Émotion, Histoire, Philosophique, Thriller historique

Pour un instant d’éternité

Pour un instant d’éternité
de Gilles Legardinier (Auteur)
Broché – (2 octobre 2019)
Éditeur : Flammarion

Vincent sait mieux que personne ce qu’est un secret. Spécialiste des passages dérobés, c’est à lui que les riches et les puissants font discrètement appel pour dissimuler leurs trésors ou s’aménager des issues indétectables. Alors que Paris célèbre l’Exposition universelle et sa phénoménale tour Eiffel, Vincent et son équipe deviennent soudain la cible de tentatives d’assassinat. La mort rôde désormais autour d’eux. Un de leurs clients cherche-t-il à effacer ce qu’ils savent de lui ? Sont-ils traqués par des pouvoirs occultes ? Quelle est cette ombre qui peut les frapper n’importe où, n’importe quand ? Dans une époque bouleversée, confronté à des mystères surgis d’un autre temps, Vincent va tout faire pour déjouer la menace et sauver les siens. Ce qu’il s’apprête à découvrir va faire voler en éclats tout ce qu’il croyait savoir du monde…

 

2020_006_Gilles Legardinier - Pour un instant d'éternité

 

Bonjour à toutes et à tous…

J’ai découvert Gilles Legardinier en 2009 avec ses tout premiers thrillers et j’ai très vite adhéré à son univers.
Lorsqu’il a commencé à écrire de la comédie, j’ai d’abord été surpris, puis j’ai alors découvert une autre facette de Gilles, son empathie et son regard sur les autres, la capacité aussi de changer complètement de style et de me faire rire dans les transports comme je n’avais encore jamais ris.

Le hasard de la vie a fait que ma femme connaissait depuis quelques années, Pascale, sa femme.
Nous nous sommes rencontré et j’ai pu découvrir ce personnage hors du commun. J’ai eut ensuite la chance de travailler pour lui et de réaliser plusieurs de ses couvertures. Alors si vous ne connaissez pas encore Gilles, n’hésitez plus, vous découvrirez l’un des auteurs les plus intéressants de sa génération…
Chacun de ses romans est différent, plein de vie, avec des personnages dans lesquels on se reconnaît tous, régulièrement.

Dans ce roman, dès les premières lignes, je me suis retrouvé dans le Paris de la fin du XIXe siècle. Un Paris qui commence à peine à entrer dans l’ère moderne, l’ère industrielle. La mise en place de nouvelles rues, les premières automobiles. Un cadre superbement restitué avec des descriptions qui sont si justes que j’ai pu visualiser parfaitement les quartiers décrits avec un soin minutieux pour être au plus près de la réalité. Paris est un personnage à part entière du roman.

Mais parlons un peu des personnages, hauts en couleur, finement décrits auxquels je me suis attaché immédiatement.
Dans ce Paris qui s’emballe vers le modernisme, eux sont artistes, poètes, ouvriers ingénieux, au grand cœur, ils forment une véritable famille unie et soudée, même dans les moments les plus délicats.

Gilles a trouvé une intrigue vraiment travaillée qui réserve son lot de surprises et de rebondissements.
Aventures, sociétés secrètes, mystères, passages secrets, souterrains piégés, mais “Pour un instant d’éternité” est aussi une belle histoire d’amitié, d’amour et de solidarité.

Encore une fois Gilles est arrivé à me surprendre, à m’embarquer là, où je ne l’attendais pas, tout en conservant ce style qui lui va si bien. J’attends avec impatience son prochain roman.

