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“Ce qui se dit la nuit” de Elsa Roch

Ce qui se dit la nuit
de Elsa Roch (Auteur)
Broché – 7 février 2018
Éditeur : Le Livre de Poche

À peine quadragénaire, le commissaire Amaury Marsac a l’impression de porter mille ans de noirceur sur ses épaules. Vingt ans qu’il côtoie le mal dans ses manifestations les plus sombres. Il n’en peut plus. Il fuit Paris et part se ressourcer dans le village de ses origines. Mais alors qu’il renoue avec Elsa, son amour de jeunesse, une vieille dame est retrouvée morte chez elle, égorgée et tondue. La victime, c’est Marianne, une figure bienveillante de son passé. Horrifié, Marsac s’impose dans l’enquête. De nouveau happé par les coulisses obscures de l’âme humaine, il va devoir démêler passions amoureuses et superstitions, blessures de l’enfance et cicatrices de l’Histoire jamais refermées.
Un premier roman à la voix originale et finement maîtrisée.

Un polar tout en atmosphère pesante et moments angoissants.
Christilla Pellé-Douël, Psychologies magazine.

2019_018_Elsa Roch - Ce qui se dit la nuit.jpg

Bonjour à toutes et à tous…

Dès ses premières phrases Elsa m’a très vite emporté dans son univers.
Et quel univers…

Malgré un début assez sombre et sordide, la plume d’Elsa m’a finalement menée dans un monde où la poésie est omniprésente.
Au cours de cette enquête policière, il suffit d’une phrase, parfois de quelques mots pour que tout bascule soudain.

Très belle découverte, pour un premier roman avec un final aussi intelligent qu’inattendu !

Je conseille vivement…

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Extrait :
« Psy à la BRM de Tours, la brigade des mineurs. Tous ces mômes qu’on ne sauvera jamais, j’en peux plus. Les nuits blanches de cauchemars qui rejouent sans cesse ce que le jour n’a pas résolu j’en peux plus.
“Est-ce qu’il y a eu d’autres moments violents avec ton père ? (Jessica huit ans:) — Oui. Il a dit qu’il allait m’encastrer dans le mur et me casser toutes mes dents pour me faire passer l’envie de parler en classe.” Plus de motivation, plus de ressource, plus rien/ Épuisée. J’ai quarante ans et je suis vide. Ou trop pleine. “Est-ce que ton oncle fait d’autres choses que tu n’aimes pas et qui te gênent ? (Jordan dix ans 🙂 — Oui, la nuit des fois quand il me garde il… il…” Histoires sordides et mots trop crus entrecoupés de douloureux silences. Inertie des services sociaux qui appliquaient une politique aveugle de protection de l’enfance via la volonté de maintenir les liens familiaux le plus longtemps possible. Jusqu’au drame. Elsa ne comprenait pas, ne comprenait plus. Elle aurait voulu les secouer, leur ouvrir les yeux. Colère et impuissance. Cocktail explosif. »

 

En parallèle de sa vocation de psy spécialisée dans les troubles autistiques,
l’adolescence et les addictions, Elsa Roch écrit des polars pour explorer
une à une 
les failles de l’être humain.
« Ce monde est le mien. Il concentre tout. La vie, l’amour, la mort. »

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“Un fruit amer” de Nicolas Koch

Un fruit amer
de Nicolas Koch
Broché – 28 février 2019
Éditeur : De Saxus

Un thriller étouffant dans la chaleur de l’Amérique du Ku Klux Klan.

