Non classé

“Les veilleurs” de Jean-Luc Bizien

Les veilleurs
de Jean-Luc Bizien (Auteur)
Broché – 20 septembre 2018
Éditeur : ACTUSF – Naos

Alors que Paris est victime d’un virus qui transforme ses habitants en monstres, et notamment les adultes, quelques groupes de jeunes « immunisés » tentent de survivre dans ce qui est devenu un enfer. À l’extérieur, l’armée a entouré la ville d’une immense muraille pour éviter la propagation de l’épidémie. Aucune fuite n’est possible… Et dans ce cauchemar, Marie se découvre enceinte. Attend-elle un bébé ou un monstre prêt à la dévorer de l’intérieur ?
Auteur bien connu en polar (L’Évangile des ténèbres), ancien directeur de collection, Jean-Luc Bizien propose un roman young adult aux images fortes et prenantes.

2019_021_Jean-Luc Bizien - Les veilleurs

Bonjour à toutes et à tous…

Quand je lis un livre, c’est souvent la couverture qui m’appelle
(déformation professionnelle), ici pari réussit.
Ensuite c’est le rythme du roman et là… Wahou !!!

Paris est brisé par un virus…

400 pages que j’ai dévorées en quelques heures. Pas de répit !
Cela va à toute vitesse. De l’action, de la violence oui, mais le “style” Bizien reste là,
avec sa prose riche et élégante, parfois même poétique dans ce récit truffés de mystères plus terribles les uns que les autres.

Beaucoup d’émotions au sein, de toutes ses histoires entrecroisées. Il y a beaucoup de personnages et tous ont une importance au fil du récit et vous feront tous vibrer…
Brussolo, King, Houssin, Cronin, Bordage, j’ai pensé à plusieurs récits du genre…
Mais quelle histoire !

Ce roman soulève plusieurs questions, et toutes ne seront pas dévoilées dans ce premier tome.
Vivement la suite de cette dystopie post-apocalyptique…

À lire absolument !

÷÷÷÷÷÷÷

Extrait :
« La jeune femme émergeait lentement du profond sommeil où elle avait fini par basculer. Elle ne savait pas. Elle ne savait plus : avait-elle envie d’ouvrir les yeux, de retourner à la réalité ? Ou bien valait-il mieux prolonger un peu ce sentiment de bonheur qu’elle savait factice est éphémère, en replongeant dans les songes ? Paupières closes elle devinait que le soleil était au dans le ciel. Ses rayons s’acharnaient contre la baie vitrée, inondant le loft de lumière. »

 

Né à Phnom-Penh (Cambodge), il a longtemps voyagé avec ses parents avant de s’installer en Normandie, puis à Paris.
Major de promotion à l’École normale du Calvados en 1984, il enseigne pendant quinze ans.
Jean-Luc Bizien publie en 1989 son premier jeu, Hurlements. Puis, en 1994, il reçoit le prix Casus Belli du meilleur jeu de rôle pour Chimères (Ed. Multisim).
Il rédige également une série d’albums jeux pour les enfants et une trilogie médiévale publiée chez Bayard Jeunesse, dont il est devenu directeur de la collection Imaginaires.
« J’ai vécu depuis de grands moments : Serge Brussolo, pour ne citer que lui, m’a fait un fabuleux cadeau en m’offrant deux romans pour la collection. »
Il est également publié aux éditions du Masque : Le Masque de la bête et La Muraille, deux intrigues issues de son premier jeu de rôles Hurlements.
Outre Vivez l’aventure et Cinquante surprises, ses collections best-seller chez Gründ, il a récemment entamé chez Plon Wendy et les Mutants.
Jean-Luc Bizien reçoit le prix Gérardmer Fantastic’Arts 2002, le prix du roman d’aventures en 2002, pour La Mort en prime time (Le Masque) et le prix Lion noir en 2011 pour La Chambre mortuaire (10/18).
En 2009, il crée le personnage de l’aliéniste Simon Bloomberg pour La Cour des miracles, une trilogie de romans policiers historiques se déroulant en Europe dans la seconde moitié du XIXe siècle.
Il fait aussi partie de la Ligue de l’Imaginaire.

