de Agnès Martin-Lugand
Poche – 5 septembre 2019
Éditeur : Pocket

Rentrée d’Irlande, Diane est bien décidée à reconstruire sa vie à Paris. Avec l’aide de son ami Félix, elle s’est lancée à corps perdu dans la reprise en main de son café littéraire. C’est là, aux » Gens heureux lisent et boivent du café « , son havre de paix, qu’elle rencontre Olivier. Il est gentil, attentionné, et, surtout, il comprend son refus d’être mère à nouveau. Car elle ne peut se remettre de la perte de sa fille.
Bientôt, un événement inattendu va venir bouleverser les certitudes de Diane quant à ses choix, pour lesquels elle a tant bataillé.
Aura-t-elle le courage d’accepter un autre chemin ?
“On se laisse entraîner par le talent de feuilletoniste de l’auteur, qui manie à merveille le suspense amoureux.” Le Figaro
“Agnès Martin-Lugand possède un incontestable sens du récit.” L’Express

J’étais triste de quitter les personnages de “Les gens heureux lisent et boivent du café”, ils m’avaient tous touché, je les avais vraiment beaucoup aimés. À peine quitté, j’avais déjà hâte de les retrouver.
Dans ma lecture, très vite, je me suis rendu compte que les personnages étaient plus “solides”, plus travaillés, dans leurs dialogues et dans leurs Ressentis.
Quelque chose m’avait manqué lors du premier tome. Je suis heureux qu’Agnès soit revenue dessus. En effet, il était beaucoup question des amours de Diane, et du décès de Colin, son mari, mais Clara, leur petite fille, avait été, il me semble un peu mise à l’écart du récit. Elle aura ce coup-ci, une importance toute différente dans ce second volet.
Rentrée d’Irlande, Diane a décidé une fois pour toutes de se “reconstruire” avec sa librairie à Paris, avec l’aide de Félix. Un jour, un client entre et très vite leurs regards se captent, se cherchent. Aurait-elle trouvé avec Olivier, qui passe presque tous les jours la voir, celui qui lui permettrait de continuer à avancer ?
Je ne dévoilerai rien de plus…
Agnès possède un vrai sens de l’histoire.
J’ai eu l’impression pendant cette lecture, d’être avec des amis. C’est très réaliste et les personnages sont attachants. J’ai ressenti beaucoup d’émotions dans le chemin réparateur des deuils que subit Diane. Un récit très bien menés, devenant même addictif vers la fin du récit, me demandant même quel choix ferait-elle ?
Très agréable à lire, beau et vivifiant, malgré les différents sujets abordés, je ne peux que recommander.
Encore un très beau livre qui vient enrichir ma bibliothèque !
Ps. Définitivement pas un feel-good !!!
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Extraits :
« – Diane, c’est ça ? Je suis ravie de faire ta connaissance, Olivier nous parle tellement de toi.
Elle me fit la bise, l’odeur de Mustela, me sauta au nez et me renvoyant à la naissance de Clara. J’avais toujours aimé les bébés et leurs odeurs – Colin me disait souvent : « Tu sniffes ta fille ! » À l’époque de leur départ, nous songions à en fabriquer un second pour offrir à Clara, un petit frère ou une petite sœur… »
« Tout le monde s’en alla. Sauf moi. Dès que nous fûmes seuls, e lis les deux mètres qui me séparaient de lui et retrouvai ses lèvres en me collant contre son corps. Mes mains pouvaient le découvrir, les siennes se baladaient déjà sur ma taille, dans mon dos.
– Je peux rester dormir ici ? murmurai-je contre sa bouche.
– Comment peux-tu me poser cette question ? me répondit-il. »
« Sans me laisser le temps de lui répondre, il tourna les talons. Je ne le quittai pas des yeux jusqu’à ce qu’il disparaisse en bas de la rue. Je luttais contre les larmes. Une image utopique se fissurait dans mes souvenirs. Lorsque je pensais à Mulranny, rien n’avait changé : Abby joyeuse, Jack solide, Edward seul, avec son chien et ses photos. Comment avais-je pu imaginer que la vie ne continuerait pas sans moi ? »
Agnès Martin-Lugand est l’auteur de neufs romans, tous salués par le public et la critique :
– Les gens heureux lisent et boivent du café,
https://leressentidejeanpaul.com/2023/06/19/les-gens-heureux-lisent-et-boivent-du-cafe/
– Entre mes mains le bonheur se faufile,
– La vie est facile, ne t’inquiète pas,
– Désolée, je suis attendue,
– J’ai toujours cette musique dans la tête,
– À la lumière du petit matin,
– Une évidence,
– Nos résiliences et
– La Datcha.
Psychologue clinicienne qui n’a pas son pareil pour décrypter les émotions, elle a su imposer son univers délicat peuplé de personnages attachants auxquels il est difficile de ne pas s’identifier. Elle a vendu près de 3,5 millions de livres tous formats confondus à travers le monde et est traduite dans 35 pays.


