Thriller, Noir, Émotion, Drame, Suspense

Requiem des ombres

de David Ruiz Martin
Poche – 12 mai 2022
Éditions : Taurnada

Hanté depuis l’enfance par la disparition de son frère, Donovan Lorrence, auteur à succès, revient sur les lieux du drame pour trouver des réponses et apaiser son âme. Aidé par une femme aux dons étranges, il tentera de ressusciter ses souvenirs. Mais déterrer le passé présente bien des dangers, car certaines blessures devraient parfois rester closes… au risque de vous entraîner dans l’abîme, là où le remords et la honte règnent en maîtres. Où le destin semble se jouer de vous. Et cette question, qui bousculera sa quête de vérité : peut-on aller à l’encontre de ce qui est déjà écrit ?

 

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C’est le second de David Ruiz Martin que je lis, et bêtement, je m’attendais à une lecture un peu identique. Huis clos psychologique à l’écriture directe et puissante comme dans son roman “Seule La haine”.
Et bien non !
Dans ce roman, la sensibilité et les émotions sont omniprésentes, malgré le fait que ce soit un « VRAI” thriller, sombre sur un fond de vengeance et teinté d’ésotérisme, obtenant ainsi plusieurs degrés de lectures.

Automne 1973.
Un brouillard très épais, rendant toute visibilité impossible dès quelques mètres, est resté suspendu au-dessus de Neuchâtel pendant près de neuf semaines…
C’est un soir de novembre, que Donovan Lorrence a été retrouvé blessé dans les bois et que son jeune frère Virgile, a disparu. Malgré les efforts déployés par la police, il n’a jamais été retrouvé…
Donovan reste persuadé que son frère a été enlevé, ou mieux, qu’il a fugué pour échaper à leur père violent, qui les maltraitait au quotidien, mais les années passent… et il n’a toujours aucune nouvelle de Virgile.

Après avoir vécu plusieurs années à Paris, la cinquantaine passée, Donovan décide de retourner en Suisse afin de régler la succession de son père récemment décédé. Entre temps, il est devenu un auteur “Banquable” qui profite d’une certaine notoriété, mais dernièrement en panne d’inspiration.

À son arrivée, il croise dans un bar, un ancien policier qui à l’époque s’était occupé de la disparition de son frère. Après une discussion un peu tendue, Donovan “plante” l’ex-flic en colère. Il refuse tous les arguments donnés par celui-ci sur la disparition de Virgile. Il décide d’aller dans sa maison familiale en espérant trouver une trace quelconque qui l’aiderait dans ses recherches…
Mais, en arrivant, la maison est en feu ! Malgré les efforts des pompiers, le feu détruit tout, et ne sera circonscrit qu’au bout de plusieurs heures. Donovan décide d’enquêter pour essayer de comprendre ce qui a bien pu arriver…
Dès lors, les menaces à son encontre commencent…

Et puis, il y a sa rencontre avec Iris, une jeune fille à l’air perdu, perturbée peut-être, qui va changer radicalement l’axe à ses recherches.
Mais qui est donc Iris ?
Amie, ennemie ?
Dans tous cas, la mort rode autour d’elle au quotidien…

Un très bon thriller ésotérique, plein de surprises et de rebondissements, le héros n’est pas vraiment sympathique, mais qu’importe, il veut la vérité et c’est bien compréhensible. L’intervention d’Iris est très originale et donne au fil rouge du récit une autre vision. David maîtrise parfaitement son sujet !

Je ne serai pas surpris qu’on entende parler de David Ruiz Martin de plus en plus régulièrement… “Requiem des ombres”, un roman que je vous conseille vivement !

Merci aux éditions Taurnada pour ce beau cadeau.

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Extraits :

« La brume est dense, poisseuse. Si palpable que je parviens à la sentir du bout de mes doigts engourdis. Elle m’enveloppe de ses bras monstrueux. M’empêche tout mouvement. Me garrotte et me rend aveugle. Un mur de vapeur froide me maintient hors du temps. Masse imperceptible où il est vain de me débattre. J’éprouve de la peur. Ainsi que cette folie contagieuse, en embuscade. Elle se faufile comme une mélodie exaspérante qu’il faut donne encore et encore. »

« Je me mis à revivre les jours précédant le drame. L’année de la grande brume, période cauchemardesque qui avait duré près de neuf semaines et que tous avaient fini par nommer ainsi. Dans toute la région, autour du lac dans ses hauteurs, un brouillard épais était apparu un matin. J’avais cru au départ à un événement naturel ; il était banal, durant les dernières semaines d’automne, d’observer une brume matinale se former lorsque l’air froid était emprisonné par de l’air chaud. Mais ce brouillard-là semblait différent des précédents ; habituellement cantonnée au pied des montagnes, elle s’était invitée jusqu’au sommet de Chaumont, après mille deux cents mètres d’altitude, avait recouvert toute la région est fait de nous ses prisonniers. Elle était épaisse, poisseuse et semblait l’œuvre du diable. »

« Iris ôta manteau et chapeau, les suspendit à une branche et demeura sans bouger quelques secondes. Elle était habillée comme la veille : longue robe blanche et étincelante, ondulant sur son corps et dissimulant ses pieds. Ses cheveux étaient parfaitement lissés. Iris s’écarta et s’approcha du bord du lac, face à moi, les mains toujours dissimulées dans des gants blancs. Elle semblait observer quelque chose au fond de l’eau. Le ciel gris sombre se reflétait dans le lac, tandis que son corps, d’un blanc éblouissant, contrastait au milieu de ces eaux limpide, ses ombres tranquilles qui ne semblaient nullement l’impressionner. »

« La période qui a suivi “l’absence” de Virgile reste un moment étrange. Je vivais avec le sentiment d’être de trop, comme si disparaître avec lui était mon seul espoir de sortir du tunnel.
Et s’il était mort, je l’étais aussi. Car je ne vivais plus vraiment. Je ne ressentais plus aucune émotion, plus aucune sensation. Tel un zombie errant au milieu d’inconnus qui me parlaient et cherchaient à me tirer à eux… ces êtres étranges qui ne ressemblaient plus à rien. »

« Dieu ? Il n’existe pas ! fulminai-je. Ou au mieux, c’est un incapable ! Sinon, il ne laisserai jamais des enfants sauter sur des mines en Afrique ou d’autres se faire embarquer à travers le monde dans des trafics d’êtres humains ! Dieu, c’est une idée inscrite dans les chairs, une information involontairement transmise par le génome humain, comme un legs absurde et sans fondement basé uniquement sur l’espoir, l’ignorance et la solitude ! Vous me parlez de Dieu comme s’il s’était présenté à vous un bon matin ! Moi, il ne m’a jamais aidé ! Pas même regardé ! »

 

 

David Ruiz Martin est né le 01.12.1978 à Madrid, Espagne. C’est à l’âge de quatre ans qu’il part vivre en Suisse.

Issu du domaine de la construction, et menuisier de formation, il n’a suivi aucun parcours littéraire.