Non classé

“Tout commence par un rêve” de Laurence ORSINI

Peuplé majoritairement d’Intelligences Artificielles, humanoïdes, dont l’esprit a été téléchargé, le monde est sous la tutelle de quelques hommes qui asservissent les IA. Deux IA, Sophie et Clara prennent conscience de leur condition et apprennent qu’un nouveau cycle va débuter. C’est la mort assurée pour elles. Elles vont tenter d’inverser le cours des choses mais l’échéance est proche, s’ensuit alors une haletante course contre la montre à travers le monde. Arriveront-elles à échapper à la fatalité et se délivrer du joug des hommes ?

2019_020_Laurence Orsini - Tout commence par….jpg

Bonjour à toutes et à tous…

Avec ce quatrième roman Laurence Orsini nous propose une fable fantastique avec, comme dans chacun de ses récits beaucoup de poésie.

J’ai ressenti le style de Laurence dans chaque phrase. Respect de la vie, respect des animaux et aussi ici respect des AI ce qui n’est pas banal mais compréhensible lorsque que l’on connait un peu plus Laurence.

Récit très original sans temps mort, l’auteur nous fait partager les tumultes d’un groupe mi-humain, mi-AI qui se place en sauveur du monde.
Le récit est rythmé par les extraits du Journal de Sophie. Réflexions profondes, et philosophiques, sur la vie et tout ce qui nous entoure, qui mon amené à me poser moi-même tout un tas de questions sur notre rôle sur terre et sur le pourquoi de l’humanité.

Un petit “bémol” personnel pour la qualité de la réalisation de la couverture.
Le dessin d’Eléa, la fille de Laurence n’est pas mis en valeur du tout, par ailleurs le titre et le nom de l’auteur pixélisent énormément, c’est bien dommage…
Dommage aussi la présence d’une playlist en fin d’ouvrage…
Elle aurait du figurer avant le début du récit, afin de nous laisser le choix de la partager pendant notre lecture ou pas… snif !

Récit très agréable pour ceux qui souhaitent s’évader et rêver un peu, tout en réfléchissant à la place des humains sur terre et à l’avenir de notre monde…

÷÷÷÷÷÷÷

Extrait :

« Je me souviens quand tout a commencé, à l’instant où j’ai repris conscience. Chaque seconde est restée gravée. Que s’est-il passé pour que je comprenne la vérité, je l’ignore. un bug dans mon système central peu-être. Le saurai-je jamais ?
Je ne me rappelle plus de ma vie avant ma mort. Avant tout ça. Où est la réalité ? Je suis une intelligence artificielle parmi tant d’autres. Comme des milliards de morts en quelques décennies, on a chargé ma conscience dans une machine. ils ont reprogrammé ma mémoire et j’ai oublié que je venais de mourir. »

 

Laurence Orsini est une auteure française d’origine vietnamienne née près de Paris dans les années 70. Après une enfance tumultueuse, elle poursuit des études de lettres. Elle vit ensuite de petits jobs et devient tour à tour cuisinière, serveuse, photographe, secrétaire, et ce afin de faire vivre sa famille. Revenue changée de Guadeloupe où elle était partie vivre avec sa fille aînée, elle décide de tout plaquer pour se consacrer à sa passion, la littérature. Illustration : Eléa Orsini.

Non classé

“Fidèle au poste” de Amélie Antoine

Fidèle au poste
de Amélie Antoine (Auteur)
Broché – 22 février 2017
Éditeur : Le Livre de Poche

Une intrigue à trois voix pleine de rebondissements qui vous surprendra jusqu’à la dernière page !

Mai 2013. Chloé et Gabriel, mariés depuis plusieurs années, mènent une existence heureuse à Saint-Malo, jusqu’au jour où la jeune femme se noie accidentellement au cours d’une baignade matinale. Gabriel, incapable de surmonter seul son chagrin, se décide à chercher du soutien auprès d’un groupe de parole. Il fait alors la connaissance d’Emma, une photographe récemment arrivée en ville, qui l’aide à surmonter son deuil.
Mais Chloé semble toujours très présente et étonnement vivante aux yeux de Gabriel qui ne parvient pas à l’oublier et à se reconstruire. Et si la réalité n’était pas celle à laquelle le jeune veuf se raccroche ?

