Émotion, Philosophique, Roman

Mayacumbra

de Alain Cadéo (Auteur)
Broché – 13 février 2020
Éditeur : Éditions la Trace

Entouré de forêts et de brumes, à l’ombre d’un volcan assoupi et pourtant terriblement attentif, croupissent quelques bicoques : Mayacumbra. C’est un hameau, comme un radeau d’âmes perdues, d’errants, de vagabonds, tous magnétiquement attirés par ce coin du bout du monde. C’est ici que Théo se retrouve après un long voyage. Au dessus, plus haut, à la limite du néant, il va bâtir son ultime refuge. Il vivra là une intense passion, au coeur de ce « géant de pierres rouges ». En soi il y a tous les ailleurs. Mais même là, un jour ou l’autre, viennent ramper les ombres de nos peurs. Mayacumbra, c’est le creuset ou fermentent nos joies, notre innocence et nos terreurs.

 

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Bonjour à toutes et à tous…

Note de l’éditeur :

L’absence de chapitres dans ce livre,
s’explique par la dimension intemporelle du récit.
L’auteur, en effet, n’a pas souhaité marquer de
chronologie, les césures sont seulement
des respirations…

 

Moi, qui justement aime être rythmé lors de mes lectures par des chapitres, j’ai eu un peu peur… Mais finalement je m’y suis fait assez vite, d’ailleurs, c’est le rythme global du roman qui en a été impacté.

L’écriture d’Alain Cadéo est très différente de tout ce que j’ai lu jusqu’à présent. Alain Cadéo aime les mots, aime écrire. Cela se ressent très vite. Il n’y a pas que le fond qui est important, la forme prend toute sa place dans ce récit. Peut-être un peu trop parfois, créant certaines longueurs, que j’ai vite pardonné, car se sont justement ces phrases là, qui m’ont permis de trainer en étirant le temps, créant ainsi un véritable univers à part entière. Des phrases qui résonnent comme une musique, comme un poème…

L’auteur nous emmène dans un endroit magnifique nommé Mayacumbra.
Sur un volcan, dans une petite cabane vit Théo et son âne Ferdinand. Théo a fuit ses démons et les villes.
Il vit seul près d’un hameau perdu au milieu de nulle part.
En effet, c’est l’endroit où il souhaite être, où il se sent bien, où il se sent vivre, où le bonheur lui tend les bras…

… Et ce bonheur se nomme Lita. Mais Lita est mariée à Moreno…

J’ai écouté Théo me raconter ses paysages, j’ai vécu sur le volcan, j’ai entendu le moindre bruit, ressenti la moindre brise sur ma peau.
Je me suis promené avec les habitants de ce bout du monde, j’ai caressé la peau de Lita, j’étais Théo…

Un volcan qui vit, un hameau de paumés, une cabane perdue à la limite du néant, de pauvres villageois aux gueules burinées…
Lita et Théo, Théo et Lita qui se donnent quelques heures de passion et de tendresse…
Alain Cadéo est un vrai poète, il joue avec ses mots, les manie comme un magicien.
Il m’a permis de voyager sans aucune contrainte, autre que celle de me laisser aller à travers ce beau roman initiatique.

“Mayacumbra” fait partie de ces ouvrages qui m’ont transporté dès les premières phrases, c’est un vrai baume au cœur.
Merci à Tom Noti et aux Éditions La Trace, pour cette très belle découverte.

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Extrait :
« Il faut posséder un hamac pour comprendre le temps et ses méandres. Théo a enfin remonté la pendule afin que tout soit parfait. Un « parfait » illusoire, arrangements humains, le droit aussi à ces détails qui sont comme un répit. Puis il s’est accordé un moment de repos, une sorte de sieste féconde. Il s’est dit qu’il allait avoir un des meilleurs sommeils qui soit, un coma bien heureux… Et il s’est balancé, doucement, laissant auparavant venir dans sa tête un flot de pensées claires qu’il note dans son dernier cahier. Ça, comme on l’appelle, c’est le temps de Dieu. Et rien, absolument rien, ne peut gâcher de tels moments.»

 

Alain Cadéo nous plonge dans univers initiatique si particulier. Explorateur et éclaireur des êtres cabossés par la vie et de lieux mystérieux, il nous livre un roman mystique et lumineux : un concentré du style unique « Cadéo ».

