Philosophique, Histoire, Fantastique, Suspense

Le Secret ottoman

de Raymond Khoury
Broché – 12 mars 2020
Éditeur : Éditions de Noyelles

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Une uchronie redoutablement efficace, par l’auteur du Dernier Templier.

Istanbul, 1682 : Mehmed IV, sultan de l’Empire ottoman, s’apprête à lancer le second siège de Vienne, alors capitale du Saint-Empire romain, quand un mystérieux visiteur s’introduit dans sa chambre. L’homme, couvert d’étranges tatouages, déclare au souverain pouvoir l’aider à mener à bien ses rêves de conquête…

Paris, 2017 : Un drapeau rouge et blanc flotte sur la ville depuis qu’elle est tombée sous le joug des Ottomans pendant le règne de Louis XIV. Le vendredi est un jour de repos et la langue officielle, le turc. La dynastie au pouvoir, qui a régné avec sérénité pendant des siècles, vit cependant des moments difficiles. L’islamisme radical est devenu une menace.

Kamal en sait quelque chose, lui qui traque les dissidents au sein de la police du sultan. Nisrine, sa belle-soeur, dont il est amoureux dans l’ombre, est quant à elle une avocate opposée au régime. Sa mission met bientôt Kamal sur la piste d’un patient soigné par son frère et qui prétend venir du passé. Mais lorsque les autorités veulent l’interroger, les choses tournent mal. S’ensuit une course-poursuite effrénée dont l’enjeu est un secret enfoui dans la nuit des temps. Un secret qui pourrait, une fois de plus, modifier le cours de l’Histoire…

 

2021_050_KHOURY Raymond - Le Secret ottoman

 

Connaissez-vous Raymond Khoury ?

Il fait parti de ses auteurs qui ont une place privilégiée dans ma bibliothèque.
Ses romans, pour la plupart historiques, voire ésotériques, sont toujours très bien documentés, toujours beaucoup de rythme et de suspense avec des retournements de situations incroyables. À ce jour, j’ai lu tous ses romans.

Pour “Le Secret ottoman”, l’auteur a choisi de nous faire voyager autrement et c’est tant mieux pour nous !

En effet, ce thriller majestueux de 600 pages m’a emporté dans un véritable voyage temporel avec l’Histoire…
Raymond nous avait habitué dans ses romans souvent axés autour des Templiers, à des lectures imaginaires et prenantes, mais ici, il nous propose une uchronie où vous ne reconnaîtrez pas le Paris de nos jours !

Paris 2017.
La ville est sous domination ottomane. Les monuments sont des mosquées et la langue officielle est le turc. Le sultan Abdülhamid III, véritable tyran qui gouverne la ville avec autoritarisme en décapitant les islamistes radicaux qui cherchent à attenter au pouvoir mis en place en orchestrant des attentats.

Istanbul 1682.
Mehmed IV le sultan de l’Empire Ottoman s’apprête à assiéger Vienne la capitale du saint-empire romain.
Un mystérieux visiteur s’introduit dans sa chambre. Un homme rempli de tatouages qui va lui proposer son aide…

Voyager sans le temps et l’histoire, voilà le thème de ce roman qui m’a fait voyager !
Avec une belle aventure qui m’a aussi suscité de nombreuses interrogations philosophiques…
Les personnages sont aussi très attachants et l’intrigue est telle que j’ai eu du mal à lâcher le livre.

Je suis passé ainsi de “notre” monde à un monde “parallèle”, où l’empire ottoman, de nos jours, règne sur pratiquement toute l’Europe, où l’Amérique est exclusivement blanche et chrétienne, où un tzar gouverne la Russie, grand défenseur des chrétiens orthodoxes.
Les coutumes ancestrales côtoient la modernité et la lutte des femmes pour leurs droits et leurs indépendances à complètement disparue. Ce roman fourmille de renseignements et d’anecdotes historiques qui m’ont permis de constater le travail énorme de recherches fourni par l’auteur.
Bien plus qu’un roman, c’est un cours d’histoire très enrichissant, entre démocratie et autoritarisme, la différence est bien subtile dans certains cas.

L’intensité du roman est telle que régulièrement j’avais l’impression d’être au cinéma !

“Le Secret ottoman”, un “Raymond Khoury” en pleine forme, que je vous conseille vivement…
Quel talent !

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Extraits :

« Ramazan réfléchit à la question dans le noir, et se dit qu’il lui fallait pousser plus loin son enquête. Les jambes lasses, il retourna à la salle de séjour et s’assit à la table basse devant son ordinateur, qu’il alluma. Il fit de nouveau défiler les photos des tatouages, de plus en plus interloqué. Il se demandait s’il était prudent de chercher des informations sur Internet avec Hafiza, le moteur de recherche contrôlée par l’État, le seul autorisé dans l’empire. L’étroite surveillance de ses sujets exercée par Abdülhamid s’appliquait aussi au Web, et seuls les sites approuvés par l’État étaient accessibles. Tout le reste était bloqué. »
…/…
« La seule chose qui comptait, c’était de gagner de l’argent, lâcha-t-il, animé par un mépris qui ne demandait qu’à s’exprimer. Peu importait comment on s’enrichissait, du moment qu’on ne se faisait pas prendre. Plus on était corrompu est sûr de soi, et plus on était admiré. Les dirigeants américains étaient tous des menteurs, des tricheurs, des vendus. On entrait en politique par intérêt, pour se remplir les poches et pour se gaver de pouvoir. Les banquiers et les industriels finançaient les élus pour qu’ils les aident à s’enrichir encore plus pendant que les pauvres devenaient de plus en plus pauvres. Ce pays se vantait d’être un grand défenseur des droits de L’homme tout en soutenant de dangereux dictateurs et en poussant à leur perte d’autres pays au nom du profit. »

 

 

Raymond Khoury est un scénariste et un romancier libanais d’origine assyrienne.

Sa famille quitte le Liban en 1975, au début de la guerre civile, pour s’installer aux États-Unis. Il étudie à Rye dans l’État de New York. De retour au Liban, il fait ses études d’architecture à l’Université Américaine de Beyrouth, dans l’espoir d’aider à la reconstruction de sa ville natale. Mais en 1984, la guerre s’intensifie et il est évacué vers Londres à bord d’un hélicoptère Chinook de l’armée américaine.

Il travaille à Londres dans un cabinet d’architecte, puis il s’inscrit à l’INSEAD, à Fontainebleau, pour obtenir un MBA en management. Revenu à Londres, où il vit actuellement, il fait une courte carrière dans la finance. Il y rencontre sa future épouse dont il aura deux filles.

Un banquier rencontré aux Bahamas et qui a des liens avec Hollywood lui suggère d’écrire des scénarios. C’est ainsi que Raymond Khoury va travailler en 2002 à l’écriture de la série américaine « Dinotopia », puis en 2004 et 2006 de la série britannique « MI-5 », qui remporte un grand succès international.

Son premier thriller historique, « Le Dernier Templier » (« The Last Templar »), d’abord refusé en 1996 par un éditeur américain, est publié en 2005 .