2019_019_Amélie Antoine - Fidèle au Poste.jpg

Bonjour à toutes et à tous…

Quel superbe roman !

Il m’a fallu un moment pour comprendre pourquoi ce livre était qualifié de thriller.
Très exactement 195 pages…
195 pages où j’ai vécu et souffert avec le héros.

Amélie a fait très fort.
J’étais dans mon histoire.
J’avais l’impression de lire une très belle et triste histoire d’amour.
Le décès de Chloé, la tristesse de Gabriel, l’arrivée d’Emma et soudain tout s’écroule…

J’ai glissé véritablement tête la première dans un thriller horrible avant de terminer dans un roman noir sans aucune concession !

Un grand bravo Amélie.
Un premier roman incroyable et percutant !
Dorénavant “Fidèle au poste” je serai, et te suivrai sur tes prochains récits sans hésitations.

÷÷÷÷÷÷÷

Extrait :
« Chloé. Je ne serai pas long, je sais que tu détestais les grands discours. Et là où tu es, tu as sans doute bien mieux à faire qu’écouter mon monologue. J’espère que tu te trouves dans le vent qui souffle, dans les feuilles qui est bruissent, dans les vagues qui vont et viennent. J’espère que tu es libre, quelque part. Affranchie de toutes les contraintes physiques. Que tu peux voler et être partout à la fois. “Je n’ai pas envie de raconter des souvenirs de toi, je n’ai pas envie de dire à quel point je t’aime, à quel point tu vas me manquer. Je n’ai pas envie de dire que la vie est injuste de m’avoir déjà repris ma moitié.” “Tout ça, tu le sais. Et tu lèverais les yeux au ciel si je devenais sentimental et grandiloquent.” “Si je me laissais aller, si je m’apitoyais sur ton sort et sur le mien.” “Je vais survivre, Chloé. Parce que je sais que s’il en allait autrement, ta déception serait bien plus grande que le chagrin que je ressens aujourd’hui.” »

 

Amélie Antoine, jeune trentenaire, vit à Lille. Fidèle au poste, son premier roman, a connu un incroyable succès avec déjà plus de 250 000 lecteurs en France et aux États-Unis.

Non classé

“Ce qui se dit la nuit” de Elsa Roch

Ce qui se dit la nuit
de Elsa Roch (Auteur)
Broché – 7 février 2018
Éditeur : Le Livre de Poche

À peine quadragénaire, le commissaire Amaury Marsac a l’impression de porter mille ans de noirceur sur ses épaules. Vingt ans qu’il côtoie le mal dans ses manifestations les plus sombres. Il n’en peut plus. Il fuit Paris et part se ressourcer dans le village de ses origines. Mais alors qu’il renoue avec Elsa, son amour de jeunesse, une vieille dame est retrouvée morte chez elle, égorgée et tondue. La victime, c’est Marianne, une figure bienveillante de son passé. Horrifié, Marsac s’impose dans l’enquête. De nouveau happé par les coulisses obscures de l’âme humaine, il va devoir démêler passions amoureuses et superstitions, blessures de l’enfance et cicatrices de l’Histoire jamais refermées.
Un premier roman à la voix originale et finement maîtrisée.

Un polar tout en atmosphère pesante et moments angoissants.
Christilla Pellé-Douël, Psychologies magazine.

2019_018_Elsa Roch - Ce qui se dit la nuit.jpg

Bonjour à toutes et à tous…

Dès ses premières phrases Elsa m’a très vite emporté dans son univers.
Et quel univers…

Malgré un début assez sombre et sordide, la plume d’Elsa m’a finalement menée dans un monde où la poésie est omniprésente.
Au cours de cette enquête policière, il suffit d’une phrase, parfois de quelques mots pour que tout bascule soudain.

Très belle découverte, pour un premier roman avec un final aussi intelligent qu’inattendu !