Un grand bravo à Chloé, sa fille, pour le travail fantastique de recherche réalisée.
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Extrait :
« Documents, objets sacrés… La quintessence de ce qui a produit nos civilisations. Tout ceci est aujourd’hui menacé. Notre siècle a entrepris de remodeler Paris. On coupe les quartiers, on recompose les espaces. On ouvre sans cesse de nouvelles voies. Pour la première fois depuis que Lutèce a vu le jour, on ne se contente plus de s’étendre, on fait désormais table rase de ce qui a toujours existé pour bâtir du neuf. On chasse ceux qui sont là depuis des générations pour faire la place à d’autres, plus fortunés. On rase des milliers d’habitations, on efface les collines, on perce, on arrache, on restructure pour bâtir de nouveaux logements, des restaurants, des boutiques et des lieux de distraction. La ville dévore ses faubourgs pour y installer les usines capables de produire tout ce dont le nouveau peuple à si faim. Les métiers utiles disparaissent au profit de nouvelles professions qui ne comblent plus aucun besoin, mais des envies. Les géographies évoluent avec les mentalités. »

 

Né en 1965, Gilles Legardinier est abandonné à la naissance devant la porte d’une chapelle du 6ème arrondissement de Paris et est recueilli par une famille d’accueil, comme il le raconte dans Vaut-il mieux être toute petite ou abandonné à la naissance ? publié en 2017 avec Mimie Mathy. Il travaille sur les plateaux de cinéma américains et anglais, notamment comme pyrotechnicien. Il réalise également des films publicitaires, des bandes-annonces et des documentaires sur plusieurs blockbusters.

Il se consacre aujourd’hui à la communication pour le cinéma pour de grandes sociétés de production, ainsi qu’à l’écriture de scénarios de bandes dessinées et de romans. Alternant des genres très variés, il s’illustre en littérature d’enfance et de jeunesse avec, notamment, Le Sceau des Maîtres (2002), mais aussi dans le thriller avec L’Exil des Anges (Prix SNCF du polar 2010) et Nous étions les hommes (2011), et, plus récemment, dans le roman humoristique, ce qui lui vaut un succès international avec Demain j’arrête ! (2011), Complètement cramé ! (2012), Et soudain tout change (2013), ça peut pas rater ! (2014), Quelqu’un pour qui trembler (2015) , Le Premier Miracle (2016), Une fois dans ma vie (2017) et Pour un instant d’éternité (2019).

En quelques livres seulement, Gilles Legardinier s’est imposé comme un auteur majeur, à part, capable de nous faire éclater de rire avec des sujets graves ou de faire surgir l’extraordinaire d’un quotidien que son imagination débordante fait pétiller. Son succès phénoménal s’explique sans doute par son aptitude à parler intimement à chacun.

Émotion, Histoire, Humour, Philosophique

Les jonquilles de Grenn Park

Les jonquilles de Grenn Park
de Jérôme Attal (Auteur)
Poche – 1 juin 2017
Éditeur : Pocket

Londres, 1940. Chez les Bradford, le Blitz n’empêche pas la vie de continuer. Ni le père d’inventer des choses les plus farfelues (un tatou géant !), ni la mère de pédaler jusqu’à son usine en chantant sous les bombes, ni la sœur de tomber amoureuse, encore et encore, de Clark Gable… Quant à Tommy, 13 ans, il ne vit que pour rigoler avec les copains, se gaver de comic books, et considérer Churchill comme une sorte de Superman-sur-Tamise.
Noël approche, les sirènes hurlent. Reverra-t-il un jour fleurir les jonquilles de Green Park et, surtout, les si jolis yeux de Mila Jacobson ?

“On retrouve avec bonheur l’univers fantaisiste et tendre de Jérôme Attal.”
Claire Julliard – L’Obs

“Ce joli conte initiatique pointe du doigt l’absurdité de la guerre,
avec un humour qui évoque à la fois Le Petit Nicolas et les Monty Python.”

Nicolas Auvinet, Librairie Richer à Angers – Le Parisien Magazine

 

2020_004_Jérôme Attal - Les jonquilles de Grenn Park

 

Bonjour à toutes et à tous…

Une histoire douce et tendre, malgré la gravité de l’époque, servie par une écriture espiègle et pleine d’esprit.
Un petit roman bonheur avec des pages tristes aussi… avec une urgence à vivre et à croire en sa bonne étoile.
Un vrai bijou littéraire !

