Thriller historique

Maria

de Hervé Gagnon
Poche – 19 mars 2020
Éditeur : 10 X 18

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Montréal, janvier 1836. Un livre bouleverse la ville : il relate de sordides histoires de fornication entre les Hospitalières de l’Hôtel-Dieu et les Sulpiciens, évoquant au passage profanation, assassinats et débauche. La bonne société montréalaise est en émoi, et l’évêque de Montréal doit défendre la réputation de son diocèse.
Montréal, septembre 1892. Un charnier d’enfants est découvert fortuitement, rue Le Royer. Puis, le corps mutilé d’un banquier est retrouvé à Griffintown et deux fillettes portant de terribles traces d’abus sexuels sont repêchées dans le fleuve, près de la rue de la Commune. Les trois affaires ne semblent pas liées, jusqu’à ce qu’un vieux prêtre remette à Joseph Laflamme un exemplaire du livre de 1836, en lui laissant entendre que l’histoire se répète. Pour réussir à dénouer l’intrigue, Laflamme, l’inspecteur Marcel Arcand et le reste du groupe devront pénétrer dans un univers de corruption aux ramifications insoupçonnées et déterrer un scandale enfoui depuis un demi-siècle.

 

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Dans ce dernier opus, après “La légende de Jack” et “Jeremiah”, qui clôt à ce jour la trilogie des enquêtes “journalistiques” de Joseph Laflamme, Hervé Gagnon va encore une fois très loin… mais ce coup-ci, c’est dans la perversion.

L’atmosphère de la série, qui a pour toile de fond le Montréal de la fin du XIXe siècle, est superbement rendue.
Les personnages sont attachants comme à chaque fois, mais ils vont être menés à très rude épreuve (le lecteur aussi par la même occasion !).
En effet, leur nouvelle enquête traite de pédophilie, de trafic d’êtres humains et une fois de plus, la religion catholique ne sera jamais très loin. Un monde sordide rempli de corruption et de perversion… Ma lecture est devenue très vite addictive, malgré les “chocs” ressentis au fur et à mesure de mon avancement !

L’ambiance générale du récit est plus sombre aussi.
Nos héros et héroïnes vont devoir jouer de finesse, mais malgré cela, leur vie ainsi que celle de leur famille sera en grand danger permanent. Un danger qui pourrait venir de n’import où !
Une enquête sans temps morts, qui est allée au-delà de ce que j’avais imaginé de pire.

Lu d’une traite, ce roman m’a fait passer quelques heures où j’ai bien failli me ronger les ongles à plusieurs reprises.
Mes nouveaux “amis” vont me manquer.

Ne ratez pas cette trilogie, classique dans les termes, mais très moderne dans le fond !
Hervé Gagnon a encore marqué des points…

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Extraits :

« En silence, il l’entraîna vers le lit. Ils s’assirent côte à côte sur le bord et, pour la première fois deux sa vie Joseph Laflamme raconta son enfance à l’orphelinat. Le dortoir et les frères surveillants. Parfois un seul. Parfois plusieurs. Les coups. La peur, mille fois pire que les coups. La douleur et sa chair qui se déchirait parfois. Ce qu’on le forçait à mettre dans sa bouche. Ce qu’il devait avaler. La nausée et les vomissements qui le prenait ensuite. Les pleurs, la difficulté à s’asseoir. Et surtout la honte, terrible et cruelle, qui l’avait dévoré de l’intérieur depuis lors et que seul l’alcool apaisait un peu. Les cauchemars dont il se réveillait en sueur et le cœur serré. »

« La série noire se poursuit :
Deux nouveaux cadavres
Le mort du marché à foin identifié.
Nos lecteurs se souviendront certainement que, vendredi dernier, l’éclatement fortuit d’une conduite d’égout et l’effondrement d’une portion de la rue Le Royer ont révélé la présence d’un charnier contenant les restes de nouveau-nés. Cinq jours plus tard, ce mystère n’est toujours pas élucidé et l’enquête du Département de police piétine. Voilà maintenant que, tôt hier matin, une passante sonnait l’alerte après avoir aperçu les corps de deux jeunes filles échouées sur la berge, rue de la Commune.
Déposées à la morgue municipale, rue Perthuis, les dépouilles ont subi un examen post-mortem par le docteur Baptiste Herbert. D’une part, il appert que les deux petites victimes, âgées d’une douzaine d’années, ont séjourné dans l’eau plusieurs jours. La première fillette a été étranglée tandis que la seconde est vraisemblablement morte de saignements internes. D’autre part, les deux inconnues portaient aux parties intimes des marques de sévices et d’agressions sauvages que la décence nous interdit de décrire plus en détail en ces pages. Qu’il suffise de dire que les pauvres enfants ont été outragées de toutes les manières que la perversité peut imaginer.
Chose encore plus choquante, il semble que, malgré leur très jeune âge, les victimes avaient toutes deux accouché au moins une fois. S’il est trop tôt pour établir un rapprochement avec le contenu du charnier de la rue de Le Royer, la coïncidence demeure néanmoins intrigante.
Par ailleurs, un heureux hasard a permis d’identifier le cadavre retrouvé avant-hier au Haymarket Square. Il s’agit de M. Charles Alexandre Coderre, banquier de soixante et un ans, disparu de son domicile depuis quelques jours. Si les raisons et les circonstances de sa mort restent nébuleuses, on sait que le défunt s’absentait plusieurs soirs par semaine pour une destination inconnue qui a peut-être quelque chose à voir avec sa mort. Des sources nous laisse entendre qu’une fouille effectuée au domicile de l’homme a permis de recueillir des indices susceptibles d’orienter l’enquête du Département de police de Montréal.
L’avenir dira si tous ces cadavres sont liés entre eux ou le triste fruit du hasard. D’ici là, ils laissent entrevoir des aspects cachés de notre ville que ses bons citoyens préféreraient sans doute continuer à ignorer.
Joseph Laflamme »

 

 

Historien et muséologue, auteur prolifique et maître du polar historique, Hervé Gagnon a connu un grand succès au Québec et en France avec ses séries Damné, Vengeance et Malefica.

