Émotion, Suspense

Les Douleurs fantômes

de Mélissa Da Costa
Broché – 2 mars 2022
Éditions : Albin Michel

 

Rosalie, Gabriel, Tim, Anton et Ambre formaient un groupe d’amis soudé jusqu’à ce qu’un drame les éloigne les uns des autres. C’est pourtant un appel au secours qui, cinq ans après, va à nouveau les réunir. Entre silences amers et regrets, ces retrouvailles vont raviver leurs douleurs fantômes et bousculer leurs certitudes : mènent-ils vraiment la vie dont ils rêvaient ? Un rendez-vous à la croisée des chemins qui leur prouvera qu’on peut se perdre de vue, mais pas de cœur… Et qu’il n’est jamais trop tard pour changer de vie et être heureux.

“Mes personnages me surprennent et me font découvrir des états d’âme
ou des jeux relationnels auxquels je n’avais absolument pas pensé.
Ils me mènent à 100%, m’embarquent, me bousculent.”
Mélissa Da Costa

 

 

 

 

Moi qui étais depuis plusieurs années plutôt un lecteur de Polars, de thrillers, de romans historiques, et fantastique, je suis “revenu” il y a quelques mois à un “éventail” de lecture beaucoup plus large ! J’avais dans ma bibliothèque des romans que j’avais depuis plus de 10 ans et je trouvais dommage de ne pas les avoir lu. Je m’y suis mis et je le le regrette pas du tout. J’ai ainsi élargi mon “champ des possibles”, augmentant automatiquement ma PAL à venir…

“Les Douleurs fantômes”, suite directe de « Je revenais des autres », entre tout à fait dans ce type de lecture.
Très belle histoire, pleine d’émotions, de sourires, de souvenirs, d’amour et de disputes. Rebondissements assurés durant toute ma lecture, je n’ai pas eu le temps de m’ennuyer une seconde… J’ai partagé pleinement la vie d’Ambre, de Tim, d’Anton, Rosalie, Gabriel, Sophie… et tous les autres.
Un livre qui peut se lire séparément, mais ce serait dommage, je trouve.

À ce jour, j’ai lu tous les romans de Mélissa, et même si j’en aime certains plus que d’autres (c’est normal non ?), j’aime beaucoup sa plume, qui navigue entre tristesse et optimisme. Ces personnages sont toujours très attachants et ont cette particularité, qu’a un moment, j’ai l’impression de les connaître et automatiquement, je ressens une “sorte” de déchirure à la fin des récits, je les quitte alors avec tristesse et en même temps avec beaucoup joie de les savoir heureux.

Il est bien là, le talent d’écriture de Mélissa Da Costa, elle se laisse porter par son imagination.

Une fois les personnages posés, ce sont eux qui m’entraînent et me font découvrir le scénario au fur et à mesure. Tout d’un coup, par exemple, Ambre prend la décision d’inviter son rival Anton à aller boire un verre en tête-à-tête dans la boîte où ils allaient jadis… et je ne sais pas du tout ce qui va sortir de cette soirée.”

Vous ne l’avez jamais lue, vous êtes un (e) Lecteur (trice) ? Vous ne pourrez pas passer longtemps à côté de celle, qui en très peu de romans a su imposer un style, son style.
Mélissa n’a pas fini de m’émouvoir…
… Et c’est ce que j’attends de mes lectures !
Merci Mélissa.

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Extraits :

« Le téléphone portable se mit à vibrer sur la table de nuit, Ambre se réveilla en sursaut. À côté d’elle, elle sentit Marc remuer et marmonner dans son sommeil. Elle attrapa le téléphone avant que le vibreur ne le réveille totalement.
Même pas sept heures. Qui pouvait bien appeler aussi tôt ? Ce genre d’appel n’augurait jamais rien de bon. Lorsqu’elle vit le nom qui s’affichait sur l’écran, son inquiétude grandit, car cela faisait plus d’un an qu’elle n’avait pas eu de nouvelle de cette jeune femme dont elle avait été si proche. »

« Finalement, ils restèrent muets, debout l’un en face de l’autre, dans l’obscurité de la chambre, pendant près d’une minute. Luttant pour ne pas s’approcher davantage, luttant pour refouler toutes les images qui leur venaient en tête, Frontignan, leurs peaux moites sur les draps humides…
Ils ne firent pas un geste. Ils ne se frôlèrent même pas. »

« Elle tenta de se recompter un visage neutre, de calmer les battements de son cœur, mais la main de Tim avait laissé comme une brûlure sur sa peau. Impossible d’ignorer cette sensation. C’était comme si Tim tenait toujours sa main dans la sienne. Une sensation semblable aux douleurs fantômes, après une amputation. On sait que le membre n’est plus là et pourtant, on ressent toujours sa présence douloureuse. Au point d’en devenir fou. »

« Elle songea à Marc. Il était de ces personnes qui avaient peur de tout dans la vie mais, qui disaient “Je t’aime” sans problème, comme si ça pouvait les rassurer. Il disait aussi “ma chérie” ou “ma puce”. Elle, elle n’en avait jamais été capable. Elle ne disait : “Je t’aime” que si on lui disait et les “chéri” restaient immanquablement bloqués dans sa gorge.
Tim était comme elle. Il avait toujours trouvé ces petits noms ridicules et impersonnels. Il disait qu’il n’y avait rien de plus fort qu’un prénom et que c’était dommage d’enlever ça à une personne pour lui assigner un surnom usé à force d’être utilisé par des centaines et des centaines de couples. »

« Sophinette, je te mettrai en garde. Je te dirai comme c’est dommage compliqué, comme c’est douloureux, mais comme c’est beau à la fois. Elle respirait dans le cou de Tim et elle pensait : Sophinette, continue de sautiller, de chanter, continue de soigner tes poupées, continue de rire, de croiser les bras en boudant, continue de trouver tout si évident, de t’occuper du petit Tim’, d’aimer ton papa et de penser qu’il est le plus beau du monde, continue d’être la miniature de ta maman… elle est si géniale, c’est la femme la plus merveilleuse que j’aie rencontrée. Continue de croire au Père Noël, aux lutins, continue de porter des bracelets fluorescents, et même tes affreux colliers criards. Sophinette, tu as le temps de grandir… »

 

 

Mélissa Da Costa est une romancière française.

Après des études d’économie et de gestion à l’Institut d’administration des entreprises de Lyon (IAE) (2008-2011), elle est chargée de communication dans le domaine de l’énergie et du climat.
Elle suit également des formations en aromathérapie, naturopathie et sophrologie.

“Recherche compagnon(ne) de voyage pour ultime escapade” (2017), sorti en librairie sous le “Tout le bleu du ciel” (2019), est son premier roman.
Salué par la presse, il a reçu le prix du jeune romancier au salon du Touquet Paris Plage.
https://leressentidejeanpaul.com/2021/09/17/tout-le-bleu-du-ciel/

“Je revenais des autres” (2017), et “Les Lendemains” (2020), sont portés par les libraires et salués par la presse, ils ont conquis plus d’un million de lecteurs.
https://leressentidejeanpaul.com/2021/08/04/je-revenais-des-autres/
https://leressentidejeanpaul.com/2022/04/18/les-lendemains/

“Les douleurs fantômes” (2022) est lauréat du Prix Babelio – littérature française 2022.