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2018/11/03

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Le Collectif Polar, vous commencez à connaître un peu maintenant.
Dirigé d’une main de fer, et d’un cœur en or, par Geneviève Van Landuyt,
c’est un collectif de passionnés de lecture. De polar bien sûr, mais pas que…
J’ai intégré ce groupe très dynamique au mois de mars dernier et depuis il n’y a pas
un jour que je regrette la proposition de Geneviève de venir rejoindre “les Flingueuses”.
Car depuis j’en suis devenu “une” moi-même, et ce avec le plus grand plaisir,
mais ça c’est une histoire sur laquelle je reviendrai très prochainement…

Alors, Apéro Polar, c’est quoi ?

C’est une sorte de table ronde, où Geneviève accompagnée d’une Flingueuse
(aujourd’hui Ophélie), reçoit sur son lieu de travail, la bibliothèque Parmentier,
un ou plusieurs auteurs, parfois des éditeurs, qui se prêtent gentiment aux jeux
des questions/réponses et nous parlent de leurs derniers ouvrages,
de leurs actualités à venir…
Tout le monde est invité, tout le monde à le droit à la parole durant ces moments d’échanges et vous pourrez si le cœur vous en dit repartir avec un roman dédicacé
par l’auteur qui vous aura le plus touché !
Vous pourrez venir avec vos exemplaires ou acheter directement aux auteurs
leurs propres titres. (dans ce cas pensez à prendre de la monnaie ou votre chéquier).

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Samedi étaient à l’honneur, Sacha Erbel, Lou Valérie Vernet et Marek Corbel, accompagnés par leur éditrice, Hélène Babouot, des éditions de l@ Liseuse !

Nous avons passé deux heures qui sont vraiment passées à toute vitesse, où les auteurs se sont dévoilés petit à petit, au gré de leurs envies. Il y a toujours de belles surprises
et souvent des moments de communion, du fait de la proximité des intervenants.
Des instants de partage, que je vous conseille vraiment si vous avez l’occasion de venir nous rejoindre… Vous serez toujours les bien venus.

Et comme tout Apéro Polar qui se respecte, nous terminons systématiquement autour d’un (ou plusieurs) verre(s) de l’amitié et grignotages divers qui vous permettrons d’échanger des avis ou des idées directement avec les auteurs.

 

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Marek Corbel est né en 1976, à Quimperlé dans le Finistère, département où il a grandi.

Diplômé de l’Institut d’ Etudes Politiques de Toulouse, juriste dans l’Education nationale, amoureux depuis l’adolescence du roman noir, du roman policier et du néo-polar,
sa préférence va plus particulièrement au genre noir inséré dans une époque
et ses réalités sociales.

………………

Écrivaine, voyageuse, photographe, Lou Vernet est une autodidacte. Passionnée.
Têtue. Et libre. Sa devise «Ne prenez pas la vie trop au sérieux, de toute façon vous
n’en sortirez pas vivant.». B le Bovier de Fontenelle al : Un éditeur fou, enthousiaste, curieux et courageux.

………

Sous le pseudonyme de Sacha ERBEL, se cache une fonctionnaire de police,
depuis 24 ans. Elle a travaillé en commissariat, puis à la Brigade AntiCriminalité de Nuit de Paris, et depuis 14 ans, elle travaille au SDLP, en tant qu’Officier de Sécurité chargée de la protection rapprochée de personnalités civiles et politiques.

Depuis janvier 2016, elle est diplômée en Criminologie appliquée à l’Expertise Mentale,
à la Faculté de Médecine René Descartes de Paris. Elle a suivi ce cursus en parallèle
de son travail car l’étude du comportement des tueurs en série la passionne depuis
des années. Elle souhaitait aussi pouvoir approfondir la psychologie, voire l’aspect psychiatrique de certains de ses personnages.

………

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Le Prochain Apéro Polar aura lieu le 1er décembre 2018.
Je vous indiquerai très vite, les auteurs invités et les horaires.

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“Les Hauts de Hurle-Vent” de Emily Brontë

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Les Hauts de Hurle-Vent
de Emily Brontë (Auteur)
Broché – 1997
Éditions de Fallois

Les Hauts de Hurle-Vent sont des terres balayées par les vents du nord. Une famille y vivait, heureuse, quand un jeune bohémien attira le malheur. Mr. Earnshaw avait adopté et aimé Heathcliff. Mais ses enfants l’ont méprisé. Cachant son amour pour Catherine, la fille de son bienfaiteur, Heathcliff prépare une vengeance diabolique. Il s’approprie la fortune de la famille et réduit les héritiers en esclavage. La malédiction pèsera sur toute la descendance jusqu’au jour où la fille de Catherine aimera à son tour un être misérable et fruste. Ce roman anglais, le plus célèbre du XIXe siècle à nos jours, a été écrit par une jeune fille qui vivait avec ses soeurs au milieu des landes de bruyère. Elle ne connut jamais cette passion violente ni cette haine destructrice. Elle imagina tout, même le fantôme de la femme aimée revenant tourmenter l’orgueilleux qui l’a tuée.

