Thriller psychologique

Seule la haine

de David Ruiz Martin
Poche – 10 juin 2021
Éditeur : Éditions Taurnada

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Persuadé que le psychanalyste Larry Barney est responsable du suicide de son frère, Elliot le prend en otage dans son cabinet. Sous la menace d’une arme, Larry n’a pas d’autre choix que de laisser l’adolescent de 15 ans lui relater ses derniers mois. Mais très vite, c’est l’escalade de l’horreur : Larry est jeté dans un monde qui le dépasse, aux frontières de l’abject et de l’inhumanité. Tandis que les détails scabreux se succèdent, une seule idée l’obsède : celle de s’en sortir, à tout prix… Un thriller psychologique qui va vous retourner la tête !!!

 

2021_035_Ruiz Martin David - Seule la haine

 

Encore une fois un grand merci à Joël des Éditions Taurnada pour cette “précieuse” découverte !!!

Elliott est un jeune homme très intelligent mais aussi très perturbé.
Il est convaincu que c’est le thérapeute de son frère qui est responsable de son suicide.
En partant de cette hypothèse, Elliott séquestre le thérapeute dans son bureau et commence alors un face-à-face dont l’issue sera incertaine.

Dès les premières lignes l’auteur met en place, petit à petit, un remarquable huis clos. J’ai complètement plongé dans ce thriller où la tension est réellement palpable, violente, implacable. David Ruiz Martin frappe vite et très fort. Très peu de préambules, je me suis très vite retrouvé dans un climat très anxiogène.
Et à mesure qu’Elliot va raconter la spirale qu’il a vécue et entraînée là où il se trouve, on se rends compte soudain que le pire reste encore à venir !

Les deux “adversaires” vont se retrouver face-à-face. J’ai eu beaucoup de mal à ne pas me mettre à la place des deux instigateurs. Tantôt j’étais Elliot, tantôt Larry…
C’est incroyable comment l’auteur arrive à nous retourner le cerveau, il a une plume très addictive et je vais vite me renseigner sur ses autres romans…

Je ne peux que vous recommander vivement de découvrir ce roman, mais attention, on ne ressort pas indemne après une telle virée dans les méandres de l’esprit…
Ce thriller psychologique vous poursuivra encore longtemps au plus profond de votre pensée.

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Extraits :

« C’est nous qui feront les lois plus tard ! Ce sont des types de mon âge qui décideront un jour de bombarder des pays ! Ou de construire des écoles dans d’autres ! D’amener l’éducation ! D’amener enfin l’eau potable pour tous ! Et peut-être même de condamner l’excision ! Ce sont des types comme moi qui décideront de sauver la planète ou de la laisser croupir dans l’état dans lequel vous nous l’avez léguée ! Qui décideront de s’arracher les œillères avec lesquels vous avez accepté de vivre ! Ce sont des types de mon âge qui devront trimer comme des chiens jusqu’à 75 ans pour tenter de renflouer les caisses de votre retraite ! On paie pour vous ! Chaque jour ! On subit cette vie à cause de vous ! On n’a même plus le temps d’être des gosses et de jouer ! On sait à peine marcher que vous nous jetez déjà dans des classes surpeuplées pour apprendre ! Pour rejoindre l’élite ! Pour être meilleur que l’autre et pour mieux le piétiner le jour de l’embauche ! »
…/…
« Avec le temps, j’ai fini par considérer mes patients et mon travail comme un simple revenu nécessaire afin d’assouvir mes plaisirs futiles. J’ai balayé d’un revers de la main tout le côté humain, le travail de fond, l’implication, oublié à quoi je m’engageais, lorsqu’un patient pénétrait dans mon cabinet, affublé de ses tourments. J’ai sombré dans un matérialisme à outrance dans lequel j’ai commencé à me noyer. »

 

Né en Espagne, David Ruiz Martin part vivre en Suisse à l’âge de quatre ans.
Menuisier de formation, c’est en 2009 qu’il reprend l’entreprise familiale avec son frère.

