Cercle littéraire

Mon mari

de Maud Ventura
Broché – 19 août 2021
Éditeur : Iconoclaste

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“Excepté mes démangeaisons inexpliquées et ma passion dévorante pour mon mari, ma vie est parfaitement normale. Rien ne déborde. Aucune incohérence. Aucune manie.”
Elle a une vie parfaite. Une belle maison, deux enfants et l’homme idéal. Après quinze ans de vie commune, elle ne se lasse pas de dire “mon mari”. Et pourtant elle veut plus encore : il faut qu’ils s’aiment comme au premier jour. Alors elle note méthodiquement ses “fautes”, les peines à lui infliger, les pièges à lui tendre. Elle se veut irréprochable et prépare minutieusement chacun de leur tête-à-tête. Elle est follement amoureuse de son mari. Du lundi au dimanche, la tension monte, on rit, on s’effraie, on flirte avec le point de rupture, on se projette dans ce théâtre amoureux.

 

2022_019_Ventura Maud - Mon mari

 

Dans le cadre de nos réunions mensuelles du Cercle littéraire de Maffliers nous avons pu rencontrer Maud Ventura pour son Roman “Mon mari”…
Elle s’est prêtée gentiment aux “jeu” des questions/réponses tout le long de la soirée !
J’ai découvert une personne, très agréable qui a su développer son ouvrage et m’a personnellement éclairé sur certains points que je n’avais pas perçus.

Aujourd’hui, je suis triste…
Ayant vu les différents retours du premier roman de Maud Ventura, je me faisais un plaisir de le lire… Mais, malheureusement, je n’ai pas été suffisamment capté pendant ma lecture.
Alors, oui, je suis triste, d’être passé à côté du roman de Maud.

Pourtant, les deux premiers chapitres m’ont plutôt plu !
Singuliers. Un monologue écrit à la première personne, avec un style alerte, les descriptions des petits riens du quotidien, réalistes par certains aspects, mais souvent répétitifs avec un humour à froid parfois tranchant.
L’héroïne, une femme, professeure d’anglais et traductrice (on ne connaîtra jamais ni son prénom, ni son nom), est obsédée par le parfait amour, et raconte SA vie auprès de son Mari (dont on ne connaîtra pas non plus le prénom).

Maud dresse un portrait dépeignant cette femme sur le qui-vive, qui a tout pour être comblée et qui au fil du roman va devenir beaucoup plus inquiétante que je ne l’avais imaginé.
Le récit se découpe en sept chapitres, les sept jours de la semaine, auxquels elle attitrera pour chacun une couleur différente représentative de sa perception de la journée.
Comme je l’expliquais plus haut, le lundi et le mardi se sont bien déroulé…

Mais… à partir de mercredi, j’ai trouvé le récit malheureusement ennuyant.
Certes, il y a çà et là, de très bonnes idées qui émanent, tantôt pétillantes, parfois effrayantes. Mais il m’aura fallu attendre l’excellent épilogue, pour sortir d’un rythme qui était devenu pour moi, trop répétitif.

Aujourd’hui, je suis triste…
Je suis passé à côté du premier roman de Maud Ventura…
Aux vues des critiques positives attribuées au récit, depuis sa sortie, je vous conseille de vous faire votre propre avis !

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Extraits :

« Je suis amoureuse de mon mari. Mais je devrais plutôt dire : je suis toujours amoureuse de mon mari.
J’aime mon mari comme au premier jour, d’un amour adolescent et anachronique. Je l’aime comme si j’avais quinze ans, comme si nous venions de nous rencontrer, comme si nous n’avions aucune attache, ni maison ni enfant. Je l’aime comme si je n’avais jamais été quittée, comme si je n’avais rien appris, comme s’il avait été le premier, comme si j’allais mourir dimanche. »

« Louise est sublime dans sa longue robe noire, et je ne peux pas m’empêcher de lui faire remarquer que cette couleur et cette coupe lui vont bien. Je m’en veux au moment même où les mots sortent de ma bouche. C’est un travers que je tente de corriger depuis des années : je commente systématiquement un collier, une tenue, un rouge à lèvres ou un parfum qui me plaisent (il faudrait que je me contente de me renseigner discrètement pour savoir d’où ils viennent et acheter les mêmes plus tard). J’ai toujours éprouvé une admiration démesurée pour les femmes de mon entourage, et le leur faire sentir me place insidieusement en infériorité par rapport à elles. Il faut que j’apprenne à ne pas le faire. À moins le faire. Louise me remercie, mais ne me retourne pas le compliment. Dans les milieux bourgeois, on se complimente peu. »

« Depuis que j’ai rencontré mon mari, mes parents, mes sœurs, mes collègues n’ont cessé de commenter mon bonheur. Ils l’affirment tous avec assurance : « Tu en as de la chance ». On me dit que j’ai de la chance comme si j’avais gagné mon mari au loto. On se comporte avec moi comme si j’avais déjoué les statistiques et les probabilités en l’épousant. En d’autres termes, on suggère qu’il aurait pu trouver mieux. »

« Je quitte l’hôtel avec légèreté. J’ai passé un bon moment, même si je sais que c’était pour de faux, comme disent les enfants. C’était bien, mais ça ne compte pas. Cette liaison ne sera ni féconde ni productive : aucun enfant, aucun mariage, aucun bijou ne sortira de cette fin d’après-midi passé avec Maxime. Même la photo de mon dos, unique témoin de ce moment, a été supprimée. De nous deux, il ne reste déjà plus rien. »

 

 

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Maud Ventura a vingt-huit ans et vit à Paris. Elle est titulaire d’un master en philosophie de l’École normale supérieure de Lyon (2013-2015) et d’un master en ménagement d’HEC Paris (2016-2019).

