Polar historique, Suspense

Le Mystère de la Main rouge

de Henri Lœvenbruck
Broché – 22 octobre 2020
Éditeur : XO

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Juillet 1789.

La Bastille vient de tomber. Danton, Desmoulins et Robespierre entrent dans l’Histoire. Au milieu du tumulte, le jeune et brillant journaliste Gabriel Joly a découvert l’identité du Loup des Cordeliers, ce mystérieux justicier qui hante, la nuit, les rues de Paris. Mais alors qu’il est sur le point de le confondre, voilà que celui-ci disparaît !

La course-poursuite s’engage, menant Gabriel jusque dans les maquis de l’île de Corse, sur les traces de la Main rouge, étrange société secrète dont les membres tentent d’influer sur la Révolution en cours.

Accompagné du pirate Récif et de l’intrépide Théroigne de Méricourt, Gabriel parviendra-t-il à retrouver le Loup des Cordeliers et à découvrir ses plus noirs secrets ? Entre complots et trahisons, il devra faire usage de sa plus grande sagacité pour résoudre l’énigme de la Main rouge.

La suite attendue du Loup des Cordeliers, roman salué par François Busnel, de La Grande Librairie.

 

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Bonjour à toutes et à tous,

La révolution est en marche, accompagnée de son lot de complots et de vengeances. Dans ce second opus, nous sommes à nouveau plongés au cœur de l’Histoire. En ouvrant ce livre, c’est un voyage temporel qui s’offre à nous.

Après le Loup des Cordeliers, ce nouveau roman est dans la même veine. Absolument passionnant !

Alors, plutôt que de répéter, ce qui a déjà été dit par tous les autres lecteurs de ce roman, je vous offre un chapitre complet, afin que vous vous fassiez votre propre opinion !

En attendant la suite…

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Chapitre 14

« De déchirants adieux

 Au loin, sous le manteau de la nuit, les torches des gendarmes dansaient comme autant de lucioles derrière les arbres. Mais cet lucioles se déplaçaient bien vite et, dans quelques instants seulement, elles seraient déjà sur eux.
 Le loup, tendu sur ses pattes antérieurs, grognait et, malgré sa blessure au flanc, semblait être prêt à bondir. Lorette senti qu’une boule se former dans sa gorge. Elle savait qu’il n’y avait que deux issues possibles à la scène qui se préparait et qu’aucune ne lui était acceptable. Fuir, ou combattre.
 Combattre, c’était tuer six gendarmes qui, à sa connaissance, n’avaient commis d’autre crime que de remplir leur devoir. Fuir… Eh bien, fuir, c’était se séparer du loup, car, à l’évidence, ils ne pourraient s’échapper en calèche. En outre, l’idée de l’enfermer de nouveau dans une boîte était devenue intolérable à Mlle printemps.
 La jeune femme tourna lentement la tête vers son compagnon et, fût-ce dû aux larmes qu’elle avait dans les yeux ou aux liens indicibles qui s’étaient tissés pendant près de dix ans entre ces deux êtres solitaires, le loup sembla à comprendre la nature du désespoir qui envahissait sa maîtresse. Lorette s’agenouilla près de lui et lui caressa le haut du crâne.
 – Tu vas devoir t’enfuir, Sanna. Et moi aussi. Je ne peux plus t’emmener avec moi…
En disant cela, elle avait mille sanglots dans sa voix, car jamais sur terre elle n’avait eu de compagnon plus fidèle que celui-là, qui avait partagé son secret, son isolement, qui l’avait protégée maintes fois, et qui lui avait offert une confiance qu’aucun loup, d’ordinaire, n’accorde en l’espèce humaine. Il y avait entre ces deux âmes esseulées une indéfectible amitié, une intimité si forte qu’on l’aurait dite inaccessible à l’homme. Et pourtant ils n’avaient à présent d’autres choix que de prendre des chemins différents.
 En signe d’affection, le loup, dont la famille est capable de bien plus d’intelligence et de compassion on ne lui en prête, pencha la tête en geignant, lécha les mains de la jeune femme et leva la patte vers elle comme pour la retenir.
 – Va, mon loup ! Va ! Pleura Lorette.
 Mais la bête se pressait contre elle, se glissait entre ses jambes en poussant des gémissements plaintifs.
 À cet instant, le souffle des chevaux sur lesquels étaient montés les gendarmes se fit entendre dans leur dos. De plus en plus proche.
 – Va ! Ordonna Lorette en tapant dans ses mains pour faire fuir l’animal.
 Le loup recula de quelques pas, tête basse, dans un sursaut craintif.
 – Cours, Sanna ! Pour l’amour du ciel !
 Désorientée, la bête geignait en faisant des cercles hésitants. On eût dit qu’elle implorait sa maîtresse de ne point l’abandonner.
 – Là-bas ! Cria une voix qui n’était plus qu’à quelques foulées.
 Dans une abdication déchirante, Lorette courut vers les chevaux harnachés à la calèche, détacha le plus grand et sauta sur son dos. Se retournant une dernière fois, elle vit le loup qui n’avait pas bougé et lut dans ses yeux une affliction que l’on n’eût pu t’imaginer trouver dans le regard d’une bête.
 La jeune femme, les joues trempées de larmes, abattit sa capuche sur sa tête, pressa des talons les flancs de sa monture et s’en fut dans la forêt comme un spectre nocturne. »