Best-seller planétaire, vendu à plus de trois millions d’exemplaires, il sera adapté en 2009 en mini-série télévisée (« Le Dernier Templier »), interprétée notamment par Mira Sorvino et Omar Sharif.

Grand lecteur de bandes dessinée depuis toujours, Raymond Khoury se rapproche de cet art en adaptant ses propres romans. « Le dernier templier » est adapté en bande dessinée en 6 tomes (2009-2016) chez Dargaud.

« Eternalis » (« The Sanctuary », 2007), son deuxième roman, est également un best-seller mondial. De même pour son troisième roman, « Le signe » (« The Sign », 2009), et la suite tant attendue de son premier roman, « La Malédiction des Templiers » (« The Templar Salvation », 2010).

Histoire, Polar, Suspense

Cabale Pyramidion

de Samuel Delage
Broché – 13 mai 2021
Éditeur : MON POCHE

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Les pyramides n’ont pas livré tous leurs secrets… : une folle course contre la montre au cœur de l’Egypte du printemps arabe. Marion Evans, jeune étudiante franco-américaine, est arrêtée à la sortie du Musée égyptien du Caire où elle travaille, une statuette dans son sac à main. Même si tout tendrait à prouver qu’il s’agit d’un coup monté, la police semble se satisfaire de cette coupable désignée. Mais pas ses amis, qui vont tout faire pour la sortir de ce mauvais pas et faire la lumière sur ce complot. Yvan Sauvage, expert en art, ancien professeur et amant occasionnel de la jeune femme, se lance tête baissée dans l’affaire, bientôt aidé de Daoud, un antiquaire roué, et du beau et ténébreux Hassan Tarek, un archéologue aux desseins ambigus…

 

2021_044_Delage Samuel - Cabale Pyramidion

 

J’ai reçu « Cabale Pyramidion » en service-presse il y a quelques jours par les éditions Centre Livre – Mon Poche. Un grand merci à Virginie…

Après les lectures de « Code Salamandre » et « Arcanes Médicis » j’ai de nouveau pris beaucoup de plaisir à retrouver Samuel Delage ! Son écriture simple et efficace a fait que je ne me suis pas ennuyé une seconde. Le duo Marion et Yvan fonctionne à merveille. Amateur d’Egypte ancienne et de romans ésotériques, je me doutais bien que j’allais accrocher…
Mais je ne m’attendais pas à l’être aussi vite !
En effet intrigues et rebondissements commencent dès les premières pages. Pas le temps de respirer et “boom” un retournement de situation. Accrochez-vous bien durant ce voyage en Égypte, car il en va de même jusqu’à la fin.

Dans son récit Samuel nous fait entrevoir l’envers du décor de l’Egypte telle qu’elle est vue par les touristes. Ici, la justice laisse la place à la corruption et aux chantages, aux magouilles politiques, aux trafics et recels d’antiquités.

Cabale Pyramidion est un roman qui sonne juste, certaines descriptions m’ont donné l’impression d’y être et de respirer l’air du Caire et de l’Égypte dans toute sa splendeur !
J’ai été ainsi transporté dans un roman où les recherches historiques se mêlent à une aventure qui m’a tenue en haleine et où tout s’accélère jusqu’à une fin qui dénouera l’essentiel de l’intrigue, mais malheureusement pas le grand mystère…

Une suite à venir Samuel ?

Un thriller saisissant qui m’a fait passer un bon moment et qui m’a fait repenser aux voyages et aux sites que j’ai visités là-bas.
Venez à votre tour voyager dans cette cabale, afin de découvrir les clés d’un Pyramidion aussi réel que mystique…

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Extraits :

« Une main vient d’agripper son bras. Marion Evans se fige. Quelqu’un a surgi derrière elle, et personne autour. Le musée s’apprête à fermer, les visiteurs ont déserté la salle où elle déambulait. La jeune femme se retourne : devant elle, un homme en uniforme de gardien, les yeux cachés par des lunettes sombres. Il retire sa main et désigne une porte de service.
– Avancez par là !
Pas une invitation, un ordre. Il la domine d’une courte tête, mais sa carrure fait peur. »
…/…
« J’ignore dans quoi tu t’embarques, mon cher Yvan, mais sache que j’ai toujours eu confiance en toi. On ne dit jamais assez aux gens qu’on estime combien ils comptent dans nos vies…
Ce dernier propos étonna Ivan et l’ébranla un peu. Qu’un homme aussi pudique livrât ce sentiment lui paru étrange. »
Code Salamandre :
https://leressentidejeanpaul.com/2020/03/19/code-salamandre/

Arcanes Médicis :
https://leressentidejeanpaul.com/2020/09/16/arcanes-medicis/

 

 

Né en 1978 à Angers, Samuel Delage est scénariste et auteur de romans à suspense. Il est également chroniqueur livres sur France 3 et a créé le site Internet Les Petits Mots des Libraires. Cabale Pyramidion est le deuxième opus d’une série romanesque avec deux personnages récurrents – Yvan Sauvage, expert en art et commissaire-priseur, et Marion Evans, historienne de l’art – que l’on retrouve dans Code Salamandre (Belfond 2011- MonPoche 2019) et Arcances Medicis (De Borée 2018).

Facebook : facebook.com/delage.samuel
Instagram : @samueldelage
Twitter : @samueldelage
http://www.samueldelage.com

Émotion, Drame, Histoire

la plus précieuse des marchandises

Un conte de Jean-claude Grumberg
Poche – 1 octobre 2020
Éditeur : Points

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Il était une fois, dans un grand bois, une pauvre bûcheronne et un pauvre bûcheron.

Non non non non, rassurez-vous, ce n’est pas Le Petit Poucet ! Pas du tout. Moi-même, tout comme vous, je déteste cette histoire ridicule. Où et quand a-t-on vu des parents abandonner leurs enfants faute de pouvoir les nourrir ? Allons…

Dans ce grand bois donc, régnaient grande faim et grand froid. Surtout en hiver. En été, une chaleur accablante s’abattait sur ce bois et chassait le grand froid. La faim, elle, par contre, était constante, surtout en ces temps où sévissait, autour de ce bois, la guerre mondiale.

La guerre mondiale, oui oui oui oui oui.

2021_024_Grumberg Jean-claude - La plus précieuse des marchandises

 

Bonjour à toutes et à tous,

Les contes de fées se caractérisent généralement par trois éléments :
– Ils racontent des événements imaginaires, voire merveilleux,
– Ils sont destinés à divertir et, en fin de compte, à transmettre une moralité.
– Ils sont l’expression de la tradition orale.
Bien qu’à l’origine « folkloriques » et oraux, ils font désormais partie de la littérature savante, ce qui a conféré aux « contes de fées » un statut noble.

Cependant, dans un modeste récit d’une centaine de pages, Jean-Claude Grumberg retient quelques motifs structurels. La foi et la bonté inébranlable de certains personnages, mais aussi la cruauté et le sadisme d’autres. Telle est la nature de ce « petit » bijou.

