Historique, Polar historique, Suspense

L’Ultime mystère de Paris

de Bernard Prou
Poche – 9 juin 2021
Éditeur : Le Livre de Poche

Bandeau_Intro.jpg

Brillant universitaire âgé d’une quarantaine d’années, Léonard Courtillac voit, en mars 2013, les catastrophes s’accumuler dans sa vie : sa fiancé, Melinda, le quitte brutalement ; un de ses meilleurs amis, Ludovic, est décapité ; et voilà que son mentor, Michel Garousset, est assassiné en pleine rue.
Face à ces faits dramatiques, Léonard va être amené à remonter dans le passé et à enquêter sur l’amitié indéfectible qui liait, depuis les années 1960, son père avec trois élèves et un surveillant du lycée Bugeaud, à Alger. Il devra aussi explorer les galeries souterraines qui courent sous le cimetière du Montparnasse et se lancer sur les traces d’une relique fabuleuse et d’inestimables archives historiques, disparues depuis un millénaire…

Un suspense captivant, mêlant ésotérisme et alchimie dans un Paris insoupçonné.

Une plume riche et originale, une histoire incroyable. Un roman que vous ne lâcherez plus une fois commencé. Bénédicte de Loriol, Publik’Art.

 

2021_077_Prou Bernard - L'Ultime mystère de Paris

 

Je connais déjà Bernard Prou pour avoir lu ses deux précédents romans. “Alexis Vassilkov ou la vie tumultueuse du fils de Maupassant” puis “Délation sur ordonnance”, qui avait confirmé pour moi, le fait que Bernard serait un auteur à suivre…
Avec “L’ultime mystère de Paris”, il confirme mon idée première, c’est une très belle réussite !

Dans ce roman de nombreux thèmes seront abordés. Le monde des bibliophiles, des alchimistes, de la franc-maçonnerie, de la religion Catholique et de l’Histoire avec un grand H, en nous faisant voyager dans le Paris que j’ai connu dans ma jeunesse, puis également au Liban et en Algérie, car c’est là-bas que tout a commencé…
Mais n’ayez pas peur !
Malgré une volonté de diriger son roman vers une érudition assumée, tout le talent de Bernard Prou, consiste à conjuguer l’ensemble et de le rendre accessible à tous. C’est un roman comme je les aime, qui allie ouvertement le divertissement et l’enrichissement. Tout cela donne à ce roman un véritable air de film d’aventure.

Bernard vous fera aussi découvrir tout un monde souterrain présent sous le cimetière du Montparnasse, ainsi que des sociétés secrètes et des sociétés occultes.

Cinq amis, Ernest Bourbaki, Michel Garousset, Orestes Bramard, Stefano Bienvenutto et Philippe Ciurtillac (franc-maçons pour certains), vont risquer leurs vies pour garder et protéger la relique de Saint Jean-Baptiste.
J’ai très vite plongé dans le récit et été embarqué par notre bande d’amis, qui constitue un groupe soudé dont les membres érudits sont complémentaires. J’ai ressenti une vraie complicité, dans leur savoir et dans leur amitié.

L’intrigue est passionnante et pleine de rebondissements, on ne sait jamais ce qui nous attend à la page suivante !
Ce qui m’a aussi beaucoup plu, c’est qu’en tant que lecteur, durant ma lecture Bernard nous invite à résoudre aussi les énigmes du roman, ce qui est très original.

N’gpkiog xc u’grckuukt cw hwt gv c oguwtg lwusw’c wp hkpcn swk xqwu qwxtktc n’gurtkv !

Vous aimez les mystères, Paris, les sociétés secrètes alors ce livre est pour vous…
Ainsi que ses deux premiers d’ailleurs, si vous ne connaissez pas encore Bernard Prou.
Je ne saurais vous dire lequel est mon préféré… Je les ai tous aimés.

÷÷÷÷÷÷÷

Extraits :

« Excepté quelques normaliens de la rue d’Ulm, curieux et captivés par les livres anciens dont je fais étalage à deux pas de leur école, ma clientèle et d’un autre âge et d’une autre époque. Les bibliophiles sont, en majorité, des hommes mûrs dont les us et coutumes surprennent le non-initié. Ils évoluent dans un univers qui s’étire entre le doux dingue et le fou furieux. De fait, ce monde est aussi le miens. »

« Quand tu verras ces images, je serai mort. Ma disparition est sans importance, mais la mission que nous allons te confier et capitale. Tu n’es pas au bout de tes épreuves, et tu comprendras plus tard à quel point elles étaient indispensables. Tous nos espoirs reposent désormais sur toi. Au fur et à mesure de ta progression, tu trouveras les instructions nécessaires à la réalisation de ta mission. Celle-ci n’est pas sans risque. Ta vie sera en danger, mais une armée de l’ombre veillera sur toi et t’aidera à accomplir notre dessein. Les mystères te seront révélés au moment voulu. Tu peux encore renoncer, il suffit de refermer le Mutus Liber. Sinon, que le Grand Architecte de l’univers te garde ! »

« En dehors de son travail, dans lequel il excellait, il s’était entiché des techniques de manipulation mentale. Il voulait tant comprendre et en pratiquer les mécanismes. Il fréquentait quelques artistes de la spécialité. Il avait acquis auprès d’eux une petite notoriété, dont il devait limiter la portée car elle aurait pu devenir un objet de curiosité et fournir des indices susceptibles de le mener à sa perte.
Tout l’art de la manipulation consiste à persuader la victime qu’elle est maîtresse de ses décisions, en la privant de toute sa liberté sans qu’elle en ait conscience. »

 

Né à Paris, Bernard Prou est diplômé à l’Ecole Nationale de Chimie Physique Biologie à Paris (1963-1967) et à l’Université de la Sorbonne Nouvelle : Paris III (1966-1969). Il a enseigné les mathématiques et la physique à Vincennes et à Alfortville de 1972 à 2005.

Marié et père de cinq enfants, il vit à Paris.

Il est également l’auteur d’Alexis Vassilkov ou la vie tumultueuse du fils de Maupassant et de Délation sur ordonnance.

