Polar historique, Suspense

Le Mystère de la Main rouge

de Henri Lœvenbruck
Broché – 22 octobre 2020
Éditeur : XO

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Juillet 1789.

La Bastille vient de tomber. Danton, Desmoulins et Robespierre entrent dans l’Histoire. Au milieu du tumulte, le jeune et brillant journaliste Gabriel Joly a découvert l’identité du Loup des Cordeliers, ce mystérieux justicier qui hante, la nuit, les rues de Paris. Mais alors qu’il est sur le point de le confondre, voilà que celui-ci disparaît !

La course-poursuite s’engage, menant Gabriel jusque dans les maquis de l’île de Corse, sur les traces de la Main rouge, étrange société secrète dont les membres tentent d’influer sur la Révolution en cours.

Accompagné du pirate Récif et de l’intrépide Théroigne de Méricourt, Gabriel parviendra-t-il à retrouver le Loup des Cordeliers et à découvrir ses plus noirs secrets ? Entre complots et trahisons, il devra faire usage de sa plus grande sagacité pour résoudre l’énigme de la Main rouge.

La suite attendue du Loup des Cordeliers, roman salué par François Busnel, de La Grande Librairie.

 

2021_009_Lœvenbruck Henri - Le mystère de la main rouge.jpg

 

Bonjour à toutes et à tous,

La révolution est en marche, accompagnée de son lot de complots et de vengeances. Dans ce second opus, nous sommes à nouveau plongés au cœur de l’Histoire. En ouvrant ce livre, c’est un voyage temporel qui s’offre à nous.

Après le Loup des Cordeliers, ce nouveau roman est dans la même veine. Absolument passionnant !

Alors, plutôt que de répéter, ce qui a déjà été dit par tous les autres lecteurs de ce roman, je vous offre un chapitre complet, afin que vous vous fassiez votre propre opinion !

En attendant la suite…

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Chapitre 14

« De déchirants adieux

 Au loin, sous le manteau de la nuit, les torches des gendarmes dansaient comme autant de lucioles derrière les arbres. Mais cet lucioles se déplaçaient bien vite et, dans quelques instants seulement, elles seraient déjà sur eux.
 Le loup, tendu sur ses pattes antérieurs, grognait et, malgré sa blessure au flanc, semblait être prêt à bondir. Lorette senti qu’une boule se former dans sa gorge. Elle savait qu’il n’y avait que deux issues possibles à la scène qui se préparait et qu’aucune ne lui était acceptable. Fuir, ou combattre.
 Combattre, c’était tuer six gendarmes qui, à sa connaissance, n’avaient commis d’autre crime que de remplir leur devoir. Fuir… Eh bien, fuir, c’était se séparer du loup, car, à l’évidence, ils ne pourraient s’échapper en calèche. En outre, l’idée de l’enfermer de nouveau dans une boîte était devenue intolérable à Mlle printemps.
 La jeune femme tourna lentement la tête vers son compagnon et, fût-ce dû aux larmes qu’elle avait dans les yeux ou aux liens indicibles qui s’étaient tissés pendant près de dix ans entre ces deux êtres solitaires, le loup sembla à comprendre la nature du désespoir qui envahissait sa maîtresse. Lorette s’agenouilla près de lui et lui caressa le haut du crâne.
 – Tu vas devoir t’enfuir, Sanna. Et moi aussi. Je ne peux plus t’emmener avec moi…
En disant cela, elle avait mille sanglots dans sa voix, car jamais sur terre elle n’avait eu de compagnon plus fidèle que celui-là, qui avait partagé son secret, son isolement, qui l’avait protégée maintes fois, et qui lui avait offert une confiance qu’aucun loup, d’ordinaire, n’accorde en l’espèce humaine. Il y avait entre ces deux âmes esseulées une indéfectible amitié, une intimité si forte qu’on l’aurait dite inaccessible à l’homme. Et pourtant ils n’avaient à présent d’autres choix que de prendre des chemins différents.
 En signe d’affection, le loup, dont la famille est capable de bien plus d’intelligence et de compassion on ne lui en prête, pencha la tête en geignant, lécha les mains de la jeune femme et leva la patte vers elle comme pour la retenir.
 – Va, mon loup ! Va ! Pleura Lorette.
 Mais la bête se pressait contre elle, se glissait entre ses jambes en poussant des gémissements plaintifs.
 À cet instant, le souffle des chevaux sur lesquels étaient montés les gendarmes se fit entendre dans leur dos. De plus en plus proche.
 – Va ! Ordonna Lorette en tapant dans ses mains pour faire fuir l’animal.
 Le loup recula de quelques pas, tête basse, dans un sursaut craintif.
 – Cours, Sanna ! Pour l’amour du ciel !
 Désorientée, la bête geignait en faisant des cercles hésitants. On eût dit qu’elle implorait sa maîtresse de ne point l’abandonner.
 – Là-bas ! Cria une voix qui n’était plus qu’à quelques foulées.
 Dans une abdication déchirante, Lorette courut vers les chevaux harnachés à la calèche, détacha le plus grand et sauta sur son dos. Se retournant une dernière fois, elle vit le loup qui n’avait pas bougé et lut dans ses yeux une affliction que l’on n’eût pu t’imaginer trouver dans le regard d’une bête.
 La jeune femme, les joues trempées de larmes, abattit sa capuche sur sa tête, pressa des talons les flancs de sa monture et s’en fut dans la forêt comme un spectre nocturne. »

