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Noir, Polar, Thriller

Black Coffee

de Sophie Loubière (Auteur)
Broché – 14 février 2013
Éditeur : Fleuve éditions

Juillet 1966. Dans la petite ville perdue de Narcissa, Oklahoma, une maison isolée en bordure de la mythique route 66 est la cible d’un tueur sanguinaire. Une femme enceinte et une fillette sont assassinées, une mère et son fils Desmond grièvement blessés. Le jeune garçon va grandir à l’ombre de ce dossier jamais élucidé par la police, hanté par la figure du tueur, sous le regard d’une mère psychologiquement détruite et à des milliers de kilomètres d’un père absent le jour du drame, et qui n’a eu de cesse de raviver la culpabilité de son fils. Si seulement tu n’avais pas attaché le chien… 2011. Devenu journaliste puis professeur de criminologie à l’université, Desmond G. Blur décide de quitter Chicago pour s’installer en Arizona dans la maison de son père décédé. Une ultime tentative du fils pour se rapprocher de son père et s’en faire pardonner, sans savoir que celui-ci, d’outre-tombe, l’a peut-être mis sur la voie de la réconciliation avec leur passé. Car l’arrivée dans le secteur d’une femme vient bientôt réveiller les démons passés de Desmond : Lola, une femme au comportement étrange qui voyage seule avec ses deux enfants, visitant des villes fantômes. Une Française dont Desmond découvre vite que, sous couvert de jouer les touristes, elle recherche son mari littéralement volatilisé trois ans plus tôt sur la route 66. Ce dernier lui aurait fait parvenir un cahier, seul indice de la piste à suivre. Un cahier contenant un récit qui, s’il n’est pas l’œuvre d’un mythomane, est la preuve de l’existence d’un des plus ahurissant criminel que l’histoire des Etats-Unis ait connu… et dont le chemin sanglant traversait déjà la petite ville de Narcissa en Oklahoma l’été 1966.

 

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Bonjour à toutes et à tous.

Bienvenus sur la “Mother Road” !
4 000 km entre Chicago et Los Angeles.
La mythique Route 66, ses motels, ses stations services, son désert et ses bikers…

Sophie nous entraine dans un road-movie étouffant, sur la célèbre route, semée d’embûches, la mort ne cesse d’y rôder. La chaleur, des déserts à pertes de vue…

Suspense, péripéties, de nombreux rebondissements, rien ne manque dans ce roman. Cette route, je ne l’ai pas lâché, je l’ai suivit sur plusieurs générations. Malgré certaines longueurs qui peuvent se justifier par le climat et le sujet, j’ai aimé l’écriture fluide et le dynamisme des chapitres courts.

La route 66 était fière de ses Diner’s, de ses stations-services, de son asphalte lisse et roulant, mais qu’en est-il aujourd’hui ?

Un tueur en série sévit régulièrement depuis plusieurs années.
Je me demandais, à quel moment sa cavale de plus de 40 ans, parsemée de cadavres, prendrait-elle fin.
Pas une minute de répit… Plus j’avançais dans ma lecture, plus les mailles se resserraient, mais… Je ne dévoilerai rien !
Un récit habilement mené, à la progression maîtrisée. Les personnages sont bien fouillés, à commencer par l’héroïne, Lola, une jeune femme, échappant à tous les clichés.

Sophie frappe fort et juste, elle est parvenue à me tenir en haleine tout au long de son récit. C’est le premier roman que je lis d’elle et sûrement pas le dernier.
Une suite est parue : “White Coffee”.

Vous voulez en savoir un peu plus sur Black coffee ?
Voici le site de Sophie. Il est bourré d’anecdotes sur la fabrication du roman, le voyage, les repérages sur place, etc.

Alors, vous me suivez ?
https://blackcoffee66.blogspot.com/?fbclid=IwAR0kdXK0QxKJUojZsYfeUh_X5Cr75U63O62E_31ix55RGogOslKtJv9-Y34

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Extrait :

« Ce récit n’est pas une fable. Depuis deux jours, nous accumulons des preuves. Si les crimes sont réels, alors le tueur l’est aussi, non ? Desmond se rapprocha. Le corps de Lola s’obstinait à épouser les formes du canapé, marquant la cambrure du dos. Seules les pointes de ses pieds étaient en contact avec le sol. Dans l’exaspération, Lola devenait plus attirante encore. Il enveloppa de ses doigts la main qui tenait le verre.
– Vous ne devriez pas, dit-il.
Face à face, dans cette même immobilité, chacun butait contre un obstacle, à la limite de ses convictions. L’alcool donnait à leurs lèvres de légers arômes de tabac et de miel.
– Le tueur n’est pas votre père, murmura-t-elle.
Le parfum de Lola qui montait vers lui était une caresse douloureuse.
Sa mâchoire se crispa, il ferma les yeux pour garder le contrôle. »