Émotion, Drame, Historique, Noir, Thriller

Personne n’a oublié

de Stéphanie Exbrayat
Broché – 13 juin 2019
Éditeur : Éditions De Borée

Bandeau_Intro.jpg

Sam, huit ans, tombe du haut d’une grange et meurt le crâne fracassé. Pour sa mère Colette, impossible de croire à un accident. Elle soupçonne François, son mari, un homme violent et secret, de ne pas être étranger au drame. Dix ans auparavant, Colette, enceinte d’un autre homme, a été contrainte de l’épouser. Dès lors, son mari a imposé la terreur et la tyrannie au sein de leur foyer. Bravant la violence de cet homme, Colette s’engage dans une dangereuse quête de vérité. Quel rôle a t-il joué dans la mort de Sam ? Et quel est ce trouble passé que François semble vouloir cacher à tout prix ? Au cœur de ce petit village du Morvan, les esprits s’échauffent et les tensions remontant à la guerre atteignent leur paroxysme. Le village bruisse de rumeurs et de douloureux secrets ne tardent pas à resurgir…

 

2021_055_Exbrayat Stéphanie - Personne n'a oublié

 

“Personne n’a oublié”, ou comment un livre qui m’attendait depuis plusieurs mois, m’a retourné le ventre et la tête…

C’est le premier roman de Stéphanie Exbrayat que je lis, et c’est son premier roman !
Je trouve que c’est une belle réussite !
Je me suis laissé emporter très vite au gré des chemins sinueux parcourus par Colette.

Ce livre m’a complètement dérouté. Je pensais que j’allais lire un polar ou un thriller, mais pas du tout. Il parle de la seconde guerre mondiale, de la place très difficile que les femmes avaient à la fin des années cinquante, de la mort d’un petit garçon, d’un mariage arrangé, des blessures et des tensions qui peuvent agiter les esprits des habitants d’un petit village du Morvan en une période bien difficile… Et malgré tout ça le récit est construit comme un thriller !

Beaucoup d’émotions et de mystère, dans ce roman, beaucoup d’amour et de haine aussi.

Sam, fils de Colette, âgé de 8 ans est retrouvé mort dans la cour de chez lui.
Est-il tombé de la grange accidentellement où quelqu’un l’a-t-il poussé ? Commence alors les doutes et les suspicions.
Une mort qui paraît suspecte à sa mère qui va, envers et contre tout rechercher ce qui s’est vraiment passé. Très vite elle va soupçonner François, son mari. Colette avait réussi jusque là, à lui cacher que Sam n’était pas son fils…
Pour réussir son objectif, elle n’aura d’autre choix que d’être forte, et de toute façon elle a promis à son fils de découvrir la vérité coûte que coûte.

L’écriture est très fluide et le récit montant en puissance au fur et à mesure contribue à une lecture plaisante et addictive, j’ai régulièrement eu l’impression d’être dans un huis clos. Il y a de nombreux rebondissements, je pense indéniablement que le fond historique du récit est pour beaucoup dans la mise en place de ce suspense, nous ramenant à une période où la condition féminine était quelque chose de complètement inconnue.

Cette histoire est dure et puissante, saura-t-elle trouver en vous, sensibilité et bienveillance ?
Personnellement une très belle surprise pour moi !

÷÷÷÷÷÷÷

Extraits :

« Avant, j’étais douée pour embrasser les beautés de ce monde, pour apprécier tous les détails infimes qui rendent la vie belle. J’étais douée pour le bonheur. Mais ma petite voix c’est tue. Elle avait résisté à la mort de ma mère, puis à celle de Guy mais Sam… C’est trop insupportable. Je me sens comme dans une boîte. Une boîte avec un couvercle bien fermé. Une geôle où je ne sais plus distinguer la terre du ciel. Sam est mort et l’azur s’est vidé. Les oiseaux ne chantent plus. Les fleurs n’ont plus d’odeur. Plus rien n’a de goût. La beauté de ce monde est sortie de mon champ de vision. Je suis dans un caisson étanche. Je n’entends plus. Je ne vois plus rien. Tout a disparu. Sam a tout emporté avec lui. Ma bonne étoile n’a pas su me protéger du pire mais elle me maintient survivante malgré le pire. Elle me porte sur un chemin tourmenté qu’il me faut continuer de parcourir.
Quand j’ai eu envie de mourir après le décès de Guy, le docteur Verdier m’a fait comprendre qu’il y avait toujours une raison de rester en vie. Aujourd’hui je dois trouver laquelle. »
…/…
« Elle sait qu’elle va devoir y passer. Alors elle monte. En silence elle se déshabille dans le noir, se vêt pour la nuit, et elle s’étend sur le matelas. Il remonte sa chemise de nuit. Sa grosse paluche rêche et calleuse malaxe un de ses seins. Il écarte ses cuisses d’un geste brutal et s’allonge sur elle de tout son poids. Son corps l’écrase. Le souffle de son haleine postprandiale fouette son visage. Elle a envie de le griffer, de lui donner des coups, de lui arracher les cheveux. Au lieu de ça, elle reste raide est défigurée par le dégoût. Comme d’habitude. Son sexe dur et pressé pénètre férocement en elle. Elle a mal. Il donne quelques coups de reins. Le sommier crie. Elle, ne peut pas. Le visage tourné sur le côté, la mâchoire crispée, elle mort son poing jusqu’au sang. Il pousse un grognement, puis un deuxième et enfin un dernier, plus long, plus profond. La tension dans son corps se relâche. Il retombe lourdement sur le côté. Le bourdonnement de son flux et reflux respiratoire s’installe dans la pièce, régulier et puissant, enflant jusqu’à faire vibrer les barreaux du lit.
Colette a envie de hurler. »

 

 

Stéphanie Exbrayat a exercé de très nombreux métiers avant de se consacrer à l’écriture. Personne n’a oublié, son premier roman a connu un très beau succès, tout comme son deuxième roman, Colère assassine. Cependant, désireuse de se sentir libre d’écrire ce dont elle a envie, Stéphanie Exbrayat choisit la comédie pour son troisième roman Et après tout ça, l’amour !