Hervé Gagnon est né en 1963 à Chicoutimi au Canada.
Il détient un doctorat en histoire et une maîtrise en muséologie ce qui lui a permis d’enseigner ces matières dans diverses universités.
Depuis 1989, il travaille dans le domaine de la gestion et de la mise en valeur du patrimoine.
Depuis 2000, il a écrit seize romans pour la jeunesse, dont plusieurs ont été primés. Il est l’auteur de la très populaire saga Le Talisman de Nergal. Sa série Damné, adressée aux adultes, a comme toile de fond la croisade contre les Cathares au début du XIII e siècle. Sa nouvelle série, Malefica, dont les deux premiers tomes ( La Voie du livre et La Voie royale) ont paru en 2014 chez Hugo Roman, se penche sur les heures sombres de l’Inquisition et le sort des femmes guérisseuses. Le troisième volume, La Voie du sang, paraît en février 2015 chez le même éditeur.

Thriller historique

Jeremiah

de Hervé Gagnon
Poche – 6 juin 2019
Éditeur : 10 X 18

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Avril 1865. La guerre de Sécession tire à sa fin, et les membres d’une société secrète confédérée sont réunis au St. Lawrence Hall Hotel, à Montréal. Leur but : planifier une reprise des hostilités et encaisser des traites bancaires d’une valeur de 2,5 millions de livres sterling. Parmi eux, John Wilkes Booth, futur assassin du président Abraham Lincoln, a en sa possession un objet encore plus précieux.

Février 1892. Des Montréalais noirs sont sauvagement assassinés, à la manière caractéristique du Ku Klux Klan. Le journaliste Joseph Laflamme se lance sur l’affaire en compagnie de l’inspecteur Marcel Arcand. Ils croiseront la route d’un personnage légendaire, que l’on croyait mort, qui ne reculera devant rien pour retrouver ce que Booth a caché à Montréal.

Après La Légende de Jack, Hervé Gagnon mêle à nouveau petite et grande Histoire pour nous offrir une plongée passionnante dans le Montréal de la fin du XIXe siècle.

 

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Après, “La légende de Jack”, “Jeremiah”, seconde enquête de Joseph Laflamme est tout aussi plaisante à lire et m’a fait passer un moment agréable et instructif.

Décidément, Hervé Gagnon a le sens du récit !
Dans son deuxième roman policier, l’auteur québécois nous prouve qu’il possède du talent à tous les niveaux… Ce coup-ci, il s’attaque au Ku Klux Klan, qui décide de sévir en plein Montréal, sous la neige.

On retrouvera avec plaisir, le journaliste Joseph Laflamme, sa sœur et leurs deux “complices” policiers de Scotland Yard, plus étoffés, plus intéressants peut-être que dans le premier tome… Ils évoluent aussi avec le récit. Cette fois, ils seront sur la piste de John Wilkes Booth et de Jeremiah, personnages célèbres de l’histoire.

Le Ku Klux Klan fait une incursion à Montréal pour récupérer un trésor qui “dort” depuis plusieurs années bien caché et pour cela il est prêt à tout.
Bien documenté, avec son ambiance de l’époque et très violent, donnant de la modernité au récit, Hervé colle parfaitement à une certaine réalité historique dans cette enquête ésotérique et franc-maçonnique à multiples rebondissements. Pas de temps morts, tout va très vite… La mort rode et se rapproche très vite de nos enquêteurs. Nos “amis” n’ont pas le choix, ils devront prendre des risques s’ils veulent arriver au bout de leur quête avant leurs ennemis masqués.

Roman très bien ficelé, plein de mystères, avec des personnages que j’apprécie de plus en plus.
Je valide !

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Extraits :

« Chaque fois qu’il venait à Montréal, l’homme descendait au St. Lawrence Hall, au 13, rue Saint-Jacques. Outre le fait que l’établissement avait été le centre des activités confédérées au Canada avant même que la guerre civile soit déclarée quatre ans plutôt, il appréciait à sa juste valeur le luxe légèrement décadent que proposer l’hôtel à sa distinguée clientèle. Car l’homme était coquet et douillet. Il aimait aussi la vie nocturne de Montréal, cette ville britannique dans son architecture et française dans son âme, aussi moderne qu’ancienne, qui n’était comparable à aucune autre. Pourtant, il en avait visité plus que sa part. Il affectionnait particulièrement les nombreux théâtres, qui présentaient des concerts, des opéras, des opérettes, des vaudevilles, des comédies et des classiques auxquelles il assistait à la moindre occasion. Il trouvait à la fois la détente et l’inspiration. Quand la guerre serait terminée, peut-être s’établirait-il un moment à Montréal avec Lola. S’il survivait, évidemment. »

« Le Ku Klux Klan est une domination, déclara-t-il. Une de ces horreurs produites par la haine de l’homme envers l’homme, auxquelles on refuse de croire jusqu’au moment où on y est confronté, et dont on sait pourtant qu’elles se produiront à nouveau. »

« Au milieu du chœur, au fond de l’église éclairée par une multitude de chandelles, une forme humaine inerte donnait l’impression de flotter dans les airs. La corde à laquelle elle était suspendue ne semblait accrochée à rien. Il lui fallu un moment pour s’expliquer le prodige. Un filin de métal tendu entre les deux colonnes traversait le chœur pour soutenir une lampe perpétuelle dans laquelle brûlait un lampion. On avait dû lancer la corde par-dessus ce filin pour ensuite hisser le supplicié à la force des bras. En se déplaçant sur la gauche, il en repéra l’extrémité attachée à la chaire, situé devant la colonne de droite. »

 

 

Historien et muséologue, auteur prolifique et maître du polar historique, Hervé Gagnon a connu un grand succès au Québec et en France avec ses séries Damné, Vengeance et Malefica.

Hervé Gagnon est né en 1963 à Chicoutimi au Canada.
Il détient un doctorat en histoire et une maîtrise en muséologie ce qui lui a permis d’enseigner ces matières dans diverses universités.
Depuis 1989, il travaille dans le domaine de la gestion et de la mise en valeur du patrimoine.
Depuis 2000, il a écrit seize romans pour la jeunesse, dont plusieurs ont été primés. Il est l’auteur de la très populaire saga Le Talisman de Nergal. Sa série Damné, adressée aux adultes, a comme toile de fond la croisade contre les Cathares au début du XIII e siècle. Sa nouvelle série, Malefica, dont les deux premiers tomes ( La Voie du livre et La Voie royale) ont paru en 2014 chez Hugo Roman, se penche sur les heures sombres de l’Inquisition et le sort des femmes guérisseuses. Le troisième volume, La Voie du sang, paraît en février 2015 chez le même éditeur.

