Émotion, Histoire, Noir, Thriller historique

Block 46

Johana Gustawsson (Auteur)
Broché – 21 octobre 2016
Éditeur : Bragelonne

Falkenberg. Le commissaire Bergström découvre le cadavre terriblement mutilé d’une femme.

Londres. Profileuse de renom, Emily Roy enquête sur une série de meurtres d’enfants. Les corps présentent les mêmes blessures que la victime suédoise : trachée sectionnée, yeux énucléés et un mystérieux Y gravé sur le bras.

Étrange serial killer, qui change de lieu de chasse et de type de proie…

En Suède, Emily retrouve Alexis Castells, une écrivaine spécialisée dans les tueurs en série. Ensemble, elles se lancent dans une traque qui va les conduire jusqu’aux atrocités du camp de Buchenwald, en 1944.

Entre grande Histoire et liens familiaux, Block 46, le premier roman de Johana Gustawsson, a conquis plus de dix pays. Petite-fille de déporté, elle plonge au cœur de la folie meurtrière et ravive la mémoire des crimes nazis.

 

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Bonjour à toutes et à tous…

Cela faisait un moment que ce livre me narguait dans ma PAL.

Ma première impression, le style de l’auteur est très fluide, les chapitres courts donnant du rythme, avec un va-et-vient passé/présent bien ficelé. Une histoire captivante menée avec beaucoup d’émotion de manière très habile. Je me suis laissé embarquer facilement malgré les nombreux personnages du récit.

J’ai beaucoup aimé aussi l’alternance entre l’enquête et la progression du « tueur » dans le temps.

Johana Gustawsson joue avec le lecteur. Elle fait monter la pression, en dévoilant au fur et à mesure les atrocités commises par les nazis à Buchenwald, et en parallèles les meurtres perpétrés par nos deux tueurs en série.
Au bout d’un moment, j’ai trouvé les deux coupables. Je me suis dit “C’est dommage, c’est bien écrit, mais le suspense est vite tombé”.  J’ai continué le roman bien sûr, appréciant le coté littéraire, mais surtout fier “pour une fois” d’avoir trouvé l’énigme assez vite !

Puis une nouvelle accélération dans l’enquête. Et…

… Je me suis rendu compte que je m’étais fourvoyé.
Bravo Johana, tu m’as bien eu !!!

Et, éclate encore la magie de l’écrivain, par petites doses régulièrement insufflées, tu nous as menée là où tu le voulais et ce n’en est que mieux !
Excellent final donc, que je n’ai pas vu venir du tout !
Johana tire les ficelles de son thriller n’hésitant pas à nous mener (avec joie sûrement) vers de nombreuses fausses pistes !

Un premier roman haletant que je conseille à tous les lecteurs de thrillers.
Avec ce genre de récit, une fois que je suis ferré, j’ai beaucoup de mal a décrocher.
Quel bonheur… Merci Johana.

Il ne me reste plus qu’à passer aux suivants !

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Extrait :

« Il pose des gazes autour des orbites et de l’ouverture qu’il a tracée dans le cou de l’enfant. Avec une lingette antiseptique, il lui nettoie le front, le nez et les joues marbrées de traces sombres. Puis les épaules, le buste et le nombril, où il dépose délicatement une boule de coton pour absorber le sang. Il jette le coton imbibé et termine le nettoyage avec une lingette propre enroulée au bout de son doigt, qu’il passe dans les méandres des oreilles, sur les ailes du nez et dans les plis du nombril strié.
Il hôte la combinaison blanche, le masque, les couvre-chaussures et la charlotte, et se faufile dans le petit coin-cuisine aménagé juste à côté de l’atelier. Il attrape une olive qui traîne dans un ramequin de terre cuite et, tout en la grignotant, tranche le citron vert qu’il laisse toujours sur l’évier. Il jette la rondelle dans son verre et la noie sous de l’eau pétillante. Il en avale une lampée en fermant les yeux. Les bulles frémissent sur sa langue et rebondissent sur son palais.
Bon sang, qu’il avait soif. »

 

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Johana Gustawsson participe à l’écriture d’une biographie de la comédienne Laetitia Milot, avec qui elle co-écrit le thriller “On se retrouvera”.