Il a écrit plusieurs romans dont « Stanislas premier prix Marcel Pagnol « « Le mangeur de Peur », « Les anges disparaissent », « La corne de Dieu » « le ciel au ventre » « l’ocean vertical « Fin « » macadam épitaphe » « les voix de brume »des textes pour le théâtre.

En 2015, il publie « Zoé » au Mercure de France
En 2016 il publie « Chaque seconde est un murmure » au Mercure de France
Il vit à Évenos, en Provence.
Le 24 Novembre 2018 il publie au Editions La Trace « Des mots de contrebande »
Un recueil de textes inédits
En mars 2019 il publie aux Editions la Trace « comme un enfant qui joue tout seul »

Émotion, Roman

Maritima

Maritima
de Sigolène Vinson (Auteur)
Broché – 6 mars 2019
Éditeur : L’OBSERVATOIRE

Les flammes des torchères de l’industrie pétrochimique brûlent dans les ciels immenses aux couleurs des peintres, les ocres de la Sainte-Victoire se distinguent au lointain. De la fenêtre de son immeuble surplombant l’étang de Berre, Jessica passe ses journées à guetter les poissons, prête à alerter son grand-père Joseph et son vieil acolyte Émile qui tendent leurs filets de pêcheurs d une rive à l’autre du chenal pour y prendre les bancs de muges. La jeune femme pourrait pourtant faire autre chose de ses journées, s’intéresser à Ahmed, son compagnon ingénieur dans les usines voisines, ou à Antoine et Dylan, les singuliers petits-fils d’Émile ; elle pourrait essayer d’aimer Sébastien, son fils de 5 ans, qui parle à peine et détourne rarement son attention de l’écran de son téléphone. Les habitants de ce territoire mêlé d’odeurs d’industrie, de mer et d’étang semblent ne vouloir être nulle part ailleurs. Jessica rêve-t-elle d’un autre destin, par-delà l’horizon bouché par les usines, là où s’étend le large ? Une année, tout bascule. Tragédie ou accident, rien ne sera plus comme avant.

 

2019_059_Sigolène Vinson - Maritima

 

Bonjour à toutes et à tous…

J’ai découvert Sigolène Vinson, elle a agrandi mon horizon.

J’avais déjà entendu parler de l’étang de Berre, il y a quelques années.
Ce lieu était pour moi synonyme d’usines, de pollution et de laideur.
Sigolène, nous en donne une autre version.
Par delà le viaduc autoroutier, il y a la mer, il y a aussi la beauté…

Dès que je me suis mis à lire ce roman, inconsciemment j’ai changé ma vitesse de lecture.
Chaque phrase, chaque mot est pensé, et a son importance… Je me suis laissé emporté par son souffle littéraire.
Sigolène prend son temps.
Celui d’installer ses personnages,
celui de nous faire visiter des lieux,
celui de nous raconter son histoire,
afin de nous faire comprendre la complexité de la vie, parfois…

Jessica vit dans un immeuble avec son fils de 5 ans. Elle surveille de la fenêtre les bancs de poissons et lorsqu’ils arrivent, elle alerte son grand-père, Joseph !
Voici le début de l’histoire… Le soleil, la chaleur, le vent, la mer…
Il va vous falloir patienter quelques pages (très bien écrites) avant de recevoir un électro-choc !
L’histoire aurait pu être simple, mais dans ce récit tous les personnages sont complexes, très attachants et cabossés par la vie, aussi bien les enfants que les adultes.

C’est un roman sensuel, beau et tragique à la fois, qui se vit autant qu’il se lit.
J’ai tourné la dernière page, à regret…

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Extrait :
« Jessica passa une main sous le pli trempé de ses genoux. Après l’avoir imprégnée de sueur, elle la porta à son nez. Ses narines gonflèrent sous l’inspiration, elle aimait quand le sel rehaussait son odeur, lui donnait une identité olfactive. Elle vivait son corps en marais salant d’où s’évaporait la Méditerranée. Dans ses veines, coulait la souffrance des gens d’étang, celle aussi plus lancinante des gens de la mer. La tête renversée en arrière, les paupières closes, elle se rappela ce matin où, enfants elle avait eu un espoir. Il devait être à peine six heures, elle trottinait derrière son arrière-grand-mère, Gabrielle, la mère de Joseph, chez qui elle avait dormi. Gabrielle pulvérisait un répulsif pour chien et chat sur toute la longueur de la ruelle où elle habitait, elle aimait passer ses journées sur le trottoir, installée sur une chaise qu’elle sortait de sa cuisine par la fenêtre. D’expérience, elle savait qu’au soleil, l’urine ce condensait en une vapeur d’ammoniaque qui lui grattait la gorge et lui piquait les yeux. Jessica était chargée de vérifier que personne ne la voyait, les voisins n’auraient pas compris qu’elle fasse fuir les animaux domestiques. »

 

 

Sigolène Vinson est journaliste et romancière. Elle est l’auteure de plusieurs romans dont Le Caillou, Courir après les ombres et Les Jouisseurs.