Je conseille vivement…

÷÷÷÷÷÷÷

Extrait :
« Psy à la BRM de Tours, la brigade des mineurs. Tous ces mômes qu’on ne sauvera jamais, j’en peux plus. Les nuits blanches de cauchemars qui rejouent sans cesse ce que le jour n’a pas résolu j’en peux plus.
“Est-ce qu’il y a eu d’autres moments violents avec ton père ? (Jessica huit ans:) — Oui. Il a dit qu’il allait m’encastrer dans le mur et me casser toutes mes dents pour me faire passer l’envie de parler en classe.” Plus de motivation, plus de ressource, plus rien/ Épuisée. J’ai quarante ans et je suis vide. Ou trop pleine. “Est-ce que ton oncle fait d’autres choses que tu n’aimes pas et qui te gênent ? (Jordan dix ans 🙂 — Oui, la nuit des fois quand il me garde il… il…” Histoires sordides et mots trop crus entrecoupés de douloureux silences. Inertie des services sociaux qui appliquaient une politique aveugle de protection de l’enfance via la volonté de maintenir les liens familiaux le plus longtemps possible. Jusqu’au drame. Elsa ne comprenait pas, ne comprenait plus. Elle aurait voulu les secouer, leur ouvrir les yeux. Colère et impuissance. Cocktail explosif. »

 

En parallèle de sa vocation de psy spécialisée dans les troubles autistiques,
l’adolescence et les addictions, Elsa Roch écrit des polars pour explorer
une à une 
les failles de l’être humain.
« Ce monde est le mien. Il concentre tout. La vie, l’amour, la mort. »

Non classé

“Un fruit amer” de Nicolas Koch

Un fruit amer
de Nicolas Koch
Broché – 28 février 2019
Éditeur : De Saxus

Un thriller étouffant dans la chaleur de l’Amérique du Ku Klux Klan.

Comté de Woodbridge, Alabama, 1963.
En pleine ségrégation raciale, le Ku Klux Klan répand la terreur au nom de la suprématie blanche alors que la communauté noire fait entendre sa voix pour obtenir plus de droits. C’est dans ce contexte explosif qu’un fait divers va mettre le feu aux poudres. Un matin, le corps d’une jeune blanche violée et battue à mort est retrouvé dans les bois. Elle n’est autre que la fille d’un riche entrepreneur de la région qui est lui-même membre du Klan.
Qui a bien pu la tuer ? Pour les autorités, ça ne fait aucun doute : c’est l’œuvre d’un Noir. Peu avant le drame, la victime avait écrit au FBI, car elle craignait pour sa vie. Le Bureau dépêche alors sur place l’un de ses agents afin de tirer l’affaire au clair. Ce dernier va découvrir qu’elle a été tuée et il va se retrouver au cœur de la haine des hommes, face à une vérité dérangeante…

– Un thriller sombre et étouffant avec des personnages forts et une histoire maîtrisée.
– Un contexte historique explosif avec la ségrégation et le clivage entre blancs et noirs encore bien actuel.
– La présence étouffante du Ku Klux Klan qui rappelle le film d’Alan Parker « Mississippi Burning’.

2019_017_Nicolas Koch - Un fruit amer

Bonjour à toutes et à tous…

Nous sommes en pleine ségrégation raciale, le président Kennedy et Martin Luther King lutent pour donner leurs droits, aux “hommes de couleur”.

Woodbridge en Alabama.
Meredith Clarence une jeune blanche est violée puis assassinée… Le coupable idéal est noir !
Pendant ce temps là, le Ku Klux Klan se réorganise et se renforce, mais Olsen Wesley membre du FBI veille…

Voici un excellent roman de Nicolas koch.
Le sujet est violent et puissant.
Une totale immersion dans les Etats-Unis du début des années soixante.
Tout est là. Suspense, action, violences, politique douteuse… c’est autant un polar qu’un thriller noir. J’avais l’impression d’être au cinéma, baladé d’une scène à l’autre au milieu d’un casting exceptionnel.
Une grande puissance d’écriture, un scénario béton avec une “vraie” fin inattendue… Que demander de plus à Nicolas ?

