!

Je suis complètement soufflé…

En quelques romans, Nicolas Beuglet est devenu pour moi l’un des maîtres du thriller français et il le confirme encore une fois avec ce roman qui touche de près notre quotidien.

Après avoir lu la première trilogie de Nicolas, j’ai retrouvé tous les éléments qui font pour moi le succès de ses romans, incisifs, percutants, dans un déroulé toujours aussi fluide. J’ai une fois de plus adoré m’être laisser emporter par cette fabuleuse histoire qui ouvre la porte sur bien des réflexions, au point de vouloir aujourd’hui reconsidérer certains aspects de ma propre vie.

Pour “Le dernier message”, l’auteur fait intervenir une nouvelle enquêtrice, Grace Campbell inspectrice écossaise qui avait été mise pendant un an à l’écart. Elle m’a parue d’emblée fort sympathique et surtout authentique, malgré certains secrets qu’elle cherche à cacher. Direction l’Écosse, sur une île où se trouve le monastère d’Iona. Un homme, Anton y est retrouvé mort. Il semblerait que cette victime faisait d’étranges recherches… Et je ne vous dévoilerai rien de plus !
Tout est trop important.

Il m’a été impossible d’anticiper quoi que ce soit !
Tout s’imbrique à la perfection… Même les chapitres se suivent dans un même souffle. Je serais incapable de dire si c’est son meilleur roman ou pas, mais quel régal !

Nicolas comme à son habitude, a fait un travail de documentation incroyable sur les aspects scientifiques de son récit. À chaque fin de ses romans, je me fais la même réflexion et c’est bien ce qui me fait peur à chaque fois. C’est de savoir que tout est crédible et qu’il y a toujours une grande part de vérité dans ce qu’il écrit !
Encore plus dans celui-ci.
Vous ne pourrez pas, ne pas vous poser les mêmes questions que je me suis posé.
Vous ne pourrez plus continuer à vivre de la même façon !
Vous avez été prévenu…

Un suspense archi présent, un excellent moment de lecture !

Un grand merci Nicolas…
Vite, vite un autre roman !

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Extrait :

« Dans trois ans, les Occidentaux vont commencer à mourir en masse. La cause de cette montée exponentielle de la mortalité sera d’autant plus foudroyante que son origine est ignorée de la grande majorité des Etats et des citoyens. Il ne s’agit ni d’une maladie, ni du dérèglement climatique, ni d’une guerre. Mais d’un fléau plus inattendu : la chute de l’intelligence humaine. Le constat est aussi implacable que désolant. Toutes les études depuis soixante-dix ans aboutissent à la même conclusion : le niveau de l’intelligence humaine est en décroissance. Autrement dit, nous devenons de plus en plus stupides et ce mouvement d’abêtissement généralisé ne va pas s’arrêter. L’information pourrait prêter à sourire si ce n’était pas le pire qui puisse arriver à l’humanité. »

 

 

Nicolas Beuglet né en 1974, est un écrivain et journaliste français. Il est connu pour sa trilogie de romans policiers ayant pour héroïne l’inspectrice norvégienne Sarah Geringën, dont les deux premiers volets ont été vendus à plus de 540 000 exemplaires. Il vit à Boulogne-Billancourt, est marié et père de deux filles.

Facebook : https://www.facebook.com/NicolasBeuglet/

Noir, Polar, Thriller psychologique

Si je serais grande

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Angélina Delcroix
Broché – 21 mars 2019
Éditeur : Nouvelles Plumes

Le nouveau roman d’Angélina DELCROIX, la révélation du thriller français !

2006. Deux petites filles disparaissent le même jour, sans laisser de traces. Elles sont voisines, mais n’étaient pas ensemble au moment de leur enlèvement.
Eleanor, bientôt six ans, vit dans la crainte de déplaire à ses parents. La tête pleine d’images et de souvenirs, est-elle la menteuse que décrit sa mère ?

2016. Des cadavres d’enfants viennent d’être découverts. Au milieu des corps, une survivante. Enceinte de quatre mois et toujours profondément marquée par sa précédente enquête, l’adjudante Joy Morel se retrouve à la tête d’une enquête éprouvante qui va l’entraîner aux frontières de l’inimaginable…

 

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2006, Charlie, 6 ans, disparaît.
Sa petite voisine, Manon, disparaît aussi le même jour sans laisser de trace.
Deux familles détruites.

