Émotion, Drame, Histoire

la plus précieuse des marchandises

Un conte de Jean-claude Grumberg
Poche – 1 octobre 2020
Éditeur : Points

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Il était une fois, dans un grand bois, une pauvre bûcheronne et un pauvre bûcheron.

Non non non non, rassurez-vous, ce n’est pas Le Petit Poucet ! Pas du tout. Moi-même, tout comme vous, je déteste cette histoire ridicule. Où et quand a-t-on vu des parents abandonner leurs enfants faute de pouvoir les nourrir ? Allons…

Dans ce grand bois donc, régnaient grande faim et grand froid. Surtout en hiver. En été, une chaleur accablante s’abattait sur ce bois et chassait le grand froid. La faim, elle, par contre, était constante, surtout en ces temps où sévissait, autour de ce bois, la guerre mondiale.

La guerre mondiale, oui oui oui oui oui.

2021_024_Grumberg Jean-claude - La plus précieuse des marchandises

 

Bonjour à toutes et à tous,

Les contes de fées se caractérisent généralement par trois éléments :
– Ils racontent des événements imaginaires, voire merveilleux,
– Ils sont destinés à divertir et, en fin de compte, à transmettre une moralité.
– Ils sont l’expression de la tradition orale.
Bien qu’à l’origine « folkloriques » et oraux, ils font désormais partie de la littérature savante, ce qui a conféré aux « contes de fées » un statut noble.

Cependant, dans un modeste récit d’une centaine de pages, Jean-Claude Grumberg retient quelques motifs structurels. La foi et la bonté inébranlable de certains personnages, mais aussi la cruauté et le sadisme d’autres. Telle est la nature de ce « petit » bijou.

Des fées, dans le monde ici restitué, il n’y en a pas, il n’y en a plus…

Dans une grande forêt vivent pauvre bûcheron et pauvre bûcheronne en mal d’enfant. À proximité de chez eux se trouve une ligne de chemins de fer. Des trains passent régulièrement, trop régulièrement… Tout autour, c’est la guerre…

J’ai été soufflé littéralement par cette histoire terrible, vécue au plus près de ce qu’on nommera plus tard l’Holocauste. J’ai apprécié les rebondissements de ce conte en dehors des sentiers battus, ils sont par bien des aspects surprenants et donnaient à réfléchir. J’avais oublié que tous les contes ne se finissent pas toujours bien, ou pas si bien que ça, il m’est resté parfois un goût un peu amer… Car comme un enfant qui écoute raconter une histoire qui fait peur, je me suis surpris à espérer…

C’est écrit avec beaucoup d’humilité et d’amour aussi !
Bravo Monsieur Grumberg…

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Extraits :

« Au printemps 42, ils avaient failli les faire passer, sans savoir d’ailleurs qu’ils seraient deux. Mais son épouse, après réflexion, avait souhaité les garder. Elle avait fini par mettre au monde deux petits êtres déjà juifs, déjà fichés, déjà classés, déjà recherchés, déjà traqués, une fillette est un garçon, hurlant en chœur déjà comme s’ils savaient, comme s’ils comprenaient. »
…/…
« Pauvre bûcheronne, ce matin là comme tous les matins, tôt, très tôt, dans ce demi-jour d’hiver, s’essouffle dans la neige afin de ne pas manquer le passage de son train. Elle se presse et se presse, ramassant çà et là quelques branchages que le poids de la neige et de la nuit à brisés et jetés au sol. Elle court, elle court arrachant ses pieds chaussés de peaux de renardeaux retournées et façonnées par les soin de son pauvre bûcheron de mari. »

 

 

Jean-Claude Grumberg est né à Paris le 26 juillet 1939. Son père, Zacharie Grumberg, est né le 19 décembre 1898 à Galatz (Galați) en Roumanie.

Son père et ses grands-parents sont raflés devant lui à Paris et déportés pour ne pas revenir en 1942. Son père est déporté du camp de Drancy vers Auschwitz par le Convoi No. 49, en date du 2 mars 1943. Sa dernière adresse est au : 34, rue de Chabrol dans le 10e arrondissement de Paris.

Lui-même et son frère sont recueillis à la maison des enfants de Moissac. Ce traumatisme accompagnera toute son œuvre.

Il est l’auteur d’une trentaine de pièces de théâtre, jouées partout dans le monde, et scénariste (avec Truffaut, Costa-Gavras, etc…). Il a publié au Seuil, dans “La Librairie du XXIe siècle”, Mon père. Inventaire (2003, “Points Essais”, n° 635, 2010) et Pleurnichard (2010) paru également en Points en 2020.
Il vit à Paris.

Émotion, Historique, Roman de terroir

La Demoiselle de Hautefort

de Isabelle Artiges
Broché – 20 août 2020
Éditeur : De Borée

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Contre l’avis de ses parents, à vingt ans, Constance décide de consacrer sa vie aux pauvres. Après avoir fait ses vœux, elle devient sœur Constance, apprend la médecine par les plantes et se porte volontaire pour travailler à l’hôpital de Hautefort, qui fonctionne grâce aux dons de la famille châtelaine du même nom. Alors que la Révolution est toute proche, que le peuple se soulève contre les privilèges des nobles et ravage les lieux de culte, Constance doit faire face à des éléments contraires, et notamment à ses sentiments envers Martial…

 

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Bonjour à toutes et à tous,

C’est le troisième roman d’Isabelle Artiges que je lis, et je savais à l’avance que j’allais me régaler. Les deux premiers (Le secret de la forge et Le temps des vieux moulins) m’avaient déjà emporté dans l’Histoire. Ici aussi. C’est la Révolution française qui est le moteur du récit. Isabelle nous propose un superbe récit, comme si nous y étions…
Tout y est parfaitement documenté, au niveau des répercussions de la Révolution sur le peuple français et aussi sur les ordres religieux. Et en même temps c’est un excellent roman de terroir puisque le récit se déroule dans l’arrière-pays périgourdins.

Ce qui m’a intéressé dans cette histoire, c’est que l’auteur n’a pas mis en avant les personnages publics ou les hommes politiques de l’époque comme on aurait pu s’y attendre, mais des villageois, des paysans, qui ont souffert et qui vivaient loin de Paris et de toutes ses intrigues.

“La Demoiselle de Hautefort” est aussi une très belle histoire d’amour entre deux êtres, mais je ne vous en dirai pas plus…
C’est un roman qui mérite d’être découvert à son rythme pour l’apprécier à sa juste valeur. N’hésitez pas à entrer dans ce monde passionnant…

Un très beau roman que je recommande vivement !