Lors de ma dernière lecture, “La petite sonneuse de cloches” de Jérôme Attal aussi, j’étais resté un peu mitigé. Le roman m’avait plu, mais il manquait un “petit” quelque chose…
Dans “Les jonquilles de Grenn Park” Jérôme nous montre à travers les yeux d’un enfant la réalité d’un monde en douleur.

Chronique plus douce qu’amère d’une adolescence sous les bombes de la Seconde Guerre mondiale, ce livre est une très jolie découverte.
Les personnages du récit “originaux et flamboyants” sont attachants et j’ai dévoré ce roman tout en sensibilité. Jérôme m’a donné l’envie de rester avec Tommy et sa famille, de savoir ce qu’il adviendrait d’Oscar ou de Mila.

Régulièrement, je suis sûr que je devais avoir le sourire aux lèvres lors de ma lecture. C’est là, où Jérôme fait très fort, il aurait pu facilement tomber dans le drame et dans la noirceur, mais, être drôle et spirituel sous les bombardements, est réel tour de force.

N’hésitez pas à découvrir le monde de Tommy, qui n’aspirait qu’à une chose… être encore vivants au printemps, quand fleuriraient les jonquilles de Green Park.

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Extrait :
« C’est quelque chose que vous avez dû expérimenter aussi. Vous vivez un moment vraiment excellent et vous voulez le répéter le lendemain, ou un mois, ou encore deux ans plus tard, et même si vous vous mettez dans un état d’esprit identique, si ce sont les mêmes circonstances et les mêmes personnes, ce n’est jamais le même état d’esprit, rarement les mêmes circonstances, et les gens aussi ont changé de leur côté, alors une autre façon d’occuper le temps surgit, et les choses heureuses ne se répètent pas deux fois pareil. C’est pour cette raison qu’il ne faut Pas rechercher trop vite la fin des instants heureux, vous comprenez ? »

 

 

Jérôme Attal est parolier et écrivain, et l’auteur d’une dizaine de romans. Chez Robert Laffont, il a publié Aide-moi si tu peux, Les Jonquilles de Green Park (prix du roman de l’Ile de Ré et prix Coup de cœur du salon Lire en Poche de Saint-Maur), L’Appel de Portobello Road et 37, étoiles filantes, (prix Livres en Vignes et prix de la rentrée  » les écrivains chez Gonzague Saint Bris »).

Émotion, Histoire, Roman de terroir

Une montagne de femmes

Une montagne de femmes
de Frédérique-Sophie Braize (Auteure)
Broché – 22 octobre 2019
Éditeur : Les passionnés de bouquins

Une montagne de femmes rassemble dix-huit instants de vie, insolites et troublants, qui racontent la femme d’aujourd’hui et celle des temps anciens. L’amoureuse, la rigolote, l’audacieuse, la menteuse, la séductrice… Dix-huit histoires courtes, indépendantes et originales, avec la montagne en toile de fond.

 

2019_062_Frédérique - Sophie Braize - Une montagne…

 

Bonjour à toutes et à tous…

Voilà, nous sommes arrivés fin 2019 et je clôture avec ce livre, une année de lecture où j’ai découvert vraiment de très belles choses…

Pendant longtemps j’évitais les nouvelles. Je trouvais que l’on n’avait pas le temps de s’attacher aux personnages, je terminais les histoires régulièrement avec un sentiment de manque. Il a fallu que je vieillisse un peu pour pouvoir apprécier les histoires courtes comme je me le devais. Pas facile en quelques lignes justement d’accrocher le lecteur. Aujourd’hui je pense même que c’est l’un des exercices le plus compliqué !
Les personnages sont peu nombreux, moins développés que dans les romans. La fin est souvent inattendue, et prend la forme d’une chute, ou « pointe », parfois longue de quelques lignes seulement…

Dans ses dix huit histoire inédites Frédérique-Sophie nous fait partager le quotidien de Philomène, Ombeline, Myrtille, Mme Richard, Kessy, Modeste, Mélanie Ménage, Gentiane et bien d’autres encore…
Ces femmes, se sont des femmes de tous les jours. Elles ont vécu de la moitié du 19e à nos jours. Elles auraient pu être vos sœurs, vos mères, vos femmes aussi. Ce sont des femmes qui à un moment de leur vie décident de faire le choix de vivre leur propre vie. Les hommes aussi sont des personnages importants qui donnent un très bon équilibre aux histoires.

