Émotion, Biographie, Drame, Histoire vraie, Journalisme d'investigation, Philosophique, Psychologie

L’Homme sans fil

de Alissa Wenz
Broché – 5 janvier 2022
Éditeur : Denoël

“S’amarrer dans des villes inconnues, ne pas savoir où il va dormir, voilà ce qu’il aime. L’exaltation du nouveau. C’est exactement ce qu’il ressent quand il entre dans des réseaux informatiques. Oui, c’est la même chose, se dit-il, c’est un acte de foi. […] Les journaux l’appellent ainsi : le hacker sans abri.”

En 2010, le jeune soldat Bradley Manning est accusé d’avoir divulgué des documents classés secret-défense, révélant d’importantes bavures de l’armée américaine. Il risque alors la prison à perpétuité. Qui se souvient aujourd’hui d’Adrian Lamo, l’homme qui l’a dénoncé ? Hacker hors pair, Adrian Lamo est une légende dans son domaine. Mais le génie adulé, l’insolent vagabond, s’isole progressivement. Happé par les univers parallèles dont il se fait l’architecte, Adrian Lamo s’extrait peu à peu de la vie. Il perd dangereusement le fil du réel, entraînant dans sa chute ceux qui l’admiraient.

Avec une grande finesse, Alissa Wenz explore la part sombre de notre humanité et compose le portrait saisissant d’un antihéros 2.0.

Avec L’Homme sans fil, Alissa Wenz m’a entraîné dans une histoire aussi fascinante que troublante, à la frontière du roman, de l’enquête journalistique et du récit biographique. Une lecture singulière qui m’a permis de découvrir un personnage que j’ignorais. Adrian Lamo, hacker de génie devenu l’une des figures les plus controversées de son époque.

Dès les premières pages, j’ai été captivé par cet homme hors normes, vivant sans attaches, parcourant les États-Unis avec pour seuls compagnons un sac à dos, un ordinateur et une conception très personnelle de la liberté. Adrian ne cherchait ni la richesse ni la célébrité. Il piratait les systèmes informatiques des grandes entreprises pour en révéler les failles et les aider à les corriger. Une démarche paradoxale, à la fois illégale et profondément sincère.

Ce qui m’a particulièrement touché, c’est la complexité de cet homme. Derrière le hacker adulé se cache un être fragile, solitaire, souvent incompris, en quête permanente de sens et de cohérence avec lui-même. Plus le récit avance, plus son parcours prend une dimension tragique.

Alissa Wenz choisit de raconter cette histoire à travers différents témoignages et une enquête qui reconstitue peu à peu le puzzle d’une existence hors du commun. Cette construction donne au roman une véritable force, tout en entretenant une part de mystère autour de son personnage principal.

J’ai également apprécié la réflexion que le livre propose sur la liberté, la vérité, la surveillance et les limites de l’engagement. L’affaire Bradley Manning et WikiLeaks sert ici de toile de fond à des questionnements particulièrement actuels. Où s’arrête le devoir moral ? Peut-on enfreindre la loi au nom d’une cause que l’on juge juste ? Qui sont les héros et qui sont les traîtres ?

Au-delà du hacker, j’ai découvert le portrait d’un homme profondément humain, généreux, tourmenté et vulnérable. Un homme qui rêvait peut-être simplement de rendre le monde meilleur, mais qui s’est retrouvé prisonnier de ses choix et de ses convictions.
Il m’aura fallu attendre plus de la moitié de ma lecture pour me rendre compte que ce récit était inspiré de faits réels qui se sont déroulés en 2010 aux États-Unis. Bradley Manning a vendu ou fourni des documents sécurisés à Wikileaks. Adrian Lamo est celui qui l’a dénoncé. L’Homme sans fil est une lecture originale, sensible et intelligente, qui mêle réalité et fiction pour dresser le portrait poignant d’un personnage aussi fascinant qu’insaisissable.

