Cercle littéraire

Mon mari

de Maud Ventura
Broché – 19 août 2021
Éditeur : Iconoclaste

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“Excepté mes démangeaisons inexpliquées et ma passion dévorante pour mon mari, ma vie est parfaitement normale. Rien ne déborde. Aucune incohérence. Aucune manie.”
Elle a une vie parfaite. Une belle maison, deux enfants et l’homme idéal. Après quinze ans de vie commune, elle ne se lasse pas de dire “mon mari”. Et pourtant elle veut plus encore : il faut qu’ils s’aiment comme au premier jour. Alors elle note méthodiquement ses “fautes”, les peines à lui infliger, les pièges à lui tendre. Elle se veut irréprochable et prépare minutieusement chacun de leur tête-à-tête. Elle est follement amoureuse de son mari. Du lundi au dimanche, la tension monte, on rit, on s’effraie, on flirte avec le point de rupture, on se projette dans ce théâtre amoureux.

 

2022_019_Ventura Maud - Mon mari

 

Dans le cadre de nos réunions mensuelles du Cercle littéraire de Maffliers nous avons pu rencontrer Maud Ventura pour son Roman “Mon mari”…
Elle s’est prêtée gentiment aux “jeu” des questions/réponses tout le long de la soirée !
J’ai découvert une personne, très agréable qui a su développer son ouvrage et m’a personnellement éclairé sur certains points que je n’avais pas perçus.

Aujourd’hui, je suis triste…
Ayant vu les différents retours du premier roman de Maud Ventura, je me faisais un plaisir de le lire… Mais, malheureusement, je n’ai pas été suffisamment capté pendant ma lecture.
Alors, oui, je suis triste, d’être passé à côté du roman de Maud.

Pourtant, les deux premiers chapitres m’ont plutôt plu !
Singuliers. Un monologue écrit à la première personne, avec un style alerte, les descriptions des petits riens du quotidien, réalistes par certains aspects, mais souvent répétitifs avec un humour à froid parfois tranchant.
L’héroïne, une femme, professeure d’anglais et traductrice (on ne connaîtra jamais ni son prénom, ni son nom), est obsédée par le parfait amour, et raconte SA vie auprès de son Mari (dont on ne connaîtra pas non plus le prénom).

Maud dresse un portrait dépeignant cette femme sur le qui-vive, qui a tout pour être comblée et qui au fil du roman va devenir beaucoup plus inquiétante que je ne l’avais imaginé.
Le récit se découpe en sept chapitres, les sept jours de la semaine, auxquels elle attitrera pour chacun une couleur différente représentative de sa perception de la journée.
Comme je l’expliquais plus haut, le lundi et le mardi se sont bien déroulé…

Mais… à partir de mercredi, j’ai trouvé le récit malheureusement ennuyant.
Certes, il y a çà et là, de très bonnes idées qui émanent, tantôt pétillantes, parfois effrayantes. Mais il m’aura fallu attendre l’excellent épilogue, pour sortir d’un rythme qui était devenu pour moi, trop répétitif.

Aujourd’hui, je suis triste…
Je suis passé à côté du premier roman de Maud Ventura…
Aux vues des critiques positives attribuées au récit, depuis sa sortie, je vous conseille de vous faire votre propre avis !

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Extraits :

« Je suis amoureuse de mon mari. Mais je devrais plutôt dire : je suis toujours amoureuse de mon mari.
J’aime mon mari comme au premier jour, d’un amour adolescent et anachronique. Je l’aime comme si j’avais quinze ans, comme si nous venions de nous rencontrer, comme si nous n’avions aucune attache, ni maison ni enfant. Je l’aime comme si je n’avais jamais été quittée, comme si je n’avais rien appris, comme s’il avait été le premier, comme si j’allais mourir dimanche. »

« Louise est sublime dans sa longue robe noire, et je ne peux pas m’empêcher de lui faire remarquer que cette couleur et cette coupe lui vont bien. Je m’en veux au moment même où les mots sortent de ma bouche. C’est un travers que je tente de corriger depuis des années : je commente systématiquement un collier, une tenue, un rouge à lèvres ou un parfum qui me plaisent (il faudrait que je me contente de me renseigner discrètement pour savoir d’où ils viennent et acheter les mêmes plus tard). J’ai toujours éprouvé une admiration démesurée pour les femmes de mon entourage, et le leur faire sentir me place insidieusement en infériorité par rapport à elles. Il faut que j’apprenne à ne pas le faire. À moins le faire. Louise me remercie, mais ne me retourne pas le compliment. Dans les milieux bourgeois, on se complimente peu. »

« Depuis que j’ai rencontré mon mari, mes parents, mes sœurs, mes collègues n’ont cessé de commenter mon bonheur. Ils l’affirment tous avec assurance : « Tu en as de la chance ». On me dit que j’ai de la chance comme si j’avais gagné mon mari au loto. On se comporte avec moi comme si j’avais déjoué les statistiques et les probabilités en l’épousant. En d’autres termes, on suggère qu’il aurait pu trouver mieux. »

« Je quitte l’hôtel avec légèreté. J’ai passé un bon moment, même si je sais que c’était pour de faux, comme disent les enfants. C’était bien, mais ça ne compte pas. Cette liaison ne sera ni féconde ni productive : aucun enfant, aucun mariage, aucun bijou ne sortira de cette fin d’après-midi passé avec Maxime. Même la photo de mon dos, unique témoin de ce moment, a été supprimée. De nous deux, il ne reste déjà plus rien. »

 

 

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Maud Ventura a vingt-huit ans et vit à Paris. Elle est titulaire d’un master en philosophie de l’École normale supérieure de Lyon (2013-2015) et d’un master en ménagement d’HEC Paris (2016-2019).

Elle rejoint France Inter juste après ses études. Depuis 2021, elle est rédactrice en chef des podcasts dans un grand groupe de radios, NRJ.
Elle ne cesse d’explorer la complexité du sentiment amoureux dans son podcast “Lalala” et dans son premier roman Mon mari.

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