Émotion, Fantastique, Frisson horreur, Noir, Philosophique

Et si demain n’existait plus ? Katia

Tome 3
Ludovic Metzker (Auteur)
Broché – 7 mai 2019
Éditeur : Independently published

 

« Mon enfant, moi qui t’ai vu naître et mourir, j’ai entendu ta souffrance et j’ai pleuré lorsque ton corps est entré dans mes entrailles. En ce jour béni de ta résurrection, sache que les forêts qui bordent ta ville natale ne t’ont pas oubliée et scandent ton nom afin que tous les humains prennent peur à son énoncé. J’ai fait de toi mon bras armé, la porte-parole de ma colère. Ainsi, de ton arc bandé, tu feras pleuvoir le feu de l’Enfer et tu mettras à genoux ceux qui m’ont vomi jusqu’à présent. À lui tout seul, ton nom suffira à rallier une armée qui sera digne de ma vengeance et celui-ci suffira à semer le trouble dans le cœur de l’Homme ! De mon puissant souffle, je t’offre la vie, mais c’est à toi qu’il incombe d’apporter la mort ! Que cette humanité irrévérencieuse se souvienne à jamais de ton nom… Katia ! »

 

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Bonjour à toutes et à tous…

Suite à la lecture du second tome « Diane », j’ai eu envie de continuer mes aventures en enchaînant avec Le troisième volet de la saga. “Katia”, la plus cruelle de la trilogie !

Encore une fois j’ai pris énormément de plaisir à cette lecture. Le style est très agréable et addictif, avec un bon équilibre entre descriptions et actions et Ludovic nous oblige aussi à la réflexion. À la façon dont nos actes agissent sur la Terre, et sur les conséquences qui en découlent. Imaginez, si la nature avait vraiment la possibilité de se défendre suite à toutes les attaques que les hommes lui ont fait subir. Que se passerait-il vraiment ? La Terre se débarrasserait-elle de nous tout simplement ? Nous accorderait-elle une énième chance ?
C’est un peu le message que l’auteur essaye de nous transmette… Et dans ce troisième tome, Ludovic, monte en puissance (Et oui, c’est possible !)… Le récit est vraiment très sombre et la violence omniprésente du début à la fin !

Suite a une enfance horrible vécue par Katia victime d’un prêtre pervers, la Terre lui donne une nouvelle vie afin qu’elle puisse châtier les coupables, et ensuite l’aider à punir les humains auxquels Katia ne fait plus confiance.
Les personnages de Katia, ainsi que Diane et Marie se retrouvent dans ce volet. Elles ont évolué au fil des trois opus. Elles sont désormais, toutes aux services du “personnage principal” du récit, La Terre Mère et son futur, qui ne présage pour l’instant rien de bon…

Soif de pouvoir, cruautés diverses et massacres, le mal est partout, plus personne n’est en sécurité. La Terre, bafouée se venge, mais il faudra se méfier des apparences.

Un excellent roman dans une superbe trilogie, qui tire aussi sa force grâce aux nombreux messages que nous livre Ludovic au fur et à mesure. Tantôt philosophiques, tantôt écologiques, ils laissent espérer que l’amour et l’espoir sont encore envisageables… Mais chut… Je n’en dirait pas plus !

Je vous laisse donc à la découverte de ce roman post-apocalyptique qui a su renouveler le genre…

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Extrait :

« Mon enfant, pourquoi te caches-tu de moi ? Demanda la Terre au Premier Homme.

« Parce que j’ai fauté, mère ! J’ai mis en holocauste les animaux de la forêt pour nourrir l’appétence de celui qui se fait appeler Dieu… Et durant tout ce temps, je t’ai oubliée et j’ai bafoué les tiens… La honte m’étouffe et je vomis l’être que je suis devenu ! Répondit le Premier Homme.

« Je te pardonne ces fautes, les anciennes et les prochaines ! Tu es encore un enfant dans le doute, aimant ce qu’il découvre et découvrant ce qu’il aime. Une mère peut-elle en vouloir à son enfant ? Oui, lorsque celui-ci demande pardon et recommence les mêmes erreurs, sans cesse, encore et encore… »

« Je ferai des sacrifices en ton nom, je bénirai chaque jour que tu offriras aux miens et aux tiens et de jour comme de nuit, je parlerai de tes louanges, toi, Mère de tout ce qui existe ! Que ton nom, mère, soit à jamais gravé dans le cœur, en chacun de nous… » Promis le Premier Homme.