Elle rejoint France Inter juste après ses études. Depuis 2021, elle est rédactrice en chef des podcasts dans un grand groupe de radios, NRJ.
Elle ne cesse d’explorer la complexité du sentiment amoureux dans son podcast “Lalala” et dans son premier roman Mon mari.

Noir, Suspense, Thriller psychologique

Le passager sans visage

de Nicolas Beuglet
Broché – 16 septembre 2021
Éditeur : XO

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 » Tu n’es pas seule à chercher « 
Ce mot anonyme laissé sur son paillasson est plus qu’un appel : un électrochoc. Cette fois, l’inspectrice Grace Campbell le sait, elle n’a pas le choix. Elle doit ouvrir la porte blindée du cabinet situé au fond de son appartement. Et accepter de se confronter au secret qui la hante depuis tant d’années…

Des confins de la campagne écossaise aux profondeurs de la Forêt-noire où prend vie le conte le plus glaçant de notre enfance, jamais Grace n’aurait pu imaginer monter dans ce train surgi de nulle part et affronter le Passager sans visage…

Avec ce thriller au suspense angoissant, Nicolas Beuglet nous plonge dans les perversions les plus terribles de nos sociétés. Et, au passage, nous interroge : et si parmi les puissants qui régissent le monde se cachaient aussi des monstres sans visage ?

Un train, un passager sans visage, une organisation terrifiante

 » Nicolas Beuglet, le nouveau phénomène du polar français. « 
Sandrine Bajos, Le Parisien

Après le succès du Dernier Message, Nicolas Beuglet revient avec une nouvelle enquête de Grace Campbell.

 

2021_095_Nicolas Beuglet - Le passager sans visage 2

 

Comment ne pas avoir les poils du corps hérissés à la fin d’une telle lecture ?

J’avoue qu’il a fallu que je me retienne pour ne pas lire ce roman d’une traite… Mais, j’ai quand même une vie, quoi qu’en puisse penser certains…

En quelques romans, Nicolas Beuglet est définitivement devenu pour moi INCONTOURNABLE !
Il a su créer une ambiance, une tension même qui au fil de ses récits est montée à un point où je ne peux comparer ce roman à autre chose qu’à un “uppercut” dans l’idée de nous réveiller. Il met en avant ceux, (les 1%) qui tout en se cachant, cherchent quand même à contrôler le monde. Alors, où s’arrête la fiction, où commence le réel, je vous laisse le soin de le découvrir par vous-même…
Attention, une fois entré dans cet engrenage, à moins de vous voiler la face, vous ne pourrez plus jamais faire marche arrière.

C’est pour ce genre d’écriture, qu’un jour j’ai décidé de faire de la lecture l’une de mes priorités de vie…
Ici, les codes du thriller, et c’est très personnel, sont maîtrisés à la perfection. L’intrigue est à couper le souffle, et en lisant, plus je faisais de recherches sur le sujet, plus la colère montait en moi.
Bien sûr, je n’ai pu m’empêcher de faire le parallèle entre le roman et la vie “Coronavidiesque” que nous subissons actuellement.

Oui, je suis secoué.
Oui, je suis inquiet…

Ce “nouveau” monde n’est pas pour moi.
Il fait peur, il est abominable et fait froid dans le dos. Aujourd’hui, je crains plus pour mes enfants que pour moi-même…

Grace Campbell, l’inspectrice que j’avais déjà rencontré dans le roman précédent, nous revient avec toutes ses blessures personnelles, toutes ses cassures. Enlevée encore enfant, torturée, elle est devenue fragile et touchante à la fois, ce qui fera d’elle un personnage complexe à la vision très acérée. Enquêtant sur ce qui lui est arrivé durant cette période de sa vie, un passé qu’elle avait enfoui tout au fond de son esprit, elle découvre un mystérieux message qui lui indique qu’elle n’est plus seule désormais… Aidée de toutes les ressources dont elle dispose grâce à son travail, elle va se retrouver impliquée à un complot mondial, qu’elle n’aurait jamais pu imaginer même dans ses cauchemars les plus horribles. Son passé violent la rattrape remettant au premier plan les traumatismes qu’elle a vécus. Aujourd’hui Grace doit faire face à son destin et au futur de l’humanité !

Merci Nicolas.
Merci, pour cette grande claque qui j’espère atteindra son but…
Faire réfléchir, rechercher, comparer, corroborer… Et finalement peu-être comprendre.