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Extraits :

« Il lui prit la main, la raccompagner devant la porte de l’hôpital. Elle sentait les vibrations de ce corps d’homme, sa force. Il lui serrait si fort les doigts qu’une douleur lui venait comme si elle avait reçu un coup de massue sur sa main. Elle ne broncha pas. Une sensation nouvelle l’envahissait, celle d’un soutien, du sentiment de ne plus se sentir seule, d’avoir partagé une peine. Dieu écoutait ses prières en silence, Martial entendait son désappointement, lui répondait la touchait, lui envoyait son énergie. Elle avait l’impression, ce soir, en avançant sur les pavés irréguliers de la rue, qu’elle ne serait plus jamais seule. Sa douleur la ramenait à la vie qui coulait dans ses veines. »
…/…
« Hiver 1789 – 1790
Cet hiver-là ne ressembla à aucun autre. Ce ne furent ni le froid ni la misère qui entraînèrent les croquants à se révolter. Il y a eut cette perspective, aussi précise et solide qu’un bloc de granit, d’une revanche après un millénaire de soumission, cette idée de la reconnaissance de la nation. Les paysans périgourdins sentirent l’odeur de l’égalité après l’abolition des privilèges. »

 

 

Périgourdine d’origine, Isabelle Artiges est une esthète et une femme d’entreprise. Cosmétiques de luxe et mode sont ses choix professionnels ; piano et peinture, ses passions.

Mais c’est aussi une insatiable conteuse. Après une vie professionnelle bien remplie, elle se consacre désormais à sa passion : l’écriture. L’académie des Arts et des Lettres du Périgord, dont elle est aujourd’hui membre, a salué son talent et lui a attribué son prix de littérature en 2015 pour La Belle Créole.

“Après une vie professionnelle bien remplie (j’étais responsable d’un laboratoire de formulation de produits cosmétiques), je me consacre désormais à l’écriture.
Pianiste amateur, jardinière infatigable, ces activités me permettent de lâcher prise pour reprendre avec gourmandise mon mode d’expression préféré, l’écriture.
je suis devenue une insatiable conteuse. Mon but est de donner des émotions à mes lecteurs et de les partager avec eux.
Je travaille beaucoup mes textes, revenant sans cesse sur mes écrits. Mon écriture est fluide, presque musicale.
Rien n’est plus merveilleux pour moi, que l’aveu d’un moment de plaisir venant d’un lecteur.
J’écris des romans historiques dans lesquels mes personnages fictifs traversent la grande histoire et rencontrent des personnages historiques.
Amoureuse de ma région (le Périgord), je l’ai décrite au moment de la révolution française à travers le destin de trois femmes (La demoiselle de Hautefort).
Mon dernier ouvrage (une vie de porcelaine)se situe à la chute de Napoléon 1er. Il conte l’amitié entre une jeune femme d’origine modeste et une marquise toute pleine de l’ancien monde. La peinture va les rapprocher. Les événements historiques vont influer sur leurs destins.”

Anticipation, Noir

Dans le monde d’après

de Éric Robinne
Broché – 14 avril 2021
Éditeur : Éditions AO – André Odemard

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Timothée a vu le jour en août 2031, en pleine canicule. Durant les décennies suivantes, le monde civilisé va s’effondrer… Et le voici bientôt trentenaire en cette année 2061. Depuis que sa famille a été massacrée sous ses yeux, Tim est seul… enfin pas tout à fait : Léon, rendu muet suite à un trauma, est un précieux compagnon d’errance, armé et loyal. Durant cette longue errance, le duo va rallier à lui de nouvelles recrues et découvrir un monde étrange – et surtout d’une terrible sauvagerie – sur les rives du Rhône.
Le mot de l’éditeur : Éric Robinne n’a pas son pareil pour nous “distraire” (du quotidien, de nos angoisses), transformant en thriller nos fantasmes effondristes les plus sombres. Ce faisant, il nous aide à les sublimer, et aussi à réfléchir… En espérant bien sûr que cette fiction ne devienne jamais réalité, car, rappelons le proverbe : “Le pire n’est jamais certain” ! Plongez-vous donc dans ce “monde d’après” sous la conduite d’un futurologue à l’imagination débridée.

 

2021_022_Robinne Eric - Dans le monde d'après

 

Bonjour à toutes et à tous,

Merci aux Éditions AO pour cette belle surprise dans ma boite aux lettres, il y a quelques jours !

J’ai découvert Éric Robinne avec le superbe “Le silence des loups” dès sa sortie… Roman nerveux, addictif, une histoire hors norme, inhabituelle… Premier volet des aventures de Matthieu Guillaume. Ce livre pose les bases de la série, incluant des personnages qui se révèleront au fil des livres suivants. Je vous les conseille vivement si vous n’avez pas lu ces Polars.

“Dans le monde d’après” est un roman d’anticipation qui frappe très fort et m’a fortement affecté dès les premières lignes.
Eric nous plonge dans un monde post-apocalyptique. C’est effrayant !
Dans ce monde, rien ne va plus. Le climat est devenu incontrôlable, les pluies violentes sont devenues acides, quand ce n’est pas la canicule. La population terrestre a pratiquement été anéantie, et de nombreux animaux ont disparu. Chaque jour, il faut se battre, et pour survivre, et pour manger, ou tout simplement pour se protéger. Il n’y a plus qu’une seule loi, celle du plus fort. Aucune pitié pour les faibles et les femmes en particulier sont devenues des marchandises, un moyen de troc pour obtenir le nécessaire pour subsister.

En 2061, Tim est tout juste trentenaire. Sa famille entière a été assassinée sous ses yeux. Avec son ami silencieux et d’une loyauté sans faille, Léon, ils vont vivre des aventures dignes des pires cauchemars.

Espérons qu’Eric n’ait pas écrit un roman visionnaire…

À lire absolument !!!

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Extrait :

« – Que tu dis ! Survivre, c’est tout ce qu’on peut espérer.
– À condition de se nourrir avec autre chose que de la merde, lâche Ruth.
– Oui. Mais pas avec des êtres humains. N’oublie pas qu’il nous reste au moins un repas normal.
– Ce repas sera vite oublié. Nous ne sommes plus rien, sache-le. Soit on mange les autres, soit on finira mangés. C’est devenu notre seul alternative. La vie, d’ailleurs… a-t-elle encore un sens ?
– A-t-elle seulement eu un jour le moindre sens ? déplora Tim en grattant sa cicatrice, déformant l’expression de son visage.
– Je n’en sais rien. Mais nous devons survivre. J’insiste.
– Pourquoi faire ?
– Peut-être pour nous donner ce qu’on aurait appelé une descendance, dans le temps, murmura la jeune femme. Le seul sens qui reste à cette putain de vie.
– Dit comme ça, peut-être… »

 

 

Éric Robinne est né le 3 novembre 1955, à Rouen.