“Un des plus beaux livres de la littérature de tous les temps”
Georges Bataille

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Bonjour à toutes et à tous…

J’ai lu “Les Hauts de Hurle-Vent” j’avais une quinzaine d’années.
À l’époque l’histoire m’avait parue sombre et compliquée.
Je n’avais pas bien compris la teneur du roman que je tenais entre mes mains.

Après avoir lu il y a quelques jours “Les sœurs Brontë” de Laura El Makki, qui est vraiment entrée, avec son livre, dans le cœur de cette famille incroyable, j’ai tout de suite eu envie de me replonger dans l’univers du seul roman édité à ce jour d’Emily Brontë
et qui continue toujours à être lu dans le monde entier

Avec le recul de mes cinquante ans passé, je me suis rendu compte Emily Brontë avait écrit un véritable chef-d’œuvre, bouleversant et fascinant.
Le récit aux personnages cruels où la mort est obsédante et omniprésente est à la fois insolite et atroce, parfois même à la limite de la folie. L’auteur restitue vraiment bien cette atmosphère lourde et pesante, violente physiquement et moralement.
Un enfant recueilli par un père de famille, qui se retrouve détesté par son frère d’adoption, adoré par leur sœur. Au décès du père commence une réelle maltraitance qui en fera un être détruit…
Enfant du Yorkshire, Emily Brontë se fait à la fois peintre réaliste, romancière gothique et poète du surnaturel dans cet ouvrage qui retrace, sur deux générations, les conséquences désastreuses d’un amour contrarié, celui d’Heathcliff et de Catherine.
Un roman classique, de la très grande littérature, je ne l’oublierai pas de sitôt.

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Extrait :
“Vers minuit, alors que nous n’étions pas encore couché, l’orage vint s’abattre en pleine furie sur les Hauts. L’ouragan et le tonnerre faisaient rage et, sous l’effet du vent ou de la foudre, un arbre se fendit en deux à l’angle de la maison : une énorme branche fut précipitée en travers du toit et démolit une partie du corps de cheminées de l’est, en envoyant une pluie de pierres et de suie dans le foyer de la cuisine. Nous crûmes que la foudre était tombée au milieu de nous. Joseph s’affaissa sur les genoux, priant le Seigneur de se souvenir des patriarches Noé et Loth et, comme autrefois, d’épargner les bons tout en frappant les impies. J’eus, moi aussi, un peu le sentiment que ce devait être un jugement à notre adresse.”

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l’auteur : Cinquième enfant d’une famille de six, Emily Brontë passa quasiment toute sa courte vie dans un presbytère à Haworth, dans le Yorkshire, où son père, Patrick Brontë, était pasteur.

Pendant son enfance, après la mort de sa mère et de ses deux sœurs les plus âgées dans un pensionnat, son père, Patrick Brontë, et sa tante maternelle, Elizabeth Branwell, décident de laisser aux enfants une grande liberté. Un cadeau offert par leur père à Branwell (douze soldats de bois), en juin 1826, met en branle leur imagination :

À partir de décembre 1827, Charlotte, Emily, Anne et leur frère Branwell commencent à créer des mondes imaginaires, avec la « confédération de Glass Town », qu’ils mettent en scène dans des récits, des poèmes, des articles de journaux, des pièces de théâtre. Puis, en 1831, lorsque Charlotte les quitte pour poursuivre ses études, Emily et Anne font sécession et créent le pays de Gondal, plus rude et plus austère qu’Angria, et dirigé par une femme, Augusta Geraldine Almeda. C’est dans le cadre du cycle de Gondal qu’une grande partie des poèmes d’Emily sera écrite.

 

 

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“Les sœurs Brontë : La force d’exister” de Laura El Makki

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Les sœurs Brontë : La force d’exister
de Laura El Makki (Auteur)
Broché – 4 octobre 2017
Édition Tallandier

Les soeurs Brontë sont un mystère. Isolées du monde, filles d’un pasteur de village, elles ont révolutionné l’histoire littéraire en publiant, sous pseudonymes masculins, des romans brûlants d’amour et de vie comme Jane Eyre et Les Hauts de Hurlevent. Haworth, 1836. Dans les landes du Yorkshire, Charlotte (20 ans), Emily (18 ans) et Anne (16 ans) écrivent à la lumière de la bougie. Comment ces jeunes femmes de condition modeste, sans relations ni entregent, vont-elles devenir des auteurs qui comptent ? Quel rôle tient leur frère Branwell, artiste raté, dans cette fratrie à la fois soudée et rongée par les non-dits ? Partie sur les traces des soeurs Brontë, Laura El Makki nous plonge dans leur intimité, leurs alliances, leurs déchirements, et nous raconte le destin de trois femmes aux prises avec l’adversité, qui ont su trouver en elles la force d’exister.

