Émotion, Humour

L’Amour, c’est…

Par 200 auteurs – textes illustrés par Jack Koch
Broché – 31 octobre 2018
Éditeur : Le Livre de Poche

Illustrateur très actif sur les réseaux sociaux, Jack Koch a invité 200 auteurs, connus et moins connus, français et étrangers, issus de tous les genres littéraires, à offrir leur définition de l’amour, qu’il a ensuite illustrée.
Le résultat : 400 pages empreintes de poésie et d’humour.

 

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Bonjour à toutes et à tous…

Qu’est-ce que l’Amour, l’Amour avec un grand A ?

C’est la question “toute simple” que Jack Koch a posé à 200 auteurs…
Classés par ordre alphabétique, ils vous offrent leurs propres définitions !

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“L’amour c’est…”

– L’essentiel. Mais qu’est-ce que c’est compliqué !
– Comme un filtre Snapchat : embellissant !
– Se sentir comblé par un secret qu’on est deux à partager.
– Lever les yeux au même moment pour se chercher…
…/…

C’est un livre sublime.
Un livre magique, empreint de poésie, de rêves et d’humour aussi…
Un livre que j’ai savouré, que j’ai lu tranquillement, n’importe quand, n’importe où.

Chaque mot, chaque phrase, chaque dessin est un cadeau de bonté.
C’est ainsi, qu’étalée sur plusieurs mois, ma lecture m’a donnée l’occasion de lire et relire plusieurs fois tous ces très beaux textes. Je ressentais quelque chose d’intime parfois.
À aucun moment je ne me suis lassé d’admirer les illustrations de Jack.
Quelques gris, des filets noir en soutien, rehaussé de blanc pour le relief… et comme par magie tous les dessins prennent vie…
Un vrai régal pour mes yeux et pour mon cœur, que du bonheur !

Un grand merci à toi Jack !
À très bientôt…

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En achetant ce livre, non seulement vous vous ferez plaisir, mais vous pourrez aider des enfants malades. Une partie de son prix (2€) est systhématiquement reversée à l’association « Le rire médecin » qui grâce à vous pourra faire intervenir des comédiens, des clowns et autres professionnels dans les hôpitaux et permettre aux enfants, à travers le rire, de se sentir moins seuls, de mieux lutter contre la douleur et de se battre contre la maladie.

Dédicace

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Extrait :

« L’amour, c’est s’aimer entre la terre et le ciel,
c’est partager les étoiles d’été
et dormir l’un contre l’autre
dans notre univers »
Jack Koch

 

 

L’histoire de « L’amour, c’est », racontée par Jack Koch * :

Début novembre 2017, j’ai publié sur mes réseaux des dessins que j’ai appelés « L’amour c’est… ».
À gauche mon texte en caractères machine à écrire sur fond gris et à droite le dessin sur papier kraft. Chaque texte commençant par cette même phrase, parce que j’aime les séries déclinées.

J’ai réalisé 7 dessins avec mes mots.
Sans penser à plus j’ai demandé à un puis deux puis trois auteurs de m’écrire leur version de « L’Amour c’est… ». J’ai pris un plaisir immense à illustrer leurs mots qui emportaient mon crayon vers des zones où je ne serais pas allé tout seul.

J’ai contacté des gens que j’aime, amis, auteurs ou autres pour qu’ils me proposent leur vision de l’amour. Et porté par leur enthousiasme et leurs encouragements (merci Sophie, merci Laurent) j’ai continué, sans savoir du tout ce que ça pourrait donner. Arrivé à une trentaine de contributions l’histoire semblait terminée. Et je ne savais de toute manière pas quoi en faire. Ça n’était pas une BD, pas un album, pas un roman graphique. Pour moi c’était invendable.
C’est Sophie Loubière qui a trouvé la clé pour continuer, en me proposant un ami qui adorerait participer: Thomas Cook.
Pour moi c’était inconcevable que ce type, si « connu » et si loin en plus, me donne ses mots, à moi, comme ça, sans aucun projet éditorial, sans me connaître et sans rien en contrepartie.