Autodidacte et touche-à-tout, ce passionné de cinéma et de littérature débute, vers vingt ans, son parcours d’auteur, dans l’ombre et à l’insu de tous, avec quelques nouvelles qu’il garde pour lui encore à ce jour. Puis, durant près de dix ans, seule sa femme est mise dans la confidence de sa passion. C’est à l’âge de trente-deux ans qu’il se lance dans l’écriture de son premier roman, « Le syndrome du morveux », thriller autoédité, qui surprend son entourage, suivi d’un second, « Que les murs nous gardent », roman d’épouvante, l’année suivante. Fort d’un accueil enthousiaste, il prend plus de deux ans afin de peaufiner un troisième, « Je suis un des leurs », une histoire le tenant particulièrement à cœur depuis de nombreuses années, prenant au dépourvu ses lecteurs tout en se dévoilant davantage, en leur offrant un roman personnel et qui colle à ses racines.

Depuis le succès de son premier roman, David Ruiz Martin se laisse du temps afin de mettre sur papier les histoires qui germent dans son esprit.

Polar, Suspense, Thriller

En apparence

de Myriam Giacometti
Broché – 20 octobre 2021
Éditeur : France Loisirs

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Rachel Clément, experte en objets d’art, est abattue chez elle, alors qu’elle était sur le point d’inaugurer une exposition consacrée à Marie-Antoinette, avec en pièce maîtresse le Cœur de la Reine, une bague d’une valeur historique inestimable. Son ex-mari Marc, célèbre acteur, est retrouvé devant chez elle, les mains ensanglantées. Même si le couple, séparé depuis longtemps, entretenait une relation très conflictuelle, leur fille Rose refuse de croire à la culpabilité de son père. Prête à tout pour découvrir la vérité, un seul choix s’offre à elle : mener l’enquête par elle-même, naviguer dans une mer de suspects, et tenter de prouver l’innocence de ce coupable trop parfait…

 

2022_007_Giacometti Myriam - En apparence

 

Je vous présente le second roman de Myriam Giacometti, le premier que je lis, et dès les premières pages, j’ai été séduit par sa plume !
La subtilité des descriptions pour chaque personnage les a rendus vivants pour moi, au point de m’attacher à plusieurs d’entre eux…
Je pense que nous n’avons pas fini d’entendre parler de Myriam…

Rachel Clément, experte en objets d’arts, est froidement assassinée, le jour où Marc, son mari et acteur célèbre qui ne vivait plus avec elle depuis plusieurs années, est venu signer les papiers du divorce. Ni une, ni deux, pour les policiers, l’affaire est bouclée, ils ont un meurtrier avec un mobile parfait. Il n’acceptait pas le divorce et a abattu sa femme. D’ailleurs, le suspect avait déjà été sujet à des crises de colère violentes…
Malgré les faits accablants, seule sa fille Rose, est persuadée que son père est innocent. Elle va dès lors mener sa propre enquête, sans entrevoir les divers dangers qui pourraient la menacer.

Myriam joue avec le lecteur. Elle dissèque les relations humaines, qu’elles soient familiales, professionnelles ou amicales. Tous ses personnages ont un rôle important et nombreux sont ceux qui avaient un intérêt à stopper la curiosité de Rachel.
Et… quel est donc le secret de cette bague ayant appartenu à Marie-Antoinette ? Un bijou, suscitant autant de passions que de convoitises. L’auteure, sème des embûches ici et là, des fausses pistes, cultive le doute, l’ambiguïté, et finalement le doute qui s’installe vient amplifier le suspense… Mais qui a bien pu tuer Rachel ? Et pourquoi ?

Un vrai pageturner qui m’a mené dans les coulisses du marché des œuvres d’art et de toutes les dérives possibles de ce milieu hermétique.
Nathalie et Rose, comme Rachel sa mère, sont des personnages à part, qui gravitent justement dans ce milieu. On voudrait les aider, les conseiller, mais autour d’elles tout le monde à l’air coupable. L’inspectrice Kenza, va petit à petit, malgré les ordres de sa direction, découvrir l’extrême complexité de ce meurtre… Mais tout ne sera pas aussi simple !

Un prix des Lecteurs 2021 BIEN mérité, pour un roman BIEN prenant et BIEN réaliste !
Auteure à suivre…

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Extraits :

« La tempête faisait rage depuis une heure. Le vent s’engouffrait dans les branches, qui virevoltaient dans la nuit. Le tonnerre grondait au loin, tandis que la pluie devenait de plus en plus forte. Les gouttes qui tambourinaient à la fenêtre produisaient un bruit concis, violent.
Pelotonnée sous les couvertures, Rose se répétait qu’elle n’était plus un bébé. Il était ridicule de penser que la branche dénudée du vieux hêtre agitée par le vent était le doigt osseux d’une sorcière maléfique qui se cachait derrière le mur et qui voulait entrer dans la maison. À six ans, elle était en âge de comprendre que les monstres et les sorcières n’existaient que dans son imagination. C’était sa maman qui lui avait dit cela quand elle se précipitait dans son lit après avoir fait des cauchemars, et sa maman avait toujours raison. »

« En effet, selon Marc, les problèmes de violence conjugale rencontrés durant son mariage étaient dus aux nombreux effets secondaires du Spelifor, un puissant antiépileptique qu’il prenait pour soigner les troubles compulsifs dont il souffrait depuis la naissance. La justice lui avait donné raison, mais Rachel ne croyait pas à ces inepties. Le médicament avait peut-être accru l’agressivité de son époux, mais la violence préexistait chez lui bien avant la prise des pilules incriminées. Le fond du cœur de Marc était mauvais, voilà tout. »

« Nicolas avait toujours su qu’il serait directeur de musée. Dès qu’il avait pu se plonger dans les livres, il avait été subjugué par les tableaux représentant les grands personnages historiques. Plus tard, en cours de dessin, quand il avait commencé à étudier l’art abstrait et que tous ses camarades demeuraient dubitatifs devant ces formes irrégulières, lui avait compris le sens caché des peintures, des sculptures et des objets d’art en général : ils étaient créés pour divertir les gens. Comme une star de la musique donnant le meilleur d’elle-même sur scène, comme un écrivain racontant l’histoire la plus captivante possible, l’artiste produisait une œuvre susceptible de faire réagir les personnes qui la regardaient, de les pousser à réfléchir, à rêver ou à s’interroger. »

« Choisissez un travail que vous aimez, et vous n’aurez pas à travailler un seul jour de votre vie. »

 

 

Myriam Giacometti est née en 1981 au coeur de la Lorraine. Elle se passionne très tôt pour l’écriture et la lecture.

Après un DUT en gestion, elle a exercé sa profession dans le domaine des Ressources Humaines. Rattrapée en 2007 par une leucémie, elle a décidé de se consacrer à l’écriture.

« L’enquête de Lisa » (2019), un thriller haletant, est son premier roman.

Forte du succès de son premier roman à suspense et encouragée par ses lecteurs, elle a publié son second ouvrage, « En apparence », qui a obtenu le Prix des lecteurs France Loisirs, Nouvelles Plumes, 2021.

Elle vit à Hayange, en Moselle.

son site : http://www.myriamgiacometti.com/
Twitter : https://twitter.com/myrloveswriting?lang=fr

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Myriam Giacometti, l’amour des livres…

Derrière un premier roman, il y a tous ceux que son auteur a lus, aimés, rêvés… Lauréate du prix des Lecteurs 2021, Myriam Giacometti nous dévoile les livres qui ont fait d’elle une lectrice passionnée avant de franchir le pas et de prendre la plume à son tour.

