Émotion, Drame, Suspense, Thriller

Je suis le feu

de Max Monnehay
Poche – 14 avril 2023
Éditeur : Points

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La Rochelle, mois de juillet. Des mères assassinées en présence de leurs fils que le tueur a pourtant préservés de l’horrible spectacle. Des flics dépassés. Et Victor Caranne, psychologue carcéral à la prison de l’île de Ré, lancé dans une traque qui ne laissera personne indemne. Un héros hanté, un tueur de l’ombre et un suspense impeccable : Max Monnehay est la nouvelle voix du polar.

« Un livre qui vous embarque souffle coupé dans un autre univers. »
Libération

 

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Je suis le feu, se déroule juste après Somb !

Bien que chacun des deux livres puisse se lire indépendamment l’un de l’autre, je vous conseillerai quand même de lire “Somb” avant, pour une meilleure fluidité de compréhension et ne serait-ce que le plaisir de la première rencontre avec Victor Caranne.

Plusieurs femmes sont retrouvées égorgées suivant le même modus operandi.
Ce coup-ci, Victor Caranne, psychologue dans le milieu carcéral, est appelé à la rescousse par le commissaire Baccaro et son équipe pour dresser le profil du tueur en série.
Une histoire sordide et violente où un tueur se cherche, en essayant de trouver une libération en assassinant des mères devant leurs fils.
Un grand suspense sera maintenu du début à la fin du récit et Victor va de nouveau s’impliquer personnellement afin d’aider la Police…

Max Monnehay maîtrise à nouveau l’aspect psychologique de tous les personnages, je suis même allé jusqu’à avoir de l’empathie pour le tueur, je l’ai compris et compatis avec sa souffrance, sans aucunement valider ses choix. C’est le gros “plus” de ses récits. Ce coup-ci, Max n’a pas hésité à glisser par-ci par-là quelques traits d’humour qui m’ont bien fait sourire, malgré le sujet traité, très sombre, elle s’en donne à cœur joie, à tous les niveaux et cela se ressens dans son écriture.
Comme dans le premier récit, de nombreux rebondissements sont égrainés tout le long du récit et le twist final… Wahou !

Cette suite pour moi confirme le fait que Max Monnehay risque de me faire passer encore de nombreuses heures de plaisir…

On dit régulièrement, “Jamais deux sans trois”.
Alors peut-être un troisième tome aux aventures de Victor ?

Dans tous les cas, un grand merci Max de nous emmener dans ton monde !

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Extraits :

« Bonjour, Rémi. Je m’appelle Victor.
L’enfant leva les yeux, puis les baissa immédiatement, comme si on l’avait pris en faute. Il paraissait minuscule, assis dans le grand siège en cuir noir.
Caranne referme la porte de la pièce rectangulaire, qui lui semblait encore plus encombrée que dans ses souvenirs.
Il avait demandé à Baccaro s’il pouvait interroger le gosse dans son bureau, les salles d’interrogatoire étant capable de filer le bourdon, un benêt sous Prozac. »

« Au moins, sa vie à lui n’avait rien eu de banal. La douleur, pensa-t-il, exclut d’emblée la monotonie. Une citation de Schopenhauer lui revint en mémoire : La vie oscille, comme un pendule, de la souffrance à l’ennui. Dans son cas, le pendule est resté bloqué d’un côté. »

« Un sanglot mangea le dernier mot de sa phrase, et elle monta les mains à son visage, incapable de retenir ses larmes.
“Viens là, ma poulette.” Il lui caressa longuement les cheveux. “Si vous autres imbéciles romantiques n’existiez pas, les histoires d’amour qu’on raconterait à nos enfants ressembleraient à des bilans comptables.” »

« Une belle femme brune, la poitrine dénudée et le regard tourné vers le hors-champ gauche, maintenait fermement ses deux enfants. Elle serrait le poing sur le manche d’une dague, seul élément vertical de l’œuvre. L’arme, acérée et menaçante, contrastait fortement avec les innocentes rondeurs enfantines à la peau de porcelaine.
Caranne fit un pas vers le tableau.
Fixa Médée.
L’ombre qui masquait son regard lui apparut comme la rage aveugle, qui allait la pousser à commettre le plus inconcevable des crimes.
L’infanticide. » 

 

 

Née en 1980 à Beauvais, Max Monnehay est l’auteure de Corpus Christine (Albin Michel, Prix du Premier Roman 2006), et de Géographie de la Bêtise (Le Seuil, 2012). Somb, thriller psychologique de haute volée, est son premier polar, couronné par le Prix Transfuge 2020 Meilleur espoir polar et par le Prix Sang pour Sang Polar.

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