Marié, 3 enfants, Ingénieur agricole, il poursuit, en dehors de l’écriture, sa carrière professionnelle en tant que directeur des restaurants administratifs de Paris depuis 2004.

Il partage sa vie entre la Drôme où il demeure le week-end et pour ses loisirs, et la capitale.

Eric Robinne n’a pas l’âme d’un téléspectateur, sauf pour regarder les émissions littéraires ou celles qui pourraient être source d’inspiration. Ce qui lui laisse le temps de s’adonner au footing (nombreuses courses locales et semi-marathon de Paris), de hanter les salles de cinéma en quête de films d’actions, policiers, ou fantastiques, et bien sûr de lire des auteurs aussi variés que Henning Mankell, Fred Vargas, Harlan Coben, Jean-Christophe Grangé, Maud Tabachnik, Jérôme Camut et Nathalie Hug ou encore Franck Thilliez. Il apprécie également les œuvres d’auteurs plus classiques tel Jean d’Ormesson, ou de journalistes comme Franz-Olivier Giesbert. Il utilise ses derniers temps libres et bon nombre de ses soirées à l’écriture.

Dans sa jeunesse, la poésie l’a beaucoup inspiré. Bien plus tard, suite à une sorte de défi lancé par son fils, il s’est lancé dans l’écriture de romans policiers en 2005. Il a délibérément choisi de les inscrire autour de faits divers ou d’événements politiques de la vie française.

Émotion, Suspense

On n’efface pas les souvenirs

de Sophie Renouard
Poche – juin 2021
Éditeur : Mon Poche

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Annabelle a une vie merveilleuse. Un mari qui l’aime, deux petites filles adorables, une famille soudée.
Jusqu’à ce jour de septembre où elle est brutalement arrachée à ses proches, laissée pour morte au milieu de la forêt. Lorsqu’elle reprend conscience, sa mémoire s’est effacée. Plus de traces… Pour remonter le fil de sa vie, Annabelle va devoir affronter la face cachée d’un bonheur qu’elle croyait parfait.

Avec une extrême sensibilité, Sophie Renouard explore les zones d’ombre d’une existence ordinaire. Captivant.

Un roman inoubliable. Sophie Renouard m’a ensorcelée. Tatiana de Rosnay

Un joli premier roman sur la reconstruction de la mémoire et l’affection intergénérationnelle. Pleine vie

Un premier roman haletant, qui interroge les parts d’obscurité nichées dans les plus paisibles existences. Télé 7 jours

 

2021_021_Renouard Sophie - On n'efface pas les souvenirs

 

Bonjour à toutes et à tous,

J’ai terminé la lecture de ce roman la larme à l’œil…

J’ai été très touché par cette histoire. Ce roman, est le premier roman de Sophie Renouard. Il est très bien écrit, le rythme, le suspense, la subtilité et les personnages sont sympathiques. On se sent bien dans la famille d’Annabelle, son mari, ses enfants, une famille aimante. Récit un peu trop court peut-être, je n’avais vraiment pas envie d’arriver à la fin0, mais j’ai passé un très bon moment.

Nous suivons la vie d’Annabelle, elle va basculer lorsqu’elle se fera kidnapper et laissée pour morte. Il y aurait-il des zones d’ombre dans sa vie ou est-ce juste une mauvaise rencontre ?
Annabelle perd la mémoire… elle va vivre une très lente reconstruction.

C’est là, que nous faisons la connaissance d’Émile et de son chien « Va t’en ». Émile est un sacré personnage. Solitaire, on ne sait pas trop s’il souffre d’Alzheimer ou pas. Il va tenter de la sauver et décide de la recueillir, de la cacher pour la protéger dans sa bergerie. Émile est un sage et sa manière d’exister m’a transmis une certaine sérénité, ce qui est une chose plutôt rare dans un thriller. Il a pour seule famille un neveu, Iban, qui vient lui rendre visite tous les week-ends.

Sophie Renouard réussit à maintenir le suspense jusqu’à la toute fin. La tension monte et elle maîtrise parfaitement l’art du page-turner jusqu’à la toute fin, où elle nous réserve quand même quelques surprises.

Comme vous pouvez le constater, j’ai énormément apprécié ce livre.
Il ne me reste plus qu’a garder un œil sur les futurs romans de Sophie…

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Extraits :

« En rentrant du bureau, Gaspard repensait inlassablement à l’inconséquence avec laquelle on exécute les gestes du quotidien. Un baiser sur la joue de la femme que l’on aime, une étreinte rapide sur le perron de la maison, puis on fait démarrer sa voiture sans se retourner. Gestes anodins et misérables, mais essentiels. Que l’on fait sans réfléchir, et qui ne se reproduiraient peut-être jamais. Une rage intense le saisit. Gaspard s’en voulait tellement. Il se sentait responsable. Coupable de n’avoir pas su protéger Annabelle. Fragile, vulnérable, rien ne l’avait préparée à affronter la violence du monde. »
…/…
« – Ça va, petite ?
Qui est-ce ?
– Tu m’entends ?
Qui est ce vieil homme ?
– Ça fait trois jours que tu dors. Je suis drôlement content que tu ouvres enfin les yeux. Je commençais presque à me faire du souci. J’allais donner l’alerte au village. Tu m’entends ?
– Hummm.
– Qu’est-ce que tu as dit ?
– Hummmmoui.
Son visage était paisible, bienveillant, et son beau sourire d’une grande douceur. Sa peau, comme transparente, était creusé par des rides aussi profondes que des cicatrices. Il avait aussi une moustache épaisse de vieux Gaulois, complètement blanche, mais dont l’un des côtés était étrangement roux, des yeux bleu glacier au regard vif, un visage anguleux de caractère et un peu déformé car il se trouvait juste à quelques centimètres du sien.
– Je m’appelle Émile. Je t’ai trouvé dans la forêt dimanche matin. On t’a tiré une balle dans la tête et je t’ai soigné comme j’ai pu. »

 

 

Sophie Renouard est directrice de production et auteure.

Journaliste, elle a été chef de rubrique beauté à « Top Famille Magazine » (1997-2009).

En 2010 elle crée son agence événementielle, spécialisée sur l’offre Venise, « Venise sur-mesure », qui intègre l’agence d’événements et de tourisme d’affaire Exigences, puis s’approche de l’agence Arep (promotion tourisme d’affaire) en 2014.

Sophie Renouard développe sa clientèle au sein d’une équipe de 45 personnes, en tant que directrice de production.

En 2009, elle a publié un essai « 96 bonnes raisons de sauter sur votre homme ce soir ».

« On n’efface pas les souvenirs » (2019) est son premier roman.

Mère de quatre enfants, Sophie Renouard habite Paris.