Comté de Woodbridge, Alabama, 1963.
En pleine ségrégation raciale, le Ku Klux Klan répand la terreur au nom de la suprématie blanche alors que la communauté noire fait entendre sa voix pour obtenir plus de droits. C’est dans ce contexte explosif qu’un fait divers va mettre le feu aux poudres. Un matin, le corps d’une jeune blanche violée et battue à mort est retrouvé dans les bois. Elle n’est autre que la fille d’un riche entrepreneur de la région qui est lui-même membre du Klan.
Qui a bien pu la tuer ? Pour les autorités, ça ne fait aucun doute : c’est l’œuvre d’un Noir. Peu avant le drame, la victime avait écrit au FBI, car elle craignait pour sa vie. Le Bureau dépêche alors sur place l’un de ses agents afin de tirer l’affaire au clair. Ce dernier va découvrir qu’elle a été tuée et il va se retrouver au cœur de la haine des hommes, face à une vérité dérangeante…

– Un thriller sombre et étouffant avec des personnages forts et une histoire maîtrisée.
– Un contexte historique explosif avec la ségrégation et le clivage entre blancs et noirs encore bien actuel.
– La présence étouffante du Ku Klux Klan qui rappelle le film d’Alan Parker « Mississippi Burning’.

2019_017_Nicolas Koch - Un fruit amer

Bonjour à toutes et à tous…

Nous sommes en pleine ségrégation raciale, le président Kennedy et Martin Luther King lutent pour donner leurs droits, aux “hommes de couleur”.

Woodbridge en Alabama.
Meredith Clarence une jeune blanche est violée puis assassinée… Le coupable idéal est noir !
Pendant ce temps là, le Ku Klux Klan se réorganise et se renforce, mais Olsen Wesley membre du FBI veille…

Voici un excellent roman de Nicolas koch.
Le sujet est violent et puissant.
Une totale immersion dans les Etats-Unis du début des années soixante.
Tout est là. Suspense, action, violences, politique douteuse… c’est autant un polar qu’un thriller noir. J’avais l’impression d’être au cinéma, baladé d’une scène à l’autre au milieu d’un casting exceptionnel.
Une grande puissance d’écriture, un scénario béton avec une “vraie” fin inattendue… Que demander de plus à Nicolas ?

Peut-être un nouveau roman très vite !!!

À lire absolument…

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Extrait :
« Oublie pas d’appeler le docteur. Qu’il vienne voir maman. J’essaierai de trouver aussi un ou deux billets. Au pire, je Piquerai dans la caisse de Morton il verra rien.
Éthan se contenta de répondre par enrochement de tête. Il connaissait le docteur Wilcox depuis longtemps, un petit homme tassé et rabougri à l’épaisse barbe grise et au visage sévère. Mais, dans le fond c’était un brave type. Il s’était occupé d’eux depuis leur enfance. Alors, même s’ils ne réunissaient pas la somme d’argent pour payer sa consultation, il n’en ferait pas une histoire. Ce ne serait pas la première fois que le médecin leur ferait crédit. Ethan s’arrangeait pour le rembourser autrement. Des petits boulots, un toit à réparer, une clôture a installer. Rendre service. C’était ça qu’il aimait ici, la solidarité de la communauté. La chaleur humaine du Sud.
Pour les Noirs, en revanche, c’était une toute autre chaleur.
Celle d’une croix en bois en proie aux flammes purificatrices de l’enfer. »

 

Ancien archéologue, Nicolas Koch s’est reconverti dans l’édition et l’écriture depuis
une dizaine d’années. Tout d’abord à travers des essais historiques (notamment
“La Science au secours de l’Histoire. 5 énigmes résolues” chez Pygmalion), puis des romans et nouvelles, dont “1+1” dans le recueil “Phobia” publié en 2018 au profit de l’association ELA, aux côtés de grandes plumes du polar français. Il aime mêler ses intrigues à divers contextes historiques, dont celui du mouvement des droits civiques aux États-Unis dans
“Un fruit amer”, un thriller à l’atmosphère étouffante

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Si Cupidon savait viser

Si Cupidon savait viser
de Alice Hérisson (Auteur), James Harrington (Auteur)
Broché – 14 février 2019
Éditeur : De Saxus

Un chassé-croisé amoureux drôle et émouvant pour la comédie romantique de l’année !