Des fées, dans le monde ici restitué, il n’y en a pas, il n’y en a plus…

Dans une grande forêt vivent pauvre bûcheron et pauvre bûcheronne en mal d’enfant. À proximité de chez eux se trouve une ligne de chemins de fer. Des trains passent régulièrement, trop régulièrement… Tout autour, c’est la guerre…

J’ai été soufflé littéralement par cette histoire terrible, vécue au plus près de ce qu’on nommera plus tard l’Holocauste. J’ai apprécié les rebondissements de ce conte en dehors des sentiers battus, ils sont par bien des aspects surprenants et donnaient à réfléchir. J’avais oublié que tous les contes ne se finissent pas toujours bien, ou pas si bien que ça, il m’est resté parfois un goût un peu amer… Car comme un enfant qui écoute raconter une histoire qui fait peur, je me suis surpris à espérer…

C’est écrit avec beaucoup d’humilité et d’amour aussi !
Bravo Monsieur Grumberg…

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Extraits :

« Au printemps 42, ils avaient failli les faire passer, sans savoir d’ailleurs qu’ils seraient deux. Mais son épouse, après réflexion, avait souhaité les garder. Elle avait fini par mettre au monde deux petits êtres déjà juifs, déjà fichés, déjà classés, déjà recherchés, déjà traqués, une fillette est un garçon, hurlant en chœur déjà comme s’ils savaient, comme s’ils comprenaient. »
…/…
« Pauvre bûcheronne, ce matin là comme tous les matins, tôt, très tôt, dans ce demi-jour d’hiver, s’essouffle dans la neige afin de ne pas manquer le passage de son train. Elle se presse et se presse, ramassant çà et là quelques branchages que le poids de la neige et de la nuit à brisés et jetés au sol. Elle court, elle court arrachant ses pieds chaussés de peaux de renardeaux retournées et façonnées par les soin de son pauvre bûcheron de mari. »

 

 

Jean-Claude Grumberg est né à Paris le 26 juillet 1939. Son père, Zacharie Grumberg, est né le 19 décembre 1898 à Galatz (Galați) en Roumanie.

Son père et ses grands-parents sont raflés devant lui à Paris et déportés pour ne pas revenir en 1942. Son père est déporté du camp de Drancy vers Auschwitz par le Convoi No. 49, en date du 2 mars 1943. Sa dernière adresse est au : 34, rue de Chabrol dans le 10e arrondissement de Paris.

Lui-même et son frère sont recueillis à la maison des enfants de Moissac. Ce traumatisme accompagnera toute son œuvre.

Il est l’auteur d’une trentaine de pièces de théâtre, jouées partout dans le monde, et scénariste (avec Truffaut, Costa-Gavras, etc…). Il a publié au Seuil, dans “La Librairie du XXIe siècle”, Mon père. Inventaire (2003, “Points Essais”, n° 635, 2010) et Pleurnichard (2010) paru également en Points en 2020.
Il vit à Paris.

Émotion, Histoire

La commode aux tiroirs de couleurs

de Olivia Ruiz
Broché – 3 juin 2020
Éditeur : JC Lattès

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À la mort de sa grand-mère, une jeune femme hérite de l’intrigante commode qui a nourri tous ses fantasmes de petite fille. Le temps d’une nuit, elle va ouvrir ses dix tiroirs et dérouler le fil de la vie de Rita, son Abuela, dévoilant les secrets qui ont scellé le destin de quatre générations de femmes indomptables, entre Espagne et France, de la dictature franquiste à nos jours.

La commode aux tiroirs de couleurs signe l’entrée en littérature d’Olivia Ruiz, conteuse hors pair, qui entremêle tragédies familiales et tourments de l’Histoire pour nous offrir une fresque romanesque flamboyante sur l’exil.

« Un magnifique roman sur l’exil. Un petit bijou. » Le Parisien
« Une fresque familiale vibrante. » Version Femina
« Un texte délicat, poétique et poignant. » RTL
« Racé comme du Almodóvar. Un coup d’éclat et un coup de maître. Une écrivaine démente. » Le Point
« Par la grâce d’un livre, les racines refleurissent. » Courrier de l’Ouest
« Cette épopée ne s’oublie pas. » Le Figaro
« Le partage est la morale de ce récit ardent. » Le Monde des livres
« Un émouvant premier roman autour d’une lignée de femmes frondeuses, marquées par le déracinement. » Elle
« Un superbe premier roman. » Europe 1
« Une réussite. » Causette

 

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Bonjour à toutes et à tous,

Je viens de terminer ce roman très émouvant.
Merci Olivia, pour cette histoire à la plume légère, efficace et remplie de générosité à travers une histoire forte.

Avec une certaine profondeur et un style pétillant, Olivia nous montre qu’elle a une très belle plume. Très vite j’ai été emporté dans les tiroirs de cette commode renfermant des secrets de famille…
Joies, peines, vies intenses et riches d’amour.

Ce roman me faisait de l’œil depuis sa sortie.
Une pincée d’histoire, une pincée d’intrigues, ce roman d’amour engagé relate d’une très belle lignée de femmes fortes qui plient mais ne rompent pas ! Quatre générations de femmes qui luttent.
Le récit commence par la guerre civile espagnole et son régime franquiste qui pousse la population à la fuite… On découvrira la vie certains immigrés espagnols en France, et leurs relations pas toujours faciles avec les Français dans la région de Narbonne…

Ce roman a très vite résonné en moi, fils d’immigrés portugais qui ont quitté leur pays, aussi à cause d’un régime totalitaire ! Je me suis revu, enfant qui peinait à comprendre certains “Pourquoi” !
Une guerre qui détruit un peuple.
La fuite, les larmes, les morts, puis la France, terre d’accueil… Mais montrées du doigt, les communautés étrangères se réunissent dans les quartiers les plus défavorisés où ils tentent, tant bien que mal à s’intégrer.

Olivia nous raconte, comme si nous y étions, l’histoire de son Abuela, Rita.

Très beau premier roman, fluide, parfois humoristique, avec des mots pleins de mélancolie, qui ont touché mon cœur.
Je vous recommande vivement cette “petite” Histoire, car tout simplement, Olivia Ruiz a vrai un talent de conteuse…

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Extraits :

« J’ai tellement attendu ce moment que je risque de mourir après l’avoir vécu. Enfin, après tant d’années d’impatience domptée, je vais savoir pourquoi elle s’emballait à ce point pour cacher le secret que renfermait ces dix tiroirs. Ma grand-mère les nommaient ses renferme-mémoire. »
…/…
« Je me cache pour rougir quand il a de jolis mots à mon sujet que je ne suis pas censée comprendre. Et je ne comprends pas tout. Il dit parfois que je suis sa liberté, que je suis le poumon que Dieu lui envoie pour qu’il respire enfin, que je suis les yeux qui lui font voir que le monde n’est peut-être pas totalement foutu. Je crois que ce n’est pas mon cas. »

 

 

Olivia Ruiz est auteure, compositrice et interprète. D’origine espagnole, elle a grandi à Marseillette. Trois de ses grands-parents ont fui la guerre civile mais n’en ont jamais parlé. De ce silence est né son premier roman, La commode aux tiroirs de couleurs.

En tant qu’auteure, compositrice et interprète, pourquoi avez-vous eu envie de passer de l’écriture de chansons à celle d’un roman ?