 

 

Journaliste et romancière, Sophie Loubière s’est longtemps partagée entre le micro (France Inter, France Info) et la plume. Auteur d’une dizaine de romans et de nouvelles policières, elle publie son premier polar dans la collection Le Poulpe en 1999. De Paris à San Francisco (« Dans l’œil noir du corbeau »), des forêts lorraines à la route 66 (« Black coffee » et « White Coffee »), elle plonge le lecteur dans un trouble profond. En 2011, le succès de « L’enfant aux cailloux » lui vaut une reconnaissance internationale. Traduit en langue anglaise, le livre remporte plusieurs prix littéraires. En 2015, elle aborde l’Histoire avec « A la mesure de nos silences » (Fleuve Editions), un hymne à la vie, entre ombre et lumière, inspiré d’un fait réel de la seconde Guerre Mondiale. « Cinq cartes brûlées » (Fleuve Noir), confirme l’intérêt de Sophie Loubière pour le fait divers, révélateur des carences et névroses de notre société.

Émotion, Humour, Philosophique

Une bouche sans personne

de Gilles Marchand (Auteur)
Broché – 5 octobre 2017
Éditeur : Points

De sa lèvre inférieure au tréfonds de sa chemise, il a une cicatrice qu’il dissimule sous une écharpe. Le jour, il compte et recompte des colonnes de chiffres. La nuit, il retrouve Sam, Thomas et Lisa au café. Ses trois amis ne savent rien de lui. Un soir, il décide d’ôter le cadenas de son armoire à souvenirs. Et de raconter avec fantaisie l’empreinte que l’Histoire a laissée sur son corps…

“ On se laisse prendre au jeu de l’imaginaire délirant du narrateur qui cache un traumatisme douloureux, et on finit par rêver avec lui.  »
20 minutes

 

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Bonjour à toutes et à tous.

Une bouche sans personne, est le premier roman de Gilles Marchand.
Pas le premier que je lis, mais l’un de ceux dont j’avais entendu beaucoup de bien…
Dès les premières lignes, je retrouve le style de Gilles, complètement farfelu, déjanté, mais très profond aussi, tout en étant émaillé d’inventions.

Un comptable se cache la journée au milieu de ses chiffres. Il ne vit qu’à travers ses chiffres, ses nombres qui ne l’ont jamais trahi. Il est plus facile de faire des additions que de parler à des personnes. Lorsque l’on compte, on n’est pas obligé de parler.
Mais, quand le bureau ferme, il est seul et cogite. Pas simple de passer inaperçu avec pareille cicatrice. Alors depuis dix ans, le soir venu, il va dans un bar retrouver ses amis, son visage protégé d’une écharpe qu’il n’hôte jamais. Personne ne sait rien de son passé.

Pourtant, un soir, il va de se dévoiler.
L’homme commence alors à raconter… Sa vie, son grand père Pierre-Jean…
Léger et aérien en apparence, le récit devient le roman d’un homme qui se souvient et survit aux traumatismes d’une vie.

Gilles nous offre ici un roman sur l’amitié, et la solitude. Il jongle admirablement bien avec les ingrédients de la vie créant un roman à la fois léger et profond, humain, et habilement construit, serti d’une écriture poétique, douce et pleine de fantaisie.

Nous ne connaîtrons jamais ni le nom, ni le prénom du narrateur traité à la première personne du singulier.
Mais est-ce bien indispensable ?
N’est-ce pas un outil supplémentaire que nous donne l’auteur afin de plonger avec lui dans son monde ?

Vous l’aurez compris j’ai beaucoup aimé ce livre !
Magique, fort, et puissant, l’âme de Boris Vian vient parfois se glisser entre certains mots entraînant un mélange de belle écriture et de métaphores justement dosées…

La fin du roman, m’a bluffé et donne à l’ensemble du récit tout son sens, qui sort des sentiers battus. Un premier roman attachant où vaincre l’horreur est une affaire de mots autant qu’une affaire de cœur.
Que c’est bon de lire un livre tout simplement bien écrit, précis et rempli d’humanité.
Je ne peux que vous recommander ce livre.