Dix ans plus tard, un charnier est découvert. Se sont des corps d’enfants…

Wahou ! Quel roman…

“Si je serais grande” est la suite de “Ne la réveillez pas”.
Je vous recommande de lire les livres d’Angélina dans l’ordre de parution pour la psychologie et les personnalités de chacun des personnages.

Sujet difficile.
Quand on touche aux enfants dans les romans, j’ai tendance à me recroqueviller, je suis moins à l’aise… Je ne veux pas imaginer ce qu’ils peuvent subir.
Alors, je ne peux pas parler de plaisir de lecture, mais c’est diablement bien écrit.
Angélina a su me toucher pas son écriture qui est vraiment très belle, en douceur et en émotion.
J’ai trouvé incroyable sa capacité d’écrire avec la vision et le ressenti d’une enfant de six ans. D’ailleurs dans la construction de son roman, l’alternance des voix est très importante. Elle créée le rythme du récit, en utilisant par ailleurs une écriture nette, précise dans des chapitres très courts.

Véritable page-turner.
Attention âmes sensibles, ce roman est destiné aux lecteurs avertis.
Violences envers des enfants, kidnappings, humiliations, manipulations, rites sataniques, menaces, privations dès le plus jeune âge des victimes… Un monde où la violence n’a plus de limite.
Dans une actualité qui nous en apporte régulièrement la preuve, ce roman, m’a fait froid dans le dos.
C’est brut, c’est dur. C’est… vrai !

Du début à la fin, Angélina joue au chat et à la souris avec nous, lecteurs.
Elle distille ses informations au compte-gouttes. Juste ce qu’il faut, quand il le faut, elle transporte le lecteur dans des chapitres bien sombres, et elle appuie là où ça fait mal.

Avec “Si je serais grande”, Angélina Delcroix démontre pour moi, qu’elle fait partie des grands auteurs français à suivre…

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Extrait :

« Ma maman est là, près de moi, son regard est inquiet et plein d’amour. Mais j’en fais quoi de cet amour ? Personne ne m’a jamais appris. Je ne sais pas faire. Je suis habituée à autre chose. Mes doigts viennent agripper les bandages sur mes poignets pour tenter de les arracher. Maman m’en empêche.
– Non, Charlie ! Je t’en supplie, arrête !
C’est plus fort que moi, une force me pousse, je ne me contrôle plus. Je laboure les bandages comme un chien creuserait pour trouver un os. Au passage je me griffe la peau autour. Maman crie. Je l’entends, mais de loin. Je suis partie dans mon monde. Le seul que je connaisse. Celui de la souffrance. »

 

 

Angelina Delcroix est née en 1978, à Luçon. Elle envisage de faire l’École de Gendarmerie pour travailler dans la police scientifique, mais après une Licence de Génétique et des études en Psychothérapie, elle exerce comme psycho-praticienne en Vendée et consacre son temps libre à sa passion, l’écriture. Forte de ses diplômes, elle choisit le genre thriller psychologique, gardant toujours à l’idée la préparation d’un diplôme en Criminologie.

Un premier roman, “Ne la réveillez pas” paraît en 2017 aux Éditions Nouvelles Plumes, dans lequel l’auteure crée le personnage de Joy Morel, adjudante, suivi par “Si je serai grande” en 2018, deux romans qui rencontrent le succès. En 2019, sort son 3ème roman, “Un peu, beaucoup… jusqu’à la mort”.

Angelina Delcroix se consacre désormais entièrement à l’écriture.

Polar, Thriller psychologique

Déviation nord

Thierry Berlanda
Broché – 3 septembre 2020
Éditeur : de Borée

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Le soir de Noël, Milton Walsh, un chirurgien respecté, son épouse Agathe, une jeune anesthésiste, et leur fille Lola, s’engagent sur les routes enneigées pour aller fêter le réveillon avec leur famille : ils ne parviendront jamais à destination ! Lehmann, un adjudant-chef proche de la retraite et loin des procédures, et Emilie Casanave, une jeune adjointe brillante, dotée d’un sixième sens incroyable mais dénuée de second degré, vont tout faire pour les retrouver…

 

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Bonjour à toutes et à tous…

Une fois encore, Thierry Berlanda est arrivé à se jouer de ses lecteurs !
Il distille par-ci par-là des détails, des idées qui finalement ne sont que des fausses-pistes. J’adore !!!
Le lecteur n’a qu’à bien se tenir… Un seul moment d’inattention et c’est la sortie de route. Vous êtes prévenu !
Je me suis laissé complètement prendre aux pièges de ce polar.