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Extraits :

« Vous vous en souvenez. Vous avez vu cette vidéo. C’était le 5 avril 2010. La vidéo s’appelait “Collateral murder”, meurtre collatéral. Elle apparaissait sur le site WikiLeaks.
Une vidéo en noir et blanc. Vous l’avez vue. Vous avez vu ces images prises d’un hélicoptère américain, à Bagdad, en 2007.
Des images en noir et blanc, dans le viseur. Une grande croix menaçante au milieu du cadre. Des voix américaines commentaient les individus qu’elles observaient. Leurs cibles. “C’est une arme, il est armé.” Une autre voix américaine renchérissait. “Lui aussi, lui aussi, il est armé.” L’hélicoptère se trompait. Ce n’étaient pas des armes. C’étaient des appareils photo. Les hommes dans le viseur étaient des journalistes. Une voix disait, “Je vais tirer, on va tirer”.
L’hélicoptère tournait autour des hommes. “On va tirer, il faut tirer.” Les hommes en noir et blanc ne se doutaient de rien. Ils parlaient, ils marchaient. »

« “Question hypothétique…”, risque alors Bradass87.
« Si tu avais la main sur des réseaux classifiés pendant… disons, huit, neuf mois… et que tu voyais des choses incroyables, des choses horribles… qui appartiennent au domaine public, et non pas à un serveur rangé dans une salle obscure de Washington… qu’est-ce que tu ferais ? »

« Adrian Lamo est aimé de ces hommes, mais il n’en tire aucune gloire personnelle. Puisqu’il sait y faire avec les ordinateurs, pourquoi ne mettrait-il pas ses talents au service de ceux qui en ont besoin ? »

« Il n’acceptait jamais d’argent de personne, assure Sullivan au téléphone, par-delà les centaines de kilomètres qui le séparent de Vera Keller. Il ne cherchait pas l’argent, il vivait sans dépenses, il ne possédait rien, il ne souhaitait rien posséder, vous comprenez. Il aurait pu demander de l’argent à Yahoo, à tous ces gens, il ne l’a jamais fait. Il ne cherchait pas à être riche, il cherchait seulement à être heureux, ou en cohérence avec lui-même, quelque chose comme cela. »

Après une formation de piano et de chant en conservatoire, des études de lettres à l’École normale supérieure, ainsi qu’une formation théâtrale, Alissa Wenz choisit de partager sa vie entre la chanson et l’écriture.

Autrice compositrice interprète, elle se produit dans de nombreuses salles à Paris et en région, soutenue par Contrepied Productions.

Elle a étudié à la Fémis, et poursuit des activités de scénariste et enseignante de cinéma.

Elle est également écrivaine.
Ses deux romans, À trop aimer (2020) et L’Homme sans fil (2022), sont publiés aux Éditions Denoël.
L’homme sans fil fait partie des finalistes du Prix Pampelonne-Ramatuelle, ainsi que du Prix Orange du Livre.

Son album Je, tu, elle paraît chez EPM / Universal le 9 septembre 2022.
Romain Didier en signe les arrangements.
Un nouveau spectacle accompagne cet album.

Le Désir dans la cage
https://leressentidejeanpaul.com/2026/03/28/le-desir-dans-la-cage/

À trop aimer
https://leressentidejeanpaul.com/2026/04/23/a-trop-aimer/

Drame, Journalisme d'investigation, Sciences

La Guerre secrète contre les peuples

de Claire Séverac
Broché – 4 septembre 2015
Éditeur : KONTRE KULTURE

On nous dit que ce sont de simples avions de ligne… Dormez bien, braves gens, il ne se passe rien ! De ces traînées blanches laissées par des avions qui pulvérisent sur nos têtes des produits toxiques, transformant nos beaux ciels bleus en plafonds laiteux, au programme Haarp, officiellement destiné à permettre les communications longue distance, mais qui sert à bien d’autres fins… on nous ment sur tout. Le temps qui se détraque, les catastrophes météorologiques à répétition, dus au CO2 vraiment ? Des documents déclassifiés de l’armée, des experts repentis, des scientifiques intègres parlent, eux, de guerre climatique. Quelles meilleures armes que celles qui se dissimulent sous des phénomènes naturels ! Beaucoup d’entre nous ont entendu parler des diverses expériences de la CIA, toutes plus horrifiantes les unes que les autres. Mais combien savent qu’elles touchent le commun des mortels, que nous sommes tous victimes des armes bactériologiques, des implants, des nanoparticules, des mutations génétiques, des manipulations mentales, exposés aux perspectives terrifiantes ouvertes par le transhumanisme et l’eugénisme qui sont le but de nos élites ? Si nous ne nous y opposons pas, demain, ces nouvelles technologies au service des puissants feront de nous au mieux des pions, au pire des esclaves. Plus ou moins tenus secrets, ces projets revêtent tous un alibi humanitaire : la faim dans le monde, le réchauffement climatique, la santé, l’écologie, la sécurité… En réalité, ils obéissent tous au plan d’une oligarchie qui n’a plus besoin de toutes « ces bouches inutiles », comme ses membres nous appellent en privé, et qui se donne ouvertement comme objectif de réduire l’humanité à 500 millions d’individus. Le plus grand génocide de l’histoire est en marche dans la désinformation la plus totale.