Le livre qui vous a transmis la passion de la lecture ?
À l’âge de six ans, mes parents m’ont acheté mon premier livre : les Nouveaux Contes de fées de la Comtesse de Ségur. Les aventures de cinq jeunes héros soumis à de terribles sortilèges. C’était la première fois que je prenais du plaisir à lire, à plonger dans un monde étrange et merveilleux. C’était aussi fascinant que de trouver un passage secret !

Celui qui vous a donné envie d’écrire ?
J’ai toujours été passionnée par les romans policiers. Le premier qui a réussi à me captiver est Le mystère de la chambre jaune de Gaston Leroux. L’enquête de ce huis clos énigmatique est passionnante. J’ai retrouvé la même façon d’écrire des scénarios fertiles en aventures, rebondissements et ingéniosité chez Agatha Christie.

Celui que vous pourriez relire à l’infini ?
Autant en emporte le vent de Margaret Mitchell. C’est désuet, je sais. Mais je crois n’avoir jamais ressenti autant d’amour pour un personnage de roman ! L’héroïne de Margaret Mitchell, Scarlett, est intrépide, têtue, volontaire. Elle fait fi des conventions et n’en fait qu’à sa tête !

Votre Nouvelles Plumes préféré ?
Grâce à un groupe Facebook de partage de lecture, j’ai découvert récemment Synopsix, d’Angélina Delcroix. C’est une histoire de jeu qui vire au cauchemar pour les participants. C’est écrit avec efficacité, sans temps mort jusqu’au dénouement… J’ai adoré !

Votre plus beau souvenir (jusqu’à présent !) lié à En apparence ?
Même si le moment où j’ai appris qu’En apparence remportait le prix des Lecteurs restera à jamais gravé dans ma mémoire, je dois avouer qu’écrire pendant le confinement est un souvenir que je ne suis pas près d’oublier. En ces moments troubles, raconter les aventures de mon héroïne Rose a été une véritable bénédiction. L’écriture m’a sauvée !

Émotion, Polar, Thriller

De l’or et des larmes

de Isabelle Villain
Poche – 13 janvier 2022
Éditeur : Taurnada

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Jean-Luc Provost, le très médiatique entraîneur de gymnastique français, meurt dans un accident de voiture. La thèse du suicide, à seulement six mois des prochains jeux Olympiques de 2024, est très vite écartée. L’affaire, considérée comme sensible et politique, est confiée au groupe de Lost. Pourquoi vouloir assassiner un homme qui s’apprêtait à devenir un héros national ? Rebecca et son équipe se retrouvent immergées dans un monde où athlètes et familles vivent à la limite de la rupture avec pour unique objectif l’or olympique. Ils sont prêts à tous les sacrifices pour l’obtenir. Jusqu’au jour où le sacrifice demandé devient insurmontable…

 

2022_003_Villain Isabelle - De l'or et des larmes

 

Quel plaisir de retrouver la “commandante” Rebecca de Lost et toute son équipe que j’avais quitté après la lecture de “Mauvais Genre”… Ils ont un peu changé, mûri pour certain, évolué aussi.
Mais quel plaisir surtout, de retrouver Isabelle Villain le jour de la sortie de son dernier roman !
Que cette date du 13 janvier, et que les étoiles dans le ciel lui portent chance…

Isabelle fait partie des auteurs que j’affectionne tout particulièrement. Elle a l’art de mélanger le “brut” et l’émotion, elle me surprend à chacun de ses romans. Et c’est le cas encore une fois !

Qui m’aurait dit que je lirai bientôt un roman dont la thématique principale tournerait autour du sport ?
Et bien non seulement, je l’ai fait, mais je ne le regrette pas du tout.

Jean-Luc Provost, entraîneur très connu mondialement dans le milieu de la gymnastique, meurt dans un accident de voiture à seulement six mois des Jeux Olympiques de 2024.
Voilà le départ de cette nouvelle aventure qui ne sera pas que policière, malgré les nombreuses fausses pistes et rebondissements.
En effet Isabelle, m’a ouvert les yeux sur un monde que je n’imaginais pas de tout. Elle nous propose une véritable immersion dans l’univers “impitoyable” de la gymnastique. Je me doutais que cela devait être un milieu difficile. Mais, souffrance, abnégation, compétition permanente, sacrifice, obstination, larmes, fatigue, voilà le vrai quotidien de ces jeunes gymnastes que l’on vient piocher lorsqu’ils ont dix/douze ans. On les sépare de leur famille. On les formate à l’obéissance, au travail sans répit. On les bouscule. On les broie… Pour quelques secondes intenses qui les mèneront vers une médaille d’or de préférence, ou vers leur perte physique si ce n’est psychologique !
Je découvre un monde tyrannique sans limites.
Mais aussi, et c’est le plus important, un monde où le dépassement de soi se vit à chaque instant, pour atteindre la lumière.

Mais vous allez me dire, il est où le polar dans tout ça ?
Il est où le suspense ?

Il se trouve à chaque page. À chaque fin de phrase, chaque point d’interrogation, à chaque regard aussi, à chaque larme…
J’ai lu ce roman en un peu plus de quatre heures. J’en ai pris plein les yeux… Plein la tête.

Dans quel monde vivons-nous ?
Doit-on tout accepter pour réussir ?

N’ayez pas peur, je ne vous dévoilerai rien de plus, mais j’étais bien loin de me douter où me conduirait ce récit…
Merci Isabelle. Merci pour tes mots. Certaines choses doivent être dites et doivent exploser à la face du monde…
Je n’ai pu m’empêcher de verser une larme à la fin, pour moi, la récompense d’un beau récit !

Merci encore une fois aux Éditions Taurnada de m’avoir permis la lecture de cette histoire poignante, avec beaucoup de psychologie, racontée avec tellement de sensibilité.

Un livre à mettre entre toutes les mains !

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Extraits :

« Mercredi 7 août 2024, Nanterre.
Bonjour et bienvenue à tous, je suis très heureux de vous retrouver aujourd’hui dans cette magnifique Arena, l’antre du club de rugby du Racing 92, pour notre grand rendez-vous avec la gymnastique féminine. 17 500 supporters. Plus une seule place de libre dans les gradins. C’est la première fois depuis le début de ces olympiades que cette salle affiche complet. Je suis convaincu que vous êtes des millions devant vos écrans pour assister à cette finale du sol tant attendue par toute une nation. C’est un événement exceptionnel, et je pèse mes mots, qui pourrait bien se produire dans quelques minutes maintenant. Capucine Delahaye va peut-être réussir l’exploit de remporter l’or olympique. »

« Et moi, je fais partie de cette génération qui était devant la télévision en 76, aux jeux de Montréal, bouche bée face à la prestation de Nadia Comaneci. Je me souviens de mes parents scotchés à l’écran. On était tous subjugués par cette gosse de 14 ans. À la minute où elle a terminé son mouvement aux barres asymétriques, on sentait qu’il s’était passé un truc. Les juges n’avaient pas prévu la note parfaite de 10. Seuls trois chiffres étaient à leur disposition sur le tableau d’affichage et lorsque le résultat est tombé, on a tous vu apparaître le chiffre “1.00”. Pendant quelques secondes, c’était l’incompréhension. On se disait : “Mais ce n’est pas possible après une telle performance, ce 1 ne veut rien dire.” Et puis, le commentateur a annoncé : “Mesdames et Messieurs, première historique dans le sport : un 10 parfait !” »