Émotion, Philosophique, Roman

Tout ce que tu vas vivre

Tout ce que tu vas vivre
de Lorraine Fouchet (Auteur)
Poche – 7 mars 2019
Éditeur : Héloïse d’Ormesson

Le cœur du père de Dom cesse de battre dans les bras d’une femme qui s’éclipse après avoir ouvert aux secours. Orphelin à quinze ans, Dom tente de recoller les morceaux et se lance sur la piste de cette mystérieuse amoureuse.

Mais un nouveau coup de tonnerre éclate lorsqu’il reçoit les condoléances d’un inconnu qui aurait rencontré ses parents en Argentine, juste avant la naissance de leur fille. Seulement voilà, Dom est fils unique ! Cette révélation fracassante en entraîne d’autres qui le conduisent à quitter son île de Groix pour aller doubler le cap Horn, au pays des glaciers bleus, à la recherche de la vérité.

Porté par une écriture lumineuse et pleine de surprises, ”Tout ce que tu vas vivre” est un condensé d’optimisme où l’espoir triomphe face aux aléas de la vie. Un roman d’une savoureuse tendresse.

 

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Bonjour à toutes et à tous…

Ce livre, comme tous ceux de Lorraine, sont humains, touchants et attachants…
Ce livre frais, m’a fait du bien, il m’a plongé dans des paysages idylliques et magnifiques…
Ce livre, sans aucune prétention, donne à réfléchir…
Ce livre, est un condensé d’optimisme, plein de rebondissements…

Vous l’aurez compris, les romans de Lorraine Fouchet sortent régulièrement des sentiers battus, elle vous emportera dans son monde. Un monde où les boites aux lettres parlent, les vélos aussi d’ailleurs, du moins certains… Elle vous fera voyager dans des pays, dans des endroits magnifiques, avec des personnages aux grands cœurs.

Dom a 15 ans. Son père décède… Il apprend qu’il à peut-être une sœur quelque part au bout du monde.
Rien de l’arrêtera pour découvrir la vérité et les mystères qui planent autour de lui.

Une grande et belle histoire…

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Extrait :
« Ton fils regarde les gens droit dans les yeux, il ne les détourne pas sous le poids du malheur. Moi, je te l’avoue, je plie, je ploie. Je me transforme en roseau malmené par le vent. Je ne ferais plus jamais l’amour, l’idée d’un autre homme, d’autres étreintes, d’autres abandons, est impensable. Dom à toute la vie devant lui pour découvrir ce qui mène le monde, la passion, le désir, la jalousie, la soif de gloire. Qui lui apprendra les délicatesses et les fulgurances des corps ? Quel est le bon âge pour ça ? »

 

 

Avant de se consacrer à l’écriture, LORRAINE FOUCHET a été médecin urgentiste. Elle est l’auteur de dix-neuf romans, dont Poste restante à Locmaria et le best-seller Entre ciel et Lou (prix Ouest et prix Bretagne), ainsi que d’une lettre ouverte à son père, J’ai rendez-vous avec toi. Elle vit entre les Yvelines et l’île de Groix.

“Bonjour !
Fille unique, j’ai passé mon enfance le nez plongé dans un livre. Je voulais écrire mais mon père est mort un mois après mon bac, alors j’ai fait médecine pour réanimer les papas des autres. J’ai été médecin d’urgence au SAMU et à SOS Médecins pendant 15 ans, avant de reposer mon stéthoscope pour sauver des patients de papier. Avant c’était une question de vie ou de mort, maintenant c’est une question de vie et de mots. Mes romans les plus récents ont été publiés aux éditions Héloïse d’Ormesson et au Livre de Poche. Entre Ciel et Lou, publié en 2016, a obtenu le prix Ouest, le prix Bretagne – priz Breizh, et le prix Lecteurs U. C’est un roman breton dont l’action se situe sur l’île de Groix au large de Lorient dans le Morbihan. Une histoire qui donne envie d’océan, de crêpes, de solidarité, de pulls marins, de genêts, d’amour, d’amitié… et de jouer du saxophone.
Puis j’ai publié Les Couleurs de La vie, qui vous emmène de l’île de Groix à Antibes sur la Côte d’Azur pour vous assurer que la vie vaut son pesant de cacahuètes.
Et, en 2018, Poste restante à Locmaria, où une étrange factrice sillonne l’île de Groix pour retrouver son père.
En mars 2019, un nouveau roman sortira, avec des goélands bretons et des manchots patagons
J’aime vous embarquer pour Groix, une île unique et magnifique. Le bateau vous attend. La traversée est belle. Bienvenue !”