La Guerre secrète contre les peuples de Claire Séverac est un ouvrage qui ne laisse clairement pas indifférent. Même en connaissant déjà une partie des sujets abordés, j’ai trouvé intéressant d’approfondir certaines réflexions et de découvrir le travail de recherche mené par l’autrice.

Dès les premières pages, j’ai compris que ce livre susciterait forcément des réactions opposées. Certains y verront une enquête courageuse, d’autres un ouvrage excessif ou controversé. Mais quoi qu’on pense des thèses défendues par Claire Séverac, je crois qu’elle avait au moins le mérite d’interroger notre époque et d’inciter chacun à se documenter, à réfléchir et à exercer son esprit critique. N’oublions pas que ce livre date de 2015.
À travers de nombreuses références, documents et exemples, un style percutant et un souci du détail, l’autrice aborde des thèmes sensibles. Les dossiers déclassifiés sont présentés de manière claire et accessible, et le contenu pousse vraiment à réfléchir. Les rapports entre pouvoir politique, industrie, santé, environnement ou encore contrôle des populations. Son écriture est directe, engagée, parfois alarmante, mais toujours portée par une volonté évidente de provoquer une prise de conscience chez le lecteur.

Ce qui m’a marqué, c’est l’impression de lire un livre écrit avec conviction, presque comme un cri d’alerte. Claire Séverac questionne notre rapport à l’information, aux médias, aux décisions politiques et à notre liberté individuelle. Elle pousse à regarder autrement le monde qui nous entoure, quitte à déranger certaines certitudes.
J’ai trouvé la lecture stimulante par les questions qu’elle soulève. Ce livre m’a surtout rappelé l’importance de ne jamais accepter une idée sans chercher à comprendre, vérifier ou croiser les sources.

Au-delà de son aspect polémique, La Guerre secrète contre les peuples est un ouvrage qui invite à la vigilance, à la réflexion personnelle et au débat. Une lecture troublante, parfois dérangeante, qui pousse à s’interroger sur notre époque et sur la manière dont nous construisons notre vision du monde.

Je rends hommage à ce travail titanesque, Claire nous propose un livre engagé, dense et passionné, qui invite à ouvrir les yeux et à se poser les bonnes questions.

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Extraits :

« Le monde dans lequel on croit vivre est totalement différent de celui dans lequel on vit vraiment. C’est une illusion entretenue par ceux qui commandent, à coup de stratagèmes immondes et de mensonges assez engageants pour nous faire encaisser, sans broncher, une réalité autrement inacceptable : une Éducation nationale conçue pour nous cacher le savoir, un système de santé fait pour créer des maladies, des marchés financiers pensés pour voler les richesses, un gouffre de l’“intégration” creusé pour produire la désunion. Ainsi, la civilisation est de plus en plus incivilisée et les valeurs républicaines sont chaque jour profanées par des dirigeants qui n’ont que ces mots à la bouche mais qui n’en respectent aucunement le sens ! »

« En 1970, les Britanniques, les Américains et les Russes avaient déjà admis qu’ils effectuaient des modifications climatiques; on sait maintenant que les Chinois, les Japonais, les Allemands et certains autres gouvernements possédaient également la technologie nécessaire ; et qu’après la Guerre froide, la guerre économique n’a pas rendu plus raisonnables ni plus humains les valets de l’Empire qui nous gouvernent. En tout cas, il y a une constante dans leurs agissements : ils jouent avec nos vies, ils jouent avec la vie de notre planète, mais ça ne nous regarde pas ! Pour des décisions aux implications aussi graves, nous ne sommes ni concertés ni tenus au courant. »

