Émotion, Philosophique

Le Rire du Monde

Le Rire du Monde (Fragments de Voyage…)
de Lou Vernet (Auteur)
Broché – 27 septembre 2018
Éditeur : Éditions La Trace

“Ces instant bénis où chaque souffrance endurée, chaque sueur perlée, chaque pas accompli ouvrent sur la rencontre.
Avec soi bien évidemment mais aussi l’autre, cet étranger, ce galopin hors frontière…”

Une réflexion originale, passionnée et attachante sur les voyages, nos voyages…

 

2019_048_Lou Vernet - Le rire du Monde_Fragments de voyage…

 

Bonjour à toutes et à tous…

Le Rire du Monde (Fragments de Voyage…)
Ce n’est pas par hasard qu’il y a des majuscules à certains mots.

Rire, Monde, Fragments, Voyage.
Tout est résumé en quatre mots Tellement simples.
Il y en a pourtant un cinquième qui se cache et revient régulièrement tout le long de la lecture de cet ouvrage.

Émotion.

Lou Vernet nous invite à partager une partie de Son Monde. Elle nous invite à Voyager avec elle. Elle avance, doucement un pied devant l’autre, Pas après Pas. Sa Respiration est posée sur un Rythme ou chaque Souffle de Souffrance finira par se transformer en souRire. À travers ses mots j’ai voyagé, dans le Monde Entier. Ses Rencontres avec les Autres, avec Elle parfois. Le Doute, la Peur, la Souffrance et des Déceptions, aussi… Trente deux fragments de Vie qui vont s’étirer jusqu’à l’Infini, sur le chemin de Sa vie, sur un chemin tout en poésie.
Lou, J’ai eu l’impression de Marcher à tes cotés et seul le Silence rythmait la Cadence de nos pas et de nos Respirations. Telle une Quête spirituelle, à la recherche d’un horizon qui s’éloignait à chaque pas…

Merci pour ce Voyage.
Tes Mots, telles des Photos m’ont porté durant ces Moments Silencieux, où seul le Froissement des Pages accompagnait ta Plume…

Le Bonheur existe… À chacun de trouver le Sien…

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Extraits :

« Le retour est toujours brutal. La violence des contrastes peut rendre survolté et agressif. D’un seul coup, il y a trop de monde, trop de bruit, trop de pollution et trop d’odeurs. Ça te bloque le plexus dès l’arrivée
…/…
Pendant une semaine, plusieurs fois, je me suis arrêtée de marcher et j’ai regardé autour de moi. Complètement ahurie.
…/…
Hommage XXL à ses cueilleuses de thé pour ne citer qu’elles. Si je vous demande expressément de savourer votre prochain thé en pensant à la somme de travail que cela représente, le ferez-vous ? »

 

 

Rédiger une biographie, même succincte, de Lou Vernet s’avère être plus compliqué qu’il n’y paraît, tant l’auteur est inclassable selon les codes habituels du genre.

Lou est une autodidacte.
Passionnée. Libre. Têtue. Et un peu barrée. Sa devise : “Ne prenez pas la vie au sérieux, de toute façon vous n’en sortirez pas vivant !“ B. le Bovier de Fontenelle.

“Je veux partir. Loin. Ailleurs. Partir comme on voyage. La folie devant, les doutes derrière. La première fois que j’ai voyagé, c’était à dos de livres. Les mots m’avaient ouvert la voie, j’ai suivi les lignes. Et j’ai aimé. La respiration des virgules, le repos des points, l’essentielle interrogation, la folle exclamation. J’ai aimé à outrance, dans l’absolu, la passion, la servitude. J’ai aimé à vouloir écrire aussi. Le voyage des autres ne me satisfaisait plus, il me laissait à quai, ne comblait plus mes manques. Mais comment voyager seule quand on ne l’a jamais fait ? Comment créer le partir, quand on est encore amarrée ? Qui étais-je pour ainsi vouloir créer ? Dieu est créateur, je n’étais pas Dieu, je ne pouvais pas créer. Alors j’ai copié. Les bons mots de l’un, les maximes de l’autre. Comme ils ne me satisfaisaient pas non plus, j’en ai changé le sens, le rythme et puis l’idée. Ecrire c’est ne pas savoir dire. C’est s’être trop tu. Qu’avais-je à dire qui ne soit déjà révélé ? Mes premiers accents m’ont fait pleurer. Ils étaient aigus, n’en finissaient pas de hurler. Les graves devenaient solennels, pour ne pas dire ennuyeux. Les circonflexes m’ont sauvée, leurs chapeaux m’abritaient. Alors les mots sont devenus mes amis et les verbes ont fini par se conjuguer. Au passé d’abord, dans l’espoir d’un futur ensuite, dans le plaisir du présent enfin. Maintenant il me suffit de les écrire pour jouir. Jouir de les voir prendre vie. Grâce à moi, puis malgré moi, presque en dehors de moi, presque plus fort que moi. Ils sont un voyage, de l’intérieur vers l’extérieur, de moi à vous, de moi pour vous. Ils sont mes ailleurs, ce qui n’est pas si loin.”