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Bonjour à toutes et à tous…

La famille Brontë…
J’ai découvert une fratrie de six enfants qui sont nés quasiment coup sur coup. Un père strict.
Deux filles aînées qui décédèrent rapidement. Un garçon, Branwell, arrogant, sûr de lui, mais qui sera malgré tout très proche de ses trois sœurs Charlotte, Emily et Anne…
J’ai partagé le quotidien des ses enfants, le froid, la maladie, le décès de leur mère (Anne n’a que vingt mois lorsque sa mère meure), la mort omniprésente à cette période de l’histoire où l’espérance de vie n’était que de vingt-cinq ans, à cause de la tuberculose et de la mauvaise qualité de l’eau.

Voilà l’univers de cette famille rudement éprouvée…
Mais n’est-ce pas à cause de la dureté de leurs vies que les trois sœurs sont devenues de véritables génies de la littérature anglaise, où la place de la femme était inexistante au point qu’elles utilisèrent des pseudonymes pour pouvoir écrire ?

Laura El Makki a réalisé un travail incroyable basé sur une solide documentation, mais malgré tout cette triple biographie se lit vraiment comme un roman. J’ai beaucoup aimé le cheminement à travers les landes du Yorkshire et dans le presbytère d’Haworth, les décors toujours très bien décrit, à la “redécouverte” de ces trois femmes hors du commun et de leur frère !

Personnellement, j’ai trouvé dommage que toutes les notes se trouvent en fin d’ouvrage, obligeant des aller-retours constant. Très vite j’ai abandonné me concentrant sur la lecture uniquement…

Très belle couverture avec ses trois tulipes roses comme le titre, symbolisant chacune des soeurs et leur pureté.
La qualité d’écriture est indéniable et la volonté de l’auteur de faire “revivre” les trois jeunes femmes trop tôt disparues est vraiment très intéressante à tel point que dès la fin cette lecture, je me suis replongé aussitôt dans la relecture du seul roman connu à ce jour d’Emily Brontë “Les Hauts de Hurle-Vent” afin de voir si ma perception serait différente…
Ce sera donc ma prochaine chronique !

Merci Laura pour la passion qui transparait de cet ouvrage, qui s’adresse aussi bien à des étudiants, qui ravira forcément les lecteurs des soeurs Brontë, mais qui touchera aussi tout lecteurs qui voudraient se replonger dans cette Angleterre si dure à vivre du XIXe siècle.

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Extrait :
“Ce qu’on lit reflète qui l’on est : les enfants Brontë ont très tôt conscience de cette idée qu’ils tiennent de Patrick et qu’ils érigent en vérité absolue. La lecture permet de savoir où l’on veut aller, qui l’on veut devenir. Elle peut révéler, aussi, ce que l’on ne voit pas de soi-même. Elle est une ‘bénédiction”, si seulement celui qui la pratique sait en faire bon usage, c’est-à-dire s’il sait choisir les mots qui éduqueront son esprit.”

 

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“Jeudi Noir” de Michaël Mention

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Jeudi Noir
de Michaël Mention (Auteur)
Broché – 5 novembre 2014
Édition, J’ai Lu

France-R.F.A 82 : un match, une victime, une vengeance.

8 juillet 1982, Séville. Coupe du monde de football, demi-finale France-R.F.A.
L’ambition contre l’expérience. L’espoir porté par Mitterrand contre le fatalisme du mur de Berlin. Et pour les deux équipes, une même obsession: gagner sa place en finale.
Face aux puissants Allemands, Platini, Rocheteau, Giresse… une équipe de France redoutable. mais le pire s’invite: les coups pleuvent, le sport devient guerre, et la mort arbitre.

Pour la première fois, le match mythique vécu en direct, sur le terrain. Une expérience radicale, entre exaltation et violence.

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Bonjour à toutes et à tous…

J’avais 15 ans lors de ce match épique.
Je m’en souviens encore très bien.
Mon père et ses amis étaient tous fous de rage suite à l’orientation violente que le match prenait.
A l’époque je n’avais retenu que ça, la violence, le choc incroyable entre le gardien allemand Schumacher et le français, Patrick Battiston.
Ce match a été un déclic pour moi.
Depuis je n’en ai vu que très peu, et uniquement lorsque j’étais accompagné d’amis qui venaient à la maison.
Le foot était devenu uniquement une excuse pour se réunir entre nous… J’avais vu de quoi certains joueurs étaient capable… pour gagner !

L’écriture et l’évolution de ce roman est vraiment superbe !
90 minutes de match, de prolongations, de tirs au but…
Je ne connaissais pas encore l’écriture de Michaël, mais c’est une vraie belle découverte. La musique est omniprésente durant tout le récit et pas n’importe laquelle, en plus d’une volonté de l’intégrer à l’histoire !