Quand je raconte mes histoires en chanson je dois me restreindre en permanence pour que le fond s’adapte au format. Parfois c’est amusant, parfois c’est frustrant. Quand je pense un personnage, je le construis de bout en bout, je sais l’odeur de son parfum, ce qu’il prend au petit-déjeuner, les visages de ses amis, la marque des cigarettes qu’il fume… et je n’en garde que le détail le plus parlant. Le roman permet d’aller plus loin, de prendre le temps d’installer une situation, un état émotionnel. J’ai adoré l’exercice inverse aussi, celui de travailler à garder un rythme de bout en bout pour le livre, comme pour une chanson. Et ça pour le coup, c’est clairement plus difficile sur 200 pages que sur quatre minutes trente.

Quelles ont été vos inspirations pour écrire La commode aux tiroirs de couleurs ?

Les témoignages et les documentaires traitant de la guerre d’Espagne et de l’exode des républicains espagnols m’ont aidée. Mais ils sont peu nombreux et cet épisode est quasiment passé sous silence dans les livres d’histoire, alors… Les romans que j’ai tant aimés sur le sujet m’ont portée probablement. De Lydie Salvaire à Serge Pey. Le films qui ont forgé mon désir de comédienne et de réalisatrice aussi, d’Almodovar à Iñárritu. Et bien sûr les femmes de ma vie ! Ma mère, mes grand-mères, mes tantes, mes amies.

Que souhaiteriez-vous dire aux lecteurs avant qu’ils ne tournent la première page ?

Merci d’être venus jusqu’à moi d’abord ! Puis que nous sommes tous riches de nos trajectoires et de nos tragédies, et que les femmes de la commode vous prouveront j’espère que l’on peut faire quelque chose de beau en assassinant le silence. Même à une minuscule échelle.

Émotion, Histoire, Roman

Le temps des vieux moulins

de Isabelle Artiges
Broché – 13 juin 2019
Éditeur : Éditions De Borée

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En 1943, Madeleine a 19 ans et vit au rythme de ses missions de messagère pour les maquisards de la campagne périgourdine. Arrêtée par les nazis, elle est relâchée grâce à l’intervention de sa meilleure amie Yvonne, en couple avec un soldat allemand. D’août 1944 à novembre 1945, Madeleine va poursuivre son combat contre l’envahisseur, du Périgord à Paris, et être happée par les remous de la grande Histoire. De la libération de Paris aux dernières poches allemandes sur l’Atlantique, elle va suivre un chemin cahoteux, à l’image de son pays. Le Temps des vieux moulins, c’est aussi une histoire d’amitié entre deux femmes que tout oppose. Madeleine la résistante, Yvonne l’amoureuse d’un Allemand. Et quand viendra le temps des comptes, Madeleine n’aura de cesse de sauver son amie.

 

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Bonjour à toutes et à tous,

C’est le second roman d’Isabelle Artiges que je lis, et comme pour le premier, une certaine magie a opéré, j’ai été emporté dans ce roman d’aventure et d’amitié plein de rebondissements…

Un très beau roman exigeant…
Tout le contraire d’un page-turner. Quel plaisir, quel bonheur de se plonger dans un livre où chaque mot à un sens et une utilité, dans lequel les personnages semblent réels tant ils sont bien décrits. Une fresque sur toute une période de notre histoire ; la guerre, l’après guerre, la vie en province…

C’est un livre merveilleux, avec une écriture originale qui va parfaitement avec la vision du monde racontée par Isabelle. Elle décrit parfaitement l’horreur de la guerre et la dynamique qu’elle a déclenchée.

Mais malgré les horreurs de la guerre, les carnages, la veulerie, la cupidité… d’autres pages sublimes parlent de la fraternité, la solidarité, l’amitié, reprendre pied, tenter enfin de vivre pour oublier…
Une « certaine justice » sera-t-elle faite ?
On y croit, et puis tout s’écroule, et puis il y a des rebondissements, encore, toujours.

Isabelle a un réel talent pour raconter de belles histoires.

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Extrait :

« Un brouillard silencieux bouchait mes oreilles, je peinais à ouvrir mes yeux. J’étais prisonnière de mon propre corps. J’arrivais enfin, après bien des efforts, à bouger mes doigts. Des rumeurs me parvenaient. D’abord des sons incompréhensibles, puis petit à petit des bruits de voix de plus en plus perceptibles. Mon cerveau s’éveillait. Je marchais dans la pénombre sur un long sentier, apercevant enfin une lueur. Mes paupières étaient encore lourdes.
– Ils vont forcer les dernières résistances extérieures et anéantir les points d’appui de Paris. Il est prévu un premier passage porte de Gentilly, pour accéder au Luxembourg, à l’Hôtel de Ville, au Louvre jusqu’au Meurice, poste de commandement général von Choltitz, expliqua un homme près de moi.
– La deuxième vague de franchira la porte d’Orléans et marchera sur l’école militaire et le parlais Bourbon. Pour cela, ils vont former deux colonnes. Une qui va suivre les boulevards extérieurs jusqu’au viaduc d’Auteuil, l’autre remontra la Seine, passera par Montparnasse et les Invalides. Tout le monde se retrouvera à la Concorde. Telles furent les paroles qui résonnaient dans ma tête. »

 

 

Périgourdine d’origine, Isabelle Artiges est une esthète et une femme d’entreprise. Cosmétiques de luxe et mode sont ses choix professionnels ; piano et peinture, ses passions.

Mais c’est aussi une insatiable conteuse. Après une vie professionnelle bien remplie, elle se consacre désormais à sa passion : l’écriture. L’académie des Arts et des Lettres du Périgord, dont elle est aujourd’hui membre, a salué son talent et lui a attribué son prix de littérature en 2015 pour La Belle Créole.

Émotion, Drame, Histoire, Roman

Le Bal des folles

de Victoria Mas
Broché – 21 août 2019
Éditeur : Albin Michel

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Chaque année, à la mi-carême, se tient un très étrange Bal des Folles. Le temps d’une soirée, le Tout-Paris s’encanaille sur des airs de valse et de polka en compagnie de femmes déguisées en colombines, gitanes, zouaves et autres mousquetaires. Réparti sur deux salles – d’un côté les idiotes et les épileptiques ; de l’autre les hystériques, les folles et les maniaques – ce bal est en réalité l’une des dernières expérimentations de Charcot, désireux de faire des malades de la Salpêtrière des femmes comme les autres. Parmi elles, Eugénie, Louise et Geneviève, dont Victoria Mas retrace le parcours heurté, dans ce premier roman qui met à nu la condition féminine au XIXe siècle.

Prix Renaudot des Lycéens 2019.

Sélection Les 30 meilleurs livres de l’année 2019 du magazine Le Point.

Sélection Les 100 livres de l’année 2019 du magazine Lire.