J’ai accepté. Mais je trouvais ça dingue. Et j’ai fait, pour remercier, les portraits de tous (je ne pensais pas devoir en faire 200 !). Alors j’ai donc demandé à ma petite trentaine de contributeurs de proposer l’idée à quelqu’un qu’ils aiment.
Pas forcément des auteurs. Que le lien soit l’amour. Et là j’ai commencé à flipper (un peu) parce que le truc m’échappait complètement. Les noms et les contributions sont arrivés en rafale. Et quels noms… J’ai passé du temps sur Wikipédia pour découvrir les livres ou les métiers de toutes ces personnes !
Je pensais qu’après 50 versions de « L’Amour c’est… » on en aurait fait le tour, mais j’ai vite compris que ce sujet était inépuisable et d’une variété immense.

L’amour sous toutes ses formes. Le beau, le lumineux, mais aussi, la tristesse, la perte, la douleur, l’amour filial, l’amour d’enfance, l’amour au grand âge et l’amour entre deux femmes, deux hommes.
Samantha a suggéré l’idée d’en faire un éphéméride. Mais il fallait 365 contributions et c’est un objet qui ne se vend à priori qu’en fin d’année. Mais je me suis lancé dans cet objectif !

50, puis 75, puis 100 contributions sont arrivées à une vitesse insensée. Parce que chacun me proposait d’autres noms et surtout, surtout l’enthousiaste Caroline, libraire au top, qui m’a généreusement et plus que gentiment ouvert son carnet d’adresse immense. Grace à elle la fusée a décollé.

Vers l’infini et au-delà. Merci à toi Caroline.
Oui ça commençait à ressembler à quelque chose, mais à quoi ?

J’ai été débordé par l’enthousiasme de tous et on me répétait que ça allait forcément aboutir.
Littérature, polar, feel good, thriller tout est représenté. Auteur, illustrateur, scénariste, coloriste, traducteur, journaliste, blogueur, éditeur, libraires, bibliothécaires, attachés de presse, profs, acteurs, musiciens, parolier, réalisateur et bien d’autres autour du monde du livre ou pas. Et puis les frontières ont été franchies : Anglais, Irlandais, Italien, Belge, Québécois, Néo-Zélandais, Sud-Africain, Etats-unien, Russe et même Alsacien…

Puis 125… Mais quoi en faire ? Et comment arrêter cette chaîne qui pour certains était à la 5ème génération.

Comme un arbre généalogique.
C’est là que certains mauvais élèves, Virginie et Baptiste en tête ont publié leur dessin avec leur phrase sur Facebook. Sur le coup j’en ai été saisi parce que… parce que si ça se trouve on ne pourra jamais rien en faire si c’est déjà diffusé sur les réseaux !

C’est pourtant grâce à cette mise en lumière que j’ai reçu les mails que chaque illustrateur rêve de recevoir : « Avez-vous un éditeur pour ce projet ? » Le monde à l’envers quoi !

Un projet ? Quel projet ?
Et c’est bien ça le plus étrange dans cette aventure, ça n’a jamais été un projet. Les choses se sont faites, presque toutes seules. Le voyage vers Paris en TGV a été particulier, je me demandais un peu ce que j’allais faire là.

J’ai vu 4 éditeurs, et j’ai été ravi de leur gentillesse, leur accueil et leur franchise.
Il ne s’est pas écoulé 2 mois entre la première contribution dessinée et l’accord avec le Livre de Poche…

« L’amour c’est… » venait de trouver une maison. Et quelle belle maison.
Ce que j’ai gagné avec cette aventure est immense. En rencontres, en sourires, en encouragement, en fierté.

L’Amour c’est avoir illustré tous ces mots.

Le livre sort le 31 octobre 2018, moins d’un an avant le début et je me réveille chaque matin en me disant « c’est dingue… ».

Le livre de Poche – format 24 × 16 – 14€90 dont 2€ qui seront reversés à l’association Le Rire Médecin.

Et en plus on est presque à la parité homme femme !

Merci à tous les 200. Et à tous ceux qui achèteront ce livre.

Je vous embrasse.

