Polar

MATT DUBOIS

Les citrouilles ne sourient jamais
de Ludovic Metzker
Broché – 26 novembre 2019
Éditeur : Independently published

Depuis quelques années, à la même période, des jeunes femmes sont retrouvées assassinées de manière étrange : leur tête est recouverte d’une citrouille.Pour résoudre cette enquête, le pilier de « La cage à poules », une unité dédiée aux crimes déviants, va devoir reprendre du service. « Vous aimez les secrets ? Lui aussi ! »

 

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Bonjour à toutes et à tous.

Pour son dernier roman, Ludovic Metzker a décidé de s’exprimer dans un tout autre genre, le Polar. Après la Science-Fiction, le fantastique et les thrillers, son envie de touche à tout l’a mené naturellement vers le Polar et ce n’est pas pour me déplaire. Ludovic amène un sang neuf, son écriture est très fluide, addictive, et les pages se sont déroulées à toute vitesse !
Par contre, sûrement par choix, lors de la création des personnages aux tempéraments bien définis, je trouve qu’on y a un peu perdu en poésie.

L’intrigue créée par Ludovic est complètement dingue !
C’est là, que l’on retrouve bien l’auteur et son besoin de “se torturer” l’esprit.
Croyez-vous qu’il aurait pu trouver un scénario banal ?
Pas tu tout, il est allé directement vers des horizons nouveaux.
Et en prime, la fin du roman n’est pas une fin… Il y aura une suite !
Matt Dubois n’a pas fini de nous livrer ses secrets !

D’ailleurs, Matt Dubois, je ne l’aime pas.
Anti-héros, fascinant, intelligent avec une capacité d’analyse incroyable… Mais quel RUSTRE !
Il refuse tout ce qui est nouveau et surtout… Il a toujours raison !
Un dialogue avec lui, tourne vite au monologue, il se doit clore chaque débat. Quel caractère !
La galanterie, il ne connait pas. Juste la loi du “rentre dedans”.
Ludovic joue avec son personnage et j’ai pris du plaisir à le détester.

Quand je dis que je ne l’aime pas, que je le déteste, c’est que je ne le supporterai pas dans la vie.
Mais dans le roman, c’est lui qui tien la barre. Il gère, mène son monde, organise et dirige l’enquête à SA façon.

Tiens, il me semble reconnaître quelqu’un !!!

Les autres personnages ne sont pas en reste. Tous bien développés, aucun n’est bâclé, bien au contraire.
Ludovic les a rendu vivant et je me suis attaché volontiers à Joachim et à Melinda.

Cynisme, humour percutant, multiples rebondissements, enquête sordide qui sort des sentiers battus, j’espère très vite retrouver Matt Dubois, “beurk” !

Bravo Ludo, Tu as largement réussi ton pari !

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Extrait :
« – Le tueur romantique ! Il a du goût, il a de la classe et possède une sacrée tendresse vis-à-vis de ses victimes ! Il en serait presque touchant !
Joachim fut assez choqué par ces propos et ne se gêna pas pour le dire en expliquant que bon nombre de femmes éaient victime de ce genre de pratique quotidiennement. Le commandant Dubois tenta de développer son point de vue sur la question :
– John, je n’approuve aucunement cela ! Je dis juste que cet homme, notre tuteur, il sort de l’ordinaire ! Je suis fan de ce mec !
Mais Linda pris la parole :
– Quand vous dites : tu es un romantique… Un viol reste un viol et qu’importe la manière ! Ce n’est pas parce qu’il a utilisé un somnifère et qu’il y a été avec douceur que cela ne reste pas un viol… Vous en connaissez la définition, rassurez moi ? Lâcha-t-elle dans ton colérique. »

 

 

Ludovic Metzker voit le jour à Paris, le 28 juin 1974. Amateur d’histoire et de mythologie, l’auteur voue une passion pour la lecture grâce à des auteurs comme Boris Vian, Alexandre Dumas ou encore Bernard Cornwell et débute l’écriture d’un premier essai lors de ses 20 ans. Mais il commencera la création de son premier projet en 2013 avec la saga L’homme sans nom et la saga Et si demain n’existait plus ?