 

Hier,

Hier, tous mes problèmes me paraissaient si loin
Aujourd’hui, on dirait qu’ils sont là dans le but de perdurer
Oh, je crois en hier

Soudainement, je ne suis pas la moitié de l’homme que j’étais
Il y a une ombre suspendue au-dessus de moi
Oh, hier est venu soudainement

Pourquoi devait-elle partir, je ne sais pas, elle ne l’a pas expliqué
J’ai dit quelque chose de mal, maintenant hier me manque

Hier, l’amour était un jeu tellement facile à jouer
Aujourd’hui j’ai besoin d’un lieu pour m’isoler
Oh, je crois en hier

 
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Extrait :

« Pourquoi n’enlèves-tu pas cette foutue écharpe ? »
Silence. Il continue à me regarder dans les yeux tandis que Sam s’efforce de prendre un air dégagé. Ce n’est pas la première fois qu’ils m’interrogent à ce sujet. Depuis le premier jour, ils me disent que je peux la retirer. « Il fait trop chaud dedans », « Tu auras froid en sortant », « On est entre amis, tu n’as rien à craindre »… Ils sont revenu plusieurs fois à la charge sans trop insister et finissant par s’excuser de se mêler de ce qui ne les regarde pas. Je n’ai jamais cédé. Il n’y a pas de négociation possible, parce que je n’ai rien à y gagner. Et on ne négocie pas avec les amis.
Pourtant, ce soir c’est différent. Il y a autre chose. Pas de la pitié, mais quelque chose qui flotte dans l’air, entre le comptoir, la réserve, notre table et la porte d’entrée. Quelque chose qui joue avec la fumée de nos cigarettes, qui voile leurs regards et fait vibrer leurs voix d’un timbre que je ne parviens pas à identifier. J’ai bien envie de leur demander ce qui se passe, optant pour la formule la plus efficace en ces circonstances :
« Qu’est-ce qui se passe ?
– Rien, pourquoi ?
– Mais si, je le sens bien. Il y a comme une odeur. Vous savez, ces odeurs décrites dans certains livres, ces odeurs indéfinissables dont on ne sait jamais si elles existent ou s’il s’agit de simples figures de style, comme celle de la peur de l’argent. Un truc qui passe et que je n’arrive pas saisir.
– Une odeur errante ? » Sam est mal à l’aise et commence à remuer sur sa chaise.
« Vu la description, je dirais plutôt rôdante, ajoute Thomas. »

 

 

Gilles Marchand est né en 1976 à Bordeaux.

Il a notamment écrit Dans l’attente d’une réponse favorable (24 lettres de motivation) et coécrit Le Roman de Bolaño avec Éric Bonnargent.
Son premier roman solo, Une bouche sans personne en 2016, attire l’attention des libraires (il est notamment sélectionné parmi les « Talents à suivre » par les libraires de Cultura, finaliste du prix Hors Concours, et remporte le prix des libraires indépendants « Libr’à Nous » en 2017) et de la presse, en proposant le curieux récit, le soir dans un café, d’un comptable le jour expliquant à ses amis pourquoi il porte en permanence une écharpe pour cacher une certaine cicatrice.

Il a été batteur dans plusieurs groupes de rock et a écrit des paroles de chansons.

Émotion, Humour

Café ! Un garçon s’il vous plait

de Agnès Abécassis
Poche – 10 mai 2017
Éditeur : Le Livre de Poche

Tout commence par un bon café. Il suffit de demander.
Sauf quand on se goure dans la formule… vous avez commandé un garçon ?
En voici un sur un plateau, se dit Lutèce, en retrouvant la trace de son premier amour. Mais le temps aura-t-il su préserver la fraicheur de leurs souvenirs ?
Et puis arrive Tom, le flic tendre. Quand Régine le trompe et qu’il le découvre, par dépit, il la trompe aussi. Avant de réaliser qu’elle n’avait pas fauté…
Ava, c’est l’artiste qui aime trainer dans les cafés pour y chercher l’inspiration.
Un jour, on lui commande le portrait d’une actrice célèbre. L’occasion pour se carrière de décoller ! Mais rien ne se passe comme prévu, et elle qui pensait boire du petit lait risque de devoir attendre un peu avant de sabrer le champagne.
Une histoire pleine de rires, de larmes, de chocolat et d’un soupçon de crème.
Leur point commun à tous ? L’amour est réellement leur tasse de thé.

 

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Bonjour à toutes et à tous.

C’est mon premier Agnès Abécassis.
Je termine le roman touché, surpris et amusé…

Café ! Un garçon s’il vous plaît, est une belle comédie qui offre plusieurs histoires.
Histoires d’amour bien sûr, sous toutes ses formes…
Histoires d’amitiés…
Mais aussi histoires de la vie, qui ressemblent étrangement aux nôtres, teintées d’humour.

Café ! Un garçon s’il vous plaît, c’est aussi, à travers les protagonistes principaux, la jalousie au sein du couple (Régine/Tom), les retrouvailles avec un amour de jeunesse (Lutèce) et l’épanouissement personnel avec Ava, qui doit livrer le tableau d’une célèbre artiste et être sous les feux de projecteurs, enfin si tout se passe bien !