Émotion, Roman

Elles m’attendaient…

Elles m’attendaient…
de Tom Noti (Auteur)
Broché – 18 février 2019
Editions : Editions la Trace

Deux personnes s’aiment et leur solitudes s’aimantent. Cela ressemble à une histoire d’amour simple et lumineuse, mais c’est sans compter sur les ombres que Max cache derrière ses silences…

 

2019_054_Tom Noti - Elles m'attendaient

 

Bonjour à toutes et à tous…

J’ai adoré ce roman étonnant pour sa façon d’aborder son thème, l’amour !
Mais ici, l’amour est différent. Il est fort, puissant jusqu’à l’abnégation…

Max est un homme. Max est amoureux de Halley. Halley est la femme de sa vie.
Puis arrive Rosie. Petit à petit Max se perd. Max a peur…

Les chapitres se construisent et se répondent intelligemment les uns aux autres avec beaucoup d’émotion. Et c’est ainsi que l’écriture sensible de Tom Noti m’a entraînée avec finesse dans la vie de Halley, Rosie et surtout celle de Max. Trois personnages attachants qui ne vous laisseront pas indifférents.

Merci Tom, j’ai passé un très agréable moment de lecture.

Auteur à suivre…

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Extrait :
« Dans la salle où elle était étendue, on rangeait les dernières traces du champ de bataille qui s’était livré en silence.
Le corps a corps se poursuivait dans un halo de quiétude. Elle m’a souri, de ce sourire las d’après la guerre. Quand les âmes ne sont remplies que des peurs disparues et des honneurs arrachés en lambeaux.
Je n’ai pas osé m’approcher de la chaleur qui émanait de ses joues rosie et de sa poitrine gonflée à laquelle s’agrippait le petit être. J’avais l’air empoté. Elle attendait un père et j’étais un représentant de commerce peu convaincu de ce qu’il proposait.
– C’est ta fille, Max approche.
La petite fille qu’elle m’offrait, que la vie m’offrait, que le futur me désignait comme responsable, moi qui n’étais même pas responsable de moi-même. Cette petite fille offerte que je n’avais pas envisagée. »

 

 

Tom Noti, il vit au creux de montagnes majestueuses qui sont son oxygène. Ses histoires racontent les gens qui avancent, vaille que vaille, avec leurs sentiments en bandoulière et les casseroles qu’ils trimballent. Il est l’auteur de plusieurs romans dont « les naufragés de la salle d’attente ».

Roman

Un fils parfait de Mathieu Menegaux

Un fils parfait
Mathieu Menegaux (Auteur)
Poche – 1 février 2018
Éditeur : Points
2019_039_Mathieu Menegaux - Un fils parfait

 

Bonjour à toutes et à tous…

Un roman grave et magistral !
J’avais déjà lu et beaucoup apprécié le premier roman de Mathieu (Je me suis tue).

Pour la deuxième fois, je me suis pris une claque.
Un récit bouleversant tant on se dit qu’il est impossible de vivre cela.
Mais malheureusement le roman s’inspire d’un fait réel !

Mathieu encore une fois se met dans la peau d’une femme, ici une mère dont la vie bascule vers l’horreur…
Alors qu’elle souhaite protéger ses filles de l’inceste paternel elle se retrouve accusatrice-accusée !

Alors, oui encore un très bon roman, empreint de beaucoup de sensibilité !
Que d’émotions…
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Extraits :

« Certains s’écroulent en “burn-out” après avoir trop travaillé, incapables de quitter leur canapé et en panique à la seule idée de repasser à proximité de leur lieu de travail. Moi j’avais peut-être développé des hallucinations, de la paranoïa et tout cela n’était qu’un immense delirium tremens. Comme les alcooliques, je finissais par rappeler de mes vœux une bonne cure de valium ou de Temesta, au moins la vie redeviendrait rose pour quelques instants.
…/…
Je voulais hurler tout mon soûl, évacuer ma rage, frapper mes poings sur un mur en crépi jusqu’à briser les os de toutes mes phalanges, m’arracher les cheveux et surtout démembrer Maxime. »

 

Mathieu Menegaux est né en 1967. Son premier roman, Je me suis tue, publié chez Grasset en 2015 et Points en 2017, a obtenu le prix du Premier Roman des 29es Journées du Livre de Sablet.