Commercial dans la bureautique, ancien responsable d’achat dans le prêt-à-porter féminin, passionné d’informatique, de cinéma, l’auteur imagine des mondes qui se veulent novateurs tout en mélangeant les genres.

Noir, Polar, Thriller psychologique

Les Démoniaques

de Köping Mattias
Broché – 6 octobre 2016
Éditeur : RING

C’est l’histoire d’une vengeance.
L’histoire d’une fille qui affronte une bête.
Son proxénète, son violeur.
Son père.

Drogues, meurtres, esclaves sexuelles, pédophilie. Au cœur d’un village qui borde l’autoroute, entre marécages lugubres et forêts profondes, un monstre se déploie.

Depuis la Souille, son repère situé au cœur de la forêt, l’Ours dirige son clan d’une poigne de fer et repousse chaque jour les frontières de son empire criminel.

Sa fille Kimy n’a qu’une obsession : attendre froidement l’heure de la vengeance. Car si personne ne se souvient de son visage, nul n’oubliera sa colère.

Dans un thriller à la densité paroxystique, Köping prend le lecteur à la gorge et connecte, page après page, les fils d’une bombe à retardement. Une onde de choc étourdissante qui fait figure d’événement dans la scène littéraire française.

 

2020_017_Köping Mattias - Les démoniaques

 

Bonjour à toutes et à tous.

La lecture a cette chose de magique qui nous permet en quelques pages de passer ainsi d’un univers à l’autre…

Mattias m’avait bien averti, il m’avait dit que c’était extrêmement noir, mais je ne m’attendais pas à un tel tsunami !

Aucun temps mort dans ce roman très sombre et très addictif.
J’ai régulièrement été mal à l’aise dans certains paragraphes et malgré l’horreur se déversant dans un flot incessant, je ne pouvais pas lâcher le livre…

Kimy et plusieurs autres filles enfermées dans des caves de son QG, subissent les viols réguliers de “l’Ours”, Jacky Mauchrétien, dont elles sont les victimes de toutes ses envies lubriques. Pour tous les autres, tous les pontes des alentours, policiers et cols blancs, tant qu’ils payent, ils sont libres aussi de faire ce qu’ils veulent. Kimy, cherche à tout pris à sortir de ce cercle infernal et veut se venger de l’Ours, son père, à la fois violeur, tueur, dealer, proxénète et pédophile. L’Ours domine, l’Ours fait peur…
Gare à celui ou à celle qui oserait s’opposer a lui !

Mais heureusement, au milieu de toute cette horreur, de toute cette folie, il y a une lueur de beauté qui s’allume soudain.

Le roman va au delà de tout ce que j’ai pu lire jusqu’à présent.
Oui c’est cru, oui c’est dur, écœurant même, mais, j’ai l’impression qu’il suffit de regarder ce qui se passe actuellement autour de chez nous, de suivre les actualités, pour se rendre compte de la crédibilité du sujet abordé. Prostitution, esclavage sexuel, drogue et pédophilie.

Pour moi, un très, très bon roman, mais attention, âmes sensibles s’abstenir.

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Extrait :
« Elle s’était débattue quand le fourgon avait stoppé. Le Simplet lui avait asséné quelques bons coups de pieds dans le bide. Puis ils l’avaient traînée hors du véhicule. Elle ruait, soufflait, criait. Les arbres se dressaient en silence dans la brume froide, conspirateurs.

Ils l’emmenèrent en plein milieu de la forêt. Simplet marchait devant en la tirant par les cheveux. Elle suivait tant bien que mal, trébuchant et se démenant avec véhémence. Il parvinrent à une fosse. Une pelle et des sacs de chaux attendaient, prêts à l’emploi. Tout courage l’abandonna alors. Elle cessa de résister. Ils la mirent à genoux. Dany lui trancha la gorge comme à un goret. Elle écarquilla de grands yeux stupéfaits et tomba la tête la première dans le trou. Le Simplet déversa de la chaux sur le cadavre, reboucha l’excavation en sifflotant et s’octroya une bonne bière quand la besogne fut finie. Il urina ensuite sur la tombe et s’en fut de son pas chaloupé de troll. »

 

 

Mattias Köping est né au Havre en 1972, il vit en Normandie. Passionné de littérature nord-américaine et de boxe anglaise, il se consacre aujourd’hui à l’écriture.