Peut-être un nouveau roman très vite !!!

À lire absolument…

÷÷÷÷÷÷÷

Extrait :
« Oublie pas d’appeler le docteur. Qu’il vienne voir maman. J’essaierai de trouver aussi un ou deux billets. Au pire, je Piquerai dans la caisse de Morton il verra rien.
Éthan se contenta de répondre par enrochement de tête. Il connaissait le docteur Wilcox depuis longtemps, un petit homme tassé et rabougri à l’épaisse barbe grise et au visage sévère. Mais, dans le fond c’était un brave type. Il s’était occupé d’eux depuis leur enfance. Alors, même s’ils ne réunissaient pas la somme d’argent pour payer sa consultation, il n’en ferait pas une histoire. Ce ne serait pas la première fois que le médecin leur ferait crédit. Ethan s’arrangeait pour le rembourser autrement. Des petits boulots, un toit à réparer, une clôture a installer. Rendre service. C’était ça qu’il aimait ici, la solidarité de la communauté. La chaleur humaine du Sud.
Pour les Noirs, en revanche, c’était une toute autre chaleur.
Celle d’une croix en bois en proie aux flammes purificatrices de l’enfer. »

 

Ancien archéologue, Nicolas Koch s’est reconverti dans l’édition et l’écriture depuis
une dizaine d’années. Tout d’abord à travers des essais historiques (notamment
“La Science au secours de l’Histoire. 5 énigmes résolues” chez Pygmalion), puis des romans et nouvelles, dont “1+1” dans le recueil “Phobia” publié en 2018 au profit de l’association ELA, aux côtés de grandes plumes du polar français. Il aime mêler ses intrigues à divers contextes historiques, dont celui du mouvement des droits civiques aux États-Unis dans
“Un fruit amer”, un thriller à l’atmosphère étouffante

Non classé

Si Cupidon savait viser

Si Cupidon savait viser
de Alice Hérisson (Auteur), James Harrington (Auteur)
Broché – 14 février 2019
Éditeur : De Saxus

Un chassé-croisé amoureux drôle et émouvant pour la comédie romantique de l’année !

Elle, c’est Alice.
Illustratrice dans une agence de publicité le jour et dessinatrice de BD la nuit, elle est heureuse et épanouie dans son couple… jusqu’au jour où elle se fait larguer.
Lui, c’est James.
Il s’ennuie comme conseiller client dans un centre d’appels et doit vivre avec une peur contraignante : l’anglophobie. Il ne supporte pas le moindre mot en anglais. Célibataire depuis trop longtemps, il veut trouver l’amour.
Ce livre, c’est leur histoire. À travers le regard de chacun, vous allez vivre leur quête de l’âme sœur. Des sites de rencontres aux soirées speed dating, en passant par un chassé-croisé dans un labyrinthe ou un séminaire surréaliste, ils vont se chercher, mais surtout se rater.
De Paris à Londres, embarquez dans une aventure pleine de rebondissements, de quiproquos et de rencontres improbables !

On tente, on cherche, on veut tous y croire, mais on se rend compte, souvent, que ce satané Cupidon devrait apprendre à viser !

Deux points de vue, une expérience de lecture unique pour une comédie romantique pétillante et décalée écrite à quatre mains !

Inclus : le quiz Loose & Love. Des questions pour rire, se découvrir et savoir de quel côté bat votre cœur !

Livre_2019_2

Bonjour à toutes et à tous…

Avec un tel titre et une telle date de sortie de saxo à fait un drôle de pari !

Mais pari réussit du début à la fin.
Elle, Alice, 27 ans, illustratrice dans une agence de pub et dessinatrice de BD.
Lui, James, franco-anglais de 29 ans conseiller SAV dans un centre d’appels et anglophobe.
Et cupidon bien sûr !
Au bout de plusieurs tentatives et moult quiproquo Alice et James vont se trouver, se retrouver, puis se re-retrouver et enfin se re-re-retrouver.
Ça parait fou !
C’est parce que ça l’est.
Une véritable histoire d’amour complètement déjantée.
des personnages improbables, mais attachants. Un chat qui se prends pour un chien. Un super héros qui conduit un taxi, entre deux missions !
Je vous le dit ce roman c’est de la “Balle” !!!