Attention ce n’est pas un Polar. C’est un vrai roman noir, psychologique et très prenant. Le personnage principal, un joueur de l’équipe de France (qui n’est jamais nommé), passe par toutes les étapes, physiques et psychologiques, mais c’est surtout la psychologie du roman qui m’a porté. Il nous fait vivre cette rencontre historique minute par minute comme si nous étions sur le terrain. Comment ce match est devenu dans sa tête, un règlement de compte, car finalement les français n’ont jamais vraiment pardonnés aux “nazis”, puis il glisse vers la haine raciale envers les joueurs de son équipe, jusqu’au désespoir du coup de sifflet final.
L’ambiance de cette demi-finale est si bien décrite, si bien détaillée que j’y étais vraiment !

Bien sûr, j’ai eut forcément envie de revoir certains extraits du match après ma lecture, tout était exactement comme dans mes souvenirs…

Merci Michaël, merci pour cette “retransmission” qui plaira forcément aux fans de foot, mais aussi à tous lecteurs un peu curieux.
Car pour ce match, grâce à ce roman, je pourrai vraiment dire : “J’y étais !!!”

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Extrait :
“C’est ce que je me répète, dans le vestiaire. Besoin de me rassurer. Les autres y croient, j’ignore comment ils font. Assis face à moi, Michel. Notre capitaine, le menton appuyé sur ses mains croisées.
Je me demande à quoi il pense. En fait, je sais. Pas au match, même s’il le fantasme depuis des jours et des nuits. Pas à son père, si fier de le savoir ici en cette heure mythique. Non, Michel ne pense pas à lui – il l’a déjà fait – et encore moins au petit club de l’AS Joeuf qui l’a vu naître. À cet instant précis, il pense à la Marlboro qu’il aurait aimé savourer avant le coup d’envoi.
Lui et la clope, beaucoup de gens l’ignorent. Il ne se cache pas, il tient juste à préserver le peu d’intimité que lui accorde son statut d’icône. «Drôle de sportif», c’est sans doute ce que dirait le pays s’il le voyait fumer entre deux entraînements. Non, Michel n’est pas qu’un joueur de génie, c’est aussi un anxieux doublé d’un déconneur. Pour ma part, j’aime autant le foot que Sherlock Holmes et la cuisine. On a tous plusieurs facettes, mais nos compatriotes s’en fichent. Ce qui les intéresse, ce qu’ils exigent de nous, c’est qu’on incarne leur rêve. Ça tombe bien, ils ne seront pas déçus.”

 

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“J’attraperai ta mort” de Hervé Commère

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J’attraperai ta mort
de Hervé Commère (Auteur)
Poche – 15 novembre 2012
Édition, Pocket

Paul Serinen est une sorte d’Arsène Lupin des temps modernes. Solitaire, discret et audacieux, il a réalisé un coup de maître. Il laisse derrière lui un diamantaire piqué au vif et un butin dissimulé avec son revolver sous sa véranda.
Depuis, sa belle demeure d’Étretat a changé de propriétaires.
Mais le passé n’est pas fait pour rester enterré…
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Bonjour à toutes et à tous…

C’est le/mon premier roman d’Hervé Commère, que j’ai rencontré à Mulhouse au Festival sans Nom.
Comme souvent, j’ai décidé de lire ses romans dans leurs ordres d’écriture, et pour un premier roman (un peu trop court à mon goût), j’ai senti très vite, une vraie maîtrise dans son style.
L’intrigue est implacable, très intelligente, bien ficelée, réglée comme une montre suisse !
Une belle écriture, très fluide, j’ai eu envie d’en savoir plus, très vite.

Plus Roman noir que Polar, il y a une réelle montée vers une histoire sombre, glauque et violente alors que la première partie est toute en finesse. L’évolution est très intéressante. Tout s’emboîte à merveille et il faudra attendre la fin du roman pour comprendre réellement la portée de toutes les ramifications de cette intrigue machiavélique…

Une belle surprise, que je vous conseille vivement !


Extrait :
“On a passé la frontière et je lui ai enlevé le bâillon qu’il avait sur la bouche. Ses yeux étaient toujours bandés. Il a toussé, il a respiré fort. Puis il m’a dit que je mourrais jeune.
Il devait avoir l’âge de mon père, pas loin de la retraite sans doute. Je le tenais ligoté au pied du siège passager depuis plus de trop heures, depuis le parking de la station-service où il avait pris sa pause. Au moment ou il remontait à bord, je lui avait mis mon révolver sur le front. Il avait aussitôt levé les bras en reculant, je l’avais fait grimper et je lui avais lié les chevilles aux poignets. Depuis on roulait vers le nord. Dans à peine une heure je serais dans une chambre d’hôtel en train de compter mes billets.”