Elle, c’est Alice.
Illustratrice dans une agence de publicité le jour et dessinatrice de BD la nuit, elle est heureuse et épanouie dans son couple… jusqu’au jour où elle se fait larguer.
Lui, c’est James.
Il s’ennuie comme conseiller client dans un centre d’appels et doit vivre avec une peur contraignante : l’anglophobie. Il ne supporte pas le moindre mot en anglais. Célibataire depuis trop longtemps, il veut trouver l’amour.
Ce livre, c’est leur histoire. À travers le regard de chacun, vous allez vivre leur quête de l’âme sœur. Des sites de rencontres aux soirées speed dating, en passant par un chassé-croisé dans un labyrinthe ou un séminaire surréaliste, ils vont se chercher, mais surtout se rater.
De Paris à Londres, embarquez dans une aventure pleine de rebondissements, de quiproquos et de rencontres improbables !

On tente, on cherche, on veut tous y croire, mais on se rend compte, souvent, que ce satané Cupidon devrait apprendre à viser !

Deux points de vue, une expérience de lecture unique pour une comédie romantique pétillante et décalée écrite à quatre mains !

Inclus : le quiz Loose & Love. Des questions pour rire, se découvrir et savoir de quel côté bat votre cœur !

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Bonjour à toutes et à tous…

Avec un tel titre et une telle date de sortie de saxo à fait un drôle de pari !

Mais pari réussit du début à la fin.
Elle, Alice, 27 ans, illustratrice dans une agence de pub et dessinatrice de BD.
Lui, James, franco-anglais de 29 ans conseiller SAV dans un centre d’appels et anglophobe.
Et cupidon bien sûr !
Au bout de plusieurs tentatives et moult quiproquo Alice et James vont se trouver, se retrouver, puis se re-retrouver et enfin se re-re-retrouver.
Ça parait fou !
C’est parce que ça l’est.
Une véritable histoire d’amour complètement déjantée.
des personnages improbables, mais attachants. Un chat qui se prends pour un chien. Un super héros qui conduit un taxi, entre deux missions !
Je vous le dit ce roman c’est de la “Balle” !!!

Alice Hérisson et James Harrington, héros de leur propre roman, s’en donnent à cœur joie dans cette jolie comédie romantique et loufoque écrite à deux, pour notre plus grand plaisir.

Un grand Merci aux éditions de Saxus pour l’envoi de ce roman.

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Extrait :
« Je papillonne de profil en profil, de photo en photo, mais, au fond, je sais très bien que je vais toujours et inlassablement revenir sur la même page, relire son message de présentation, la liste de ses films et lecture préférés. Oscar a l’air d’être un sacré personnage, un mec simple, nature et en même temps un brin décalé… comme moi. Bien avant cette soirée au Love lounge, nous commencions à nous écrire via ce site. Nous n’avons échangé ni mail perso, ni numéro de téléphone. Il faut passer par cette entremetteur de site pour communiquer. Je commence à prendre goût à cette correspondance. Elle me tient en haleine ; lorsque je reçois un mail de lui, ma respiration se bloque. Sa sincérité m’a touchée. Je relis nos échanges de ces derniers jours. Quelques heures après m’avoir posté ce petit message, je n’ai pas tergiversé trop longtemps et je lui ai répondu :
“Oscar,
le plaisir est partagé, pour tout t’avouer je n’ai pas une grande expérience dans les rencontres sur le Net, je n’ai d’ailleurs jamais eu l’occasion de faire le grand saut et de transformer une rencontre virtuelle en a un rencard bien réel, ça doit être très étrange comme sensation. J’ai eu, par contre, le grand malheur d’être traînée à un speed dating et on ne m’y reverra pas de sitôt. J’ai trouvé ça à la fois drôle et affligeant. Cette ronde de Bonobos en chaleur qui n’ont aucune intention de faire des rencontres, mais juste de se lever une minette, c’est affligeant ! Surtout pour les filles en question qui y vont confiantes et pleines d’espoir. Ils leur gâchent leur bonheur, c’est dégueulasse. Sur ces bonnes paroles, je te quitte pour mieux te retrouver”. »