 

Henri Loevenbruck est né en 1972 à Paris. Fils d’enseignants, il grandit dans le quartier de la Nation et hérite de ses parents d’une passion pour la culture anglo-saxonne. A 25 ans, après des études littéraires, il épouse d’ailleurs une Anglaise et part vivre avec elle en Angleterre puis ils reviennent en banlieue parisienne. Après quelques pas dans le journalisme et la musique, au milieu des années 90, amoureux des littératures de l’imaginaire, il fonde Science-Fiction Magazine avec Alain Névant, un ami d’enfance. Après avoir tenu le poste de rédacteur en chef de ce magazine pendant plusieurs années, il décide ensuite de se consacrer pleinement à l’écriture. Il partage aujourd’hui son temps entre les romans et les scénarios, avouant son penchant pour le thriller investigatif, la Fantasy et le roman d’aventure en général.

Noir, Thriller psychologique

Le quatrième rassemblement

de Cyril Carrère
Broché – 8 octobre 2020
Éditeur : Cosmopolis

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Visalia, Californie centrale.

William, l’homme d’affaires, rêve de créer un nouveau pôle d’excellence dans la région qui l’a vu naître, loin de la Silicon Valley et de la Baie de San Francisco. Lorsque sa société Educorp fait faillite, étourdi par le désir de revanche, il accepte l’aide d’un fonds privé sans en avertir ses associés.
Quand Carl, l’avocat fiscaliste, met son nez dans les affaires d’Educorp, ce qu’il découvre va l’aspirer au cœur d’un engrenage incontrôlable.

Philip s’active pour offrir une fin de vie décente à sa mère. Pour y parvenir, le lieutenant de police est prêt à tout.

Le destin de ces trois hommes va se télescoper quand William doit revoir ses associés, une semaine plus tard, à l’occasion du Rassemblement, rituel instauré depuis la fin de leur aventure commune. Parfaite symétrie des situations et des hommes : dans ce dédale de faux-semblants, de violences feutrées et de trahisons, le face-à-face s’annonce comme la plus dangereuse réunion à laquelle ils aient jamais participé.

Après Grand Froid, plébiscité par les lecteurs, Cyril Carrère tisse avec Le Quatrième Rassemblement une toile dangereuse très cinématographique qui va incontestablement marquer le lecteur. Thriller efficace et racé, Le Quatrième Rassemblement dépasse les frontières du genre et se clôture sur une séquence finale magistrale.

Cyril Carrère partage sa vie entre la France et le Japon depuis 2018. Pharmacologue, ce surdoué des fausses pistes a longtemps travaillé dans l’industrie pharmaceutique, avant de devenir chef de projet d’ingénierie d’application.

 

2020_085_Carrère Cyril - Le quatrième rassemblement

 

Bonjour à toutes et à tous,

Véritable page turner, bien trop court à mon goût !
Cyril nous a concocté un thriller “coup de poing” à travers lequel j’ai suivi un homme qui a perdu son âme dans une machination incroyable, ne cessant de me surprendre. Jusqu’au bout je me suis demandé qui tirait véritablement les ficelles.

Quel est le point commun entre une araignée qui tisse lentement sa toile, un serpent qui rampe doucement la nuit sous votre lit et un scorpion qui tue dès sa première piqure ?
– Vous hésitez encore ?
Cyril Carrère, a construit ce roman d’une main de maitre. Tel une araignée, il a tissé un scénario sans faille, tel un serpent, il s’est enroulé autour de nous, pour nous attraper dans son piège, puis vient le scorpion qui nous frappe violemment !

Après “Le glas de l’innocence”, et l’excellent “Grand Froid”, Cyril a eut l’extrême gentillesse de me faire parvenir son dernier roman que je pourrai résumé en un seul mot : “machiavélique” !

Plusieurs fois j’ai eu cette impression, non pas de lire une très bonne intrigue, mais carrément d’être au cinéma et de regarder en apnée un très bon thriller… Et pour cause, c’est très cinématographique.

Cyril se “joue” de nous et nous noie dans une spirale infernale, en nous faisant revivre plusieurs événements, vus par des instigateurs différents à chaque fois. Certains scènes violentes m’ont même clouées à mon fauteuil. Cyril sait tenir son lecteur en haleine. Les chapitres courts s’enchaînent dans un rythme on ne peut plus prenant.

Mais qui est cette mystérieuse Emily ?

