Folie, Frisson horreur, Noir

Pinocchio – Les contes interdits

de Maude Royer
Broché – 11 juin 2018
Éditeur : Ada

Bandeau_Intro

Dans le conte original, Pinocchio était loin de l’adorable marionnette que Geppetto voulait créer. La fin de ses aventures, jugée trop violente, a dû être réécrite. Ce Conte Interdit rejette la censure et ose aller beaucoup plus loin… Vous pourriez regretter votre escapade aux pays des jouets. Une maison insalubre accumulant les jouets d’un vieux sculpteur alcoolique. Un manipulateur vicieux trouvant l’extase dans le mensonge et la torture. D’infâmes parents accusés d’un crime inimaginable, à qui on ne confierait même pas un chat. Un garçon ayant l’audace de croire qu’il peut servir de conscience à un être abject. Un voeu, celui de devenir un « vrai petit garçon », qu’une mystérieuse femme aux cheveux bleus aurait le pouvoir d’exaucer.

 

2021_049_Royer Maude - Pinocchio.jpg

 

“Les contes interdits”, est une collection que j’ai découvert il y a quelques semaines un peu par hasard. Ce sont surtout les couvertures qui m’ont intriguées et beaucoup plues. Alors je n’ai pas pu résister et j’en ai commandé…

Dès la réception de ma commande, pas déçu du tout par la qualité des livres.
Les couvertures sont vraiment magnifiques, et je me suis très vite lancé dans ma lecture.

L’histoire débute de façon très intrigante, sûrement voulu par l’auteure.
Patrick se réveille à l’hôpital après une tentative de suicide, il ne se souvient plus de rien. Ses parents étant emprisonnés pour des crimes dont il n’a aucun souvenir, il sera placé chez son grand-père, vieil homme alcoolique, plus intéressé par la sculpture de ses jouets en bois que de s’occuper de son petit-fils. La maison est insalubre, et afin de quitter son nouvel habitat, Patrick compte bien gagner de l’argent à tout prix. Seulement, trouver un travail honnête, ne fait pas du tout partie de ses plans.

Attention !

Autant j’ai beaucoup aimé cette version originale, très glauque et inventive de Pinocchio, autant je déconseille sa lecture aux personnes sensibles et à ceux qui aiment les animaux. C’est parfois très violent et adressé à un public averti.

Mais, je ne peux rien retirer à la très grande imagination de Maude Royer.
Arnaques sur les réseaux sociaux, troubles psychiatriques, déviance sexuelle, extorsion, combats illégaux, vente de drogues, viols, cruautés animales, etc…

De plus tous les ingrédients du conte original sont là, mais présentés de manière très différentes. Le personnage même de Pinocchio est odieux, perturbé et pervers.

Personnellement j’ai trouvé l’histoire intéressante et bien structurée, et j’ai aussi beaucoup aimé l’utilisation du québécois tout le long de ma lecture, même si certaines expressions m’ont obligée à demander l’aide de “Google” !

Pas déçu du tout de cet achat un “peu compulsif”, je resterai un curieux de toutes lectures jusqu’à la fin, je l’espère bien…

Qui va se laisser tenter ?

÷÷÷÷÷÷÷

Extraits :

« Figé dans l’entrée de la maison, Patrick n’en finissait pas de promener ses yeux autour de la grande pièce à aire ouverte. Ayant du mal à croire ce qu’il voyait, il entreprit de compter les jouets qui, installés un peu partout, le regardaient de leurs petits yeux fixes. Leur nombre était tel qu’il rendait l’exercice ardu. Chaque fois que Patrick avançait d’un pas en direction du salon, traversant la salle à manger en se prenant les pieds dans des objets disparates, d’autres marionnettes apparaissaient dans son champ de vision.
Ce n’est qu’une fois la surprise passée que l’odeur immonde imprégnant les lieux monta aux narines du jeune homme. »
…/…
« Dans la classe de français, la tête de monsieur Grégoire lui confirma son intuition. Le professeur, assis sur son bureau, les deux pieds posés sur une chaise d’étudiant, était un homme jeune et séduisant, ex-joueur de football. Il tentait de s’enlaidir en s’imposant le port de cols roulés et de lunettes aux verres en cul-de-bouteille. Efforts inutiles qui n’empêchaient nullement ses jeunes élèves féminines de ce pâmer devant lui.
Dès que le dernier élève de sa liste répondit présent, monsieur Grégoire prit une profonde inspiration, chargé qu’il était d’éclairer quelques lanternes.
– la plupart d’entre vous sont déjà au courant, commença-t-il. Pour les autres, j’ai l’immense regret de vous apprendre que deux de vos camarades, Bernard Leroux est Steve Pelchat, ont été retrouvés morts dans la nuit de vendredi à samedi. »

 

 

Maude Royer est une auteure québécoise. Graphiste de profession, sa plus grande passion a toujours été l’écriture. Après la publication de deux séries fantasy pour les adolescents et les adultes (Les Premiers Magiciens – Éditions Hurtubise – et Zodiak – Éditions ADA), elle travaille maintenant sur deux séries dans le style « dont vous êtes le héros » destinées aux enfants de 9 ans et plus. Les tomes 1 des séries Transforme-toi en loup-de-mer et Transforme-toi en demoiselle-fée (Éditions ADA) seront disponibles dès septembre 2015.

Fantastique, Thriller

Chat

de Ludovic Metzker
Broché – 1 mai 2021
Éditeur : Independently published

Bandeau_Intro.jpg

Plusieurs meurtres viennent de se produire. Pour comprendre pourquoi des individus lambdas ont commis ces crimes, le capitaine de police Nil Topscher et le docteur Jean Zeitman vont devoir collaborer. Ils sont loin d’imaginer que derrière tout cela se cache un terrifiant secret. « Ils vous aiment. Trop » ?

 

2021_037_Metzker Ludovic - Chat

 

À pas de velours…

Dès que j’ai entendu le titre du dernier roman de Ludovic Metzker, “Chat”, je me suis très vite demandé ce que l’auteur à l’imagination fertile allait nous proposer… Je sais qu’il a lui-même une chatte, “Nala”, qu’il adore, et moi-même j’en ai cinq à la maison. Alors j’étais très curieux d’en savoir plus, et gare à lui, s’il lui venait à l’idée de les maltraiter dans son roman !