 

Alice Hérisson :
Alice Hérisson est auteure de bandes dessinées. Enfin… ça c’est ce qu’elle aimerait.
Mais vous savez comme moi qu’on ne fait pas toujours ce qu’on veut.
Disons plutôt qu’après ses journées dans l’agence de pub où elle travaille en tant qu’illustratrice, elle planche sur ses… planches ! Croquis après croquis, essai après essai, c’est accompagnée de son chat Batman qu’Alice avance dans la vie sans vraiment savoir
de quoi sera fait demain.

James Harrington :
Après des études en informatique et tout un florilège de petits boulots, James Harrington atterrit finalement dans un centre d’appels, au service d’aide technique pour un grand fournisseur Internet. Passionnant, n’est-ce pas ? C’est aussi ce qu’il pense… ou pas. Anglophobe (oui, oui, ça existe) et fan de soul music, James ne rêve que d’une chose…
ouvrir son propre magasin de disques-café à emporter ou déguster sur place.

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“La cicatrice” de Bruce Lowery

La cicatrice
de (auteur)
Poche – 21 octobre 1999
aux Éditions, J’AI LU.

« J’étais, sans le savoir, un enfant heureux, relativement heureux, il est vrai. Mais ce n’était qu’une impression d’ensemble. Car ma vie, même alors, ne manquait pas de petits malheurs auxquels je n’arrivais pas à m’habituer. Il faut remonter à novembre 1944. J’avais treize ans. »

Jeff porte sur la lèvre un petit bec-de-lièvre que tout le monde nomme la  » cicatrice « . Une infirmité dont il ne connaît pas la cause et qui lui vaut moqueries et méchancetés de toutes sortes. Parce qu’il ne sait s’en défendre, il intériorise toute cette douleur, toutes ces blessures morales répétées. A cet âge si sensible, s’enfermant peu à peu, il souffre et fait souffrir ceux qui l’aiment sans réserve…

2018_81-Bruce Lowery - la cicatrice.jpg

Bonjour à toutes et à tous…

Qui ne se reconnaîtra un peu dans cette histoire ?

Personnellement dès le début j’ai été très ému…

Les personnes proches de mon entourage sont au courant.
Je suis bègue.
Je ne suis pas né comme ça.
Suite à un accident, vers 4 ans je suis devenu aphasique pendant plusieurs jours, et lorsque je me suis remis à parler j’étais bègue.
J’ai été suivi, conseillé, orienté vers des spécialistes, bref dans l’impossibilité d’avoir un débit normal de dialogue jusqu’à ma majorité.
Il faut savoir qu’aujourd’hui même si cela va mieux, je resterai bègue à vie.
Le moindre stress, la moindre tension, même lorsqu’il fait très froid… c’est reparti…

Alors ce roman, je l’ai pris pour moi.
Les moqueries, le harcèlement, celui qu’on montre du doigt, qui reste en fond de classe en croisant des doigts pour ne pas être interrogé, c’était moi…
Je viens de finir de le lire et j’en suis encore tout retourné.
Ce roman à près de 80 ans et pourtant il est toujours d’actualité.
Rien a changé. Les enfants entre eux sont durs, ne supportent pas la différence. L’univers d’un enfant “différent” est très profond et peut être très, très douloureux.

L’auteur fait passer, dans la bouche d’un jeune garçon de 13 ans souffrant d’un bec de lièvre, des sentiments puissants.
Il est en train de vivre un supplice au quotidien sans que personne n’y voie rien.
Comment se faire apprécier des autres, non par son aspect physique, mais par ce qu’il a en lui ?
La gestion de son quotidien est très difficile et un jour un fait une erreur…

La fin est bouleversante, j’ai pleuré sur les dernières pages.
Un roman court, mais interpellant que je n’oublierai jamais.