Émotion, Roman

Mamma Maria

de Serena Giuliano
Broché – 5 mars 2020
Éditeur : Cherche Midi

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“Ciao, Sofia, qu’est-ce que je te sers ? Comme d’habitude ? Et j’ajoute un cornetto, parce qu’il faut manger, ma fille !
– Oui, merci, Maria.”
Je m’installe en terrasse, face à la mer, comme chaque matin depuis que je suis de retour en Italie. J’aime bien travailler au son des tasses qui s’entrechoquent. Et, au Mamma Maria, j’ai toujours de la compagnie. Il y a ceux qui viennent tuer le temps. Il y a les enfants qui rêvent devant le comptoir à glaces. Il y a les ados qui sirotent un soda, monsieur le curé, et, surtout, mes partenaires de scopa.
Ici, on vient échanger quelques mots, partager un apéro, esquiver la solitude ou écouter Celentano. Moi, je viens pour me persuader que j’ai bien fait de quitter Paris… et l’autre abruti.
Il fait quand même meilleur ici.
Et puis, on cherche aussi à profiter de la bonne humeur (ou non) de Maria, qui mène, comme une mamma, tout ce petit monde à la baguette.
Bref, j’ai enfin retrouvé mon village paisible.
Enfin, paisible jusqu’au jour où…

PRIX BABELIO LITTERATURE FRANCAISE 2020

 

2021_020_ Giuliano Serena - Mamma Maria

 

Bonjour à toutes et à tous,

Benvenuti a “Mamma Maria” !
Le petit bistrot où tout le monde vient prendre un café le matin ou un apéritif un peu plus tard. Bienvenue sous le soleil italien qui, en ces temps un peu triste, m’a fait rêver et oublier un peu le présent. J’ai eu l’impression d’avoir passé quelques jours à tremper mes pieds dans les eaux turquoise de la côte Amalfitaine. Une belle bouffée d’air !

L’histoire de Serana parle d’amour, d’amitié, de deuil et bien sûr de la famille…
Un « court » roman fort généreux, comme un bon plat de pâtes à l’italienne !

Tout le long du récit, j’ai trouvé des personnages merveilleux, très hauts en couleurs, avec beaucoup de caractère pour certains, de la compassion pour d’autres… Sofia, Maria et tous les autres nous offrent des moments de vie passionnants et beaucoup d’amour.

Le thème principal, traité avec élégance et finesse, n’étant pas indiqué dans le résumé, je garderai le secret !
Mais, il est d’actualité et dans cette histoire, il fera réfléchir tous les lecteurs…

Dans ce roman, il n’y a pas beaucoup d’intrigue.
Pas de tueurs en série, ni de courses poursuites non plus !
C’est roman très agréable et doux.
Un roman vivant, qui parle parfois un peu fort et avec les mains !
Un roman dans lequel on passe un bon moment, si bon qu’on pourrait y rester des heures.
Certains chapitres sont même de véritables cartes postales, il vous sera impossible de rester de marbre face à ces descriptions grandioses.
Un roman qui aborde, avec justesse, le racisme, la solidarité, l’amitié, la perte d’un être cher et la tolérance aussi…

J’espère que, comme moi, vous aurez envie de faire la connaissance de Maria, de Sofia, de Gianna… Franco bien sûr, Souma, Ugo, Antonio et bien d’autres encore…
Ils sont tous là, derrière la porte du bar. Ils vous attendent. Et qui sait ! Peut-être pourrez-vous boire un apéritif avec eux ? Un Amalfitano bien frais !

Alors n’hésitez pas, quittez votre fauteuil le temps d’une lecture sur la côte italienne, et venez pousser la porte du “Mamma Maria”…

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Extraits :

« je ne t’ai pas vu à l’église, dimanche, me lance le prêtre.
– Avec tout le respect que je te dois, Don Aniello, je n’y suis pas les autres dimanches non plus !
– Oui mais c’était un jour particulier…
– Pas pour moi.
– Tout le monde était là. Même Pino.
– Tant mieux pour toi, ça t’a fait plus de sous pour la quête… Les mariés étaient beaux aujourd’hui.
– Très. Tu sais que j’avais baptisée cette petite. Comme le temps passe vite.
– C’est un beau métier que de célébrer la naissance et l’amour.
– Oui, c’est presque toujours une bénédiction de faire ce que je fais.
– Presque toujours ? Bah alors ! Dieu ne serait pas un patron irréprochable ?
– Parfois c’est un peu difficile, d’obéir à ses ordres…
– Quand ça ?
– Quand il me demande d’enterrer mes amis, par exemple. »
…/…
« “On a passé la journée derrière les fourneaux, m’a expliqué Franco. Moi, j’apprends sa cuisine, et elle, la mienne.”
Pendant le repas je me suis rendu compte qu’il était plus facile d’avoir de la colère pour des inconnus derrière un écran de télévision qu’en face et en réalité. Lorsque “ces gens là”, comme je les ai souvent appelés, plongent leurs yeux dans les vôtres, lorsqu’on se retrouve devant une femme qui a préféré risquer mourir en pleine mer plutôt que de laisser ses enfants grandir dans un pays où il ne seraient pas libres, on se sent tout petit.
Et très con, aussi. »

 

 

Serena Giuliano est italienne mais a aussi quelques défauts. Elle écrit – en français – sur les réseaux et sur papier.

Elle arrive en France, en 1994. Elle a alors 12 ans et ne parle pas un mot de français. En trois mois, elle maîtrise la langue et se hisse au niveau de ses camarades de classe.
Après un BTS dans le domaine bancaire, elle se lance comme conseillère en image et crée un blog mode et beauté.
Mère de deux fils, elle crée son blog autour de la maternité, « Wonder mum », en 2013.
Après trois ouvrages « Wonder mum » (2014-2016), succès littéraire de l’année 2014, elle signe avec « Ciao Bella » (2019) son premier roman.
« Mamma Maria » (2020) remporte le prix Babelio 2020, dans la catégorie littérature française.
Serena Giuliano vit à Metz.

Émotion, Drame, Humour, Suspense

Trois

de Valérie Perrin
Broché – 31 mars 2021
Éditeur : Albin Michel

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« Je m’appelle Virginie. Aujourd’hui, de Nina, Adrien et Etienne, seul Adrien me parle encore. Nina me méprise. Quant à Etienne, c’est moi qui ne veux plus de lui. Pourtant, ils me fascinent depuis l’enfance. Je ne me suis jamais attachée qu’à ces trois-là. »

1986. Adrien, Etienne et Nina se rencontrent en CM2. Très vite, ils deviennent fusionnels et une promesse les unit : quitter leur province pour vivre à Paris et ne jamais se séparer.