Énorme coup de cœur, pour cet étrange mélange de légendes, de contes bien connus, et de faits historiques avérés. Aujourd’hui, mes doutes n’en sont plus…

Une suite est d’ores et déjà prévue !

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Extraits :

« Le félin arrondi son dos et entreprit de se frotter contre le bras de la jeune femme, qui recula.
– J’ai bien compris ce que tu voulais, mais j’ai décidé de vivre seule, vraiment seule, sans parents, sans amis, sans personne, rien qu’avec mes livres…, dit-elle en jetant un œil à l’anneau qu’elle portait au pouce. »

« Les journaux expliquaient que des traces de sévices avaient été constatées sur le corps de la fillette. Celle-ci restait prostrée face aux policiers, incapable de leur indiquer l’endroit où elle avait été enfermée ou de se rappeler quoi que ce soit de sa détention. Elle ne se souvenait que vaguement de sa fuite : elle était parvenue à se cacher dans le coffre d’une voiture et à en sortir au moment où celle-ci s’était arrêtée à une station service pour prendre de l’essence. »

« Vous pensez juste, inspectrice, devina-t-il. L’abêtissement des populations occidentales via la dépendance à la vacuité des réseaux sociaux, entraînant une chute mondiale du QI, fait bel et bien partie du Plan ; cela constitue les fondations de leur objectif final. Mais je sais qu’ils avancent masqués dans d’autres domaines afin que les gens soient désorientés et n’aient pas le temps de comprendre ce que l’on est en train de faire d’eux. »

« De la culture d’un peuple naît son identité, de son identité naît sa liberté. La liberté et notre obstacle, commençons donc par la culture, le reste tombera… »

« Si nous, les 1 %, nos enfants, nos petits-enfants et nos arrières petits-enfants voulons continuer à vivre comme nous l’avons toujours fait, c’est-à-dire sans compter et mieux que les autres, nous devons drastiquement diminuer la part qui revient au 99 % ! Notre classe des ultra-riches n’a cessé de s’accroître au cours de la dernière décennie. Il faut donc, dès aujourd’hui, dresser les peuples pour qu’ils apprennent à vivre avec beaucoup moins afin que nous ayons toujours autant, si ce n’est plus ! »

 

 

Après avoir écrit des scénarios pour la télévision, Nicolas Beuglet a choisi de se consacrer pleinement à l’écriture de romans. Salué par la presse, il est devenu en quelques années l’une des plus grandes plumes du thriller français. Il est l’auteur chez XO Editions de Le Cri, Complot, L’Île du Diable, Le Dernier Message et Le Passager sans visage. Il vit à Boulogne-Billancourt avec sa famille.

Philosophique, Suspense

Dykhotomia

De Didier Curel
Broché – 19 octobre 2021
Éditions : LA TRACE

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Est-ce que je suis à l’aise dans le costume que je me suis taillé ? Ce double jeu je l’ai mis en place, je m’y suis enfoncé de façon imperceptible, avec lenteur sans même m’en rendre compte. Une rencontre en entrainant une autre, un mensonge suivant l’autre, je suis l’acteur d’une vie qui pourrait ou devrait ne pas être la mienne. Pour me créer et conserver mon statut d’homme incontournable, j’ai appris, au fil des années, à utiliser les atouts des uns et les faiblesses des autres à mon profit. On croit que la vie est simple, qu’elle est unique, mais si nous savions lire au fond des yeux de nos semblables nous verrions qu’elle est multiple et qu’elle renferme des secrets inavouables. Alors la vraie vie de chacun se dévoilerait au grand jour. Je parle ainsi aujourd’hui, avec le recul de l’aventure que je viens de vivre, mais à ce moment-là, rien de tout cela ne m’effleurait l’esprit.

 

2021_090_Curel Didier - Dykothomia

 

Merci aux Éditions “La Trace” pour cette belle découverte…

– Avez-vous le sentiment de maîtriser votre vie ?
Voilà bien une question que ne s’était jamais posé Frank M. jusqu’à l’âge de trente-trois ans. Pour lui, il était tout simplement le roi des rois, l’acteur qui avait décroché le trophée du meilleur acteur de la décennie…

Mais un matin, tout bascule. Frank se retrouve dans la peau d’un SDF crasseux, dormant sur des cartons vivant tant bien que mal, sa vie depuis huit ans. Petit à petit il va se perdre entre deux vies, deux existences qu’il a vraiment vécue. Son esprit balloté d’un “monde à l’autre” perd petit à petit ses repères.
Qu’elle aurait été notre vie si nous avions pris des décisions différentes tout au long de celle-ci ?

Petit “bombe” littéraire que je n’ai pas vu venir !