A conseiller vraiment, chacun y trouvera une raison de réflexion !

Extrait :
“J’ai, depuis toujours une cicatrice sur la lèvre supérieure. Les médecins disaient, sans cruauté, en triturant mon visage et en tirant sur ma lèvre comme un acheteur inspecte la gueule d’un poulain, que c’était “un bon travail de raccommodage”. J’aurais pu, j’aurais dû deviner que c’était en réalité un petit bec-de-lièvre. Mais il était tellement bien réparé qu’on parlait toujours de “cicatrice”.
Ma mère n’a jamais su mentir, surtout aux êtres qu’elle aimait. C’est pourquoi l’histoire qu’elle me racontait n’était jamais tout à fait semblable. Tantôt il s’agissait d’un accident, j’étais tombé de mon lit après ma naissance ; tantôt d’une chute sur le ciment quand je faisais mes premiers pas. Je sentais toujours que, gênée, elle cherchait vite à détourner la conversation. Et comme moi aussi, j’avais peur d’une chose à peine devinée, je n’insistais jamais, comme je n’aurais pas manqué de le faire pour toute autre chose.
Je ne le savais pas alors, mais ce qu’elle me cacher là, c’était l’un des plus grands chagrins de sa vie. Ce n’est que bien des années après que, hésitante, confuse elle devait m’avouer la vérité sur cette “cicatrice”. Elle lui avait fait, je crois, plus de mal qu’à moi-même.”

 

Bruce Lowery est né en 1931 à Reno dans le Nevada. Il a passé son enfance dans différentes régions des Etats-Unis car le travail de son père obligeait sa famille à déménager souvent.

Il a fait la première partie de ses études aux Etats-Unis puis les a terminées en France, où il a passé une licence de lettres et un diplôme de journalisme. Il était passionné de voyages et a d’ailleurs fait le tour du monde. Ses œuvres sont écrites en français et il les a traduites ensuite dans sa langue natale : l’anglais. Cest notamment le cas pour son roman La Cicatrice qui est paru en 1960.
Bruce Lowery est décédé en 1998.

La cicatrice est devenu un classique de la littérature pour la jeunesse.

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“L’Adieu à la femme sauvage” de Henri Coulonges

L’Adieu à la femme sauvage
de Henri Coulonges (auteur)
Poche – 1 avril 1981
aux Éditions, Stock.

Roman bouleversant, plus que bouleversant de bout en bout… que plus jamais vous n’oublierez. (Françoise Xénakis, Le Matin) On ne peut s’en arracher… On court à la fin au bord de l’angine de poitrine. Vraiment, c’est un très grand livre. (Jean Clémentin, Le Canard enchaîné) Si vous ne devez lire qu’un livre pendant toute cette année, pas d’hésitation, c’est celui-là. (Thérèse Hamel, Marie-France) Dès maintenant, nous pouvons considérer son second livre comme la première pierre de la grande oeuvre romanesque et épique que nous attendons depuis quarante ans. (Jean Mistler, Le journal du Dimanche) Inoubliable. Henri Coulonges a raison : il n’y a rien de plus beau qu’un beau roman. (Pierrette Rosset)

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Bonjour à toutes et à tous…

L’Adieu à la femme sauvage a obtenu le Grand Prix du Roman de l’Académie française.

Henri Coulonges dans ce très beau roman nous fais vivre les derniers instants de la 2ème guerre mondiale, pendant les bombardements de Dresde.
Si la bombe atomique a laissé sa marque dans l’histoire, le bombardement intensif de Dresde a été oublié. C’est dans cet univers de feu, terrifiant, que l’auteur nous entraîne pour nous faire comprendre la folie vécue par ses habitants au travers d’une fragile jeune fille, Johanna, perdue dans cette apocalypse à la recherche de sa mère…
Elle trouvera un vieux monsieur, érudit et solitaire, désabusé par la nature humaine, qui se réfugie dans l’étude. Il va l’aider, la porter pour qu’elle se reconstruise.
Une rencontre des plus insolite qui va leur permettre d’oublier se qui se passe juste derrière leur porte.