Pas d’amertume dans ce “café”, aucun risque d’avaler de travers, j’ai vraiment été charmé par tous les personnages, de la première à la dernière page. Agnès a pris soin de développer leur personnalité, les faisant évoluer sous nos yeux petit à petit et ils m’ont même donné de sacrés éclats de rire.
Agnès a aussi la faculté à faire d’une situation banale, un moment de pure merveille et de plus j’ai l’impression qu’elle le fait ça avec une telle facilité !!!

En résumé, je vous conseille vraiment ce roman.
Des personnages attachants, une histoire parfaitement rythmée et une auteur, qui a sans conteste, un sacré talent…
J’arrivais d’ailleurs régulièrement à imaginer Agnès écrire certaines lignes, riant elle-même de ses propres bêtises !!!

Merci Agnès, tu as aidé mon confinement !

Auteur à suivre…

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Extraits :

« De son ton le plus fulminant, elle les menaça en agitant son index tendu comme une cravache :
– JE VOUS PREVIENS, tous les trois. Si vous ne restez pas tranquillement assis dans le silence le plus total pendant TOUTE la durée de ce vol, je vous JURE SUR MA TETE que je… que je…
Son visage cramoisi bouillonnait de chercher en temps réel toutes les promesses de châtiments impitoyables, de sanctions sévères, de corrections terribles qu’elle pourrait brandir pour les faire reculer. Comme elle tardait à les trouver, ils l’aidèrent :
– … que tu te fâches ? Demanda Renso.
– Non, PIRE, bafouilla-t-elle, que je… que je… oh oui que je…
– … que tu cries ? Demanda Kenzo, en ouvrant de grands yeux apeurés.
– Oh, non, non, non, mon petit bonhomme, bien pire, je vous JURE que je… que je…
– Que tu nous abandonnes dans la forêt, en pleine nuit, sans jus de pomme ni sandwich, et même qu’il y a des loups qui nous poursuivent et qui veulent nous manger, mais nous on a froid parce que tu nous as pas laissé d’écharpe, alors on court se protéger dans une cabane mais on n’en trouve pas, parce qu’on est dans un autre pays, et on parle pas la langue, et on pleure, on pleure parce que tu nous aimes plus ? Demanda Enzo, les yeux humides à l’idée de ce supplice atroce qui surpasse tous les autres.
Devant sa petite bouille décomposée, Perla fut sur le point de craquer et de le prendre dans ses bras, mais elle se ressaisit de justesse et trancha :
– Non, j’ai dit pire. Je vous confisque vos consoles de jeux vidéo pendant toute la durée du week-end. »

« Les gens m’épuisent à vouloir sans arrêt décréter ce qui est bien ou pas dans la vie des autres. Qu’ils s’occupent d’abord de la leur, bon sang de bonsoir ! On ne choisit pas la couleur de sa peau, on ne choisit pas non plus de préférer Georges ou Germaine. C’est ainsi. Et ce n’est pas grave. Ce que font deux adultes enthousiastes dans un lit ne devrait regarder qu’eux. Ils se donnent de l’amour ? La belle affaire ! On a tous besoin d’amour, Ethel, tous sans exception… »

 

 

Agnès Abécassis est écrivain, scénariste, illustratrice et journaliste.
Elle a publié une douzaine d’ouvrages, tous des succès, allant des romans aux BD (textes et dessins). Elle a plus d’un million de lecteurs.
Parmi ses titres les plus connus figurent notamment :
« Les tribulations d’une jeune divorcée » (édition illustrée par l’auteur, au Livre de Poche)
– « Le tendre baiser du tyrannosaure » (Prix du public 2016 de Saint-Maur en poche)
« Café ! Un garçon, s’il vous plaît »
Mais aussi « Le théorème de Cupidon », « Chouette, une ride ! », etc…

Émotion, Humour, Philosophique

La Chambre des merveilles

de Julien Sandrel
Broché – 7 mars 2018
Éditeur : Calmann-Lévy

Louis a 12 ans. Ce matin, alors qu’il veut confier à sa mère, Thelma, qu’il est amoureux pour la première fois, il voit bien qu’elle pense à autre chose, à son travail sûrement. Alors il part, fâché et déçu, avec son skate, et traverse la rue à fond. Un camion le percute de plein fouet.
Le pronostic est sombre. Dans quatre semaines, s’il n’y a pas d’amélioration, il faudra débrancher le respirateur de Louis. En rentrant de l’hôpital, désespérée, Thelma trouve un carnet sous le matelas de son fils. À l’intérieur, il a dressé la liste de toutes ses « merveilles », c’est-à-dire les expériences qu’il aimerait vivre au cours de sa vie.
Thelma prend une décision : page après page, ces merveilles, elle va les accomplir à sa place. Si Louis entend ses aventures, il verra combien la vie est belle. Peut–être que ça l’aidera à revenir. Et si dans quatre semaines Louis doit mourir, à travers elle il aura vécu la vie dont il rêvait.
Mais il n’est pas si facile de vivre les rêves d’un ado, quand on a presque quarante ans…

« LE LIVRE QUI VOUS FERA PLEURER DE BONHEUR. »

Bernard LEHUT, RTL

Coup de foudre partagé par le monde de l’édition à l’international, ce premier roman de Julien Sandrel, à 37 ans, a déjà conquis plus de 20 pays avant même sa parution en France.