« Selon Paul Watson d’Infowars.com, les scientifiques fous de l’Institut Carnegie continuent d’employer l’argent des contribuables pour mener des essais et injecter différentes formes de sulfates dans l’atmosphère – toujours sous le prétexte fallacieux de refroidir la planète, comme le prouve un communiqué de presse de 2010 sur cette étude ! »

« Nous vivons dans une société totalement immorale et destructrice et nous en sommes tous responsables ; si ce n’est de l’avoir créée, au moins de la tolérer. Ce n’est pas une crise économique ni politique que nous vivons, c’est une crise des consciences : pourquoi acceptons-nous ? Qu’est-ce qui nous rend si aveugles, si stupides, si lâches ? La Terre, notre foyer dans l’Univers, où nous a été donné gratuitement tout ce qu’il faut pour permettre et protéger la vie, des milliers de merveilles, cadeaux pour notre seul plaisir, est attaquée, souillée, empoisonnée, détruite, et combien d’entre nous la défendent ? »

Claire Séverac, née le 9 avril 1948 à Béziers, est auteur compositeur de chansons et auteure de livres.
Née d’une mère Basque et d’un père occitan, elle a passé son enfance dans le sud entre l’Océan Atlantique et les montagnes des Pyrénées, et a commencé à écrire des poèmes très jeune.

À 16 ans, elle étudie les Sciences Politiques, puis rencontre des musiciens, et commence à écrire des chansons avec Charles Dumont (« No regrets »).
Elle est engagée pour une tournée en Russie et en Pologne, puis, lorsqu’elle rentre à Paris, elle est engagée pour chanter sur le paquebot « France » : c’est son premier voyage en Amérique.
Là bas, elle rencontre Paul Leka (« Love is blue », « Nana kissing goodbye »…) et travaillera 4 ans avec lui dans son studio d’enregistrement dans le Connecticut avec des artistes tels que Gloria Gaynor, Harry Chapin, Billy Swan, Stevie Wonder.
Elle commence à écrire ses premières paroles de chansons en anglais.
Elle revient à Paris et écrit des chansons avec Alain Barrière. Elle joue dans une comédie musicale « Let my people come » et enregistre son premier single : « I will never forget you ».

De 1985 à 1997, elle travaille à Los Angeles comme auteur compositeur. Elle travaillait également pour la presse et la communication.
Elle écrivait aussi des livres sur des sujets éclectiques notamment Comment devenir footballeur professionnel (2007), Complot mondial contre la santé (2010), ou encore La guerre secrète contre les peuple (2015).

Elle décède le 25 décembre 2016 d’un cancer digestif si fulgurant qu’il a peu de chances d’être naturel…

Drame, Journalisme d'investigation, Psychologie, Violence

LIGNE ROUGE

de François Chevallier
Broché – 21 février 2026
Éditeur : autoédition

Antoine Blondel, 50 ans, ancien flic devenu détective privé est engagé par un haut fonctionnaire en retraite pour rouvrir le dossier de sa fille Louise. Etudiante à Sciences Po, engagée à l’extrême gauche, elle a disparu cinq ans plus tôt. Antoine est bientôt rejoint par Vincent Le Goff, 26 ans, journaliste de terrain pour le magazine d’investigation controversé Ligne Rouge.

La piste d’un réseau de trafic de mineurs se dessine derrière le paravent d’une idéologie progressiste, avec la complicité des institutions. D’auditions en filatures, de la banlieue à la province, l’enquête mobilise toute l’équipe du journal, ainsi qu’un hacker lanceur d’alerte et un avocat à contre-courant. Elle poussera jusqu’à Bruxelles et Budapest, se transformant bientôt en séisme politique.

Quant à Antoine et Vincent, ils forment bientôt un duo aussi inattendu qu’incandescent.
Entre ces deux hommes que tout oppose – l’âge, l’expérience, le caractère — se tisse un lien puissant que ni l’un ni l’autre n’avait prévu.

Un récit immersif et transgressif, à mi-chemin entre Millénium et Houellebecq, ciselé dans une écriture nerveuse, sensorielle et cinématographique. Le roman noir politiquement incorrect que la fiction française contemporaine n’avait pas encore osé écrire.