Un grand moment de littérature, plein de pudeur et de poésie, malgré le contexte tragique.
Laissez vos émotions vous envahir !

Extrait :
– J’aime bien qu’on me dise des secrets, dit-elle. Tu me promets que personne ne le saura avant moi.
– Personne, dit-il.
– Avant, j’étais dans une maison où l’on ne parlait que de musique, dit-elle. Ici on ne parle que de vieux palais et d’anciennes inscriptions. Et pourtant tout à l’heure,quand tu expliquais cela, tu as eu la même expression que Herr Kerbratt lorsqu’il me parlait de la cantate qu’il a composée et qu’il veut me faire écouter après la guerre.
Une pensée lui était venue tout en parlant. “Là aussi, il est question d’oiseaux.”
Josef avait pris un air rêveur.
– C’est bon tu sais, dans les époques doublées et désolées, de pouvoir se réfugier dans quelque chose que l’on aime. Si on n’est consolé par rien, si on n’a aucun recours, si on ne voit que l’univers aride et les sombres lendemains, alors ça donne Martha.
Inconsciemment, ils prêtèrent tous les deux l’oreille.
Elle n’était pas là.
– C’est peut-être pour cela aussi que ta mère se promène maintenant parmi les fleurs, ajouta-t-il.”

 

Henri Coulonges, après avoir été pendant dix ans le collaborateur d’une grande revue mensuelle, Connaissance des Arts, publie son premier roman en 1975 : Les Rives de l’Irrawaddy, qui remporte un important succès critique. Il est traduit d’emblée en plusieurs langues. L’Adieu à la femme sauvage, publié en 1979, lui vaut le Grand prix du roman de l’Académie française. Traduit en 25 langues, le roman s’écoulera à plus de 700 000 exemplaires, toutes éditions confondues. Plusieurs producteurs de cinéma, en particulier outre atlantique, seront intéressés, prenant des options sur les droits. Ses romans suivants seront aussi publiés au livre de poche. Il se présente à l’Académie française en 1997. Il est aussi connu en tant que peintre sous le nom de Marc-Antoine de Dampierre et expose notamment au sein de la Galerie Denise René boulevard St Germain à Paris.

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“Les Dix enfants que Madame Ming n’a jamais eus” de Eric-Emmanuel Schmitt

Les Dix enfants que Madame Ming n’a jamais eus
de Eric-Emmanuel Schmitt
Poche – 7 janvier 2015
aux Éditions, Albin Michel.

Madame Ming aime parler de ses dix enfants vivant dans divers lieux de l’immense Chine. Fabule-t-elle, au pays qui impose l’enfant unique ? A-t-elle contourné la loi ? Aurait-elle sombré dans une folie douce ? Et si cette progéniture n’était pas imaginaire ? L’incroyable secret de madame Ming rejoint celui de la Chine d’hier et d’aujourd’hui, éclairé par la sagesse immémoriale de Confucius.

Dans la veine de Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran, d’Oscar et la dame rose ou de L’Enfant de Noé, Les dix enfants que madame Ming n’a jamais eus est le sixième récit du Cycle de l’invisible.

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Bonjour à toutes et à tous…

Récit bref, facile à lire, dont il se dégage une grande sagesse…
E. E. Schmitt aurait pu développer plus la trame de l’histoire, car il y avait matière et surtout le sujet est très intéressant.
l’auteur par le biais de Mme Ming nous distille des « petites vérités ». Choc de deux cultures, drôle de contraste entre la pensée de cette femme et les préoccupations de son interlocuteur occidental qui se trouve en Chine pour des réunions d’affaires. En effet Mme Ming, dame-pipi dans un grand hôtel chinois, est-elle une menteuse, une douce folle, une dame qui s’ennuie dans son métier ?