Jack

………………………
* Texte récupéré sur le Blog littéraire, EmOtionS.
Yvan Fault, le 31 octobre 2018.
https://gruznamur.com/2018/10/31/lamour-cest-200-auteurs-textes-illustres-par-jack-koch/

Émotion, Roman

Maritima

Maritima
de Sigolène Vinson (Auteur)
Broché – 6 mars 2019
Éditeur : L’OBSERVATOIRE

Les flammes des torchères de l’industrie pétrochimique brûlent dans les ciels immenses aux couleurs des peintres, les ocres de la Sainte-Victoire se distinguent au lointain. De la fenêtre de son immeuble surplombant l’étang de Berre, Jessica passe ses journées à guetter les poissons, prête à alerter son grand-père Joseph et son vieil acolyte Émile qui tendent leurs filets de pêcheurs d une rive à l’autre du chenal pour y prendre les bancs de muges. La jeune femme pourrait pourtant faire autre chose de ses journées, s’intéresser à Ahmed, son compagnon ingénieur dans les usines voisines, ou à Antoine et Dylan, les singuliers petits-fils d’Émile ; elle pourrait essayer d’aimer Sébastien, son fils de 5 ans, qui parle à peine et détourne rarement son attention de l’écran de son téléphone. Les habitants de ce territoire mêlé d’odeurs d’industrie, de mer et d’étang semblent ne vouloir être nulle part ailleurs. Jessica rêve-t-elle d’un autre destin, par-delà l’horizon bouché par les usines, là où s’étend le large ? Une année, tout bascule. Tragédie ou accident, rien ne sera plus comme avant.

 

2019_059_Sigolène Vinson - Maritima

 

Bonjour à toutes et à tous…

J’ai découvert Sigolène Vinson, elle a agrandi mon horizon.

J’avais déjà entendu parler de l’étang de Berre, il y a quelques années.
Ce lieu était pour moi synonyme d’usines, de pollution et de laideur.
Sigolène, nous en donne une autre version.
Par delà le viaduc autoroutier, il y a la mer, il y a aussi la beauté…

Dès que je me suis mis à lire ce roman, inconsciemment j’ai changé ma vitesse de lecture.
Chaque phrase, chaque mot est pensé, et a son importance… Je me suis laissé emporté par son souffle littéraire.
Sigolène prend son temps.
Celui d’installer ses personnages,
celui de nous faire visiter des lieux,
celui de nous raconter son histoire,
afin de nous faire comprendre la complexité de la vie, parfois…

Jessica vit dans un immeuble avec son fils de 5 ans. Elle surveille de la fenêtre les bancs de poissons et lorsqu’ils arrivent, elle alerte son grand-père, Joseph !
Voici le début de l’histoire… Le soleil, la chaleur, le vent, la mer…
Il va vous falloir patienter quelques pages (très bien écrites) avant de recevoir un électro-choc !
L’histoire aurait pu être simple, mais dans ce récit tous les personnages sont complexes, très attachants et cabossés par la vie, aussi bien les enfants que les adultes.

C’est un roman sensuel, beau et tragique à la fois, qui se vit autant qu’il se lit.
J’ai tourné la dernière page, à regret…

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Extrait :
« Jessica passa une main sous le pli trempé de ses genoux. Après l’avoir imprégnée de sueur, elle la porta à son nez. Ses narines gonflèrent sous l’inspiration, elle aimait quand le sel rehaussait son odeur, lui donnait une identité olfactive. Elle vivait son corps en marais salant d’où s’évaporait la Méditerranée. Dans ses veines, coulait la souffrance des gens d’étang, celle aussi plus lancinante des gens de la mer. La tête renversée en arrière, les paupières closes, elle se rappela ce matin où, enfants elle avait eu un espoir. Il devait être à peine six heures, elle trottinait derrière son arrière-grand-mère, Gabrielle, la mère de Joseph, chez qui elle avait dormi. Gabrielle pulvérisait un répulsif pour chien et chat sur toute la longueur de la ruelle où elle habitait, elle aimait passer ses journées sur le trottoir, installée sur une chaise qu’elle sortait de sa cuisine par la fenêtre. D’expérience, elle savait qu’au soleil, l’urine ce condensait en une vapeur d’ammoniaque qui lui grattait la gorge et lui piquait les yeux. Jessica était chargée de vérifier que personne ne la voyait, les voisins n’auraient pas compris qu’elle fasse fuir les animaux domestiques. »

 

 

Sigolène Vinson est journaliste et romancière. Elle est l’auteure de plusieurs romans dont Le Caillou, Courir après les ombres et Les Jouisseurs.