Dès les premières lignes de LIGNE ROUGE de François Chevallier, je me suis retrouvé happé par une atmosphère sombre, pesante, presque suffocante. Une tension qui ne m’a plus quitté jusqu’à la dernière page. Je découvre ici un nouvel auteur, et très vite, j’ai été marqué par son style. Direct, percutant, extrêmement visuel. Son écriture, efficace, sans détour, qui ne cherche jamais à adoucir ce qu’elle a à dire, à été pour moi un grand plus, à travers les pages.

Je me suis alors plongé dans une intrigue dense, portée par des personnages solides. Antoine, d’abord, flic à l’ancienne, homme cabossé, père maladroit qui s’est peu à peu éloigné de ses enfants. Puis Vincent, journaliste engagé, qui enquête pour un média incisif, Ligne Rouge, entouré d’une équipe prête à faire éclater des vérités dérangeantes. Leur rencontre va les entraîner dans une affaire aussi sombre que troublante. Une disparition ancienne, des enfants vulnérables instrumentalisés, et surtout un système opaque où tout semble organisé pour que rien ne remonte à la surface. Ensemble, ils creusent, avancent, malgré les menaces, malgré les pressions, y compris venues de sphères censées protéger.
Et ils ne sont pas les deux seuls à porter l’intrigue !
Je peux vous assurer que tous les personnages présents dans ce livre ont un “vrai” rôle à jouer dans cette enquête tendue, immersive, où chaque piste ouvre sur un gouffre plus profond encore. Mais au-delà du polar, le roman porte aussi des messages forts, parfois clivants. Certains passages m’ont mis mal à l’aise, d’autres m’ont interrogé, parfois même dérangé. Pourtant, je pense qu’il est important de lire aussi ce qui bouscule, ne serait-ce que pour mieux comprendre… mieux contester…

Le roman de François m’a emmené bien au-delà d’une simple enquête. Des beaux quartiers parisiens aux capitales européennes, en passant par des zones plus troubles, il dessine une toile inquiétante, faite de silences, de complicités et d’aveuglements.
Ce qui m’a marqué, c’est aussi la relation entre les deux hommes. Qui peu à peu apprennent à se comprendre, à se compléter. Comme un vieux lion qui veille sur un jeune loup. Une alliance inattendue, mais essentielle. Car au fond, je reste convaincu que, quelles qu’elles soient, nos différences sont une richesse, elles devraient être un point d’équilibre, et non une fracture.

L’intrigue est riche, parfois foisonnante, la narration nerveuse, non linéaire, et l’ensemble dégage une énergie brute. François Chevallier propose un roman noir qui sort clairement des sentiers battus, un texte qui m’a dérangé autant qu’il m’a captivé.
Tout ne m’a pas forcément convaincu, mais l’intensité, l’audace et la force du propos l’emportent largement.
Pour moi, un polar engagé, troublant et indéniablement marquant.

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Extraits :

« Jean-Louis Berger portait un costume trois pièces anthracite, une cravate prune, des souliers noirs aux reflets discrets. Ses cheveux gris, soigneusement disciplinés, encadraient un visage où la fatigue s’était muée en autorité. Le regard d’un homme qui a appris à ne rien laisser paraître. Il avait dû être beau. Il l’était encore, à la manière de ceux que la douleur polit au lieu de les briser.
Il ne proposa pas de café. Juste un geste bref vers le fauteuil. Antoine Blondel s’assit sans un mot. »

« Antoine Blondel sortait de la salle. Une heure de boxe anglaise, sans musique, sans miroir, sans commentaire. Rien que le sac, la sueur, la corde, le souffle. Une manière de rester vivant, de différer la décrépitude. Il avait bientôt cinquante ans sur les papiers, dix de moins sur le ring, dix de trop au réveil. Mais tant que son poing claquait juste, il gardait la main sur le fil.
Il s’était douché sans traîner, les muscles encore vibrants. Pull gris clair sur chemise blanche, col déboutonné, cou dégagé. Pas de veste. Pas de parfum. Juste l’odeur du savon de Marseille, du cuir de son sac et d’un corps tenu. »