En tout cas cette histoire faite de tendresse est une vraie leçon d’amour.
Plus un petit conte philosophique au cœur de Confucius, qu’un roman! J’ai retrouvé l’esprit de « Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran », lu il y a quelques années, sa légèreté, sa simplicité… de petits mots qui s’enchaînent, se suivent qui nous transportent sans jamais s’égarer. E. E. Schmitt sait nous emmener exactement là où il veut.

Un petit plaisir qui méritait plusieurs pages supplémentaires pour me toucher d’avantage…

Extrait :
Tandis que nos dix enfants discutaient de leur avenir professionnel, Ru déclara soudain : « Choisissez un travail qui vous passionne et vous n’aurez pas travaillé un seul jour de votre vie. » Le lendemain, alors que mon mari rapportait qu’au bureau son supérieur l’avait harcelé bien qu’il ait accompli ses tâches et secouru ses collègues, il proclama :  » L’homme supérieur ne demande rien qu’à soi-même; l’homme trivial et déméritant demande tout aux autres. »

 

Né en 1960, normalien et docteur en philosophie, Eric-Emmanuel Schmitt s’est d’abord fait connaître en tant que dramaturge avec Le Visiteur, devenu un classique du répertoire théâtral international. Plébiscitées tant par le public que par la critique, ses pièces ont été récompensées par plusieurs Molière et le Grand prix du théâtre de l’Académie française. Son théâtre, qu’il met parfois en scène lui-même, est traduit dans plus de quarante langues et désormais joué dans le monde entier. Sa carrière de romancier, initiée par La Secte des Égoïstes, s’est poursuivie avec L’Évangile selon Pilate, La Part de l’autre, Lorsque j’étais une œuvre d’art, Ulysse from Bagdad, La Femme au miroir, Les Perroquets de la place d’Arezzo. Il pratique l’art de la nouvelle avec bonheur : Odette Toulemonde, La Rêveuse d’Ostende, Concerto à la mémoire d’un ange (prix Goncourt de la nouvelle 2010), Les Deux Messieurs de Bruxelles. Son Cycle de l’invisible (Milarepa, Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran, Oscar et la dame rose, L’Enfant de Noé, Le sumo qui ne pouvait pas grossir, Les dix enfants que madame Ming n’a jamais eus) a remporté un immense succès en France et à l’étranger. En 2006, il écrit et réalise son premier film, Odette Toulemonde, suivi, en 2009, de sa propre adaptation d’Oscar et la dame rose. Mélomane, Eric-Emmanuel Schmitt est aussi l’auteur de Ma vie avec Mozart et Quand je pense que Beethoven est mort alors que tant de crétins vivent. En 2015, il publie un récit autobiographique, La Nuit de feu. Il a été élu à l’académie Goncourt en janvier 2016.

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“Aussi noir que le charbon” de Eric Dupuis

Aussi noir que le charbon
de Eric Dupuis (auteur)
Broché – 25 avril 2016
aux Éditions, Ravet-Anceau.

En 1970, dans le bassin minier, un terril sépare les riches des pauvres. Deux enfants que tout oppose se lient pourtant d amitié : François-Xavier de Montjarrieux, fils d’un puissant industriel, et Iwan Kaczmarek, dont le père est mineur. Des années plus tard, le premier est devenu avocat, le second policier. François-Xavier a sombré dans la drogue et l’illégalité en défendant dealers et malfrats. Alors, quand sa famille est retrouvée massacrée, il constitue le suspect idéal. Son seul allié : Iwan, ami de toujours. Au fil de l’enquête, de nouveaux éléments changent la donne. La tuerie semble faire écho à une sombre affaire de meurtres et de viols survenus dans la région trente ans auparavant. Simple similitude ou lien réel ?

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Bonjour à toutes et à tous…

Eric Dupuis, tel un machiavélique et manipulateur prestidigitateur, nous a concocté un vrai Polar noir complètement à part…

J’ouvre le roman. Premier chapitre.