Humour, Philosophique, Roman

Le jour où j’ai appris à vivre

Le jour où j’ai appris à vivre
Laurent Gounelle (Auteur)
Poche – 7 avril 2016
Éditeur : Pocket

Imaginez : vous vous baladez sur les quais de San Francisco un dimanche, quand soudain une bohémienne vous saisit la main pour y lire votre avenir. Amusé, vous vous laissez faire, mais son regard se fige, elle devient livide. Ce qu’elle va finalement vous dire, vous auriez préféré ne pas l’entendre. À partir de là, rien ne sera plus comme avant, et il vous sera impossible de rester sur les rails de la routine habituelle.
C’est ce qui va arriver à Jonathan. À la suite de cette rencontre troublante, il va se retrouver embarqué dans une aventure de découverte de soi ponctuée d’expériences qui vont changer radicalement sa vision de sa vie, de la vie…

 

2019_038_Laurent Gounelle - Le jour où j'ai appris à vivre

 

Bonjour à toutes et à tous…
Tout le monde n’est pas capable de lire et comprendre la plupart des philosophes,
mais nous sommes tous amenés à réfléchir sur soi, en lisant de tels romans.

J’ai été pris par ce “petit” roman dès le début, et je n’ai pas pu le lâcher !
Je voulais tout de suite arriver à la fin.
Qu’allait-il se passer ?
La prédiction d’une bohémienne, qu’en est-il ?
Et juste en regardant dans les lignes de sa main !

Laurent Gounelle s’approprie des thèmes liés au développement personnel, mais aussi à la protection de l’environnement. Tout ceci, fait de cet ouvrage un roman dans l’air du temps, qui vous remet du baume au cœur, même s’il paraît difficile dans le tourbillon de la vie actuelle d’appliquer tous ces préceptes pourtant empreints de bon sens. Mais en appliquer quelques uns pourrait bien être accessible pour tout un chacun, surtout qu’on en a l’illustration dans les péripéties de Jonathan.
Bref, vous l’aurez compris, c’est un festival de sentiments en tous genres, un roman empreint d’émotion.
Un très bon moment de détente, et d’humour, tout est là, pour en faire une belle histoire, sans aucune prétention de l’auteur !
je recommande, à tous ceux qui veulent sortir de la noirceur de leur quotidien.

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Extrait :

« On nie tout ce qui nous approche de la mort. On cache soigneusement les signes de vieillissement dès leur apparition. On ne valorise que la jeunesse et ses atouts, qui sont les seules que l’on affiche, comme si vieillir était honteux ou effrayant. Même les philosophes se font faire des lifting et cultivent un look jeune.
Pourtant, quand on demande aux gens s’ils sont heureux, ils sont beaucoup plus nombreux à répondre oui à soixante ans qu’à vingt ans… »

 

 

Écrivain, Laurent Gounelle est également un spécialiste des sciences humaines, formé en France et aux États-Unis. Ses livres expriment sa passion pour la philosophie, la psychologie et le développement personnel. Ses romans – L’homme qui voulait être heureux (Anne Carrière, 2008), Dieu voyage toujours incognito (Anne Carrière, 2010, paru chez Pocket en 2012 sous le titre Les dieux voyagent toujours incognito), Le philosophe qui n’était pas sage (Kero, 2012), Le jour où j’ai appris à vivre (Kero, 2014) et Et tu trouveras le trésor qui dort en toi (Kero, 2016) – sont des best-sellers internationaux, tout comme son dernier ouvrage, Je te promets la liberté, paru aux éditions Calmann-Lévy en 2018.