« Et voilà qu’à trente-deux ans, il était devenu rédacteur en chef du magazine Ligne Rouge. Un mensuel d’opinion, étiqueté complotiste ou extrême droite par réflexe.
Pas de compromission, pas de chantage. Les sujets que d’autres évitaient, ils les traitaient – frontalement, avec dossiers, visages, chiffres. Ça parlait d’insécurité, d’islamisme, de corruption, de justice à deux vitesses, de dérives progressistes, le tout sans prendre de gants.
Pas de comité de rédaction pléthorique: juste un cercle restreint, une escouade de rédacteurs à poil dur, tous jeunes, parfois repentis d’une gauche d’avant. Format vidéo soigné, esthétique sobre, presque ascétique. Pas de slogans, pas d’envolées lyriques. Le calme, le regard, l’enquête. »

« — Je bois du vin rouge, je mange de la viande et je fume des clopes. Je fais le con à table, je dis Mademoiselle et je regarde les jambes des femmes dans la rue. J’en ai même baisé quelques-unes, et en plus, elles en sont pas mortes. Moi, j’appelle ça vivre. Mais tout ça, aujourd’hui, c’est archive ou délit.
Il se leva d’un coup et arpenta la pièce.
— Je suis un ancien modèle, tu comprends ? Périmé, bientôt interdit à la vente. Pour eux, je suis classé « toxique ». Eux, ils rêvent d’un monde pastel, sans odeur, sans bruit. Un monde sans viande, sans vin, sans clope, sans fessée. Où les hommes demandent pardon d’avoir des épaules. »

« C’est particulièrement courageux de témoigner ainsi, à visage découvert, devant des millions de téléspectateurs. Pourquoi avoir fait ce choix ?
Perrine releva légèrement le menton.
— Si je me taisais, ou si je me cachais, cela voudrait dire que j’ai honte. Ou que j’ai peur. Or je n’ai rien à me reprocher. Et ils ne pourront jamais me faire pire que ce qu’ils m’ont déjà fait.
Elle se tourna vers la caméra.
— Je ne veux plus me taire. Je veux que les autres sachent qu’on peut parler. »

Psychologue de profession, François Chevallier a beaucoup travaillé sur les questions d’embrigadement et d’emprise sectaire, d’identité masculine ainsi que de fragilisation des repères dans l’Occident contemporain. Ayant longtemps exercé au coeur du XI° arrondissement de Paris, les tragédies collectives de Charlie Hebdo et du Bataclan, qu’il a vécu de près, ont marqué sa vision des fractures et des tabous de notre société.

« Auteur indépendant, je m’inscris dans une tradition du roman noir français où l’atmosphère compte autant que l’intrigue. Mes influences actuelles vont de Simenon à Houellebecq, en passant par certains thrillers nordiques, avec un intérêt particulier pour les zones grises — morales, politiques, humaines.
Ligne Rouge est mon premier roman. »

Journalisme d'investigation

Climarnaque

de Jean-Michel Jacquemin-Raffestin
Broché – 14 octobre 2025
Éditions : BOOKS ON DEMAND

Ce livre permet de connaitre le passé de notre Terre que l’on n’enseigne plus, d’où la facilité de faire croire ce que l’on veut aux « gueux ». Les explications et les études sur le CO2 depuis des centaines de millénaires existent : les différents changements climatiques à une époque où l’homme n’était pas présent sur Terre avec un CO2 bien plus important, l’activité solaire, très importante, dans le changement et le réchauffement de la planète que les médias oublient.
Ce fameux CO2 ne représente que 0,04 % de notre atmosphère.
Savez-vous qu’à 0,02 % la végétation meurt, l’homme meurt, la vie s’arrête ?
De nombreuses études montrent que le CO2 suit l’augmentation de chaleur avec 800 ans de retard. Ils ne veulent pas sauver la planète, au contraire, ils font tout l’inverse : déforestation massive, voitures électriques et leur pollution plus importante que celle des voitures thermiques qui ne doivent plus exister en 2035 selon le désir d’Ursula.
Vous parle-t-on de ces enfants de 8 ans qui descendent dans les mines en Afrique pour extraire les matières qui servent à votre batterie de voiture ?
En d’autres temps, cela s’appelait de l’esclavage, est-ce sauver la planète ?
Une étude explique que le mouvement environnemental, avec son « Net Zéro » voulu, est une idéologie anti-humaine qui va provoquer la mort de 4 milliards de personnes.
Avez-vous compris ce qu’ils veulent ?
La dépopulation de la planète dont ils parlent depuis un demi-siècle. L’objectif de ce livre, premier tome d’une trilogie, est un appel à se réveiller, à sauter dans le train de l’illumination et à grandir dans l’unité jusqu’à une masse critique pour résister à cette tyrannie imposée.