« Je n’ai nul besoin de tes promesses mais uniquement de tes actes, car d’eux dépendra l’homme que tu seras ! Je n’ai nul besoin de tes sacrifices car tu violeras le Sacre même de la vie… Va, vie ! » Répondit la Terre.

 

 

Ludovic Metzker voit le jour à Paris, le 28 juin 1974. Amateur d’histoire et de mythologie, l’auteur voue une passion pour la lecture grâce à des auteurs comme Boris Vian, Alexandre Dumas ou encore Bernard Cornwell et débute l’écriture d’un premier essai lors de ses 20 ans. Mais il commencera la création de son premier projet en 2013 avec la saga L’homme sans nom et la saga Et si demain n’existait plus ?

Commercial dans la bureautique, ancien responsable d’achat dans le prêt-à-porter féminin, passionné d’informatique, de cinéma, l’auteur imagine des mondes qui se veulent novateurs tout en mélangeant les genres.

 

À ce jour, plusieurs titres sont disponibles :

LE MUR DU TEMPS
L’HOMME SANS NOM 1
L’HOMME SANS NOM 2 – PARTIE 1
L’HOMME SANS NOM 2 – PARTIE 2
ET SI DEMAIN N’EXISTAIT PLUS ? 1 – MARIE
ET SI DEMAIN N’EXISTAIT PLUS ? 2 – DIANE
ET SI DEMAIN N’EXISTAIT PLUS ? 3 – KATIA
MORPHEA, LA GARDIENNE DES RÊVES 1
LES CONTES QUI SE RACONTENT
CE NE SONT QUE DES HISTOIRES
HISTOIRES FANTASTIQUES – VOLUME 1
CONTE D’UNE NUIT D’HIVER
LE MONDE A L’ENVERS
LA GROTTE
ILS ONT RENCONTRE JOHN
MATT DUBOIS
L’ENFER VIVAIT ICI

N’hésitez pas à lui rendre visite sur son blog auteur :
http://www.ludovicmetzker.com

Émotion, Histoire, Noir, Thriller historique

Block 46

Johana Gustawsson (Auteur)
Broché – 21 octobre 2016
Éditeur : Bragelonne

Falkenberg. Le commissaire Bergström découvre le cadavre terriblement mutilé d’une femme.

Londres. Profileuse de renom, Emily Roy enquête sur une série de meurtres d’enfants. Les corps présentent les mêmes blessures que la victime suédoise : trachée sectionnée, yeux énucléés et un mystérieux Y gravé sur le bras.

Étrange serial killer, qui change de lieu de chasse et de type de proie…

En Suède, Emily retrouve Alexis Castells, une écrivaine spécialisée dans les tueurs en série. Ensemble, elles se lancent dans une traque qui va les conduire jusqu’aux atrocités du camp de Buchenwald, en 1944.

Entre grande Histoire et liens familiaux, Block 46, le premier roman de Johana Gustawsson, a conquis plus de dix pays. Petite-fille de déporté, elle plonge au cœur de la folie meurtrière et ravive la mémoire des crimes nazis.

 

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Bonjour à toutes et à tous…

Cela faisait un moment que ce livre me narguait dans ma PAL.

Ma première impression, le style de l’auteur est très fluide, les chapitres courts donnant du rythme, avec un va-et-vient passé/présent bien ficelé. Une histoire captivante menée avec beaucoup d’émotion de manière très habile. Je me suis laissé embarquer facilement malgré les nombreux personnages du récit.

J’ai beaucoup aimé aussi l’alternance entre l’enquête et la progression du « tueur » dans le temps.

Johana Gustawsson joue avec le lecteur. Elle fait monter la pression, en dévoilant au fur et à mesure les atrocités commises par les nazis à Buchenwald, et en parallèles les meurtres perpétrés par nos deux tueurs en série.
Au bout d’un moment, j’ai trouvé les deux coupables. Je me suis dit “C’est dommage, c’est bien écrit, mais le suspense est vite tombé”.  J’ai continué le roman bien sûr, appréciant le coté littéraire, mais surtout fier “pour une fois” d’avoir trouvé l’énigme assez vite !