Elle publie chez l’éditrice Lilas Seewald en 2015, “Block 46”, son premier roman policier, qui mélange les genres policier et historique et a pour héroïnes Emily Roy et Alexis Castells, deux enquêtrices.

Elle est invitée en 2016 au 8e Festival international des littératures policières de Toulouse, et présente à la Foire du Livre de Bruxelles en mars 2017 et à la 21e édition de Polar Lens. Elle anime également la même année un café littéraire à l’occasion de la 3e édition du salon du livre d'(‘H)ivers à Louvigné-du-Désert.

Le deuxième titre des enquêtes de Emily Roy et Alexis Castells, “Mör”, est publié en mars 2017.

Après avoir vécu 7 ans à Paris, elle part vivre à Londres en 2009, et y vit avec son fils et son mari suédois.

Polar historique, Thriller historique

Les fantômes du passé

de Gaëlle Perrin-Guillet
Broché – 22 août 2018
Éditeur : City Edition

Londres, 1893 : une calèche explose, tuant sur le coup un notable. La police est désemparée, d’autant que le meilleur inspecteur de la ville, Henry Wilkes, a rendu son insigne. Aux prises avec ses démons intérieurs, il dépérit sous le regard inquiet de son fidèle Billy, le gamin des rues qu’il a recueilli.

Mais quand le « meurtre de la calèche » prend une autre dimension, Henry ne peut rien faire d’autre que reprendre du service. En effet, tous les indices désignent un coupable : Gareth, le propre frère d’Henry… mort des années plus tôt ! Est-ce une machination ? Ou bien son frère serait-il encore vivant ?

L’inspecteur déchu risque fort de réveiller les fantômes du passé dans cette ville où trahison et mensonges sont monnaie courante et où le danger est à chaque coin de rue…

 

2020_019_Perrin-Guillet Gaëlle - Les fantômes du passé

 

Bonjour à toutes et à tous.

Cela faisait un moment que j’avais ce roman dans ma PAL… Comme j’essaye de lire les livres, dans la mesure du possible, dans leur ordre d’arrivée, pour certains d’entre vous… il faut encore patienter !

Quel plaisir de retrouver notre duo Henry Wikes, qui n’est pas au meilleur de sa forme et Billy Benett qui va découvrir les prémisses de l’amour. Cette suite directe est le digne prolongement du superbe « Soul of London “, qui m’avait déjà envouté par son charme délicieusement désuet du vieux LONDRES de la fin du XIXe siècle. Cela me fait toujours plaisir de voyager dans le temps et dans des lieux différents lors de mes lectures, et là, je suis servi !

Dans ce roman la ville de Londres est un personnage à part entière… L’ambiance est magnifique, les lumières, les couleurs, les odeurs aussi ! Gaëlle m’a complètement amené dans son monde qui aurait pu être suranné, mais pas du tout. Londres vit et vibre au rythme d’une modernité balbutiante qui petit à petit va transformer la ville. L’électricité se met en place, le téléphone aussi, les rues se font de plus en plus bruyante à cause des voitures à moteurs… C’est dans ce “nouveau monde” que nos compères vont mener leur nouvelles enquête toute en subtilité.

Les personnages du premier tome se sont étoffés et prennent une place importante dans ce récit qui vous mènera comme moi j’en suis sûr de surprises en surprises.
Gaëlle est une vraie conteuse, qui n’a d’autre ambition que celle de nous divertir…
… Et elle le fait drôlement bien !!!

À lire de préférence derrière une bonne tasse de Earl Grey !