Il débute, aux alentours de vingt ans, son parcours d’auteur. Durant près de dix ans, seule sa femme est mise dans la confidence de sa passion. Puis, à l’âge de trente-deux ans, il se lance dans l’écriture de son premier roman, Le syndrome du morveux”, un thriller auto-édité, qui surprend son entourage, suivi d’un second, Que les murs nous gardent”, une histoire d’épouvante, l’année suivante.

Avec Je suis un des leurs”, il signe un troisième roman, un roman d’amour, d’aventures, un roman qui nous retrace une bonne partie de l’histoire espagnole, de la Guerre Civile au mouvement des Indignés.

“Seule la haine” est son quatrième roman, un thriller psychologique qui a obtenu le prix littéraire des lectrices du salon Sans pour Sang thriller en 2020.

David Ruiz Martin est marié et vit à Cressier, en Suisse.

Frisson horreur, Thriller psychologique

Sans retour

Tom Clearlake
Broché – 24 janvier 2021
Éditeur : Moonlight

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Lors d’un séjour à la montagne, John Gardner, dirigeant d’un groupe de sociétés, et sa famille, reçoivent amis et associés dans un lodge luxueux, au cœur des Rocheuses. Au deuxième jour, une tempête de neige se lève. Les routes sont bloquées. Les réseaux hors-service. Ils se retrouvent coupés du monde. Quand le blizzard cesse, dix-huit jours ont passé. Les occupants du lodge sont secourus et placés en observation. Cinq d’entre eux sont portés disparus. Les survivants sont extrêmement amaigris. Et en état de choc. Ils ne parleront pas. Ils garderont le secret. Le plus atroce des secrets.

 

2021_029_Clearlake Tom - Sans retour

 

La famille Gardner décide passer une semaine dans leur nouveau Lodge avec des amis.
Le second jour de leur séjour, un terrible blizzard s’abat sur eux. Ils doivent alors se confiner en attendant que cela cesse…
Après 18 jours de tempête, les Gardner sont retrouvés affaiblis.
Mais que s’est-il vraiment passé durant ces 18 jours ?
Il ne faudra surtout pas le dévoiler.

J’aurai pu résumer ce roman en un seul mot.
Wahou !!!

Dès les premières pages, Tom parvient à créer une atmosphère vraiment glaçante. Il nous plonge au cœur du stress, de la peur. C’est une immersion totale au cœur des événements comme si on y était. Ce thriller noir en huit clos est horriblement implacable ! Énorme “Coup de cœur” pour ce thriller palpitant avec ses 630 pages, qui ne m’a pas laissé un instant de répit.
L’auteur a frappé encore une fois très fort. Encore plus fort même !
La psychologie, juste et fine qu’il distille à chacun de ses personnages, se révèle parfaite du début à la fin. L’histoire remarquablement écrite et structurée avec des rebondissements réguliers jusqu’à la fin du récit. Je suis littéralement entré dans le roman… Et régulièrement dans ma lecture j’en suis venu à souhaiter que ce roman soit adapté au cinéma afin qu’il touche un maximum de personnes…

Le récit se divise en plusieurs parties.
Il y a l’avant cauchemar, “Le cauchemar”, le sauvetage, l’après sauvetage, mais pas que…

Vous n’avez pas fini de vous ronger les ongles.
L’écriture est telle que je n’ai pu faire autrement que de subir. Il y a des rebondissements à chaque chapitre et rien ne va jamais dans le sens que je pouvais imaginer.

Tom Clearlake reste fidèle à ses habitudes dans son roman. Violence, hémoglobine, peur, malaise, mais c’est tellement captivant… Il y a même un peu avant la fin un passage très beau, tout en poésie qui laisse entrevoir un autre visage de l’auteur.

Amateurs de sensations fortes, je ne peux que vous conseiller ce livre incroyable, mais attention… il vous faudra avoir le cœur bien accroché !