« Les Démoniaques » (2016), son premier roman, a été salué unanimement par la critique et a reçu deux prix littéraires : le Grand Prix du Jury des Mines Noires (2018) et le Prix Découverte des Géants du Polar (2018).

« Le Manufacturier » son second thriller, est le polar le plus acclamé de l’année sur les blogs polars et les réseaux sociaux francophones. Netflix étudie la possibilité de son adaptation depuis novembre 2018.

Mattias Köping est, avec Boris Dokmak, Laurent Obertone et Marsault, membre du Ring Wall of fame.

Émotion, Noir, Thriller, Thriller psychologique

La machine à brouillard

de Tito Desforges (Auteur)
Broché – 13 février 2020
Éditeur : Taurnada Éditions

Mac Murphy est un soldat d’élite. Mac Murphy est fort. Mac Murphy est dur. Mac Murphy est fou. Mac Murphy trimbale dans sa tête une épouvantable machine à brouillard qui engloutit ses souvenirs, sa raison et l’essentiel de son âme, morceau après morceau. Quand les habitants de Grosvenore-Mine, ce village perdu dans les profondeurs de l’Australie, se hasardent à enlever la fille de Mac Murphy, ils ne savent pas à quel point c’est une mauvaise idée. Une époustouflante plongée dans l’amour d’un père pour sa fille et dans les tréfonds de la démence d’un homme. Inlâchable. Attention : cauchemar.

 

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Bonjour à toutes et à tous…

Si vous plongez comme moi, dans « La machine à brouillard » de Tito Desforges, vous n’en ressortirez peut-être pas indemne…

L’auteur nous entraîne dans l’esprit très perturbé d’un ancien soldat, revenu traumatisé du Vietnam.
L’intrigue se déroule à coups de comptes-rendus médicaux qui ressemblent à si méprendre à des interrogatoires dans lesquels Mac Murphy notre soldat perd régulièrement l’usage de l’esprit, de la conjugaison et va utiliser des expressions qui n’ont ni queue ni tête, qui ont semé un certain trouble dans mon esprit aussi !
Exercices de style jubilatoires.

C’est un thriller captivant,
Le récit est parfaitement rythmé entre le passé et le présent, et le présent,
La construction est originale et je ne me suis a aucun moment ennuyé dans ma lecture,
C’est un livre complètement flou, avec une flin inattendue et encore plus folle !

Mais…
J’avoue parfois avoir été éperdu par le tourbillard des mots…

Le phrasé de Tito Desforges m’a vraiment pris à aux tripes, un peu trop tôt peut-être.
La lecture m’a mené trop près de la souffrance de Mac Murphy, père avant toute chose, immense.
Qui voue un amour infini à Louise, sa fille, sa raison de lire, sa seule raison d’être, qui un jour disparait sans laisser aucunes …

Le personnage principal est à fleur de peau, à fleur de peau, trop détruit, détruit… persuadé d’avoir des une « machine à brouillard » dans sa tête… Une machine infernale !
Il y a des une résonance très trop tellement personnelle, d’ailleurs vous tu je ne pourront comprendre, sa cravate est à chier !
Je tu vous dis trois choses, trois, trois, trois, Vol au dessus d’un nid de coucou, à vos ordres…

Bordel, où eeesttt maaaa fiiiiiillllllle !!!
Un grand merci à Joël des éditions Taurnada !

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Extrait :

« Comme toujours, le spectacle m’emplissait d’un sentiment inexprimable, doux comme du miel et puissant comme un fleuve furieux. Un bonheur fou, à croire que mon cœur allait s’arrêter de battre à l’instant, foudroyé d’amour, et en même temps une indicible angoisse, la terreur folle que ce moment de grâce pure qu’ils m’était donné de contempler allait soudain se volatiliser, comme un rêve qu’un hypnotiseur aurait eu le pouvoir de faire disparaître oh disparaître d’un claquement de doigts.
Je m’étais raclé la gorge, histoire d’en expulser une amertume qui ne devait pas tout à la cigarette.
“Ma petite fille, mon trésor. Que Dieu te préserve du danger ou bien, je le jure, je tuerai Dieu lui-même. Et Jésus par la même occasion. Parole, même la Vierge Marie aurait à se méfier de moi !” »

 

 

Après une vie de bourlingue à travers le monde et les mots, amoureux du verbe, Tito Desforges, signe aujourd’hui avec brio un thriller sous haute tension.