Puis une nouvelle accélération dans l’enquête. Et…

… Je me suis rendu compte que je m’étais fourvoyé.
Bravo Johana, tu m’as bien eu !!!

Et, éclate encore la magie de l’écrivain, par petites doses régulièrement insufflées, tu nous as menée là où tu le voulais et ce n’en est que mieux !
Excellent final donc, que je n’ai pas vu venir du tout !
Johana tire les ficelles de son thriller n’hésitant pas à nous mener (avec joie sûrement) vers de nombreuses fausses pistes !

Un premier roman haletant que je conseille à tous les lecteurs de thrillers.
Avec ce genre de récit, une fois que je suis ferré, j’ai beaucoup de mal a décrocher.
Quel bonheur… Merci Johana.

Il ne me reste plus qu’à passer aux suivants !

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Extrait :

« Il pose des gazes autour des orbites et de l’ouverture qu’il a tracée dans le cou de l’enfant. Avec une lingette antiseptique, il lui nettoie le front, le nez et les joues marbrées de traces sombres. Puis les épaules, le buste et le nombril, où il dépose délicatement une boule de coton pour absorber le sang. Il jette le coton imbibé et termine le nettoyage avec une lingette propre enroulée au bout de son doigt, qu’il passe dans les méandres des oreilles, sur les ailes du nez et dans les plis du nombril strié.
Il hôte la combinaison blanche, le masque, les couvre-chaussures et la charlotte, et se faufile dans le petit coin-cuisine aménagé juste à côté de l’atelier. Il attrape une olive qui traîne dans un ramequin de terre cuite et, tout en la grignotant, tranche le citron vert qu’il laisse toujours sur l’évier. Il jette la rondelle dans son verre et la noie sous de l’eau pétillante. Il en avale une lampée en fermant les yeux. Les bulles frémissent sur sa langue et rebondissent sur son palais.
Bon sang, qu’il avait soif. »

 

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Johana Gustawsson participe à l’écriture d’une biographie de la comédienne Laetitia Milot, avec qui elle co-écrit le thriller “On se retrouvera”.

Elle publie chez l’éditrice Lilas Seewald en 2015, “Block 46”, son premier roman policier, qui mélange les genres policier et historique et a pour héroïnes Emily Roy et Alexis Castells, deux enquêtrices.

Elle est invitée en 2016 au 8e Festival international des littératures policières de Toulouse, et présente à la Foire du Livre de Bruxelles en mars 2017 et à la 21e édition de Polar Lens. Elle anime également la même année un café littéraire à l’occasion de la 3e édition du salon du livre d'(‘H)ivers à Louvigné-du-Désert.

Le deuxième titre des enquêtes de Emily Roy et Alexis Castells, “Mör”, est publié en mars 2017.

Après avoir vécu 7 ans à Paris, elle part vivre à Londres en 2009, et y vit avec son fils et son mari suédois.

Noir, Polar, Thriller

Écouter le noir

de Abel Barbara, Giebel Karine, Camut Jérôme, Hug Nathalie, Delzongle Sonja, Dillard François-Xavier, Ellory R.J., Lebel Nicolas, Loubière Sophie, Mayeras Maud, Puértolas Romain, Scalese Laurent et Sire Cédric (Auteurs)
Sous la direction de Yvan Fauth
Broché – 16 mai 2019
Éditeur : Belfond

Les grands noms du thriller français mettent nos sens en éveil.

Treize auteurs prestigieux de noir sont ici réunis et, si chacun a son mode opératoire, le mot d’ordre est le même pour tous : nous faire tendre l’oreille en nous proposant des récits qui jouent avec les différentes définitions de l’audition.
Dans ces nouvelles, ils ont donné libre cours à leur noire imagination pour créer une atmosphère, des personnages inoubliables et une tension qui vous happeront dès les premiers mots… et jusqu’à la chute.

Éclectique et surprenant, ce recueil renferme onze expériences exceptionnelles de lecture. Laissez-vous chuchoter à l’oreille, venez Écouter le noir.

