de Sophie de Baere
Broché – 5 février 2025
Éditions : JC Lattès

Colette est de retour dans son Morvan natal, après de longues années d’absence, pour y veiller sa mère mourante. Confrontée une fois de plus au mutisme familial, elle décide de faire la lumière sur l’évènement qui, un soir de juillet 1969, a tout fait basculer. De découverte en découverte, elle obtiendra des réponses qui iront bien au-delà de sa quête et feront voler en éclat ses certitudes.
Après Les Ailes collées (Prix Maison de la presse 2022), Sophie de Baere poursuit son exploration de l’intime et nous offre une plongée saisissante dans la France rurale, de l’après-guerre jusqu’à la fin des années 60. Des amours empêchées aux maisons maternelles pour « filles-mères », l’auteure ranime avec sa plume sensible une époque où les femmes avaient bien peu de droits mais ne manquaient ni de passion, ni de révolte.
« Sophie de Baere fait mouche avec ce Secret des mères, superposant les strates de temps et les points de vue, qui ne ménage pas les surprises »
LIRE
« Ce roman français poignant promet d’être LE livre à dévorer dès sa sortie »
BIBA
« Un récit puissant sur l’amour, la maternité et les déterminismes sociaux »
Le Parisien
« Un talent qui se fortifie livre après livre »
Avantages
« Un livre splendide. Sensible et puissant. »
ELLE
« Quel talent fou pour peindre les âmes des femmes ! »
Version Femina
« Sophie de Baere a décidément du talent ! »
Le Parisien week-end
« Sophie de Baere nous emporte sans un instant nous lâcher la main »
Prima

Une écriture qui bouleverse, un roman qui marque tout en restant lumineux.
Il y a des livres que je lis. Et puis il y a ceux que je ressent dans chaque fibre de mon corps et de mon esprit. “Le secret des mères” de Sophie de Baere est de ceux-là. Sans bruit, sans grand geste, mais avec une force bouleversante, il est venu toucher ce qu’il y a de plus intime en moi.
Tout commence par une vérité qu’on croyait enfouie à jamais. Un secret de famille, de ceux qui ébranlent les fondations, qui redessinent les contours de l’identité. Sophie de Baere écrit avec pudeur, mais aussi avec une intensité rare. Elle explore la maternité dans toutes ses nuances : dans le manque, la douleur, l’instinct, dans l’amour qui déborde parfois là où on ne l’attend pas.
Page après page, le récit se déploie entre passé et présent comme un souffle retenu trop longtemps. Chaque silence, chaque regard, chaque absence devient une pièce essentielle d’un puzzle chargé d’émotion. J’ai avancé dans cette histoire le cœur serré, chaviré par la justesse des sentiments et par cette lumière qui affleure, même au milieu des ténèbres.
C’est un roman sur les blessures invisibles, un roman qui parle de filiation, de résilience, et de l’amour, ce lien invisible mais indestructible. Une lecture intime, troublante, et portée par une écriture d’une grande beauté.
Sophie de Baere a pour moi, ce don rare d’écrire l’indicible. Je continuerai, encore et toujours, à recommander ses livres, parce qu’ils me rappellent à quel point la littérature, comme la musique ou certains tableaux peuvent nous toucher, vraiment…
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Extraits :
« Parce qu’en réalité, des mots, des phrases, j’en ai à revendre, ce n’est pas le problème et ce n’est pas leur parler qui me terrifie. Absolument pas. Ce qui me terrifie, ce serait de le faire sans retenue. Tout un vocabulaire qui viendrait là, sans crier gare, rouvrant soudain la plaie de ces longues années qui nous séparent. Non, impossible. Je dois faire un effort, trouver les mots justes, les premiers après la longue absence. »
« Il se déroula une bonne heure avant que le ciel s’endorme. Une heure à s’inventer des clairières et des forteresses, des histoires de princes et de princesses. À confondre la feuille morte avec le parchemin d’un magicien, à étreindre le chant de ces oiseaux que Marthe aimait tant. À palper du vent magique entre les branchages.
La lumière finit néanmoins par se tarir et il fallut rentrer. Encore ivres de cet après-midi passé à jouer sous les arbres, ils retrouvèrent leur chemin avec facilité, glissant sur les cailloux sans même trébucher et tandis que la brume pénétrait l’air du soir, ils passèrent sans s’en apercevoir des yeux du jour à ceux de la nuit. »
« Tout à coup, au bras de mon père, je suis une petite fille de sept ans. On reste bien peu de temps dans l’enfance mais je crois que malgré soi, toute sa vie, on ne cesse d’y revenir. »
« L’autre jour, je suis tombée par hasard sur un reportage consacré à Tchernobyl. Des arbres immenses y enserraient les immeubles. Il y avait des hordes de loups, des chevaux sauvages. C’était un spectacle assez incroyable qui ne souffrait aucun doute : prédire une planète détruite est une erreur. Seule l’humanité le sera. Ici comme ailleurs, l’homme aurait mieux fait de rester humble. »
« Au sein de cette maison maternelle conçue pour éteindre les droits et les consciences, elles apprenaient ce que d’autres ne saisiraient jamais vraiment ou ne comprendraient que bien plus tard. Tout ce qu’on gagne à donner. Cette noblesse de cœur qui nous grandit et fait de chacun de nous des êtres proprement humains. Et à défaut de les changer, cela rendit, pour quelques heures, leurs existences de chagrin plus supportables, leur donna une épaisseur et un sens. »


Sophie de Baere est diplômée en lettres et en philosophie. Après avoir habité à Reims puis à Sydney, elle s’est installée comme enseignante près de Nice. Elle est également auteure, compositrice et interprète de chansons françaises. Elle a publié en 2018 son premier roman, La Dérobée puis Les Corps conjugaux en 2020 et Les Ailes collées en 2022.
- La dérobée (2018)
https://leressentidejeanpaul.com/2022/10/10/la-derobee/ - Les corps conjugaux (2020)
https://leressentidejeanpaul.com/2022/08/29/les-corps-conjugaux/ - Les ailes collées (2022)
https://leressentidejeanpaul.com/2022/04/20/les-ailes-collees/

Voilà un retour tout en émotions !
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Un roman particulièrement touchant…
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