Drame, Frisson horreur, Suspense, Thriller

Confiance mortelle

de Iris Johansen
Broché – 2 novembre 2006
Éditeur : Encre de nuit

Depuis son plus jeune âge, Elena Kyler combat auprès des guérilleros colombiens. Elle est forte, intelligente et déterminée, et dans ce monde d’une extrême violence, personne n’a idée de ce qu’elle est capable de faire. Mais elle est aussi et avant tout une mère qui adore son fils. Or le père de celui-ci, Rico Chavez, grand ponte de la drogue, décide de le récupérer coûte que coûte pour en faire son digne héritier et éliminer par la même occasion Elena, pour qui il éprouve un amour mêlé de haine. La jeune femme devra user de toute son expérience de combattante afin de protéger et de sauver son petit garçon. Pour lui, elle devra même, pour la première fois de sa vie, demander de l’aide. Le troublant et séduisant Sean Galen est alors sollicité en vue de la secourir. Bien que suspicieux, Galen accepte la mission et se rend en Colombie où sa première rencontre avec Elena est des plus musclées. Mais s’il est certes attirant et plein d’humour, saura-t-il pour autant gagner sa confiance, elle qui sait plus que quiconque qu’il ne faut pas se fier aux autres, car la confiance peut être mortelle… ?

La cavale d’Elena est rythmée par des rencontres improbables, des alliés atypiques – parfois à la morale douteuse, mais loyaux –, et une succession d’événements rocambolesques. Le récit alterne entre scènes d’action intenses, moments de tension, mais aussi des phases plus calmes, où l’on assiste à des tentatives de réflexions philosophiques ou sentimentales entre les personnages. Ces passages m’ont parfois paru un peu forcés, la psychologie des protagonistes manquant de profondeur et sombrant trop souvent pour moi dans la caricature.

Je vous avoue avoir accueilli la fin du roman avec un peu de soulagement. Malgré ma bonne volonté, il m’a été difficile d’aller au bout de ma lecture. J’ai tenu par respect pour l’autrice, mais sans réelle conviction.

J’avais déjà lu quelques ouvrages d’Iris Johansen il y a plusieurs années et je n’y ai pas retrouvé le style qui m’avait séduit à l’époque. Peut-être est-ce moi qui ai changé… Ou peut-être tout simplement que la richesse des plumes françaises que je lis depuis sept ans maintenant a tout simplement élevé mes exigences de lecteur.

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Extraits :

« Elena Kyler frissonna en voyant qu’un cafard grimpait le long de son soutiens-gorge. Elle le chassa. Mon Dieu ! Les cafards. Elle détestait ça. Et cette cellule en grouillait. Enfin, cela valait toujours mieux que les rats… »

« Elena supporta la douleur sans une plainte, mais elle perdit connaissance au moment où Galen achevait de la recoudre.
– On n’est pas tombé sur une mauviette, dit-il.
– Elle va s’en remettre ?
Galen haussa les épaules.
– À condition de ne pas avoir chopé une infection. Si ça peut vous rassurer, je crois qu’elle s’était recousue elle-même. Les sutures étaient faites n’importe comment. Et inégales. On ferait mieux de la ramener au camp avant qu’elle ne revienne à elle. »

« Chavez, accroupi, effleura les traces d’un rouge sombre qui maculaient le sol de la pharmacie.
Le sang d’Elena.
Elle était blessée. Et elle essayait de se soigner elle-même. Animal en fuite, elle cherchait un abri où se cacher…
Non. Si tel était le cas, elle se serait cachée dans les collines à proximité de Belém. Elle se dépêchait de fuir, et il y avait une raison à cela. Elle avait une idée en tête. Elle poursuivait un objectif précis.
Et ce mais, Chavez le connaît. »

« Chavez, ayant retiré le couvercle du coffre à jouets, pris en haut de la pile l’arc et le carquois. Comment osait-elle donner à l’enfant ces jouets bon marché, cette camelote ? Elle l’avait caché dans cette maison. Le gosse ne savait que ce qu’elle avait bien voulu lui dire.
Son fils. »

« — Comment va Barry ?
– Il a peur, a répondu Elena en serrant l’enfant entre ses bras. Mais il a été très courageux. N’est-ce pas, chéri ? Dans cinq minutes, il se sentira mieux.
Barry se tut ; il continue de se blottir contre sa mère.
Mon Dieu, pourvu que ce soit vrai. Pourvu qu’il se sente mieux. Depuis qu’il était né, elle avait toujours tout fait pour le protéger contre les violences dont se tissait son existence à elle; et voilà qu’il était exposé à l’horreur à son tournée. »

Romancière très populaire, Iris Johansen vit en Géorgie, près d’Atlanta. Auteur de romans sentimentaux, elle s’est lancée à la fin des années 1990 dans l’écriture de thrillers. Devenue la rivale de Mary Higgins Clark et de Patricia Cornwell, elle sait passionner des millions de lecteurs en rendant crédibles ses personnages féminins, non conformistes et toujours très attachants. Iris Johansen a déjà vendu plus de huit millions de livres depuis le début de sa carrière et a reçu de nombreux prix pour ses romans.

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