 

2020_014_Yvan Fauth - Écouter le noir.jpg

 

Bonjour à toutes et à tous…

“Écouter le Noir”. Tout est presque dit dans le titre !
On dirait presque l’introduction d’un Haïku…

Les nouvelles, les histoires courtes sont les parents pauvres de la littérature française.
Pourquoi ?
Je voyage pas mal et partout où je vais il y a toujours des recueils de nouvelles en vente, dans les librairies, les aéroports, dans les kiosques à journaux. Pas en France, du moins très peu…
Peut-être que nous n’avions pas jusque là, les auteurs adéquats pour ce format ?

Je pense que cette période est révolue !
En lisant ce genre d’histoires courtes, je peux dire que nous n’avons rien à envier aux autres pays.

J’ai toujours aimé des nouvelles. D’ailleurs j’admire toujours autant ces auteurs qui s’adonnent à cet exercice délicat, capter notre attention en quelques pages, en quelques lignes seulement. Je pense que les premières que j’ai lues, étaient de Stephen King, depuis je n’ai jamais cessé.

“Écouter le Noir”, ce sont 13 auteurs qui se sont réunis pour nous offrir 11 nouvelles autour d’un thème commun : l’audition.

« Le thème de l’audition n’est pas le fruit du hasard, c’est une leçon de vie très personnelle mais qui me paraît avoir suffisamment de sens pour être partagée.

Il y a quelques années, à la suite d’un concert, mes oreilles ont subi un traumatisme irréversible. C’était en avril 2008. Les sons, qui avaient toujours été mes amis les plus proches, sont devenus des ennemis. Des dangers à apprivoiser, par la faute d’acouphènes et d’hyperacousie (une intolérance au bruit). De quoi donner envie de ce claquemurer chez soi.

Pourtant, ce traumatisme m’a offert de me plonger corps et âme dans la lecture, puis dans la création d’un blog*, et maintenant dans la gestion de ce beau projet. Il me fallait trouver un nouveau point d’ancrage personnel et j’ignorais que cette quête allait complètement changer mon existence. La vie est une source de surprises et du négatif peut jaillir le positif. Un vrai pied de nez au handicap ! »

Yvan Fauth

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Les bruits, le silence, les dangers, la peur, la mort, autant de thèmes abordés dans ces onze très bonnes nouvelles. Chaque nouvelle est plus terrifiante, plus angoissante que la précédente. Un livre que j’ai lu avec beaucoup d’intérêt qui m’a procuré de délicieux moments littéraires et l’occasion aussi de découvrir trois auteurs que je ne connaissais pas.

Merci aux auteurs, sans qui rien n’aurait été possible, mais aussi un grand bravo à Yvan, qui, tel un chef d’orchestre a mis toute l’énergie nécessaire pour réunir et diriger des talents qui n’ont plus rien à prouver.
À lire absolument !

“ Écouter le Noir, c’est trop bon ! Dit Monsieur Yvan, tu peux pas en faire un peu plus ? ”

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Extrait :
« Il leur faut une heure de plus pour l’atteindre, cette foutue route. À tel point qu’ils pensent un moment l’avoir rêvée. Vingt minutes plus tard, la nuit tombe, une nuit sans lune, dense et opaque. L’obscurité dévore tout autour d’eux, les arbres, le sentier, les buissons, leurs maigres espoirs. Eux-mêmes ont la sensation d’être engloutis dans la noirceur du néant. Mais de temps à autre, des phares s’allument au loin, une lueur au milieu des ténèbres, comme pour leur dire de ne pas abandonner. Ils s’agrippent l’un à l’autre pour ne pas se perdre plus qu’ils ne le sont. David regrette son portable, au moins aurait-ils pu s’en servir comme lampe de poche. Ils avancent cahin-caha, bête étrange à quatre pattes, aveugle et sourde, dont chaque pas est un défi, une gageure, un pari : hormis leur corps qui se pressent l’un contre l’autre, ils n’ont plus aucun moyen de communiquer. »

* ÉmOtionS – Blog littérairehttps://gruznamur.com/

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“Ne la réveillez pas” de Angelina Delcroix

Âmes sensibles, attention c’est du lourd.
Préparez-vous à entrer dans un “jeu”, vicieux et dangereux !