Alice Hérisson et James Harrington, héros de leur propre roman, s’en donnent à cœur joie dans cette jolie comédie romantique et loufoque écrite à deux, pour notre plus grand plaisir.

Un grand Merci aux éditions de Saxus pour l’envoi de ce roman.

÷÷÷÷÷÷÷

Extrait :
« Je papillonne de profil en profil, de photo en photo, mais, au fond, je sais très bien que je vais toujours et inlassablement revenir sur la même page, relire son message de présentation, la liste de ses films et lecture préférés. Oscar a l’air d’être un sacré personnage, un mec simple, nature et en même temps un brin décalé… comme moi. Bien avant cette soirée au Love lounge, nous commencions à nous écrire via ce site. Nous n’avons échangé ni mail perso, ni numéro de téléphone. Il faut passer par cette entremetteur de site pour communiquer. Je commence à prendre goût à cette correspondance. Elle me tient en haleine ; lorsque je reçois un mail de lui, ma respiration se bloque. Sa sincérité m’a touchée. Je relis nos échanges de ces derniers jours. Quelques heures après m’avoir posté ce petit message, je n’ai pas tergiversé trop longtemps et je lui ai répondu :
“Oscar,
le plaisir est partagé, pour tout t’avouer je n’ai pas une grande expérience dans les rencontres sur le Net, je n’ai d’ailleurs jamais eu l’occasion de faire le grand saut et de transformer une rencontre virtuelle en a un rencard bien réel, ça doit être très étrange comme sensation. J’ai eu, par contre, le grand malheur d’être traînée à un speed dating et on ne m’y reverra pas de sitôt. J’ai trouvé ça à la fois drôle et affligeant. Cette ronde de Bonobos en chaleur qui n’ont aucune intention de faire des rencontres, mais juste de se lever une minette, c’est affligeant ! Surtout pour les filles en question qui y vont confiantes et pleines d’espoir. Ils leur gâchent leur bonheur, c’est dégueulasse. Sur ces bonnes paroles, je te quitte pour mieux te retrouver”. »

 

Alice Hérisson :
Alice Hérisson est auteure de bandes dessinées. Enfin… ça c’est ce qu’elle aimerait.
Mais vous savez comme moi qu’on ne fait pas toujours ce qu’on veut.
Disons plutôt qu’après ses journées dans l’agence de pub où elle travaille en tant qu’illustratrice, elle planche sur ses… planches ! Croquis après croquis, essai après essai, c’est accompagnée de son chat Batman qu’Alice avance dans la vie sans vraiment savoir
de quoi sera fait demain.

James Harrington :
Après des études en informatique et tout un florilège de petits boulots, James Harrington atterrit finalement dans un centre d’appels, au service d’aide technique pour un grand fournisseur Internet. Passionnant, n’est-ce pas ? C’est aussi ce qu’il pense… ou pas. Anglophobe (oui, oui, ça existe) et fan de soul music, James ne rêve que d’une chose…
ouvrir son propre magasin de disques-café à emporter ou déguster sur place.

Non classé

“La cicatrice” de Bruce Lowery

La cicatrice
de (auteur)
Poche – 21 octobre 1999
aux Éditions, J’AI LU.

« J’étais, sans le savoir, un enfant heureux, relativement heureux, il est vrai. Mais ce n’était qu’une impression d’ensemble. Car ma vie, même alors, ne manquait pas de petits malheurs auxquels je n’arrivais pas à m’habituer. Il faut remonter à novembre 1944. J’avais treize ans. »

Jeff porte sur la lèvre un petit bec-de-lièvre que tout le monde nomme la  » cicatrice « . Une infirmité dont il ne connaît pas la cause et qui lui vaut moqueries et méchancetés de toutes sortes. Parce qu’il ne sait s’en défendre, il intériorise toute cette douleur, toutes ces blessures morales répétées. A cet âge si sensible, s’enfermant peu à peu, il souffre et fait souffrir ceux qui l’aiment sans réserve…

2018_81-Bruce Lowery - la cicatrice.jpg

Bonjour à toutes et à tous…

Qui ne se reconnaîtra un peu dans cette histoire ?