Bravo et merci Cyril, pour ce récit qui brise pas mal de codes, et ce, jusqu’à une chute magistrale…

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Extrait :

« Il trouvait étrange qu’Anne ne dorme pas à cette heure-ci, mais dans un sens, ça l’apaisait. Sa femme était du genre bouquineuse, grande consommatrice de thrillers. Elle devait surement être dans le final d’un énième polar islandais ou finlandais avec un thé bien chaud, en pensant à la chronique qu’elle devait rédiger le plus tôt possible, selon les délais saugrenus qu’elle s’était infligés à elle-même. Impossible de décrocher avant la dernière page, disait-elle souvent. Il ne comprenait pas cette passion dévorante et encore moins cette lubie de partager ses ressentis avec de parfaits inconnus, au travers des réseaux sociaux. Facebook, Twitter, Instagram. Et même un blog à son nom. A quoi ça rimait, sérieusement ?
Elle ferait mieux de s’occuper des gosses. Ça, c’était du temps bien passé. C’était bien à ça qu’elle servait, non ?
Putain que ça l’exaspérait. »

 

https://leressentidejeanpaul.com/2018/11/27/le-glas-de-linnocence-de-cyril-carrere/

https://leressentidejeanpaul.com/2018/12/10/grand-froid-de-cyril-carrere/

 

 

Né en 1983, Cyril Carrere partage sa vie entre la France et le Japon où il vit depuis 2018. Pharmacologue de formation, Cyril a travaillé dans l’industrie pharmaceutique pendant 7 ans, avant de devenir chef de projet de développement d’applications dans le secteur scientifique et auto-entrepreneur.
Passionné de littérature, de culture et de voyages, il est l’auteur du Glas de l’innocence (finaliste prix Fyctia) et du très remarqué Grand Froid (finaliste prix VSD-RTL), plébiscité par le public.
Cyril Carrere signe chez Cosmopolis en juin 2019.

Folie, Noir, Thriller

La dissidence des cancrelats

de Romain-R Martin
Broché – 18 novembre 2020
Éditeur : LBS Sélection

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Le sombre Paris. Les profondeurs du métro.
Claude Sorensen et Werther, agents de maintenance autoproclamés de la RATP, finissent leur quotidienne et méthodique nuit de labeur.
Rentrés dans leur « terrier » situé sous le chemin de fer, les deux excentriques sont attaqués dans leur juste sommeil par un collègue travesti en sage-femme.
C’est l’incompréhension. L’agression nécessite légitime vengeance.
Démarre une course-poursuite contre l’assaillant, fuite en avant et sans retour pour les trois parias, au cœur d’un monde dément et hostile : le « dédale » et ses multiples ramifications. Les « boyaux”…

Thriller noir, saupoudré d’un humour grinçant redoutable d’efficacité, « La Dissidence des Cancrelats » de Romain R. Martin est, une nouvelle fois, une expérience marquante, hors des sentiers battus du genre littéraire.

 

2020_083_Martin Romain R. - La dissidence des cancrelats.jpg

 

Bonjour à toutes et à tous,

Bienvenus dans l’univers sombre et glauque de Romain R. Martin, que je découvre grâce à Seve Clément Gilberti, avec “La dissidence des cancrelats”…

Dès le début, je me suis rendu compte que cette lecture allait m’interpeler !
Elle a fait plus que ça…

Véritable “Ovni” littéraire écrit à la première personne, où chaque phrase “ciselée” a son importance, Romain joue avec les mots autant qu’il se joue du lecteur, je dirai même que Romain a un style unique et très singulier.
Les choses ne semblent jamais être ce qu’elles sont.
La folie et les ambiances sombres pervertissent nos regards et nos émotions, dans les profondeurs du métro où tout semble hostile…
Les personnages atypiques et incroyablement vivants, passent malgré tout en arrière plan du décor implanté qui a aussi son rôle et de cette histoire unique et délirante.

Je pense qu’il faut être un minimum “barré” pour entrer dans cet univers clos. Heureusement pour moi, les phrases de Romain m’ont envoûtées, et emportées dans “son monde” sous-terrain.
Impossible de le lâcher avant la fin…

Merci Romain, d’avoir partagé ton univers, me permettant ainsi de découvrir un nouveau monde… Un monde tellement proche…

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Extrait :

« La plainte solitaire d’un vent mauvais s’engouffre pour hurler toute sa rage dans le hall. Les feuilles de la réception virevoltent violemment autour de nous et ne tardent pas à se mêler au renfort de celles du jardin jusqu’au milieu des sièges de l’immense pièce. Elles s’élèvent jusqu’au firmament des projecteurs, renvoyant la dominatrice et puissante lumière de façon stroboscopique. Évidemment, pour nous, simples mortels, c’est magnifique. »

 

Romain R. Martin est né à Vire en 1979 en Normandie. Il vit aujourd’hui à Paris.
Jeune adulte et passionné de musique metal, il quitte le lycée au premier trimestre de terminal pour devenir musicien et travailler avec un petit label spécialisé de la Drôme.

En 2007, il déménage sur la capitale pour se réorienter vers le montage vidéo et le graphisme. Puis en 2011, il s’engage pour cinq ans en tant que réserviste Police nationale.
Son contrat terminé, il se met à l’écriture de son premier roman: « Vermines » (Flamant Noir éditions, 2018). Après de nombreux salons littéraires sélections et porté par le succès critique, il écrit « La Dissidence des Cancrelats » (LBS éditions, 2020).

Outre le fait que sa mère l’ait toujours poussé à écrire, c’est l’accumulation de situations improbables, tristes, voire grotesques, rencontrées au sein de la police, mais plus généralement au fil de sa vie, qui lui donne le goût de l’écriture.