L’histoire aussi immersive que surprenante m’a littéralement embarquée, je l’ai lue d’une traite. En très peu de pages, Ludovic, de part la construction de son roman, nous amène à une vraie réflexion. Le récit est très bien construit, et l’auteur nous mène exactement là où il veut, à son rythme. On a le temps pour nous, les explications se mettent en place tout doucement jusqu’à la révélation finale !

Le texte est très fluide et les personnages que nous rencontrons au fur et à mesure avec leurs psychologies assez bien développées, ne sont jamais là par hasard !

Un capitaine de police, Nil Topscher et un docteur, Jean Zeitman sont amenés à travailler ensemble pour essayer de résoudre une série de meurtres très violents, étranges et mystérieux. Pourquoi des hommes et des femmes qui ne se connaissent pas, commettent-ils des meurtres aussi violents ?

“Chat” est un vrai thriller, avec des ambiances très particulières et puissantes, qui vous sortira de votre routine avec juste ce qu’il faut de fantastique, et comme tout bon roman qui se respecte, tout finira par s’expliquer, même l’inexplicable !
C’est bien là la force de Ludovic…

Vous aimez les thrillers, le fantastique voire l’horreur ?
Vous savez maintenant, ce qu’il vous reste à faire.

Mais attention !!!
Vous ne regarderez plus jamais votre “minou” de la même façon…

÷÷÷÷÷÷÷

Extraits :

« J’émets juste une hypothèse : il faut savoir que mon ancienne patiente était atteinte d’une forme d’érotomanie aiguë. Elle avait tué son mari des années auparavant. Pourtant, tous les jours, tous les soirs, elle « vivait » avec lui, l’aimait et le bichonnait, comme s’il était encore vivant ! Elle me parlait de lui avec amour et me disait qu’elle devait rentrer tôt pour lui préparer un bon repas. La vérité est que ce mensonge lui permettait de se maintenir en vie. Son monde, ses souhaits… »
…/…
« Inconsciente des difficultés que cet incident allait provoquer entre les deux familles, la petite fille baissa tout de même la tête, se sentant coupable de ce qu’elle estimait être une injustice. Pourquoi est-ce qu’il se permettait de lui soulever sa robe et lui baisser sa la culotte alors qu’elle ne l’embêtait jamais ? Pourquoi était-ce à elle d’en payer les conséquences. Après tout, il méritait cela.
– De toute façon, vous me punissez tout le temps ! Baragouina à l’enfant.
– Mademoiselle, ce que tu as fait est très, très grave ! Non, mais t’imagines ? »

 

 

Auteur de plusieurs romans dont la série « ILS ONT RENCONTRÉ JOHN », « MATT DUBOIS », Ludovic Metzker est un amoureux inconditionnel du thriller, que ce soit en fantastique ou en horreur. C’est avec des titres comme LA GROTTE, LE MUR DU TEMPS ou encore L’ENFER VIVAIT ICI qu’il se fait connaitre en France et au Canada.

En huit ans, Ludovic Metzker a donné vie à plus de vingt titres et ne compte pas s’arrêter en si bon chemin.

N’hésitez pas à lui rendre visite sur son blog auteur :
https://ludovicmetzker.wixsite.com/auteur

Nouvelles

S.O.S. Armor

de Eric Calatraba, Catherine Simier, Lou Vernet, Sacha Erbel, Michel Dozsa, Silvana Le Bon, Céline Tanguy, Eric Dupuis, Yamina Mazzouz, Danü Danquigny, Marie Delabos
Broché – 30 novembre 2018
Éditeur : La Salamandre Liseuse

Bandeau_Intro.jpg

Ce recueil regroupe onze nouvelles inédites se déroulant en Bretagne et pour la grande majorité en Côtes d’Armor. Vous voyagerez au lac de Guerlédan en compagnie de Silvana Le Bon, au château de la Roche-Jagu avec Michel Dozsa. Catherine Simier vous prendra par la main à Glomel, Yamina Mazzouz vous enverra respirer l’air frais de Perros-Guirec, quant à Danü Danquigny il vous fera une nouvelle fois découvrir Rennes sous un autre angle… L’association « La Salamandre Liseuse » remercie du fond du cœur tous les auteurs ayant participé à ce premier tome qui nous l’espérons est le premier d’une longue série.

 

2021_033_Collectif - S.O.S. Armor

 

La Salamandre Liseuse, nous propose avec ce petit recueil, 11 nouvelles qui tournent autour de la Bretagne et plus particulièrement des Côtes d’Armor…

Pour ceux qui me connaissent un peu, j’adore la Bretagne, alors je ne pouvais pas passer à coté de cette compilation qui m’a permis de découvrir quelques auteurs que je ne connaissais pas encore.

Il y a de très bons textes !
Voire certains excellents, mais malheureusement, je ne cacherai pas que j’ai préféré certaines nouvelles à d’autres, c’est normal et tout à fait personnel. Petite déception sur deux/trois qui ne m’ont pas parues au niveau des autres (je ne nommerai personne).
Quelques coquilles par-ci, par-là, du coup c’est le recueil dans sa totalité qui en pâti un peu… C’est dommage…

Mais rassurez-vous j’ai quand même passé un bon moment de lecture !

Si vous aimez les nouvelles, ce livre devrait vous plaire.
Et si vous ne n’êtes pas encore fan du genre, vous le deviendrez peut-être en découvrant ce recueil !