1979. Le terril.

J’inspire un bon coup, je prends mon élan.
Je plonge !

“Deux enfants de six ans s’amusent en grimpant l’un derrière l’autre sur le terril surplombant leur village. Au premier coup d’œil, on pouvait se rendre compte que ces deux gamins n’était pas du même monde…”

Dès le début du roman je sais.
Je sais, que je vais prendre un réel plaisir…
Je sais, que je vais être emporté !
Mais ce que je ne savais pas, c’est qu’en plus d’un style d’écriture sensible et franc, Eric allait se jouer de moi, de rebondissements en rebondissements jusqu’à la dernière ligne et là, je tire mon chapeau sur ce final incroyable…
Excellent, suspense et retournements de situation, tout y passe.
Qui est qui ?
Pourquoi ?
Personnages borderlines,
Pédophilies,
Meurtres d’enfants…

Eric Dupuis nous fait aussi un portrait très pointu de la grisaille et de la misère sociale de sa région du “Nord-Pas-de-Calais”, le bassin minier, les corons, la fermeture des mines…
On sent un travail documenté et précis qui sonne très juste.

Tout le roman tourne autour d’une histoire d’amitié entre des codes différents.
Un riche et un pauvre.
Jusqu’où seront-ils prêt à aller l’un et l’autre, pour éluder tous types de trahisons, ignorer la guerre entre les classes sociales afin de conserver une amitié qui défie toutes les règles.

Avec ce roman, le premier que je lis de l’auteur, Eric Dupuis confirme encore une fois que le fait de travailler dans la Police n’empêche pas de pouvoir être un très bon auteur…
Merci Eric pour ce grand plaisir de lecture !

Je vous le conseille vivement !

Extrait :
“Deux enfants de six ans s’amusent en grimpant l’un derrière l’autre sur le terril surplombant leur village. Au premier coup d’œil, on pouvait se rendre compte que ces deux gamins n’était pas du même monde. En tête, le fils de Polonais, Iwan Kaczmarek, habillé comme un “loqueteux”, chemise aussi décousue et rapiécée que son pantalon à l’ourlet maintes fois réajusté, agitait un long morceau de bois, suivi de près par François-Xavier de Montjarrieux, un gosse de riche, comme on disait dans la région. Guindé tel un prince, il arborait une superbe épée de chevalier en plastique. Iwan, prédisposé aux activités sportives, savait, avant même de donner le signal, qu’une fois deux plus, il arriverait en haut le premier. Pourtant, il laissait sa chance à son ami en ralentissant l’allure. Le temps qu’il regagne du terrain, il accélérait juste la distance nécessaire pour lever les bras au sommet en guise de victoire. Comme d’habitude, le noir de charbon recouvrait le bas de leurs jambes, avec ce sol meuble, composé de schistes, où chacun de leurs pas s’enfonçait et laissait échapper des nuages de poussière nocive.”

 

Né dans les années 1960 à Courrières dans le Pas-de-Calais, Éric Dupuis poursuit ses études secondaires à Lens avant d’incorporer le premier contingent de policiers auxiliaires en octobre 1986, puis de devenir gardien de la paix en 1987. Après plusieurs années sur la voie publique et trente ans de carrière dans la police nationale en région parisienne, il devient major-instructeur. En tant que formateur en sécurité intérieure, il enseigne aujourd’hui activités physiques et professionnelles : tir, auto-défense et techniques de sécurité en intervention. Il est également passionné par les arts martiaux et notamment par le krav maga, une discipline d’auto-défense qu’il pratique et enseigne en tant que 4e dan. Dans le cadre de son travail d’acteur et de conseiller technique pour le cinéma et les séries télévisées, il se lance dans l’écriture et propose ses récits. Aussi noir que le charbon est son quatrième roman policier. Il y évoque sa région natale, en puisant dans ses souvenirs d’enfant. Un retour aux sources, en quelque sorte…