J’ai découvert Jean-Michel Jacquemin-Raffestin en avril 2023, avec Ne leur pardonnez pas ! Ils savent très bien ce qu’ils font, un livre coup de poing sur la crise du Covid-19.
Depuis, j’ai lu tous ses ouvrages, un à un, comme on suit un fil rouge qui relie vérité, courage et indignation.
Fukushima – Tremblements et stupeur 10 ans après, où il révèle les mensonges d’États européens après la catastrophe nucléaire. J’y ai découvert un auteur méticuleux, rigoureux, mais surtout profondément humain. Il avait déjà reçu, pour Ce fameux nuage… Tchernobyl : la France contaminée, les félicitations de l’ancien président ukrainien Leonid Koutchma. Ce n’est pas rien.
Puis, les tomes suivants : Ils savent très bien ce qu’ils font… depuis très longtemps ! et L’Empire du mensonge, consacré à la guerre en Ukraine.
Chaque fois, le même constat : Jean-Michel fouille, vérifie, alerte. Il s’inscrit dans la lignée de ces “lanceurs d’alerte”, au même titre que Christian Gerondeau, Pierre Matte, Serge Monast, Anne Givaudan, Claire Séverac et bien d’autres aujourd’hui, que l’on taxe trop souvent de “complotistes”, tout simplement pour moi, des hommes, des femmes qui s’inquiètent pour le devenir du monde dans lequel nous vivons et qui sont lucides, soucieux de comprendre le monde et de le rendre plus intelligible.

Avec Climarnaque, Jean-Michel s’attaque à un nouveau tabou, et pas des moindre, celui du “réchauffement climatique”. Réchauffement ? Dérèglement ? Changement ? Derrière les mots, il questionne la mécanique politique, économique et idéologique d’un discours devenu quasi religieux. Le GIEC, les voitures électriques, les éoliennes, la culpabilité collective… tout y passe. Et surtout, tout y est sourcé, étayé, argumenté. J’indiquerai au passage, qu’aucun de ses livres n’ont jamais été inquiétés, ni interdits. Ils se veulent simplement le reflet de la vérité, en récupérant des informations accessibles librement partout dans le monde !

J’ai particulièrement aimé la première partie, consacrée à la paléoclimatologie. Il y rappelle que la Terre, vivante depuis plus de quatre milliards d’années, a toujours alterné entre périodes de glaciation et de réchauffement, bien avant toute activité humaine. Ces rappels, qu’on n’enseigne presque plus à l’école, m’ont passionné.

Certains lecteurs seront peut-être bousculés par le ton parfois tranchant de l’auteur. Moi, je l’aime pour ça. Sa colère est saine, son engagement sincère. Il écrit comme il pense sans détour, sans peur. Et surtout, il nous pousse à réfléchir, à sortir du prêt-à-penser médiatique.

Après tout ce qu’il avait déjà prédit dans ses précédents livres, et que les faits ont aujourd’hui souvent confirmé, je ne peux qu’avoir confiance dans sa démarche.
Climarnaque n’est pas un pamphlet, c’est une invitation à la lucidité. Jean-Michel met en avant l’imposture politique et climatique du soit disant réchauffement de notre planète par les hommes. Pourquoi on nous stigmatise, nous culpabilisant même, avec toutes ces informations erronées tous les soir au JT, au point d’en oublier que le CO2 est primordial pour la vie sur Terre, que sans CO2 les arbres disparaîtraient, puis petit à petit toutes formes de vies sur Terre, et vous allez voir que ce ne sont surtout pas les propositions du “tout électrique”, qui tendent malheureusement à devenir “obligatoires” qui solutionneront quoi que ce soit…
À se demander à qui profite ce grand récit climatique qu’on nous sert chaque jour.