Merci Tom !

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Extraits :

« Dans la pénombre de la chambre dix-huit, John Gardner s’efforçait à penser clairement. Le traitement qu’on lui donnait le shootait à tel point qu’il avait du mal à bouger. D’un côté, il avait besoin de ça. D’un autre, il lui fallait toute sa tête pour réfléchir. Anticiper. Tout s’était bien passé jusque-là. Il fallait que ça continue. Il entendit Sally remuer dans le lit d’à côté. Parfois, elle parlait dans son sommeil. Que pouvait-elle dire ? Et si une infirmière avait entendu quelque chose… Cela lui était arrivé à deux reprises. Il l’avait patiemment écoutée et n’avait rien perçu de compréhensible, Dieu merci. Elle bougea à nouveau. Il s’assit tant bien que mal et appuya son dos contre la tête de lit. Elle s’agita encore, puis passa son bras hors des draps et se redressa pour s’asseoir sur le bord du sommier. Ses yeux fixaient le sol. Il la regarda attentivement, scruta ses plus infimes gestes. Elle releva la tête vers lui.
– John… Tu es là ? Dit-elle d’une voix faible. »
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« Une heure plus tard, tout le monde s’était réuni dans le grand salon. Le vent hurlait de plus belle. La neige tombait encore plus fort. Des flocons énormes, qui filaient à l’horizontal et venaient s’écraser sur la baie vitrée, tels des bourdons albinos ivres. La toiture grinçait et, de temps à autre, on pouvait même sentir le sol vibrer. »
…/…
« Bien. Alors, écoute moi attentivement : l’auriculaire, l’annulaire et le majeur d’une de tes mains, peu importe laquelle, joueront le rôle des trois petits lutins. Tu vas te trancher ces trois doigts avec ce hachoir, Jack.
Une boule de glace se forma brutalement dans son estomac. »

 

Thomas Clearlake est un auteur franco-canadien né au Canada le 19 octobre 1973.

Il commence à lire avec Edgar Allan Poe, H.G. Wells, Jack London, Jules Verne, Agatha Christie, Jack Kerouak, Edgar Rice Burroughs, Lovecraft, Dean Koontz, Stephen King, Clive Barker, Umberto Eco…

Sa passion pour les littératures de l’imaginaire le pousse à expérimenter l’écriture dans des univers très différents, mais c’est dans le thriller qu’il préfère exercer.

“Je pense que le Thriller est le maître de tous les genres littéraires. Il permet de jouer avec les sensations et les émotions du lecteur comme aucun autre genre le peut. Il y a dans le thriller cette possibilité de créer l’intensité, et de la pousser à son paroxysme. Et l’on dispose d’une infinité de moyens pour y parvenir.”

 

Drame, Thriller psychologique

L’Innocence des bourreaux

de Barbara Abel
Poche – 13 octobre 2016
Éditeur : Pocket

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Dans une supérette de quartier, quelques clients font leurs courses, un jour comme tant d’autres. Parmi eux une jeune mère qui a laissé son fils de 3 ans seul à la maison devant un dessin animé, un couple adultère, une vieille dame et son aide familiale, un caissier qui attend de savoir s’il va être papa, une mère en conflit avec son adolescent… Des gens normaux, sans histoire, ou presque. Et puis un junkie qui, en manque, pousse la porte du magasin, armé et cagoulé pour voler quelques dizaines d’euros. Mais quand le braquage tourne mal, la vie de ces hommes et femmes sans histoire bascule dans l’horreur.
Dès lors, entre victimes et bourreaux, la frontière devient mince. Si mince…

« On pénètre dans un huis clos, mais on traverse un roman choral sur les tourments qui rongent les existences ordinaires de ces personnages. » Le Point

« Une tension psychologique qui grimpe jusqu’à son paroxysme, c’est notre quotidien qui devient glaçant. » LiRE

 

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Bonjour à toutes et à tous,

Un thriller époustouflant et addictif !
Difficile de lâcher le livre avant la fin.
L’écriture de Barbara Abel est incisive, agréable et décrit les scènes avec beaucoup de réalisme. À ce jour j’ai vraiment aimé tous ses romans. Elle arrive à chaque fois à se renouveler et à me surprendre…

Joachim Fallet, jeune drogué est en manque.
Il a beau regarder dans toutes ses “planques”… Il n’a plus un sou !
Il décide de braquer une supérette de quartier.