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Extrait :
   « Soudain, une voix claire comme de l’eau submergea le tumulte des hommes et tous se turent dans l’instant.
   La jeune femme s’était mise à chanter et, pour que chacun puisse l’admirer à sa juste valeur, elle monta sur le bar. Les hommes levèrent la tête pour la regarder, et le silence pris place. Seule cette voix envoûtante raisonnait dans la petite salle. Pas un souffle, pas un murmure. Tous étaient suspendus aux lèvres de la jeune femme qui chantait l’histoire de Molly Malone. Même Morris, qui ne connaissait rien à ce chant irlandais, était comme hypnotisé.
   Cette femme dégageait quelque chose d’irréel et de fort, le tout sous une épaisse couche de tendresse dans laquelle on avait envie de se blottir au coin d’un feu et oublier le monde.
Et, à en croire l’expression qu’il lisait sur le visage de ceux qui l’entourait, il n’était pas le seul à être sous le charme. »

 

 

Gaëlle Perrin-Guillet est l’auteure de plusieurs romans policiers distingués par des prix littéraires. Avec Les Fantômes du passé, elle signe un nouveau volet de la série d’enquêtes de Henry Wilkes et Billy Bennett, qui se situent dans le Londres du XIXe siècle.

Thriller historique

Code Salamandre

de Samuel Delage
Broché – 14 mars 2019
Éditeur : Mon poche

Lorsque son professeur de l’École du Louvre décède, Yvan Sauvage, expert en art et commissaire-priseur, se retrouve légataire d’un secret prodigieux : le vieil homme était sur le point de déchiffrer un code menant à l’un des trésors les mieux gardés du règne de François Ier. Yvan n’a alors de cesse de résoudre l’énigme. Marion, jeune étudiante à la Sorbonne, entre dans son jeu, et le duo se lance avec une énergie farouche dans le décryptage des messages codés que recèlent les châteaux, statuaires et monuments édifiés par les architectes de l’époque, dont Léonard de Vinci. Puis ils explorent des itinéraires dont la cartographie occulte et étonnamment précise de la Renaissance a fixé le tracé. Tout à leur quête, les deux jeunes gens sont inconscients du danger qui les guette, tandis qu’un homme épie leurs moindres faits et gestes sous les ordres d’un mystérieux commanditaire. La recherche érudite et la résolution du code Salamandre pourraient bien déclencher une traque sanguinaire…

 

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Bonjour à toutes et à tous…

Je découvre un nouvel auteur, avec lequel j’avais pu discuter un peu, lors du Salon Paris VII. J’ai toujours beaucoup aimé les romans qui parlent d’Histoire. Avec “Code Salamandre”, malgré un côté “thriller historique très bien documenté”, l’écriture est agréable et très fluide. J’ai pris beaucoup de plaisir à sa lecture. J’imagine difficilement les recherches réalisées par l’auteur, mais vous pourrez vous rendre compte un peu, à la fin du roman, dans la postface où Samuel détaille certains éléments historiques.

François 1er est le pivot de ce roman avec sa célèbre Salamandre. Des messages à décoder, des carrés magiques, le tout entouré de plusieurs morts et de mystères. Samuel m’a transporté dans son univers historique et ésotérique. Une très belle quête qui va vous plonger dans les arcanes de la renaissance…

Samuel excelle aussi dans ses dialogues, il a une façon incroyable de gérer les “timings” donnant ainsi un effet “page-tuner” à son récit.
J’ai plongé régulièrement dans ses ambiances, sombres ou rafraichissantes, qui m’ont fait voyager à travers plusieurs régions de France…

Excellent thriller. On ne s’ennuie pas un instant. À lire !