Noir, Polar, Thriller

Pour le pire

de E.G. Scott (Auteur) (Elizabeth Keenan et Greg Wands)
Broché – 5 février 2020
Éditeur : PYGMALION

Le couple que forment Paul et Rebecca ne reposerait-il que sur des illusions ? Lorsque deux policiers sonnent à leur porte un matin, à la recherche d’une femme disparue, Rebecca est loin de se douter que ce sera l’événement le moins dramatique de sa journée. Car son mari cache quelque chose. Et plus elle creuse, pire semble être l’objectif de celui qui partage sa vie depuis vingt ans. Alors que les mensonges de Paul se multiplient, confiance et fidélité semblent ne plus être que de lointains souvenirs et sa femme sombre dans la paranoïa. Progressivement, le couple se retrouve piégé dans une spirale infernale… au risque de tout détruire.

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Bonjour à toutes et à tous…

J’ai plongé, tête baissée dans cette histoire et je me suis laissé embarqué dans ses nombreuses ramifications, aussi sombres que surprenantes jusqu’au bout.

C’est un roman complexe, tortueux et assez intelligent qu’Elizabeth Keenan et Greg Wands, sous le pseudonyme d’E. G. Scott, ont écris. Ils ont réussi un tour de force. Aiguiser ma curiosité et de me malmener tout le long de la lecture en m’embrouillant habilement jusqu’à la fin.

Le rythme ne faibli jamais et, les deux auteurs sont aussi diaboliques qu’efficaces. Entre le passé, le présent, j’avoue m’être demandé où ils allaient m’emmener.

Il n’aurait pas fallu grand chose de plus pour que ce roman me touche vraiment.
Peut-être un couple un peu moins « hermétique » et des personnages un peu plus développés.
Paul, qui semble avoir constamment besoin de se prouver qu’il peut encore séduire, Rebecca, accro aux médicaments, Sheila qui… euh… ça je ne peux pas le dire sans dévoiler une grosse partie du suspense.
Quoi qu’il en soit, j’ai eut du mal à m’attacher ou à m’identifier aux personnages tant ils sont complètement déjantés.
Par contre, j’ai beaucoup aimé l’intervention des deux policiers, même si, pour eux, il leurs manquaient aussi un “petit” quelque chose…

Par contre le style d’écriture, l’alternance des personnages à chaque chapitre, ont donné un rythme effréné durant toute ma lecture… Et impossible d’essayer de deviner la fin, celle que nous livrent les auteurs, est tout à fait surprenante et cohérente avec le reste du roman !

“Pour le pire” reste une agréable et intéressante découverte.

À lire !

Je remercie Les éditions Pygmalion et Babelio pour l’envoi de ce thriller…

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Extraits :
« Paul était la première personne que je connaissais qui savait à quel point certains moments de la vie peuvent mal tourner, que certains ne s’effacent jamais et qu’ils détruisent des existences, surtout s’ils se produisent dans l’enfance. »

« J’ai soulevé la bâche enroulée pour la sortir de la voiture, mais je l’ai lâchée aussitôt sur le sol : mes bras étaient si fatigués que j’ai fini par devoir déplacer le rouleau de plastique à coups de pied jusque dans le trou. J’ai ensuite rebouché l’excavation et j’ai aplati la terre avec le plat de la pelle, puis j’ai rangé les outils à l’arrière de la Jeep et me suis installé au volant. J’ai allumé les phares en mettant le contact, et un flot de lumière s’est répandu sur un terrain apparemment intact. J’ai poussé un grand soupir et j’ai passé la première. »

 

 

 

Sous le pseudonyme d’E.G. Scott, Elizabeth Keenan et Greg Wands écrivent à deux. Amis depuis plus de vingt ans, «Pour le pire» marque leur première collaboration.