 

Henri Loevenbruck est né en 1972 à Paris. Fils d’enseignants, il grandit dans le quartier de la Nation et hérite de ses parents d’une passion pour la culture anglo-saxonne. A 25 ans, après des études littéraires, il épouse d’ailleurs une Anglaise et part vivre avec elle en Angleterre puis ils reviennent en banlieue parisienne. Après quelques pas dans le journalisme et la musique, au milieu des années 90, amoureux des littératures de l’imaginaire, il fonde Science-Fiction Magazine avec Alain Névant, un ami d’enfance. Après avoir tenu le poste de rédacteur en chef de ce magazine pendant plusieurs années, il décide ensuite de se consacrer pleinement à l’écriture. Il partage aujourd’hui son temps entre les romans et les scénarios, avouant son penchant pour le thriller investigatif, la Fantasy et le roman d’aventure en général.

Polar, Thriller psychologique

Des larmes sur River Falls

de Alexis Aubenque (Auteur)
Poche – 13 juin 2018
Éditeur : Bragelonne

Alors que l’été s’achève, le shérif Mike Logan savoure la tranquillité qui règne sur sa ville. Revenir à River Falls a été la meilleure décision de sa vie, se dit-il. Mais le destin le rattrape : à l’aube, on retrouve le cadavre d’un homme dans un champ, crucifié tel un épouvantail. Un mot est accroché à ses habits : « Là est ta place ! » Secondé par la lieutenante Lindsay Wyatt, amie de la fille de la victime, Logan enquête dans toutes les directions possibles, avec la terrible impression que d’autres meurtres vont suivre.
Plus méfiant que jamais à l’encontre de Logan, le journaliste Stephen Callahan et sa consœur Leslie Callwin, une spécialiste des tueurs en série, enquêtent en parallèle. Ils vont découvrir qu’à River Falls, l’horreur peut prendre de multiples visages…

Après le succès de Retour à River Falls, Alexis Aubenque revient avec un nouvel épisode inédit de sa série culte. Depuis le mois d’octobre 2018, les éditions Bragelonne ont republié également au format poche, tous les six mois, un titre de la première trilogie : 7 jours à River Falls, Un Automne à River Falls (Prix Polar de Cognac) et Noël à River Falls.

 

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Bonjour à toutes et à tous.

J’avais hâte que ce tome, de ma saga fétiche, arrive sur le devant de ma PAL…

Et comme d’habitude, c’est un très bon thriller, rempli de suspens et de rebondissements, sans temps mort, avec une intrigue rondement menée dont le dénouement vous surprendra, car il faut savoir, pour ceux qui ne le connaissent pas encore (il y en a ???), c’est qu’avec Alexis Aubenque, impossible de savoir qui est le coupable avant la fin !
Et Dieu sait si j’ai essayé…

Un homme est retrouvé crucifié dans un champ, avec un panneau sur ses vêtements : « là est ta place ! ». Avec l’aide du lieutenant Lindsay Wyatt, Logan recherche dans toutes les directions sans se douter que cette nouvelle enquête risque de le mener vers le pire. Pendant ce temps là, les journalistes Leslie et Stephen vont mener leur enquête en parallèle.

Beaucoup plus sombre que le premier tome de la saison deux, on entre ici vraiment dans la psychologie des personnages. Dans le premier opus, Alexis nous permettait d’apprendre à connaître tous ceux que nous allions côtoyer, ici, il entre dans le vif du sujet, et ne ménage pas ses personnages, ni ses lecteurs non plus.
Ce second tome, je l’ai dévoré en quelques heures.

Lorsque je lis cette saga, j’ai vraiment l’impression de regarder une série sur mon écran !
Et de la même façon lorsqu’on arrive à l’épilogue, Alexis à le don “du dernier rebondissement”, sachant qu’il nous faudra attendre une année pour connaître la suite, et savoir ce qu’il va advenir de “nos” personnages…

Style toujours aussi addictif et fluide.
En résumé, un excellent roman dans une très bonne série…
Qu’“il faut Lire” !!!

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Extrait :

« Logan n’avait aucune nostalgie de Seattle ou de San Francisco. Bien au contraire. Il avait besoin d’être proche de la nature. Oubliées les villes tentaculaires et bouillonnantes. Trop de bruit, trop de monde, trop de hiérarchie. Même s’il était chef du département Homicides, il devait en référer en permanence à ses supérieurs. Il n’était qu’un engrenage dans le dispositif policier, alors que, ici, il était l’unique décisionnaire. Il avait été élu par les habitants de River Falls et n’avait à rendre de compte qu’à eux.
Jamais je n’aurais dû accepter de partir, se dit-il en pensant à toutes ces années passées loin de River Falls. Mais bon, le principal était d’y être revenu. Et la vie allait reprendre son cours pour le meilleur et pour… le meilleur ! »

 

 

Lauréat du prestigieux Prix Polar du festival de Cognac pour Un Automne à River Falls, le deuxième épisode de la série des enquêtes de Mike Logan, Alexis Aubenque est souvent dépeint comme le Harlan Coben français, pour son sens du suspens, la nervosité de son écriture et la force de ses personnages. Désormais, c’est chez Bragelonne Thriller que « le plus américain des auteurs français » publie sa série d’été.