À lire…

÷÷÷÷÷÷÷

Extraits :

« Après une énième et forte crise, ma mère dut se résoudre à m’emmener un médecin. Lequel lui conseilla un suivi psychologique.
Pauvre petite chose que j’étais devenue. Frappé d’aphasie.
Au bout de 3 séances à subir mon silence et mes refus de toute relation, il me conseilla d’écrire. L’homme sans le savoir venait d’ouvrir la boîte de Pandore.
Je mis plusieurs semaines avant de lui montrer mes brouillons. Plusieurs mois avant que nous en discutions. En moins un an avant qu’il ne demande mon placement en milieu protégé. Il suspectait un début de schizophrénie. »
…/…
« Un beau coup de filet ! Pour une fois que les gros pourris se font alpaguer, ça s’arrose ! se ravit Le Raou en distribuant des badges “Breizh Marshal” à toute son équipe. Histoire que vous arrêtiez de vous poser des questions et que vous sachiez au moins pourquoi j’arbore de badge. Il a été conçu pour promouvoir la première édition du festival Pôle Art qui se déroulera à l’Ascension dans mon village de Plaine Haute. Je vous invite tous ! »

 

SOS Armor.jpg

Frisson horreur, Thriller psychologique

Sans retour

Tom Clearlake
Broché – 24 janvier 2021
Éditeur : Moonlight

Bandeau_Intro.jpg

 

Lors d’un séjour à la montagne, John Gardner, dirigeant d’un groupe de sociétés, et sa famille, reçoivent amis et associés dans un lodge luxueux, au cœur des Rocheuses. Au deuxième jour, une tempête de neige se lève. Les routes sont bloquées. Les réseaux hors-service. Ils se retrouvent coupés du monde. Quand le blizzard cesse, dix-huit jours ont passé. Les occupants du lodge sont secourus et placés en observation. Cinq d’entre eux sont portés disparus. Les survivants sont extrêmement amaigris. Et en état de choc. Ils ne parleront pas. Ils garderont le secret. Le plus atroce des secrets.

 

2021_029_Clearlake Tom - Sans retour

 

La famille Gardner décide passer une semaine dans leur nouveau Lodge avec des amis.
Le second jour de leur séjour, un terrible blizzard s’abat sur eux. Ils doivent alors se confiner en attendant que cela cesse…
Après 18 jours de tempête, les Gardner sont retrouvés affaiblis.
Mais que s’est-il vraiment passé durant ces 18 jours ?
Il ne faudra surtout pas le dévoiler.

J’aurai pu résumer ce roman en un seul mot.
Wahou !!!

Dès les premières pages, Tom parvient à créer une atmosphère vraiment glaçante. Il nous plonge au cœur du stress, de la peur. C’est une immersion totale au cœur des événements comme si on y était. Ce thriller noir en huit clos est horriblement implacable ! Énorme “Coup de cœur” pour ce thriller palpitant avec ses 630 pages, qui ne m’a pas laissé un instant de répit.
L’auteur a frappé encore une fois très fort. Encore plus fort même !
La psychologie, juste et fine qu’il distille à chacun de ses personnages, se révèle parfaite du début à la fin. L’histoire remarquablement écrite et structurée avec des rebondissements réguliers jusqu’à la fin du récit. Je suis littéralement entré dans le roman… Et régulièrement dans ma lecture j’en suis venu à souhaiter que ce roman soit adapté au cinéma afin qu’il touche un maximum de personnes…

Le récit se divise en plusieurs parties.
Il y a l’avant cauchemar, “Le cauchemar”, le sauvetage, l’après sauvetage, mais pas que…

Vous n’avez pas fini de vous ronger les ongles.
L’écriture est telle que je n’ai pu faire autrement que de subir. Il y a des rebondissements à chaque chapitre et rien ne va jamais dans le sens que je pouvais imaginer.

Tom Clearlake reste fidèle à ses habitudes dans son roman. Violence, hémoglobine, peur, malaise, mais c’est tellement captivant… Il y a même un peu avant la fin un passage très beau, tout en poésie qui laisse entrevoir un autre visage de l’auteur.

Amateurs de sensations fortes, je ne peux que vous conseiller ce livre incroyable, mais attention… il vous faudra avoir le cœur bien accroché !

Merci Tom !

÷÷÷÷÷÷÷

Extraits :

« Dans la pénombre de la chambre dix-huit, John Gardner s’efforçait à penser clairement. Le traitement qu’on lui donnait le shootait à tel point qu’il avait du mal à bouger. D’un côté, il avait besoin de ça. D’un autre, il lui fallait toute sa tête pour réfléchir. Anticiper. Tout s’était bien passé jusque-là. Il fallait que ça continue. Il entendit Sally remuer dans le lit d’à côté. Parfois, elle parlait dans son sommeil. Que pouvait-elle dire ? Et si une infirmière avait entendu quelque chose… Cela lui était arrivé à deux reprises. Il l’avait patiemment écoutée et n’avait rien perçu de compréhensible, Dieu merci. Elle bougea à nouveau. Il s’assit tant bien que mal et appuya son dos contre la tête de lit. Elle s’agita encore, puis passa son bras hors des draps et se redressa pour s’asseoir sur le bord du sommier. Ses yeux fixaient le sol. Il la regarda attentivement, scruta ses plus infimes gestes. Elle releva la tête vers lui.
– John… Tu es là ? Dit-elle d’une voix faible. »
…/…
« Une heure plus tard, tout le monde s’était réuni dans le grand salon. Le vent hurlait de plus belle. La neige tombait encore plus fort. Des flocons énormes, qui filaient à l’horizontal et venaient s’écraser sur la baie vitrée, tels des bourdons albinos ivres. La toiture grinçait et, de temps à autre, on pouvait même sentir le sol vibrer. »
…/…
« Bien. Alors, écoute moi attentivement : l’auriculaire, l’annulaire et le majeur d’une de tes mains, peu importe laquelle, joueront le rôle des trois petits lutins. Tu vas te trancher ces trois doigts avec ce hachoir, Jack.
Une boule de glace se forma brutalement dans son estomac. »

 

Thomas Clearlake est un auteur franco-canadien né au Canada le 19 octobre 1973.

Il commence à lire avec Edgar Allan Poe, H.G. Wells, Jack London, Jules Verne, Agatha Christie, Jack Kerouak, Edgar Rice Burroughs, Lovecraft, Dean Koontz, Stephen King, Clive Barker, Umberto Eco…

Sa passion pour les littératures de l’imaginaire le pousse à expérimenter l’écriture dans des univers très différents, mais c’est dans le thriller qu’il préfère exercer.

