de Ismaël Lemonnier
Broché – 12 juin 2025
Éditeur : Taurnada éditions

Vitry-sur-Seine. Un bébé est retrouvé mort dans la cuvette des toilettes d’un bar sordide.
Lucien, un flic psychorigide et proche de la retraite, et Anaïs, dernière recrue au look provocateur et au comportement borderline, sont appelés sur cette scène de crime pour le moins singulière, le genre d’affaire que personne ne convoite.
Découvrant que le foetus a été génétiquement modifié, les deux enquêteurs devront mettre de côté leurs différends et plonger dans les abysses de la folie humaine.
En parallèle, un individu sème la terreur dans la ville avec son chien-loup en laissant derrière lui des cadavres.
Et si les deux affaires étaient liées ?
Et si la vérité était au-delà du supportable ?
Une enquête qui, très vite, va se transformer en compte à rebours.

Je viens de refermer Memento Vivere d’Ismaël Lemonnier, et je suis encore sous le choc.
Tout d’abord, un grand merci à Joël des éditions Taurnada pour ce service presse qui m’a complètement embarqué. Dès les premières pages, j’ai senti que ce thriller allait me happer – et je ne me suis pas trompé.
Tout commence par la découverte d’un nouveau-né sans vie, abandonné dans les toilettes d’un bar miteux de Vitry-sur-Seine. Rien que ça, c’est déjà glaçant. Mais l’autopsie révèle un détail encore plus troublant, l’enfant a été génétiquement modifié.
En parallèle, un mystérieux tueur, très jeune à priori, sème la terreur, accompagné d’un chien-loup terrifiant. Deux affaires en apparence distinctes qui vont peu à peu converger vers une vérité aussi dérangeante que fascinante.
Au cœur de l’enquête, un duo détonnant. Lucien, un flic psychorigide de 60 ans, mis au placard à l’approche de la retraite, et Anaïs, jeune enquêtrice punk, sans filtre, boulimique, look ravageur et tempérament volcanique. Rien ne les prédestinait à bosser ensemble… et pourtant, leur tandem fonctionne. Leurs joutes verbales m’ont arraché quelques sourires et même des sursauts de rires, leurs blessures m’ont ému. J’ai eu régulièrement l’impression d’être dans la tête de Lucien durant ma lecture… Un vrai plaisir.
L’écriture est fluide, tendue, très rythmée. L’auteur dose parfaitement tension dramatique, rebondissements et clins d’œil culturels – notamment aux années 80, que Lucien essaie désespérément de faire apprécier à sa partenaire. J’ai trouvé le fond de l’intrigue – manipulation génétique, dérives scientifiques, déshumanisation – à la fois très actuel et effrayant.
Avec ce roman, j’ai été tenu en haleine jusqu’au bout, jusqu’à cette fin explosive digne d’un très bon polar comme je peux les imaginer à l’écran.
J’espère vraiment retrouver Anaïs et Lucien dans de prochaines enquêtes. Un vrai coup de cœur.
Bravo Ismaël !
Décidément, les Éditions Taurnada ne cesseront jamais de me surprendre…
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Extraits :
« La porte claqua sèchement derrière lui. Effrayé, il se redressa d’un coup sur sa chaise, encore essoufflé par ses propres hurlements. Tous ses sens en alerte, il tendit l’oreille dans l’obscurité de cette minuscule pièce qu’était son salon. Pas un bruit. Il essaya en vain de se débattre, les dents serrées à en faire éclater l’émail.
Entravé par des liens solidement attachés aux poignets et aux chevilles, il redoutait le pire. Les larmes l’aveu-glaient. Les souvenirs le submergeaient.
“Par pitié ! Qu’est-ce que vous me voulez ?” »
« Je vais tout te dire, OK. Je vais me “confesser” comme tu le dis si bien. J’ai peut-être déconné avec Samira, mais ça ne se reproduira plus jamais, je te le promets ! »
Le gamin inséra une nouvelle cartouche, dans l’indifférence la plus totale.
« Je l’ai violée, je l’avoue. Voilà, c’est dit ! Je t’en supplie, je ne recommencerai plus. J’ai bien compris la leçon. Dis-lui que je m’excuse. Pitié ! Pitié ! »
« L’homme tatoué sur une majeure partie du visage poursuivit ses tâches puis, au bout d’une minute, daigna quitter ses fonctions pour les conduire sur les lieux de la macabre découverte en traînant des pieds.
Ce dernier détail, pourtant insignifiant, exaspéra Lucien dans son for intérieur. De nos jours, les gens ne manifestaient plus que de l’ennui et une indifférence la plus totale envers son prochain.
Une foutue génération nombriliste où tout n’est que corvée. »
« Anaïs passa sa tête sur le côté pour examiner à son tour la scène. Ils se regardèrent brièvement sans rien dire avant de reporter leur attention sur le fœtus. La jeune policière devint blême, la main sur la bouche.
Son côté dur à cuire se fissurait, craquelait légèrement à l’instar de son vernis. Au moment où ils s’apprêtaient à sortir, un détail les figea sur place : les lèvres du fœtus venaient de bouger. »


Breton d’origine et fier de ses racines, Ismaël Lemonnier travaille aujourd’hui à Paris, dans le monde de la finance mais poursuivi par l’envie d’écrire et par le puits sans fond qu’est son imaginaire, l’auteur craint d’être fou, comme le pense son entourage.
Passionné depuis l’enfance par la lecture et par l’écriture, il a baigné très tôt dans l’univers de Stephen King, et dans la mythologie. Il se passionne pour le monde de la police judiciaire et tous ses rouages, l’Histoire et les faits divers. Tout ce qui l’entoure est source d’inspiration, qu’il combine à son imagination.
Il est l’auteur du roman Le cinquième gardien, paru chez Marathon Editions.
Memento vivere est son troisième roman.

Dans ma PAL ! 🤩
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