Mais attention !
Un mystérieux tueur en série suit nos deux enquêteurs…

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Extrait :
« – On ne met pas en place un tel système pour distraire les érudits, dit Yvan.
– Combien d’œuvre, de trésors religieux, de reliques restent encore introuvables, comme l’Arche d’alliance !
– Il n’y a pas que cela, Marion. Les explications concernant certains travaux n’ont toujours pas de livré leur secret. Prends Léonard de Vinci. La plupart de ses inventions dont on a les croquis ou les maquettes ne fonctionnent pas ou ne sont pas abouties. Pourtant, elles fourmillent de détails étonnants d’ingéniosité. Aurait-il hérité de savoirs techniques oubliés ? Le mythe de l’Âge d’or a toujours hanté les peuples, sans parler de celui de l’Atlantide. Or de nombreuses Recherches géologiques et scientifiques tendent à prouver qu’il a bien existé un « avant ». Je ne sais pas vers quoi nous allons, mais ce qui est certain, c’est que ceux qui ont créé ce labyrinthe n’avait pas envie de laisser leur secret mourir avec eux.
– À nous de répondre à leur attente ! »

 

 

Né en 1978 à Angers, Samuel Delage est scénariste et auteur de romans à suspense. Il est également chroniqueur livres sur France 3 et a créé le site Internet Les Petits Mots des Libraires. Code Salamandre est le premier opus d’une série romanesque avec deux personnages récurrents – Yvan Sauvage, expert en art et commissaire-priseur, et Marion Evans, historienne de l’art – que l’on retrouve dans Cabale Pyramidion (Albin Michel 2015) et Arcances Medicis (de Borée 2018).

Émotion, Histoire, Philosophique, Thriller historique

Pour un instant d’éternité

Pour un instant d’éternité
de Gilles Legardinier (Auteur)
Broché – (2 octobre 2019)
Éditeur : Flammarion

Vincent sait mieux que personne ce qu’est un secret. Spécialiste des passages dérobés, c’est à lui que les riches et les puissants font discrètement appel pour dissimuler leurs trésors ou s’aménager des issues indétectables. Alors que Paris célèbre l’Exposition universelle et sa phénoménale tour Eiffel, Vincent et son équipe deviennent soudain la cible de tentatives d’assassinat. La mort rôde désormais autour d’eux. Un de leurs clients cherche-t-il à effacer ce qu’ils savent de lui ? Sont-ils traqués par des pouvoirs occultes ? Quelle est cette ombre qui peut les frapper n’importe où, n’importe quand ? Dans une époque bouleversée, confronté à des mystères surgis d’un autre temps, Vincent va tout faire pour déjouer la menace et sauver les siens. Ce qu’il s’apprête à découvrir va faire voler en éclats tout ce qu’il croyait savoir du monde…

 

2020_006_Gilles Legardinier - Pour un instant d'éternité

 

Bonjour à toutes et à tous…

J’ai découvert Gilles Legardinier en 2009 avec ses tout premiers thrillers et j’ai très vite adhéré à son univers.
Lorsqu’il a commencé à écrire de la comédie, j’ai d’abord été surpris, puis j’ai alors découvert une autre facette de Gilles, son empathie et son regard sur les autres, la capacité aussi de changer complètement de style et de me faire rire dans les transports comme je n’avais encore jamais ris.

Le hasard de la vie a fait que ma femme connaissait depuis quelques années, Pascale, sa femme.
Nous nous sommes rencontré et j’ai pu découvrir ce personnage hors du commun. J’ai eut ensuite la chance de travailler pour lui et de réaliser plusieurs de ses couvertures. Alors si vous ne connaissez pas encore Gilles, n’hésitez plus, vous découvrirez l’un des auteurs les plus intéressants de sa génération…
Chacun de ses romans est différent, plein de vie, avec des personnages dans lesquels on se reconnaît tous, régulièrement.