Humour

“Paris-Venise” de Florent Oiseau

Paris-Venise
de Florent Oiseau (Auteur)
Poche – 17 janvier 2019
Éditeur : Pocket

Une bonne pâte, ce Roman. Une bonne tête. Un peu mou, mais honnête, comme le bon pain. Pas étonnant qu’il déniche ce boulot idéal : garçon de cabine dans le Paris-Venise – train-couchettes. De quoi redonner le sourire à Mlle Pajot, sa banquière. Et à lui le goût du voyage. Car il s’en passe, la nuit, dans ce monde en perpétuel mouvement : les objets perdus qu’on empoche, les clandestins qu’on planque moyennant finances, les combines en loucedé… C’est qu’il en faut, de l’argent, quand on est amoureux et qu’on roule vers Venise. Et Roman est amoureux…

 » L’écriture dans le sang et la vanne au bord des lèvres.  » Sophie Delassein – L’Obs

 » Il devient ardu de savoir quoi acheter en librairie pour lire tout en riant à gorge déployée. Florent Oiseau pourrait bien être la solution.  » Nicolas Ungemuth – Le Figaro Magazine

 » L’humour le dispute à l’ironie au gré de chaque voyage.  » L’Express

2019_009_Florent Oiseau - Paris-Venise

Bonjour à toutes et à tous…

Les gens dernièrement ont tendance à me donner des conseils de lecture. Pas facile de leur dire que j’ai une PAL de plus de 400 romans qui grandit chaque jour. (9 encore hier…) Alors, lorsque Samantha de la fnac Rosny 2 m’a conseillé gentiment celui-ci, dont elle m’avait déjà parlé quelques semaines plus tôt, j’ai été bien avisé de l’écouter et tant pis pour ma PAL !!!

Une histoire qui aurait pu être banale, une histoire qui aurait du être banale. Si je n’avais très vite ressenti la sincérité de l’auteur, voire peut-être d’un certain vécu ? Le style narratif, en fait une histoire qui m’a donné envie de lire “ce petit” livre d’une seule traite.

Paris-Venise de Florent Oiseau m’a agréablement surpris.
Dès la première page, Florent, s’attache à décrire avec humour, simplicité et conviction la difficulté des « petits boulots » et le quotidien de certains travailleurs. L’auteur utilise à bon escient l’humour et cela fonctionne parfaitement. La justesse des personnages aussi. La simplicité de leur quotidien, leurs difficultés à se trouver une place dans la vie.

Avec un thème original et profond, j’ai suivi avec plaisirs les tribulations de Roman, banlieusard un peu paumé qui n’a toujours rien fait de sa vie, dans un univers un peu surréaliste, avant de travailler dans le train de nuit qui relie Paris à Venise.

Je conseille ce voyage agréable et divertissant…

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Extrait :
« – Les taxis à Prague, ils roulent comme des dingues.
– Ah bon ?
– Ouais, des furieux, les gars.
– Et c’est beau, Prague ?
– En sait rien. Jamais allé.

Didier, il savait des trucs. Il ne disait pas toujours d’où il les savait, mais le gars maîtrisait ses sujets. Une pointure, selon ses dires.
Didier, ce n’était pas la peine de lui parler de poissons, il en avait forcément chopé un plus lourd que toi. si tu évoquais le moteur de ta bagnole, c’était pareil, le siens faisait le double au bas mot. Avec lui, c’était tout le temps la même histoire. Mais en réalité, la seule chose que Didier avait de plus gros que les autres, c’était sa femme Shirley »

 

Florent Oiseau a 28 ans. Il a été pompiste, chômeur, barman, plongeur, réceptionniste de nuit, ouvrier dans une usine de pain, crêpier et couchettiste sur le Paris-Venise. Son premier roman, Je vais m’y mettre (Allary Éditions, 2016), a été salué par les critiques et désigné
 » le livre le plus drôle de l’année « .