Émotion, Historique, Roman de terroir

La Demoiselle de Hautefort

de Isabelle Artiges
Broché – 20 août 2020
Éditeur : De Borée

Bandeau_Intro.jpg

Contre l’avis de ses parents, à vingt ans, Constance décide de consacrer sa vie aux pauvres. Après avoir fait ses vœux, elle devient sœur Constance, apprend la médecine par les plantes et se porte volontaire pour travailler à l’hôpital de Hautefort, qui fonctionne grâce aux dons de la famille châtelaine du même nom. Alors que la Révolution est toute proche, que le peuple se soulève contre les privilèges des nobles et ravage les lieux de culte, Constance doit faire face à des éléments contraires, et notamment à ses sentiments envers Martial…

 

2021_023_Artiges Isabelle - La Demoiselle de Hautefort.jpg

 

Bonjour à toutes et à tous,

C’est le troisième roman d’Isabelle Artiges que je lis, et je savais à l’avance que j’allais me régaler. Les deux premiers (Le secret de la forge et Le temps des vieux moulins) m’avaient déjà emporté dans l’Histoire. Ici aussi. C’est la Révolution française qui est le moteur du récit. Isabelle nous propose un superbe récit, comme si nous y étions…
Tout y est parfaitement documenté, au niveau des répercussions de la Révolution sur le peuple français et aussi sur les ordres religieux. Et en même temps c’est un excellent roman de terroir puisque le récit se déroule dans l’arrière-pays périgourdins.

Ce qui m’a intéressé dans cette histoire, c’est que l’auteur n’a pas mis en avant les personnages publics ou les hommes politiques de l’époque comme on aurait pu s’y attendre, mais des villageois, des paysans, qui ont souffert et qui vivaient loin de Paris et de toutes ses intrigues.

“La Demoiselle de Hautefort” est aussi une très belle histoire d’amour entre deux êtres, mais je ne vous en dirai pas plus…
C’est un roman qui mérite d’être découvert à son rythme pour l’apprécier à sa juste valeur. N’hésitez pas à entrer dans ce monde passionnant…

Un très beau roman que je recommande vivement !

÷÷÷÷÷÷÷

Extraits :

« Il lui prit la main, la raccompagner devant la porte de l’hôpital. Elle sentait les vibrations de ce corps d’homme, sa force. Il lui serrait si fort les doigts qu’une douleur lui venait comme si elle avait reçu un coup de massue sur sa main. Elle ne broncha pas. Une sensation nouvelle l’envahissait, celle d’un soutien, du sentiment de ne plus se sentir seule, d’avoir partagé une peine. Dieu écoutait ses prières en silence, Martial entendait son désappointement, lui répondait la touchait, lui envoyait son énergie. Elle avait l’impression, ce soir, en avançant sur les pavés irréguliers de la rue, qu’elle ne serait plus jamais seule. Sa douleur la ramenait à la vie qui coulait dans ses veines. »
…/…
« Hiver 1789 – 1790
Cet hiver-là ne ressembla à aucun autre. Ce ne furent ni le froid ni la misère qui entraînèrent les croquants à se révolter. Il y a eut cette perspective, aussi précise et solide qu’un bloc de granit, d’une revanche après un millénaire de soumission, cette idée de la reconnaissance de la nation. Les paysans périgourdins sentirent l’odeur de l’égalité après l’abolition des privilèges. »

 

 

Périgourdine d’origine, Isabelle Artiges est une esthète et une femme d’entreprise. Cosmétiques de luxe et mode sont ses choix professionnels ; piano et peinture, ses passions.

Mais c’est aussi une insatiable conteuse. Après une vie professionnelle bien remplie, elle se consacre désormais à sa passion : l’écriture. L’académie des Arts et des Lettres du Périgord, dont elle est aujourd’hui membre, a salué son talent et lui a attribué son prix de littérature en 2015 pour La Belle Créole.

“Après une vie professionnelle bien remplie (j’étais responsable d’un laboratoire de formulation de produits cosmétiques), je me consacre désormais à l’écriture.
Pianiste amateur, jardinière infatigable, ces activités me permettent de lâcher prise pour reprendre avec gourmandise mon mode d’expression préféré, l’écriture.
je suis devenue une insatiable conteuse. Mon but est de donner des émotions à mes lecteurs et de les partager avec eux.
Je travaille beaucoup mes textes, revenant sans cesse sur mes écrits. Mon écriture est fluide, presque musicale.
Rien n’est plus merveilleux pour moi, que l’aveu d’un moment de plaisir venant d’un lecteur.
J’écris des romans historiques dans lesquels mes personnages fictifs traversent la grande histoire et rencontrent des personnages historiques.
Amoureuse de ma région (le Périgord), je l’ai décrite au moment de la révolution française à travers le destin de trois femmes (La demoiselle de Hautefort).
Mon dernier ouvrage (une vie de porcelaine)se situe à la chute de Napoléon 1er. Il conte l’amitié entre une jeune femme d’origine modeste et une marquise toute pleine de l’ancien monde. La peinture va les rapprocher. Les événements historiques vont influer sur leurs destins.”

Historique, Suspense

Le Soleil rouge du Tsar

de Violette Cabesos
Poche – 11 mars 2021
Éditeur : Mon Poche

Bandeau_Intro.jpg

Milena, petite-fille de Russes blancs, a une passion : les trésors perdus de la Russie des tsars. Alors qu’elle s’apprête à partir pour Saint-Pétersbourg où une cache datant de 1917 vient d’être découverte, elle apprend que sa maison de Nice a été saccagée. Sur les murs, d’énigmatiques vers slaves, probablement des références codées à Vladimir le Grand, fondateur de la Sainte Russie.

Un siècle auparavant, Vera, ballerine du théâtre Mariinsky, est déchirée entre les faveurs d’un grand-duc, son amour pour un poète anarchiste, et un brûlant secret d’Etat dont sa famille est dépositaire.

Au-delà du temps et des frontières, une mystérieuse et terrifiante malédiction semble lier ces deux femmes. Faut-il y croire ? Comment ne pas y succomber ?

Au fil d’un suspense historique éblouissant d’érudition, Violette Cabesos nous plonge dans les méandres de la Russie éternelle, sur les traces des Romanov, de Raspoutine et d’obscurs espions du FSB.

 

Livre_2021_018_Cabesos Violette - Le soleil rouge du tsar.jpg

 

Bonjour à toutes et à tous,

Certains auteurs, lorsqu’on les a “attrapé”, on ne peut plus les lâcher !
Violette Cabesos, fait, pour moi, partie de ceux-là.

D’abord il y a eut, “La promesse de l’ange”, puis “La parole perdue”, tous les deux écrits à quatre mains avec Frédéric Lenoir. Plus tard, “Le teinturier de la lune”, et enfin “Portrait de groupe avec parapluie”. Chacun de ses romans m’a fait rêver et voyager… Dès que j’ai reçu le dernier roman de Violette (Un grand merci aux Édition Mon Poche !), j’ai fait des bonds de joie !!!

Dans ce roman, riche et très bien écrit, Violette mêle habilement enquêtes policières, secrets de famille et énigmes historiques. Que demander de plus !