 

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Bonjour à toutes et à tous.

Depuis octobre 2018, j’attendais de pouvoir enfin le lire.
Mais dans l’ordre de lecture de ma PAL, le roman de Julien était encore bien loin…

J’ai craqué !
À force de voir cette superbe couverture qui m’appelait à chaque fois, qui me donnait envie de prendre le livre entre mes mains…
J’ai craqué… Et j’ai bien fait !

Dès le début, j’ai été pris aux tripes par le récit et je me suis attaché très vite aux personnages.

Que d’émotions. Ce livre est une pure merveille !

C’est un roman lumineux plein d’espoirs, d’amour et de vie…
Lorsque j’ai rencontré Julien à Rosny, nous en avions discuté un peu. Assis à coté de Valérie Perrin, il nous avait donné une petite idée sur ce qu’il avait écrit. Mais ce que je ne savais pas à ce moment là, c’est que c’était son premier roman !

Louis, 12 ans, se fait percuter par un camion, sa vie et celle de sa mère basculent brutalement. Doit-elle revoir toutes ses priorités, ses choix de vie, ses relations avec les autres, avec sa mère ?
N’a-t-elle pas fait fausse route jusqu’ici ? L’heure d’une prise de conscience est venue. Douloureuse mais salvatrice.
Louis est dans le coma. Rien n’indique s’il se réveillera.
Dans quatre semaines, si aucune amélioration n’est constatée, ils devront le débrancher.

Véritable coup de poing dès les premières pages, Julien a réussi le pari de raconter cette histoire douloureuse avec une volonté d’apprécier pleinement toutes les beautés de l’instant… Pas de pathos, bien au contraire !
Beaucoup de tendresse, d’amour de poésie et d’humour aussi !

Ce qui m’a beaucoup plu dans le récit, mise à part que l’on ne s’ennuie jamais, c’est de découvrir certaines scènes du point de vue de Louis, qui est toujours dans le coma. Nous faisant bien comprendre que les personnes dans le coma peuvent être sensibles à tout ce qui les entoure.

C’est un roman absolument magnifique et bouleversant, il fait parti des livres qui m’ont transporté très loin !
Julien nous invite tous à nous interroger sur le choix de nos vies.
Une belle histoire d’espoir…

Je vous le conseille de tout mon cœur !

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Extraits :
« Sur son lit d’hôpital, Louis était beau. Serein. Calme. Étonnamment préservé. S’il n’y avait pas eu tous ces tuyaux, son visage et le reste de son corps auraient semblé intacts ou presque. Deux côtes fêlées, une jambe fracturée – la fracture n’étant pas ouverte, une immobilisation suffira, m’avait-on indiqué. Ce à quoi j’avais rétorqué que je me demandais bien à quoi pouvait servir cette immobilisation vu qu’il n’allait pas gambader tout de suite. L’infirmière m’avait jeté un de ces regards qui en disent long, qui jugent déplacée cette boutade émanant de la bouche d’une mère en détresse. J’étais une mère déboussolée. En détresse, je ne sais pas. Tout cela semblait irréel. »

« Cette nuit-là, mon fils m’a aidée à ressusciter quelques pages de jeunesse trop vite tournées. Cette nuit-là, j’ai compris que la vie – la vraie, celle dont on se souvient – n’est rien d’autre qu’une succession de moments de grâce juvénile. Et qu’aucune ambition d’adulte ne peut rendre plus heureux qu’un carpe diem adolescent. »

 

 

Julien Sandrel a 39 ans. La Chambre des Merveilles (Prix Méditerranée des lycéens 2019, Prix 2019 des lecteurs U), son premier roman, a connu un succès phénoménal en librairie. Vendu dans vingt-cinq pays, il est en cours d’adaptation au cinéma.

Noir, Thriller psychologique

La corde de mi

de Christian Guillerme
Broché – 29 janvier 2019
Éditeur : Art En Mots Édition

Octobre 2001, le chanteur d’un groupe de rock encastre sa moto sous un camion à la veille d’un concert très important. Janvier 2012, le bassiste de cette formation est évincé par le reste du groupe. Février 2012, un groupe de black metal est littéralement massacré à la machette au nord de Paris. Fin 2015, dans un studio de la banlieue Ouest, des musiciens reçoivent un personnage étrange et dérangeant lors d’une séance d’audition. Le bassiste du groupe ne croit pas à une visite anodine, il sent que cet inconnu porte en lui un présage funeste, que quelque chose d’irrémédiable est en train de se mettre en place. Il décide alors de mener sa propre enquête, en solitaire, et ce qu’il va découvrir se révélera absolument terrifiant.