2017. Une voiture est découverte au fond d’un lac dans le hameau où ils ont grandi. Virginie, journaliste au passé énigmatique, couvre l’événement. Peu à peu, elle dévoile les liens extraordinaires qui unissent ces trois amis d’enfance. Que sont-ils devenus ? Quel rapport entre cette épave et leur histoire d’amitié ?

Valérie Perrin a ce don de saisir la profondeur insoupçonnée des choses de la vie. Au fil d’une intrigue poignante et implacable, elle nous plonge au cœur de l’adolescence, du temps qui passe et nous sépare.

Ses précédents romans, Les Oubliés du dimanche et Changer l’eau des fleurs, ont connu des succès mondiaux, totalisant plus de deux millions d’exemplaires, traduits dans une trentaine de pays. En 2018, elle a été récompensée par le prix Maison de la Presse et le prix Choix des Libraires du Livre de Poche ; en 2019, par le prix des Lecteurs.

Un roman à la fois populaire et ambitieux. Lire
30 ans d’une amitié bouleversante. Biblioteca

 

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Bonjour à toutes et à tous,

J’ai redouté le moment où je quitterai les trois protagonistes de ce merveilleux roman, le moment où mes yeux se poseraient tristement sur le mot « fin » de cette fresque vivante…

Comme pour ses deux précédents romans, “Les Oubliés du Dimanche” et “Changer l’eau des Fleurs” (que je vous recommande vivement si vous ne les avez pas lus), “Trois” est un récit parfaitement construit. Je suis très vite tombé sous le charme des phrases de Valérie qui se déroulent, entre sourires et larmes, entre rires et tristesse, de la fin des années 1980 à nos jours, en enchainant les flashbacks, dans un tourbillon d’amitié, d’amour mais surtout d’émotions et d’espoir…

Valérie nous revient avec une bouleversante histoire d’amitié, d’une époque qui suit son cours…

Avant toute chose, Trois c’est, Nina, Étienne et Adrien !
Une groupe d’amis qui à l’âge de 11 ans, se retrouvent dans la même classe. Très vite ils deviennent inséparables. Nous suivrons ainsi leur enfance, leur adolescence, pour finalement les laisser vivre leurs vies d’adultes où trente ans plus tard, leurs vies justement, ont été divisées, leur amitié disloquée…

Chacun se reconnaîtra un peu dans cette histoire.
Nina, Etienne, Adrien, amis à la vie à la mort, c’est moi, c’est vous !
Dans son récit Valérie nous raconte la vie, la maladie, le divorce, la mort, les disparitions, les accidents, une maman qui abandonne son enfants, des animaux lâchement abandonnés,… “LA VIE”.
La “bande sonore” du roman est magique aussi !
J’y ai retrouvé tous les morceaux qui ont résonné dans mon radio-cassette et dans ma chambre, chez mes parents, pendant des années et encore parfois aujourd’hui quand le besoin s’en ressent…

Valérie excelle dans la justesse des émotions avec beaucoup de poésie, de pudeur et de délicatesse. J’ai savouré chaque ligne de son récit. Je vous conseille de vous laisser emporter par cette aventure, un peu terroir, un peu polar, avec un mystère inattendu, mais surtout pleine de bons sentiments et d’émotions.

Comme je m’y attendais dès les premières lignes, c’est un énorme coup de cœur pour moi ! À lire absolument… Cette histoire vous fera beaucoup de bien…

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Extraits :

« “Mon corps est mort depuis des années. Une peau qu’on ne touche plus, ça meurt. Un corps qu’on ne regarde jamais, il est en hiver. Des couches de froid se superposent. Des neiges éternelles. Il n’a plus d’autres saisons. Plus de désir. Plus d’espoir de retour. Il est figé dans le passé, fixé quelque part. J’ignore où. Il a peur. J’ai peur. Mon corps n’a plus de présent. J’aimerais faire l’amour. J’aimerais savoir s’il a tout oublié. S’il sait encore quelque chose. Vous me plaisez. Et moi, je vous plaît ?”
Il répond oui. »
…/…
« Ce matin là, Adrien réalise quelle conséquence a la liberté : une joie sans retenue, qui transforme les corps et les visages.
Le soir, devant le journal télévisé, assis à côté de sa mère qui serre un mouchoir dans ses poings et s’essuie les yeux quand l’émotion est trop forte, Adrien regarde les images diffusées dans le monde entier : les larmes des Allemands, les familles qui se retrouvent, des filles qui embrassent des gardes, des coups de marteau dérisoires, des éclats de mur qui tombent, la foule, des fragments de béton que l’on glisse dans ses poches, des morceaux dont on se fait des souvenirs.
Adrien se pose des questions sur son propre mur, celui qui le sépare de lui-même, celui derrière lequel il se cache depuis qu’il respire – combien mesure-t-il ? »

 

 

Valérie Perrin est née en 1967 à Remiremont dans les Vosges. Elle grandit en Bourgogne et s’installe à Paris en 1986, puis en Normandie en 1995.

En 2015, elle publie son premier roman Les oubliés du dimanche chez Albin Michel. Traduit dans une dizaine de pays, il obtient 13 prix littéraires dont le Choix des Libraires 2018 et se classe depuis parmi les meilleures ventes au livre de poche.

En 2018 elle connait un succès retentissant avec son deuxième roman, Changer l’eau des fleurs dans lequel elle décrit le quotidien de Violette Toussaint une garde-cimetière en Bourgogne. Ce roman obtient le Prix Maison de la Presse 2018 et le Prix des Lecteurs au livre de poche en 2019. Avec ce deuxième roman, elle rentre dans le classement très fermé du Figaro Littéraire des 10 auteurs les plus vendus en France en 2019.Et figure toujours en tête des ventes internationales : son roman est traduit dans 30 pays dont la Chine, les Etats-Unis et la Russie. Elle est l’auteure la plus vendue en Italie en 2020. Elle travaille à l’adaptation cinématographique de son roman.

Garde-cimetière, fossoyeurs, aides-soignantes en gériatrie, couturières, bistrotiers, Valérie Perrin met en lumière et en poésie la dureté et la beauté des vies de l’ombre. Elle dit qu’elle écrit des romans d’amour construits comme des polars.

Le 31 Mars 2021, elle publiera son troisième roman, Trois aux Éditions Albin Michel dans lequel elle tisse le destin de trois amis d’enfance sur 30 ans.
De 2010 à 2018, elle est la coscénariste de Claude Lelouch. Avec lui elle signe : « Salaud, on t’aime » avec Johnny Hallyday et Eddy Mitchell. (Tournage 2013 dans les Alpes) « Un plus Une » avec Jean Dujardin et Elsa Zylberstein. (Tournage en Inde janvier/février 2015). « Chacun sa vie » avec Jean Dujardin, Éric Dupond-Moretti, Béatrice Dalle, Johnny Hallyday, Elsa Zylberstein. (Tournage à Beaune juillet 2016) « Les plus belles années d’une vie » avec Anouk Aimée et Jean-Louis Trintignant (tournage à Deauville en 2018). En 2009, elle publie le carnet de tournage de Ces Amours-là, film de Claude Lelouch, photographies et textes, aux Éditions France Empire. Avant d’écrire des romans et des scénarios, Valérie Perrin a été photographe de plateau, directrice des opérations dans une boite de téléphonie mobile, assistante de direction, vendeuse.