“Dykhotomia” est un récit philosophique moderne et troublant, avec de nombreuses facettes. Un récit qui appuie là où ça fait mal. L’auteur nous lance des signaux. Il faut profiter du temps présent, sans chercher à nuire aux autres. Ne jamais se croire invincible, car on peut tout perdre du jour au lendemain.
C’est bien écrit, rythmé, parfois drôle, mais surtout très angoissant…
Perdre “sa vie” du jour au lendemain. Ne plus être reconnu. Tout le monde vous regarde comme si vous étiez fou. Quelle horreur…

J’ai passé un excellent moment de lecture, mais un peu court à mon goût. Avec un final tout en bienveillance…
Un livre que je conseillerai volontiers à tout ceux qui se sentent un peu perdu… Car rien n’est jamais perdu. Il y a toujours un moment où la force de se relever reprend finalement le dessus.
Malgré un coté très sombre, “Dykothomia” s’est révélé pour moi être une belle lumière dans la nuit.

À lire !!!

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Extraits :

« On loue une chambre d’hôtel. Louis se remet à neuf, ça prend un moment, y a du boulot. Allongé sur un des lits, je zappe la télé. Infos, infos, et encore infos, jeu à la con, reportage aussi instructif que chiant sur les animaux, vieux film, jeu encore plus con, y a vraiment de tout à la télé. Avant de l’éteindre, je lui accorde une dernière chance. J’ai bien fait, je suis à la télé. Enfin, pas moi, celui qui se prend pour moi. Il parle bien, aussi bien que moi. Il passe bien à l’écran, mieux que moi peut-être. »

« Vous savez, il existe des théories qui prétendent que la vie n’existe pas, qu’elle n’est qu’un rêve, fruit l’imagination, de pensée. Imaginez alors que vous viviez autant de vies que vous pouvez en rêver, en pensez. Ce serait fabuleux si c’était le cas et surtout si nous avions le maîtriser, non ? »

« Le temps est-il palpable ? Peut-on le matérialiser autrement que par le truchement de l’expression humaine ? Le soleil qui se lève et qui se couche n’est rien d’autre qu’une interprétation du temps, mais pas une matérialisation. Le temps n’est pas matière, il est abstrait, impalpable, invisible. Les rides sur un visage sont-elles le temps où l’expression du temps. »

 

 

Didier Curel, Vauclusien de 55 ans a grandi au cœur du Luberon. De là, il est intrigué très tôt par les raisons de l’existence, avec une question encore inexpliquée : Pourquoi suis-je là ? Ses introspections sur la vie le conduisent à l’écriture, art qui le passionne et lui permet de se découvrir et de s’interroger sur l’importance des interactions entre les humains.

Polar, Polar historique

La main de gloire

Jean-Luc Bizien
Poche – 2 juillet 2009
Éditeur : 10×18 – Grands détectives

Tandis que l’Exposition universelle bat son plein au pied de la Tour Eiffel flambant neuve, un assassin sème la terreur dans Paris, défiant les services de la Sûreté. Après la découverte en pleine rue de la main momifiée d’une jeune femme, puis celle du corps mutilé d’un malfrat, les macchabées s’amoncellent. Alerté par la police, l’aliéniste Simon Bloomberg reprend du service, aidé de son intrépide gouvernante, Sarah Englewood. La Cour des miracles est transformée en quartier général : il faut agir au plus vite pour démasquer un ennemi aussi redoutable qu’insaisissable. Mais qui est donc ce criminel surgi de nulle part ? Un tueur professionnel, un dément qui frappe au hasard… Ou bien un monstre, que rien ni personne ne peut arrêter ?

 

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Bonjour à toutes et à tous…

 

“La Main de Gloire” fait suite à “La chambre mortuaire”, que je vous conseille de lire avant, pour bien cerner les personnages et leur histoire.

C’est avec beaucoup de joie que je retrouve les personnages que j’avais découverts et appréciés dans le tome précédent.
Simon Bloomberg, aliéniste, y apparaît plus à l’écoute, Ulysse, le colosse un peu simplet toujours aussi gentil et Sarah Englewood sa nouvelle gouvernante. Ensemble ils aident régulièrement un duo de policiers, atypique et assez drôle, à élucider des crimes…

Dans ce volet, il sera question de cadavres momifiés, de mains tranchées retrouvées en plein Paris, de petits cambrioleurs portés disparus, mais surtout de magie noire.

Hormis l’ambiance particulière de la cour des miracles et de la maison pyramide du Dr Bloomberg, les faits se déroulent au cœur de l’expo universelle de Paris et ses attractions typiques. On y croisera ainsi Buffalo Bill, le magicien Chung Ling Soo et des indigènes exposés comme de vulgaires bêtes sauvages.

J’ai été une fois encore complètement happé par l’univers et les personnages de Jean-Luc Bizien. Avec cette série, il fait preuve d’une très grande rigueur, pour faire évoluer ses personnages au cœur d’une intrigue, dans le Paris de la fin du XIXe siècle, plus vrai que nature. Mon attention a été régulièrement attirée vers une multitude de petits détails, sans pour autant me laisser distraire, me permettant de m’évader complètement dans cette époque.