“Je pense que le Thriller est le maître de tous les genres littéraires. Il permet de jouer avec les sensations et les émotions du lecteur comme aucun autre genre le peut. Il y a dans le thriller cette possibilité de créer l’intensité, et de la pousser à son paroxysme. Et l’on dispose d’une infinité de moyens pour y parvenir.”

 

Historique, Polar historique, Suspense

Le Loup des Cordeliers

de Henri Lœvenbruck
Broché – 24 octobre 2019
Éditeur : XO

Bandeau_Intro

 

Gabriel Joly, jeune provincial ambitieux, monte à la capitale où il rêve de devenir le plus grand journaliste de son temps. un enquêteur déterminé à faire la lumière sur les mystères de cette période tourmentée.

Son premier défi : démasquer le Loup des Cordeliers, cet étrange justicier qui tient un loup en laisse et, la nuit, commet de sanglants assassinats pour protéger des femmes dans les rues de Paris…

Les investigations de Gabriel Joly le conduisent alors sur la route des grands acteurs de la Révolution qui commence : Danton, Desmoulins, Mirabeau, Robespierre, personnages dont on découvre l’ambition, le caractère, les plans secrets.

Alors que, le 14 juillet, un homme s’échappe discrètement de la Bastille, Gabriel Joly va-t-il découvrir l’identité véritable du Loup des Cordeliers, et mettre au jour l’un des plus grands complots de la Révolution française ?

UN ENQUÊTEUR REDOUTABLE
Une fresque magistrale des premiers jours de la révolution

 

2021_008_Loevenbruck Henri - Le loup des Cordeliers.jpg

 

Bonjour à toutes et à tous,

Fan de l’auteur depuis ses premiers romans, je ne pouvais pas passer à coté de celui-ci…
Quelle incroyable fresque historique que ce superbe roman, doublement passionnant, où Henri Loevenbruck nous plonge en 1789, période clé du récit.
D’un côté c’est un polar qui nous tient en haleine jusqu’au bout, de l’autre, c’est un vrai roman historique. Le peuple gronde, la Révolution est proche…

L’excellente idée, de ce roman, est de ne pas faire de la Révolution française un formidable arrière-plan mais d’en récupérer des acteurs centraux pour leur donner un rôle important dans l’intrigue. Danton, Desmoulins, Louis XVI et son frère le comte de Provence. Les dialogues les mettant en scène sont souvent repris de discours officiels réellement prononcés.
Mais, l’idée de découvrir Paris à travers les yeux de Gabriel est la meilleure de toutes. Son émerveillement quasi enfantin est contagieux et je me suis pris à rêver, à m’imaginer être à sa place au cœur d’une enquête sanglante.

Si comme moi, vous voulez connaitre l’identité de ce justicier masqué et capé accompagné d’un loup en laisse, qui tue dans les rues de Paris pour protéger des femmes, marquant le front de ses victimes d’une sorte d’un triangle inversé… vous savez ce qui vous reste à faire !

Une écriture fluide et addictive…
Un grand roman à ne pas manquer !

Merci Henri…

La dernière page achevée, j’enchaine directement sur la suite…

÷÷÷÷÷÷÷

Extraits :

« Tu as raison, citoyenne ! répondit Desmoulins. Les lois ont été écrites par les puissants, pour les puissants. Tout leur est réservé : les grandes entreprises, la gestion des revenus publics et le privilège exclusif de piller l’Etat ! Combien est réduite, en ce bas monde, la part du simple citoyen ! Les dignités, les nobles charges, l’argent, tout est entre les mains des privilégiés, et les vôtres ne sont bonnes qu’à les servir ! »
…/…
« Quand le peuple est dans la misère, il ne se révolte pas : il n’en a pas les moyens. Aujourd’hui, si la France se soulève, contrairement à ce que tout le monde dit, ce n’est pas parce que le peuple est miséreux, c’est parce que le peuple a été éclairé sur sa condition par les Lumières, et que l’Etat, lui, est plus pauvre que jamais… »

 

 

Henri Loevenbruck est né en 1972 à Paris. Fils d’enseignants, il grandit dans le quartier de la Nation et hérite de ses parents d’une passion pour la culture anglo-saxonne. A 25 ans, après des études littéraires, il épouse d’ailleurs une Anglaise et part vivre avec elle en Angleterre puis ils reviennent en banlieue parisienne. Après quelques pas dans le journalisme et la musique, au milieu des années 90, amoureux des littératures de l’imaginaire, il fonde Science-Fiction Magazine avec Alain Névant, un ami d’enfance. Après avoir tenu le poste de rédacteur en chef de ce magazine pendant plusieurs années, il décide ensuite de se consacrer pleinement à l’écriture. Il partage aujourd’hui son temps entre les romans et les scénarios, avouant son penchant pour le thriller investigatif, la Fantasy et le roman d’aventure en général.

Émotion, Drame, Noir, Polar

L’affaire Clara Miller

de Olivier Bal
Broché – 12 mars 2020
Éditeur : XO

Bandeau_Intro

Son cadavre est remonté, comme celui d’autres femmes, à la surface de l’eau. Six au total… Là-bas, dans les forêts du New Hampshire, le lieu maudit porte un nom : le lac aux suicidées.
Clara Miller était journaliste. Comme Paul Green, le reporter du Globe qui débarque sur l’affaire. Il avait connu Clara étudiante, et ne croit pas un instant à la thèse du suicide.
Un homme l’intrigue : Mike Stilth, l’immense rock star retranchée à quelques kilomètres de là, à Lost Lakes, dans un manoir transformé en forteresse.
L’artiste y vit entouré d’une poignée de fidèles, dont Joan Harlow, redoutable attachée de presse qui veille sur son intimité et se bat comme une lionne dès que l’empire Stilth est attaqué.
Mais Paul, lui, a tout son temps. Dans sa vieille Ford déglinguée, il tourne inlassablement autour du domaine. Avec cette question : et si, du manoir, la route menait directement au lac ?

Dans un roman choral vertigineux, Olivier Bal déroule le tapis rouge sang de la célébrité. Jusqu’à l’incroyable vérité.

