Émotion, Drame, Roman

Les Secrets

Amelie Antoine
Poche – 6 mars 2019
Éditeur : Le Livre de Poche

Bandeau_Amélie

Vous l’aimez plus que tout au monde.
Vous lui faites aveuglément confiance.
Vous ne rêvez que d’une chose : fonder une famille ensemble.
Mais rien ne se passe comme prévu.

Et si le mensonge, parfois, était une ultime preuve d’amour ?
Une histoire racontée à rebours, car c’est en démêlant les fils du passé qu’on peut comprendre le présent.

Une nouvelle reine du thriller qui embarque le lecteur dans un univers trouble et amer. Plume haletante, dialogues vifs et efficaces… Du grand art.

Adeline Fleury, Le Parisien Week-end

 

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Bonjour à toutes et à tous…

Suite à ma dernière lecture, “Le jour où” d’Amélie Antoine, je suis tombé en panne de lecture et ce, durant quelques jours…
J’étais tellement imprégné de ce récit qui m’avait bouleversé que je ne savais plus quoi lire !

Tuons le mal par le mal, j’ai donc enchaîné sur un autre roman d’Amélie.

“Les secrets”.
Je ne savais pas du tout à quoi m’en tenir, mais dès le début j’ai reconnu le style incisif de son écriture, avec un challenge supplémentaire. L’histoire est écrite à l’envers !
Quand je dis “à l’envers”, vous ne serez pas obligé de vous contorsionner dans tous les sens pour le lire !
Pas besoin de miroirs non plus !
Amélie remonte tout “simplement” le temps, et dans les chapitres et dans le récit, mêlant flashback et présent. Elle nous entraîne dans une grande spirale intenable où chaque petit détail a une réelle importance. C’est une superbe idée, parfaitement maîtrisée… Cela m’a obligé à une lecture très différente de d’habitude, beaucoup plus lente. Le récit commence dans le présent et remonte ainsi jusqu’à six ans auparavant.

Mais attention, vos nerfs seront mis à rude épreuve !

Mathilde, est une trentenaire mariée depuis plus de dix ans à Adrien. Ils ont tout pour être heureux. Mais il manque l’élément essentiel dans leur vie de couple… un enfant.
Tomber enceinte va devenir l’obsession de Mathilde, une obsession telle qu’elle occupera toutes ses pensées jours et nuits.
Et puis, il y a Élodie, la maman de Jeanne… Jeanne qui voudrait simplement connaître son papa, Yascha, complètement démissionnaire.

WAOUH !
C’est un roman, qui encore une fois, prend aux tripes. Malgré le fait que je ne soit pas une femme (si, si je vous assure !) c’est avec émotion que j’ai partagé les problèmes de nos héros qui vont se croiser, s’entremêler dans la vie sans même s’en rendre compte.
C’est un roman qui parle de situations très réelles pour certain(e)s d’entre nous, et qui m’a touché dès les premiers lignes.

Jusqu’où sommes nous capable d’aller par amour ?

Une histoire très originale et attachante à côté de laquelle il serait dommage de passer sans s’arrêter.

Merci Amélie…

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Extraits :

« Comment croire, comment accepter que son ventre se soit tout à coup transformé en cercueil ? Le cœur au bord des lèvres, elle voudrait que tout soit déjà derrière eux, que ce bébé mort avant d’être né ne soit plus en elle, que quelqu’un vienne maintenant et l’extirpe de son corps. C’est une sensation tellement incontrôlable, tellement intense, tellement honteuse qu’elle sait, au moment même où elle est saisie de dégoût et d’effroi, qu’elle ne pourra jamais en parler à personne.
Cet instant précis où l’enfant qu’elle abritait dans son ventre et qu’elle n’a pas su protéger s’est transformé en déchet à évacuer et à oublier. »

…/…

« Peut-être parce que le chagrin est quelque chose d’extrêmement personnel, même quand on affronte ensemble la même épreuve. »

 

Amélie Antoine est née en 1984, ce qui en fait encore d’elle, d’après son éditeur, une « jeune trentenaire ». Elle vit à Lille avec sa famille.

Après un récit autobiographique, Combien de temps, publié en 2011, elle se lance dans la fiction et publie en mars 2015 son premier roman Fidèle au poste. Ce texte connaît très vite un vif succès, et parvient à séduire plus de 25 000 lecteurs en autoédition, avant d’être repéré par les éditions Michel Lafon et de sortir en librairie en mars 2016, puis dans les pays anglophones en août 2016. Depuis, ce sont plus de 250 000 lecteurs qui ont été conquis par ce thriller psychologique ! Une adaptation au cinéma est en cours de réalisation.