Je ne saurai dire si, ce second tome est mieux au pas que le premier. C’est encore une fois, une enquête pleine de rebondissements qui, quand on pense qu’elle est résolue, ne l’est toujours pas…
Belle surprise, je ne m’attendais pas du tout à cette fin !
J’aime beaucoup cette série policière dont les protagonistes sont originaux et charismatiques.

Jean-Luc, confirme pour moi qu’il n’est pas n’importe quel auteur. Non seulement il se sent à l’aise dans tous les styles, mais surtout il arrive à s’imprégner des différentes époques et des différents personnages qu’il crée dans ses romans et à nous transmettre ensuite son imprégnation, comme si vous y étiez !

Soyons fou…
J’enchaine avec le troisième volet de la saga !

Premier volet de la saga :
https://leressentidejeanpaul.com/2020/08/17/la-chambre-mortuaire/

PS.
Je vous conseille aussi, “Les veilleurs” du même auteur.

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Extrait :

« Vous autres, Anglais, avez le mot juste pour chaque chose. C’est probablement ce qui fait de vous un peuple de chercheurs et de techniciens. Vous privilégiez la concision, allez droit au but. En France, nous avons au contraire privilégié l’art du discours. Nous sommes férus de rhétorique, nous adorons argumenter. Rien ne nous passionne plus qu’une discussion : nous aimons imposer notre point de vue, notre vision des choses, nous sommes prêts à nous battre pour des idées. Vous imaginez dès lors la difficulté à cerner la psychologie d’un homme qui peut exprimer ses sentiments de plusieurs de manières, selon l’humeur ? Sans doute est-ce la raison pour laquelle les autres nations nous pensent arrogants. Nous vénérons les mots, les poèmes, les écrits. »

 

 

Né en 1963 à Phnom-Penh (Cambodge), Jean-Luc Bizien a vécu une grande partie de son enfance à l’étranger. Il a exercé pendant une quinzaine d’années la double profession d’auteur et d’enseignant avant de se consacrer totalement à l’écriture. Jean-Luc Bizien s’épanouit d’abord dans les jeux de rôles et les littératures de l’imaginaire : il a obtenu en 1994 le prix Casus Belli du meilleur jeu de rôles pour Chimères et a publié de nombreux livres pour la jeunesse. En 2002, il a obtenu le prix du roman d’aventures pour “La Mort en prime time” et le prix Fantastic’Arts pour “WonderlandZ”. Passant avec bonheur d’un genre à l’autre, il est l’auteur aux éditions Gründ de Vivez l’Aventure, une série de livres-jeux illustrés qui rencontre un grand succès et de la “Trilogie des ténèbres”, des thrillers contemporains aux éditions du Toucan.
Les œuvres dont il est le plus fier sont cependant ses deux fils, Elric et Adriel, respectivement parus en 1990 et 2005.

Polar, Thriller psychologique

Des larmes sur River Falls

de Alexis Aubenque (Auteur)
Poche – 13 juin 2018
Éditeur : Bragelonne

Alors que l’été s’achève, le shérif Mike Logan savoure la tranquillité qui règne sur sa ville. Revenir à River Falls a été la meilleure décision de sa vie, se dit-il. Mais le destin le rattrape : à l’aube, on retrouve le cadavre d’un homme dans un champ, crucifié tel un épouvantail. Un mot est accroché à ses habits : « Là est ta place ! » Secondé par la lieutenante Lindsay Wyatt, amie de la fille de la victime, Logan enquête dans toutes les directions possibles, avec la terrible impression que d’autres meurtres vont suivre.
Plus méfiant que jamais à l’encontre de Logan, le journaliste Stephen Callahan et sa consœur Leslie Callwin, une spécialiste des tueurs en série, enquêtent en parallèle. Ils vont découvrir qu’à River Falls, l’horreur peut prendre de multiples visages…

Après le succès de Retour à River Falls, Alexis Aubenque revient avec un nouvel épisode inédit de sa série culte. Depuis le mois d’octobre 2018, les éditions Bragelonne ont republié également au format poche, tous les six mois, un titre de la première trilogie : 7 jours à River Falls, Un Automne à River Falls (Prix Polar de Cognac) et Noël à River Falls.

 

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Bonjour à toutes et à tous.

J’avais hâte que ce tome, de ma saga fétiche, arrive sur le devant de ma PAL…

Et comme d’habitude, c’est un très bon thriller, rempli de suspens et de rebondissements, sans temps mort, avec une intrigue rondement menée dont le dénouement vous surprendra, car il faut savoir, pour ceux qui ne le connaissent pas encore (il y en a ???), c’est qu’avec Alexis Aubenque, impossible de savoir qui est le coupable avant la fin !
Et Dieu sait si j’ai essayé…

Un homme est retrouvé crucifié dans un champ, avec un panneau sur ses vêtements : « là est ta place ! ». Avec l’aide du lieutenant Lindsay Wyatt, Logan recherche dans toutes les directions sans se douter que cette nouvelle enquête risque de le mener vers le pire. Pendant ce temps là, les journalistes Leslie et Stephen vont mener leur enquête en parallèle.