Thriller historique

La Légende de Jack

de Hervé Gagnon
Poche – 7 février 2019
Éditeur : 10 X 18

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Montréal, par une étouffante une nuit d’août 1891. Une prostituée est retrouvée sur le pavé mal famé du Red light, égorgée et mutilée avec violence et précision. Joseph Laflamme, jeune journaliste dont la vie flotte quelque part entre la modestie et la misère, décide d’enquêter sur ce meurtre qui n’intéresse encore personne. Parce qu’il pense à Mary, la petite déesse des rues dont il est amoureux et qui aurait pu être la victime. Parce qu’il a désespérément besoin de vendre ses articles aussi. Ce qui ne tarde pas, le premier indice le mettant sur la piste d’un mystérieux ordre de francs-maçons. Et quand les meurtres s’enchaînent, c’est l’ombre du tristement mythique Jack l’éventreur qui surgit. Quelqu’un imite-t-il le célèbre tueur ou Jack lui-même aurait-il traversé l’Atlantique ?

“Plus qu’un polar à vous tourner le sang, La légende de Jack est une reconstitution vivante de la métropole en 1891, doublée d’une passionnante histoire de la franc-maçonnerie au Québec. ”
L’actualité.fr

Ce livre est précédemment paru sous le titre : Jack.

 

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Hervé Gagnon est un auteur que j’apprécie tout particulièrement, il m’a procuré de nombreuses et délicieuses heures de lecture avec plusieurs de ses séries historiques “Maléfica”, “Vengeance”, “Damné”, “Le talisman de Nergal”, pour ne citer que celles-ci.
C’est un passionné d’histoire et ses romans abordent régulièrement le thème de la Franc-Maçonnerie.

Dans “La légende de Jack”, l’auteur nous emmène à Montréal en 1891, quelques années après une série de meurtres sanglants perpétrés à Londres. Il revisite ainsi la légende de Jack l’éventreur en reprenant la thèse de l’implication de la famille royale d’Angleterre et celle de la Franc-Maçonnerie. Dès lors, transporté à Montréal, le récit prend une ambiance toute particulière.

Des prostituées sont sauvagement assassinées (égorgées et éviscérées). Face au silence et au mépris des autorités, Joseph Laflamme, jeune journaliste au “Canadien” dont il espère un poste à plein temps, va entreprendre des investigations afin de faire la lumière sur ces meurtres sordides. Mais très vite il va se retrouver au cœur même de l’affaire avec sa sœur Emma, ainsi que de deux policiers tout droits arrivés de Scotland Yard pour lui porter de l’aide. Mais à vouloir trop en faire, il va attirer l’attention du tueur et mettre sa vie et celle de ses proches en danger. Malgré tout, il va essayer de faire émerger la vérité !

L’assassin est-il le sinistre Jack l’éventreur qui aurait traversé l’Atlantique ou est-ce un imitateur ?

L’approche d’Hervé sur le récit m’a paru très intéressante, et je ne me suis pas ennuyé un seul instant.
Les interventions mettant en scène Jack sont fort bien décrites, avec une recherche et des détails approfondis. Les émotions des différents instigateurs sont aussi très bien décortiquées. Pas de temps mort et l’imagination d’Hervé nous soumet à rude épreuve grâce à une approche originale et différente de ce que j’avais pu lire jusqu’à présent sur le sujet. De plus, toutes les informations liées à la Franc-Maçonnerie donnent de la profondeur et de la richesse à cette enquête difficile dont les héros se sortiront non sans mal.

N’hésitez pas à découvrir ce passionnant thriller ésotérique et historique !

Quand à moi, je fonce directement lire le second volet de la trilogie, “Jeremiah”.
À suivre…

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Extraits :

« Essoufflé, les cheveux collés au front par la sueur, les vêtements maculés, les bras couverts de sang jusqu’aux coudes, un couteau de chirurgie à la main, l’homme se tenait debout près de la porte. L’odeur cuivré du sang, forte et pénétrante, lui faisait un peu tourner la tête tant il était fébrile. Il avait déjà tué auparavant, mais jamais la mort n’avait eu le même goût, les mêmes raffinements. Son art éclatait au grand jour. Ils étaient loin, les petits meurtres médiocres perpétrés à la sauvette de quelques coups de couteau maladroits. Maintenant, il tuait de façon suave, avec précision. Son œuvre avait enfin un sens. Il faisait le bien. »

« Le dortoir des grands était toujours si sombre. Il ne s’y trouvait qu’une veilleuse, posée sur une table, à chaque extrémité de la longue pièce remplie de lit alignés contre les murs. Dans chacun dormait un garçon qui avait l’âge où l’on quitte l’enfance pour devenir un homme. La nuit, ils étaient surveillés par des frères qui s’installaient dans la petite pièce du fond et faisaient des rondes. Et souvent au matin, un des garçons avait honte. Il suffisait de voir la façon dont il baissait les yeux pour le savoir. Personne ne disait rien. Tout le monde comprenait. Tout le monde avait eu honte au moins une fois.
La porte du surveillant grinça et la lumière qui éclairait la petite pièce se répandit dans le dortoir. Comme les autres, Joseph, crispé par l’angoisse sous ses couvertures, fit semblant de dormir en se concentrant pour respirer lentement. »

 

 

Historien et muséologue, auteur prolifique et maître du polar historique, Hervé Gagnon a connu un grand succès au Québec et en France avec ses séries Damné, Vengeance et Malefica.

Hervé Gagnon est né en 1963 à Chicoutimi au Canada.
Il détient un doctorat en histoire et une maîtrise en muséologie ce qui lui a permis d’enseigner ces matières dans diverses universités.
Depuis 1989, il travaille dans le domaine de la gestion et de la mise en valeur du patrimoine.
Depuis 2000, il a écrit seize romans pour la jeunesse, dont plusieurs ont été primés. Il est l’auteur de la très populaire saga Le Talisman de Nergal. Sa série Damné, adressée aux adultes, a comme toile de fond la croisade contre les Cathares au début du XIII e siècle. Sa nouvelle série, Malefica, dont les deux premiers tomes ( La Voie du livre et La Voie royale) ont paru en 2014 chez Hugo Roman, se penche sur les heures sombres de l’Inquisition et le sort des femmes guérisseuses. Le troisième volume, La Voie du sang, paraît en février 2015 chez le même éditeur.

La Légende de Jack (précédemment paru sous le titre : Jack), primé au Québec, est le premier opus des enquêtes de Joseph Laflamme.