Ne la réveillez pas
de Angélina Delcroix (Auteur)
Broché – 14 juin 2018
Éditeur : Nouvelles plumes

Un thriller psychologique glaçant ! Entrez dans un jeu dont personne ne sort gagnant ! Maxime, jeune étudiant de 25 ans, se rend sur la tombe de sa mère. C’est lui qui, il y a un an, l’a retrouvée, égorgée. Un meurtre horrible, resté irrésolu, dont il ne réussit pas à se remettre. Cauchemars et flash-backs le hantent quotidiennement. Christelle, une amie venue le soutenir, remarque sur le côté de la plaque commémorative une étrange inscription : 00F14 – DEBUT DU JEU. Le même jour, un étudiant est retrouvé mort. Gravé sur sa cheville, un autre code : 02F01. Puis, c’est l’une des policières chargées de l’enquête qui reçoit glissé dans son courrier ce message :  » 02F01 : Le deux cherche les uns à travers l’origine. Affaibli. Disparu. Mort ? Le jeu a commencé, que le meilleur gagne, Joy !  » Qui se cache derrière ce jeu ? Quelles en sont les règles ? Et surtout, qui en réchappera ?

2019_007_angelina delcroix - ne la réveillez pas

Bonjour à toutes et à tous…

Wahou !!!

Quel récit…
J’ai été complètement baladé durant tout le roman.
Très belle écriture. Histoire complètement folle et les dernières pages sont à couper le souffle. Encore une nuit blanche au service de la lecture mais ce roman le méritait bien. Impossible de vous en dire plus sans spolier, mais la psychologie est omniprésente dans cette histoire de meurtres/vengeances aux ramifications plus que savamment dosées…

À chaque fois j’ai cette même surprise lorsque je lis des romans aussi prenant, glaçant même, au final éprouvant, écrit pas des femmes qui dans la vie sont toutes souriantes, lorsque je les croise dans des salons !!!
Devrions-nous nous méfier d’elles ???

En tous cas “Ne la réveillez pas” m’a bousculé, là où il faut !
Je risque de récidiver avec Angélina (… et en plus elle porte un prénom angélique !) assez rapidement…

Âmes sensibles, attention c’est du lourd.
Préparez-vous à entrer dans un “jeu”, vicieux et dangereux !

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Extrait :
« Il était fatigué, usé de ces crises qui duraient depuis deux longues années. Et quoi qu’il dise, quoi qu’il fasse, il ne parvenait plus à le rassurer. Ce soir-là, il avait fini par s’endormir en la serrant dans ses bras, silencieusement. Au milieu de la nuit, il ne l’avait pas sentie se défaire doucement de son étreinte, s’extraire du lit et descendre les escaliers. Le bruit, il l’aurait reconnu entre mille. Celui qui venait de l’arracher à son profond sommeil et qui l’empêcherait à tout jamais de dormir. une détonation, une seule… Il était tombé du lit dans sa précipitation et avait dévalé les escaliers en ne touchant qu’une marche sur trois, mais il savait, il connaissait ce silence aussi bien qu’il connaissait le bruit de son arme. Ce silence, c’était celui de la mort, satisfaite de son travail. Isabelle était là, sur le carrelage blanc, allongée sur le coté, les jambes pliées comme un pantin, le visage caressant le solde coté gauche. Ses longs cheveux noirs dispersés en bataille peinaient à camoufler l’horreur de la sortie de la balle. Le sang se répandait à une vitesse impressionnante autour de sa tête. Philippe s’était jeté sur elle, un genou de chaque coté de son corps, il avait soulevé ce qui restait de sa tête pour la serrer contra lui, et il avait hurlé de toutes ses forces, mais les sons étaient restés bloqués dans sa gorge. »

 

Née en 1978, à Luçon. Après une licence de génétique et des études en psychothérapie, Angélina Delcroix est actuellement psycho-praticienne en Vendée. Mariée et mère de deux enfants, elle consacre son temps libre à sa passion, l’écriture.