Passionné d’Histoire, j’ai beaucoup aimé cet ouvrage qui m’a plongé dans l’Histoire fascinante de la Russie des Tsars.
Attention !
Il m’a été difficile parfois, de ne pas me mélanger les pinceaux tant ce roman concentre énormément d’informations et de références. L’alternance du passé au présent à chaque chapitre, la richesse historique du roman et le travail de recherche très poussé et précis de Violette, n’aide pas non plus, avec sa foultitude de personnages… Mais c’est tellement bon !
Le mode narratif est parfaitement maîtrisé et je me suis demandé régulièrement ce qui allait bien pouvoir arriver aux protagonistes de mon récit.

Passionnés de l’histoire de la Russie, si vous aimez le suspense et les intrigues, ce livre est fait pour VOUS. !

À lire absolument…
÷÷÷÷÷÷÷

Extraits :

« Cette réception est un enchantement, une fièvre qui monte d’heure en heure, et l’accompagnement de trois mois de labeur : en effet, Nicolas II avait donné l’ordre que tous les invités soient costumés comme à la cour du tsar Alexis 1er, deuxième souverain de la dynastie Romanov, qui a régné au XVIIe siècle. Il a fallu chercher des modèles de vêtements d’époque. Tout ce que je savais, c’est que ceux-ci étaient riches, lourds et encombrante, et que Pierre le Grand les avait bannis au profit de la mode à l’européenne, plus pratique. »
…/…
« Soudain, Raspoutine a ouvert les yeux, il s’est redressé et a saisi le prince à la gorge. Parvenant à grand peine à se dégager, terrorisé, le jeune seigneur a appelé Pourichkevitch à la rescousse. Quand le député a rejoint son acolyte, le paysan avait réussi à s’enfuir dans la cour, par une porte que le prince avait oublié de fermer à clef. »

 

 

Violette Cabesos est née le 9 mai 1969 à Valence (Drôme). Après des études d’histoire, de lettres et de sciences-politiques, elle s’installe à Paris en 1994.

Passionnée d’Histoire (notamment le Moyen Âge, la Grande Guerre et le monde moderne), de littérature mais aussi de musique (Bach, Mahler, Smetana, Prokofiev, Chostakovitch, Fauré, Satie, Kurt Weill, Britten…), elle pratique le chant lyrique… et la danse orientale égyptienne.

Amoureuse des vieilles pierres, elle est fascinée par les cathédrales, les églises romanes et les cimetières. Elle apprécie également le vin et la bonne chère !

Elle voue une admiration particulière à Maupassant, Huysmans, Poe, Zweig, Kafka, Perutz, Joseph Roth, Hrabal, Thomas Mann, Gogol, Tourgueniev, Dostoïesvki, Boulgakov, Nerval, Apollinaire, Desnos, Céline, Colette, Simenon, Malet, Boileau-Narcejac, Fred Vargas…

Historique, Suspense, Thriller

Les carnets secrets de l’ange de la mort

de Raphaël Grangier
Broché – 23 mars 2021
Éditeur : LBS SELECT

Bandeau_Intro.jpg

Quand l’armée rouge pénétra dans le Camp d’Auschwitz en janvier 1945, Joseph Mengele, auteur de multiples expérimentations meurtrières sur de nombreux détenus, avait déjà disparu. Malgré ses efforts considérables, le Mossad ne pourra jamais l’appréhender. Un jour, ses notes, sur ce qu’il considérait comme ses travaux, réapparaissent à la surface…

Périgueux, printemps 2019. Une jeune étudiante disparait devant la cité scolaire Laure Gatet. Dans le même temps, des corps, tous d’origine juive, sont retrouvés en différents points de la Dordogne. Le capitaine Denoeux sera en charge de retrouver la jeune femme. Les enquêteurs vont alors suivre les traces d’un barbare en quête de leur faire revivre les pires expériences du passé : celles inventées par le docteur Josef Mengele, « l’ange de la mort ».

 

2021_017_Grangier Raphaël - Les carnets secrets de l'ange de la mort

 

Bonjour à toutes et à tous,

Merci à LBS Éditions pour la confiance qu’ils m’accordent…

« Nous les Allemands, race supérieure, devions agir. Nous devions inoculer une vitalité nouvelle afin de défendre la communauté naturelle et d’assurer l’éternité de la race nordique ! »
Automne 1945. Josef Mengele échappe au procès de Nuremberg, emportant avec lui deux caisses d’échantillons et de travaux de ses expériences morbides. Comment le médecin SS a-t-il pu passer entre les mailles du filet, trente ans durant ?
Me revoici de retour dans la noirceur d’une guerre sale.  Mais cette “guerre” à lieu de nos jours à Périgueux… Qu’adviendrait-il, si les secrets de Mengele étaient tombé entre de mauvaises mains ?

Raphaël Grangier est un véritable “maestro”. La qualité de la documentation et de son travail de recherche s’allie à un style tranché et direct rendant ce récit aussi vivant que passionnant. Tous ses personnages sont crédibles et ça fait peur !
Il va ainsi distiller petit à petit des horreurs que l’on croyait oubliées.
Sandrine Dauriac, brillante étudiante de la cité scolaire Laure Gatet, descend l’avenue George Pompidou vers le centre-ville. Un véhicule ralentit à sa hauteur et s’immobilise. La jeune femme s’installe à bord. Elle ne reviendra plus jamais dans son lycée…

Une traque passionnante.
Un récit qui vous fera basculer dans l’horreur des expériences innommables du Dr Mengele en plein XXIe siècle.
À lire !!!

