Drame, Dystopie

LES ÉLUS D’ISIS

de Pierre-Jacques Villard
Broché – 22 octobre 2021
Éditeur : Independently published

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La fin du monde ? une plaisanterie ? Pourtant les signes ne manquent pas. Et si ce qu’annonce le message était vrai ?

Trois élus seront sauvés à la seule condition qu’ils comprennent… Mais quoi donc ?

C’est tout l’enjeu de ce roman, fresque foisonnante de l’après pandémie, entre campagne verdoyante et Paris dénaturé.

 

2021_093_Villard Pierre-Jacques - Les élus d'isis

 

La fin du monde sauvera-t-elle l’humanité ?

Pierre-J. Villard m’a embarqué dans son roman qui perturbe et interroge !

Qui sont donc David, Sophie et Marcus ?
Nous sommes en 2035. Plus de 15 ans se sont écoulés depuis la pandémie du siècle, en 2021. Les gouvernements ont pris la main sur TOUT !
Ils ont le pouvoir absolu et contrôlent le moindre habitant de chaque pays, qui n’a plus qu’à subir et à obéir. Une ambiance très angoissante plane tout le long du roman…
David, vit à Paris dans un taudis, son usine est l’une des dernières indépendantes que tolère le gouvernement. Il embellit des instruments de musique…
Sophie est attachée de presse dans la dernière agence de publicité de Paris. Elle travaille non-stop surveillée par son téléphone qui la rappelle à l’ordre au moindre “faux” pas…
Et enfin, Marcus, ancien jardiner, qui s’est retiré de la “vie” dans sa maison d’enfance, dans le Loiret, après le suicide de sa femme…

Trois personnes qui ne se connaissent pas et qui n’ont à priori aucun point commun, à part, peut-être leur solitude…
Ils n’auraient jamais dû se croiser, pourtant quelqu’un les a élus.
Le message qu’ils recevront individuellement va changer leur vision, leur vie…  et qui sait, peut-être celle de l’humanité !

La vie a perdu toute étincelle de plaisir et n’a plus aucun attrait. La population avance soumise, tête baissée dans la crainte de se faire remarquer et “éliminée”. Les gens sont résignés face à ce Pouvoir Manipulateur, face à cette menace constante ou, chacun suit son propre mode de (sur)vie.

Un texte percutant, dur, mais un style agréable aussi, malgré l’angoisse et la noirceur permanente. Pierre-J. a su mettre en avant quelques “lumières” bien dosées, un peu de poésie aussi, qui m’ont portées jusqu’à la révélation finale.

Cette “dystopie”, (l’avenir nous le dira ?) d’anticipation est vraiment prenante. L’auteur a planté un décor apocalyptique dans un Paris et dans monde qui s’effondre sous un déluge de pluie, dans un torrent de boue.

Pas de temps mort, un très bon moment de lecture, ou tout “simplement”, un bon livre, que je vous recommande.

Merci Pierre-J., de nous ouvrir les yeux face à une menace qui peut-être s’immisce déjà dans notre quotidien…

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Extraits :

« Depuis la guerre entre pays du Golfe, la destruction des puits de pétrole, la capitale a changé : les autos officielles électriques ont fleuri, modifié l’atmosphère. La disparition soudaine des moteurs à combustion, l’interdiction des véhicules particuliers a plongé Paris dans la déprime. Et le silence, comme un couperet, a induit le « grand malaise », provoqué une vague de suicides inédite. »

« Depuis l’auto proclamation du nouveau régime poste pandémie, les manifestations publiques, événements de masse sont interdits. Des exceptions sont tolérées, quand leur finalité est de dénigrer le système antérieur, celui du plaisir, de la surconsommation, celui qui a percuté un mur en 2020. »

« Pour le bien du peuple, le 5 avril et le 5 octobre sont les dates fixées pour le départ des vacances obligatoires. Les destinations seront tirés au sort. Les séjours en province répondront aux règles établies par l’autorité nationale. »

« David tourne en rond. On l’a mis à la porte. Le pouvoir a réquisitionné son usine. Plus question de fabriquer des instruments de musique qui ramollissent le peuple. La censure est derrière tout cela “Ça devait arriver…”. »

« Les femmes, les hommes, les enfants, les vieillards.
Les plages de sable fin, les ruisseaux, les prairies.
Les sourires émus, regards volés.
Les mains tendues, soutenues, pressées.
Les verres de vin soyeux, soupes odorantes, parfums envoûtants et…
L’âme des poètes, des peintres, des écrivains.
Tout cela est mort. »

 

 

Né en 1960, Pierre-Jacques Villard, est originaire du Bourbonnais.

En 1990, il part s’installer à Madrid où il occupe un emploi de Directeur d’agence bancaire. C’est en mars 2011 qu’il décide de tout quitter afin de se consacrer pleinement à son travail d’écriture. Ces heures de réflexion et de création donnent alors naissance à son premier roman “Un Soleil passe”, publié aux Éditions Édilivre.

Il est aussi auteur de poèmes, de récits courts ainsi que deux romans publiés (drame psychologique et thriller). Outre “Noirs territoires”, recueil illustré de nouvelles, disponible à la vente, un roman d’anticipation “La fin du monde” verra bientôt le jour. Le point commun entre tous ces textes est un style précis, immersif où s’entrecroisent mystère, poésie et suspense.

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