 

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Apéro Polar

 

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Le Collectif Polar, vous commencez à connaître un peu maintenant.
Dirigé d’une main de fer, et d’un cœur en or, par Geneviève Van Landuyt,
c’est un collectif de passionnés de lecture. De polar bien sûr, mais pas que…
J’ai intégré ce groupe très dynamique au mois de mars dernier et depuis il n’y a pas
un jour que je regrette la proposition de Geneviève de venir rejoindre “les Flingueuses”.
Car depuis j’en suis devenu “une” moi-même, et ce avec le plus grand plaisir,
mais ça c’est une histoire sur laquelle je reviendrai très prochainement…

Alors, Apéro Polar, c’est quoi ?

C’est une sorte de table ronde, où Geneviève accompagnée d’une Flingueuse
(aujourd’hui Ophélie), reçoit sur son lieu de travail, la bibliothèque Parmentier,
un ou plusieurs auteurs, parfois des éditeurs, qui se prêtent gentiment aux jeux
des questions/réponses et nous parlent de leurs derniers ouvrages,
de leurs actualités à venir…
Tout le monde est invité, tout le monde à le droit à la parole durant ces moments d’échanges et vous pourrez si le cœur vous en dit repartir avec un roman dédicacé
par l’auteur qui vous aura le plus touché !
Vous pourrez venir avec vos exemplaires ou acheter directement aux auteurs
leurs propres titres. (dans ce cas pensez à prendre de la monnaie ou votre chéquier).

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Samedi étaient à l’honneur, Sacha Erbel, Lou Valérie Vernet et Marek Corbel, accompagnés par leur éditrice, Hélène Babouot, des éditions de l@ Liseuse !

Nous avons passé deux heures qui sont vraiment passées à toute vitesse, où les auteurs se sont dévoilés petit à petit, au gré de leurs envies. Il y a toujours de belles surprises
et souvent des moments de communion, du fait de la proximité des intervenants.
Des instants de partage, que je vous conseille vraiment si vous avez l’occasion de venir nous rejoindre… Vous serez toujours les bien venus.

Et comme tout Apéro Polar qui se respecte, nous terminons systématiquement autour d’un (ou plusieurs) verre(s) de l’amitié et grignotages divers qui vous permettrons d’échanger des avis ou des idées directement avec les auteurs.

 

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Marek Corbel est né en 1976, à Quimperlé dans le Finistère, département où il a grandi.

Diplômé de l’Institut d’ Etudes Politiques de Toulouse, juriste dans l’Education nationale, amoureux depuis l’adolescence du roman noir, du roman policier et du néo-polar,
sa préférence va plus particulièrement au genre noir inséré dans une époque
et ses réalités sociales.

………………

Écrivaine, voyageuse, photographe, Lou Vernet est une autodidacte. Passionnée.
Têtue. Et libre. Sa devise «Ne prenez pas la vie trop au sérieux, de toute façon vous
n’en sortirez pas vivant.». B le Bovier de Fontenelle al : Un éditeur fou, enthousiaste, curieux et courageux.

………

Sous le pseudonyme de Sacha ERBEL, se cache une fonctionnaire de police,
depuis 24 ans. Elle a travaillé en commissariat, puis à la Brigade AntiCriminalité de Nuit de Paris, et depuis 14 ans, elle travaille au SDLP, en tant qu’Officier de Sécurité chargée de la protection rapprochée de personnalités civiles et politiques.

Depuis janvier 2016, elle est diplômée en Criminologie appliquée à l’Expertise Mentale,
à la Faculté de Médecine René Descartes de Paris. Elle a suivi ce cursus en parallèle
de son travail car l’étude du comportement des tueurs en série la passionne depuis
des années. Elle souhaitait aussi pouvoir approfondir la psychologie, voire l’aspect psychiatrique de certains de ses personnages.

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Le Prochain Apéro Polar aura lieu le 1er décembre 2018.
Je vous indiquerai très vite, les auteurs invités et les horaires.

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“Je me suis tue” de Mathieu Menegaux

 

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Je me suis tue
de Mathieu Menegaux (Auteur)
Broché – 12 janvier 2017
Édition, Points

Un dîner en ville. Au menu, nourriture bio, affaires et éducation des enfants. Claire s’ennuie et décide de rentrer seule à vélo. Elle ne le sait pas encore mais sa vie vient de basculer. Tour à tour victime puis criminelle, Claire échoue en prison et refuse obstinément de s’expliquer. À la veille de son jugement, elle se décide enfin à sortir de son mutisme…
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Bonjour à toutes et à tous…

Je me suis tue est le premier roman de Mathieu Menegaux.
Lecture d’une seule traite… Pas le choix, l’auteur y a bien veillé, impossible de le lâcher.
Texte court, percutant, efficace, froid et glaçant, certaines phrases relèvent même de la poésie. Et la musique, cette musique qui nous poursuit tout le long du récit mettant en évidence la solitude de Claire.
Comment et pourquoi la vie d’une femme peut-elle basculer ainsi d’un instant à l’autre ?