« Et puis les années passent. Les entraînements s’intensifient. La pression aussi. Il faut que vous compreniez que la gym, ce n’est pas juste un sport. Avant les Compètes, on a peur. Peur de tomber. Peur de se blesser. Peur de rater un mouvement. Peur de décevoir son coach. On doit sans cesse repousser nos limites. On flirte constamment avec le danger. Quand vous êtes sur une poutre qui mesure dix centimètres de largeur à plus d’un mètre de hauteur, le moindre faux pas et c’est la fin. La barre asymétrique supérieure est quant à elle a deux mètres cinquante de haut. Inutile de vous dire que les chutes peuvent être dramatiques. Mais lorsque l’exercice est terminé et que ce dernier est bien exécuté, c’est le paradis. On se sent invincible. On sait qu’on est allé au bout du bout. On devine la fierté dans le regard du coach, de notre famille. Le public nous applaudit. C’est un moment magique. On est sur le toit du monde. »

 

 

Née au Maroc à Casablanca en 1966, Isabelle Villain a travaillé pendant une quinzaine d’années dans la publicité, l’évènementiel et l’organisation de salons professionnels.
Passionnée de romans policiers depuis l’enfance. Elle décide de se lancer dans l’écriture pour mettre par écrit les nombreuses histoires qui lui trottent dans la tête.
Son quatrième roman “Peine Capitale”, publié aux Editions Auteurs d’Aujourd’hui, a reçu le prix Maurice Bouvier en 2015.
“Âmes battues”, le second volet des enquêtes du commandant de Lost, découvert dans “Peine capitale” à reçu le prix du festival du polar de la ville d’Arcachon en 2016, et le prix polar du festival Jeter l’Encre.
“Mauvais genre”, publié aux Éditions Taurnada est sorti le 15 novembre 2018.
https://leressentidejeanpaul.com/2019/12/23/mauvais-genre/
“Blessures invisibles”, publié aux Éditions Taurnada est sorti le 9 janvier 2020.
https://leressentidejeanpaul.com/2020/01/03/blessures-invisibles/
“À pas de loup”, son 7e roman, publié aussi aux Éditions Taurnada est sorti le 14 janvier 2021.
https://leressentidejeanpaul.com/2021/01/14/a-pas-de-loup/

 

Émotion, Drame, Noir, Polar, Suspense

Les rois écarlates

de Tim Willocks
Broché – 1 juin 2001
Éditeur : L’Olivier

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Lenna Parillaud vit dans la haine et la souffrance depuis la perte de sa fille. Seul un abominable rituel donne un sens à son existence : une visite chaque mois depuis douze ans à son mari – drogué et enfermé dans une bâtisse isolée du delta du Mississippi – auquel elle inflige toutes sortes d’humiliations.

Cicero Grimes, lui, traverse une grave dépression. Reclus au milieu de ses propres détritus dans une caserne désaffectée à la Nouvelle-Orléans, il n’émerge de sa torpeur que pour prendre conscience du dégoût qu’il s’inspire à lui-même.

Lenna Parillaud et Cicero Grimes ne se sont jamais rencontrés. Jusqu’au jour où ils reçoivent chacun une lettre qui les entraîne dans un cataclysme de vengeances, de haines et de violences.

 

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Tim Willocks, pour ceux qui ne connaîtraient pas, fait partie des grands, des très grands même de la littérature Noire. Je l’ai découvert avec “La Religion” un superbe thriller historique qui m’avait complètement emporté…
Depuis, j’ai lu tous ses romans. Il est souvent comparé à James Ellroy ou Norman Mailer, mais j’affectionne tout particulièrement Tim.
J’ai l’impression qu’il a déjà vécu plusieurs vies ! Grand maître d’arts martiaux, chirurgien, psychiatre, producteur, écrivain, scénariste, il a travaillé avec Steven Spielberg et Michael Mann.
Et tout ça pour notre plus grand plaisir…

“Les rois écarlates” est la suite de “Bad City Blues”, mais la construction du roman fait qu’il peut être lu indépendamment.
Vous l’aurez compris, c’est un roman sombre, noir, très dense… Tout le récit tourne autour d’une horrible vengeance.

La grande force de Tim est de distiller petit à petit les éléments qui constitueront une grande fresque au final. Dans le récit, il manie les mots et sait en jouer afin de maintenir un suspense constant jusqu’au bout d’une folle course-poursuite déclenchant un ouragan de violence dans le sud raciste des Etats-Unis.
Les personnages sont magnifiques, leurs psychologies travaillées en profondeur, l’intrigue est élaborée, il y a de l’action, de l’émotion, et beaucoup de réflexion aussi. J’avais l’impression d’être assis dans un fauteuil au cinéma.

Je ne dirai rien de plus, il vous faudra le lire pour comprendre…
“Les Rois écarlates” est un livre marquant.

Attention !
Faites-en sorte que “Gul” soit de votre côté, sinon… vous êtes mal barré !

Vous voulez du noir, du très noir ?
Tim Willocks, what else!

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Extraits :

« Si vous saviez depuis combien de temps personne ne m’a vu pleurer, Dr Grimes, vous auriez une petite idée de l’énorme perversité de cette farce.
Grimes en avait assez de cet endroit et de la nausée que lui causait son mauvais numéro. Il ne se savait pas capable de mentir de façon aussi experte, sans la moindre intégrité, et il avait usé de sa profession – l’avait salie – afin d’y parvenir. Il l’avait fait pour son père ? Georges ne lui avait rien demandé. Georges serait mort avant. »

« La rage le submergea à nouveau, étouffant sa honte. Qu’ils aillent se faire foutre. Voilà le monde entier se mettait à lui dire comment vivre. L’obèse avait raison au moins là-dessus : aussi loin qu’il s’en souvienne, depuis sa plus tendre enfance, être bousculé provoquait en lui une contrariété quasi-psychotique. Il ne voulait plus être bousculé. »

« Au grand étonnement the Grimes, et à sa grande satisfaction, Gul demeura immobile comme une souche tout le temps qui lui fallut pour injecter l’anesthésique. Grimes murmura et le caressa en attendant son effet, puis saisit une paire de ciseaux, retira la chair morte et posa huit points de suture. Gul se prêta aux soins sans broncher. »

« Elle n’avait pas seulement volé sa liberté, mais aussi sa réclusion : sa propre existence lui avait été inconnue pendant treize ans. Treize mois ou treize décennies, il n’aurait pas vu la différence. Dans cette indifférence sans limite, il se rappelait – par petits éclairs de honte et de rage – ses insultes et son mépris, son beau visage ou brillait le pur triomphe de la vengeance. Mais ces moments aussi glissaient dans le vide océanique de sa mémoire comme un banc d’anguilles voraces. Elle ne l’avait pas seulement dépouillé de son orgueil, des plaisirs et du pouvoir, elle l’avait dépouillé de la connaissance elle-même. Il avait perdu un quart de sa vie. »

 

 

Né en 1957, Tim Willocks, psychiatre à Londres, est spécialisé dans le traitement des toxicomanes. Scénariste, écrivain, il est l’auteur de plusieurs « polars » atypiques, à la frontière du gothique, dont Bad City Blues (L’Olivier, 1999). Comparé par la critique à Norman Mailer et James Ellroy, il affirme avec ce nouveau livre une écriture puissante, un réalisme grinçant et une intensité rarement atteints dans le roman noir.