Plus j’avançais dans les textes, plus ils m’ont frappés et touchés.

Frédérique-Sophie sait nous titiller tout doucement pour nous amener à elle, et soudain sans que l’on ne s’en rende compte on se retrouve dans son monde. Des femmes qui vivent des situations dures, des femmes de la montagne. La géographie des lieux et le climat font souffrir pendant les hivers rudes des Alpes.
J’ai tremblé, j’ai souri et j’ai eu la larme à l’œil aussi. Certains textes sont très poétiques, d’autres surprenants, mais à chaque fois avec un final surprenant !

C’est un livre que je vous conseille.
“Une montagne de femmes” n’est pas un livre comme les autres. C’est un livre qui sent bon une “certaine” France. La France de la montagne, la France du passé aussi…
Mais, c’est surtout un très bon recueil d’histoires courtes.

Merci à Frédérique-Sophie Braize et à Guillaume de Uffredi pour ce très bon livre !

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Extraits :
« Mon père avait raison, les femmes sont source de souffrance. Quand il m’a énoncé ce postulat la première fois, j’avais dix ans et n’en avais pas saisi le sens. J’avais d’autant moins compris ce qu’il voulait dire que je ne considérais pas, à l’époque, ma mère, ma grand-mère et mes tantes comme des femmes. »

…/…

« Chaque soir, l’enfant assiste à un échange près du pont qui enjambe la Dranse dont le limoneux.
Depuis sa fenêtre, il voit une femme qui vend quelque chose à un homme. Elle indique une somme avec ses doigts ; il sort un billet de sa poche. Le gamin trouve étrange que le gars paye sans rien recevoir en contrepartie.
Noé connaît la femme. »

…/…

« Gentiane est épuisée. Elle a passé la nuit à traquer l’ours au pied des cimes. Ce plantigrade que l’on prétend disparu de nos montagnes. Elle le flaire depuis un moment. Elle ne sait pas encore où il se trouve, mais il ne doit pas être loin. Et c’est ça, justement, qui l’étonne.
Que fait-il dehors à cette période de l’année ? »

…/…

« Quelques mois plus tard, je suis rentré chez moi, dans les Alpes.
Ma femme n’arrivait pas à le croire. J’étais là, devant elle, trempé par une pluie d’automne, un bandeau sur l’œil gauche. J’affectais la décontraction, mais je me sentais tendu. D’autant plus qu’elle n’a pas reconnu en moi le soldat à la moustache conquérante parti en uniforme flambant neuf, quatre ans plutôt. »

 

 

Frédérique-Sophie Braize passe son enfance dans les montagnes de Haute-Savoie où elle est née. Elle fait ses études au Pays de Galles, d’où elle revient diplômée en Business et Finances du Polytechnic of Wales. Elle travaille ensuite dans la sécurité privée et industrielle. Après une reconversion dans l’enseignement, elle décide de se lancer dans l’écriture il y a sept ans. Depuis elle enchaîne les succès avec des nouvelles remarquées par la critique, pour lesquelles elle a reçu les prix Vedrarias 2012, Gaston Welter 2013, Ecriture d’Azur 2013 et 2014, et Livre sans Frontières 2014. En 2018, son roman Sœurs de lait a remporté le Grand Prix littéraire de l’Académie nationale de Pharmacie et le Prix Patrimoine des Pays de Savoie.