Personnellement, j’attends déjà le tome 2. Pour comprendre un peu mieux, encore une fois, ce qu’on préfère souvent taire.

Merci Jean-Michel, pour cette délicieuse soirée, très émouvante, comme à ton habitude… pour ton courage et ta constance.

À très bientôt !!!

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Extraits :

« Un sujet chaud, mais tellement controversé. On nous ment tellement ! On nous cache la vérité depuis tellement longtemps sur notre vieille planète, qui je vous l’assure, sera encore là bien après nous, et encore plus florissante si l’homme vient à disparaitre.
Il est facile aujourd’hui, nous l’avons constaté ces quatre dernières années, de faire croire, de faire avaler n’importe quoi aux peuples. »

« Si les adultes se laisse avoir, imaginez l’impact de l’emprise sectaire sur les enfants. D’après les articles de nos journalistes, nous découvrons l’existence d’une « angoisse climatique» chez nos chérubins. Il paraitrait que nos ados seraient angoissés par l’avenir de la planète et l’impact de leurs actions sur le climat futur.
Possible, moi je les vois jeter leur canette de soda à terre sans problème, ce n’est pourtant rien de les mettre dans une poubelle.
Je reconnais que nous leur donnons quand même un mauvais exemple quand les pays du Golfe construisent des pistes de ski réfrigérées dans le désert, que le grand cirque de la F1 continue, que les cargos géants sillonnent les mers pour nous apporter de la viande que pourraient nous fournir nos agriculteurs mais que l’on préfère faire venir d’Australie ou d’Argentine avec des normes sanitaires refusées à nos agriculteurs. Curieusement, là, pas de bilan carbone ! »

« Dans une interview, le célèbre climatologue explique: “Alors primo, le climat a toujours changé. Alors, dire le changement climatique, c’est un altruisme, ça ne sert strictement à rien ! Le climat change et il change à toutes les échelles de temps et d’espace”.
“Assimiler ce changement au réchauffement climatique, c’est un raccourci extrêmement rapide. Parce que l’on n’a jamais démontré que le climat de la terre se réchauffe dans sa globalité. Il n’y a pas de climat global, donc il n’y a pas de réchauffement global. Ça n’existe pas !” »

« Le véritable écologisme a été détourné par les stratagèmes politiques trompeurs de l’ONU. Un article écrit par Mark Gerard Keenan, nous informe, et je vais citer quelques passages mais je vous invite à le lire en entier : “Les politiques de l’ONU en matière de changement climatique, de développement durable et d’économie verte menées au cours des 30 années ne sont guère plus que des astuces marketing mondiales qui ont tragiquement lavé le cerveau de deux générations de personnes qui ne comprennent pas ce qu’est réellement l’ONU et qui elle est réellement censée servir”. »

Jean-Michel Jacquemin-Raffestin est journaliste, spécialiste de Tchernobyl et auteur de Tchernobyl – Cachez ce nuage que je ne saurais voir. Après avoir mené l’enquête pendant près de huit ans, pour raconter les causes et les conséquences de ce drame, il a entamé une autre enquête sur la catastrophe de Fukushima, avant de s’intéresser aux mensonges de la Covid-19 par une trilogie, qui se termine par l’Empire du mensonge, sur la guerre entre la Russie et les Etats-Unis sur le dos de l’Ukraine et de l’Europe.
Il se définit comme un passionné des mensonges d’État.

Fukushima – Tremblements et stupeur – 10 ans après
https://leressentidejeanpaul.com/2023/05/25/fukushima/

Ne leur pardonnez pas !
Ils savent très bien ce qu’ils font…
https://leressentidejeanpaul.com/2023/04/09/ne-leur-pardonnez-pas-ils-savent-tres-bien-ce-quils-font/

Ne leur pardonnez pas ! 2
Ils savent très bien ce qu’ils font… depuis très longtemps !
https://leressentidejeanpaul.com/2024/09/01/ne-leur-pardonnez-pas-2/

Ne leur pardonnez pas ! 3
Ils savent très bien ce qu’ils font… L’EMPIRE DU MENSONGE
https://leressentidejeanpaul.com/2024/10/27/ne-leur-pardonnez-pas-3/

http://www.jeanmicheljacquemin.com/biographie