Dès les premiers chapitres, on fait connaissance avec tous les personnages.
Très vite on comprendra les failles et les faiblesse de certains. Mais cela n’a gâché en rien mon plaisir de lecture au contraire. Le braquage va évidemment révéler les personnalités de chacun. Ils devront faire au mieux dans cette situation déjà bien compliquée.

Une histoire captivante où tous les “acteurs” se retrouvent catapultés dans l’horreur, là, où personne ne sortira indemne…

Beaucoup de suspense !

Merci Barbara

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Extraits :

« Il était grand et solide, il avait cette épaisseur qui rend tout concret, les mots, les gestes, les intentions. Il était de ceux qui déplacent le monde dans leur sillage. Le corps d’aplomb, l’esprit en apesanteur. Aujourd’hui, Théo ne voit plus qu’un vieillard sinon chétif, du moins flétri, comme fané, tristement défraîchi. Les traits en ruine. L’organisme en jachère, l’âme en surpoids. À peine l’ombre de celui qu’il a été. »
…/…
« Aujourd’hui, il a tout perdu.
Ou plutôt, aujourd’hui, il n’a plus rien à perdre.
Alors il prend la décision qui s’impose. La dernière chance qui s’offre à lui, pour ne pas mourir seul, comme une merde. Comme un chien. Le fric, il va le prendre là où il se trouve. Par la force. Il a demandé gentiment, ça n’a servi à rien. Personne ne l’a écouté, personne ne l’a entendu. Alors il va demander méchamment. Il va exiger. Il va ordonner. En criant très fort, pour être sûr qu’on l’entende, qu’on l’écoute. Il va menacer. Et il va se servir. Fini d’être la victime. Il va devenir bourreau, celui qui commande, celui que l’on craint. »

 

 

Née en 1969, Barbara Abel vit à Bruxelles, où elle se consacre à l’écriture. Pour son premier roman, L’Instinct maternel (Le Masque, 2002), elle a reçu le prix du Roman policier du festival de Cognac en 2002. Aujourd’hui, ses livres sont adaptés à la télévision, au cinéma, et traduits dans plusieurs langues. Après L’Innocence des bourreaux (Belfond, 2015) et Je sais pas (Belfond, 2016), Je t’aime est son douzième roman.

Thriller psychologique

La Cave aux poupées

de Magali Collet (Auteur)
Broché – 19 mars 2020
Éditeur : Taurnada Éditions

Manon n’est pas une fille comme les autres, ça, elle le sait depuis son plus jeune âge. En effet, une fille normale ne passe pas ses journées à regarder la vraie vie à la télé. Une fille normale ne compte pas les jours qui la séparent de la prochaine raclée monumentale… Mais, par-dessus tout, une fille normale n’aide pas son père à garder une adolescente prisonnière dans la cave de la maison.

 

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Attention !
Livre à ne pas mettre entre toutes les mains…

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Chuuuuut…
Manon habite avec Le Père.
Elle a grandi dans la peur, les coups, l’humiliation…

Chuuuuut…
Le Père enlève de jeunes adolescentes pour “les monter”…

Chuuuuut…
Manon doit les laver, les surveiller, les préparer…

Chuuuuut…
Manon a peur, Le Père la surveille, Le Père ne pardonne pas…

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Bonjour à toutes et à tous…

Le premier roman de Magali Collet est vraiment incroyable. Sordide, malsain et addictif !
“Surtout, ne me prenez pas pour une psychopathe !” dit-elle lorsqu’elle parle d’elle et de son roman.
Magali m’a embarqué avec elle dans son histoire dès les premières lignes.