Beaucoup plus sombre que le premier tome de la saison deux, on entre ici vraiment dans la psychologie des personnages. Dans le premier opus, Alexis nous permettait d’apprendre à connaître tous ceux que nous allions côtoyer, ici, il entre dans le vif du sujet, et ne ménage pas ses personnages, ni ses lecteurs non plus.
Ce second tome, je l’ai dévoré en quelques heures.

Lorsque je lis cette saga, j’ai vraiment l’impression de regarder une série sur mon écran !
Et de la même façon lorsqu’on arrive à l’épilogue, Alexis à le don “du dernier rebondissement”, sachant qu’il nous faudra attendre une année pour connaître la suite, et savoir ce qu’il va advenir de “nos” personnages…

Style toujours aussi addictif et fluide.
En résumé, un excellent roman dans une très bonne série…
Qu’“il faut Lire” !!!

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Extrait :

« Logan n’avait aucune nostalgie de Seattle ou de San Francisco. Bien au contraire. Il avait besoin d’être proche de la nature. Oubliées les villes tentaculaires et bouillonnantes. Trop de bruit, trop de monde, trop de hiérarchie. Même s’il était chef du département Homicides, il devait en référer en permanence à ses supérieurs. Il n’était qu’un engrenage dans le dispositif policier, alors que, ici, il était l’unique décisionnaire. Il avait été élu par les habitants de River Falls et n’avait à rendre de compte qu’à eux.
Jamais je n’aurais dû accepter de partir, se dit-il en pensant à toutes ces années passées loin de River Falls. Mais bon, le principal était d’y être revenu. Et la vie allait reprendre son cours pour le meilleur et pour… le meilleur ! »

 

 

Lauréat du prestigieux Prix Polar du festival de Cognac pour Un Automne à River Falls, le deuxième épisode de la série des enquêtes de Mike Logan, Alexis Aubenque est souvent dépeint comme le Harlan Coben français, pour son sens du suspens, la nervosité de son écriture et la force de ses personnages. Désormais, c’est chez Bragelonne Thriller que « le plus américain des auteurs français » publie sa série d’été.

Noir, Polar, Thriller

Reflex

de Maud Mayeras
Broché – 3 octobre 2013
Éditeur : Anne Carrière

 » À chaque fois, le même phrasé trivial au bout du fil, les mêmes gorges calcinées, gavées de fumée jusqu’aux lèvres. Et, chaque fois, cette même question : Tu es disponible, Iris ?
Je suis toujours disponible. « 

Iris, photographe de l’Identité Judiciaire, shoote comme d’autres boivent, pour adoucir la douleur. Pour oublier la mort de son fils, Swan, sauvagement assassiné onze ans auparavant.

Henry Witkin, fruit d’une lignée chaotique de filles-mères, tue pour le besoin de se vautrer dans la chaleur des chairs. Il écorche ses victimes avec soin et collectionne leurs odeurs comme des trophées.

Lorsque la canicule assèche la ville, lorsqu’elle détrempe les corps et échauffe les esprits, alors, les monstres se révèlent. Ce n’est que lorsqu’il est pris au piège que le Mal dévoile ses canines.
Une histoire de cœurs étranglés, de mères aux crocs luisants, de prédateurs affamés.

 

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Bonjour à toutes et à tous.

Âmes sensibles, attention !
Reflex n’est pas qu’un simple polar, même si Iris est photographe à l’identité judiciaire. Ce n’est pas non plus un simple thriller… C’est surtout un roman très NOIR original et captivant.

Par son rythme très lent, Maud Mayeras insuffle un sentiment d’étouffement, suffocant parfois.
Maud prend son temps. Elle joue avec son lecteur et elle le fait si bien qu’il m’a été très difficile de m’en détacher dès que je l’ai ouvert.

Le retour dans sa ville natale est difficile pour Iris, jeune femme bègue qui bute sur la vie comme elle bute sur les mots. Elle semble ne plus avoir de vie depuis que son fils a disparu tragiquement. Un tueur en série au mode opératoire qui lui est familier, exalte son objectif de visions cauchemardesques… Des images, des odeurs, des démons qui refont surface.
Maud nous décrit en parallèle le destin de Julie, jeune fille de bonne famille qui, après avoir été violée, se retrouvera enceinte.

Deux héroïnes. Deux histoires.
Évidemment, on se doute qu’un lien étroit unit ces deux histoires, mais là encore, Maud m’a tenu en haleine par sa construction narrative, alternant les deux époques dont l’une intitulée « Silence » débutant en 1919 et allant jusqu’en 2014 avec l’histoire de Julie. Où, on file ainsi d’époque en époque, donnant un rythme qui accroît la tension et titillera le lecteur qui sera plongé dans une atmosphère angoissante et étouffante. L’autre histoire, avec des chapitres très cours, parfois 3 ou 4 pages, dont de nombreux commencent par la même formule « je n’aime pas”. Le suspense augmente et je suis allé de surprises en surprises jusqu’au dénouement final et là, c’est une véritable claque !