Historique, Suspense

Le Soleil rouge du Tsar

de Violette Cabesos
Poche – 11 mars 2021
Éditeur : Mon Poche

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Milena, petite-fille de Russes blancs, a une passion : les trésors perdus de la Russie des tsars. Alors qu’elle s’apprête à partir pour Saint-Pétersbourg où une cache datant de 1917 vient d’être découverte, elle apprend que sa maison de Nice a été saccagée. Sur les murs, d’énigmatiques vers slaves, probablement des références codées à Vladimir le Grand, fondateur de la Sainte Russie.

Un siècle auparavant, Vera, ballerine du théâtre Mariinsky, est déchirée entre les faveurs d’un grand-duc, son amour pour un poète anarchiste, et un brûlant secret d’Etat dont sa famille est dépositaire.

Au-delà du temps et des frontières, une mystérieuse et terrifiante malédiction semble lier ces deux femmes. Faut-il y croire ? Comment ne pas y succomber ?

Au fil d’un suspense historique éblouissant d’érudition, Violette Cabesos nous plonge dans les méandres de la Russie éternelle, sur les traces des Romanov, de Raspoutine et d’obscurs espions du FSB.

 

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Bonjour à toutes et à tous,

Certains auteurs, lorsqu’on les a “attrapé”, on ne peut plus les lâcher !
Violette Cabesos, fait, pour moi, partie de ceux-là.

D’abord il y a eut, “La promesse de l’ange”, puis “La parole perdue”, tous les deux écrits à quatre mains avec Frédéric Lenoir. Plus tard, “Le teinturier de la lune”, et enfin “Portrait de groupe avec parapluie”. Chacun de ses romans m’a fait rêver et voyager… Dès que j’ai reçu le dernier roman de Violette (Un grand merci aux Édition Mon Poche !), j’ai fait des bonds de joie !!!

Dans ce roman, riche et très bien écrit, Violette mêle habilement enquêtes policières, secrets de famille et énigmes historiques. Que demander de plus !

Passionné d’Histoire, j’ai beaucoup aimé cet ouvrage qui m’a plongé dans l’Histoire fascinante de la Russie des Tsars.
Attention !
Il m’a été difficile parfois, de ne pas me mélanger les pinceaux tant ce roman concentre énormément d’informations et de références. L’alternance du passé au présent à chaque chapitre, la richesse historique du roman et le travail de recherche très poussé et précis de Violette, n’aide pas non plus, avec sa foultitude de personnages… Mais c’est tellement bon !
Le mode narratif est parfaitement maîtrisé et je me suis demandé régulièrement ce qui allait bien pouvoir arriver aux protagonistes de mon récit.

Passionnés de l’histoire de la Russie, si vous aimez le suspense et les intrigues, ce livre est fait pour VOUS. !

À lire absolument…
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Extraits :

« Cette réception est un enchantement, une fièvre qui monte d’heure en heure, et l’accompagnement de trois mois de labeur : en effet, Nicolas II avait donné l’ordre que tous les invités soient costumés comme à la cour du tsar Alexis 1er, deuxième souverain de la dynastie Romanov, qui a régné au XVIIe siècle. Il a fallu chercher des modèles de vêtements d’époque. Tout ce que je savais, c’est que ceux-ci étaient riches, lourds et encombrante, et que Pierre le Grand les avait bannis au profit de la mode à l’européenne, plus pratique. »
…/…
« Soudain, Raspoutine a ouvert les yeux, il s’est redressé et a saisi le prince à la gorge. Parvenant à grand peine à se dégager, terrorisé, le jeune seigneur a appelé Pourichkevitch à la rescousse. Quand le député a rejoint son acolyte, le paysan avait réussi à s’enfuir dans la cour, par une porte que le prince avait oublié de fermer à clef. »

 

 

Violette Cabesos est née le 9 mai 1969 à Valence (Drôme). Après des études d’histoire, de lettres et de sciences-politiques, elle s’installe à Paris en 1994.

Passionnée d’Histoire (notamment le Moyen Âge, la Grande Guerre et le monde moderne), de littérature mais aussi de musique (Bach, Mahler, Smetana, Prokofiev, Chostakovitch, Fauré, Satie, Kurt Weill, Britten…), elle pratique le chant lyrique… et la danse orientale égyptienne.

Amoureuse des vieilles pierres, elle est fascinée par les cathédrales, les églises romanes et les cimetières. Elle apprécie également le vin et la bonne chère !

Elle voue une admiration particulière à Maupassant, Huysmans, Poe, Zweig, Kafka, Perutz, Joseph Roth, Hrabal, Thomas Mann, Gogol, Tourgueniev, Dostoïesvki, Boulgakov, Nerval, Apollinaire, Desnos, Céline, Colette, Simenon, Malet, Boileau-Narcejac, Fred Vargas…

Historique, Suspense, Thriller

Les carnets secrets de l’ange de la mort

de Raphaël Grangier
Broché – 23 mars 2021
Éditeur : LBS SELECT

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Quand l’armée rouge pénétra dans le Camp d’Auschwitz en janvier 1945, Joseph Mengele, auteur de multiples expérimentations meurtrières sur de nombreux détenus, avait déjà disparu. Malgré ses efforts considérables, le Mossad ne pourra jamais l’appréhender. Un jour, ses notes, sur ce qu’il considérait comme ses travaux, réapparaissent à la surface…

Périgueux, printemps 2019. Une jeune étudiante disparait devant la cité scolaire Laure Gatet. Dans le même temps, des corps, tous d’origine juive, sont retrouvés en différents points de la Dordogne. Le capitaine Denoeux sera en charge de retrouver la jeune femme. Les enquêteurs vont alors suivre les traces d’un barbare en quête de leur faire revivre les pires expériences du passé : celles inventées par le docteur Josef Mengele, « l’ange de la mort ».