Dans ce roman, dès les premières lignes, je me suis retrouvé dans le Paris de la fin du XIXe siècle. Un Paris qui commence à peine à entrer dans l’ère moderne, l’ère industrielle. La mise en place de nouvelles rues, les premières automobiles. Un cadre superbement restitué avec des descriptions qui sont si justes que j’ai pu visualiser parfaitement les quartiers décrits avec un soin minutieux pour être au plus près de la réalité. Paris est un personnage à part entière du roman.

Mais parlons un peu des personnages, hauts en couleur, finement décrits auxquels je me suis attaché immédiatement.
Dans ce Paris qui s’emballe vers le modernisme, eux sont artistes, poètes, ouvriers ingénieux, au grand cœur, ils forment une véritable famille unie et soudée, même dans les moments les plus délicats.

Gilles a trouvé une intrigue vraiment travaillée qui réserve son lot de surprises et de rebondissements.
Aventures, sociétés secrètes, mystères, passages secrets, souterrains piégés, mais “Pour un instant d’éternité” est aussi une belle histoire d’amitié, d’amour et de solidarité.

Encore une fois Gilles est arrivé à me surprendre, à m’embarquer là, où je ne l’attendais pas, tout en conservant ce style qui lui va si bien. J’attends avec impatience son prochain roman.

Un grand bravo à Chloé, sa fille, pour le travail fantastique de recherche réalisée.
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Extrait :
« Documents, objets sacrés… La quintessence de ce qui a produit nos civilisations. Tout ceci est aujourd’hui menacé. Notre siècle a entrepris de remodeler Paris. On coupe les quartiers, on recompose les espaces. On ouvre sans cesse de nouvelles voies. Pour la première fois depuis que Lutèce a vu le jour, on ne se contente plus de s’étendre, on fait désormais table rase de ce qui a toujours existé pour bâtir du neuf. On chasse ceux qui sont là depuis des générations pour faire la place à d’autres, plus fortunés. On rase des milliers d’habitations, on efface les collines, on perce, on arrache, on restructure pour bâtir de nouveaux logements, des restaurants, des boutiques et des lieux de distraction. La ville dévore ses faubourgs pour y installer les usines capables de produire tout ce dont le nouveau peuple à si faim. Les métiers utiles disparaissent au profit de nouvelles professions qui ne comblent plus aucun besoin, mais des envies. Les géographies évoluent avec les mentalités. »

 

Né en 1965, Gilles Legardinier est abandonné à la naissance devant la porte d’une chapelle du 6ème arrondissement de Paris et est recueilli par une famille d’accueil, comme il le raconte dans Vaut-il mieux être toute petite ou abandonné à la naissance ? publié en 2017 avec Mimie Mathy. Il travaille sur les plateaux de cinéma américains et anglais, notamment comme pyrotechnicien. Il réalise également des films publicitaires, des bandes-annonces et des documentaires sur plusieurs blockbusters.

Il se consacre aujourd’hui à la communication pour le cinéma pour de grandes sociétés de production, ainsi qu’à l’écriture de scénarios de bandes dessinées et de romans. Alternant des genres très variés, il s’illustre en littérature d’enfance et de jeunesse avec, notamment, Le Sceau des Maîtres (2002), mais aussi dans le thriller avec L’Exil des Anges (Prix SNCF du polar 2010) et Nous étions les hommes (2011), et, plus récemment, dans le roman humoristique, ce qui lui vaut un succès international avec Demain j’arrête ! (2011), Complètement cramé ! (2012), Et soudain tout change (2013), ça peut pas rater ! (2014), Quelqu’un pour qui trembler (2015) , Le Premier Miracle (2016), Une fois dans ma vie (2017) et Pour un instant d’éternité (2019).

En quelques livres seulement, Gilles Legardinier s’est imposé comme un auteur majeur, à part, capable de nous faire éclater de rire avec des sujets graves ou de faire surgir l’extraordinaire d’un quotidien que son imagination débordante fait pétiller. Son succès phénoménal s’explique sans doute par son aptitude à parler intimement à chacun.