Émotion, Histoire, Philosophique

L’arche du passé

L’arche du passé
de Joëlle Giraud-Buttez (Auteur)
Broché – 26 novembre 2018
Éditeur : Éditions ThoT

Rien n’aurait pu préparer Julia au destin qui serait le sien ni à assumer l’étrange héritage de sa lignée. Protégée par le silence de son père, elle n’a connu qu’insouciance et liberté, à l’image de ces montagnes qui l’ont vue naître et grandir. Jusqu’au jour où l’Italie s’imposa à elle, avec le secret de ses origines. Un secret qui la laissera, des mois durant, exsangue de repères. Une autre Julia vivait en elle. De retour à Levanto pour répondre à sa quête de justice ainsi qu’aux attentes d’Anna et d’Amélia, ses ancêtres disparues, elle explorera, épaulée par son ami Flavio, les profondeurs du passé. Deviendra-t-elle, à son tour, la gardienne d’un secret afin de préserver son grand-père d’une vérité synonyme de souffrance ? Les non-dits ont-ils parfois leur raison d’être ? Après Le Réveil des mémoires, Joëlle Giraud-Buttez poursuit avec virtuosité une saga familiale envoûtante, dévoilant peu à peu une réalité imperceptible.

 

2019_051_Joëlle Giraud-Buttez -L'Arche du passé

 

Bonjour à toutes et à tous…

L’arche du passé est la digne suite du premier volet : Le Réveil des mémoires.
Texte sublime, très bien écrit qui nous mène dans un monde tantôt magique, tantôt historique…

Romancière discrète et spontanée, Joëlle Giraud-Buttez affectionne la simplicité des rencontres humaines, comme les voyages aux quatre coins du monde, d’où elle puise son inspiration. Avec ce nouveau roman de 254 pages, l’auteur poursuit avec virtuosité sa saga familiale envoûtante, dévoilant peu à peu une réalité imperceptible.

Julia retourne dans les Cinq Terres en Italie afin de comprendre son histoire familiale bien complexe. Aidé de Flavio et de son grand-père, elle avance imperturbable afin de connaître la vérité sur ses ancêtres…

Les dernières lignes sont vraiment très émouvantes au point que j’ai eu du mal à retenir mes larmes.
J’espère qu’il y aura une suite !

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Extrait :
« L’homme courait-il à sa perte ?
Las de trop de soumission, les éléments, tels des géants endormis, se réveillaient, s’entendaient pour réclamer justice : le sol tremblait, les océans se révoltaient, l’air s’asphyxiait, se réchauffait, les pôles fondaient à vitesse grand V, rappelant à ceux qui n’étaient que des hôtes de passage leurs racines nourricières sans lesquelles ils n’auraient pu être.
Devenue au fil du temps esclave de l’avidité humaine, la nature en apnée cherchait désormais à se faire entendre, trouvant écoute auprès de quelques âmes conscientes de l’urgence d’endiguer le processus en cours avant que toute irréversibilité ne soit acquise.
Dans son égarement et sa démesure, l’homme avait impunément pris. Le temps était venu de restituer, de renouer avec l’altruisme écologique ; à défaut, civilisations et générations à venir seraient sacrifiées. Pour cela, il lui fallait sans plus tarder réparer, réviser son appétence en réajustant sa conscience à ses besoins vrais, afin de rétablir et perpétuer la belle et fragile harmonie de la vie. »

 

Joëlle Giraud-Buttez est une auteure discrète et authentique. Elle affectionne la simplicité des rencontres humaines. Citadine, elle surprend son entourage par ses trekkings aux quatre coins du monde. Elle y puise son énergie, son inspiration et emmène ses lecteurs dans son univers aux mille facettes.