÷÷÷÷÷÷÷

Extrait :

« Elle avait connu la Grande Guerre, la déportation de ses parents, la nécessité de se cacher, et vivre avec. Sentir la peur vous ravager le ventre. Puis étaient venus ces bras couverts d’un tissu kaki, épais, auréolé de dorures. ces mains calleuses qui l’avaient extirpée de dessous le lit et lui avaient hurlé des choses dans une langue qu’elle ne comprenait pas. Des mots rugueux. Fort, puissants comme un chien enragé aboie. Deux mains puissantes, qui l’avaient suspendue au-dessus du sol à bout de bras comme si elle avait été couverte de pustules. Des sons terrifiants, rapidement remplacés par celui des roues métalliques du train contre les rails. Puis celui du portail immense qui claqua dans son dos. Si haut qu’il aurait pu retenir un tsunami de haine dans son enceinte. Alors recommencer, elle ne savait que trop bien ce que cela signifiait. Et aujourd’hui, elle n’en avait pas envie. Et plus la force. »

 

 

Raphaël GRANGIER est né en 1978 à Bordeaux. Titulaire d’un DUT en Génie Mécanique, il a exercé une dizaine d’années comme cadre en sous-traitance avionique. Reconverti vers l’enseignement quelques années après avoir obtenu son CAPES de Sciences et Technologies Industrielles, il retourne travailler dans le privé, d’abord en cabinet d’avocat quelques mois puis dans une entreprise de la métallurgie où il exerce depuis des fonctions de cadre administratif. Il couche sur le papier ses premiers mots voués à être modelés afin de devenir un livre, isolé dans un garage de campagne tandis que la tempête Martin rugit dehors et fracasse les arbres les uns après les autres sur la maison de ses parents. Ses écrits, souvent sombres ne le sont que pour rappeler à chacun ce qu’a pu être l’homme et ce qu’il pourrait redevenir. Véritables piqûres de rappel des leçons du passé, chacun de ses romans alloue une part belle aux faits réels.
Son premier roman noir sur fond Irlandais est édité en 2014 chez Paul&Mike, puis un thriller rural suivant, en 2018 aux éditions Cairn.

Historique, Noir

Mon cœur restera de glace

de Éric Cherrière
Poche – 11 mars 2021
Éditeur : Mon Poche

Bandeau_Intro.jpg

Il existe au cœur du cœur de la forêt un endroit où vivent les sapins les plus anciens, protégés du vent comme de l’exposition au soleil, de la pluie, de la neige. Protégés aussi du regard des hommes. Une combe lointaine et tempérée qui fut un jour une frontière infranchissable devant laquelle l’enfant s’était dit  » Quand je serai grand, je vivrai là. »

Dans ces bois du fin fond de la Corrèze, un jeune garçon trouve refuge en 1918, en compagnie de son frère, une « gueule cassée ». Une guerre plus tard, des soldats allemands s’y enfoncent, sur les traces d’une de leurs unités disparues. Ces mêmes arbres que l’on retrouve en 2020, peints sur les murs de la chambre d’hôpital d’un vieillard allemand.

Aujourd’hui le vieil homme va parler. Révéler le secret de cette forêt qui ébranlera bien des existences, bien des certitudes. Bien des familles.

De 1918 et 1944 à 2020, Mon cœur restera de glace couvre un siècle de guerres fratricides. Ce roman noir, qui explore les destins d’individus ordinaires perdus aux carrefours de l’histoire, est aussi le roman de la beauté face à la violence. De ces fleurs qui poussent sur les champs de bataille.

 

2021_016_Cherrière Éric - mon cœur restera de glace

 

Bonjour à toutes et à tous,

Il m’arrive parfois de tomber sur des livres qui me laissent sans mots, sans un petit “tout début de phrase” pour entamer mon “Ressenti”. Ce roman, que je tiens encore entre mes mains, m’a complètement chamboulé… Le récit est poignant, sombre, fort, dramatique et très intense et ce en très peu de pages (228). Mais il y a aussi tellement de fraicheur…
Chaque page tournée, m’a offert un tel contraste entre une certaine poésie et la cruauté des hommes en temps de guerre…
Eric tisse sa toile et nous propose une superbe intrigue sur trois époques différentes mais étroitement liées, nous offrant ainsi un récit très dense.

1918
Lucien Faure, maire et boulanger d’un petit village en Corrèze, perd son fils et de ses petits-fils : le premier a été porté disparu au front, l’aîné de ses petits-enfants est revenu sans bras, une jambe en moins et l’autre coupée, le plus jeune, a disparu au plus profond de la forêt et n’a jamais été revu.
1944
Un convoi allemand traverse la même forêt et disparaît à son tour…
2020
Un ancien criminel de guerre allemand décide enfin de raconter son passé.
Va-t-il révéler les secrets de cette forêt ?

Quelle plume !
À la fois poétique, très visuelle, et parfois même cinématographique…

Ce roman lu d’une seule traite, se savoure, se lit avec attention et mais surtout beaucoup d’émotions…

À lire absolument

÷÷÷÷÷÷÷

Extraits :

« À observer et dessiner en silence, il voyageait entre ses souvenirs jusqu’à celui qui chassait tous les autres : son père s’en allant à la guerre, en août 1914. Où qu’il aille, quoi qu’il fasse, l’enfant emporterait toujours avec lui l’image de ce père qui se retournait sans cesse, sans les saluer, sans sourire, sans rien faire d’autre que partir en marchant à l’envers. L’enfant protège et chérit cette image autant qu’elle le meurtrit. Elle est un mal qui lui fait du bien. Il éprouve le sentiment que jamais rien d’autre ne lui appartiendra autant que ce souvenir. La dernière fois qu’il a vu son père. »
…/…
« C’est au cours de ses observations patientes que l’enfant a découvert que les arbres parlent entre eux, mais aussi avec les insectes et les étoiles. La poussière et le vent. La tourbe. Tout parle avec tout et lui, l’enfant, fait partie de ce tout. »

 

 

Éric Cherrière est réalisateur, scénariste et écrivain. Il est l’auteur de Je ne vous aime pas (Le Cherche Midi, 2010, prix du Polar de la prison de la Santé). Il a également écrit et réalisé deux longs-métrages, Cruel, Grand prix du polar de Cognac 2016, et Ni dieux ni maîtres en 2019.

Historique, Polar, Suspense

Une arête dans la gorge

de Christophe Royer
Poche – 11 mars 20211
Éditeur : Taurnada

Bandeau_Intro

Mutée depuis peu à la Criminelle de Lyon, le commandant Nathalie Lesage, mise à l’écart par sa supérieure, va devoir se battre pour trouver sa place… Très vite, une série de meurtres atroces va la plonger dans les entrailles et les arcanes de la Ville des Lumières, lui réservant de bien sombres surprises… Un thriller haletant où vont s’entrechoquer assassinats violents, sociétés secrètes, Histoire et sciences dans un Lyon ésotérique…

 

2021_013_Royer Christophe - Une arête dans la gorge.jpg

 

Bonjour à toutes et à tous,

Avant de vous donner mon “ressenti”, je tenais à remercier Joël des Éditions Taurnada pour la confiance qu’il me témoigne régulièrement. Chaque roman édité chez eux est une belle découverte !