Thriller, Thriller historique

Conspiration

Conspiration
de Eric GIACOMETTI (Auteur), Jacques RAVENNE (Auteur)
Broché – 16 mai 2018
Éditeur : Pocket

De nos jours, à Paris, trente hommes, femmes et enfants se jettent d’un immeuble.
Le commissaire franc-maçon, Antoine Marcas, est mis sur l’enquête. Ses recherches vont le conduire au cœur de la société la plus secrète et élitiste des États-Unis, la Skull and Bones. Une organisation qui rassemble des anciens présidents américains et l’aristocratie des affaires. Étrangement, l’un de ses membres vient de se suicider à Washington alors qu’il s’apprêtait à faire des révélations sur une puissante multinationale.

Deux siècles plus tôt, en pleine Révolution française, l’inspecteur Ferragus est lancé par Danton sur les traces d’une implacable confrérie. Entre la prison du Grand Châtelet et la basilique Saint-Denis, il va découvrir l’incroyable secret de la lignée des rois de France. Quel mystère issu des profondeurs de l’Histoire unit ces deux enquêtes ?

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Bonjour à toutes et à tous…

J’ai lu tous les “Eric Giacommeti et Jacques Ravenne” depuis le Rituel de l’Ombre…
Je ne sais pas si je serai objectif, mais je vais quand même essayer en mettant de coté le fait que je suis vraiment fan et que Dan Brown n’a qu’à bien se tenir !

Tout d’abord l’écriture.
Fidèles à la recette qui a fait leur succès, c’est toujours aussi visuel et les chapitres très courts s’enchainent à toute vitesse pour notre plus grand plaisir.

Eric et Jacques, nous entraînent dans le temps et dans l’espace (ici de nos jours entre Paris et les États-Unis) et nous plongent aussi dans “l’après” Révolution française. Toujours très bien documenté et très agréable à lire, chaque chapitre alterne entre 1793, et le présent…

Mystères, intrigues et suspens, j’avoue que je ne me lasse pas des aventures d’Antoine Marcas, qui sont à chaque fois au rendez-vous !

Livre passionnant.
Si vous aimez les thriller historique, je ne peux que vous conseiller la lecture de ce très bon roman.

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Extrait :

« Souvent à raison, parfois à tort, il restait persuadé que tout livre portait en soi une promesse d’intelligence. Le seul fait de les contempler, de palper leur reliure, d’ouvrir quelques pages, c’était déjà imbiber son esprit d’une encre ruisselante de savoir. Devant une bibliothèque, il était comme un glouton affamé face à une vitrine gorgée de délicieuses pâtisseries. »

Éric Giacometti, écrivain, a été journaliste d’investigation, puis chef de service à la rubrique économie au Parisien / Aujourd’hui en France. Il a enquêté à la fin des années 1990 sur la franc-maçonnerie, dans le volet des affaires sur la Côte d’Azur. En 2016, il est devenu le nouveau scénariste des aventures de Largo Winch en bande dessinée.

Jacques Ravenne, lui aussi écrivain, spécialiste de l’étude de manuscrits, est maître franc-maçon. Il intervient régulièrement dans des conférences et colloques sur la franc-maçonnerie. Conscient du fantasme suscité autour de sa fraternité, et de ses dérives, il reste attentif à une description rigoureuse de cet univers et de ses rituels.

Amis depuis l’adolescence, férus de symbolique et d’ésotérisme, ils ont inauguré leur collaboration littéraire en 2005 avec Le Rituel de l’ombre, premier opus de la série consacrée aux enquêtes du commissaire franc-maçon Antoine Marcas. Ce duo, unique, du profane et de l’initié, a vendu plus de 2 millions d’exemplaires en France. La série, traduite dans 17 langues, du Japon aux États-Unis, a été adaptée en bande dessinée par les Éditions Delcourt. L’Empire du Graal a paru en 2016 aux Éditions JC Lattès. Il est suivi, en 2017, de Conspiration. Leur nouvelle série, Soleil noir, a paru en 2018 chez le même éditeur.