Amateur d’humour noir avec un intérêt prononcé pour le dérisoire et l’absurde, il trouve dans la rédaction de l’imaginaire un refuge et une parfaite scène de théâtre pour y faire vivre ses personnages excentriques.

Romans :
LA DISSIDENCE DES CANCRELATS (LBS éditions, 2020)
VERMINES (Flamant Noir éditions, 2018)
Finaliste du prix du jury Les Géants du Polar, Prix découverte du Balai d’OR et du prix du 1er roman du Rotary Club.

Émotion, Fantastique, Frisson horreur, Noir, Philosophique

Et si demain n’existait plus ? Katia

Tome 3
Ludovic Metzker (Auteur)
Broché – 7 mai 2019
Éditeur : Independently published

 

« Mon enfant, moi qui t’ai vu naître et mourir, j’ai entendu ta souffrance et j’ai pleuré lorsque ton corps est entré dans mes entrailles. En ce jour béni de ta résurrection, sache que les forêts qui bordent ta ville natale ne t’ont pas oubliée et scandent ton nom afin que tous les humains prennent peur à son énoncé. J’ai fait de toi mon bras armé, la porte-parole de ma colère. Ainsi, de ton arc bandé, tu feras pleuvoir le feu de l’Enfer et tu mettras à genoux ceux qui m’ont vomi jusqu’à présent. À lui tout seul, ton nom suffira à rallier une armée qui sera digne de ma vengeance et celui-ci suffira à semer le trouble dans le cœur de l’Homme ! De mon puissant souffle, je t’offre la vie, mais c’est à toi qu’il incombe d’apporter la mort ! Que cette humanité irrévérencieuse se souvienne à jamais de ton nom… Katia ! »

 

2020_043_Metzker Ludovic - ET SI DEMAIN N'EXISTAIT PLUS ? 3 - Katia.jpg

 

Bonjour à toutes et à tous…

Suite à la lecture du second tome « Diane », j’ai eu envie de continuer mes aventures en enchaînant avec Le troisième volet de la saga. “Katia”, la plus cruelle de la trilogie !

Encore une fois j’ai pris énormément de plaisir à cette lecture. Le style est très agréable et addictif, avec un bon équilibre entre descriptions et actions et Ludovic nous oblige aussi à la réflexion. À la façon dont nos actes agissent sur la Terre, et sur les conséquences qui en découlent. Imaginez, si la nature avait vraiment la possibilité de se défendre suite à toutes les attaques que les hommes lui ont fait subir. Que se passerait-il vraiment ? La Terre se débarrasserait-elle de nous tout simplement ? Nous accorderait-elle une énième chance ?
C’est un peu le message que l’auteur essaye de nous transmette… Et dans ce troisième tome, Ludovic, monte en puissance (Et oui, c’est possible !)… Le récit est vraiment très sombre et la violence omniprésente du début à la fin !

Suite a une enfance horrible vécue par Katia victime d’un prêtre pervers, la Terre lui donne une nouvelle vie afin qu’elle puisse châtier les coupables, et ensuite l’aider à punir les humains auxquels Katia ne fait plus confiance.
Les personnages de Katia, ainsi que Diane et Marie se retrouvent dans ce volet. Elles ont évolué au fil des trois opus. Elles sont désormais, toutes aux services du “personnage principal” du récit, La Terre Mère et son futur, qui ne présage pour l’instant rien de bon…

Soif de pouvoir, cruautés diverses et massacres, le mal est partout, plus personne n’est en sécurité. La Terre, bafouée se venge, mais il faudra se méfier des apparences.

Un excellent roman dans une superbe trilogie, qui tire aussi sa force grâce aux nombreux messages que nous livre Ludovic au fur et à mesure. Tantôt philosophiques, tantôt écologiques, ils laissent espérer que l’amour et l’espoir sont encore envisageables… Mais chut… Je n’en dirait pas plus !

Je vous laisse donc à la découverte de ce roman post-apocalyptique qui a su renouveler le genre…

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Extrait :

« Mon enfant, pourquoi te caches-tu de moi ? Demanda la Terre au Premier Homme.

« Parce que j’ai fauté, mère ! J’ai mis en holocauste les animaux de la forêt pour nourrir l’appétence de celui qui se fait appeler Dieu… Et durant tout ce temps, je t’ai oubliée et j’ai bafoué les tiens… La honte m’étouffe et je vomis l’être que je suis devenu ! Répondit le Premier Homme.

« Je te pardonne ces fautes, les anciennes et les prochaines ! Tu es encore un enfant dans le doute, aimant ce qu’il découvre et découvrant ce qu’il aime. Une mère peut-elle en vouloir à son enfant ? Oui, lorsque celui-ci demande pardon et recommence les mêmes erreurs, sans cesse, encore et encore… »

« Je ferai des sacrifices en ton nom, je bénirai chaque jour que tu offriras aux miens et aux tiens et de jour comme de nuit, je parlerai de tes louanges, toi, Mère de tout ce qui existe ! Que ton nom, mère, soit à jamais gravé dans le cœur, en chacun de nous… » Promis le Premier Homme.