 

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Bonjour à toutes et à tous,

Nous sommes à hôpital de La Pitié-Salpétrière, à la fin du XIXe siècle, à une époque où les femmes ne sont qu’une décoration sur le bras d’un homme.
Plusieurs femmes sont enfermées dans cet hôpital qui rendrait folle n’importe quelle femme saine d’esprit. Il est dangereux d’être “différente”.
Victimes d’un traumatisme enfant, victimes de visions et de voix, pour peu qu’elles ne rentrent pas dans le contrat normalisé des leurs, elles sont envoyées à la Salpêtrière, sous le commandement du docteur Charcot, grand précepteur des maladies neurologiques.

Que de violence dans cette société du XIXe siècle, à l’égard des femmes. Eugénie Clery, jeune fille bourgeoise, éprise de liberté, a un don, elle voit et entend les morts. Elle se confie à sa grand-mère, quelle erreur… En quelques heures, Eugénie est rayée de la vie de sa famille et jetée aux oubliettes sans que plus personne ne se préoccupe de son sort.
Le père d’Eugénie en toute hypocrisie, va proposer une promenade à sa fille… vers cet hôpital psychiatrique, La Pitié-Salpétrière.

Les bourgeois viennent, comme s’il se rendaient au cirque, se faire peur devant les crises d’épilepsie de certaines patientes… Crises provoquées par Charcot lui-même… devant un public béat par ses miracles. Geneviève y soigne ces « malades mentaux”. Elle se rendra vite compte qu’Eugènie n’est nullement folle et décide de l’aider.

Un très bon roman, que je n’ai pas lâché jusqu’à la fin. Le style d’écriture de Victoria est presque poétique, malgré la peinture sordide de cette époque et particulièrement de cet établissement. Les conditions d’accueil et de « soin » des patientes, les salles communes, les chambres d’isolement… Des dizaines de femmes dormant dans une même pièce, attendant que la journée se passe… Seulement des femmes… Pas toutes folles, loin de là.
Il est si facile à l’époque pour un homme de faire interner son épouse ou sa fille !

Heureusement, le Bal des folles approche. Un bal que le Tout Paris bourgeois attends…
Une préparation qui va occuper ces femmes désœuvrées.
C’est si amusant d’y participer, d’approcher pour un soir ces folles qui ont choisi leur belle robe, si amusant de faire partie de cette élite parisienne, si amusant d’y être vu.

Le sujet du livre est basé sur des événements réels. Cet hôpital est à la fois un hôpital et une prison.

Tout le long de ma lecture, j’ai vraiment eu l’impression de vivre dans le passé, ou plutôt d’avoir pu voir à travers une petite fenêtre sur le passé, la vie de ces femmes confrontées à beaucoup de souffrance et de douleur.

Le bal des folles est un très bon roman, où Victoria Mas donne la voix a trois femmes fortes, alliant l’histoire de la psychiatrie à une réflexion profonde sur la condition des femmes déplorable à cette époque, et parfois encore aujourd’hui…

À découvrir…

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Extrait :

« En dehors des murs de la Salpêtrière, dans les salons et les cafés, on imagine ce à quoi peut bien ressembler le service de Charcot, dit le « service des hystériques ». On se représente des femmes nues qui courent dans les couloirs, se cognent le front contre le carrelage, écartent les jambes pour accueillir un amant imaginaire, hurlent à gorge déployée de l’aube au coucher. On décrit des corps de folles entrant en convulsion sous des draps blancs, des mines grimaçantes sous des cheveux hirsutes, des visages de vieilles femmes, de femmes obèses, de femmes laides, des femmes qu’on fait bien de maintenir à l’écart, même si on ne saurait dire pour quelle raison exactement, celles-ci n’ayant commis ni offense ni crime. Pour ces gens que la moindre excentricité affole, qu’ils soient bourgeois ou prolétaires, songer à ces aliénées excite leur désir et alimente leurs craintes. Les folles les fascinent et leur font horreur. Leur déception serait certaine s’ils venaient faire un tour dans le service en cette fin de matinée. »

 

 

Victoria Mas, née en 1987 au Chesnay dans les Yvelines, est une écrivaine française.
Elle est la fille de la chanteuse Jeanne Mas.

Elle a travaillé dans le cinéma comme assistante de production, scripte et photographe de plateau.

Elle étudie le cinéma et la littérature anglo-américaine aux Etats-Unis où elle a vécu 8 ans.
Elle y publie en 2014 un ouvrage dédié à la cuisine française, véritable guide pour les américains désireux de se familiariser avec les us et coutumes gastronomiques en vue d’un séjour en France : “The Farm to Table French Phrasebook: Master the Culture, Language and Savoir Faire of French Cuisine”.

De retour en France, elle obtient un master en littérature à la Sorbonne.

“Le bal des folles” (Albin Michel, 2019), son premier roman, a figuré dans la première sélection du prix Stanislas qui récompense chaque année un primo-romancier de la rentrée littéraire. Il a été récompensé, par l’obtention, du prix Renaudot des lycéens. Le roman a pour cadre l’hôpital de la Salpêtrière à la fin du XIXe siècle et les recherches du docteur Charcot sur l’hystérie et l’hypnose auprès de femmes internées. Pour Jérôme Garcin de L’Obs, « Dans une prose limpide, légère comme un pastel […] la jeune romancière stigmatise le machisme triomphant et fait entendre, bouleversante, la voix de celles qu’on a muselées, étouffées, hypnotisées ». Le roman va être adapté au cinéma par la réalisatrice Mélanie Laurent.

Émotion, Histoire, Roman, Roman de terroir

Le Secret de la forge

Isabelle Artiges
Broché – 13 août 2020
Éditeur : Éditions De Borée

Lyse grandit au cœur de la forge familiale, entourée de l’amour des siens. Lorsqu’elle rencontre Gaspard, elle en tombe immédiatement amoureuse. La famille de Gaspard possède du minerai de fer et des forêts de châtaigniers : les deux amoureux imaginent donc déjà une belle collaboration économique et pensent avoir trouvé là un argument imparable à leur mariage. Pourtant, les deux familles s’obstinent et refusent catégoriquement une union. Lyse et Gaspard vont devoir chercher l’origine de cette inimitié pour espérer vivre leur amour… et réconcilier les deux camps ?

 

2020_060_Artigues Isabelle - Le secret de la forge.jpg

 

Je tenais avant tout à dire un grand merci aux les Editions De Borée pour cette agréable surprise !
Grace à eux, je découvre Isabelle Artigues avec ce très beau roman…

Lyse et Gaspard se sont rencontrés au cours d’un malheureux accident où le jeune homme a sauvé sa belle. Ce fut le coup de foudre immédiat entre eux…
Mais tout ne sera pas aussi simple entre la famille De Beauregard et la famille De Chaumeuil, à la tête de la plus grande forge de la région !
Quels sont les secrets que cachent ces deux familles pourtant voisines depuis plusieurs générations.

L’histoire se déroule au siècle dernier. Le monde de l’industrie commence à s’étendre dans beaucoup de régions de France. L’Angleterre, est déjà bien en avance. Les tarifs douaniers et le développement de la mécanisation encouragent les innovations, ouvrant ainsi les frontières du commerce.

Deux familles bourgeoises qui s’évitent, qui ne se parlent pas. Et lorsqu’elles le font s’est pour s’insulter… Voire se battre !

Mais quel est donc le terrible secret qui les lient ?