 

2021_007_Bal Olivier - L'affaire Clara Miller.jpg

 

Bonjour à toutes et à tous,

Après ses deux premiers romans aux frontières du fantastique, « Les limbes » et « Le maître des limbes », j’étais vraiment curieux de lire Olivier Bal dans un tout autre registre…

Je ne suis pas déçu du tout.
Je n’ai pas pu lâcher ce roman que j’ai lu en quelques heures.

L’Affaire Clara Miller est un polar très atypique.
D’abord le choix pris par Olivier dans la structure de son roman. Il se déroule sur deux périodes bien distinctes et importantes “1995 et 2006”. Et avec tout ça, rien de linéaire. Jusqu’au bout du récit, Olivier nous “trimbale” avec ses allers-retours qui rythment le récit…
Son choix aussi, et c’est ce que j’ai préféré… l’écriture de tout son récit à la première personne, en utilisant six personnages clés qui alterneront à chaque chapitre… Six destins qui sont liés.

Mike Stilth est une immense star mondiale. Chanteur et acteur, il vit avec ses deux enfants, Noah et Eva, dans une véritable forteresse. Ses enfants n’ont pas le droit de sortir. Ils vivent 24h sur 24 retranchés dans leur manoir.
Pourquoi Mike les cache-t-il au monde entier ?
Pourquoi et qui sont ses jeunes filles que l’on retrouve mortes dans le lac proche du manoir ?
Meurtres ou suicides ?

Paul Green, journaliste va tout faire pour comprendre se qui se passe dans et autour de la demeure de la Rock star.

Le rythme donné au récit par Olivier est lent et hypnotique… Il distille petit à petit les secrets qui font de ce roman un grand livre…
Sexe, drogues et Rock n’ Roll !
Bienvenus à Lost Lakes

Beaucoup d’émotions ressenties le long de ma lecture.
Merci Olivier pour cet excellent livre.

÷÷÷÷÷÷÷

Extraits :

« Quand je tiens compagnie aux livres, je ne m’ennuie jamais. Un jour, Spencer m’a donné un exemplaire corné de Tom Sawyer, et m’a dit qu’ “il n’y a rien de plus triste qu’un livre qu’on oublie. Un bouquin, à chaque fois qu’on le lit, on lui redonne un peu vie”. »
…/…
« L’homme, méthodiquement, retire le silencieux de son pistolet et range son arme dans son holster. Il prend son temps. Il aime ça. Enfin, il s’allume une cigarette et s’éloigne comme si de rien n’était.
Je remarque l’allumette qu’il a laissée choir au sol, qui se consume lentement, à quelques centimètres de ma tête. À petit feu… comme la vie qui m’abandonne.
J’ai de plus en plus de mal à respirer. »

 

 

Olivier Bal a été journaliste pendant une quinzaine d’années. Après avoir travaillé dans différents titres de la presse généraliste et culturelle, et fréquemment voyagé pour ses reportages, il a animé un événement culturel emblématique : les Masterclass à la Cité des sciences et de l’industrie de Paris.
Aujourd’hui, Olivier Bal se consacre pleinement à l’écriture.
Les Limbes, un thriller fantastique, est son premier roman. Best-seller de l’auto-édition, Les Limbes a d’abord conquis des dizaines de milliers de lecteurs avant d’être édité en mars 2018. Le cycle des Limbes s’est achevé en 2019 avec le deuxième opus, Le Maître des Limbes.
En 2020, Olivier Bal sort un nouveau thriller aux éditions XO, L’affaire Clara Miller, qui entraîne le lecteur dans les ombres de la célébrité.
Les Limbes a reçu le Prix Méditerranée Polar 2018 du Premier Roman et Le Maître des Limbes, le prix Géants du Polar 2019.

Pour suivre l’actualité d’Olivier Bal :
– Sur Facebook : http://www.facebook.com/OlivierBalAuteur
– Sur Twitter : @Olivier_Bal
– Sur Instagram : @olivier_bal_auteur

Noir, Polar, Thriller

Némésis

de Xavier Massé
Broché – 5 novembre 2020
Éditeur : Taurnada Editions

Bandeau_Xavier.jpg

« David… ? C’est moi, c’est Vincent ! Il faut que tu viennes ! Il faut que tu me rejoignes dans notre village d’enfance… il s’est passé quelque chose… c’est horrible, je n’ai jamais vu ça !… » Une disparition anormale, un meurtre sans précédent, un village divisé entre croyances et superstitions, une atmosphère étouffante… David et Vincent, deux gosses d’Assieu devenus flics, vont s’immerger dans cette enquête, et sans le savoir vont descendre aux portes de l’enfer…

 

2020_079_Massé Xavier - Némésis

 

Bonjour à toutes et à tous,

Tout d’abord, j’espère que tous mes amis libraires et mes amis auteurs vont vite trouver une solution avec ce qui ce passe…

La lecture a toujours eut une place très importante pour moi. Elle est même devenue vitale avec le temps… Elle me permet de vivre, de ressentir, de rire aussi, de pleurer parfois…
Mais, c’est la première fois que je ressentais de la colère !

Xavier, je t’ai haï dès la fin du prologue…
Comment avais-tu osé infliger autant de violence dans ton récit ?
J’ai eu beaucoup de mal à me fixer dans ma lecture et j’ai eu peur de ne pas pouvoir aller jusqu’au bout…

J’ai découvert Xavier Massé avec le très bon “Répercussions”, qui m’avait emporté, puis “l’inconnue de l’équation”. Avec “Némésis”, j’ai d’abord été heurté, puis finalement soufflé !

L’histoire est très rythmée, très intense avec des chapitres qui sont courts, aucun temps mort… Mais les première phrases m’ont vidé. J’ai eu peur d’avoir entre les mains un énième roman à la violence gratuite jusqu’au bout du récit.
J’ai donc tout d’abord stoppé ma lecture.
J’étais bien embêté !

Je ne reconnaissais pas l’esprit “Taurnada”
J’ai donc repris “l’inconnue de l’équation”, afin de me ré-imprégner de l’écriture de Xavier. Ce n’était pas possible. Xavier ne pouvait pas écrire un roman “gore” juste pour créer un malaise auprès des lecteurs…

J’ai donc repris “Némésis”, et je l’ai lu ce coup-ci d’une seule traite !