“Une arrête dans la gorge” est la deuxième enquête de Nathalie Lesage. N’ayant pas lu le livre précédent, j’avais un peu peur de m’y perdre, mais ce ne fut pas le cas du tout le cas, je n’ai eu aucun mal à suivre l’intrigue qui peut se lire indépendamment.

Le début du livre se déroule en Bolivie en 1985, où un médecin se fournit en cadavres de bébés pour mener à bien ses recherches. Ce seul prologue a suffi à me rendre accro à la lecture. Puis, en un clin d’œil, j’ai été transporté dans l’actuelle ville de Lyon. Bienvenus à travers cette “promenade” dans le vieux Lyon, dans la ville des Lumières avec sa franc-maçonnerie, ses symboles, ses codes, et le St-Graal, la quête ultime !

J’ai été fasciné par l’atmosphère sombre des catacombes, par l’enquête passionnante et excitante. Christophe Royer mène d’une main de maître son récit.
J’ai apprécié le tandem formé par Nathalie, qui vient à Lyon pour une nouvelle affectation, et son jeune coéquipier Cyrille. Ils forment un sacré duo de choc. Les personnages sont tous crédibles et attachants, mais attention !
L’auteur nous mène par le bout du nez du début à la fin, alternant entre suspense et frissons.
C’est le premier roman de Christophe que je lis et c’est une lecture agréable, mêlant habilement le passé et le présent. J’ai hâte de le relire sur d’autres sujets.

Envie de vous plonger dans le cœur du vieux Lyon, de lire un très bon thriller avec une enquête palpitante et rythmée ?
Alors, n’hésitez pas !

÷÷÷÷÷÷÷

Extrait :

« Comme je vous l’ai déjà dit. Je ne suis qu’un intermédiaire et je n’ai pas toutes les réponses. Du peu que j’en sais, plusieurs frères issus de loges différentes ont décidé de se réunir au sein d’une nouvelle loge qu’ils ont baptisée “La nouvelle Parfaite Amitié”.
– Qui ne serait donc pas officielle ? demanda Nathalie en mémorisant le nom.
– C’est ça. Pour qu’une loge soit créée, comme toute association classique, il y a une procédure administrative qui conduit au dépôt des statuts et qui demande l’aval de l’obédience. Dans leur cas, c’est plus une réunion de passionnés autour de thèmes particuliers.
– Lesquels ?
– Ces frères seraient des amoureux de la chevalerie. Les chevaliers sont très présents symboliquement en franc-maçonnerie, surtout dans les hauts grades.
– Les hauts grades ? »

 

 

Né en 1971, au Creusot, Christophe Royer est passionné par l’art sous toutes ses formes. En 2014, il décide d’explorer l’univers de l’écriture. Essais réussis avec sa duologie « Projet Sapience » mêlant aventure et réflexion humaine. En 2019, avec « Lésions intimes » il se tourne avec talent vers le genre thriller. « Une arrête dans la gorge » est son quatrième roman.

Émotion, Historique

Un voyage nommé désir

de Frédérique-Sophie Braize
Broché – 21 janvier 2021
Éditeur : Presses de la Cité

Bandeau_Intro.jpg

1917. La venue providentielle d’un soldat italien dans un village haut perché des Alpes va bouleverser, pour le meilleur, le destin de trois femmes. Et semer dans leur esprit un souffle de liberté pour combattre les travers de leur société patriarcale.

Tout là-haut, sur l’alpage savoyard où elles doivent rester jusqu’à la fin de l’été, trois femmes font la rencontre de Vincenzo, soldat italien en permission.
La plus âgée, Péroline, mère de famille, est sans nouvelles de son mari depuis trois ans. La pieuse Anne-Céleste n’a reçu qu’une lettre, très sibylline, de son fiancé sur le front. La jolie Rose, en âge de convoler, doit veiller sur sa fratrie orpheline. Toutes trois sont en manque de bras solides pour abattre leur travail le jour et… pour étreindre leur corps la nuit. Dans les Alpes en pleine touffeur d’août se révèle la faim de vivre de cette petite communauté privée d’hommes. L’attitude énigmatique de l’Italien, à la fois aventurier séducteur et âme consolatrice, délivrera le destin des trois amies brimées – qui d’un mari violent, qui d’un prêtre, qui du poids du devoir –, emportées dans les tourmentes de l’Histoire (et du plus rocambolesque des faits divers, le vol de la Joconde au Louvre en 1911 !). Mais aussi au cœur du désir féminin…
Une ode sensuelle et magnifique aux femmes. Par une nouvelle romancière dans la collection Terres de France.

 

2021_012_Braize Frédérique-Sophie - un voyage nommé désir.jpg

 

Bonjour à toutes et à tous,

J’étais assez pressé de lire “Le dernier” Frédérique-Sophie Braize !

Après “Sœurs de lait”, “Lily sans logis” et “Une montagne de femmes”, je me demandais bien où “Un voyage nommé désir” allait-il me mené. Et bien, je n’ai pas été déçu du tout…

Été 1917. La guerre fait rage en Europe, elle a éloigné tous les hommes de leur domicile.
Là-haut, sur l’alpage savoyard, elles se nomment Péroline, Anne-Céleste et Rose.
Chacune a été victime du système patriarcal. Cet été sera l’occasion de l’oublier pendant quelques temps. Une rencontre avec un bel Italien brisera toutes les barrières de la bienséance. Mais le “paradis” qu’elle vivront, laissera des traces. Elles ne sont plus les mêmes et sont désormais unies par un secret. Et malheureusement, leur retour au village leur rappelle les chaînes qui les lient.
Resteront-elles unies face au prêtre qui les tourmente sans arrêt ?
Leur amitié, résistera-t-elle ?
Puis bientôt, elles finiront même par s’interroger sur Vincenzo, celui qui a partagé leur vie, pendant quelques semaines. Elles vont découvrir qu’il n’est pas l’homme qu’elles croyaient.

Frédérique-Sophie est inspirée, et ce n’est pas la première fois, par le mélange d’événements réels et Historiques, dans ce roman qui traite de trois femmes fortes et volontaires. J’ai été passionnée par le récit et par les quelques passages de sa vie, que Vincenzo garde secrets. C’est un très bel ouvrage, qui décrit aussi bien la méchanceté de l’humain que sa bienveillance. C’est un livre très beau, dur et doux à la fois, un livre poignant, bouleversant, une leçon de vie…

J’ai aimé ce roman, parce que les personnages sont très attachants bien sûr, mais surtout parce que l’histoire traite d’un sujet que je n’avais encore jamais abordé de cette façon : “Le désir des femmes”. C’est inattendu et cela m’a ému.