 

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Bonjour à toutes et à tous.

Qu’est-ce qui m’a poussé à lire ce livre ?
– Le titre !

Quand j’avais six ans, un samedi matin, mon père qui était parti acheter des chaussures, est revenu avec une guitare !!!
Nous n’avons jamais su le pourquoi, mais moi j’étais heureux…
J’ai passé des heures à essayer de la dompter avec mes petits doigts et mes ongles rongés.
Je me rappelle encore très bien les mélodies que j’enchainais sur une seule corde, la première qui s’était livrée à moi, la corde de Mi !

Fan de rock, de Metal, de Death, de rock et bien d’autres, je ne pouvais pas passer à côté du premier roman, un vrai thriller psychologique, de Christian Guillerme.

Je me suis d’abord fait une Play List en adéquation qui m’accompagnerait durant mon voyage.
– C’est parti !

J’ai plongé très vite dans ce roman très atypique, Christian, cela se sent, maîtrise le sujet à la perfection. Mais pas seulement l’univers de la musique. Non ! Avec ce premier roman, déjà il sait jouer avec le lecteur, les rythmes qu’ils lui infligent, vont de l’impression de scènes au ralenti, vers des accélérations foudroyantes !

L’écriture, fluide et riche est dynamique et soutenue. Il y a un vrai travail de description qui permettra au lecteur de s’immerger complètement dans le monde de la musique.
Et même si l’intrigue est assez lente, et l’histoire relativement simple au fond, jusqu’au milieu du roman, le style y est vraiment très bon et c’est lui qui m’a porté. Les éléments se mettent en place doucement, haletants, et soudain… C’est une explosion d’adrénaline jusqu’au final, faisant de la suite du récit un véritable page-turner, très violent.
Une fois commencé il vous serra impossible de vous arrêter…

Qui est ”Gade”, ce personnage qui suscite un sentiment de malaise dès le départ ?
Pourquoi ce décompte si particulier ?

Vous ne le saurez qu’en plongeant à votre tour dans ce roman complètement “Destroy” !

Pour un premier roman, c’est une vraie réussite et c’est un coup de cœur pour moi !
Un genre de lecture que je n’avait pas encore eu l’occasion de lire.
Bravo Christian, hâte de “t’écouter” de nouveau.

Un grand merci aussi à Christine !
Je te fais de gros bisous…

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Extrait :
« Sa taille était vraiment hors-normes ! Et ce qui était surprenant par rapport à ce gabarit, c’était l’aisance et la vivacité de geste qui en émanaient, comme lorsqu’il avait posé l’étui basse tout à l’heure. Sa voix était également hors-normes ; désagréable, monocorde, comme si toute l’humanité l’avait déserté. Mais à bien y regarder, ce qui mettait réellement mal à l’aise chez cet inconnu était l’expression de son visage ou plutôt son absence d’expression. Les traits, de type caucasien, n’étaient pour rien dans cet état de fait, ils étaient somme toute banals, de cette banalité du quotidien qui ne fait pas se retourner les têtes. Non, ce qui rendait définitivement sa physionomie unique, c’était cette carence quasi surnaturelle de vie sur son visage. Le malaise procuré trouvait sa source au creux de ce masque de cire, une reproduction de ceux du Musée Grévin, la brillance artificielle en moins. Et ses yeux ! Deux billes noires d’obsidienne, fixes, sans éclat, la lumière du studio ne semblait même pas s’il refléter !
Les trois musiciens avaient ressenti un malaise collectif et ils avaient pensé en même temps à un croquemitaine au masque de paraffine. »

 

 

Né en 1963 à Clichy-la-Garenne en région parisienne, Christian Guillerme, ancien musicien de studio et bassiste dans des groupes de rock, vit actuellement en Seine-et-Marne. Informaticien de formation, il exerce aujourd’hui la profession de concepteur fonctionnel au seine d’une grande entreprise du tertiaire sur le quartier d’affaires de La Défense? Il est l’auteur de nombreuses nouvelles à l’ambiance noire et inquiétante sur la plateforme Short Edition et a participé également à plusieurs recueils. La corde de Mi, son premier roman, visuel et haletant, s’inscrit d’emblée dans la grande tradition des thrillers qui mettent en scène des personnages ordinaires confrontés soudainement à quelque chose de terrifiant. Son personnage principal, véritable condensé du mal, vous hantera longtemps après le mot FIN.

Vous pouvez le contacter via sa page Facebook : CG auteur.