Émotion, Roman

Poste restante à Locmaria

de Lorraine Fouchet
Broché – 5 avril 2018
aux Éditions, Héloïse d’Ormesson.

Élevée dans le culte d’un père mort par accident, Chiara, 25 ans, apprend fortuitement que son père biologique vit à Groix en Bretagne. Chamboulée par cette révélation, Chiara part à sa recherche sur l’île aux grenats. Elle remplace la factrice pour s’intégrer à la communauté groisillonne et mener son enquête. Mais tout se complique lorsque la jeune femme apprend que deux frères Tonnerre étaient sur l’île en même temps que sa mère vingt-cinq ans plus tôt.
Sur place, Chiara se lie d’amitié avec Urielle, une jeune groisillonne, qui ne supporte plus le stress de Paris, et Perig, un vieux correspondant de presse dont le fils a disparu en mer. Alors que l’île l’envoûte et l’invite à rester, elle rencontre Gabin, un écrivain Corse qui prête sa plume à des romanciers célèbres. Cette histoire d’amour inattendue s’épanouira-t-elle ?

Un roman breton où la tendresse ne reste pas poste restante, où les liens du sang n’accusent pas réception, où le bateau du courrier est porteur de bien des surprises, où les boites aux lettres recèlent de lourds secrets.

2018-76_Lorraine Fouchet - Poste restante à Locmaria.jpg

Bonjour à toutes et à tous…

C’est le premier roman de Lorraine Fouchet que je lis.

Comme il est agréable de tomber sur une écriture sensible, douce et vraiment humaine.
Il se dégage de cette jolie histoire, malgré le sujet, une infinie tendresse, beaucoup de nostalgie, qui m’ont emporté avec douceur.
Je suis passé par une palette de sentiments et de ressentis très large.
Du sourire aux lèvres, aux larmes dans les yeux puis des émotions plein le cœur.

Certains « détails » qui n’en sont pas…
– des boîtes aux lettres colorées,
– des petites ritournelles, des chansonnettes qui nous suivent tout le long du roman,
– des objets qui pensent,
– des envies de voyage, L’Italie avec ses sublimes couleurs, l’île de Groix où tout le monde se connaît,
– des personnages emblématiques et plein de caractère, tout en restant forts attachants,
– des histoires qui se croisent et s’entrecroisent amenant l’amour là, où il n’était pas attendu !

Et en refermant ce livre, je me suis senti bien, léger, avec l’envie de vivre une autre vie.
Mais n’est-ce pas ce que l’on demande aux auteurs, de nous faire voyager avec leurs mots ?

Merci Lorraine, J’inscris d’ores et déjà une nouvelle destination à de prochaines vacances !
A très vite…

PS. Il me tarde d’essayer la recette du cake au romarin !

…

Extrait :
“Il l’aperçoit à la terrasse du caffe Rosati et c’est l’été bien qu’on soit en avril. Elle est seule devant un espresso. Il n’aime plus dormir depuis qu’ils sont ensemble, parce qu’ils sont séparés lorsqu’il rêve. Elle a littéralement kidnappé son cœur. Ce jour là, elle porte une robe orange, sa couleur favorite – il voit la vie en orange désormais. Elle entoure sa tasse de ses mains d’un geste si sensuel qu’il envie la porcelaine.
La terrasse est bondée, les autres clients deviennent flous, s’effacent devant sa beauté. Elle a croisé ses longues jambes, ses cheveux sont ébouriffés. Il a une chance inouïe : elle l’aime ! Il a eu l’audace de la demander en mariage, d’oser le bonheur avec elle. La semaine dernière, il l’a épousé, ils n’ont pas encore déballé les cadeaux. Ils devront remercier le zio Peppe pour l’horrible lampe et la zia Maria pour l’affreux tableau qu’il faudra accrocher quand elle viendra les voir. Désormais, il se réveillera tous les matins à côté d’elle. Comment aura-t-il la force de s’arracher à ses bras pour partir travailler ?”

Romancière, Lorraine Fouchet a fait ses études de médecine au CHU Necker-Enfants malades. Elle a été urgentiste pendant quinze ans, avant de se consacrer à l’écriture.
Elle est l’auteur de seize romans, dont L’Agence (prix des Maisons de la Presse),
Couleur Champagne et d’un récit, J’ai rendez-vous avec toi, publié chez EHO en 2014.
Entre ciel et Lou, paru chez EHO en 2016, a remporté le prix Bretagne et le prix Ouest.
Elle vit entre les Yvelines et l’île de Groix.