Avec son écriture calculée, terriblement efficace, une fois la dernière page tournée, Maud nous montre que l’on ne doit se fier à personne…

Un récit comme il en existe peu, qui m’a pris aux tripes, et au cœur.
Un thriller moite avec des personnages qui ont tous une part d’ombre. Un véritable voyage au bout de l’enfer…
À lire absolument pour amateurs de thrillers noirs

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Extrait :
« Diane avait regardé son mari, ou plutôt les yeux de son mari, grand ouvert sur le vide, la peur coincée dans sa gorge et ses mains qui avaient empoigné le rien devant lui. Il avait articulé le nom de sa fille comme un dernier affront. Diane ne l’avait pas touché, elle ne l’ avait pas accompagné vers la grande lumière. Elle l’avait laissé entrer seul dans le tunnel. Va-t’en. Voilà ce qu’elle lui avait dit. Va-t’en maintenant. Deux souffles secs, et il n’avait plus respiré. Il s’en était allé, c’était la volonté de Dieu.
Diane n’avait pas pleuré cet homme. Elle n’avait pleuré ni ses escapades, ni ses ronflements, ni ses bulbes. Elle avait appelé le médecin pour faire place nette, et, lorsque Iris avait franchi le seuil, le corps avait déjà été emmené, ligaturé et rempli de fluides toxiques. Et la gosse avait chialé, elle ne savait faire que cela. Sangloter pour un oui, pour un non, pour un peut-être. Et voilà qu’elle s’était mise à bégayer, du jour au lendemain, n’importe quoi pour être remarquée. Iris n’avait toujours causé que du tracas, de toute façon. Cette gamine n’était bonne qu’à remuer ses misérables petites fesses et s’attirer des ennuis. Que la gamine tombât enceinte était l’évidence. »

 

 

Maud Mayeras a 31 ans. Reflex est son second roman.
Son premier roman Hématome est paru aux éditions Calmann Levy en 2004, prix des Limbes Pourpres, et finaliste du prix Polar SNCF en 2006.
Elle vit aujourd’hui à Limoges avec son mari, son fils, et un gros chat noir nommé BlackMamba.

Humour

“Paris-Venise” de Florent Oiseau

Paris-Venise
de Florent Oiseau (Auteur)
Poche – 17 janvier 2019
Éditeur : Pocket

Une bonne pâte, ce Roman. Une bonne tête. Un peu mou, mais honnête, comme le bon pain. Pas étonnant qu’il déniche ce boulot idéal : garçon de cabine dans le Paris-Venise – train-couchettes. De quoi redonner le sourire à Mlle Pajot, sa banquière. Et à lui le goût du voyage. Car il s’en passe, la nuit, dans ce monde en perpétuel mouvement : les objets perdus qu’on empoche, les clandestins qu’on planque moyennant finances, les combines en loucedé… C’est qu’il en faut, de l’argent, quand on est amoureux et qu’on roule vers Venise. Et Roman est amoureux…

 » L’écriture dans le sang et la vanne au bord des lèvres.  » Sophie Delassein – L’Obs

 » Il devient ardu de savoir quoi acheter en librairie pour lire tout en riant à gorge déployée. Florent Oiseau pourrait bien être la solution.  » Nicolas Ungemuth – Le Figaro Magazine

 » L’humour le dispute à l’ironie au gré de chaque voyage.  » L’Express

2019_009_Florent Oiseau - Paris-Venise

Bonjour à toutes et à tous…

Les gens dernièrement ont tendance à me donner des conseils de lecture. Pas facile de leur dire que j’ai une PAL de plus de 400 romans qui grandit chaque jour. (9 encore hier…) Alors, lorsque Samantha de la fnac Rosny 2 m’a conseillé gentiment celui-ci, dont elle m’avait déjà parlé quelques semaines plus tôt, j’ai été bien avisé de l’écouter et tant pis pour ma PAL !!!

Une histoire qui aurait pu être banale, une histoire qui aurait du être banale. Si je n’avais très vite ressenti la sincérité de l’auteur, voire peut-être d’un certain vécu ? Le style narratif, en fait une histoire qui m’a donné envie de lire “ce petit” livre d’une seule traite.

Paris-Venise de Florent Oiseau m’a agréablement surpris.
Dès la première page, Florent, s’attache à décrire avec humour, simplicité et conviction la difficulté des « petits boulots » et le quotidien de certains travailleurs. L’auteur utilise à bon escient l’humour et cela fonctionne parfaitement. La justesse des personnages aussi. La simplicité de leur quotidien, leurs difficultés à se trouver une place dans la vie.

Avec un thème original et profond, j’ai suivi avec plaisirs les tribulations de Roman, banlieusard un peu paumé qui n’a toujours rien fait de sa vie, dans un univers un peu surréaliste, avant de travailler dans le train de nuit qui relie Paris à Venise.

Je conseille ce voyage agréable et divertissant…

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Extrait :
« – Les taxis à Prague, ils roulent comme des dingues.
– Ah bon ?
– Ouais, des furieux, les gars.
– Et c’est beau, Prague ?
– En sait rien. Jamais allé.

