Émotion, Philosophique, Roman

Mayacumbra

de Alain Cadéo (Auteur)
Broché – 13 février 2020
Éditeur : Éditions la Trace

Entouré de forêts et de brumes, à l’ombre d’un volcan assoupi et pourtant terriblement attentif, croupissent quelques bicoques : Mayacumbra. C’est un hameau, comme un radeau d’âmes perdues, d’errants, de vagabonds, tous magnétiquement attirés par ce coin du bout du monde. C’est ici que Théo se retrouve après un long voyage. Au dessus, plus haut, à la limite du néant, il va bâtir son ultime refuge. Il vivra là une intense passion, au coeur de ce « géant de pierres rouges ». En soi il y a tous les ailleurs. Mais même là, un jour ou l’autre, viennent ramper les ombres de nos peurs. Mayacumbra, c’est le creuset ou fermentent nos joies, notre innocence et nos terreurs.

 

2020_010_Cadéo Alain - Mayacumbra.jpg

 

Bonjour à toutes et à tous…

Note de l’éditeur :

L’absence de chapitres dans ce livre,
s’explique par la dimension intemporelle du récit.
L’auteur, en effet, n’a pas souhaité marquer de
chronologie, les césures sont seulement
des respirations…

 

Moi, qui justement aime être rythmé lors de mes lectures par des chapitres, j’ai eu un peu peur… Mais finalement je m’y suis fait assez vite, d’ailleurs, c’est le rythme global du roman qui en a été impacté.

L’écriture d’Alain Cadéo est très différente de tout ce que j’ai lu jusqu’à présent. Alain Cadéo aime les mots, aime écrire. Cela se ressent très vite. Il n’y a pas que le fond qui est important, la forme prend toute sa place dans ce récit. Peut-être un peu trop parfois, créant certaines longueurs, que j’ai vite pardonné, car se sont justement ces phrases là, qui m’ont permis de trainer en étirant le temps, créant ainsi un véritable univers à part entière. Des phrases qui résonnent comme une musique, comme un poème…

L’auteur nous emmène dans un endroit magnifique nommé Mayacumbra.
Sur un volcan, dans une petite cabane vit Théo et son âne Ferdinand. Théo a fuit ses démons et les villes.
Il vit seul près d’un hameau perdu au milieu de nulle part.
En effet, c’est l’endroit où il souhaite être, où il se sent bien, où il se sent vivre, où le bonheur lui tend les bras…

… Et ce bonheur se nomme Lita. Mais Lita est mariée à Moreno…

J’ai écouté Théo me raconter ses paysages, j’ai vécu sur le volcan, j’ai entendu le moindre bruit, ressenti la moindre brise sur ma peau.
Je me suis promené avec les habitants de ce bout du monde, j’ai caressé la peau de Lita, j’étais Théo…

Un volcan qui vit, un hameau de paumés, une cabane perdue à la limite du néant, de pauvres villageois aux gueules burinées…
Lita et Théo, Théo et Lita qui se donnent quelques heures de passion et de tendresse…
Alain Cadéo est un vrai poète, il joue avec ses mots, les manie comme un magicien.
Il m’a permis de voyager sans aucune contrainte, autre que celle de me laisser aller à travers ce beau roman initiatique.

“Mayacumbra” fait partie de ces ouvrages qui m’ont transporté dès les premières phrases, c’est un vrai baume au cœur.
Merci à Tom Noti et aux Éditions La Trace, pour cette très belle découverte.

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Extrait :
« Il faut posséder un hamac pour comprendre le temps et ses méandres. Théo a enfin remonté la pendule afin que tout soit parfait. Un « parfait » illusoire, arrangements humains, le droit aussi à ces détails qui sont comme un répit. Puis il s’est accordé un moment de repos, une sorte de sieste féconde. Il s’est dit qu’il allait avoir un des meilleurs sommeils qui soit, un coma bien heureux… Et il s’est balancé, doucement, laissant auparavant venir dans sa tête un flot de pensées claires qu’il note dans son dernier cahier. Ça, comme on l’appelle, c’est le temps de Dieu. Et rien, absolument rien, ne peut gâcher de tels moments.»

 

Alain Cadéo nous plonge dans univers initiatique si particulier. Explorateur et éclaireur des êtres cabossés par la vie et de lieux mystérieux, il nous livre un roman mystique et lumineux : un concentré du style unique « Cadéo ».

Il a écrit plusieurs romans dont « Stanislas premier prix Marcel Pagnol « « Le mangeur de Peur », « Les anges disparaissent », « La corne de Dieu » « le ciel au ventre » « l’ocean vertical « Fin « » macadam épitaphe » « les voix de brume »des textes pour le théâtre.

En 2015, il publie « Zoé » au Mercure de France
En 2016 il publie « Chaque seconde est un murmure » au Mercure de France
Il vit à Évenos, en Provence.
Le 24 Novembre 2018 il publie au Editions La Trace « Des mots de contrebande »
Un recueil de textes inédits
En mars 2019 il publie aux Editions la Trace « comme un enfant qui joue tout seul »

2 réflexions au sujet de “Mayacumbra”

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