Vous l’aurez compris Xavier a frappé fort, très fort dans ce roman et ce, dès les premières lignes. Force est d’avouer que ma seconde lecture m’a complètement emportée.
Parfois la fin justifie les moyens !
Il m’est très difficile de parler de ce roman et de mon ressenti sans trahir l’excellent travail de l’auteur.
Que pourrais-je dire d’autre que : Lisez-le !
L’histoire regroupe ce qui ce fait de mieux à ce jour…
Morts violentes, tueur enragé, suspense à se ronger les ongles, une ambiance mystique un peu fantastique et surtout un “twist” final incroyable.

Ma première lecture à chaud a failli être fatale dès le premier chapitre. Cela confirme pour moi, qu’une lecture doit se faire sans à priori, et surtout qu’il vaut mieux finir un roman avant de pouvoir le juger.

Némesis, sera pour moi, la “grande claque” de cette fin d’année je pense.

Merci Joël pour cette “pépite” littéraire, que j’ai déjà commencé à conseiller autour de moi. Les Éditions Taurnada ont, en quelques romans et avec de jeunes auteurs, complètement renouveler “Les thrillers” et “Les polars” français…
Et enfin, merci Xavier, de m’avoir poussé à sortir de mes retranchements !

Gros coup de cœur, je vous recommande vivement Némésis.

÷÷÷÷÷÷÷

Extrait :

« La pluie tombait de nouveau, et nous étions trempés malgré nos parkas. L’eau dégoulinait sur mon corps. Les bras ballants, je sentais les gouttes glisser doucement le long de mes doigts jusqu’à former une petite flaque au sol.
Nous ne nous étions pas encore approchés. Nous laissions faire les équipes de la scientifique. De loin, nous regardions la scène comme des idiots, abasourdis. De la terreur… c’est tout ce qui m’habitait à cet instant. De ce que l’on nous avait relaté, nous allions devoir faire face à tout ce que l’humain pouvait faire d’inhumain. Car il n’y avait pas de mot pour décrire un tel meurtre. Et aucun de suffisamment violent pour exprimer ce que je ressentais. »

 

Né en 1977 à Roussillon (Isère), Xavier Massé est un jeune écrivain à l’imagination débordante. Passionné par le cinéma et la littérature, il devient très tôt fan du genre thriller, avec un goût toujours plus prononcé pour les scénarios complexes. Il sort en 2016 « Répercussions », qui remporte le prix du 1er roman Dora-Suarez 2018. Il décide de continuer l’aventure avec « L’Inconnue de l’équation », un huis clos qui ne laisse aucun répit au lecteur.

Polar

Le dernier message

Nicolas Beuglet
Broché – 17 septembre 2020
Éditeur : XO Éditions

Bandeau_Nicolas

 

Voulez-vous vraiment connaître la vérité ?
Le dernier message pourrait vous plonger dans des abysses d’angoisse et de folie…

Île d’Iona, à l’ouest de l’Ecosse, des plaines d’herbes brunes parsemées de roches noires. Et au bout du “Chemin des morts”, la silhouette grise du monastère.

Derrière ces murs suppliciés par le vent, un pensionnaire vient d’être retrouvé assassiné. Son corps mutilé de la plus étrange des façons. C’est l’inspectrice écossaise Grace Campbell qui est chargée de l’enquête. Après un an de mise à l’écart, elle joue sa carrière, elle le sait.

Sous une pluie battante, Grace pousse la lourde porte du monastère. Elle affronte les regards fuyants des cinq moines présents. De la victime, ils ne connaissent que le nom, Anton. Tous savent, en revanche, qu’il possédait un cabinet de travail secret aménagé dans les murs. Un cabinet constellé de formules savantes…

Que cherchait Anton ? Pourquoi l’avoir éliminé avec une telle sauvagerie ? Alors qu’elle tente encore de retrouver confiance en elle, Grace ignore que la résolution d’une des énigmes les plus vertigineuses de l’humanité repose tout entière sur ses épaules…

Après les succès du Cri, de Complot, de L’Île du Diable…

Un thriller époustouflant

Avec Le dernier Message , Nicolas Beuglet met en scène sa nouvelle héroïne, l’inspectrice écossaise Grace Campbell, jeune femme solitaire et mystérieuse.

 

2020_074_Beuglet Nicolas - Le dernier message.jpg

 

Lu d’une traite !!!

Je suis complètement soufflé…

En quelques romans, Nicolas Beuglet est devenu pour moi l’un des maîtres du thriller français et il le confirme encore une fois avec ce roman qui touche de près notre quotidien.

Après avoir lu la première trilogie de Nicolas, j’ai retrouvé tous les éléments qui font pour moi le succès de ses romans, incisifs, percutants, dans un déroulé toujours aussi fluide. J’ai une fois de plus adoré m’être laisser emporter par cette fabuleuse histoire qui ouvre la porte sur bien des réflexions, au point de vouloir aujourd’hui reconsidérer certains aspects de ma propre vie.

Pour “Le dernier message”, l’auteur fait intervenir une nouvelle enquêtrice, Grace Campbell inspectrice écossaise qui avait été mise pendant un an à l’écart. Elle m’a parue d’emblée fort sympathique et surtout authentique, malgré certains secrets qu’elle cherche à cacher. Direction l’Écosse, sur une île où se trouve le monastère d’Iona. Un homme, Anton y est retrouvé mort. Il semblerait que cette victime faisait d’étranges recherches… Et je ne vous dévoilerai rien de plus !
Tout est trop important.

Il m’a été impossible d’anticiper quoi que ce soit !
Tout s’imbrique à la perfection… Même les chapitres se suivent dans un même souffle. Je serais incapable de dire si c’est son meilleur roman ou pas, mais quel régal !

Nicolas comme à son habitude, a fait un travail de documentation incroyable sur les aspects scientifiques de son récit. À chaque fin de ses romans, je me fais la même réflexion et c’est bien ce qui me fait peur à chaque fois. C’est de savoir que tout est crédible et qu’il y a toujours une grande part de vérité dans ce qu’il écrit !
Encore plus dans celui-ci.
Vous ne pourrez pas, ne pas vous poser les mêmes questions que je me suis posé.
Vous ne pourrez plus continuer à vivre de la même façon !
Vous avez été prévenu…

Un suspense archi présent, un excellent moment de lecture !