Noir, Polar, Thriller, Thriller psychologique

Le brouillard d’une vie

Le brouillard d’une vie
de Cécile Pellault (Auteure)
Broché – 10 mars 2016
Éditeur : Editions Le Manuscrit

Quand la famille de Lilly décide de s’installer dans la banlieue de Boston, cette famille d’expatriés français pense avoir trouvé le foyer qu’ils n’ont jamais connu. Cette vie rêvée vole en éclat le soir du bal de promo de Lilly. Comment faire son deuil quand ce en quoi on a cru jusqu’alors n’était qu’illusion ? Comment se reconstruire quand la traque continue ? 10 ans après, Lilly se pose toujours ces questions et espère trouver dans la fuite un peu de paix…

 

2019_061_Cécile Pellault - Le brouillard d'une vie

 

Bonjour à toutes et à tous…

C’est le premier roman de Cécile que je lis.

Le Brouillard d’une vie, est un thriller doublé un roman noir, une histoire de manipulation, un road trip à travers les États-Unis. Mais c’est surtout une histoire de famille très prenante.
Le suspense m’a tenu en haleine du début à la fin.

Comment se reconstruire lorsqu’on a vécut un drame familial ?
Tout le roman tourne autour de cette phrase. Lilly se sent coupable du drame qui est arrivé à sa famille.
Elle se met à douter de tout, de son entourage, de sa famille, même d’elle-même…
Elle perd tous ses repères et quand tout s’effondre autour d’elle, elle préfère fuir loin des siens.

J’ai suivi Lilly dans sa douleur, ses doutes, dans sa fuite vers l’impossible.
Jusqu’à la “surprise” finale.
Bravo Cécile, je me suis bien fait avoir.
Avec un style très agréable à lire, la toile de l’énigme est tellement bien ficelée qu’à aucun moment je ne suis parvenu à deviner qui était qui !

Un bon polar psychologique.
Il ne me reste plus qu’à te suivre sur tes autres romans !

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Extrait :
« Malgré ses tentatives désespérées, elle ne réussit pas à reprendre son souffle. Elle essaya d’ouvrir les yeux mais un voile imperméable lui bloquait la vue, elle entrapercevait des ombres et un murmure, peut-être son nom. Une main tentait de l’atteindre, ses longs doigts ressemblaient à ceux de sa mère. Dans l’esprit de Lilly, surgit l’image des mains impeccablement manucurées de sa mère qui préparait le repas dominical et le soleil qui se reflétait sur les tomettes de la cuisine, c’était peut-être cela mourir se laisser aller aux dernières images du bonheur et arrêter de courir. Sam se tenait aux côtés de sa mère, il fronçait les sourcils, il lui parlait, se faisait même menaçant, sa mère hochait la tête à chacun de ses propos mais Lilly ne les entendait pas. Un couteau, du sang, du sang partout, Lilly hurla à se déchirer les poumons. Haletante, elle eut du mal à savoir où elle était. Les chiffres rouges du réveil indiquaient “4 h”. »

 

 

Avec ce drame familial au rythme haletant Cécile Pellault signe son troisième roman après « Serial Belle-Fille » (qui vient de ressortir aux Editions du Loir) et « On ne choisit pas sa famille ». Également auteur de nouvelles et de poésie, elle a vu un de ses textes primés par le Musée du Luxembourg édité dans l’ebook collectif sur le peintre Fragonard.

Non classé

“Récidive” de Sonja Delzongle

Récidive
de Sonja Delzongle (Auteur)
Broché – 8 mars 2018
Éditeur : Folio

New York, printemps 2014. Hanah Baxter, profileuse française qui traque les tueurs en série, est de retour chez elle après un voyage en Californie. Elle a assisté à l’exécution de Jimmy Nash, un meurtrier sadique qu’elle avait aidé à capturer et qui voulait lui faire une dernière confession. Peu à peu, des événements étranges envahissent son quotidien. De mystérieux appels anonymes retentissent à toute heure. Des réminiscences inexplicables hantent ses nuits. Et la terreur s’empare d’elle… Saint-Malo, hiver 2014. Du haut des remparts, sorti de prison, Erwan Kardec contemple la mer en savourant sa liberté. Il y a trente ans, il a tué sa femme à mains nues, devant leur fille, Hanah. Jamais il n’aurait été démasqué si la fillette n’avait eu le courage de le dénoncer. Malade, nourri d’une profonde haine, il n’aura de cesse de la retrouver avant de mourir. Le compte à rebours est enclenché, la confrontation sera inévitable. Mais la vérité n’est pas toujours celle qu’on imagine…