Suspense, Thriller historique

La preuve ultime

de Peter James
Broché – 20 février 2020
Éditeur : Fleuve Noir Éditions

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À la recherche de la preuve ultime… de l’existence de Dieu.
Le journaliste d’investigation Ross Hunter a failli ne pas répondre à l’appel qui allait changer sa vie, et l’avenir de l’humanité pour toujours. Au bout du fil, un certain Harry Cook, ancien professeur d’histoire de l’art, lui demande de l’aider à révéler au monde sa récente découverte : la preuve irréfutable de l’existence de Dieu. Peu après avoir accepté la mission, Ross trouve le chercheur assassiné dans son appartement, ainsi que trois mystérieuses coordonnées géographiques. Décidé à honorer la dernière volonté de Cook, Ross se lance alors dans la quête de cette preuve ultime, au risque d’être éliminé avant d’atteindre son but.
Car menacer les grandes religions n’est pas sans danger…

“Nous sommes sur le territoire de Dan Brown, mais les athées et les croyants trouveront matière à réflexion dans cette épopée planétaire.” The Guardian

“Le roi du crime s’aventure dans le monde des miracles.” The Sunday Express

 

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Ross Hunter, journaliste d’investigation, met son travail au-dessus de tout, au risque de sa vie parfois. Un jour il reçoit un appel étrange. Un certain Harry F. Cook lui annonce qu’il sait où se trouvent les preuves irréfutables de l’existence de Dieu. D’abord peu intéressé, il finit par accepter de le rencontrer, plus par curiosité que par réel intérêt. Apprenant qu’il avait été “choisi” pour cette quête, entre scepticisme et curiosité Ross accepte. Ses recherches attireront très vite la convoitise et la jalousie. Dès lors, la mort rôdera autour de lui.

Ross va se lancer aux quatre coins du monde, dans une enquête susceptible de changer à tout jamais la face du monde. Plus il avancera dans ses recherches, plus il sera ébranlé dans ses propres convictions.
Et si le fils de Dieu était déjà revenu parmi nous ?

Cela faisait un petit moment que je ne m’étais pas attaqué à un thriller ésotérique… Peut-être parce que les derniers que j’avais lu malgré un bon suspense en général, finissaient un peu trop “facilement” pour moi. N’est pas Dan Brown qui veut !

Peter James est un auteur anglais que j’apprécie particulièrement pour ses polars et ses thrillers. Je me suis attaqué donc à ce pavé dans un genre dans lequel je ne l’attendais pas du tout, le “polar ésotérique”. Très vite je retrouve les caractéristiques de l’auteur, fluidité de l’écriture, personnages pour lesquels on éprouve de l’empathie, et beaucoup de suspense, mené par un rythme à cent à l’heure… Une mise en avant des travers de nos sociétés fort bien pointés.
Comme Ross j’ai rêvé au fur et à mesure de ma lecture, comme lui, j’avais envie de savoir quelle était cette Preuve Ultime…

Peter James a mis près de vingt-neuf ans de recherches et d’investigations avant de finaliser son roman.
Je me suis complètement laissé prendre dans les filets de ce récit plein de rebondissements, et pour lequel je ne me suis pas ennuyé un seul instant.

Êtes-vous prêt à vous lancez à la recherche de nos origines ?
Dans une quête moderne, haletante sur une croyance originelle ?

Pour moi, un excellent roman !

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Extraits :

« Mais l’émotion qui l’animait en ce moment, tandis qu’il pianotait sur le clavier de son ordinateur, c’était la colère. La colère d’avoir assisté au viol et au massacre de femmes et d’enfants par les talibans. La colère contre ce dont il avait été témoin la veille, dans une maison qu’il avant investi avec des soldats. Ils avaient d’abord découvert un homme âgé pendu et le corps nu d’une jeune femme à la gorge tranchée. Puis ils avaient entendu les sanglots d’une femme et avait trouvé l’épouse du pendu, cachée dans une armoire, à l’étage. Elle répétait en boucle le même mot. Un soldat afghan le traduisit à Ross.
« Pourquoi ? »
Lui-même se demandait ce que Dieu fabriquait. Trouvait-Il ce carnage amusant ? »
…/…
« Sa compagnie pharmaceutique et les autres, qu’elles soient petites ou grandes, dépendaient d’une seule chose : que personne ne trouve le remède miracle à toutes les maladies.
Elles ne faisaient de profits qu’en maintenant en vie des personnes souffrantes.
Le plus longtemps possible.
Sans jamais les guérir. »

 

 

Peter James (né en 1948 à Brighton, Grande-Bretagne) est un auteur de thriller et un producteur. Diplômé d’une école de cinéma, il a passé quelques années en tant que scénariste et producteur aux Etats-Unis. Sa vie se partage désormais entre le Sussex et son appartement de Notting Hill, à Londres. Il a publié près d’une vingtaine de romans traduits dans vingt-neuf langues et a reçu le prix Polar International 2006 du salon de Cognac et le prix Coeur Noir 2007.
Il compte parmi les auteurs de romans policiers les plus lus du Royaume-Uni, grâce notamment à la série mettant en scène le commissaire Roy Grace, traduite dans trente-quatre pays. En 2016, il a reçu le prestigieux Diamond Dagger Award pour l’ensemble de son œuvre. Il revient aujourd’hui avec une nouvelle aventure, centrée autour de la question de l’existence de Dieu, qui s’est hissée dès sa sortie en tête des meilleures ventes en Angleterre.

Émotion, Histoire, Noir, Thriller historique

Block 46

Johana Gustawsson (Auteur)
Broché – 21 octobre 2016
Éditeur : Bragelonne

Falkenberg. Le commissaire Bergström découvre le cadavre terriblement mutilé d’une femme.

Londres. Profileuse de renom, Emily Roy enquête sur une série de meurtres d’enfants. Les corps présentent les mêmes blessures que la victime suédoise : trachée sectionnée, yeux énucléés et un mystérieux Y gravé sur le bras.

Étrange serial killer, qui change de lieu de chasse et de type de proie…

En Suède, Emily retrouve Alexis Castells, une écrivaine spécialisée dans les tueurs en série. Ensemble, elles se lancent dans une traque qui va les conduire jusqu’aux atrocités du camp de Buchenwald, en 1944.

Entre grande Histoire et liens familiaux, Block 46, le premier roman de Johana Gustawsson, a conquis plus de dix pays. Petite-fille de déporté, elle plonge au cœur de la folie meurtrière et ravive la mémoire des crimes nazis.