 

2021_017_Grangier Raphaël - Les carnets secrets de l'ange de la mort

 

Bonjour à toutes et à tous,

Merci à LBS Éditions pour la confiance qu’ils m’accordent…

« Nous les Allemands, race supérieure, devions agir. Nous devions inoculer une vitalité nouvelle afin de défendre la communauté naturelle et d’assurer l’éternité de la race nordique ! »
Automne 1945. Josef Mengele échappe au procès de Nuremberg, emportant avec lui deux caisses d’échantillons et de travaux de ses expériences morbides. Comment le médecin SS a-t-il pu passer entre les mailles du filet, trente ans durant ?
Me revoici de retour dans la noirceur d’une guerre sale.  Mais cette “guerre” à lieu de nos jours à Périgueux… Qu’adviendrait-il, si les secrets de Mengele étaient tombé entre de mauvaises mains ?

Raphaël Grangier est un véritable “maestro”. La qualité de la documentation et de son travail de recherche s’allie à un style tranché et direct rendant ce récit aussi vivant que passionnant. Tous ses personnages sont crédibles et ça fait peur !
Il va ainsi distiller petit à petit des horreurs que l’on croyait oubliées.
Sandrine Dauriac, brillante étudiante de la cité scolaire Laure Gatet, descend l’avenue George Pompidou vers le centre-ville. Un véhicule ralentit à sa hauteur et s’immobilise. La jeune femme s’installe à bord. Elle ne reviendra plus jamais dans son lycée…

Une traque passionnante.
Un récit qui vous fera basculer dans l’horreur des expériences innommables du Dr Mengele en plein XXIe siècle.
À lire !!!

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Extrait :

« Elle avait connu la Grande Guerre, la déportation de ses parents, la nécessité de se cacher, et vivre avec. Sentir la peur vous ravager le ventre. Puis étaient venus ces bras couverts d’un tissu kaki, épais, auréolé de dorures. ces mains calleuses qui l’avaient extirpée de dessous le lit et lui avaient hurlé des choses dans une langue qu’elle ne comprenait pas. Des mots rugueux. Fort, puissants comme un chien enragé aboie. Deux mains puissantes, qui l’avaient suspendue au-dessus du sol à bout de bras comme si elle avait été couverte de pustules. Des sons terrifiants, rapidement remplacés par celui des roues métalliques du train contre les rails. Puis celui du portail immense qui claqua dans son dos. Si haut qu’il aurait pu retenir un tsunami de haine dans son enceinte. Alors recommencer, elle ne savait que trop bien ce que cela signifiait. Et aujourd’hui, elle n’en avait pas envie. Et plus la force. »

 

 

Raphaël GRANGIER est né en 1978 à Bordeaux. Titulaire d’un DUT en Génie Mécanique, il a exercé une dizaine d’années comme cadre en sous-traitance avionique. Reconverti vers l’enseignement quelques années après avoir obtenu son CAPES de Sciences et Technologies Industrielles, il retourne travailler dans le privé, d’abord en cabinet d’avocat quelques mois puis dans une entreprise de la métallurgie où il exerce depuis des fonctions de cadre administratif. Il couche sur le papier ses premiers mots voués à être modelés afin de devenir un livre, isolé dans un garage de campagne tandis que la tempête Martin rugit dehors et fracasse les arbres les uns après les autres sur la maison de ses parents. Ses écrits, souvent sombres ne le sont que pour rappeler à chacun ce qu’a pu être l’homme et ce qu’il pourrait redevenir. Véritables piqûres de rappel des leçons du passé, chacun de ses romans alloue une part belle aux faits réels.
Son premier roman noir sur fond Irlandais est édité en 2014 chez Paul&Mike, puis un thriller rural suivant, en 2018 aux éditions Cairn.

Historique, Noir

Mon cœur restera de glace

de Éric Cherrière
Poche – 11 mars 2021
Éditeur : Mon Poche

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Il existe au cœur du cœur de la forêt un endroit où vivent les sapins les plus anciens, protégés du vent comme de l’exposition au soleil, de la pluie, de la neige. Protégés aussi du regard des hommes. Une combe lointaine et tempérée qui fut un jour une frontière infranchissable devant laquelle l’enfant s’était dit  » Quand je serai grand, je vivrai là. »

Dans ces bois du fin fond de la Corrèze, un jeune garçon trouve refuge en 1918, en compagnie de son frère, une « gueule cassée ». Une guerre plus tard, des soldats allemands s’y enfoncent, sur les traces d’une de leurs unités disparues. Ces mêmes arbres que l’on retrouve en 2020, peints sur les murs de la chambre d’hôpital d’un vieillard allemand.

Aujourd’hui le vieil homme va parler. Révéler le secret de cette forêt qui ébranlera bien des existences, bien des certitudes. Bien des familles.

De 1918 et 1944 à 2020, Mon cœur restera de glace couvre un siècle de guerres fratricides. Ce roman noir, qui explore les destins d’individus ordinaires perdus aux carrefours de l’histoire, est aussi le roman de la beauté face à la violence. De ces fleurs qui poussent sur les champs de bataille.

 

2021_016_Cherrière Éric - mon cœur restera de glace

 

Bonjour à toutes et à tous,

Il m’arrive parfois de tomber sur des livres qui me laissent sans mots, sans un petit “tout début de phrase” pour entamer mon “Ressenti”. Ce roman, que je tiens encore entre mes mains, m’a complètement chamboulé… Le récit est poignant, sombre, fort, dramatique et très intense et ce en très peu de pages (228). Mais il y a aussi tellement de fraicheur…
Chaque page tournée, m’a offert un tel contraste entre une certaine poésie et la cruauté des hommes en temps de guerre…
Eric tisse sa toile et nous propose une superbe intrigue sur trois époques différentes mais étroitement liées, nous offrant ainsi un récit très dense.

1918
Lucien Faure, maire et boulanger d’un petit village en Corrèze, perd son fils et de ses petits-fils : le premier a été porté disparu au front, l’aîné de ses petits-enfants est revenu sans bras, une jambe en moins et l’autre coupée, le plus jeune, a disparu au plus profond de la forêt et n’a jamais été revu.
1944
Un convoi allemand traverse la même forêt et disparaît à son tour…
2020
Un ancien criminel de guerre allemand décide enfin de raconter son passé.
Va-t-il révéler les secrets de cette forêt ?

Quelle plume !
À la fois poétique, très visuelle, et parfois même cinématographique…

Ce roman lu d’une seule traite, se savoure, se lit avec attention et mais surtout beaucoup d’émotions…

À lire absolument

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Extraits :

« À observer et dessiner en silence, il voyageait entre ses souvenirs jusqu’à celui qui chassait tous les autres : son père s’en allant à la guerre, en août 1914. Où qu’il aille, quoi qu’il fasse, l’enfant emporterait toujours avec lui l’image de ce père qui se retournait sans cesse, sans les saluer, sans sourire, sans rien faire d’autre que partir en marchant à l’envers. L’enfant protège et chérit cette image autant qu’elle le meurtrit. Elle est un mal qui lui fait du bien. Il éprouve le sentiment que jamais rien d’autre ne lui appartiendra autant que ce souvenir. La dernière fois qu’il a vu son père. »
…/…
« C’est au cours de ses observations patientes que l’enfant a découvert que les arbres parlent entre eux, mais aussi avec les insectes et les étoiles. La poussière et le vent. La tourbe. Tout parle avec tout et lui, l’enfant, fait partie de ce tout. »

 

 

Éric Cherrière est réalisateur, scénariste et écrivain. Il est l’auteur de Je ne vous aime pas (Le Cherche Midi, 2010, prix du Polar de la prison de la Santé). Il a également écrit et réalisé deux longs-métrages, Cruel, Grand prix du polar de Cognac 2016, et Ni dieux ni maîtres en 2019.