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Bonjour à toutes et à tous…

J’avais déjà été emporté par Dust, et Quand la neige danse, dans Récidive, Sonja élargit l’univers de Hanah Baxter, par rapport aux deux autres tomes. Ici, les enquêtes prennent moins d’importances au profit d’une profondeur dans les portraits psychologiques des personnages. Le fil rouge du roman tourne autour de la famille de Hanah, son père bien sûr, sa mère, son oncle, mais il y aura aussi bien d’autres surprises. Comme a son habitude, Sonja nous offre une très belle écriture, très différente des polars habituels. Une dose de poésie dans ses descriptions font aussi vivres les lieux. Ici les côtes sauvages de la Bretagne… C’est un univers très visuels. Sonja conçoit ses romans comme des scénarios. Les flash-backs récurants, les différentes histoires qui s’entrecroisent, chaque petit détail compte, ses descriptions sont pointues et méticuleuses. Les actions et les événements s’enchaînent les uns derrière les autres, ne laissant aucun répit aux lecteurs et ce jusqu’au final… J’ai trouvé ce tome plus puissant que les deux premiers. J’ai ressenti une implication de Sonja peut-être “plus personnelle”. J’ai eu l’impression qu’elle y a mis ses tripes. Hannah est malmenée tous le long de ce roman, Physiquement et psychologiquement, et de thriller… j’ai glissé petit à petit vers un univers noir, sans concessions… Bravo Sonja, c’est du grand art !!!

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Extrait :
“Le brouillard s’intensifie, les chutes de neige redoublent. Il est 22h53. Le capitaine a les yeux rivés sur le rocher où se trouve le phare. Ses paupières brûlent. Une fraction de seconde, il croit distinguer une lumière. Enfin ! Mais aussitôt, une nouvelle nappe de brouillard la voile. Puis elle réapparait. Un faisceau lumineux qui passe de rouge au vert. C’est lui, c’est le phare du Grand Jardin ! On est sauvé ! Exulte William Gregory. C’est le moment, la chance d’entrer dans la passe et d’arriver au port. Le capitaine donne ses ordres, la manœuvre délicate est amorcée. Et soudain, le choc, d’une violence inouïe, dans un fracas épouvantable. La coque du navire se déchire sur les arrêtes des récifs sombres émergeant des flots à tribord. Les passagers sont propulsés dans tous les sens comme des pantins. Des têtes heurtent le sol, les tables. Le sang jaillit déjà sur le Hilda. Des étagères se décrochent vont s’écraser les unes sur les autres, des piles d’assiettes valsent, des vitres explosent. Des pleurs, des cris de détresse emplissent l’intérieur du paquebot. On cherche ses proches, on tombe, on tente de se relever, tombe de nouveau pour, parfois, assommé ne plus se relever. Mary serre ses deux enfants contre elle, les battements de son cœur soulèvent sa poitrine. Elle sent les leurs sur son ventre. Elle sait qu’ils vont mourir. Tous les trois, ensemble.”

 

Née en 1967 d’un père français et d’une mère serbe, Sonja Delzongle a grandi entre Dijon et la Serbie. Après un DEUG en Langues et Lettres Modernes, elle s’attaque au concours de l’École des Beaux-Arts de Dijon et obtient un diplôme au bout de six ans. Elle peint et expose durant une quinzaine d’années, puis devient journaliste en presse écrite à Lyon… Après l’écriture d’une nouvelle devenue depuis un roman court, La Journée d’un Sniper, elle publie un premier thriller À titre posthume, puis Le Hameau des Purs, en 2011. La lecture d’ouvrages sur les serials killers combinée avec sa passion pour le continent africain, également visible sur ses toiles, l’incite à s’engager dans l’écriture de son roman Dust qui paraît en 2015 chez Denoël. L’ouvrage connait un succès éditorial et public. En 2016, paraît Quand la neige danse, toujours chez Denoël, qui met également en scène la profileuse Hanah Baxter et dont l’action se passe non plus au Kenya mais dans le froid nord-américain. Récidive paru en 2017 nous offre une troisième enquête… Sonja Delzongle vit toujours à Lyon.