24 décembre. 18h30. Les routes enneigées. À bord de leur Range Rover, Milton et Agathe Walsh s’apprête à rejoindre leurs proches pour fêter Noël.
À l’arrière du véhicule, la petite Lola s’est endormie avec son chien.
Toutes les routes sont enneigées. Au bout de quelques kilomètres, la route est coupée suite à un camion qui s’est renversé un peu plus loin.
Le plus sage serait de faire demi-tour. Mais les Walsh décident de prendre un autre itinéraire. La déviation nord.
Ils n’arriveront jamais à destination…

Thierry nous a concocté un véritable thriller à lire bien au chaud sous la couette, tellement l’ambiance anxiogène de son roman est glauque et glaciale.
Aucun temps morts. L’écriture est fluide et tout se déroule très très vite. J’ai suivi pas à pas l’enquête menée par les gendarmes Lhemann et Casanave qui forment un drôle de duo, et vont se lancer à corps perdus dans la recherche de la vérité… À la poursuite du coupable. Mais qui peut-il bien être ? Pourquoi s’en prendre à cette famille ?
L’adjudant-chef Lhemann est proche de la retraite alors qu’Émilie Casenave, jeune adjointe, n’a peur de rien, elle est dotée d’un sixième sens mais totalement dénué de second degré !
Certaines répliques d’Émilie sont vraiment à mourir de rire. Elles m’ont permis de souffler un peu et de sortir de l’immersion totale “ambiance tempête de neige qui fait rage, alors que nos héros sont poursuivis par un camion qui ne veut pas les lâcher”… Les personnages sont tous très attachants, mais j’espère que j’aurai l’occasion de retrouver Émilie dans un prochain roman, son personnage est vraiment très intéressant… Où trouve-t-elle autant de force et de courage ?

Je me suis régulièrement mis à la place des Walsh… qui vivent un véritable enfer !
Toute leur vie va basculer en quelques instants !

Un vrai coup de cœur !
Une histoire digne des plus grands…
Je vous conseille vivement de lire ce roman qui risque de vous tenir éveillé un bon moment !

Un grand merci au Éditions de Borée…

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Extrait :

« C’est moche, tout ça. Ce monde pourri. On parle souvent, Agathe et moi… je lui dis toujours que les affreux sont en train de gagner la partie, et d’abord parce que maintenant c’est eux qui écrivent les règles du jeu… – Qu’est-ce qu’elle vous répond ? – Que chacun fasse le mieux possible ce qu’il sait faire, à la place où il est ! C’est ainsi que le monde guérira ! Nouvelle interruption de Maud, que l’émotion écrase. – C’est vraiment une chic fille, vous ne trouvez pas ? – C’est ce que tout le monde dit. Et Milton ? Maud s’essuie les yeux et se se mouche dans une serviette en papier posé sur la table, sous le regard abattu des quelques autres personnels en pause. – Je ne le connais pas. Enfin, sauf de réputation. Milton Walsh est LE boss. »

 

 

Thierry Berlanda est écrivain et philosophe. Il est l’auteur de vingt romans. Après Naija (2017) et Jurong Island (2018), Cerro Rico (juin 2019) clôt sa trilogie de techno-thrillers (Éditions du Rocher). Ses autres romans récents sont L’Affaire Creutzwald (2018), un roman noir, et L’Orme aux Loups (2017), un suspense médiéval, parus aux Éditions De Borée. L’Insigne du Boiteux, un thriller pur jus, est ressorti en poche chez le même éditeur en 2019. Pour septembre 2020 sont annoncés la version poche de L’Affaire Creutzwald et un nouveau thriller en grand format, DÉVIATION NORD, dans la collection Marge Noire des Éditions De Borée.

Polar, Thriller psychologique

Les nouveaux Prophètes

Åsa Larsson
Poche – 26 février 2020
Éditeur : Le Livre de Poche

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Dans la petite ville minière de Kiruna, en Laponie, Viktor Strandgård, celui que l’on surnomme « le pèlerin du paradis » pour avoir miraculeusement survécu à un grave accident, est retrouvé mort dans le temple de cristal, où il officiait. Qui a pu assassiner, aussi sauvagement et avec un tel acharnement, cet éminent membre de l’Église de la Force originelle ? Sollicitée par son amie d’enfance, Sanna, la sœur de la victime, Rebecka Martinsson, avocate fiscaliste à Stockholm, va mener l’enquête. Menacée par les disciples de la communauté, la jeune femme se met rapidement en danger…
Avec cette première enquête de Rebecka Martinsson, la star du polar scandinave fait preuve d’une remarquable maîtrise du genre et d’un grand sens de l’intrigue policière.