 

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Bonjour à toutes et à tous…

Cela faisait un moment que ce livre me narguait dans ma PAL.

Ma première impression, le style de l’auteur est très fluide, les chapitres courts donnant du rythme, avec un va-et-vient passé/présent bien ficelé. Une histoire captivante menée avec beaucoup d’émotion de manière très habile. Je me suis laissé embarquer facilement malgré les nombreux personnages du récit.

J’ai beaucoup aimé aussi l’alternance entre l’enquête et la progression du « tueur » dans le temps.

Johana Gustawsson joue avec le lecteur. Elle fait monter la pression, en dévoilant au fur et à mesure les atrocités commises par les nazis à Buchenwald, et en parallèles les meurtres perpétrés par nos deux tueurs en série.
Au bout d’un moment, j’ai trouvé les deux coupables. Je me suis dit “C’est dommage, c’est bien écrit, mais le suspense est vite tombé”.  J’ai continué le roman bien sûr, appréciant le coté littéraire, mais surtout fier “pour une fois” d’avoir trouvé l’énigme assez vite !

Puis une nouvelle accélération dans l’enquête. Et…

… Je me suis rendu compte que je m’étais fourvoyé.
Bravo Johana, tu m’as bien eu !!!

Et, éclate encore la magie de l’écrivain, par petites doses régulièrement insufflées, tu nous as menée là où tu le voulais et ce n’en est que mieux !
Excellent final donc, que je n’ai pas vu venir du tout !
Johana tire les ficelles de son thriller n’hésitant pas à nous mener (avec joie sûrement) vers de nombreuses fausses pistes !

Un premier roman haletant que je conseille à tous les lecteurs de thrillers.
Avec ce genre de récit, une fois que je suis ferré, j’ai beaucoup de mal a décrocher.
Quel bonheur… Merci Johana.

Il ne me reste plus qu’à passer aux suivants !

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Extrait :

« Il pose des gazes autour des orbites et de l’ouverture qu’il a tracée dans le cou de l’enfant. Avec une lingette antiseptique, il lui nettoie le front, le nez et les joues marbrées de traces sombres. Puis les épaules, le buste et le nombril, où il dépose délicatement une boule de coton pour absorber le sang. Il jette le coton imbibé et termine le nettoyage avec une lingette propre enroulée au bout de son doigt, qu’il passe dans les méandres des oreilles, sur les ailes du nez et dans les plis du nombril strié.
Il hôte la combinaison blanche, le masque, les couvre-chaussures et la charlotte, et se faufile dans le petit coin-cuisine aménagé juste à côté de l’atelier. Il attrape une olive qui traîne dans un ramequin de terre cuite et, tout en la grignotant, tranche le citron vert qu’il laisse toujours sur l’évier. Il jette la rondelle dans son verre et la noie sous de l’eau pétillante. Il en avale une lampée en fermant les yeux. Les bulles frémissent sur sa langue et rebondissent sur son palais.
Bon sang, qu’il avait soif. »

 

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Johana Gustawsson participe à l’écriture d’une biographie de la comédienne Laetitia Milot, avec qui elle co-écrit le thriller “On se retrouvera”.

Elle publie chez l’éditrice Lilas Seewald en 2015, “Block 46”, son premier roman policier, qui mélange les genres policier et historique et a pour héroïnes Emily Roy et Alexis Castells, deux enquêtrices.

Elle est invitée en 2016 au 8e Festival international des littératures policières de Toulouse, et présente à la Foire du Livre de Bruxelles en mars 2017 et à la 21e édition de Polar Lens. Elle anime également la même année un café littéraire à l’occasion de la 3e édition du salon du livre d'(‘H)ivers à Louvigné-du-Désert.

Le deuxième titre des enquêtes de Emily Roy et Alexis Castells, “Mör”, est publié en mars 2017.

Après avoir vécu 7 ans à Paris, elle part vivre à Londres en 2009, et y vit avec son fils et son mari suédois.

Polar historique, Thriller historique

Les fantômes du passé

de Gaëlle Perrin-Guillet
Broché – 22 août 2018
Éditeur : City Edition

Londres, 1893 : une calèche explose, tuant sur le coup un notable. La police est désemparée, d’autant que le meilleur inspecteur de la ville, Henry Wilkes, a rendu son insigne. Aux prises avec ses démons intérieurs, il dépérit sous le regard inquiet de son fidèle Billy, le gamin des rues qu’il a recueilli.

Mais quand le « meurtre de la calèche » prend une autre dimension, Henry ne peut rien faire d’autre que reprendre du service. En effet, tous les indices désignent un coupable : Gareth, le propre frère d’Henry… mort des années plus tôt ! Est-ce une machination ? Ou bien son frère serait-il encore vivant ?

L’inspecteur déchu risque fort de réveiller les fantômes du passé dans cette ville où trahison et mensonges sont monnaie courante et où le danger est à chaque coin de rue…

 

2020_019_Perrin-Guillet Gaëlle - Les fantômes du passé

 

Bonjour à toutes et à tous.

Cela faisait un moment que j’avais ce roman dans ma PAL… Comme j’essaye de lire les livres, dans la mesure du possible, dans leur ordre d’arrivée, pour certains d’entre vous… il faut encore patienter !

Quel plaisir de retrouver notre duo Henry Wikes, qui n’est pas au meilleur de sa forme et Billy Benett qui va découvrir les prémisses de l’amour. Cette suite directe est le digne prolongement du superbe « Soul of London “, qui m’avait déjà envouté par son charme délicieusement désuet du vieux LONDRES de la fin du XIXe siècle. Cela me fait toujours plaisir de voyager dans le temps et dans des lieux différents lors de mes lectures, et là, je suis servi !

Dans ce roman la ville de Londres est un personnage à part entière… L’ambiance est magnifique, les lumières, les couleurs, les odeurs aussi ! Gaëlle m’a complètement amené dans son monde qui aurait pu être suranné, mais pas du tout. Londres vit et vibre au rythme d’une modernité balbutiante qui petit à petit va transformer la ville. L’électricité se met en place, le téléphone aussi, les rues se font de plus en plus bruyante à cause des voitures à moteurs… C’est dans ce “nouveau monde” que nos compères vont mener leur nouvelles enquête toute en subtilité.

Les personnages du premier tome se sont étoffés et prennent une place importante dans ce récit qui vous mènera comme moi j’en suis sûr de surprises en surprises.
Gaëlle est une vraie conteuse, qui n’a d’autre ambition que celle de nous divertir…
… Et elle le fait drôlement bien !!!