« Je n’ai nul besoin de tes promesses mais uniquement de tes actes, car d’eux dépendra l’homme que tu seras ! Je n’ai nul besoin de tes sacrifices car tu violeras le Sacre même de la vie… Va, vie ! » Répondit la Terre.

 

 

Ludovic Metzker voit le jour à Paris, le 28 juin 1974. Amateur d’histoire et de mythologie, l’auteur voue une passion pour la lecture grâce à des auteurs comme Boris Vian, Alexandre Dumas ou encore Bernard Cornwell et débute l’écriture d’un premier essai lors de ses 20 ans. Mais il commencera la création de son premier projet en 2013 avec la saga L’homme sans nom et la saga Et si demain n’existait plus ?

Commercial dans la bureautique, ancien responsable d’achat dans le prêt-à-porter féminin, passionné d’informatique, de cinéma, l’auteur imagine des mondes qui se veulent novateurs tout en mélangeant les genres.

 

À ce jour, plusieurs titres sont disponibles :

LE MUR DU TEMPS
L’HOMME SANS NOM 1
L’HOMME SANS NOM 2 – PARTIE 1
L’HOMME SANS NOM 2 – PARTIE 2
ET SI DEMAIN N’EXISTAIT PLUS ? 1 – MARIE
ET SI DEMAIN N’EXISTAIT PLUS ? 2 – DIANE
ET SI DEMAIN N’EXISTAIT PLUS ? 3 – KATIA
MORPHEA, LA GARDIENNE DES RÊVES 1
LES CONTES QUI SE RACONTENT
CE NE SONT QUE DES HISTOIRES
HISTOIRES FANTASTIQUES – VOLUME 1
CONTE D’UNE NUIT D’HIVER
LE MONDE A L’ENVERS
LA GROTTE
ILS ONT RENCONTRE JOHN
MATT DUBOIS
L’ENFER VIVAIT ICI

N’hésitez pas à lui rendre visite sur son blog auteur :
http://www.ludovicmetzker.com

Fantastique, Frisson horreur, Philosophique, Thriller

Et si demain n’existait plus ? Diane

Tome 2
Ludovic Metzker (Auteur)
Broché – 19 avril 2019
Éditeur : Independently published

À travers le monde entier, une guerre se prépare entre les clans de Chasseurs et la W.C.C. désireuse d’en finir coûte que coûte avec ces êtres qui se proclament les « Enfants de la Terre ». Entièrement nue et amnésique, Diane se réveille au beau milieu d’une forêt et se trouve aidée par un groupe de la W.C.C. dont les membres sont loin d’imaginer qu’ils viennent de faire entrer le loup dans la bergerie. Si sa mémoire semble fragile, son instinct de meurtrière refait surface et cette fois-ci, Diane est bien décidée à se venger de ceux qui l’ont trahie et à percer le mystère de sa seconde résurrection.

 

2020_042_Metzker Ludovic - ET SI DEMAIN N'EXISTAIT PLUS ? 2 - DIANE.jpg

 

Bonjour à toutes et à tous…

Pour me remettre l’intrigue de l’histoire en tête, et avant de commencer ce tome 2, il a fallu que je relise le tome 1 qui racontait l’histoire de Marie, et que j’avais beaucoup aimé… Dans celui-ci, comme on peut se douter, l’histoire va se concentrer davantage sur la vie de Diane, mais pas seulement !

Un tome 2 dans la continuité du premier, avec quelques “petits” plus.
L’univers reste le même que le précédent bien sûr, mais ici l’écriture est plus incisive, avec de nombreuses scènes très violentes, scènes de viols, beaucoup de combats très sanglants…
Le monde entier est en reconstruction, la population essaye de retrouver un équilibre après que la Terre mère ne détruisent et n’engloutissent des villes entières. Elle a ramené aussi de nombreux morts qu’elle a ressuscité afin de punir les hommes du mal qu’ils lui ont fait.

Diane, femme battue jusqu’à la mort, revient à la vie…
La Terre mère a encore de nombreux projets pour elle.

Comme dans le premier tome, j’ai beaucoup aimé comment Ludovic fait intervenir la Terre dans le récit !
Une Terre qui pense, une Terre qui réagit.
Je n’en dis pas plus, pour ne rien dévoiler…

400 pages qui se lisent à toute vitesse tant le rythme est soutenu. Et comme pour le premier tome, Ludovic nous amène à réfléchir et a nous poser beaucoup de questions sur notre façon de vivre.

Ce récit apocalyptique va vous en faire voir de toutes les couleurs.
Beaucoup d’actions et de suspense. Il devrait ravir tous les fans de Thriller et de fantastique !

Tantôt poétique, tantôt philosophique, cet opus baigne dans la violence !
Je n’ose imaginer ce qu’il en sera du 3e, “Katia”

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Extrait :

« Mon fils, je peux te pardonner tes fautes, car tu as la turbulence de l’enfance. Je peux sentir ta colère envers moi, mais comprends que le jour viendra où à mon tour, je deviendrai la furie dévastatrice et je te rendrai, sans nul doute, au centuple les coups que tu m’as donné ! Je suis l’espoir avant le désespoir, le calme avant la tempête… D’un seul claquement de doigts, j’ai ce pouvoir en moi, de transformer ton paradis en enfer : cherche moi et tu me trouveras ! »
Ainsi parla la Terre au première homme.