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“Ne la réveillez pas” de Angelina Delcroix

Âmes sensibles, attention c’est du lourd.
Préparez-vous à entrer dans un “jeu”, vicieux et dangereux !

Ne la réveillez pas
de Angélina Delcroix (Auteur)
Broché – 14 juin 2018
Éditeur : Nouvelles plumes

Un thriller psychologique glaçant ! Entrez dans un jeu dont personne ne sort gagnant ! Maxime, jeune étudiant de 25 ans, se rend sur la tombe de sa mère. C’est lui qui, il y a un an, l’a retrouvée, égorgée. Un meurtre horrible, resté irrésolu, dont il ne réussit pas à se remettre. Cauchemars et flash-backs le hantent quotidiennement. Christelle, une amie venue le soutenir, remarque sur le côté de la plaque commémorative une étrange inscription : 00F14 – DEBUT DU JEU. Le même jour, un étudiant est retrouvé mort. Gravé sur sa cheville, un autre code : 02F01. Puis, c’est l’une des policières chargées de l’enquête qui reçoit glissé dans son courrier ce message :  » 02F01 : Le deux cherche les uns à travers l’origine. Affaibli. Disparu. Mort ? Le jeu a commencé, que le meilleur gagne, Joy !  » Qui se cache derrière ce jeu ? Quelles en sont les règles ? Et surtout, qui en réchappera ?

2019_007_angelina delcroix - ne la réveillez pas

Bonjour à toutes et à tous…

Wahou !!!

Quel récit…
J’ai été complètement baladé durant tout le roman.
Très belle écriture. Histoire complètement folle et les dernières pages sont à couper le souffle. Encore une nuit blanche au service de la lecture mais ce roman le méritait bien. Impossible de vous en dire plus sans spolier, mais la psychologie est omniprésente dans cette histoire de meurtres/vengeances aux ramifications plus que savamment dosées…

À chaque fois j’ai cette même surprise lorsque je lis des romans aussi prenant, glaçant même, au final éprouvant, écrit pas des femmes qui dans la vie sont toutes souriantes, lorsque je les croise dans des salons !!!
Devrions-nous nous méfier d’elles ???

En tous cas “Ne la réveillez pas” m’a bousculé, là où il faut !
Je risque de récidiver avec Angélina (… et en plus elle porte un prénom angélique !) assez rapidement…

Âmes sensibles, attention c’est du lourd.
Préparez-vous à entrer dans un “jeu”, vicieux et dangereux !

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Extrait :
« Il était fatigué, usé de ces crises qui duraient depuis deux longues années. Et quoi qu’il dise, quoi qu’il fasse, il ne parvenait plus à le rassurer. Ce soir-là, il avait fini par s’endormir en la serrant dans ses bras, silencieusement. Au milieu de la nuit, il ne l’avait pas sentie se défaire doucement de son étreinte, s’extraire du lit et descendre les escaliers. Le bruit, il l’aurait reconnu entre mille. Celui qui venait de l’arracher à son profond sommeil et qui l’empêcherait à tout jamais de dormir. une détonation, une seule… Il était tombé du lit dans sa précipitation et avait dévalé les escaliers en ne touchant qu’une marche sur trois, mais il savait, il connaissait ce silence aussi bien qu’il connaissait le bruit de son arme. Ce silence, c’était celui de la mort, satisfaite de son travail. Isabelle était là, sur le carrelage blanc, allongée sur le coté, les jambes pliées comme un pantin, le visage caressant le solde coté gauche. Ses longs cheveux noirs dispersés en bataille peinaient à camoufler l’horreur de la sortie de la balle. Le sang se répandait à une vitesse impressionnante autour de sa tête. Philippe s’était jeté sur elle, un genou de chaque coté de son corps, il avait soulevé ce qui restait de sa tête pour la serrer contra lui, et il avait hurlé de toutes ses forces, mais les sons étaient restés bloqués dans sa gorge. »

 

Née en 1978, à Luçon. Après une licence de génétique et des études en psychothérapie, Angélina Delcroix est actuellement psycho-praticienne en Vendée. Mariée et mère de deux enfants, elle consacre son temps libre à sa passion, l’écriture.