Mathématiques

Le théorème du parapluie

Ou l’art d’observer le monde dans le bon sens
de Mickaël Launay
Poche – Illustré, 13 janvier 2021
Éditions : J’ai lu

Savez-vous que certains fleuves coulent de bas en haut ? Que la Lune tourne en ligne droite ? Qu’en lisant ces quelques lignes vous voyagez à la vitesse de 300000 kilomètres par seconde ? Ces affirmations peuvent vous sembler absurdes, et pourtant elles sont vraies ! Notre perception du monde est parfois trompeuse. Il ne s’agit pas toujours d’être plus intelligent pour répondre aux grandes questions : il faut avant tout être astucieux. Un simple changement de point de vue suffit souvent à éclairer les phénomènes les plus complexes. Les mathématiques nous offrent un outil puissant pour comprendre les rouages de l’Univers. Elles nous apprennent à penser plus large pour comprendre plus loin. C’est ce que nous montre ici Mickaël Launay, dans un voyage passionnant qui commence dans les allées des supermarchés et s’achève dans les profondeurs vertigineuses des trous noirs. Ah, et il reste une dernière question : quel est le rapport entre tout cela et un parapluie ?

 

 

Les mathématiques m’ont toujours intéressé.
Savoir que certains calculs définis par nos ancêtres sont “définitivement” ancrés dans notre quotidien… Cela permet d’avoir une base “certaine” !
Une voisine et amie, nous a prêté ce livre il y a quelque temps…

Je l’ai pris dans mes mains en ce début de week-end et j’ai été d’un seul coup happé par l’auteur que je ne connaissais pas quelques minutes plus tôt.
Mickaël Launay a un don !
Celui de vulgariser les mathématiques. À l’aide de petites illustration et de beaucoup d’humour, il nous ouvre la porte vers des univers que je ne soupçonnais même pas. C’est clair. C’est concis. Du coup, la lecture est très agréable !
Et, je me suis rendu compte que certaines notions, que je croyais figées, ne le sont pas du tout !

Qu’est-ce que le théorème du parapluie ?
Dans ce cas précis, c’est un voyage incroyable, dans les supermarchés, dans l’histoire et la géographie, mais aussi vers des horizons indéfinis et inquantifiables…
Ici, “Vers l’infini et au-delà”, prend tout son sens.

Passionnant, accessible à tous et amusant, je n’ai pas arrêté de faire des calculs, d’être surpris ! De revenir en arrière sans en croire mes yeux…
Mais pourquoi n’enseigne-t-on pas les mathématiques comme Mickaël nous les explique ?
Des choses que je n’avais jamais comprises deviennent soudain évidentes.

E=mc2
E, est égal à l’énergie.
m, est la masse d’un corps
c, représente la vitesse de la lumière dans le vide (ici, au carré).
Ce qui signifie “tout simplement” que dans certains cas, une masse m peut se transformer en énergie E. Casser un atome, quel qu’il soit, dégage infiniment plus d’énergie que briser des liaisons électroniques. La production d’énergie nucléaire est basée sur ce principe.

Du moins, c’est ce que j’ai compris !!!

Dans tous les cas, je me suis éclaté de découvertes en découverte, en partant de problèmes arithmétiques pour arriver vers des notions d’espace-temps et de relativité.
Chaque page donne une “assise” à la suivante… et ainsi de suite.
Le “La loi de Benford” !
C’est fou… Il est tout autour de nous et je n’en avais jamais entendu parler !

Certaines pages donnent carrément le vertige.
Aviez-vous déjà feuilleté un livre avec des pages 177,3 / 177,4 / 177,5…

Si vous êtes curieux, joueur, avec un petit faible pour les maths, c’est le moment de vous y remettre !
J’ai eu l’impression de redevenir un adolescent pendant quelques heures…
C’est ça aussi la relativité !

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Extraits :

« La loi de Benford
Les voyages en mathématiques commencent parfois dans les endroits les plus anodins.
Pour notre départ, je vous propose de nous retrouver au supermarché du coin. Vous en avez un pas loin de chez vous. Celui dans lequel vous avez vos habitudes fera l’affaire. Que ce soit un gigantesque centre commercial ou une supérette de village, peu importe ; pourvu qu’on y trouve raisonnablement de variétés des produits élémentaires dont on a besoin au quotidien. »

« Je me souviens d’une petite phrase anodine prononcée par une amie mathématicienne avec laquelle je travaillais régulièrement il y a quelques années. Alors que nous étions sur le point de nous quitter, nous avions décidé de nous revoir deux semaines plus tard, au même jour et à la même heure. Lorsqu’elle sortit son agenda pour noter le rendez-vous, je l’entendis marmonner, plus pour elle-même que pour moi : “nous sommes le 20 avril, donc dans quatorze jours on sera le 34, ce qui fait 34 – 30, le 4 mai.»

« Le 14 septembre 2007, Jeremy Harper, un États-unien de 31 ans vivant dans l’Alabama, fit son entrée dans le livre Guinness des Records en devenant le premier humain à compter jusqu’à un million. Sa performance, diffusée en direct sur Internet, avait débuté le 18 juin précédent. Pendant quatre-vingt-neuf jours, Harper, enfermé chez lui, tournant en rond dans les quelques mètres carrées de son salon, avait récité inlassablement, presque en chantant, la longue litanie des nombres entiers. »

 

 

Mickaël Launay est mathématicien. Après des études à l’École Normale Supérieure, rue d’Ulm en 2005, il obtient une thèse en probabilités en 2012. Il s’est spécialisé dans la vulgarisation scientifique. Depuis plus de quinze ans, Il participe à de nombreuses actions de diffusion des mathématiques pour les enfants et le grand public. En 2013, il crée la chaîne de vulgarisation “Micmaths” (440 000 abonnés) sur YouTube. Son Grand roman des maths (Flammarion, 2016) a obtenu de nombreux prix et a été traduit en 15 langues. En 2019, il publie Le théorème du parapluie chez Flammarion.

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