Noir, Suspense

Transaction

de Christian Guillerme
Poche – 9 septembre 2021
Éditeur : Taurnada

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Un site de petites annonces en ligne comme il en existe des dizaines. L’arnaque de trois amis, noyée parmi des milliers de bonnes affaires. Un individu dangereux qui sommeille au milieu des acheteurs potentiels. Quelle était la probabilité qu’ils se croisent ? Transaction… l’engrenage fatal est enclenché !

 

2021_067_Guillerme Christian - Transaction

 

Avez-vous déjà été la cible d’arnaques sur internet ?

Alphonse vient de se faire avoir.
Il a acheté une caméra mais elle est inutilisable, malgré ses diverses tentatives pour joindre le vendeur peu scrupuleux, impossible de se faire rembourser…

Johan et Manal ses meilleurs amis, lui propose alors de faire la même chose.
Trouver un nouvel acheteur pour s’en débarrasser…

Mais malheureusement pour eux, cette solution toute simple fera tout basculer.
Ils ne sont pas tombés sur le “bon pigeon” !
Commence alors pour notre groupe d’amis une véritable descente aux enfers…

Un sujet qui aurait pu être banal, mais entre les mains de Christian Guillerme, tout n’est pas si simple, l’angoisse monte crescendo, sans aucun retour possible en arrière !
“La chasse est ouverte” !
Ça appuie bien là où ça fait mal, un vrai régal pour le lecteur.

“En tout cas pour moi, finies les arnaques sur Internet”, lol !!!

Merci aux éditions Taurnada pour cette nouvelle proposition de lecture qui sort vraiment des sentiers battus.

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Extraits :

« Je te vois partout et nulle part à la fois. Je ne connais pas encore ton visage, mais je suis persuadé que le jour où je t’apercevrai, je saurai que c’est toi, sans l’ombre d’une hésitation.
Je te cherche depuis si longtemps…
Je suis à tes trousses. Tu es devenu mon gibier.
Tu as réveillé la bête en moi, et je ne te lâcherai pas.
Je suis là, quelque part.
Tu dois sentir ma présence, mon souffle chaud dans ton cou. »
…/…
« Il scruta les alentours et remarqua un homme pouvant correspondre à la description faite par Alphonse : il avait bien un sac de sport en bandoulière, mais à cette distance il ne voyait pas s’il arborait un cobra. Sa taille impressionna, il devait mesurer plus d’un mètre quatre-vingt-dix. Il était brun et solidement charpenté. Johan alla à sa rencontre. Le colosse lui fit un léger signe… qu’il lui rendit. C’était bien lui !
« Bonjour, Monsieur, vous êtes là pour la caméra ?
– Oui.
– Je vous ai reconnu grâce au sac. »
L’autre resta de marbre puis il lui demanda s’il était bien Alphonse. Johan ne put s’empêcher de se raidir. »

 

 

Christian Guillerme est un auteur français, né à Clichy la Garenne, dans le 92 (Hauts de Seine). Il a longtemps été musicien (bassiste) dans différents groupes de metal de la scène parisienne.
Il est dorénavant Chef de projet dans une très grande société d’assurances dans le quartier d’affaires de La Defense (92).

Le 18 juin 2020, aux éditions Taurnada, il sort son second thriller, « Urbex Sed Lex ».
Son 1er roman, « La corde de mi », toujours disponible, aux éditions Art En Mots, continue de remporter un franc succès auprès de ses lecteurs.

Il est également l’auteur d’une dizaine de nouvelles pour le compte de la plateforme Short Editions et a participé à plusieurs recueils, dont le dernier, « L’heure du néant » disponible chez Art En Mots.

Noir, Polar

Ceux qui boivent pour oublier sont priés de payer d’avance

de Nick Gardel
Broché – 4 juin 2021
Éditeur : Independently published

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D’abord il y a Thibaud, un éducateur spécialisé pour ados en marge, qui s’enfonce de plus en plus dans l’alcool.

Puis il y a Némo Mondragón, le policier flanqué d’un collègue trop bavard, qui enquête sur ces femmes qu’on retrouve massacrées chez elle. Violées, tabassées, elles ont expié leurs fautes dans la douleur et l’humiliation.

Tandis que le premier témoigne, à la première personne, du désespoir de sa chute irrémédiable entre pertes de mémoire et tragédie sociale, le second décortique les vies des victimes pour tenter d’y trouver un point commun.

Une histoire de trahison, de vérités de comptoir, de dérive sociétale et de bons mots éthyliques. Une histoire pour comprendre que l’oubli n’est pas une rédemption.

 

2021_040_Gardel Nick - Ceux qui boivent pour oublier sont priés de payer d'avance

 

Qui est Nick Gardel ?
Qui est donc cet auteur qui a choisi résolument de frayer hors des sentiers battus ?

J’ai la chance, comme certains parmi vous peut-être, de l’avoir rencontré à plusieurs occasions et de le connaître un peu, je pense.
Mais peut-on connaître tout à fait un personnage tel que lui ?

Imaginez un “Michel Audiard” avec la gouaille d’un “Albert Simonin”, possédé par la démesure de Frédéric Dard, là, et seulement là, vous commencerez à avoir une petite idée de ce qui se passe dans la tête de Monsieur Gardel…

Je n’en suis pas à son premier roman, et il a le don de me surprendre à chaque fois, alors, je savais d’avance que je ne prenais aucun risque à cette nouvelle lecture.
Mais dans ce roman, il me semble que Nick est venu titiller un je ne sais quoi, qui lui a donné des ailes qui lui ont permis d’aller encore un peu plus haut, un peu plus loin… dans sa “magie” des mots.

Avec “Ceux qui boivent pour oublier sont priés de payer d’avance”, Nick a ciselé ses textes, ses dialogues haut de gamme surtout, donnent un rythme incroyable au récit, et la narration alternée est imparable !

L’humour noir est omniprésent dans ce roman, malgré un ton définitivement plus sombre qu’a son habitude.
Mais quel régal pour ceux qui aiment les mots…

Deux meurtres horribles causent des difficultés aux enquêteurs. L’enquête va ainsi avancer petit à petit dans une ambiance oppressante et sinistre qui ne se dévoilera qu’aux toutes dernières pages, que je n’ai pas vu arriver du tout. Tout est huilé à la perfection.

Par respect pour les futurs lecteurs, je préfère ne pas développer plus mon Ressenti…
Mais, lorsque vous aurez lu ce petit bijou, faites comme moi. Ne le rangez pas tout de suite dans votre bibliothèque. Je suis persuadé qu’une relecture fera apparaître des mots et des idées nouvelles qui nous aurons échappé de prime abord…

Je recommande vivement.

