Émotion, Roman de terroir, Romance

La Liberté des enfants perdus

de René Barral
Broché – 10 février 2022
Éditeur : de Borée

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Maria, une enfant de l’assistance publique, est placée dans une ferme cévenole où elle subit les violences du propriétaire des lieux à qui personne n’ose tenir tête à l’exception de mémé Léonie. Seul Larion, un pâtre rebouteux, lui offre un peu de réconfort en la prenant sous son aile Et lorsque Virgile Saltet, lui aussi enfant de l’assistance, arrive chez le frère de mémé Léonie, l’attirance entre eux est immédiate et réciproque. Mais ces enfants là sont malmenés par l’existence et tandis que Virgile est envoyé en maison de redressement, Maria quitte la ferme pour entrer au service d’une riche famille d’industriels nîmois. Pourront-ils espérer vivre un jour libres et heureux ?

 

2022_015_Barral René - La liberté des enfants perdus

 

1931, les Cévennes, Dieu n’est pas juste envers tous…

La petite Maria, enfant de l’assistance publique, vie dans sa “Chambre” près des moutons dont elle doit s’occuper quotidiennement. Tous les jours, elle fait de son mieux pour éviter Firmin, l’homme qui “l’élève”, qui ne demande qu’une occasion pour lever la main sur elle. Rose, sa femme et Léonie, la mère de celle-ci essayent en vain de lui tenir tête, mais dès qu’il boit, il devient violent.

Puis un jour, Virgil et Maria se rencontrent… Très vite, il devient son confident et son seul ami, ils se voient régulièrement en cachette.
Mais Firmin ne l’entend pas ainsi !

René Barral, est un “enfant” de la vie, un enfant de l’amour…
Son histoire m’a conquise et emmenée vers des terres que j’ai visitées, il y a quelques années déjà. J’ai retrouvé des parfums et des lumières particulières à travers son récit. Il dépeint la vie de deux enfants que la vie avait abandonnés, mais ensemble ils vont trouver des raisons pour s’accrocher et continuer à aller de l’avant, malgré le contexte, politique et social en pleine ébullition, où l’ombre d’une guerre se rapproche insidieusement de l’Europe.

J’ai passé un très agréable moment de lecture.
L’histoire m’a tenu en haleine. Des personnage qui prennent leur place petit à petit, du suspense aussi, mais que dire de l’écriture, des descriptions, des mots choisis, de ce vocabulaire riche et de moins en moins usité… Tout est parfait !
Je ne peux que vous recommander ce livre…

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Extraits :

« Mais sache, Maria, que pour être heureux, il faut aimer la vie et les gens. Cela me réjouit le cœur d’être capable de soulager tous ceux qui viennent me consulter, et j’en suis fier, parce qu’ils me sont reconnaissants. Cela me comble de me sentir utile. »

« Un violent soubresaut lui fit ouvrir les yeux. Dans la semi-pénombre, elle distinguait vaguement des mains qui s’agitaient devant elle sans qu’elle comprenne ce qui lui arrivait, puis elle prit conscience que ces mains lui obéissaient et étaient les siennes. Toutefois, il lui fallut encore quelques instants pour réaliser qu’elle se trouvait assise dans son lit et que sa chemise de nuit était trempée de sueur. Épuisée, elle se laissa aller en arrière et resta longtemps inerte, revivant la tragique soirée de la veille. »

« Pourquoi tant de drames, de chômage, de grèves, d’affrontements, de haine entre ceux que l’on dit de gauche et ceux de droite ? Tous les hommes politiques sont-ils vraiment corrompus ? Pourquoi le fascisme risque-t-il de provoquer la guerre ? »

« Maria, mon amour,
Gabriel m’a prévenu. Il me faut partir à Montpellier et, je l’avoue, je n’ai pas eu le courage de venir te parler. C’était au-dessus de mes forces, je ne voulais pas te voir encore pleurer à cause de moi. Mais je serai bientôt de retour et je ne te quitterai plus, quoi qu’il arrive. Ne sois pas inquiète, c’est bien ma dernière mission. J’ai déjà assez payé de ma personne et beaucoup risqué. Et puis tu as raison, j’ai bien conscience qu’après avoir été libéré d’Aniane, je me suis bêtement laissé exploiter par Valat, le premier qui m’a tendu la main.
Maintenant, j’ai envie de vivre librement, et nous, nous avons le droit au bonheur, et ce ne sera que justice après tout ce que nous avons enduré. Sache que je t’aime de tout mon cœur, Maria, et que je ne souhaite qu’une chose monde, passer enfin le reste de ma vie avec toi.
Ta pensée ne me quittera pas jusqu’à mon retour.
Je t’embrasse très fort,
Virgile »

 

 

Autodidacte, René Barral a su retenir de l’enseignement de ses professeurs d’antan la curiosité et la soif d’apprendre. Une fois retraité, il étudie les lettres à l’université et décide de prendre sa plume pour dépeindre avec amour et verve les Cévennes. Souvent récompensé, il a conquis un lectorat fidèle grâce à ses histoires généreuses, accessibles à un large public. Il est l’auteur de douze romans, tous publiés aux éditions De Borée.
René Barral vit dans les Bouches-du-Rhône…

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