Je me suis retrouvé dans la tête de Claire. J’étais Claire.
Dès le début on la sait coupable. Mais coupable de quoi ?
D’ailleurs finalement, l’est-elle vraiment ?

L’écriture sans concession de Mathieu nous raconte l’histoire très dure d’une femme perdue, d’une femme qui s’est perdue, elle qui ne voulait que le bonheur de son mari. L’utilisation de la première personne du singulier prends tout son sens au fur et à mesure du récit et comme Claire, j’ai subit ses doutes et ses angoisses. Un final inévitable mais qui fait quand même mal, car un jour ou l’autre, nous avons tous été comme Claire, à faire des choix qui auraient été différents avec un peu plus de réflexions…

Quelques notes et tous mes regrets,
Tous mes regrets de nous deux,
Sont au bout de mes doigts…

Il serait dommage de passer à coté de ce petit bijou.
A lire absolument.

Extrait :
“Toute ma vie pour cet instant ! Sa main sur la mienne posée, son sourire. Pouvoir le vivre, et le revivre, éternellement. Son émotion débordait. Il était intarissable, joyeux, excité, attentionné. Ses yeux pétillaient. Il redevenait un homme, enfin, et il en était fou de joie. Stérile disparaissait de son vocabulaire. Bouleversé. Tout a changé le jour où je t’ai donné la vie. Il était pris de vertige, perdu, ébahi devant cette perspective nouvelle. Je sentais son amour m’envahir et je jubilais au plus profond de moi : j’avais eu raison. J’avais raison. Quelle intuition, quel chef-d’œuvre, quel magnifique retournement de situation. Simple et limpide : cet enfant, c’était l’enfant d’Antoine, c’était notre bonheur, c’était la solution. Notre avenir prenait un tour enchanteur, et plus rien ne viendrait se mettre en travers de la belle histoire qui nous attendait. J’y croyais, dur comme fer. J’en étais persuadée, j’avais gagné. Tout ce qui ne tue pas rend plus fort. Faire de chaque crise une opportunité, comme disent les manuels d’entreprise. Pauvre folle que j’étais. J’y croyais, ce soir-là, devant mon plat de pâtes. J’y ai cru, de toute mon âme.
C’est un beau roman c’est une belle histoire.”

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Mathieu Menegaux est né en 1967. Je me suis tue a reçu le Prix du premier roman de Sablet.
« Un premier roman bouleversant qui se lit d’une traite. » Biba
« Une tragédie moderne. » Philippe Vallet, France Info

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“Apocryphe” de René Manzor

2018_95_ René Manzor - Apocryphe

Apocryphe
de René Manzor (Auteur)
Broché – 3 octobre 2018
Edition, Calmann Lévy

Jérusalem. An 30.
Un petit garçon regarde avec rage son père agoniser sur une croix.

Son nom est David de Nazareth, et ceci est son histoire.

Un adolescent en quête de justice et de vérité,
Une fresque épique, violente et émouvante, un thriller biblique à couper le souffle
Relecture stupéfiante de l’histoire officielle.
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Bonjour à toutes et à tous…

Il y a quelques jours je suis tombé sur un article, où figurait dans le même paragraphe les mots “René Manzor” et “Apocryphe”.
J’ai tout de suite su que l’ordre de ma PAL risquait d’être chamboulé très vite, mais ce que je ne savais pas encore à cet instant, c’est que, plus que ma PAL c’est moi qui allait l’être…
On qualifie d’apocryphe une œuvre « dont l’authenticité n’est pas établie.

J’ai rencontré René Manzor il y a quelques mois à la Fnac de Rosny (Merci Caroline Vallat).
J’ai tout de suite été touché par sa gentillesse, sa simplicité, et aussi sa voix… C’est un conteur né.
J’ai appris à le connaître un peu plus, en lisant plusieurs articles le concernant et aussi lors de nos différentes discutions.
On pourrait croire qu’il a eut plusieurs vie, tellement il a vécu et fait de choses incroyables !
Il aurait pu être lui même le héros de plusieurs romans.
À 24 ans il réalise « Le passage » film qui m’a marqué ainsi qu’une partie de ma génération, puis 3615 Père Noël, un autre ovni dans le cinéma.
Très vite il est parti au États Unis à Hollywood où il a travaillé avec les plus grands, Steven Spielberg, Georges Lucas, Rick McCallum, etc…
De retour en France, il réalise l’excellent “Dédales”. Puis à partir de 2012, c’est en tant qu’auteur avec un style qui lui est propre, affûté, très visuel, qu’il excelle dans les thrillers. “Apocryphe”, un thriller Noir ésotérique, est son quatrième roman.

