de Lucie Delacroix
Broché – 3 janvier 2026
Éditeur : Auto-édition

Un roman contemporain pour les amoureux des chevaux, un cadre idyllique où tous sont finalement suspects…
Quand Jeanne arrive au Haras des Cullayes, niché au creux des montagnes suisses, elle pense vivre un rêve éveillé. Passionnée d’équitation, elle a décroché un stage dans un établissement prestigieux.
Mais derrière les crins lustrés, au cœur des sentiers alpins, l’ombre rôde. Alors que le poison se répand, l’idylle se fissure : dans ce haras d’élite où chacun cache ses blessures, tout cavalier devient suspect, même le plus séduisant…
Tandis que la menace se précise, Jeanne s’engage dans une quête aussi dangereuse que nécessaire. Ce qu’elle découvrira entre les berges du lac Léman remettra en cause bien plus que sa présence au haras…
Dans la lignée de Françoise Bourdin, plongez au cœur de secrets de famille bien gardés, mis en lumière dans l’univers équestre.

Retrouver la plume de Lucie Delacroix, c’est chaque fois retrouver cette sensation rare d’être happé dès les premières pages. Avec Sous les rênes du mensonge…, j’ai une nouvelle fois plongé dans un roman difficile à lâcher, quelque part entre le suspense, la romance et les blessures du passé.
Cette fois, l’autrice nous entraîne au cœur des paysages suisses, entre montagnes majestueuses, pâturages et lac Léman. Un décor magnifique, presque apaisant, qui contraste avec la tension qui s’installe peu à peu au fil des chapitres.
J’ai beaucoup aimé suivre Jeanne, jeune cavalière passionnée, déterminée et profondément attachante. Lorsqu’elle intègre un prestigieux haras, tout semble enfin lui sourire. Mais très vite, derrière les regards, les silences et les rivalités, quelque chose se fissure. Des doutes apparaissent, des secrets remontent à la surface et Jeanne se retrouve malgré elle entraînée dans une quête de vérité aussi troublante que dangereuse.
Lucie maîtrise parfaitement cet équilibre entre émotion et suspense. Les révélations arrivent au bon moment, l’enquête prend de l’ampleur sans jamais perdre son intensité, et les pages défilent avec une facilité déconcertante. J’ai particulièrement aimé l’immersion dans l’univers équestre. On sent l’amour des chevaux, la passion du travail au haras, mais aussi toute la fragilité humaine qui se cache derrière les apparences.
Les personnages secondaires apportent eux aussi beaucoup de profondeur au récit, notamment Marie, dont la bienveillance m’a énormément touché.
Ce roman parle autant des mensonges que des cicatrices invisibles, des secrets de famille et des traumatismes enfouis. Et c’est sans doute ce qui rend cette lecture aussi prenante, car pour moi, derrière le suspense, il y a une vraie émotion.
Une lecture addictive, immersive et profondément humaine, qui confirme une fois encore tout le talent de Lucie Delacroix.
Je remercie le destin d’avoir croisé nos chemins !
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Extraits :
« Jeanne les entendait s’affairer autour d’elle. La voix angoissée de sa mère, se voulant rassurante. Des bribes de conversation vaguement interceptées entre deux phases de pseudo réveil ces derniers temps, que personne n’avait perçues. Elle n’arrivait pas à bouger jusqu’alors, seuls ses organes semblaient fonctionner. À présent, ses doigts agrippaient le drap de son lit d’hôpital et ses yeux commençaient à s’ouvrir. »
« Jeanne démontait scrupuleusement chaque partie des filets de la sellerie afin de les nettoyer, lorsqu’elle entendit des bruits de pas derrière elle. Elle se retourna et découvrit un homme en tenue d’équitation dans l’embrasure de la porte. Ses yeux vert émeraude captèrent instantanément les siens. Elle avait rarement été plongée dans un regard aussi profond que le sien.
Le cavalier semblait scanner la moindre de ses pensées, comme s’il parvenait à déchiffrer chacune de ses émotions à l’instant T. Elle se sentit rougir, presque mise à nu. »
« Très studieuse, assidue en classe et à ses devoirs, elle avait excellé à tous les diplômes passés, au détriment de sa vie sociale. En effet, elle sortait peu, alors que ses camarades cumulaient les soirées en discothèque. Elle avait souvent porté l’étiquette d’intello ou fayotte auprès des professeurs. C’est la raison pour laquelle elle avait peu d’amis, sinon ceux du club d’équitation. Ce que les autres ignoraient, c’est qu’elle aspirait à une meilleure situation que celle de ses parents. Elle ne faisait pas tous ces efforts pour se faire bien voir, elle refusait seulement d’avoir un travail alimentaire. »
« Enfin… Au moins deux mois que Thomas n’était pas sorti.
Cette soirée lui ferait le plus grand bien. Avec tout le travail qu’ils avaient abattu, l’arrivée et la formation des deux stagiaires, l’équipe n’avait pas pu libérer une seule soirée pour sortir. Thomas était sur les nerfs. Il avait besoin de relâcher la pression, de s’amuser un peu. Non pas qu’il regrettait d’avoir embauché les deux jeunes femmes, au contraire, leur aide ne serait pas de trop. Mais cela représentait toujours une part de stress supplémentaire, une certaine appréhension. Seraient-elles à la hauteur de leurs exigences ? Ne s’étaient-ils pas trompés de personnes? N’avaient-ils pas eu tort de leur confier tel animal ou telle mission ? »


Bretonne de 34 ans, Lucie Delacroix est mariée et maman de trois jeunes enfants. Salariée, elle consacre son temps libre à la lecture et l’écriture. Elle aime les « page-turner », ces romans qu’on ne peut plus refermer sans en connaître le dénouement. Naturellement, elle en écrit aussi, passionnée d’écriture depuis son plus jeune âge.
Plongez dans ses romans, des histoires pleines de rebondissements avec un soupçon de romance.
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