Un grand merci Nicolas…
Vite, vite un autre roman !

÷÷÷÷÷÷÷

Extrait :

« Dans trois ans, les Occidentaux vont commencer à mourir en masse. La cause de cette montée exponentielle de la mortalité sera d’autant plus foudroyante que son origine est ignorée de la grande majorité des Etats et des citoyens. Il ne s’agit ni d’une maladie, ni du dérèglement climatique, ni d’une guerre. Mais d’un fléau plus inattendu : la chute de l’intelligence humaine. Le constat est aussi implacable que désolant. Toutes les études depuis soixante-dix ans aboutissent à la même conclusion : le niveau de l’intelligence humaine est en décroissance. Autrement dit, nous devenons de plus en plus stupides et ce mouvement d’abêtissement généralisé ne va pas s’arrêter. L’information pourrait prêter à sourire si ce n’était pas le pire qui puisse arriver à l’humanité. »

 

 

Nicolas Beuglet né en 1974, est un écrivain et journaliste français. Il est connu pour sa trilogie de romans policiers ayant pour héroïne l’inspectrice norvégienne Sarah Geringën, dont les deux premiers volets ont été vendus à plus de 540 000 exemplaires. Il vit à Boulogne-Billancourt, est marié et père de deux filles.

Facebook : https://www.facebook.com/NicolasBeuglet/

Philosophique, Polar historique

Vienne la nuit, sonne l’heure

Jean-Luc Bizien
Poche – 7 juin 2012
Éditeur : 10×18 – Grands détectives

Qu’est-ce que la violence ? Une question singulière à laquelle l’aliéniste Simon Bloomberg va chercher à répondre… pour son plus grand malheur. Au fil des jours, les troublantes confessions de ses patients révèlent leur part de cruauté la plus sombre. Dès lors, le praticien est plongé à son tour dans un tourbillon de fureur, au risque de se perdre lui-même au cœur des ténèbres.

Quand un psychiatre est pris dans l’engrenage de la violence.

 

2020_063_Bizien Jean-Luc - Vienne la nuit, sonne l'heure.jpg

 

Comme je l’avais prévu, j’ai enchainé avec le 3ème tome de “La cour des miracles”…

J’ai eu moins de surprises avec le style de la narration très bien travaillé, qui m’a transporté automatiquement au XIXe siècle, les descriptions du Paris de l’époque sont toujours aussi réussies. Par contre l’évolution de la relation entre les personnages est très différente dans ce tome. On retrouve la jeune et belle Sarah et ses problèmes de cœur, Ulysse, le colosse aussi grand que gentil, qui sera lui la proie de ses démons. Mais ici, le personnage central, sera le docteur Bloomberg qui se pose tout un tas de questions. Des questions sur la vie, sur SA vie, SES compétences et SON avenir.
Va-t-il réussir à surmonter son deuil ?
Il se sent perdu…
Tout un tas de questions qui obscurcissent son jugement et vont mettre sa vie en péril.
Il est toujours amoureux d’Elzbiéta qui est décédée, mais, n’arrive pas à se passer de sa présence. Il continue ainsi à lui parler, allant même jusqu’à tenir un journal où il écrit toutes ses réflexions qui sont adressées aussi bien à elle, qu’à lui…

Ce troisième opus de la série est plus sombre.
Il est placé sous le signe de la violence et de la manipulation.
Mensonges, jalousies, un mari qui frappe sa femme ne supportant plus ses sorties quotidiennes, des secrets cachés au cœur des catacombes, des bagarres, un vrai labyrinthe… Bref, un récit chargé en émotions diverses et plus axé sur la psychologie aussi. Du coup beaucoup de choses “ont vibré” en moi. Parfois une sorte de vécu… Sur la violence, l’injustice et la peur d’un futur de plus en plus compliqué à appréhender.

J’espère que comme moi vous vous laisserez entraîner par l’histoire !
Je n’ai rien vu venir… Le dénouement est excellent… Mais Chuuut…
Vous trouverez vous-même les réponses en temps voulu !

Je ne dirai qu’une chose.
Bravo Jean-Luc !

Encore une fois ce roman peut se lire séparément des autres tomes, mais le mieux reste de les lire dans l’ordre chronologique, afin de suivre toutes les progressions psychologiques. “La chambre mortuaire”, “La main de gloire”, puis celui-ci.
J’attendrai la suite avec impatience, si jamais suite il y a !

Premier volet de la saga :
https://leressentidejeanpaul.com/2020/08/17/la-chambre-mortuaire/

Second volet de la saga :
https://leressentidejeanpaul.com/2020/09/04/la-main-de-gloire/

÷÷÷÷÷÷÷

Extraits :

« – Oui, je suis violent ! martelait Genest. Mais je retourne le plus souvent cette colère contre moi. C’est à moi que je fais du mal, c’est moi que je punis. Je brise des objets qui me sont chers, je frappe les murs, je ME châtie… pour des choses que je n’ai pas commise, mais dont la cruelle injustice ne m’est que souffrance. »

…/…

« Je pense à toi, Elzbiéta, à ce qu’ils t’ont fait subir. À ton visage quand je t’ai retrouvé, à ta peau glacée sous mes doigts… je n’ai pas su te protéger, je n’ai pas deviné les dangers qui te menaçaient.
Ne serais-je pas, une fois encore, l’unique responsable s’il lui arrive quelque chose ?
Mais je ne sais comment la mettre en garde sans outrepasser mes fonctions, sans apparaître pour ce que je ne suis pas – ou ce que je ne veux pas être.