 

 

Ludovic Metzker voit le jour à Paris, le 28 juin 1974. Amateur d’histoire et de mythologie, l’auteur voue une passion pour la lecture grâce à des auteurs comme Boris Vian, Alexandre Dumas ou encore Bernard Cornwell et débute l’écriture d’un premier essai lors de ses 20 ans. Mais il commencera la création de son premier projet en 2013 avec la saga L’homme sans nom et la saga Et si demain n’existait plus ?

Commercial dans la bureautique, ancien responsable d’achat dans le prêt-à-porter féminin, passionné d’informatique, de cinéma, l’auteur imagine des mondes qui se veulent novateurs tout en mélangeant les genres.

À ce jour, plusieurs titres sont disponibles :

LE MUR DU TEMPS
L’HOMME SANS NOM 1
L’HOMME SANS NOM 2 – PARTIE 1
L’HOMME SANS NOM 2 – PARTIE 2
ET SI DEMAIN N’EXISTAIT PLUS ? 1 – MARIE
ET SI DEMAIN N’EXISTAIT PLUS ? 2 – DIANE
ET SI DEMAIN N’EXISTAIT PLUS ? 3 – KATIA
MORPHEA, LA GARDIENNE DES RÊVES 1
LES CONTES QUI SE RACONTENT
CE NE SONT QUE DES HISTOIRES
HISTOIRES FANTASTIQUES – VOLUME 1
CONTE D’UNE NUIT D’HIVER
LE MONDE A L’ENVERS
LA GROTTE
ILS ONT RENCONTRE JOHN
MATT DUBOIS
L’ENFER VIVAIT ICI

N’hésitez pas à lui rendre visite sur son blog auteur :
http://www.ludovicmetzker.com

Noir, Polar, Thriller

Le fruit de mes entrailles

de Cédric Cham (Auteur)
Broché – 10 septembre 2018
Éditeur : Jigal Editions

Vrinks, fiché au grand banditisme, finit de purger une longue peine en centre de détention quand on lui annonce brutalement que le corps mutilé de sa fille Manon a été retrouvé dans un fleuve. Fou de rage, il ne pense plus qu’à s’évader pour la venger… Amia, jeune femme d’une vingtaine d’années, prisonnière d’un sordide réseau de prostitution, réalise soudainement qu’elle va être mère ! C’est peut-être le signal qu’elle espérait pour trouver la force de fuir les griffes de ses bourreaux. La capitaine Alice Krieg, en charge du dossier Vrinks, est une flic pugnace de la brigade de recherche des fugitifs. Elle, a grandi sans père, en a toujours souffert et plus encore aujourd’hui quand elle découvre sa cruelle maladie… Le hasard va tous les faire se télescoper au cours d’une longue cavale infernale et sanglante. A la vie, à l’amour, à la mort, au destin…

 

2020_029_Cham Cédric - Le fruit de mes entrailles.jpg

 

Bonjour à toutes et à tous.

Je découvre l’écriture de Cédric Cham. Wahou !!!
J’ai été bousculé et j’en ai pris plein yeux !

Et si je dis plein les yeux, c’est que dès les premières lignes, j’ai eu l’impression de regarder un excellent polar, bien noir…
Pas de temps morts. Amia, Vrinks et Alice vont vous mener jusqu’en enfer.
Âmes sensibles s’abstenir…

Dès le départ, le ton est donné, j’ai été pris au cœur. Immersion totale.
Cédric Cham a une écriture percutante, vive, sans filtre ni tabou, tout en réussissant à nous faire ressentir des émotions intenses.

Amia, 20 ans. Suite à bien des malheurs, elle tombe dans la prostitution. Elle a constamment la peur au ventre, peur des clients, peur de son mac.
Simon Vrinks, ancien braqueur, détenu modèle, il n’est pas loin de la liberté conditionnelle. Lui aussi a eu une enfance difficlile. Il va s’évader, pour venger sa fille, Manon, 20 ans, retrouvée morte mutilée.
Alice, est une “femme/flic” efficace, qui ne laisse rien voir à travers sa carapace à toutes épreuves. Chargée de retrouver le fugitif. Elle aussi cache un passé sombre et douloureux.

Ces trois personnages traités avec justesse, sont des écorchés vifs, mais leurs destins vont se croiser, se télescoper même, nous entraînant dans une intrigue incroyable, sans aucun temps mort. Un roman que je n’ai pas pu lâcher une fois commencé, tant il est addictif.
La violence dégagée lors de ma lecture est profonde et bouleversante. Certaines scènes sont “brutes”, vicieuses aussi parfois, tel un couteau que l’on remue dans une plaie.

Je n’ai pu m’empêcher de m’attacher à Simon et à Amia, espérant les voir arriver au bout de leur vengeance, vers une lueur d’espoir.

Excellent découverte, je conseille vivement !