Didier, il savait des trucs. Il ne disait pas toujours d’où il les savait, mais le gars maîtrisait ses sujets. Une pointure, selon ses dires.
Didier, ce n’était pas la peine de lui parler de poissons, il en avait forcément chopé un plus lourd que toi. si tu évoquais le moteur de ta bagnole, c’était pareil, le siens faisait le double au bas mot. Avec lui, c’était tout le temps la même histoire. Mais en réalité, la seule chose que Didier avait de plus gros que les autres, c’était sa femme Shirley »

 

Florent Oiseau a 28 ans. Il a été pompiste, chômeur, barman, plongeur, réceptionniste de nuit, ouvrier dans une usine de pain, crêpier et couchettiste sur le Paris-Venise. Son premier roman, Je vais m’y mettre (Allary Éditions, 2016), a été salué par les critiques et désigné
 » le livre le plus drôle de l’année « .

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“Ne la réveillez pas” de Angelina Delcroix

Âmes sensibles, attention c’est du lourd.
Préparez-vous à entrer dans un “jeu”, vicieux et dangereux !

Ne la réveillez pas
de Angélina Delcroix (Auteur)
Broché – 14 juin 2018
Éditeur : Nouvelles plumes

Un thriller psychologique glaçant ! Entrez dans un jeu dont personne ne sort gagnant ! Maxime, jeune étudiant de 25 ans, se rend sur la tombe de sa mère. C’est lui qui, il y a un an, l’a retrouvée, égorgée. Un meurtre horrible, resté irrésolu, dont il ne réussit pas à se remettre. Cauchemars et flash-backs le hantent quotidiennement. Christelle, une amie venue le soutenir, remarque sur le côté de la plaque commémorative une étrange inscription : 00F14 – DEBUT DU JEU. Le même jour, un étudiant est retrouvé mort. Gravé sur sa cheville, un autre code : 02F01. Puis, c’est l’une des policières chargées de l’enquête qui reçoit glissé dans son courrier ce message :  » 02F01 : Le deux cherche les uns à travers l’origine. Affaibli. Disparu. Mort ? Le jeu a commencé, que le meilleur gagne, Joy !  » Qui se cache derrière ce jeu ? Quelles en sont les règles ? Et surtout, qui en réchappera ?

2019_007_angelina delcroix - ne la réveillez pas

Bonjour à toutes et à tous…

Wahou !!!

Quel récit…
J’ai été complètement baladé durant tout le roman.
Très belle écriture. Histoire complètement folle et les dernières pages sont à couper le souffle. Encore une nuit blanche au service de la lecture mais ce roman le méritait bien. Impossible de vous en dire plus sans spolier, mais la psychologie est omniprésente dans cette histoire de meurtres/vengeances aux ramifications plus que savamment dosées…

À chaque fois j’ai cette même surprise lorsque je lis des romans aussi prenant, glaçant même, au final éprouvant, écrit pas des femmes qui dans la vie sont toutes souriantes, lorsque je les croise dans des salons !!!
Devrions-nous nous méfier d’elles ???

En tous cas “Ne la réveillez pas” m’a bousculé, là où il faut !
Je risque de récidiver avec Angélina (… et en plus elle porte un prénom angélique !) assez rapidement…

Âmes sensibles, attention c’est du lourd.
Préparez-vous à entrer dans un “jeu”, vicieux et dangereux !

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Extrait :
« Il était fatigué, usé de ces crises qui duraient depuis deux longues années. Et quoi qu’il dise, quoi qu’il fasse, il ne parvenait plus à le rassurer. Ce soir-là, il avait fini par s’endormir en la serrant dans ses bras, silencieusement. Au milieu de la nuit, il ne l’avait pas sentie se défaire doucement de son étreinte, s’extraire du lit et descendre les escaliers. Le bruit, il l’aurait reconnu entre mille. Celui qui venait de l’arracher à son profond sommeil et qui l’empêcherait à tout jamais de dormir. une détonation, une seule… Il était tombé du lit dans sa précipitation et avait dévalé les escaliers en ne touchant qu’une marche sur trois, mais il savait, il connaissait ce silence aussi bien qu’il connaissait le bruit de son arme. Ce silence, c’était celui de la mort, satisfaite de son travail. Isabelle était là, sur le carrelage blanc, allongée sur le coté, les jambes pliées comme un pantin, le visage caressant le solde coté gauche. Ses longs cheveux noirs dispersés en bataille peinaient à camoufler l’horreur de la sortie de la balle. Le sang se répandait à une vitesse impressionnante autour de sa tête. Philippe s’était jeté sur elle, un genou de chaque coté de son corps, il avait soulevé ce qui restait de sa tête pour la serrer contra lui, et il avait hurlé de toutes ses forces, mais les sons étaient restés bloqués dans sa gorge. »

 

Née en 1978, à Luçon. Après une licence de génétique et des études en psychothérapie, Angélina Delcroix est actuellement psycho-praticienne en Vendée. Mariée et mère de deux enfants, elle consacre son temps libre à sa passion, l’écriture.