J’aimerais tant que tu sois là, Elzbiéta !
Tu saurais trouver les mots. »

 

 

Né en 1963 à Phnom-Penh (Cambodge), Jean-Luc Bizien a vécu une grande partie de son enfance à l’étranger. Il a exercé pendant une quinzaine d’années la double profession d’auteur et d’enseignant avant de se consacrer totalement à l’écriture. Jean-Luc Bizien s’épanouit d’abord dans les jeux de rôles et les littératures de l’imaginaire : il a obtenu en 1994 le prix Casus Belli du meilleur jeu de rôles pour Chimères et a publié de nombreux livres pour la jeunesse. En 2002, il a obtenu le prix du roman d’aventures pour “La Mort en prime time” et le prix Fantastic’Arts pour “WonderlandZ”. Passant avec bonheur d’un genre à l’autre, il est l’auteur aux éditions Gründ de Vivez l’Aventure, une série de livres-jeux illustrés qui rencontre un grand succès et de la “Trilogie des ténèbres”, des thrillers contemporains aux éditions du Toucan.
Les œuvres dont il est le plus fier sont cependant ses deux fils, Elric et Adriel, respectivement parus en 1990 et 2005.

Noir, Thriller psychologique

Fractures

Franck Thilliez
Poche – 14 octobre 2010
Éditeur : Pocket

Alice sait que quelque chose ne tourne pas rond dans sa tête et les événements étranges qui se multiplient autour d’elle ne vont rien arranger : cette photo récente de sa sœur jumelle, pourtant morte dix ans auparavant, qu’elle récupère des mains d’un immigré clandestin ; son père, agressé chez lui à l’arme blanche, et qui prétend avoir tenté de se suicider ; ce chemisier ensanglanté qu’elle découvre dans sa douche et dont elle n’a pas le moindre souvenir.
Alice vient de prendre un aller simple vers la folie…

“Thilliez signe ici l’un de ses meilleurs polars.” Alexis Brocas – Le Figaro Magazine

 

2020_051_Thilliez Franck - Fractures .jpg

 

Bonjour à toutes et à tous…

Ce matin en me levant, j’ai eu envie de me plonger dans un roman noir.
Un thriller psychologique…
En regardant dans ma PAL, je me suis rendu compte qu’il y avait un moment que je n’avais pas lu de roman de Franck Thilliez.
J’en ai 4 à lire, Je prends le premier dans l’ordre chronologique, “Fractures”, et c’est parti !!!

Il n’y a pas à dire, il sait y faire Franck !
J’ai dévoré ce livre en quelques heures, j’ai été transporté tant par l’ambiance sombre du roman, que par ses personnages torturés. Dédoublement de personnalité, schizophrénie, manipulations mentales diverses des plus horribles.
Franck sait très bien là où il doit aller pour précipiter le lecteur au fond du gouffre. Avec son talent et son érudition, il sème le doute, le cultive tout au long du roman. Alors, je m’interroge, j’essaie de comprendre, mais ça ne colle pas. Très vite, les faits vont au-delà de l’entendement… Je suis tenu en haleine jusqu’au bout.

J’ai bien compris que le père d’Alice n’est pas rentré indemne du Liban.
Et pourquoi passe-t-il des heures et des heures dans sa grange ?
Qu’est ce qui peut bien le lier à Luc Graham, le psychiatre ?
Les troubles psychiques d’Alice de plus en plus perturbants…
Dorothée, la jumelle d’Alice n’est-elle pas censée être morte ?
Qui est Birdy ? Qui est Mirabelle ? Qui est…

Comment survivre à un traumatisme violent ?
La guerre, une enfance maltraitée, la perte d’un être cher.
L’être humain dispose de plusieurs ressources. Celles qui sont conscientes et celles qui sont inconscientes…

Franck, comme pour moi, va vous emmener dans des dédales, où vous vous perdrez sûrement…
Puis, arrive la vérité, terrible et implacable… Un scénario terriblement bien ficelé.

Manipulations et perversité règnent dans ce roman, et comme le dit Franck Thilliez lui-même, “N’oubliez pas qu’une histoire continue à exister, même lorsque la dernière page du roman est tournée…”

÷÷÷÷÷÷÷

Extrait :

« – Est-ce qu’il vous croyait en bonne santé ?
– Il voulait s’en convaincre, je pense. Il n’arrêtait pas de me faire apprendre des détails scientifiques, par exemple. A quelle vitesse court un lapin, la position et le nom des étoiles dans le ciel, la vitesse d’une balle de fusil, le cycle des saisons, le brassage génétique, l’informatique. Il s’abonnait à un tas de revues, me forçait à les lire. Des choses que les autres enfants n’apprenaient pas. Il s’acharnait, et était fier de moi quand je récitais. Il disait à maman : « Regarde comme notre fille est intelligente. » Mais maman, bien sûr, elle ne répondait jamais… Il me poussait à dessiner aussi, en permanence, parce que j’étais vraiment douée.
– Et Dorothée ? Était-elle obligée d’apprendre, elle aussi ?
– Non, il la laissait tranquille, il l’ignorait la plupart du temps… Elle ne savait pas dessiner, de toute façon. Par contre, elle ramenait des bonnes notes en maths et dans un tas de matières. Moi, je suis nulle en maths. »

 

 

Né en 1973 à Annecy, Franck Thilliez, ancien ingénieur en nouvelles technologies, vit actuellement dans le Pas-de-Calais. Il est l’auteur de Train d’enfer pour Ange rouge (2003), La Chambre des morts (2005), Deuils de miel (2006), La Forêt des ombres (2006), La Mémoire fantôme (2007), L’Anneau de Moebius (2008), Fractures (2009), Vertige (2011), Puzzle (2013) et REVER (2016). La Chambre des morts, adapté au cinéma en 2007, a reçu le prix des lecteurs Quais du Polar 2006 et le prix SNCF du polar français 2007.
Franck Thilliez a publié Le Syndrome [E] (2010), une enquête réunissant pour la première fois ses personnages fétiches Franck Sharko et Lucie Henebelle que l’on retrouve dans [Gataca] (2011), Atom[ka] (2012), [Angor] (2014) – prix Étoiles du Parisien-Aujourd’hui en France pour le meilleur polar 2014 –, Pandemia (2015) et Sharko (2017).
Ses romans, Le manuscrit inachevé (2018), Luca (2019), Il était deux fois (2020), sont paru chez Fleuve Éditions.

Ses titres ont été salués par la critique, traduits dans le monde entier et se sont classés à leur sortie en tête des meilleures ventes.

Retrouvez toute l’actualité de l’auteur sur :
http://www.franckthilliez.com