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Extrait :

« Un sursaut. Un bruit. Une fragrance de songes. Amia ouvre les yeux. Le décor tourne autour d’elle. Elle ne reconnaît pas l’endroit. Pas de chambre d’hôtel miteuse. Pas de hachoir projetant du sang à la ronde. Pas de miroirs aux murs et au plafond. Pas de son de basses, lourds et entêtants. Le lit est trempé. Les draps enroulés et amalgamés à son corps. Le soleil filtre par la fenêtre ouverte et réchauffe certainement l’atmosphère. Pour autant, Amia a froid. Terriblement froid. Son corps n’est que fusion. À la fois feu et glace. Elle parvient à dégager une jambe et pose le pied au sol. Elle doit s’arrêter. De suite. La pièce virevolte de plus belle autour belle. Un putain de grand huit. Un haut-le-cœur la fait roter. Amia a peur. Elle ne parvient pas à relier les points. À se rappeler ce qu’elle fait ici. D’ailleurs, Elle ne sait toujours pas où elle est. La douleur lui coupe le souffle. Amia se laisse glisser du lit pour se retrouver sur le sol. Les mains en avant. Sur une imitation de parquet en plastique. De ce qu’elle parvient à voir, il brille. À moins que ce ne soit dans sa tête. La luminosité ambiante lui vrille les rétines et les neurones. Elle ouvre et ferme les yeux. Jusqu’à ne plus pouvoir. Alors elle se recroqueville, fait disparaître son visage entre ses bras. Ses dents mordent dans la chair pour ne pas crier. Ainsi, Elle attend. En position fœtale. »

 

 

Cédric Cham, né en 1978, est originaire de la région Rhône-Alpes. Le jour, il travaille au sein de l’Administration pénitentiaire française, la nuit, il écrit des polars. Dès son plus jeune âge, la lecture est devenue une « addiction ». Impossible de passer plus de vingt-quatre heures sans sentir le papier sous ses doigts… Et tout naturellement, à force de dévorer les romans des autres, il en est venu à écrire ses propres histoires. Cédric Cham aime les récits sombres et réalistes. Pourquoi ? Parce que d’après lui, le noir reflète parfaitement notre société actuelle… Ce qui se passe au coin d’une rue oubliée, derrière une porte close, de l’autre côté de la ligne blanche… Ces endroits où la réalité dépasse trop souvent la fiction !

Noir, Polar, Thriller

Écouter le noir

de Abel Barbara, Giebel Karine, Camut Jérôme, Hug Nathalie, Delzongle Sonja, Dillard François-Xavier, Ellory R.J., Lebel Nicolas, Loubière Sophie, Mayeras Maud, Puértolas Romain, Scalese Laurent et Sire Cédric (Auteurs)
Sous la direction de Yvan Fauth
Broché – 16 mai 2019
Éditeur : Belfond

Les grands noms du thriller français mettent nos sens en éveil.

Treize auteurs prestigieux de noir sont ici réunis et, si chacun a son mode opératoire, le mot d’ordre est le même pour tous : nous faire tendre l’oreille en nous proposant des récits qui jouent avec les différentes définitions de l’audition.
Dans ces nouvelles, ils ont donné libre cours à leur noire imagination pour créer une atmosphère, des personnages inoubliables et une tension qui vous happeront dès les premiers mots… et jusqu’à la chute.

Éclectique et surprenant, ce recueil renferme onze expériences exceptionnelles de lecture. Laissez-vous chuchoter à l’oreille, venez Écouter le noir.

 

2020_014_Yvan Fauth - Écouter le noir.jpg

 

Bonjour à toutes et à tous…

“Écouter le Noir”. Tout est presque dit dans le titre !
On dirait presque l’introduction d’un Haïku…

Les nouvelles, les histoires courtes sont les parents pauvres de la littérature française.
Pourquoi ?
Je voyage pas mal et partout où je vais il y a toujours des recueils de nouvelles en vente, dans les librairies, les aéroports, dans les kiosques à journaux. Pas en France, du moins très peu…
Peut-être que nous n’avions pas jusque là, les auteurs adéquats pour ce format ?

Je pense que cette période est révolue !
En lisant ce genre d’histoires courtes, je peux dire que nous n’avons rien à envier aux autres pays.

J’ai toujours aimé des nouvelles. D’ailleurs j’admire toujours autant ces auteurs qui s’adonnent à cet exercice délicat, capter notre attention en quelques pages, en quelques lignes seulement. Je pense que les premières que j’ai lues, étaient de Stephen King, depuis je n’ai jamais cessé.

“Écouter le Noir”, ce sont 13 auteurs qui se sont réunis pour nous offrir 11 nouvelles autour d’un thème commun : l’audition.

« Le thème de l’audition n’est pas le fruit du hasard, c’est une leçon de vie très personnelle mais qui me paraît avoir suffisamment de sens pour être partagée.

Il y a quelques années, à la suite d’un concert, mes oreilles ont subi un traumatisme irréversible. C’était en avril 2008. Les sons, qui avaient toujours été mes amis les plus proches, sont devenus des ennemis. Des dangers à apprivoiser, par la faute d’acouphènes et d’hyperacousie (une intolérance au bruit). De quoi donner envie de ce claquemurer chez soi.