À lire de préférence derrière une bonne tasse de Earl Grey !

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Extrait :
   « Soudain, une voix claire comme de l’eau submergea le tumulte des hommes et tous se turent dans l’instant.
   La jeune femme s’était mise à chanter et, pour que chacun puisse l’admirer à sa juste valeur, elle monta sur le bar. Les hommes levèrent la tête pour la regarder, et le silence pris place. Seule cette voix envoûtante raisonnait dans la petite salle. Pas un souffle, pas un murmure. Tous étaient suspendus aux lèvres de la jeune femme qui chantait l’histoire de Molly Malone. Même Morris, qui ne connaissait rien à ce chant irlandais, était comme hypnotisé.
   Cette femme dégageait quelque chose d’irréel et de fort, le tout sous une épaisse couche de tendresse dans laquelle on avait envie de se blottir au coin d’un feu et oublier le monde.
Et, à en croire l’expression qu’il lisait sur le visage de ceux qui l’entourait, il n’était pas le seul à être sous le charme. »

 

 

Gaëlle Perrin-Guillet est l’auteure de plusieurs romans policiers distingués par des prix littéraires. Avec Les Fantômes du passé, elle signe un nouveau volet de la série d’enquêtes de Henry Wilkes et Billy Bennett, qui se situent dans le Londres du XIXe siècle.

Thriller historique

Code Salamandre

de Samuel Delage
Broché – 14 mars 2019
Éditeur : Mon poche

Lorsque son professeur de l’École du Louvre décède, Yvan Sauvage, expert en art et commissaire-priseur, se retrouve légataire d’un secret prodigieux : le vieil homme était sur le point de déchiffrer un code menant à l’un des trésors les mieux gardés du règne de François Ier. Yvan n’a alors de cesse de résoudre l’énigme. Marion, jeune étudiante à la Sorbonne, entre dans son jeu, et le duo se lance avec une énergie farouche dans le décryptage des messages codés que recèlent les châteaux, statuaires et monuments édifiés par les architectes de l’époque, dont Léonard de Vinci. Puis ils explorent des itinéraires dont la cartographie occulte et étonnamment précise de la Renaissance a fixé le tracé. Tout à leur quête, les deux jeunes gens sont inconscients du danger qui les guette, tandis qu’un homme épie leurs moindres faits et gestes sous les ordres d’un mystérieux commanditaire. La recherche érudite et la résolution du code Salamandre pourraient bien déclencher une traque sanguinaire…

 

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Bonjour à toutes et à tous…

Je découvre un nouvel auteur, avec lequel j’avais pu discuter un peu, lors du Salon Paris VII. J’ai toujours beaucoup aimé les romans qui parlent d’Histoire. Avec “Code Salamandre”, malgré un côté “thriller historique très bien documenté”, l’écriture est agréable et très fluide. J’ai pris beaucoup de plaisir à sa lecture. J’imagine difficilement les recherches réalisées par l’auteur, mais vous pourrez vous rendre compte un peu, à la fin du roman, dans la postface où Samuel détaille certains éléments historiques.

François 1er est le pivot de ce roman avec sa célèbre Salamandre. Des messages à décoder, des carrés magiques, le tout entouré de plusieurs morts et de mystères. Samuel m’a transporté dans son univers historique et ésotérique. Une très belle quête qui va vous plonger dans les arcanes de la renaissance…

Samuel excelle aussi dans ses dialogues, il a une façon incroyable de gérer les “timings” donnant ainsi un effet “page-tuner” à son récit.
J’ai plongé régulièrement dans ses ambiances, sombres ou rafraichissantes, qui m’ont fait voyager à travers plusieurs régions de France…

Excellent thriller. On ne s’ennuie pas un instant. À lire !

Mais attention !
Un mystérieux tueur en série suit nos deux enquêteurs…

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Extrait :
« – On ne met pas en place un tel système pour distraire les érudits, dit Yvan.
– Combien d’œuvre, de trésors religieux, de reliques restent encore introuvables, comme l’Arche d’alliance !
– Il n’y a pas que cela, Marion. Les explications concernant certains travaux n’ont toujours pas de livré leur secret. Prends Léonard de Vinci. La plupart de ses inventions dont on a les croquis ou les maquettes ne fonctionnent pas ou ne sont pas abouties. Pourtant, elles fourmillent de détails étonnants d’ingéniosité. Aurait-il hérité de savoirs techniques oubliés ? Le mythe de l’Âge d’or a toujours hanté les peuples, sans parler de celui de l’Atlantide. Or de nombreuses Recherches géologiques et scientifiques tendent à prouver qu’il a bien existé un « avant ». Je ne sais pas vers quoi nous allons, mais ce qui est certain, c’est que ceux qui ont créé ce labyrinthe n’avait pas envie de laisser leur secret mourir avec eux.
– À nous de répondre à leur attente ! »

 

 

Né en 1978 à Angers, Samuel Delage est scénariste et auteur de romans à suspense. Il est également chroniqueur livres sur France 3 et a créé le site Internet Les Petits Mots des Libraires. Code Salamandre est le premier opus d’une série romanesque avec deux personnages récurrents – Yvan Sauvage, expert en art et commissaire-priseur, et Marion Evans, historienne de l’art – que l’on retrouve dans Cabale Pyramidion (Albin Michel 2015) et Arcances Medicis (de Borée 2018).

Émotion, Histoire, Philosophique, Thriller historique

Pour un instant d’éternité

Pour un instant d’éternité
de Gilles Legardinier (Auteur)
Broché – (2 octobre 2019)
Éditeur : Flammarion

Vincent sait mieux que personne ce qu’est un secret. Spécialiste des passages dérobés, c’est à lui que les riches et les puissants font discrètement appel pour dissimuler leurs trésors ou s’aménager des issues indétectables. Alors que Paris célèbre l’Exposition universelle et sa phénoménale tour Eiffel, Vincent et son équipe deviennent soudain la cible de tentatives d’assassinat. La mort rôde désormais autour d’eux. Un de leurs clients cherche-t-il à effacer ce qu’ils savent de lui ? Sont-ils traqués par des pouvoirs occultes ? Quelle est cette ombre qui peut les frapper n’importe où, n’importe quand ? Dans une époque bouleversée, confronté à des mystères surgis d’un autre temps, Vincent va tout faire pour déjouer la menace et sauver les siens. Ce qu’il s’apprête à découvrir va faire voler en éclats tout ce qu’il croyait savoir du monde…

 

2020_006_Gilles Legardinier - Pour un instant d'éternité

 

Bonjour à toutes et à tous…

J’ai découvert Gilles Legardinier en 2009 avec ses tout premiers thrillers et j’ai très vite adhéré à son univers.
Lorsqu’il a commencé à écrire de la comédie, j’ai d’abord été surpris, puis j’ai alors découvert une autre facette de Gilles, son empathie et son regard sur les autres, la capacité aussi de changer complètement de style et de me faire rire dans les transports comme je n’avais encore jamais ris.