Anticipation, Polar, Thriller

IMMORTEL – Le premier être humain immortel est déjà né

de Jose Rodrigues dos Santos
Broché – 24 septembre 2020
Éditeur : HC éditions

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Après avoir annoncé la naissance de deux bébés génétiquement modifiés, un scientifique chinois disparaît. La presse internationale commence à poser des questions, les services secrets tentent de trouver des réponses, un homme contacte Tomás Noronha à Lisbonne. Celui qui se présente comme un scientifique travaillant pour la DARPA, l’agence pour les projets de recherche avancée de la Défense américaine, est à la recherche du savant disparu. Tomás découvre alors les véritables enjeux du projet secret chinois…

Pour le grand retour de Tomás Noronha, le héros de La Formule de Dieu, J. R. dos Santos a choisi le sujet qui est dans toutes les têtes : l’intelligence artificielle. L’humanité touche-t-elle à sa fin ou fait-elle face à un nouveau départ ? Sur la base des recherches les plus avancées, J. R. dos Santos nous entraîne dans une aventure à couper le souffle et dévoile l’extraordinaire destin de l’humanité. Il nous démontre avec toujours autant de sérieux que la science est sur le point d’atteindre sa plus grande réalisation : la mort de la mort. Bientôt, nous pourrons vivre sans jamais mourir. Nous serons… Immortels.

 

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Bonjour à toutes et à tous,

Attention !
Rarement un roman ne m’aura autant angoissé, autant mit mal à l’aise…

Je suis fan de José Rodrigues Dos Santos !
Pas seulement parce qu’il a un très beau nom de famille (!!!), mais parce que depuis son premier roman, il m’a systématiquement emporté dans son univers où se mêlent, Sciences, Religions, et Thrillers policiers.

Immortel est le moins “classique” de ses romans, je préfère vous prévenir.
Certains risquent peut-être de le trouver trop technique. En effet, l’intrigue intervient très vite dans le roman, mais il y a plus de 400 pages d’explications (qui restent toujours très intéressantes pour le lecteur que je suis), mais il vous faudra attendre plus de 30 chapitres pour revenir vraiment dans le thriller.

Le livre est passionnant, avec un travail de recherche extraordinaire, mais l’intrigue n’est finalement qu’un “prétexte” de sensibilisation de l’auteur sur certaines nouvelles technologies.

– Quel avenir nous réserve l’Intelligence Artificielle ?
– Qu’est-ce que l’Intelligence Artificielle Générale ?
– Les ordinateurs conscients de leur nouvelle intelligence, resteront-ils toujours à notre service ou se retourneront-ils un jour contre l’homme ?
– Le premier homme immortel est-il déjà né ?
– Quid de la génétique ?

Voici quelques sujets du roman parmi beaucoup d’autres…

Au fil des pages, j’ai pris conscience que la réalité risquait de dépasser très vite la fiction.
Le récit amène des questions qui vont se poser à nous très prochainement.
Quand la médecine et l’ingénierie génétique seront plus performantes, tous les Hommes voudront en bénéficier, alors…
Est-ce que ce sera la course vers l’Homme « parfait », puis très vite vers le « surhomme » ?
Et si l’homme devenait un jour immortel ?

Amélioration de la vie humaine et réflexions philosophiques sur fond de thriller. J.R. dos Santos ouvre les portes sur une nouvelle aventure à couper le souffle, et quel que soit votre avis, sur le plan scientifique, éthique ou religieux, qu’en est-il de l’avenir de l’Homme ?

Je recommande vivement…

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Extrait :

« – Si l’on considère les coûts d’embauche, qui incluent les salaires, les cotisations sociales et les impôts, ainsi que le développement de la technologie, sa sécurité et sa qualité, la logique voudrait que les entreprises de transport parient sur des véhicules autonomes. Et pas seulement pour les voitures de tourisme. Les routiers seront remplacés par des camions autonomes, qui pourront travailler vingt-quatre heures par jour, qui n’auront pas besoin de faire des pauses, ne seront pas syndiqués, et consommeront moins d’énergie ; d’après les calculs cela représentera un quart du coût actuel. Il en ira de même avec les trains et les bateaux. Dans quelques années, des navires fantômes sillonneront les mers, des cargos sans équipage où tout sera robotisé. De même, la compagnie des chemins de fer allemande mise sur des trains pilotés par des algorithmes. Du reste, dans la pratique, les avions sont déjà pilotés par ordinateur grâce aux commandes de vol électrique. Le pilote est là presque uniquement pour donner confiance aux passagers, alors que, et aussi paradoxal que cela puisse paraître, les ordinateurs sont plus fiable que les humains pour conduire des voitures ou piloter des avions.
– Ce n’est peut-être pas par hasard que, chaque fois qu’il y a un accident, l’enquête conclut à une erreur humaine …/… Sans êtres humains, apparemment, il n’y aurait pas d’erreurs. »

 

 

Journaliste, reporter de guerre, présentateur vedette du 20H au Portugal depuis plus de vingt-cinq ans, J. R. dos Santos est l’un des plus grands auteurs européens de thrillers.
La saga Tomás Noronha, traduite en 18 langues, s’est fait connaître en France avec La Formule de Dieu, vendue à près de 500 000 exemplaires (2 millions dans le monde) et dont les droits d’adaptation au cinéma ont été acquis par Belga Films.
Avec Immortel, il signe le 8e roman de la saga.

Les romans de J.R. dos Santos et de son héros Tomás Noronha rencontrent un grand succès à travers le monde.
Thrillers érudits, ils traitent des sujets de science, de religion ou d’histoire avec toujours un incroyable travail de recherche.
Car le sujet central de tous les romans de J.R. dos Santos reste le même : la vérité.
En tant que journaliste-reporter de guerre et en tant qu’auteur, cette question ne l’a jamais quitté. Et ce qui rend la série des Tomás Noronha unique,
c’est justement ce défi systématiquement relevé de remettre en cause une vérité pré-établie pour en rétablir une nouvelle, difficile à accepter peut-être, mais bien plus limpide.