Son deuxième roman, Au nom de quoi, sort en 2016. Par obligation éditoriale, il est dans un premier temps publié sous le pseudonyme de Dorian Meune. Ce texte revient, par le biais de la fiction, sur la soirée du 13 novembre 2015 au Bataclan.

Sorti en 2017 en librairie, son troisième roman, Quand on n’a que l’humour…, retrace la carrière d’un humoriste au sommet de la gloire, un homme brisé qui cherche à tout prix à renouer avec son fils duquel il s’est éloigné au fil des années.

En novembre 2017, c’est un projet atypique de deux romans noirs qu’elle publie avec Solène Bakowski : Avec elle / Sans elle.

« Raisons obscures » (2019) est son sixième roman, il est publié chez XO éditions.

son site : http://www.amelie-antoine.com
page Facebook : https://www.facebook.com/AmelieAtn/

Noir, Polar, Thriller

Pour le pire

de E.G. Scott (Auteur) (Elizabeth Keenan et Greg Wands)
Broché – 5 février 2020
Éditeur : PYGMALION

Le couple que forment Paul et Rebecca ne reposerait-il que sur des illusions ? Lorsque deux policiers sonnent à leur porte un matin, à la recherche d’une femme disparue, Rebecca est loin de se douter que ce sera l’événement le moins dramatique de sa journée. Car son mari cache quelque chose. Et plus elle creuse, pire semble être l’objectif de celui qui partage sa vie depuis vingt ans. Alors que les mensonges de Paul se multiplient, confiance et fidélité semblent ne plus être que de lointains souvenirs et sa femme sombre dans la paranoïa. Progressivement, le couple se retrouve piégé dans une spirale infernale… au risque de tout détruire.

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Bonjour à toutes et à tous…

J’ai plongé, tête baissée dans cette histoire et je me suis laissé embarqué dans ses nombreuses ramifications, aussi sombres que surprenantes jusqu’au bout.

C’est un roman complexe, tortueux et assez intelligent qu’Elizabeth Keenan et Greg Wands, sous le pseudonyme d’E. G. Scott, ont écris. Ils ont réussi un tour de force. Aiguiser ma curiosité et de me malmener tout le long de la lecture en m’embrouillant habilement jusqu’à la fin.

Le rythme ne faibli jamais et, les deux auteurs sont aussi diaboliques qu’efficaces. Entre le passé, le présent, j’avoue m’être demandé où ils allaient m’emmener.

Il n’aurait pas fallu grand chose de plus pour que ce roman me touche vraiment.
Peut-être un couple un peu moins « hermétique » et des personnages un peu plus développés.
Paul, qui semble avoir constamment besoin de se prouver qu’il peut encore séduire, Rebecca, accro aux médicaments, Sheila qui… euh… ça je ne peux pas le dire sans dévoiler une grosse partie du suspense.
Quoi qu’il en soit, j’ai eut du mal à m’attacher ou à m’identifier aux personnages tant ils sont complètement déjantés.
Par contre, j’ai beaucoup aimé l’intervention des deux policiers, même si, pour eux, il leurs manquaient aussi un “petit” quelque chose…

Par contre le style d’écriture, l’alternance des personnages à chaque chapitre, ont donné un rythme effréné durant toute ma lecture… Et impossible d’essayer de deviner la fin, celle que nous livrent les auteurs, est tout à fait surprenante et cohérente avec le reste du roman !

“Pour le pire” reste une agréable et intéressante découverte.

À lire !

Je remercie Les éditions Pygmalion et Babelio pour l’envoi de ce thriller…

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Extraits :
« Paul était la première personne que je connaissais qui savait à quel point certains moments de la vie peuvent mal tourner, que certains ne s’effacent jamais et qu’ils détruisent des existences, surtout s’ils se produisent dans l’enfance. »

« J’ai soulevé la bâche enroulée pour la sortir de la voiture, mais je l’ai lâchée aussitôt sur le sol : mes bras étaient si fatigués que j’ai fini par devoir déplacer le rouleau de plastique à coups de pied jusque dans le trou. J’ai ensuite rebouché l’excavation et j’ai aplati la terre avec le plat de la pelle, puis j’ai rangé les outils à l’arrière de la Jeep et me suis installé au volant. J’ai allumé les phares en mettant le contact, et un flot de lumière s’est répandu sur un terrain apparemment intact. J’ai poussé un grand soupir et j’ai passé la première. »

 

 

 

Sous le pseudonyme d’E.G. Scott, Elizabeth Keenan et Greg Wands écrivent à deux. Amis depuis plus de vingt ans, «Pour le pire» marque leur première collaboration.