Il y a de l’amour et de la solidarité.
“Un voyage nommé désir” est une ode aux femmes, qui souffle comme un vent de liberté.

Le récit est construit minutieusement. Pas de détails superflus, une intrigue qui m’a tenue en haleine, une tension croissante, jusqu’à un très beau final.
J’ai aussi été conquis par l’écriture au charme un peu désuet mais tellement savoureux…
À lire !

÷÷÷÷÷÷÷

Extraits :

« L’idée de se retrouver seul avec un groupe de femmes jeunes inconnues voleta alors dans son esprit. Il se figura les jupons légers, les corsages décolletés, les boucles soyeuses, les dents brillantes, les cils longs comme des ailes de papillon. Il devait ces détails à l’observation des demoiselles croisées, rencontrées, désirées, aimées. Car Vincenzo aimait les femmes. Toutes les femmes. Chaque femme. »
…/…
« La nuit, elle revivait des corps à corps sensuels avec Vincenzo qu’elle redoutait d’avoir perdu à jamais. Combien de fois avait-elle répété les scènes d’amour vécues avec lui ? Leurs derniers ébats ce reproduisaient inlassablement dans sa mémoire. Le soir venu, elle voyait leur corps de nouveau emmêlés, de nouveaux ne formant qu’un, dans une connivence absolue. L’obscurité plongeait ses souvenirs torrides dans une brume chaude et enivrante. »

 

 

Frédérique-Sophie BRAIZE romancière, nouvelliste, chroniqueuse de presse écrite, née à Évian.

Fille unique d’un alpiniste – réalisateur des Colonnes de Buren à Paris – elle vit dix ans chez ses grands-parents, des paysans de montagne. Elle fait ses études au Pays de Galles d’où elle revient diplômée en Business et Finances du Polytechnic of Wales. Elle travaille dans la sécurité privée et industrielle avant de se lancer dans l’écriture. Elle partage sa vie entre la Haute-Savoie et Paris avec Mouton, son chien de berger.

  • Prix Livre sans Frontières 2014.
  • Grand Prix littéraire de l’Académie de Pharmacie 2018 remis par Philippe Grimbert.
  • Prix Patrimoine 2019.
  • Livre à deux places 2020 pour les 20 ans de “Lire et faire lir” d’Alexandre Jardin.

Parutions récentes :
« Paysannes de montagne » (éd. Lucien Souny 2015) Grand Livre du mois / Format poche (éd. Souny Poche 2018)
« Pour quelques arpents de rêve » (éd. Lucien Souny 2016)
« Sœurs de lait » (éd. De Borée 2018) Grand Prix littéraire de l’Académie de Pharmacie. Prix Patrimoine. Sélection Prix Guerres et Paix 2020 / Format poche (Coll. Terre de Poche, éd. De Borée 2019)
« Lily sans logis » (éd. De Borée – 2019) ‘Coup de cœur de l’éditeur’. Sélection du Prix Obiou. ‘Livre à deux places’ 2020
« Une montagne de femmes » (éd. Les Passionnés de bouquins 2019)
« Un voyage nommé désir » (éd. Presses de la Cité – 21 janvier 2021) éd. France Loisirs (28 décembre 2020)

Ses livres sont toujours inspirés de faits réels tombés dans l’oubli : histoire vraie, fait de société, fait historique…

https://www.instagram.com/frederiquesophiebraize/?hl=fr
https://www.facebook.com/frederiquesophie.braize.3

Historique, Polar historique, Suspense

Le Loup des Cordeliers

de Henri Lœvenbruck
Broché – 24 octobre 2019
Éditeur : XO

Bandeau_Intro

 

Gabriel Joly, jeune provincial ambitieux, monte à la capitale où il rêve de devenir le plus grand journaliste de son temps. un enquêteur déterminé à faire la lumière sur les mystères de cette période tourmentée.

Son premier défi : démasquer le Loup des Cordeliers, cet étrange justicier qui tient un loup en laisse et, la nuit, commet de sanglants assassinats pour protéger des femmes dans les rues de Paris…

Les investigations de Gabriel Joly le conduisent alors sur la route des grands acteurs de la Révolution qui commence : Danton, Desmoulins, Mirabeau, Robespierre, personnages dont on découvre l’ambition, le caractère, les plans secrets.

Alors que, le 14 juillet, un homme s’échappe discrètement de la Bastille, Gabriel Joly va-t-il découvrir l’identité véritable du Loup des Cordeliers, et mettre au jour l’un des plus grands complots de la Révolution française ?

UN ENQUÊTEUR REDOUTABLE
Une fresque magistrale des premiers jours de la révolution

 

2021_008_Loevenbruck Henri - Le loup des Cordeliers.jpg

 

Bonjour à toutes et à tous,

Fan de l’auteur depuis ses premiers romans, je ne pouvais pas passer à coté de celui-ci…
Quelle incroyable fresque historique que ce superbe roman, doublement passionnant, où Henri Loevenbruck nous plonge en 1789, période clé du récit.
D’un côté c’est un polar qui nous tient en haleine jusqu’au bout, de l’autre, c’est un vrai roman historique. Le peuple gronde, la Révolution est proche…

L’excellente idée, de ce roman, est de ne pas faire de la Révolution française un formidable arrière-plan mais d’en récupérer des acteurs centraux pour leur donner un rôle important dans l’intrigue. Danton, Desmoulins, Louis XVI et son frère le comte de Provence. Les dialogues les mettant en scène sont souvent repris de discours officiels réellement prononcés.
Mais, l’idée de découvrir Paris à travers les yeux de Gabriel est la meilleure de toutes. Son émerveillement quasi enfantin est contagieux et je me suis pris à rêver, à m’imaginer être à sa place au cœur d’une enquête sanglante.

Si comme moi, vous voulez connaitre l’identité de ce justicier masqué et capé accompagné d’un loup en laisse, qui tue dans les rues de Paris pour protéger des femmes, marquant le front de ses victimes d’une sorte d’un triangle inversé… vous savez ce qui vous reste à faire !

Une écriture fluide et addictive…
Un grand roman à ne pas manquer !