J’ai beaucoup aimé ce roman.
L’intrigue est agréable, mais c’est surtout le style de l’auteure qui m’a accroché.
Comme les personnages je me suis retrouvé en 1820, les belles phrases, les révérences, les déplacements à cheval, les duels, le rôle de la Femme à cette période. Tout y est très bien retranscrit !

La Femme n’a pas son mot à dire.
Lyse se mariera avec l’homme que sa famille aura choisi !

Mais qu’en est-il de l’amour, le vrai ?
Comment éviter cette union arrangée ?

Vous n’aurez d’autres choix que de plonger entre les lignes d’Isabelle, comme je l’ai fait moi-même, pour savoir qui de la raison ou de l’amour l’emportera !
Pour comprendre le pourquoi de toutes ces échauffourées !!!

À lire…

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Extrait :

« Il y avait, dans ce pays d’eau, une lande sèche, parsemée de morceaux de roche en granit, comme des fragments d’os sur une peau à nu. La terre était si pauvre qu’aucune herbe grasse n’y poussait. L’été, le soleil à la verticale y brûlait la moindre brindille. L’hiver, le gel y cassait les pierres, formant des creux dans lesquels une mousse verdâtre tentait de s’épanouir. Pas un souffle ne venait tempérer ni la chaleur ni le froid. De vieux saules baignant dans une rivière discrète barraient tout courant d’air à l’est, tandis que de grands chênes bordant de profondes forêts arrêtaient les vents d’ouest. Il existait, plus haut dans le pays, une terre semblable sur laquelle les hommes avaient livré bataille, longtemps nourrie du sang des morts. Ici, rien de tel. Cette lande sèche semblait posée là, pour mieux faire apprécier les prairies alentours, gorgées d’eaux, la vigueur des châtaigniers, l’abondance des champignons, la plénitude d’un chemin forestier ombragé, bordé de fougères odorantes, égayé par le chant des merles et des alouettes. »

 

 

Périgourdine d’origine, Isabelle Artiges est une esthète et une femme d’entreprise. Cosmétiques de luxe et mode sont ses choix professionnels ; piano et peinture, ses passions.

Mais c’est aussi une insatiable conteuse. Après une vie professionnelle bien remplie, elle se consacre désormais à sa passion : l’écriture. L’académie des Arts et des Lettres du Périgord, dont elle est aujourd’hui membre, a salué son talent et lui a attribué son prix de littérature en 2015 pour La Belle Créole.

Histoire, Polar historique

Révolution, 1 : Le cœur du roi

Arnaud Delalande
Broché – 29 mars 2017
Éditeur : Grasset

Voici le retour de Viravolta, dit l’Orchidée Noire, espion du roi et « James Bond du XVIIIe siècle », pour deux tomes qui viennent conclure la saga entamée avec « Le Piège de Dante », traduit dans le monde entier.
Après avoir sauvé Venise et la France de Louis XV, puis aidé Washington et La Fayette à conquérir l’indépendance des États Unis, Viravolta se retrouve plongé dans la tempête de la Révolution française…
Chargé par le roi et Necker d’assurer la sécurité des États généraux, il est victime d’une tentative d’assassinat et laissé pour mort. Mais, revenu pour ainsi dire d’outre-tombe, il va devoir démêler les fils d’une mystérieuse conspiration qui met en péril la royauté finissante autant que la République en gestation… Viravolta lui-même, proche de la Cour mais sensible aux idées nouvelles, ami des philosophes et des Lumières, devra faire sa révolution intérieure… Mais cette fois, le prix à payer sera atroce et foudroyant…
Avec Viravolta, nous participons aux Etats généraux, à la prise de la Bastille, au Serment du jeu de paume, à la Déclaration des Droits de l’Homme, la fête de la Fédération, la fuite de Varennes, la chute de la monarchie, aux massacres de septembre, à la bataille de Valmy, la mort de Louis XVI, au procès de Marie Antoinette, à la déferlante de la Terreur !
L’idée, c’est de revivre l’Histoire caméra à l’épaule. En cette période troublée, il est nécessaire et passionnant de se replonger dans cette époque vibrante, insensée, que fut la naissance tumultueuse de la démocratie en France…
Roman historique et policier, fresque de cape et d’épée, oui – mais surtout, plongée dans un siècle en marche : on s’amuse, on s’étonne, on est emporté dans ce tourbillon…

 

2020_055_Delalande Arnaud - Révolution 1 - Le cœur du roi.jpg

 

Bonjour à toutes et à tous…

J’ai découvert Arnaud Delalande en 2002 avec “L’église de Satan” et ”Notre dame sous la terre”. Je me rappellerai toujours de cette émotion que j’ai ressenti à la lecture de ces deux superbes romans. Puis vint “La musique des morts”, “Le piège de Dante”, “La lance de la destinée”, “Les fables de sang” et “Notre espion en Amérique”. Tous des romans historiques à lire absolument.

Bien qu’ils puissent être lus indépendamment, Révolution, 1 et Révolution, 2, sont les suites de “Le piège de Dante”, ”Les fables de sang” et “Notre espion en Amérique”. Pour une meilleure compréhension et suivi de l’évolution psychologique des personnages récurrents je vous conseillerai le les lire d’abord.

Arnaud est un véritable magicien des mots. Tout le monde connait l’histoire, 1789, la chute de la bastille, les états généraux, la Déclaration des droits de l’homme, Varennes, la chute de la monarchie, la mort du roi Louis XVI, le procès de Marie-Antoinette…
Nous avons tous étudié, ou lu, ou vu des films qui relatent de cette période de terreur.

Mais l’avez-vous déjà vécu ?

Pas le temps de souffler. Tout va très vite. Pas le temps de réfléchir. J’ai été en totale immersion, comme si j’y étais vraiment. J’ai vu la fin d’une époque… et la naissance d’une autre. Vécu les heures qui ont changé le monde à jamais !
Arnaud jongle habilement avec les mots et arrive, avec un sans faute, à intégrer, le plus naturellement du monde, son récit dans l’Histoire de nos ancêtres.

Viravolta le vénitien, espion laissé pour mort, mène son enquête et va devoir démêler les fils d’une mystérieuse conspiration qui mettra en péril la royauté et les siens.

Un roman haletant, avec lequel j’ai pris de nouveau énormément de plaisir.
J’enchaine directement avec la suite !