“Apocryphe”, risque peut-être de gêner ou de surprendre par le choix littéraire de l’auteur, mais quel plaisir de lecture…
Dépaysement et suspense assuré, le travail de recherche réalisé par René, est incroyable !
Je n’étais pas en train de lire un roman, j’étais tout bonnement projeté dans le passé, dans une fabuleuse aventure pleine de suspense.
Dans la chaleur, la poussière, les odeurs, la vie rude pour ces juifs à qui on a volé leur pays, leurs droits et qui subissent l’oppression de « Rome » au quotidien avec une violence rare et gratuite par César, Caligula, Saül, autant de représentants du mal…
René s’est glissé dans les Évangiles, avec son regard affûté et par des déductions logiques et historiques, il nous donne « une version » très crédible de ce conte « magique » qui a bercé mon enfance.

Celle d’un garçon David, poursuivi par l’armée romaine, qui n’a que pour seule erreur, celle d’être le fils d’un juifs, Yeshua de Nazareth, crucifié sept ans plus tôt sous les ordres de Ponce Pilate, et qui pourrait à lui seul amener un soulèvement dans toute la Judée.
René Manzor est allé dans un univers où je l’attendais pas du tout, et signe avec « Apocryphe » un excellent roman noir, avec non seulement beaucoup d’actions, de violences, d’amour et d’émotions, mais aussi et surtout dans un total respect des croyants catholiques ainsi que des athées.
Quel est le point commun entre tous les ouvrages de René Manzor ?
Prendre des risques et ne jamais s’installer dans la routine, et il réussit encore ici son challenge, haut la main !
Un roman qui n’a rien à envier à Steve Berry, Catherine Neville, Raymond Khoury, Umberto Ecco, Dos Santos ou Dan Brown pour ne citer qu’eux ! Coup de cœur que je conseille vivement à tous les lecteurs un peu curieux qui voudraient s’évader, en sortant d’un confort de lecture habituel !


Extrait :
“Ta mère était un ouragan que personne ne pouvait dompter. Elle a toujours mené sa vie comme elle le désirait. Ton père l’admirait pour cela. Ils se sont aimés comme peu de couple s’aiment. L’un pour l’autre et l’autre pour l’un. Sans entrave, ni serment, avec pour seul but de rendre l’autre heureux. Et ils y sont parvenus.
– Jusqu’à ce que Dieu recrute mon père dans le désert, souligna l’adolescent avec amertume.
– Tu te trompes, David. C’était bien plus fort entre eux, après. Quand Yeshua a décidé de s’en aller prêcher sur les routes, Mariamne n’a posé aucune condition.
– Elle n’a pas essayé de l’en dissuader ?
– Non. Elle lui a juste demandé de lui raconter ce qu’il avait vécu dans le désert pour être transformé à ce point. Et il l’a fait. La mission rédemptrice de ton père est devenue la sienne. Elle a épousé sa cause et son destin comme elle l’avait épousé lui. Ils ont quitté famille, village et maison pour rendre leur rêve possible.
– Leur rêve ou son rêve ? Demanda David.
– Leur rêve. C’était ta mère qui dirigeait le mouvement des Nazaréens, David. Pas Yeshua ! Ton père la laissait décider de tout. L’organisation autour de douze apôtres représentant les douze tribus d’Israël, c’était elle ! Elle était la “disciple préférée”, celle que Yeshua aimait. et elle a continué à assumer cette fonction après le Golgotha, pendant les persécutions, afin que le message de ton père lui survive.
– Alors ses déplacements à Jérusalem, c’était ça ?
– C’était ça, sa vie de femme, David, pendant que la mère, elle, te protégeait.
– Elle savait que mon père risquait sa vie et elle n’a rien fait pour l’en dissuader ? s’offusqua l’adolescent.
– C’était son choix. Et elle l’a respecté. Les gens qu’on aime ne nous appartiennent pas, David. Aimer c’est laissé choisir.”

Né avec le goût de construire des histoires, René Manzor a d’abord donné corps à cette envie au cinéma. Ses deux premiers films, Le Passage et 3615 Code Père Noël, le font remarquer par Steven Spielberg qui l’invite à Hollywood. Voilà le jeune Français lancé à Los Angeles, scénariste et réalisateur, ghost writer pour les grandes productions. Dans les années 2000, René Manzor quitte les États-Unis et renoue avec le cinéma français (Dédales). En 2012, son premier roman, Les Âmes rivales, a révélé une plume au rythme vif et un univers mystérieux.

 

 

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Chroniques d’une vie de flic : La police au quotidien

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Chroniques d’une vie de flic : La police au quotidien
par Eric Oliva (Auteur)
Broché – 31 mars 2017
aux Éditions, Libres d’écrire.

Il existe une particularité dans le métier de flic : c’est que dans une même journée, vous pouvez traverser des instants de joie et de bonne humeur, pour vous retrouver aussi rapidement dans la souffrance, la douleur et la peine. Les nuits sont parfois courtes et agitées et amènent sur des matins d’autant plus difficiles. Si certains ressentis s’effacent avec le temps, les images, elles, ancrent leurs racines bien plus profondément.