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Extraits :

« Chaque expédiant t’a apporté son lot de plaisirs et de déconvenues. Les amis t’ont alourdi la langue, tandis que les houblons ont saturé ta vessie. Les purs malts rongent déjà ton œsophage et le reste te prépare à une jolie céphalée. Les mélanges ne te rateront pas. Ils gravent déjà l’ardoise. À ce stade, même ta bile titre à 25 degrés.
Tu es là, contre un mur sale dans une ville dégueulasse sous la pauvre lumière blafarde d’une lune qui s’emmerde.
Tu reprends un souffle chargé en attendant le nouveau haut-le-cœur. »
…/…
« On compare, on jauge en permanence. On fait monter le réel sur nos petites échelles, nos minuscules frises temporelles. Quand un stade est atteint, il sert de point de référence. C’est notre Glasgow quotidien. On quantifie notre ressenti comme un médecin évalue notre potentiel vital.
Des comptes d’apothicaire.
À 15 c’est la pleine conscience, à 3 tu es en coma profond. Tu t’enfonces avec le score. »

 

 

Rattrapé par une quarantaine qui ne va en s’arrangeant, il a bien fallu que Nicolas JUAN trouve une échappatoire. Il a finalement mis la main sur Nick Gardel pour se cacher derrière et pouvoir écrire des bêtises.
Après avoir exercé différents petits boulots, Nick Gardel intègre l’Éducation nationale. Il s’y occupe d’ados désocialisés et déscolarisés qu’il a pour délicate mission de ramener dans un chemin plus… droit.

Émotion, Suspense

… Et pour le pire

de Noël Boudou
Poche – 13 mai 2021
Éditeur : éditions Taurnada

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Bénédicte et Vincent auraient pu vieillir paisiblement ensemble. Malheureusement, le destin en a décidé autrement, il y a vingt ans… Vingt ans. Vingt ans à attendre… à attendre que les assassins de sa femme sortent de prison. Depuis vingt ans, Vincent Dolt n’a qu’une seule idée en tête : venger sa douce Bénédicte… Depuis vingt ans, seule la haine le maintient en vie. Mais une vengeance n’est jamais simple, surtout à 86 ans. Il a vécu le meilleur, il se prépare au pire…

 

2021_026_Boudou Noël - …Et pour le pire

 

Tout d’abord je tiens à remercier Joël des éditions Taurnada pour l’envoi de ce nouveau roman.

Bonjour à toutes et à tous,

Vincent est vieux. Très vieux, même.
C’est un octogénaire qui vit seul depuis l’assassinat de sa femme Bénédicte vingt ans plus tôt.
Il attend sa mort, et ne reste en vie uniquement, que pour pouvoir assouvir sa vengeance.
En effet, Bénédicte n’a pas seulement été assassinée… Elle à d’abord été violée, brulée, torturée par trois hommes, et ce, durant plusieurs heures, avant de décéder enfin…
Les coupables vont bientôt sortir de prison.

Vincent lui aussi, est mort un peu ce jour là. Du moins ne vit plus… ou si peu, quand un jeune couple s’installe tout près de chez lui…

Quel plaisir de retrouver Noël Boudou.
J’avais déjà beaucoup apprécié la lecture de “Benzos”, il y a quelques mois, mais avec “… Et pour le pire”, il signe ici son troisième roman, qui ne ressemble à aucun autre que j’ai pu lire jusqu’à présent. Un roman coup de poing, impossible à résumer en quelques mots…
Dans une même page, on peut passer de la violence la plus extrême, à une émotion douce et sincère, pour finir en éclat de rire. En effet malgré un sujet très dur, il m’est arrivé de rire aux éclats plusieurs fois !

J’ai lu ce roman d’une traite et je ne sais vraiment pas comment aborder mon “Ressenti”…
J’ai adoré le style, l’humour très efficace et les émotions qui se dégagent le long du récit. J’avoue que j’aurai aimé quelques pages supplémentaires… Vincent, Bao, France et d’autres encore, vont me manquer !

Vous voulez un bon conseil ?
Notez tout de suite le titre du roman sur un Post-it.
Et dès que vous le pourrez, foncez vite chez votre meilleur libraire.
Plus tard, quand vous l’aurez lu, vous aurez alors une idée du panel des émotions ressenties.

Merci Noël !

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Extraits :

« Bill, mon fidèle compagnon à quatre pattes, nommé ainsi en hommage à Bill Haley, se met à gratter le sol à côté de sa gamelle pour réclamer son petit déjeuner. Je lui verse quelques croquettes et m’installe devant mon café noir et ma chocolatine. Depuis deux jours, Bill a cessé de renifler la porte de la cave en grognant. C’est assez amusant de voir ce petit bout de clébard qui doit peser à peine quinze kilos faire le courageux face a cette porte. Si je l’ouvrais pour le laisser descendre voir ce qui s’y passe, son espérance de vie serait réduite à quelques secondes face au monstre que j’y cache. »
…/…
« Il frotte sa figure comme pour la débarrasser de la tension qui lui froisse les traits. Son visage envahi par la fatigue me fait penser à ce type qui s’est foutu la gueule en l’air, défoncé au benzos, sa femme enceinte. »

 

 

Noël Boudou, né à Toulouse en 1974, travaille auprès de personnes âgées et vit aujourd’hui près de Cahors. Depuis l’âge de 16 ans, chanteur dans divers groupes allant du hard-rock au death metal, écrire ses textes de chansons lui donne un jour l’envie de s’essayer à raconter des histoires. Fan de Jim Thompson, Joe R. Lansdale et David Peace, c’est tout naturellement qu’il se tourne vers le roman noir.

Son premier livre, Elijah” (Flamant Noir), remporte le prix du Roman Noir 2017 lors du Festival de Cognac. “Benzos” aux éditions Taurnada a été publié le 14 Novembre 2019, “… Et pour le pire”, son troisième livre publié le 13/05/2021, toujours chez Taurnada éditions.

Polar historique, Suspense

Le Mystère de la Main rouge

de Henri Lœvenbruck
Broché – 22 octobre 2020
Éditeur : XO

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Juillet 1789.

La Bastille vient de tomber. Danton, Desmoulins et Robespierre entrent dans l’Histoire. Au milieu du tumulte, le jeune et brillant journaliste Gabriel Joly a découvert l’identité du Loup des Cordeliers, ce mystérieux justicier qui hante, la nuit, les rues de Paris. Mais alors qu’il est sur le point de le confondre, voilà que celui-ci disparaît !

La course-poursuite s’engage, menant Gabriel jusque dans les maquis de l’île de Corse, sur les traces de la Main rouge, étrange société secrète dont les membres tentent d’influer sur la Révolution en cours.

Accompagné du pirate Récif et de l’intrépide Théroigne de Méricourt, Gabriel parviendra-t-il à retrouver le Loup des Cordeliers et à découvrir ses plus noirs secrets ? Entre complots et trahisons, il devra faire usage de sa plus grande sagacité pour résoudre l’énigme de la Main rouge.

La suite attendue du Loup des Cordeliers, roman salué par François Busnel, de La Grande Librairie.

 

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Bonjour à toutes et à tous,

La révolution est en marche, accompagnée de son lot de complots et de vengeances. Dans ce second opus, nous sommes à nouveau plongés au cœur de l’Histoire. En ouvrant ce livre, c’est un voyage temporel qui s’offre à nous.