Histoire, Roman de terroir

Sœurs de lait

Sœurs de lait
Frédérique-Sophie Braize (Auteur)
Broché – 15 mars 2018
Éditeur : Editions De Borée
Nées de mères différentes, les soeurs Baud ne partagent pas un lien fraternel profond. L’aînée, Ferdinande, veuve de guerre, est entrée en condition à Paris. Zoé et Anthelmette, si dissemblables et malgré tout jumelles, accompagnent leurs époux qui innovent pour participer à la grande aventure de l’or blanc. Coqueline, la cadette, est fascinée par la haute société venue en villégiature dans la station, mais elle ne veut pas la servir, elle veut en être. Séduite par Côme, un jeune voyageur qui vante les vertus médicales du radium, elle fonce dans les écueils de l’existence avant de découvrir que des intrigues sournoises sont menées au détriment de son entourage. Les quatre soeurs seront-elles capables de s’unir pour piéger ceux que rien n’arrête ?
2019_045_Frédérique Sophie Braize - Sœur de lait

Bonjour à toutes et à tous…

J’avais une légère appréhension avant de commencer à lire ce roman.
J’avais tellement peur qu’il ne me plaise pas…
J’avais tellement peur de passer à coté de quelque chose d’important, suite à toutes les critiques élogieuses que j’avais lues…
En effet, ce roman entre autre a obtenu le Grand prix littéraire de l’Académie nationale de pharmacie 2018 et le Prix Patrimoine des Pays de Savoie.

Et…

Dès les premières pages, je suis tout de suite entré dans l’univers de Frédérique-Sophie Braize…

Difficile de faire une comparaison avec d’autres auteurs, tant le style est véritablement marqué.
On se croirait presque à une autre époque.
Le sujet du livre fait énormément réfléchir. Comment l’appât du gain peut-il faire tourner les têtes sur certains enjeux pharmaceutiques ou comment le Radium s’invite dans le quotidien de toutes les familles bourgeoises.
J’imagine très difficilement les recherches incroyables que Frédérique-Sophie a du faire pour la construction de ce que je considère comme une véritable saga décrivant le quotidien dans les campagnes, mais aussi dans celui de Paris de l’après guerre.
L’histoire est touchante.
Les personnages vont me manquer, je m’étais attaché à eux…
Des héros de tous les jours, des hommes et des femmes hauts en couleur.

Sœurs de lait, en plus de son suspense, qui trouve encore aujourd’hui écho, dans certaines affaires toutes aussi sordides, fait froid dans le dos. Mais c’est aussi une saga familiale, dont j’ai aimé suivre le destin de chacun.
Leurs secrets, leurs souffrances, mais aussi une très belle solidarité dans ce dur quotidien où tout le monde essaye tant bien que mal de subsister.

Très belle fresque historique sur les mœurs et les conditions de vie de cette époque.
Conclusion, j’ai adoré Sœurs de lait.
Merci Frédérique-Sophie, de nous avoir fait partagé ton univers.

Je conseille à tous lecteurs qui aiment les romans de terroir de lire cet audacieux roman.
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Extraits :

« Pour la veuve, ces rares sorties étaient les seuls bons moments de sa vie parisienne.
Le peu de personnes qu’elle voyait franchissaient rarement le seul de la cuisine, les fournisseurs attitrés se gardant de trop parler aux servantes. Florimont faisait pendre le pouls de la grande ville sa mère et à sa sœur, habitué qu’il était à déambuler dans Paris. Il n’y avait que là pour voir des femmes en cheveux courts affublées de jupes au genou.
Quel bol d’air et de liberté pour Fleur et Ferdinand ! Toutes deux vivaient enfermées dans des lieux où les visites étaient plus rares que celles à la grille des parloirs d’une prison, alors qu’aucune n’avait commis de délit. »

 

 

Frédérique-Sophie BRAIZE est une romancière, nouvelliste et scénariste née à Évian en 1970.

Fille unique d’un alpiniste – ingénieur des Colonnes de Buren à Paris – elle vit dix ans chez ses grands-parents, des paysans de montagne. Elle fait ses études au Pays de Galles, d’où elle revient diplômée en Business et Finances du Polytechnic of Wales. Puis, elle travaille dans la sécurité privée et industrielle. Après une reconversion, elle enseigne l’anglais aux très jeunes Français, et le français aux enfants primo-arrivants, avant de se lancer dans l’écriture en 2012. Elle partage sa vie entre la Haute-Savoie et Paris.