Merci Henri…

La dernière page achevée, j’enchaine directement sur la suite…

÷÷÷÷÷÷÷

Extraits :

« Tu as raison, citoyenne ! répondit Desmoulins. Les lois ont été écrites par les puissants, pour les puissants. Tout leur est réservé : les grandes entreprises, la gestion des revenus publics et le privilège exclusif de piller l’Etat ! Combien est réduite, en ce bas monde, la part du simple citoyen ! Les dignités, les nobles charges, l’argent, tout est entre les mains des privilégiés, et les vôtres ne sont bonnes qu’à les servir ! »
…/…
« Quand le peuple est dans la misère, il ne se révolte pas : il n’en a pas les moyens. Aujourd’hui, si la France se soulève, contrairement à ce que tout le monde dit, ce n’est pas parce que le peuple est miséreux, c’est parce que le peuple a été éclairé sur sa condition par les Lumières, et que l’Etat, lui, est plus pauvre que jamais… »

 

 

Henri Loevenbruck est né en 1972 à Paris. Fils d’enseignants, il grandit dans le quartier de la Nation et hérite de ses parents d’une passion pour la culture anglo-saxonne. A 25 ans, après des études littéraires, il épouse d’ailleurs une Anglaise et part vivre avec elle en Angleterre puis ils reviennent en banlieue parisienne. Après quelques pas dans le journalisme et la musique, au milieu des années 90, amoureux des littératures de l’imaginaire, il fonde Science-Fiction Magazine avec Alain Névant, un ami d’enfance. Après avoir tenu le poste de rédacteur en chef de ce magazine pendant plusieurs années, il décide ensuite de se consacrer pleinement à l’écriture. Il partage aujourd’hui son temps entre les romans et les scénarios, avouant son penchant pour le thriller investigatif, la Fantasy et le roman d’aventure en général.

Émotion, Drame, Historique

La prisonnière de la mer

de Élisa Sebbel
Broché – 30 janvier 2019
Éditeur : Fayard/Mazarine

Bandeau_04

1809. Les guerres napoléoniennes font rage. Alors qu’ils croyaient être rapatriés en France, 5000 prisonniers se retrouvent captifs sur l’îlot de Cabrera, dans les Baléares. Pour survivre, un maigre filet d’eau douce, des rations insuffisantes, des abris précaires qu’il leur faut bâtir eux-mêmes. 21 femmes les accompagnent, parmi lesquelles Héloïse, vivandière de 18 ans dont le mari a succombé en mer, emportant avec lui l’insouciance et la légèreté de la jeune femme.
Si la guerre avait déjà meurtri les hommes, le désespoir leur fait bientôt perdre la raison. Par chance, Henri, chirurgien de l’armée, se prend d’affection pour Héloïse. Entre privations, épidémies et tempêtes, les morts s’accumulent, l’espoir s’amenuise, et Héloïse ne songe qu’à se libérer enfin de cet enfer – jusqu’à ce nouvel arrivage de prisonniers et de Louis qui fait tout chavirer.
À force de ténacité, la jeune femme parviendra-t-elle à se sauver ? Car si l’amour est une captivité volontaire, la mer l’a déjà faite prisonnière…

 

2021_001_Sebbel Elisa - La prisonnière de la mer.jpg

 

Bonjour à toutes et à tous,

2021 commence avec une très belle surprise…
Un très joli premier roman d’Elisa Sebbel, qui est arrivé dans ma boite aux lettres, sans aucune indication sur l’expéditeur !
Alors un grand merci à toi, qui peut-être lira ses mots…

Le livre raconte un épisode de l’Histoire que j’ignorai, et qui m’a énormément intéressé. Le destin et la vie quotidienne de 5000 hommes et 21 femmes, capturés par les Espagnols après la défaite des armées napoléoniennes à Baylen, puis presque abandonnés à leur sort, sur l’îlot désert de Cabrera, dans l’archipel des Baléares, de 1809 à 1814. Beaucoup périront dans ce qui peut être considéré comme l’un des premiers camps de concentration de l’histoire.

C’est très poignant et bien rendu, j’avais l’impression d’y être.
Mais c’est surtout l’écriture qui est incroyable. Belle, fluide, un style littéraire juste et équilibré, alternant avec des dialogues aérés, un vrai plaisir. Il y a une aisance déjà très bien maîtrisée pour un premier roman.

Dès les premières lignes, à travers le récit écrit à la première personne, j’étais “Héloïse”.
Femme forte, sensible, émouvante. Elle attire les gens, les confidences. Elle invite à la protection. Les choix qu’elle est obligée de prendre tout au long du récit sont difficiles et douloureux entre passion et raison. Très vite au milieu de tous ces hommes, elle subira le pire, puis la faim, la soif, un climat rugueux qui oscille entre froid, humidité et chaleur extrême… Tous les moyens seront bons pour subsister.
Mais je ne vous dirai rien de plus, pour ne pas trahir Élisa…

Un premier roman que je conseille vivement !
Gracias Élisa, por esta historia muy bonita y muy triste… ¡Me permitió viajar en el tiempo y en el espacio!

÷÷÷÷÷÷÷

Extraits :

« Pour la première fois depuis des mois, je respirai à pleins poumons et fermai les yeux un instant. Le sable doux glissait sous mes pieds, l’eau fraîche et vive me ramenait à la vie. Sur la plage, les soldats étaient ivres d’air frais et d’espace. Certains s’allongeaient, voulant ressentir ce sol ferme sous leur corps tout entier. D’autres couraient, sautaient, s’embrassaient. Fous de vie, fous d’espoir, fous de terre. Les officiers laissèrent leurs hommes s’abandonner à cette liesse soudaine. Ils se faisaient peu d’illusions, mais à quoi bon leur refuser ce petit moment de bonheur ? »

« Quand Rose me raconta tout cela, j’éclatai en sanglots que rien ne pouvait arrêter. Des pleurs de tristesse, mais surtout de colère, et de désespoir. Pourquoi ce Dieu et cette Sainte Vierge qu’elle priait tant avaient-ils permis cela ? En quoi étaient-ils bon ? Existaient-ils seulement ? Qu’avait fait mon amie pour mériter une mort pareille, elle, si généreuse ? Jean-Baptiste hurlait de faim et je ne pouvais pas supporter ses cris. Il fallait trouver une solution.»

 

 

Docteur en littérature française, Elisa Sebbel enseigne dans une université espagnole et vit à Majorque. Découvert dans le cadre du Mazarine Book Day 2018, pour lequel il a reçu la « mention spéciale du jury », son premier roman, La Prisonnière de la mer, dévoile un drame oublié de notre histoire.