Après le Loup des Cordeliers, ce nouveau roman est dans la même veine. Absolument passionnant !

Alors, plutôt que de répéter, ce qui a déjà été dit par tous les autres lecteurs de ce roman, je vous offre un chapitre complet, afin que vous vous fassiez votre propre opinion !

En attendant la suite…

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Chapitre 14

« De déchirants adieux

 Au loin, sous le manteau de la nuit, les torches des gendarmes dansaient comme autant de lucioles derrière les arbres. Mais cet lucioles se déplaçaient bien vite et, dans quelques instants seulement, elles seraient déjà sur eux.
 Le loup, tendu sur ses pattes antérieurs, grognait et, malgré sa blessure au flanc, semblait être prêt à bondir. Lorette senti qu’une boule se former dans sa gorge. Elle savait qu’il n’y avait que deux issues possibles à la scène qui se préparait et qu’aucune ne lui était acceptable. Fuir, ou combattre.
 Combattre, c’était tuer six gendarmes qui, à sa connaissance, n’avaient commis d’autre crime que de remplir leur devoir. Fuir… Eh bien, fuir, c’était se séparer du loup, car, à l’évidence, ils ne pourraient s’échapper en calèche. En outre, l’idée de l’enfermer de nouveau dans une boîte était devenue intolérable à Mlle printemps.
 La jeune femme tourna lentement la tête vers son compagnon et, fût-ce dû aux larmes qu’elle avait dans les yeux ou aux liens indicibles qui s’étaient tissés pendant près de dix ans entre ces deux êtres solitaires, le loup sembla à comprendre la nature du désespoir qui envahissait sa maîtresse. Lorette s’agenouilla près de lui et lui caressa le haut du crâne.
 – Tu vas devoir t’enfuir, Sanna. Et moi aussi. Je ne peux plus t’emmener avec moi…
En disant cela, elle avait mille sanglots dans sa voix, car jamais sur terre elle n’avait eu de compagnon plus fidèle que celui-là, qui avait partagé son secret, son isolement, qui l’avait protégée maintes fois, et qui lui avait offert une confiance qu’aucun loup, d’ordinaire, n’accorde en l’espèce humaine. Il y avait entre ces deux âmes esseulées une indéfectible amitié, une intimité si forte qu’on l’aurait dite inaccessible à l’homme. Et pourtant ils n’avaient à présent d’autres choix que de prendre des chemins différents.
 En signe d’affection, le loup, dont la famille est capable de bien plus d’intelligence et de compassion on ne lui en prête, pencha la tête en geignant, lécha les mains de la jeune femme et leva la patte vers elle comme pour la retenir.
 – Va, mon loup ! Va ! Pleura Lorette.
 Mais la bête se pressait contre elle, se glissait entre ses jambes en poussant des gémissements plaintifs.
 À cet instant, le souffle des chevaux sur lesquels étaient montés les gendarmes se fit entendre dans leur dos. De plus en plus proche.
 – Va ! Ordonna Lorette en tapant dans ses mains pour faire fuir l’animal.
 Le loup recula de quelques pas, tête basse, dans un sursaut craintif.
 – Cours, Sanna ! Pour l’amour du ciel !
 Désorientée, la bête geignait en faisant des cercles hésitants. On eût dit qu’elle implorait sa maîtresse de ne point l’abandonner.
 – Là-bas ! Cria une voix qui n’était plus qu’à quelques foulées.
 Dans une abdication déchirante, Lorette courut vers les chevaux harnachés à la calèche, détacha le plus grand et sauta sur son dos. Se retournant une dernière fois, elle vit le loup qui n’avait pas bougé et lut dans ses yeux une affliction que l’on n’eût pu t’imaginer trouver dans le regard d’une bête.
 La jeune femme, les joues trempées de larmes, abattit sa capuche sur sa tête, pressa des talons les flancs de sa monture et s’en fut dans la forêt comme un spectre nocturne. »

 

Henri Loevenbruck est né en 1972 à Paris. Fils d’enseignants, il grandit dans le quartier de la Nation et hérite de ses parents d’une passion pour la culture anglo-saxonne. A 25 ans, après des études littéraires, il épouse d’ailleurs une Anglaise et part vivre avec elle en Angleterre puis ils reviennent en banlieue parisienne. Après quelques pas dans le journalisme et la musique, au milieu des années 90, amoureux des littératures de l’imaginaire, il fonde Science-Fiction Magazine avec Alain Névant, un ami d’enfance. Après avoir tenu le poste de rédacteur en chef de ce magazine pendant plusieurs années, il décide ensuite de se consacrer pleinement à l’écriture. Il partage aujourd’hui son temps entre les romans et les scénarios, avouant son penchant pour le thriller investigatif, la Fantasy et le roman d’aventure en général.

Noir, Thriller psychologique

Le quatrième rassemblement

de Cyril Carrère
Broché – 8 octobre 2020
Éditeur : Cosmopolis

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Visalia, Californie centrale.

William, l’homme d’affaires, rêve de créer un nouveau pôle d’excellence dans la région qui l’a vu naître, loin de la Silicon Valley et de la Baie de San Francisco. Lorsque sa société Educorp fait faillite, étourdi par le désir de revanche, il accepte l’aide d’un fonds privé sans en avertir ses associés.
Quand Carl, l’avocat fiscaliste, met son nez dans les affaires d’Educorp, ce qu’il découvre va l’aspirer au cœur d’un engrenage incontrôlable.

Philip s’active pour offrir une fin de vie décente à sa mère. Pour y parvenir, le lieutenant de police est prêt à tout.

Le destin de ces trois hommes va se télescoper quand William doit revoir ses associés, une semaine plus tard, à l’occasion du Rassemblement, rituel instauré depuis la fin de leur aventure commune. Parfaite symétrie des situations et des hommes : dans ce dédale de faux-semblants, de violences feutrées et de trahisons, le face-à-face s’annonce comme la plus dangereuse réunion à laquelle ils aient jamais participé.

Après Grand Froid, plébiscité par les lecteurs, Cyril Carrère tisse avec Le Quatrième Rassemblement une toile dangereuse très cinématographique qui va incontestablement marquer le lecteur. Thriller efficace et racé, Le Quatrième Rassemblement dépasse les frontières du genre et se clôture sur une séquence finale magistrale.

Cyril Carrère partage sa vie entre la France et le Japon depuis 2018. Pharmacologue, ce surdoué des fausses pistes a longtemps travaillé dans l’industrie pharmaceutique, avant de devenir chef de projet d’ingénierie d’application.

 

2020_085_Carrère Cyril - Le quatrième rassemblement

 

Bonjour à toutes et à tous,

Véritable page turner, bien trop court à mon goût !
Cyril nous a concocté un thriller “coup de poing” à travers lequel j’ai suivi un homme qui a perdu son âme dans une machination incroyable, ne cessant de me surprendre. Jusqu’au bout je me suis demandé qui tirait véritablement les ficelles.