Polar

Échec à la Reine

“Les enquètes de l’apicultrice”

de Valérie Valeix
Poche – 10 mars 2017
Éditeur : Éditions du Palémon

Éminente apicultrice consultante dans le Quercy, la jeune Audrey Astier parcourt le monde à la recherche de méthodes de travail différentes dans le but d’assurer la sauvegarde des abeilles. Alors qu’elle a rendez-vous avec son vieux maître de stage, Janissou Laborde, dit le Papé, celui-ci disparaît mystérieusement…
Aux côtés du troublant lieutenant Steinberger, fraîchement affecté à la gendarmerie de Rocamadour après son retour d’Afghanistan, Audrey va courir le causse pour tenter de déjouer les pièges d’une effroyable société secrète prête à tout pour arriver à ses fins…

Cette série d’un nouveau genre mêle habilement intrigue (tous les ingrédients d’un excellent roman policier sont réunis : enquête, suspense, action…), écologie (en rappelant l’importance de la protection des abeilles et de l’apithérapie), Histoire (de nombreux faits marquants locaux ou nationaux sont abordés) et patrimoine (on découvre avec plaisir les richesses et traditions des régions).

 

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Bonjour à toutes et à tous.

Je suis très content d’avoir découvert ce roman addictif et très original, construit autour des abeilles, insectes qui m’ont toujours fascinés.

Échec à la Reine, est un roman sans aucun temps mort.
À peine les premières pages lues, je savais que j’aurai du mal à me contenir…
Alors, que faire dans ces cas là ?
Le mieux est d’en profiter en se laissant porter par l’intrigue…

Et quelle intrigue !

– Audrey Astier, personnage principal, est apicultrice dans un petit village de la Dordogne.
– Janissou dit « le Papé », son Maître de stage, disparaît, lui laissant une lettre étrange en forme de testament. Audrey va tout faire pour retrouver son ami, elle va remuer ciel et terre afin que les autorités acceptent d’ouvrir une procédure.
– Le Lieutenant Steinberger de la Gendarmerie de Rocamadour, est Alsacien avec un caractère bien trempé. Il vient d’arriver pour remplacer l’Adjudant-Chef Lebel aimé de tous à la Brigade et ami d’Audrey.

C’est dans un cadre très “terroir”, que l’énigme policière va dérouler.

Valérie Valeix a concocté un roman très bien construit et bien sûr, très documenté !
J’ai appris énormément de choses sur les abeilles sans que cela ne gène en rien la lecture de l’intrigue.
Valérie nous emmène telle une guide touristique à travers une région superbe où la nature est omniprésente, mais on va vite se rendre compte qu’il n’y a pas qu’un coupable, mais toute une organisation derrière l’enlèvement de Janissou. L’enquête est beaucoup plus importante et incroyable que ce que je pensais…

Un moment de pur plaisir !

Mais…
Il vous faudra attendre les dernières pages pour connaître enfin le dénouement de cette histoire prenante.

La quatrième de couv. annonce la naissance d’une série.
Génial !!!
J’ai hâte de lire les prochains opus !

Une aventure à suivre absolument !

Merci Valérie…

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Extrait :
« La maison était silencieuse, toute forme de vie semblait l’avoir désertée, remplacée par un calme pesant. Audrey fit rapidement le tour du logis et pénétra seulement en dernier dans la salle à manger où elle fut accueillie par le tic-tac mélancolique de l’horloge, ce “Dieu sinistre, effrayant, impassible” selon Baudelaire dont le doigt menaçant nous disait “Souviens-toi”.
La table était dressée pour deux personnes, preuve que Janissou l’attendait. Des chandelles étaient allumées, conférant à la pièce aux fenêtres étroites une atmosphère vaguement irréelle. Un grincement assorti d’un claquement de porte fit sursauter la jeune femme. Alors seulement elle vit, et ce qu’elle vit noua une boule d’angoisse dans sa gorge. »

 

 

Née dans les Yvelines en 1971, passionnée d’Histoire, Valérie Valeix a été membre de la Fondation Napoléon. À la suite d’un déménagement en Normandie, intéressée depuis toujours par l’apiculture (son arrière-grand-père était apiculteur en Auvergne), elle fonde les ruchers d’Audrey. Elle s’engage alors dans le combat contre l’effondrement des colonies, la « malbouffe » et dans l’apithérapie (soins grâce aux produits de la ruche).
Elle eut l’honneur d’être amie – et le fournisseur de miel – de sa romancière favorite, Juliette Benzoni, reine du roman historique, malheureusement décédée en 2016. Cette dernière a encouragé ses premiers pas dans l’écriture « apicole ».