Ses nouvelles ont reçu les Prix Vedrarias 2012, Gaston Welter 2013, Ecriture d’Azur 2013 et 2014, Livre sans Frontières 2014. En 2018 son roman « Sœurs de lait » a remporté le Grand Prix littéraire de l’Académie nationale de Pharmacie et le Prix Patrimoine. Son quatrième roman « Lily sans logis » a reçu le Coup de cœur de l’éditeur.

Histoire, Philosophique

Petit traité d’histoire des religions

Petit traité d’histoire des religions
Frédéric Lenoir (Auteur)
Broché – 23 octobre 2008
Éditeur : PLON
Quelle est la toute première religion de l’humanité ? Comment sont apparues les notions de dieu, de sacrifice, de salut, de délivrance, de prière, de clergé ? Pourquoi est-on passé du culte de divinités féminines à celui de divinités masculines ? De la croyance en plusieurs dieux à la foi en un Dieu unique ? Pourquoi la violence est-elle souvent liée au sacré ? Pourquoi y a-t-il plusieurs religions ? Qui sont les fondateurs des grandes traditions et quel est leur message ? Quelles sont les ressemblances et les différences fondamentales entre les religions ?
Des premiers rituels funéraires des hommes préhistoriques aux grandes religieuses actuelles, Frédéric Lenoir explore de manière limpide l’univers foisonnant du sacré. Une question parcourt ce livre : à quoi servent les religions et pourquoi accompagnent-elles l’aventure humaine depuis l’aube des temps ?
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Bonjour à toutes et à tous…

Voici un “petit livre” qui pourrait nous donner l’opportunité, de mieux comprendre le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui. Comment, d’un bout à l’autre du monde, les cultures, les mentalités, les politiques se sont fondées sur un socle religieux.
C’est un livre qui ouvre les yeux sur ce qui ne nous a pas été dit à l’école ou au catéchisme et qu’il serait bien nécessaire de transmettre pour une plus grande ouverture d’esprit, vers plus de tolérance et de respect.

Frédéric Lenoir aborde ici encore les questions de religions avec un regard objectif et en gardant une distance d’observateur. Ce livre donne un bon panorama des différentes religions, y compris les moins connues avec un recul historique qui montre très bien l’évolution des croyances dans les différentes régions du monde et le parallélisme de ces évolutions.

Ce condensé permet une vision « panoramique » à la fois horizontale (état actuel) et chronologique (historique) de la pensée spirituelle.
Livre qui sera utile à celui qui ne se contente pas d’une vision univoque de la réalité religieuse. Il permet de se poser les bonnes questions sur le rôle des religions et leurs origines. C’est une bonne base pour un approfondissement à effectuer par ailleurs à l’aide d’ouvrages plus spécialisés.

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Extraits :

« L’intervention de la figure de l’ange dans la théologie juive exprime, de manière plus profonde, le tournant radical pris par le peuple élu dans sa relation à son Dieu. L’’Exil est en effet l’occasion de s’interroger, de manière systématique, sur le pourquoi de ce qui est perçu comme un châtiment divin. Deux siècles avant cet épisode tragique, des prophètes, tels Josias, Elie puis Osée, avaient appelé au soulèvement contre les faux dieux et mis en garde contre la colère de Yahvé, mais leurs oracles avaient eu peu d’effets. »

 

 

Le philosophe et néanmoins journaliste et romancier Frédéric Lenoir est un formidable passeur. Pour preuve, cet ouvrage ambitieux qui se lit tel un passionnant récit, où les concepts les plus ardus deviennent limpides. L’auteur brasse l’histoire de l’humanité et des civilisations de par le monde, de la préhistoire à aujourd’hui, pour y traquer l’empreinte du sentiment religieux. (Fabienne Pascaud – Télérama du 26 novembre 2008).