Le hasard de la vie a fait que ma femme connaissait depuis quelques années, Pascale, sa femme.
Nous nous sommes rencontré et j’ai pu découvrir ce personnage hors du commun. J’ai eut ensuite la chance de travailler pour lui et de réaliser plusieurs de ses couvertures. Alors si vous ne connaissez pas encore Gilles, n’hésitez plus, vous découvrirez l’un des auteurs les plus intéressants de sa génération…
Chacun de ses romans est différent, plein de vie, avec des personnages dans lesquels on se reconnaît tous, régulièrement.

Dans ce roman, dès les premières lignes, je me suis retrouvé dans le Paris de la fin du XIXe siècle. Un Paris qui commence à peine à entrer dans l’ère moderne, l’ère industrielle. La mise en place de nouvelles rues, les premières automobiles. Un cadre superbement restitué avec des descriptions qui sont si justes que j’ai pu visualiser parfaitement les quartiers décrits avec un soin minutieux pour être au plus près de la réalité. Paris est un personnage à part entière du roman.

Mais parlons un peu des personnages, hauts en couleur, finement décrits auxquels je me suis attaché immédiatement.
Dans ce Paris qui s’emballe vers le modernisme, eux sont artistes, poètes, ouvriers ingénieux, au grand cœur, ils forment une véritable famille unie et soudée, même dans les moments les plus délicats.

Gilles a trouvé une intrigue vraiment travaillée qui réserve son lot de surprises et de rebondissements.
Aventures, sociétés secrètes, mystères, passages secrets, souterrains piégés, mais “Pour un instant d’éternité” est aussi une belle histoire d’amitié, d’amour et de solidarité.

Encore une fois Gilles est arrivé à me surprendre, à m’embarquer là, où je ne l’attendais pas, tout en conservant ce style qui lui va si bien. J’attends avec impatience son prochain roman.

Un grand bravo à Chloé, sa fille, pour le travail fantastique de recherche réalisée.
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Extrait :
« Documents, objets sacrés… La quintessence de ce qui a produit nos civilisations. Tout ceci est aujourd’hui menacé. Notre siècle a entrepris de remodeler Paris. On coupe les quartiers, on recompose les espaces. On ouvre sans cesse de nouvelles voies. Pour la première fois depuis que Lutèce a vu le jour, on ne se contente plus de s’étendre, on fait désormais table rase de ce qui a toujours existé pour bâtir du neuf. On chasse ceux qui sont là depuis des générations pour faire la place à d’autres, plus fortunés. On rase des milliers d’habitations, on efface les collines, on perce, on arrache, on restructure pour bâtir de nouveaux logements, des restaurants, des boutiques et des lieux de distraction. La ville dévore ses faubourgs pour y installer les usines capables de produire tout ce dont le nouveau peuple à si faim. Les métiers utiles disparaissent au profit de nouvelles professions qui ne comblent plus aucun besoin, mais des envies. Les géographies évoluent avec les mentalités. »

 

Né en 1965, Gilles Legardinier est abandonné à la naissance devant la porte d’une chapelle du 6ème arrondissement de Paris et est recueilli par une famille d’accueil, comme il le raconte dans Vaut-il mieux être toute petite ou abandonné à la naissance ? publié en 2017 avec Mimie Mathy. Il travaille sur les plateaux de cinéma américains et anglais, notamment comme pyrotechnicien. Il réalise également des films publicitaires, des bandes-annonces et des documentaires sur plusieurs blockbusters.

Il se consacre aujourd’hui à la communication pour le cinéma pour de grandes sociétés de production, ainsi qu’à l’écriture de scénarios de bandes dessinées et de romans. Alternant des genres très variés, il s’illustre en littérature d’enfance et de jeunesse avec, notamment, Le Sceau des Maîtres (2002), mais aussi dans le thriller avec L’Exil des Anges (Prix SNCF du polar 2010) et Nous étions les hommes (2011), et, plus récemment, dans le roman humoristique, ce qui lui vaut un succès international avec Demain j’arrête ! (2011), Complètement cramé ! (2012), Et soudain tout change (2013), ça peut pas rater ! (2014), Quelqu’un pour qui trembler (2015) , Le Premier Miracle (2016), Une fois dans ma vie (2017) et Pour un instant d’éternité (2019).

En quelques livres seulement, Gilles Legardinier s’est imposé comme un auteur majeur, à part, capable de nous faire éclater de rire avec des sujets graves ou de faire surgir l’extraordinaire d’un quotidien que son imagination débordante fait pétiller. Son succès phénoménal s’explique sans doute par son aptitude à parler intimement à chacun.

Thriller, Thriller historique

Conspiration

Conspiration
de Eric GIACOMETTI (Auteur), Jacques RAVENNE (Auteur)
Broché – 16 mai 2018
Éditeur : Pocket

De nos jours, à Paris, trente hommes, femmes et enfants se jettent d’un immeuble.
Le commissaire franc-maçon, Antoine Marcas, est mis sur l’enquête. Ses recherches vont le conduire au cœur de la société la plus secrète et élitiste des États-Unis, la Skull and Bones. Une organisation qui rassemble des anciens présidents américains et l’aristocratie des affaires. Étrangement, l’un de ses membres vient de se suicider à Washington alors qu’il s’apprêtait à faire des révélations sur une puissante multinationale.

Deux siècles plus tôt, en pleine Révolution française, l’inspecteur Ferragus est lancé par Danton sur les traces d’une implacable confrérie. Entre la prison du Grand Châtelet et la basilique Saint-Denis, il va découvrir l’incroyable secret de la lignée des rois de France. Quel mystère issu des profondeurs de l’Histoire unit ces deux enquêtes ?

2019_33-Giacometti Ravenne Conspiration

Bonjour à toutes et à tous…

J’ai lu tous les “Eric Giacommeti et Jacques Ravenne” depuis le Rituel de l’Ombre…
Je ne sais pas si je serai objectif, mais je vais quand même essayer en mettant de coté le fait que je suis vraiment fan et que Dan Brown n’a qu’à bien se tenir !