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“Cabossé” de Benoît Philippon

Quand Roy est né, il s’appelait Raymond. C’était à Clermont. Il y a quarante-deux ans. Il avait une sale tronche. Bâti comme un Minotaure, il s’est taillé son chemin dans sa chienne de vie à coups de poing : une vie de boxeur ratée et d’homme de main à peine plus glorieuse. Jusqu’au jour où il rencontre Guillemette, une luciole fêlée qui succombe à son charme, malgré son visage de « tomate écrasée »… Et jusqu’au soir où il croise Xavier, l’ex jaloux et arrogant de la belle – lequel ne s’en relèvera pas… Roy et Guillemette prennent alors la fuite sur une route sans but. Une cavale jalonnée de révélations noires, de souvenirs amers, d’obstacles sanglants et de rencontres lumineuses.

Cabossé
de Benoît Philippon (Auteur)
Broché – 8 septembre 2016
Éditeur : Gallimard

2019_001_benoit philippon - cabossé

Bonjour à toutes et à tous…

Benoît Philippon est un menteur.
Benoît Philippon est un tricheur…

Sous couvert d’un premier roman “cabossé”, où il nous raconte la vie de Roy, un géant, un colosse au visage déformé, une sale gueule, quoi ! Benoît Philippon, nous entraîne dans un monde très sombre…
Malmené par la vie qui l’a détruit, mais il le lui rend bien, par ses colères,
ses destructions, coups, violences physiques et mentales.
Roy est une bête qui ne parle qu’avec ses poings…

Puis un jour Guillemette “tombe” dans sa vie.
Guillemette fragile, chétive face à ce géant.

C’est à partir de là, que le mensonge de Benoît échoue. Le “cabossé” à une âme, une sensibilité. À l’intérieur de la tête de Roy, bouleversements, chamboulements naissent à fleur de peau, jusqu’à exploser littéralement.

Je ne suis plus dans un Polar ou un roman noir… Je lis de la poésie !
Les mots sont différents certes, mais la musique est là, bien présente, bienveillante.

La bête et la belle se transforme en Juliette et Roméo.

Un roman formidable avec une écriture qui ne l’est pas moins. J’ai beaucoup ri aussi malgré le sombre scénario de l’histoire. Les mots font tache parfois, mais percutants à tous les coups !
Benoît n’écrit plus il grave son histoire d’une plume acérée, crue, brute de décoffrage, il tatoue directement ses idées sur la peau de Roy, en prenant un plaisir certain à jouer avec ses mots imagés.

C’est un hymne magnifique à l’amour, c’est une histoire formidable, que dis-je… C’est de la vraie littérature…
Difficile de sortir de ce Road movie désespéré, incroyablement émouvant.
Le petit clin d’œil à “Mamie Luger” me laisse augurer de belles surprise pour le second roman de Benoît !

Un auteur incroyable à découvrir sans perdre un instant !
Roy et Guillemette vont rester dans mon cœur un moment.

Par ailleurs ce matin j’ai regardé “Lullaby for Pi”, film écrit et réalisé par Benoît.
Amateurs de jazz, de blues et de belles histoires, vous savez désormais ce qui vous reste à faire !

2019 démarre sur les chapeaux de roues !!!

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Extrait :
“Roy a rencontré son premier employeur de cette façon. Sergueï. Un type charmant. Qui gagné à être connu. Surtout des forces de police. Sergeî a vu passer Roy dans la rue et l’a suivi. Il a d’abord vu le format exceptionnel de Roy : la machine de guerre. Puis il a vu s’agacer du prix prohibitif du demi sur le zinc dans un rade pourri de Belleville. Il a vu le gérant du bar voler à travers sa baie vitrée et finir dans la benne à ordures du chantier d’en face : la colère. Puis Sergeî a vu des clients se lever, les potes du gérant – quand on parle de quartier mal famé, on parle de ces gars-là-, cinq types ébréchés qu’on encerclé Roy pour lui souhaiter la bienvenue. Et là, Sergueï a vu Roy sourire : ce mec avait rien à perdre.
Sergueï avait trouvé une recrue exceptionnelle.”

 

Benoît Philippon, né en 1976, est un écrivain, un réalisateur et un scénariste français, auteur de roman noir.
Il réalise son premier film en 2009, Lullaby for Pi, qui réunit Clémence Poésy, remarquée, Forest Whitaker et Rupert Friend. En 2015, il co-réalise le long-métrage d’animation « Mune » qui remporte un important succès critique en France et à l’étranger (600 000 entrées).
En 2017, il signe son premier roman noir, Cabossé chez Gallimard.

Super Mimi est sa première BD.