PRIX DU PREMIER ROMAN POLICIER SUÉDOIS.

 

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Qui n’a jamais lu de Polar Suédois ?
Je dois avouer que je suis assez fan… Les ambiances bien sombres, peu d’actions, beaucoup de psychologie, des décors incroyables, la neige, le froid, un sentiment de solitude…

“Les nouveaux Prophètes” est le premier roman de Åsa, paru initialement sous le titre “horreur boréale” en 2006.

Dans la ville de Kiruna, le pasteur Viktor Strandgard, surnommé « le pèlerin du paradis » suite a une révélation divine après un accident grave, se consacre depuis à Dieu, dans une Église réunifiée, l’Église de la Force Originelle.

Un meurtre horrible est perpétré dans le Temple de Cristal. Viktor Strandgard est retrouvé, par sa sœur Sanna, le corps allongé au milieu de l’allée, éventré et sauvagement mutilé. Pour ne pas être accusée, Sanna contacte Rebecka Martinsson une avocate fiscale qu’elle connait. Plus jeune Rebecka vivait dans la ville de Kiruna aussi. Elle connait le lieu du décès, la victime, mais surtout elle connait le pourvoir de l’église qu’elle a fuie des années plus tôt.

J’ai toujours aimé les romans ou les films parlant d’histoires de religions et de sectes.
Avec ce roman j’ai été comblé !
C’est la religion qui rythme les vies de cette communauté, les dirige et surtout les brime…
Un voile plane au-dessus de tous les habitants qui doivent obéir à quatre prophètes, à la tête de la Force Originelle, qui tissent petit à petit une sorte de toile où tous les habitants s’engluent sans le savoir…

Au niveau des personnages, il y a un bon travail de recherche de la part de l’auteur, et ce, dès le début de l’intrigue.
Le récit met en avant deux personnalités contradictoires : Rebecka, qui a refusé de se soumettre. Elle a pris ses distances avec la communauté et son église, et est partie vivre à Stockholm dans un grand cabinet d’avocats et Sanna qui n’a jamais quitté sa communauté, qui est effacée, complètement soumise…

Un roman prenant et intéressant sur les dérives des Églises en Suède.
Ce roman est le premier opus, pour moi ce ne sera pas le dernier !

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Extrait :

« Comment te sens-tu ? lui demanda Maria.
– Je préfère ne pas me poser la question. »
Rebecka secoua la tête et tourna les yeux vers la fenêtre pour éviter de croiser le regard inquet de Maria. Elle se mordait l’intérieur des lèvres avec fureur. La pluie s’était arrêtée. « Tu sais, ma chérie, tu n’es pas toujours obligée d’être si forte, lui dit doucement Maria. Quelquefois, toi aussi tu as le droit de lâcher prise et de crier un bon coup. »
Rebecka croisa les doigts autour de son genou.
Lâcher prise, songea-t-elle. Et qu’est-ce qu’on fait si on s’aperçoit ensuite qu’on ne s’arrête plus de tomber ? Et qu’on ne peut plus s’arrêter de crier, non plus ? On ce retrouve à cinquante ans, bourrée de médicaments, enfermée dans un hôpital psychiatrique. Avec ce cri incessant dans la tête. »

 

 

Åsa Larsson compte des millions de lecteurs à travers le monde. Bien que née à Uppsala, elle grandit à Kiruna en Laponie suédoise. Elle fait des études de droit à l’Université d’Uppsala. Avant de devenir écrivain à plein temps, elle est une avocate fiscaliste, une profession qu’elle partage avec l’héroïne de ses romans policiers, Rebecka Martinsson. Son premier roman, Horreur boréale (Solstorm), publié en 2003, est traduit en plusieurs langues et est adapté au cinéma en 2007 par Leif Lindblom (sv). L’année suivante paraît son deuxième roman, Le Sang versé (Det spillts blod som), remporte le prix du meilleur roman policier suédois, tout comme pour le roman Till offer åt Molok en 2012. Sa série consacrée à Rebecka Martinsson est traduite dans 30 pays.

Elle a également écrit des scénarios pour le feuilleton télévisé suédois Vita lögner.