Tout d’abord l’écriture.
Fidèles à la recette qui a fait leur succès, c’est toujours aussi visuel et les chapitres très courts s’enchainent à toute vitesse pour notre plus grand plaisir.

Eric et Jacques, nous entraînent dans le temps et dans l’espace (ici de nos jours entre Paris et les États-Unis) et nous plongent aussi dans “l’après” Révolution française. Toujours très bien documenté et très agréable à lire, chaque chapitre alterne entre 1793, et le présent…

Mystères, intrigues et suspens, j’avoue que je ne me lasse pas des aventures d’Antoine Marcas, qui sont à chaque fois au rendez-vous !

Livre passionnant.
Si vous aimez les thriller historique, je ne peux que vous conseiller la lecture de ce très bon roman.

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Extrait :

« Souvent à raison, parfois à tort, il restait persuadé que tout livre portait en soi une promesse d’intelligence. Le seul fait de les contempler, de palper leur reliure, d’ouvrir quelques pages, c’était déjà imbiber son esprit d’une encre ruisselante de savoir. Devant une bibliothèque, il était comme un glouton affamé face à une vitrine gorgée de délicieuses pâtisseries. »

Éric Giacometti, écrivain, a été journaliste d’investigation, puis chef de service à la rubrique économie au Parisien / Aujourd’hui en France. Il a enquêté à la fin des années 1990 sur la franc-maçonnerie, dans le volet des affaires sur la Côte d’Azur. En 2016, il est devenu le nouveau scénariste des aventures de Largo Winch en bande dessinée.

Jacques Ravenne, lui aussi écrivain, spécialiste de l’étude de manuscrits, est maître franc-maçon. Il intervient régulièrement dans des conférences et colloques sur la franc-maçonnerie. Conscient du fantasme suscité autour de sa fraternité, et de ses dérives, il reste attentif à une description rigoureuse de cet univers et de ses rituels.

Amis depuis l’adolescence, férus de symbolique et d’ésotérisme, ils ont inauguré leur collaboration littéraire en 2005 avec Le Rituel de l’ombre, premier opus de la série consacrée aux enquêtes du commissaire franc-maçon Antoine Marcas. Ce duo, unique, du profane et de l’initié, a vendu plus de 2 millions d’exemplaires en France. La série, traduite dans 17 langues, du Japon aux États-Unis, a été adaptée en bande dessinée par les Éditions Delcourt. L’Empire du Graal a paru en 2016 aux Éditions JC Lattès. Il est suivi, en 2017, de Conspiration. Leur nouvelle série, Soleil noir, a paru en 2018 chez le même éditeur.

Thriller historique

“L’Affaire des Corps sans Tête” (T.1) de Jean-Christophe Portes

L’Affaire des Corps sans Tête (T.1)
de Jean-Christophe Portes (Auteur)
Poche – 31 mai 2017
Éditeur : City Edition

1791. On découvre des cadavres dans la Seine, nus et la tête coupée. Malgré l’émoi populaire, Victor Dauterive, jeune officier de la nouvelle Gendarmerie n’a guère le temps de s’en préoccuper : Lafayette, son mentor, l’a chargé d’arrêter Marat, ce dangereux agitateur qui appelle au meurtre des aristocrates. Mais la mission tourne vite au cauchemar.

Les vainqueurs de la Bastille sont-ils de vrais patriotes ou des activistes corrompus ? Existe-t-il vraiment un Comité secret agissant en sous-main pour le roi ? Et n’y aurait-il pas un lien avec ces corps flottant dans la Seine ? Peu à peu, Victor Dauterive lève le voile sur un effrayant complot, une conspiration qui pourrait changer le cours de la Révolution…

Une enquête de Victor Dauterive dans la France révolutionnaire.

2019_010_Jean-Christoph Portes - l'affaire des corps sans tete

Bonjour à toutes et à tous…

Il y a quelques semaines j’ai rencontré Jean-Christophe Portes par hasard dans ma banque. Il est venu vers moi nous avons discuté un peu, puis avons décidé de nous revoir. C’était la bonne occasion pour le lire. Cela faisait un moment que je voyais ses romans dans divers blog.
Du coup, un peu de pression à la lecture de ce roman que j’avais vraiment envie de lire ainsi que le reste de la saga de Victor Dauterive…

Au début, j’ai un peu peiné. Des phrases très bien écrites auxquelles nous ne sommes plus tellement habitué.
Il a fallu que je m’accroche car beaucoup de personnages et, un début avec assez peu d’action. J’ai trouvé le personnage principal, Victor Dauterive très attachant, mais un peu jeune comme gendarme, mais toujours cette très belle écriture et, petit à petit, j’ai trouvé mon rythme.
Finalement par le contexte historique j’ai aimé ce roman surtout, lorsque l’intrigue est devenue prenante, là, il m’a été difficile d’arrêter ma lecture.
Une belle histoire policière qui se déroule au début de la Révolution française.

Un bon moment de lecture, malgré le début un peu lent. Écriture vraiment superbe et un final qui est un vrai régal. À suivre…
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Extrait :
« Mercredi 15 juin 1791 L’affaire avait fait grand bruit. Pendant deux jours, on ne parla plus que de ses affreux meurtres, si bien que les jeunes filles du quartier Saint-Marceau se mirent à éviter de circuler seules le soir. On avait multiplié les gardes et les patrouilles, mais aucune d’entre elles ne remit la main sur ce jeune officier sanguinaire. La ravaudeuse, surtout, vit au quotidien bouleversé. Plusieurs hommes vinrent l’interroger chez elle, puis on l’emmena à la maison commune de la section où l’attendait un commissaire vêtu de noir, à la mine sévère. L’homme parlait remarquablement, aussi bien qu’un curé, mais ses manières étaient brusques. Flanqué de deux gardes nationaux, il lui posa des questions à l’étourdir, toujours les mêmes. S’avait-elle où le jeune homme avait quelque refuge ? Qu’avait-elle vu le jour des meurtres. »

 

Après des études à l’Ecole Nationale de Arts Décoratifs, Jean-Christophe Portes est devenu journaliste et réalisateur. Auteur de documentaires d’investigation ou d’histoire,
il travaille pour les principales chaînes de télévision.
Il est également l’auteur de L’affaire de l’homme à l’escarpin (City).