Émotion

Habiller le cœur

de Michèle Plomer
Broché – 26 septembre 2019
Éditeur : Éditions Marchand de feuilles

Vivrons-nous bientôt dans une société sans âge ?
Que faire avec les trente ans supplémentaires que la vie occidentale nous accorde ? Prendre sa retraite ?
Consommer ?
Profiter de la société de loisirs ?
Ou se rendre utile ?
Monique a vécu une jeunesse dorée entre son travail de sténographe et les clubs de jazz du Golden Square Mile. Mariée à un homme aux lunettes en corne noire, elle a eu une vie de famille comblée.
Mais à 70 ans elle décide de tout quitter pour accepter un emploi dans l’Arctique. Sans même laisser à sa fille inquiète le temps de digérer la nouvelle, Monique se retrouve dans un village nordique où les bonbons pleuvent du ciel, en compagnie d’Oscar, son petit terrier.
Habiller le cœur est un exercice d’admiration qui nous rappelle que les mères ont souvent la tâche ardue de réparer tous les torts du monde.

 

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Bonjour à toutes et à tous.

Jeudi 9 avril 2020, j’étais invité ainsi que ma femme à une soirée exceptionnelle « NUNAVIK, le grand nord du Québec », en partenariat avec Le Cercle Littéraire du Château de Maffliers, mais malheureusement confinement oblige, la soirée a été annulée. J’ai quand même décidé de lire le livre prévu.

Lorsque j’ai découvert la couverture du roman, j’ai littéralement flashé. Pour le visuel bien sûr, mais aussi pour le titre qui annonçait pour moi quelque chose de doux et de moelleux. Mais Monique est tout le contraire une femme forte, une femme qui en impose, qui pense que dans la vie, rien n’est fini tant que ce n’est pas fini…

« À l’âge de soixante-dix ans, ma mère porte encore en elle un espace de possibles et de mondes non imaginés. Elle n’a pas le dos courbé. Elle marche penchée vers l’autre, enceinte d’elle-même. »
C’est avec ces mots que Michèle Plomer commence son septième roman.

En partant vivre dans le Grand Nord à l’âge de 70 ans, Monique, la mère de Michèle Plomer, défonce, une fois de plus, des portes. Arrivée à Puvirnituq comme gestionnaire de la DPJ, elle s’adapte rapidement à la communauté inuite qui la reçoit. En les écoutant et en les respectant, elle se prend à rêver d’un parka couleur betterave confectionnée par une artisane du village.

Malheureusement, j’ai eu du mal à entrer dans l’histoire… Pourtant l’écriture est fluide et agréable. Et j’ai trouvé même plusieurs phrases sublimes, mais je me suis perdu dans ces immenses confins blancs à perte de vue. J’ai eu beau m’accrocher et reprendre plusieurs fois, le texte ne voulait pas de moi, et j’en suis fort triste…

Mais j’ai pu retenir qu’Habiller le cœur était un hommage aux femmes, et peu importe leur âge, une ode aux peuples autochtones, un hommage aux travailleurs de la protection de la jeunesse, un livre empreint de valeurs essentielles qui méritera pour moi une seconde relecture… Qui sait ?
Peut-être pour mes soixante-dix ans !

Ce ressenti n’engage que moi, et j’espère que vous trouverez les clés pour avancer avec plaisir, le long de l’épopée de Michèle Plomer.
En tout cas, c’est très vite que j’essayerai un autre de ses romans !

PS. Fans de jazz vous trouverez votre bonheur et une belle excuse pour réviser vos classiques !
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Extrait :
« Le bruit de la neige qui craque sous les semelles cloutées de Moe s’élève du sol comme si le pouls de la terre battait en phase avec ses pas. Labreene lui a prêté une lampe frontale pour éviter qu’elle se fasse frapper par un motoneigiste. Sitôt la ligne des maisons préfabriquées franchie, elle tourne le coin pour échapper au regard de sa collègue qui la suit depuis sa fenêtre. Elle s’immobilise et donne un coup de mitaine sur son front, éteignant la lumière.
Le calme l’enveloppe. Même Oscar a cessé de tirer sur la laisse et tend l’oreille à cette paix sonore. Des milliers d’étoiles leur font des clins d’œil. Moe repère l’Étoile Polaire et pense à Sally. “Regardez les étoiles, c’est contempler des milliers d’années”, lui a-t-elle dit, “c’est voir le passé des astres”. »

 

 

Michèle Plomer est une écrivaine et traductrice québécoise née en 1965 à Montréal. Son écriture fait écho à son amour des Cantons-de-l’Est, où elle habite, et de son séjour en Chine du Sud, où elle a enseigné l’anglais durant trois ans à l’Université de Shenzhen. Elle a fait partie d’un palmarès d’auteurs de romans québécois d’avant-garde. Elle a participé aux éditions 2014 et 2017 du festival littéraire Correspondances d’Eastman. Michèle Plomer a été finaliste au Prix des libraires de 2017. Elle est également coéditrice de la maison d’édition magogoise Chauve-souris.