Émotion, Drame, Philosophique, Roman

La mécanique du passé

de Marie-José Aubourg-Iberti
Relié – 24 novembre 2023
Éditions : Nombre 7

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À l’approche de la quarantaine, Garance élève seule ses trois enfants. Suite au décès de son époux, son plus jeune fils développe une maladie qui va l’amener à se diriger vers le cabinet d’Aleksander Lariokoff, guérisseur-médium.

Cet homme, aux méthodes singulières, va la conduire vers son passé, à la recherche de l’histoire de ses ancêtres, et l’entrainer dans une enquête surprenante autour du mystère de la disparition de son mari.

Accompagnée de son amie et associée Emma, Garance va poursuivre une quête qui la guidera vers l’Irlande, où l’attendent des secrets enfouis du passé et des évènements inattendus qui changeront à jamais sa perception de la vie.

 

• Couv_2024-018_Aubourg-Iberti Marie-José - La Mécanique du passé

 

Après avoir lu en avril dernier, Travail, travail quand tu nous tues, de Marie-José Aubourg-Iberti, qui m’avait beaucoup plus, je ne me doutais pas que j’allais recevoir son nouveau roman aussi vite.
Quelle belle surprise !

Le sujet de la psychogénéalogie, m’intéresse énormément depuis que je suis papa. Je connaissais mes racines proches, mais pas au-delà de mes arrières grands-parents, et c’est quelque chose qui me manquait. Je voulais en savoir plus… L’auteure m’a définitivement ouvert les yeux sur certaines évidences.

Le récit de Marie-José est parfaitement structuré, avec une intrigue originale qui m’a emporté jusqu’à la fin du récit, avec un final au dénouement que je n’ai pas vu venir. C’est grâce à ce mystérieux Aleksander Lariokoff et à son amie et associée Emma que Garance part en Irlande pour le bien-être de son fils qui souffre physiquement depuis le décès de son père.

Il y a de la “magie”, de la philosophie et beaucoup de poésie dans cette histoire. J’ai eu l’impression par moment d’être en Irlande respirant l’air des Landes sous un ciel bas et sombre, où la pluie s’invite régulièrement sur les plaines infinies. C’est simple, j’ai lu le livre d’un seul tenant ayant peur de perdre la magie si je devais reprendre ma lecture plus tard…

Bravo Marie-José, et merci à toi d’avoir partagé toutes ces émotions avec tes lecteurs !
Un très beau roman, qui pourrait vous emmener loin…

Décidément, que de belles surprises chez “Nombre 7” !

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Extraits :

« Les premières lueurs de l’aube s’invitaient à travers les persiennes. Yann s’éveilla, dirigea sa main vers la mienne et l’enveloppa tendrement. Dans un bruissement de draps, il s’étira ensuite longuement puis se recroquevilla vers moi. J’ouvris les yeux et l’observai, m’attardant sur l’indiscipline de ses cheveux et le léger plissement des yeux qui soulignait l’ébauche de son sourire. »

« Quelques jours plus tard, tandis qu’Emma prenait la route pour l’Ariège, je me rendis à la consultation d’Aleksander.
Je pénétrai avec légèreté dans cette ruelle qui m’était devenue familière et réalisai à quel point c’était agréable de se sentir dirigée. Emma avait pris les choses en main et je trouvais cela confortable… Confortable, quel drôle de mot ! Moi, qui vivais dans l’hyper-contrôle quasi-névrotique, depuis si longtemps, je réalisais que je parvenais à lâcher prise. Emma ne m’avait pas laissé le choix, c’était peut-être cela, la clef… Pas le choix ! Je m’étais réveillée ce matin tellement plus légère, parce que je n’avais pas le choix ! »

« Dans la soirée, je songeai, confuse, au tutoiement qui m’avait échappé et m’interrogeai à nouveau sur cette relation entre Aleksander et moi. Il m’apparut que notre proximité aurait pu, en effet, autoriser naturellement l’emploi du « tu », mais en réalité, le vouvoiement conférait à notre échange une certaine élégance, une réserve contenue, respectueuse, que le tutoiement aurait réduite à une simple camaraderie. Le « vous » était privilège, il enveloppait nos conversations d’une brume de sensualité et imposait une distance courtoise qui plaçait nos échanges sur un plan supérieur. Il ne souffrait aucune familiarité et induisait une posture que le « tu » n’aurait pas induite. Conserver cette distance avec Aleksander m’ouvrait ces possibilités et je ne souhaitais en aucun cas détériorer notre relation sous prétexte d’un rapprochement illusoire. »

 

Résidant dans le département du Var, Marie-José Aubourg-Iberti s’inspire des histoires de la vie ordinaire qu’elle observe et met en lumière. En publiant Travail, travail quand tu nous tues, elle signe son troisième roman. À travers l’histoire d’Hector et Sophie Juillet, elle s’intéresse aux mécanismes qui conduisent à la perte d’un emploi et à l’impact d’un tel évènement sur le couple, la famille. L’écriture de cette intrigue est née de témoignages et d’expériences qui l’ont conduite à réfléchir plus largement à la question centrale de la place du travail dans notre société.

Travail, travail quand tu nous tues
https://leressentidejeanpaul.com/2023/04/25/travail-travail-quand-tu-nous-tues/

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