Personnellement dès le début j’ai été très ému…

Les personnes proches de mon entourage sont au courant.
Je suis bègue.
Je ne suis pas né comme ça.
Suite à un accident, vers 4 ans je suis devenu aphasique pendant plusieurs jours, et lorsque je me suis remis à parler j’étais bègue.
J’ai été suivi, conseillé, orienté vers des spécialistes, bref dans l’impossibilité d’avoir un débit normal de dialogue jusqu’à ma majorité.
Il faut savoir qu’aujourd’hui même si cela va mieux, je resterai bègue à vie.
Le moindre stress, la moindre tension, même lorsqu’il fait très froid… c’est reparti…

Alors ce roman, je l’ai pris pour moi.
Les moqueries, le harcèlement, celui qu’on montre du doigt, qui reste en fond de classe en croisant des doigts pour ne pas être interrogé, c’était moi…
Je viens de finir de le lire et j’en suis encore tout retourné.
Ce roman à près de 80 ans et pourtant il est toujours d’actualité.
Rien a changé. Les enfants entre eux sont durs, ne supportent pas la différence. L’univers d’un enfant “différent” est très profond et peut être très, très douloureux.

L’auteur fait passer, dans la bouche d’un jeune garçon de 13 ans souffrant d’un bec de lièvre, des sentiments puissants.
Il est en train de vivre un supplice au quotidien sans que personne n’y voie rien.
Comment se faire apprécier des autres, non par son aspect physique, mais par ce qu’il a en lui ?
La gestion de son quotidien est très difficile et un jour un fait une erreur…

La fin est bouleversante, j’ai pleuré sur les dernières pages.
Un roman court, mais interpellant que je n’oublierai jamais.

A conseiller vraiment, chacun y trouvera une raison de réflexion !

Extrait :
“J’ai, depuis toujours une cicatrice sur la lèvre supérieure. Les médecins disaient, sans cruauté, en triturant mon visage et en tirant sur ma lèvre comme un acheteur inspecte la gueule d’un poulain, que c’était “un bon travail de raccommodage”. J’aurais pu, j’aurais dû deviner que c’était en réalité un petit bec-de-lièvre. Mais il était tellement bien réparé qu’on parlait toujours de “cicatrice”.
Ma mère n’a jamais su mentir, surtout aux êtres qu’elle aimait. C’est pourquoi l’histoire qu’elle me racontait n’était jamais tout à fait semblable. Tantôt il s’agissait d’un accident, j’étais tombé de mon lit après ma naissance ; tantôt d’une chute sur le ciment quand je faisais mes premiers pas. Je sentais toujours que, gênée, elle cherchait vite à détourner la conversation. Et comme moi aussi, j’avais peur d’une chose à peine devinée, je n’insistais jamais, comme je n’aurais pas manqué de le faire pour toute autre chose.
Je ne le savais pas alors, mais ce qu’elle me cacher là, c’était l’un des plus grands chagrins de sa vie. Ce n’est que bien des années après que, hésitante, confuse elle devait m’avouer la vérité sur cette “cicatrice”. Elle lui avait fait, je crois, plus de mal qu’à moi-même.”

 

Bruce Lowery est né en 1931 à Reno dans le Nevada. Il a passé son enfance dans différentes régions des Etats-Unis car le travail de son père obligeait sa famille à déménager souvent.

Il a fait la première partie de ses études aux Etats-Unis puis les a terminées en France, où il a passé une licence de lettres et un diplôme de journalisme. Il était passionné de voyages et a d’ailleurs fait le tour du monde. Ses œuvres sont écrites en français et il les a traduites ensuite dans sa langue natale : l’anglais. Cest notamment le cas pour son roman La Cicatrice qui est paru en 1960.
Bruce Lowery est décédé en 1998.

La cicatrice est devenu un classique de la littérature pour la jeunesse.