Pourtant, ce traumatisme m’a offert de me plonger corps et âme dans la lecture, puis dans la création d’un blog*, et maintenant dans la gestion de ce beau projet. Il me fallait trouver un nouveau point d’ancrage personnel et j’ignorais que cette quête allait complètement changer mon existence. La vie est une source de surprises et du négatif peut jaillir le positif. Un vrai pied de nez au handicap ! »

Yvan Fauth

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Les bruits, le silence, les dangers, la peur, la mort, autant de thèmes abordés dans ces onze très bonnes nouvelles. Chaque nouvelle est plus terrifiante, plus angoissante que la précédente. Un livre que j’ai lu avec beaucoup d’intérêt qui m’a procuré de délicieux moments littéraires et l’occasion aussi de découvrir trois auteurs que je ne connaissais pas.

Merci aux auteurs, sans qui rien n’aurait été possible, mais aussi un grand bravo à Yvan, qui, tel un chef d’orchestre a mis toute l’énergie nécessaire pour réunir et diriger des talents qui n’ont plus rien à prouver.
À lire absolument !

“ Écouter le Noir, c’est trop bon ! Dit Monsieur Yvan, tu peux pas en faire un peu plus ? ”

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Extrait :
« Il leur faut une heure de plus pour l’atteindre, cette foutue route. À tel point qu’ils pensent un moment l’avoir rêvée. Vingt minutes plus tard, la nuit tombe, une nuit sans lune, dense et opaque. L’obscurité dévore tout autour d’eux, les arbres, le sentier, les buissons, leurs maigres espoirs. Eux-mêmes ont la sensation d’être engloutis dans la noirceur du néant. Mais de temps à autre, des phares s’allument au loin, une lueur au milieu des ténèbres, comme pour leur dire de ne pas abandonner. Ils s’agrippent l’un à l’autre pour ne pas se perdre plus qu’ils ne le sont. David regrette son portable, au moins aurait-ils pu s’en servir comme lampe de poche. Ils avancent cahin-caha, bête étrange à quatre pattes, aveugle et sourde, dont chaque pas est un défi, une gageure, un pari : hormis leur corps qui se pressent l’un contre l’autre, ils n’ont plus aucun moyen de communiquer. »

* ÉmOtionS – Blog littérairehttps://gruznamur.com/

Émotion, Noir, Thriller

Le vase rose

de Eric Oliva (Auteur)
Broché – 3 mai 2018
Éditeur : Taurnada Éditions

Et si votre pire cauchemar devenait réalité ?
Quand votre vie bascule, vous avez le choix : sombrer dans le chagrin ou tout faire pour vous relever. Frédéric Caussois a choisi. Pour lui, aucun compromis, il doit savoir, connaître la vérité.

 

Livre_2020_013_Oliva Eric - Le vase rose.jpg

 

Bonjour à toutes et à tous…

C’est le second roman d’Eric Oliva que je lis et je peux dire que l’auteur aime balader ses lecteurs.

Un thriller extrêmement addictif qui ne laisse pas le temps de souffler.
Qu’y a-t-il de pire au monde que la perte d’un enfant ?
Existe-t-il pire situation que de voir son enfant mourir dans ses bras après qu’il ait pris un médicament ?
Voici le destin d’une famille face à cette horreur.

À travers les mots qu’il a choisi, Eric m’a profondément touché.
J’ai vécu le désarroi de cette famille…
Au fur et à mesure de ma lecture, je suis passé par une multitude de sentiments.

Pour Frédéric Caussois, rien ne sera plus jamais comme avant. C’est tout son monde qui est anéanti. Au-delà de la douleur insurmontable, il est comme pris dans une spirale infernale, c’est toute sa vie qui s’écroule. Il n’a plus qu’une idée fixe, qui tourne en rond dans sa tête : découvrir la vérité, et trouver le coupable…

J’ai dévoré ce roman bien mené et bien écrit, impossible de le lâcher.
Je voulais savoir ce qui s’était réellement passé…
Je voulais que le coupable soit puni…

Avec le Vase rose, Éric réussi un excellent thriller. Il nous attrape dans les mailles de son filet pour ne plus nous lâcher.
Merci Eric et Bravo aussi la fin, aussi inattendue que bienvenue !

“Le tourbillon des mots” une collection qui monte, qui monte…

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Extrait :
« Elle progressait doucement, deux petits mètres derrière le corbillard qui avançait au pas, tenant le bras de son mari. Celui-ci, le regard plongé dans le néant, semblait à lui seul supporter tout le fardeau de l’immense malheur qui venait de frapper sa famille. En une semaine, il paraissait vingt ans plus âgé et, dans le même temps, avait perdu dix kilos. Incapable de remplir ce costume anthracite qui naguère lui seyait si bien. En quelques jours, ses cheveux étaient passés du brun au poivre et sel. Frédéric Caussois était devenu un vieil homme. »

 

 

Eric Oliva est né à Casablanca en 1967, il fait carrière dans la Police nationale. Il a travaillé à Paris et Marseille et à présent à la P.J. de Nice. Il est passionné par son métier et les fonds sous-marins et s’est également pris de passion pour l’écriture.