Thriller historique

“L’Affaire des Corps sans Tête” (T.1) de Jean-Christophe Portes

L’Affaire des Corps sans Tête (T.1)
de Jean-Christophe Portes (Auteur)
Poche – 31 mai 2017
Éditeur : City Edition

1791. On découvre des cadavres dans la Seine, nus et la tête coupée. Malgré l’émoi populaire, Victor Dauterive, jeune officier de la nouvelle Gendarmerie n’a guère le temps de s’en préoccuper : Lafayette, son mentor, l’a chargé d’arrêter Marat, ce dangereux agitateur qui appelle au meurtre des aristocrates. Mais la mission tourne vite au cauchemar.

Les vainqueurs de la Bastille sont-ils de vrais patriotes ou des activistes corrompus ? Existe-t-il vraiment un Comité secret agissant en sous-main pour le roi ? Et n’y aurait-il pas un lien avec ces corps flottant dans la Seine ? Peu à peu, Victor Dauterive lève le voile sur un effrayant complot, une conspiration qui pourrait changer le cours de la Révolution…

Une enquête de Victor Dauterive dans la France révolutionnaire.

2019_010_Jean-Christoph Portes - l'affaire des corps sans tete

Bonjour à toutes et à tous…

Il y a quelques semaines j’ai rencontré Jean-Christophe Portes par hasard dans ma banque. Il est venu vers moi nous avons discuté un peu, puis avons décidé de nous revoir. C’était la bonne occasion pour le lire. Cela faisait un moment que je voyais ses romans dans divers blog.
Du coup, un peu de pression à la lecture de ce roman que j’avais vraiment envie de lire ainsi que le reste de la saga de Victor Dauterive…

Au début, j’ai un peu peiné. Des phrases très bien écrites auxquelles nous ne sommes plus tellement habitué.
Il a fallu que je m’accroche car beaucoup de personnages et, un début avec assez peu d’action. J’ai trouvé le personnage principal, Victor Dauterive très attachant, mais un peu jeune comme gendarme, mais toujours cette très belle écriture et, petit à petit, j’ai trouvé mon rythme.
Finalement par le contexte historique j’ai aimé ce roman surtout, lorsque l’intrigue est devenue prenante, là, il m’a été difficile d’arrêter ma lecture.
Une belle histoire policière qui se déroule au début de la Révolution française.

Un bon moment de lecture, malgré le début un peu lent. Écriture vraiment superbe et un final qui est un vrai régal. À suivre…
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Extrait :
« Mercredi 15 juin 1791 L’affaire avait fait grand bruit. Pendant deux jours, on ne parla plus que de ses affreux meurtres, si bien que les jeunes filles du quartier Saint-Marceau se mirent à éviter de circuler seules le soir. On avait multiplié les gardes et les patrouilles, mais aucune d’entre elles ne remit la main sur ce jeune officier sanguinaire. La ravaudeuse, surtout, vit au quotidien bouleversé. Plusieurs hommes vinrent l’interroger chez elle, puis on l’emmena à la maison commune de la section où l’attendait un commissaire vêtu de noir, à la mine sévère. L’homme parlait remarquablement, aussi bien qu’un curé, mais ses manières étaient brusques. Flanqué de deux gardes nationaux, il lui posa des questions à l’étourdir, toujours les mêmes. S’avait-elle où le jeune homme avait quelque refuge ? Qu’avait-elle vu le jour des meurtres. »

 

Après des études à l’Ecole Nationale de Arts Décoratifs, Jean-Christophe Portes est devenu journaliste et réalisateur. Auteur de documentaires d’investigation ou d’histoire,
il travaille pour les principales chaînes de télévision.
Il est également l’auteur de L’affaire de l’homme à l’escarpin (City).