Eric Oliva raconte son début de carrière en y contant quelques-unes des interventions qui ont marqué son chemin de jeune flic. Un roman profond et entier qui met en exergue les sentiments que tous les flics se doivent d’accumuler sans jamais y avoir été préparés. Il vient avec ses chroniques tenter de faire découvrir le métier de flic tel qu’il est vécu par les femmes et les hommes qui composent les rangs de la Police Nationale.
……………………

Bonjour à toutes et à tous…

Je viens de tourner la dernière page, et “Ouf”…
Je prends un peu de temps sur la réflexion que m’a amené cette lecture…

J’entends déjà ou je devine votre question.
– Dis Jean-Paul ! Comment vas-tu chroniquer une chronique ???
– Et bien je ne vais pas le faire !
A-t-on besoin de raboter une planche parfaitement rectiligne ?
Je vais vous donner mon “ressenti »…
…………………

Qui n’a jamais eut à faire avec un “flic“ un jour ?
Et qu’est-ce qu’un “Flic” ?

J’ai eu la chance, (ou pas d’ailleurs, il faudrait que je leurs pose la question ! lol) d’avoir régulièrement des policiers de tous grades dans mon entourage. Dans ma famille, certains voisins, beaucoup d’amis…
Lorsque j’étais enfants, jamais je n’aurai osé appeler “flics“ les amis de mon père qui venaient régulièrement à la maison…
La lecture captivante et très réaliste, proposée par Eric m’a fait comprendre que le mot “flic” n’était pas forcément une insulte en fonction de la personne qui le prononçait et au contraire je pense qu’Eric l’accepte avec fierté.

Alors va pour le mot flic.
Flic, qui malheureusement de plus en plus est décrié, bafoué, insulté, caillassé…
Alors qu’il ne compte pas ses heures, en encaissant au quotidien les difficultés que l’on peut difficilement imaginer.

Avec beaucoup de pudeur Eric nous raconte sa vie, son quotidien, essentiel pour notre bien à tous, même si souvent nous avons tendance à l’oublier. Ce sont “les gardiens de notre paix” et sans eux où serions nous ?

Vous l’aurez compris “Chroniques d’une vie de flic : La police au quotidien” n’est pas un roman.
Mais une succession d’anecdotes vécues par l’auteur…
Attention, pas de héros sortis tout droit d’une série, ou d’un film, ici les flics, sont avant tout des êtres humains.

Eric nous raconte son récit, une vie de labeur, une vie d’émotions, de doute parfois, d’amour et d’entre-aide souvent, nous rappelant qu’il n’est pas une machine et que c’est avec ce quotidien pesant et souvent ingrat qu’il doit se construire au jour le jour… Certains passages m’ont retourné l’estomac alors que d’autres m’ont fait esquisser un sourire. Il égratigne aussi, sans méchanceté aucune, mais avec un réel constat la « bureaucratie » de certaines réflexions bien menées, qui leurs lie les mains et qui défait régulièrement ce que les policiers ont tant de mal à mettre en place.
Et malgré le vécu d’Eric j’ai senti, ou “ressenti” de la psychologie, de l’amour et beaucoup d’émotions envers toutes ces personnes qui gravitent autour de lui quelques soient leur conditions sociales…

Alors, merci Éric, j’ai aimé le rendu que tu nous donnes de la police, ta police de tous les jour.
J’ai aimé ton écriture simple et touchante où à aucun moment je ne me suis ennuyé, d’ailleurs le bêtisier final est une fin idéale pour ouvrir la soupape nécessaire suite à la lecture de certains passages particulièrement forts de ta vie.

Il me tarde de te rencontrer, il me tarde de pouvoir discuter avec toi.

Une très belle découverte !!!

Extrait :
“Peu de gens sont en mesure de comprendre ce qu’est véritablement la vie d’un flic. Ce qu’il côtoie à longueur de journée, ce qu’il ressent est ce à quoi il est confronté tout au long de sa carrière. Lorsque l’on n’a pas vécu certaines situations de l’intérieur, on ne peut que se contenter de les imaginer, se les figurer, mais sans ne jamais avoir aucune certitude. On ne connaît vraiment leurs vérités crues que si l’on touche chaque image du doigt.
Leur carrière pourrait, par certaines facettes, être assimilé à celle d’un pompier d’un médecin urgentiste. Ces hommes qui sont là pour porter secours, sauver des vies, parfois au péril de la leur. Pourtant rien n’y ressemble.
Une divergence, mais de taille, fait toute la différence. L’homme symbolise, par le biais de son uniforme, le revers de la médaille. Il est aussi celui qui sanctionne. Tout le monde en est conscient, un flic n’est apprécié que quand on a besoin de lui. Dans le cas contraire, lorsqu’il prévient le désordre, il devient, aux yeux d’une certaine caste de la population, un paria, l’empêcheur de tourner en rond, le connard de poulet. Ne vous y trompez pas, les lois ne sont pas faites par les flics, leur job est seulement de les faire appliquer, souvent avec discernement.”

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