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Extraits :

« Une immense fièvre gagnait Paris. Le 13 juillet, à une heure du matin, de nouvelles émeutes éclatèrent, et 40 des 54 barrières donnant accès à la capitale – les postes d’octroi – furent incendiées. La foule exigeait la baisse du prix des grains et du pain. Dans la foulée, une rumeur insensée ce mit à circuler, affirmant que les grains se trouvaient entreposés au couvent Saint-Lazare. Il fut pillé à six heures. Deux heures plus tard, au milieu d’une foule déchaînée, à l’hôtel de ville, les « électeurs » de la capitale – ceux qui, au deuxième degré, avaient élu les députés des États généraux -, avec à leur tête le prévôt des marchands de Paris, Jacques de Flesselles, décidaient de créer « un comité permanent » ainsi qu’une « liste bourgeoise » de 48 000 hommes… pour limiter les désordres ! Chaque homme devait porter, comme marque distinctive, cette cocarde aux couleurs de Paris : rouge et bleu. On avait une milice : il fallait l’armer. Les émeutiers mirent à sac le Garde-Meuble, où se trouvaient effectivement entreposées des armes, mais aussi des collections anciennes. Sur ordre de Flesselles, on forgea en hâte 50 000 piques. Paris s’armait. Et la foule, suivant les consignes qui semblaient provenir du Palais-Royal, parlait maintenant de prendre la Bastille, soudainement érigé en symbole de l’oppression royale ! »

 

 

Après des études à Pontoise, une hypokhâgne et une khâgne aux lycées Chaptal et Victor Duruy (Paris), puis une licence d’histoire, Arnaud Delalande est diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris en 1994. Repéré par l’éditrice Françoise Verny, il publie son premier roman en 1998 à 26 ans, Notre-Dame sous la Terre (éditions Grasset).

Le roman va se vendre à environ 10 000 exemplaires et être traduit en différentes langues.

En mars 2011, il publie Le Jardin des larmes, récit contemporain relatant la destinée entrecroisée de deux humanitaires en quête de sens et confrontés au chaos : l’un se voit plongée dans les premiers jours du génocide rwandais, tandis que l’autre fait face aux conséquences du tsunami de 2004 sur les côtes du Sri Lanka. Le Piège de Lovecraft, en 2014, thriller inspiré de l’œuvre de H. P. Lovecraft où l’on suit la lente plongée d’un étudiant au cœur de la folie, reçoit le Prix Masterton du roman fantastique francophone 2015.

Mais c’est surtout la saga Viravolta, l’Orchidée Noire, publiée entre-temps, qui lui permet de se consacrer pleinement à l’écriture. Avec Le Piège de Dante (Grasset, 2006), commence en effet une série historique qui rencontre un réél succès, notamment à l’étranger. Dans le premier opus, Pietro Viravolta, dit l’Orchidée Noire, agent secret dans la Venise du XVIIIe siècle, enquête sur un tueur en série dont les meurtres s’inspirent des différents Cercles de L’Enfer de Dante. Dans Les Fables de sang en 2009, l’Orchidée Noire traque à Versailles un assassin qui signe ses meurtres de Fables de La Fontaine. Avec Notre espion en Amérique (2013), Viravolta part en compagnie de La Fayette conduire la guerre d’Indépendance américaine aux côtés de George Washington, avant de traverser la Révolution française dans les deux tomes Révolution 1 : Le Cœur du Roi et Révolution 2 : Le Sang du Roi, en 2017.

Parallèlement à son travail de romancier, de scénariste et scénariste de bandes dessinées, Arnaud Delalande participe au milieu des années 1990 au développement d’une école de cinéma pour les professionnels du film, le CEFPF, où il est professeur en scénario (ateliers d’écriture, cours en dramaturgie), directeur adjoint, puis consultant. Il continue son activité d’enseignement en scénario, dramaturgie ou « storytelling » en 2017 à l’école « Les Mots », fondée par Philosophie Magazine, rue Dante à Paris.

Membre de la SADN (Société des auteurs de Normandie), fondée par André Castelot et Michel de Decker, et juré pour le prix Spiritualités d’aujourd’hui remis chaque année par le Centre Méditerranéen de Littérature, il est depuis 2009 parrain et membre du conseil d’administration de l’ONG Bibliothèques Sans Frontières (BSF), dont la mission est le soutien au développement durable par la diffusion du livre, l’émergence de projets et de structures culturelles locales dans les pays en développement (Haïti, Cameroun, Niger, Rwanda, Rdémocratique du Congo).

Émotion, Histoire, Thriller

Complot

Nicolas Beuglet
Broché – 16 mai 2018
Éditeur : XO

Un archipel isolé au nord de la Norvège, battu par les vents. Et, au bord de la falaise, le corps nu et martyrisé d’une femme. Les blessures qui déchirent sa chair semblent être autant de symboles mystérieux.

Quand l’inspectrice Sarah Geringën, escortée par les forces spéciales, apprend l’identité de la victime, c’est le choc. Le cadavre est celui de la Première ministre.

Qui en voulait à la chef de gouvernement ? Que cachait-elle sur cette île, dans un sanctuaire en béton enfoui au pied du phare ? Sarah, très vite, le pressent : la scène du crime signe le début d’une terrifiante série meurtrière. Dans son enquête, curieusement, quelqu’un semble toujours la devancer. Comme si cette ombre pouvait lire dans ses pensées…

De la Norvège à la vieille cité de Byblos, et jusqu’au cœur même du Vatican, c’est l’odeur d’un complot implacable qui accompagne chacun de ses pas. Et dans cette lutte à mort, Sarah va devoir faire face à ses peurs les plus profondes. À ses vérités les plus enfouies…

Étayé par les dernières découvertes de la science et de l’histoire, Complot explore les secrets premiers de l’humanité.

Un thriller époustouflant. Et une révélation bouleversante sur ce que fut, il y a fort longtemps, le pouvoir des femmes.

 

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Bonjour à toutes et à tous…

Vous êtes-vous déjà demandé comment faire un bon roman ?
Il y a-t-il des “trucs” qui permettraient d’écrire une belle histoire à tous les coups ?

Pour moi, un roman réussi, est un roman qui me fait oublier le temps, me fait oublier qui je suis. Un roman qui me donne, non pas l’impression d’avoir un livre entre les mains, mais le sentiment d’être la personne qui est intime avec les héros d’une belle histoire et parfois l’impression d’être moi-même, l’acteur d’une superproduction en 16/9e et en THX Ultra…

C’est exactement ce que j’ai ressenti à la lecture de “Complot” !

J’étais avec Sarah, avec Christopher, Simon et tous les autres… Mieux encore, j’aurais aimé ne plus sortir des lignes écrites par Nicolas et me rendre compte que tout ce qu’il avait écrit, était La Réalité…

Quel roman…
Je ne trouve pas mes mots.
Aujourd’hui je n’ai qu’un seul regret, c’est avoir attendu autant avant de le lire.
“Complot” réunit tout ce que j’aime.
Un polar époustouflant, mêlé d’un thriller addictif, une belle histoire d’amour sur fond de révélations bouleversantes concernant le pouvoir des femmes et de la place qu’elles ont tenu au berceau de l’humanité.

Cette histoire risque de vibrer en moi, pendant encore un bon moment je pense.
Le Rôle de la Femme dans le monde est quelque chose qui m’a toujours touché.
J’ai toujours eu cette impression que La Femme avait une place beaucoup plus importante dans l’Histoire que l’Homme. Elle enfante, elle organise, elle apaise, elle soigne, sa vision est tellement différente…
Et pourtant, jamais reconnue à sa juste valeur.