Noir, Roman

“La trilogie psychiatrique” de James Osmont

La trilogie psychiatrique
de James Osmont (Auteur)
Broché – 17 février 2019
Éditeur : Éditions Nouvelle Bibliothèque

Aucun d’eux ne l’a choisi. Certains l’ont subi ou provoqué, lui ont prêté allégeance, y ont finalement pris goût… Mais le Mal, solitaire et tout-puissant, trace sa route et anime ses pantins. Desseins mystérieux, atours inattendus, voies impénétrables ; il rôde et patiente dans le noir. Tant et tant, il tente et torture, sème la mort et le désarroi, se joue bruyamment de la condition des Hommes, de leurs faiblesses et de leurs bas instincts. Regis, Sandrine, Dolores, et tous les autres, se débattent, s’y noient… Ou bien s’en libéreront-ils, peut-être ? Et quel sera alors le prix à payer pour ces âmes turbulentes, égarées dans ce grand bal fou ?

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Bonjour à toutes et à tous…

Livre percutant sur l’univers d’un hôpital psychiatrique où se côtoient des malades et des soignants qui eux aussi ont un certain mal être.
La trilogie commence par “Régis”.
J’ai dévoré ce premier livre et j’ai aimé être dans la tête de régis, cet être torturé et touchant à fois.
Intriguée, j’ai été plongé dans un univers sombre mais je me suis également beaucoup attaché à Régis. Un livre très original et magnifique à la fois.

“Sandrine”, est la suite directe de “Régis ». on plonge dans un univers qui nous questionne, celui où on peut avoir une vie ordinaire et stable et où tout bascule psychiquement… Ce livre accroche, fait réfléchir…

James Osmont frappe encore plus fort encore avec “Dolores” qui est à l’image des deux premiers volets : un uppercut. Une nouvelle plongée dans la noirceur, dans la maladie mentale. Chacun de ses personnages est en grande souffrance. Dolores et Lucas sont bouleversants, Thorsten terrible et monstrueux. Ils sont à la fois victimes et bourreaux, chacun à leur façon.

Trois récits très sombre à ne pas mettre entre toutes les mains, malgré le style très poétique de James. Aliénation, abattement, spleen, souffrance, douleur, fragilité, vulnérabilité mais aussi une force immense. Le récit garde un côté clinique évidemment, et très oppressant, l’humain dans ce qu’il a de plus terrifiant, de plus touchant, de plus désarmant. Une émotion, une finesse, une délicatesse, une subtilité manifestes.

En somme, j’espère avoir le plaisir de lire encore James Osmont dans de nouveaux récits. Peut-être un peu moins sombre…
James Osmont fait partie de ces nouveaux auteurs à suivre qui devrait assurément trouver leur place.

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Extrait :

« D’os et de sang.

Il avait fini par le temple interdit : la chambre parentale, où se terrait la louve, la maîtresse femme, la putride mégère. Elle les dirigeait tous. Elle dictait ses ordres aux Autres, chuchotant ces voix qui avaient embrouillé le cerveau de Régis. Il avait empoigné sa génitrice aviné par la tignasse, et avait lacéré frénétiquement son visage et sa gorge. Puis, comme s’il avait agi selon un commandement divin, il avait plongé sa bouche dans la sienne. Post-mortem, alors qu’elle fuyait encore de toutes parts, il lui avait arraché la langue. Et s’en était délecté.

“Désormais ils se tairont” avait-il pensé. »

 

James Osmont, 36 ans, originaire de Brest en Bretagne, est auteur-photographe depuis plusieurs années, il montre régulièrement son travail dans le cadre d’expositions depuis 2013. Il exerce par ailleurs la profession d’infirmier en psychiatrie, domaine méconnu, tourmenté et profondément humain, souvent caricaturé ou abordé superficiellement en littérature, à grands renforts d’archétypes… L’écriture l’accompagne depuis longtemps, ayant animé un fanzine musical pendant plus de 10 ans. En 2016, il a publié deux premiers romans, « Regis » & « Sandrine », des œuvres de fiction mêlées de drame et de suspense, de violence et de poésie… En février 2017, « Regis » a remporté le prix littéraire LES PETITS MOTS DE LIBRAIRES dans la catégorie « découverte polar/thriller ». Tandis que « Dolores », le tome 3, a vu le jour en juillet 2017, toujours en auto-édition. A l’automne, le soutien du public l’a placé en final des concours d’écriture Nolim et Ecrire Au Féminin. En 2018, il terminait second du Trophée Anonym’Us qui opposait à l’aveugle des nouvelles noires d’auteurs édités et indépendants. La Trilogie Psychiatrique a remporté, elle, le prix Marque-Page du salon noir de Plaine-Haute et s’est classée seconde aux Indés Awards en 2018. Une version intégrale et augmentée a paru en février 2019, cette fois aux Editions Nouvelle Bibliothèque…