Quel est le point commun entre une araignée qui tisse lentement sa toile, un serpent qui rampe doucement la nuit sous votre lit et un scorpion qui tue dès sa première piqure ?
– Vous hésitez encore ?
Cyril Carrère, a construit ce roman d’une main de maitre. Tel une araignée, il a tissé un scénario sans faille, tel un serpent, il s’est enroulé autour de nous, pour nous attraper dans son piège, puis vient le scorpion qui nous frappe violemment !

Après “Le glas de l’innocence”, et l’excellent “Grand Froid”, Cyril a eut l’extrême gentillesse de me faire parvenir son dernier roman que je pourrai résumé en un seul mot : “machiavélique” !

Plusieurs fois j’ai eu cette impression, non pas de lire une très bonne intrigue, mais carrément d’être au cinéma et de regarder en apnée un très bon thriller… Et pour cause, c’est très cinématographique.

Cyril se “joue” de nous et nous noie dans une spirale infernale, en nous faisant revivre plusieurs événements, vus par des instigateurs différents à chaque fois. Certains scènes violentes m’ont même clouées à mon fauteuil. Cyril sait tenir son lecteur en haleine. Les chapitres courts s’enchaînent dans un rythme on ne peut plus prenant.

Mais qui est cette mystérieuse Emily ?

Bravo et merci Cyril, pour ce récit qui brise pas mal de codes, et ce, jusqu’à une chute magistrale…

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Extrait :

« Il trouvait étrange qu’Anne ne dorme pas à cette heure-ci, mais dans un sens, ça l’apaisait. Sa femme était du genre bouquineuse, grande consommatrice de thrillers. Elle devait surement être dans le final d’un énième polar islandais ou finlandais avec un thé bien chaud, en pensant à la chronique qu’elle devait rédiger le plus tôt possible, selon les délais saugrenus qu’elle s’était infligés à elle-même. Impossible de décrocher avant la dernière page, disait-elle souvent. Il ne comprenait pas cette passion dévorante et encore moins cette lubie de partager ses ressentis avec de parfaits inconnus, au travers des réseaux sociaux. Facebook, Twitter, Instagram. Et même un blog à son nom. A quoi ça rimait, sérieusement ?
Elle ferait mieux de s’occuper des gosses. Ça, c’était du temps bien passé. C’était bien à ça qu’elle servait, non ?
Putain que ça l’exaspérait. »

 

https://leressentidejeanpaul.com/2018/11/27/le-glas-de-linnocence-de-cyril-carrere/

https://leressentidejeanpaul.com/2018/12/10/grand-froid-de-cyril-carrere/

 

 

Né en 1983, Cyril Carrere partage sa vie entre la France et le Japon où il vit depuis 2018. Pharmacologue de formation, Cyril a travaillé dans l’industrie pharmaceutique pendant 7 ans, avant de devenir chef de projet de développement d’applications dans le secteur scientifique et auto-entrepreneur.
Passionné de littérature, de culture et de voyages, il est l’auteur du Glas de l’innocence (finaliste prix Fyctia) et du très remarqué Grand Froid (finaliste prix VSD-RTL), plébiscité par le public.
Cyril Carrere signe chez Cosmopolis en juin 2019.

Folie, Noir, Thriller

La dissidence des cancrelats

de Romain-R Martin
Broché – 18 novembre 2020
Éditeur : LBS Sélection

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Le sombre Paris. Les profondeurs du métro.
Claude Sorensen et Werther, agents de maintenance autoproclamés de la RATP, finissent leur quotidienne et méthodique nuit de labeur.
Rentrés dans leur « terrier » situé sous le chemin de fer, les deux excentriques sont attaqués dans leur juste sommeil par un collègue travesti en sage-femme.
C’est l’incompréhension. L’agression nécessite légitime vengeance.
Démarre une course-poursuite contre l’assaillant, fuite en avant et sans retour pour les trois parias, au cœur d’un monde dément et hostile : le « dédale » et ses multiples ramifications. Les « boyaux”…

Thriller noir, saupoudré d’un humour grinçant redoutable d’efficacité, « La Dissidence des Cancrelats » de Romain R. Martin est, une nouvelle fois, une expérience marquante, hors des sentiers battus du genre littéraire.

 

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Bonjour à toutes et à tous,

Bienvenus dans l’univers sombre et glauque de Romain R. Martin, que je découvre grâce à Seve Clément Gilberti, avec “La dissidence des cancrelats”…

Dès le début, je me suis rendu compte que cette lecture allait m’interpeler !
Elle a fait plus que ça…

Véritable “Ovni” littéraire écrit à la première personne, où chaque phrase “ciselée” a son importance, Romain joue avec les mots autant qu’il se joue du lecteur, je dirai même que Romain a un style unique et très singulier.
Les choses ne semblent jamais être ce qu’elles sont.
La folie et les ambiances sombres pervertissent nos regards et nos émotions, dans les profondeurs du métro où tout semble hostile…
Les personnages atypiques et incroyablement vivants, passent malgré tout en arrière plan du décor implanté qui a aussi son rôle et de cette histoire unique et délirante.

Je pense qu’il faut être un minimum “barré” pour entrer dans cet univers clos. Heureusement pour moi, les phrases de Romain m’ont envoûtées, et emportées dans “son monde” sous-terrain.
Impossible de le lâcher avant la fin…

Merci Romain, d’avoir partagé ton univers, me permettant ainsi de découvrir un nouveau monde… Un monde tellement proche…

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Extrait :

« La plainte solitaire d’un vent mauvais s’engouffre pour hurler toute sa rage dans le hall. Les feuilles de la réception virevoltent violemment autour de nous et ne tardent pas à se mêler au renfort de celles du jardin jusqu’au milieu des sièges de l’immense pièce. Elles s’élèvent jusqu’au firmament des projecteurs, renvoyant la dominatrice et puissante lumière de façon stroboscopique. Évidemment, pour nous, simples mortels, c’est magnifique. »

 

Romain R. Martin est né à Vire en 1979 en Normandie. Il vit aujourd’hui à Paris.
Jeune adulte et passionné de musique metal, il quitte le lycée au premier trimestre de terminal pour devenir musicien et travailler avec un petit label spécialisé de la Drôme.

En 2007, il déménage sur la capitale pour se réorienter vers le montage vidéo et le graphisme. Puis en 2011, il s’engage pour cinq ans en tant que réserviste Police nationale.
Son contrat terminé, il se met à l’écriture de son premier roman: « Vermines » (Flamant Noir éditions, 2018). Après de nombreux salons littéraires sélections et porté par le succès critique, il écrit « La Dissidence des Cancrelats » (LBS éditions, 2020).

Outre le fait que sa mère l’ait toujours poussé à écrire, c’est l’accumulation de situations improbables, tristes, voire grotesques, rencontrées au sein de la police, mais plus généralement au fil de sa vie, qui lui donne le goût de l’écriture.

Amateur d’humour noir avec un intérêt prononcé pour le dérisoire et l’absurde, il trouve dans la rédaction de l’imaginaire un refuge et une parfaite scène de théâtre pour y faire vivre ses personnages excentriques.

Romans :
LA DISSIDENCE DES CANCRELATS (LBS éditions, 2020)
VERMINES (Flamant Noir éditions, 2018)
Finaliste du prix du jury Les Géants du Polar, Prix découverte du Balai d’OR et du prix du 1er roman du Rotary Club.