Au fur et à mesure, Nicolas m’a poussé vers plusieurs réflexions. J’ai pris pas mal de notes et je n’ai pu m’empêcher, à la fin de ma lecture, de faire des recherches sur certains faits qu’il mentionnait, qui étaient importants pour moi.
Incroyable !
De quoi être complètement chamboulé…
Puis-je vraiment parler de preuves, tantôt scientifiques, tantôt historiques ?
Où s’arrête la fiction ? Où commence le réel ?
Je vous laisserai seuls juges…

Lisez ce roman !

Une lecture passion pour moi, avec beaucoup de bienveillance et de tolérance, tout en conservant un suspense digne des meilleurs auteurs. J’étais dans une bulle hors du temps.

Malgré un coté un peu “too much” dans les scènes d’action, c’est un GRAND coup de cœur pour moi !!!

Dan Brown et bien d’autres n’ont plus qu’à bien se tenir…

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Extraits :

« C’est ainsi que, depuis presque cinq mille ans, des millions d’hommes, de femmes, d’enfants sont nourris de récits religieux maquillés, de mythes réécrits, et d’une Histoire où la féminité est sans cesse rabaissée et diabolisée pour nous faire accepter l’inacceptable : la soumission de la femme à l’homme. »
…/…
« La femme en blouse blanche qui sourit à l’objectif est la microbiologiste Esther Lederberg. C’est à elle que l’on doit la réplication de la culture bactérienne qui a ouvert la voix au clonage. Mais comme son mari travaillait avec elle et qu’il était plus connu, c’est lui qui reçut le prix Nobel de médecine sans même un mot pour sa femme lors de son discours. Et enfin, la plus inconnue du plus connu : la mathématicienne et physicienne Mileva Maric Einstein. L’épouse d’Albert Einstein. Dans la plupart des lettres adressées à sa femme , Albert Einstein parle de LEURS travaux, de LEUR théorie sur le mouvement relatif. Ils travaillaient évidemment tous les deux. Mais qui connaît Mileva Einstein ? »

 

 

Nicolas Beuglet né en 1974, est un écrivain et journaliste français. Il est connu pour sa trilogie de romans policiers ayant pour héroïne l’inspectrice norvégienne Sarah Geringën, dont les deux premiers volets ont été vendus à plus de 540 000 exemplaires. Il est marié et père de deux filles.

Émotion, Histoire

Toutes les histoires d’amour du monde

Baptiste Beaulieu
Poche – 29 janvier 2020
Éditeur : Le Livre de Poche

Lorsqu’il découvre dans une vieille malle trois carnets renfermant des lettres d’amour, le père de Jean sombre dans une profonde mélancolie.
Jean, lui, tombe des nues : Moïse, son grand-père, y raconte l’histoire de sa vie. Plus incroyable encore, Moïse adresse son récit à une inconnue : Anne-Lise Schmidt.
Qui est cette femme ? Et surtout qui était-elle pour Moïse ? Comment quelqu’un de si chaleureux et sensible dans ses lettres a-t-il pu devenir cet homme triste et distant que père et fils ont toujours connu ?
Naviguant entre les grands drames du XXe siècle et des histoires d’amour d’aujourd’hui glanées dans une tentative éperdue de faire passer un message à son père, Jean devra percer le lourd secret d’un homme et lever le voile sur un mystère qui va chambouler toute une famille…

Baptiste Beaulieu fait un patient travail de tissage de liens humains. Sandrine Cabut, Le Monde des livres.

Sacrément touchant. Christilla Pellé-Douël, Psychologies magazine.

 

2020_052_Beaulieu Baptiste - Toutes les histoires d'amour du monde.jpg

 

Bonjour à toutes et à tous…

J’avais déjà lu du même auteur “Les 1001 vies des Urgences” qui m’avait beaucoup plu !

Aujourd’hui je vous parle d’un livre passionnant, touchant et poignant à la fois. D’un livre que m’a prêté une cousine pour les vacances. D’un livre qu’elle a elle-même aimé, afin que nous puissions en parler à son retour. D’un livre avec une écriture juste, qui va toujours droit au cœur. D’un livre sur une histoire d’amour pure, simple, sans mièvrerie.

Qui est Anne-Lise Schmidt qui semble occuper l’esprit de Moïse ?

Baptiste Beaulieu nous offre “son histoire” de famille, dans cet ouvrage magnifique et bouleversant. Il lance même un appel poignant qui ne pourra laisser personne indifférent…

Moïse, a écrit à Anne-Lise des lettres tous les 3 avril, pendant plus de 40 ans. Des lettres dont personne ne connaissaient l’existence jusqu’à sa mort.
Jean, son petit-fils va se jeter corps et âme dans une quête qui va chambouler toute sa famille.
Comment ne pas être perturbé à la lecture de ces lettres si chaleureuses, emplies d’amour, de la part d’un homme qui était si froid ?
C’est la recherche d’une histoire d’amour d’un grand-père qui rapproche le fils et le petit-fils, et qui montre que le manque d’amour qu’il soit paternel ou maternel laisse des cicatrices douloureuses et indélébiles.

Baptiste nous plonge dans une histoire absolument incroyable, avec beaucoup d’intensité et de sincérité.
Au fil des lettres, qu’il alterne avec un récit qui se déroule de nos jours, donnant du rythme au récit, on découvre le passé de Moïse. Son enfance, auprès d’une mère peu aimante et d’un père parti trop tôt au front. Ce roman autobiographique, dépeint une vision de la seconde guerre mondiale et le sort de nombreux prisonniers de guerre, mais c’est aussi et surtout une magnifique histoire d’Hommes…

On s’attache aux personnages avec une réelle intensité.
Une histoire addictive et merveilleuse qui m’a emporté.

À lire, et pourquoi pas à relire, mais surtout à offrir et à partager…

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Extraits :

« Sais-tu, ma petite Anne-Lise, que pour les hommes comme moi, qui ont connu un grand amour et l’ont perdu, quand on erre seul dans la rue les dimanches soir, les passants, un parfum, la bonne lumière au bon moment, tous ces minuscules éléments sont autant de clefs qui ouvrent des portes dans le temps ? »
…/…
« Dans l’Antiquité, les Grecs usaient de quatre termes différents pour désigner ce qu’on regroupe aujourd’hui sous le même mot « amour ».
Quatre termes, comme autant de façons de définir quatre sentiments distincts.
Il y avait l’Eros, la Philia, l’Agapé et la Storgé.
La légende raconte qu’il existait un cinquième terme, une cinquième manière d’aimer, mais que les Hommes, jaloux et cupides, finirent par l’oublier faute de l’utiliser. »

 

 

Médecin généraliste, Baptiste Beaulieu est l’auteur d’un premier livre remarqué, Alors voilà. Les 1001 vies des Urgences, qui a connu un très beau succès de librairie, a été traduit en 14 langues et a reçu le prix France Culture « Lire dans le noir ». Il a également fait l’objet d’adaptations sous forme de roman graphique et au théâtre. Son roman Alors vous ne serez plus jamais triste a reçu le prix Méditerranée des lycéens en 2016 et La Ballade de l’enfant gris le Grand Prix littéraire de l’Académie nationale de Pharmacie en 2017. Il est également chroniqueur depuis 2018 dans l’émission « Grand bien vous fasse » sur France Inter. Son blog « Alors voilà » compte plus de 8 millions de visiteurs.