Non classé

“Un funambule sur le sable” de Gilles Marchand

Une écriture fluide et pleine de délicatesse…

Un funambule sur le sable
de Gilles Marchand (auteur)
Poche – 14 juin 2018
Éditeur : Points

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Naître avec un violon dans la tête, c’est impossible ? C’est pourtant ce qui est arrivé à Stradi. Depuis son enfance, il souffre de l’incompréhension, de la maladresse ou de l’ignorance de ceux qui partagent son quotidien. À ces souffrances, il oppose un optimisme invincible. De petites victoires en désillusions, il apprend à vivre dans un monde qui ne semble pas fait pour lui.
 » Il faut vraiment partir à la découverte de ces pages, il faut se laisser prendre au jeu de cette musique-là. Peut-être entendrez-vous alors, dans le silence de la lecture, la douce mélodie qui rythme la vie de Stradi.  »

Gilles Marchand est né en 1976 à Bordeaux. Une bouche sans personne, son premier roman, a connu un immense succès.

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Bonjour à toutes et à tous…

Une écriture fluide et pleine de délicatesse…
Comme dans son recueil de nouvelles, il y a tout un monde poétique dans ce récit et une belle histoire d’amour. Gilles m’a emporté de nouveau dans son univers onirique et magique à la manière d’un Boris Vian…
D’ailleurs très vite ce n’est plus une simple histoire, c’est un conte moderne plein de poésie.

Je suis passé par beaucoup d’émotions.
Gilles traite avec beaucoup de pudeur, de fantaisie aussi, de la différence et des handicaps visibles ou pas. Stradi le héros, attachant et sensible est différent, il a un violon dans la tête, de plus c’est un grand rêveur. Ses particularités le différencie, et l’isolent du reste des gens. Il est entouré par une galerie de personnages incroyablement atypiques, loufoques, charmants ou méchant, mais l’humour est toujours très présent. Stradi va vivre des aventures incroyables, mais son optimisme constant nous oblige à réfléchir sur nous-mêmes, sur notre vie mais aussi sur les handicaps quels qu’ils soient.

Vrai coup de cœur pour ce roman, pour cet univers rempli d’émotions…
Gilles Marchand est définitivement un auteur à suivre !

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Extrait :
“J’y avais bien réfléchi, ce n’était pas le monde qui n’était pas fait pour moi, mais la société, ce qui était totalement différent. Rien ne m’empêchait de vivre, d’être heureux et amoureux. Le système scolaire attendait de moi que je suive le même rythme que mes camarades, les parents de Lélie désiraient un jeune homme comme les autres pour leur fille, les médecins attendaient une tête sans instrument. La société dans son ensemble n’attendait et ne désirait qu’une seule chose de moi : que je soit comme tout le monde. Depuis des années, je me battais pour m’adapter à cette société qui m’avait toléré. Mais cette société faite par des hommes et des femmes n’était pas quelque chose de naturel. La société avait décidé que l’on pouvait manger des vaches et des veaux mais surtout pas de chats, elle avait décidé que les hommes pouvaient avoir plus de responsabilité que les femmes, qu’il était normal qu’il y ait des riches et des pauvres, que l’on devait vouvoyer un adulte mais que ces derniers n’étaient pas tenus de vouvoyer un enfant. La société avait établi tout un tas de règles mais n’avait rien prévu pour les gens qui n’étaient pas capable de les suivre pour des raisons indépendantes de leur volonté. Elle acceptait mais ne leur donnait pas une réelle chance, à part celle de rester bien sagement assis sans trop déranger et surtout, surtout, sans oublier de dire merci.”

 

Gilles Marchand est né en 1976 à Bordeaux. Il a notamment écrit Dans l’attente d’une réponse favorable (24 lettres de motivation) et coécrit Le roman de Bolano avec Eric Bonnargent. Il rencontre un immense succès avec son premier roman solo, Une bouche sans personne (prix Libr’à nous 2017). Son deuxième roman, Un funambule sur le sable, confirme la naissance d’un écrivain.