L’histoire m’a fait peur, elle est tellement violente et réaliste, j’en ai eu froid dans le dos durant une bonne partie de ma lecture, car j’avais tendance à me mettre à la place de ces jeunes filles à la merci de ce bourreau.
C’est un huis-clos écrit dans le langage “parlé” d’une adolescente complètement perdue. Elle n’est jamais sortie de chez elle. Elle n’a jamais vu d’autres personnes que son père et ses “poupées”. Elle ne sait ni lire ni écrire.

Rarement je n’ai eu dans un roman, un personnage aussi “déshumanisé”, aussi abject que ce père qui ne se sert uniquement de sa fille que lorsqu’il en a besoin.
Elle s’occupe de tout à la maison. Ménage, repas, tenue de la maison et surveillance des jeunes filles dans la cave. Et gare à Manon si tout n’est pas parfait comme il le souhaite. Alors Le Père se déchaine sur elle… Coups de poings, coups de pieds, il la “monte” avec violence jusqu’à ce qu’elle s’évanouisse.

L’intrigue est parfaitement construite. Certaines scènes sont décrites avec un réalisme à la limite du supportable.

  • Qui est ce “père” violent, incestueux, pédophile et criminel ?
  • Comment Manon va-t-elle faire pour arriver à se construire dans “son monde” de souffrance et de perdition ?
  • Pourquoi ne réagit-elle pas plus face à tout ce qu’elle endure ?

J’ai eu beaucoup de mal à m’identifier aux personnages, vous vous en doutez, ce qui n’enlève en rien le côté addictif de la lecture.
Magali Collet frappe fort, frappe juste et propose un roman très bien construit que je ne suis pas prêt d’oublier.

Je vous conseille pour plein de bonnes raisons de découvrir le premier roman de Magali Collet. Il est effrayant !
Merci aux éditions Taurnada, merci à Joël pour cet “OVNI” littéraire.

PS. “Magali, je ne suis pas un psychopathe non plus !”

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Extrait :
« Et lui… lui, il l’a cognée une fois, deux fois, trois fois, des tas de fois et moi je comptais les coups parce que j’ai toujours aimé compter. Il a cogné quarante-sept fois. C’est long à compter quarante-sept coups. Il l’a cognée si fort qu’à la fin, elle a plus bougé… Il est sorti il n’est rentré que le lendemain. J’ai dit à Maman qu’elle pouvait se lever, qu’il était parti, mais elle a pas bougé. Même quand je me suis mise à la secouer. Alors je suis resté avec Ma Maman toute la nuit, à lui tenir la main. Je lui ai mis la couverture de mon lit pour qu’elle n’ait pas froid et je me suis mise dessous, avec elle. Elle avait bien le droit de dormir un peu et puis il fallait qu’elle reprenne des forces parce qu’on allait partir toutes les deux, elle l’avait dit. J’ai bien dormi à côté d’elle. J’ai toujours bien dormi avec Ma Maman. Au matin, Le Père il est revenu. Il l’a touchée, il m’a regardée et il l’a prise dans ses bras comme une princesse. Il l’a emmenée et je ne l’ai jamais revue. »

 

 

Née en 1972 à Colombes, Magali Collet est une passionnée des mots. Elle écrit des poèmes, des nouvelles et des chroniques depuis de nombreuses années. Sa sensibilité à la cause des femmes, celles qui souffrent de ne pouvoir échapper à leur condition, apparaît en filigrane dans tous ses textes. Avec son premier roman, La Cave aux poupées, elle plonge ses lecteurs dans les fosses ténébreuses des âmes, pleines de violences, d’angoisses, mais aussi d’un profond désir de rédemption.