Amour, Émotion, Bouffée d'oxygène, Humour

Le Bonheur n’a pas de rides

de Anne-Gaëlle Huon
Poche – 3 avril 2019
Éditeur : Le Livre de Poche

Le plan de Paulette, quatre-vingt-cinq ans, semblait parfait : jouer à la vieille bique qui perd la tête et se faire payer par son fils la maison de retraite de ses rêves dans le sud de la France. Manque de chance, elle échoue dans une auberge de campagne, au milieu de nulle part.
La nouvelle pensionnaire n’a qu’une idée en tête : quitter ce trou, le plus vite possible ! Mais c’est compter sans sa nature curieuse et la fascination que les autres résidants, et surtout leurs secrets, ne tardent pas à exercer sur elle. Que contiennent en effet les mystérieuses lettres trouvées dans la chambre de monsieur Georges ? Et qui est l’auteur de l’étrange carnet trouvé dans la bibliothèque ?
Une chose est certaine : Paulette est loin d’imaginer que ces rencontres vont changer sa vie et peut-être, enfin, lui donner un sens.

Pétillant ! Drôle ! Émouvant ! À lire sans attendre !
Sylvie, Fnac Nevers.

J’ai fait une sacrée rencontre avec Paulette. Quatre-vingt-cinq ans, un caractère de feu et une détermination à toute épreuve. Dès les premières pages, cette femme irascible et terriblement attachante m’a conquis. Bien décidée à ne pas se laisser dicter sa fin de vie, elle se retrouve pourtant dans une auberge de campagne où elle n’avait aucune envie de poser ses valises, suite aux manipulations de sa belle-fille.
Mais ce lieu, peuplé de personnages hauts en couleur, va peu à peu bouleverser ses certitudes. Entre Yvon le patron bourru, Nour la cuisinière au tempérament bien affirmé, Juliette et les autres pensionnaires, chacun porte des blessures, des secrets, mais aussi des espoirs. J’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir leurs histoires à tous, à voir les liens se tisser entre eux et les cœurs s’ouvrir.

Anne-Gaëlle Huon signe un roman profondément humain, où l’humour côtoie l’émotion avec une grande justesse. J’ai souvent souri devant les répliques savoureuses de Paulette, mais j’ai aussi été touché par la tendresse qui se dégage dans certaines pages. Plus l’histoire avançait, plus les masques tombaient, révélant des blessures anciennes et des motivations bouleversantes. Le dernier tiers du roman est particulièrement émouvant…

J’ai particulièrement aimé la manière dont l’autrice aborde la vieillesse, non comme une fin, mais comme une période encore pleine de possibles. Elle nous parle du vivre-ensemble, de l’amitié, de la solidarité et de ces rencontres inattendues capables de changer une existence.
L’écriture est fluide, chaleureuse et lumineuse. Les personnages semblent réels, si proches que j’ai eu l’impression de partager leur quotidien. Au fil des pages, je me suis laissé porter par cette histoire remplie de douceur, de souvenirs, de musique, d’amour et de petits bonheurs simples. la vie…

Le Bonheur n’a pas de rides est un roman qui fait du bien. Un récit tendre et sincère qui rappelle que le cœur, lui, ne vieillit jamais. Une lecture réconfortante que j’ai refermée avec le sourire et une belle émotion.

Merci Anne-Gaëlle pour toutes ces émotions ressenties !

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Extraits :

« Sylviane détestait être en retard les jours de marché. Après il faisait chaud et c’était impossible de se garer. Elle jeta un œil à l’horloge sur le tableau de bord et accéléra dans la descente. Dans le poste, un animateur enthousiaste annonçait le programme des festivités du 14 Juillet. Sylviane éteignit la radio. La cohue, les pétards et les odeurs de merguez lui donnaient déjà la migraine. Devant elle, une vieille Polo semblait profiter du paysage.
— Mais avance, bon Dieu ! s’égosilla Sylviane.
Elle passa la seconde brusquement et déboîta sur la file de gauche pour doubler. Arrivée au niveau du conducteur – un vieux monsieur aux verres épais, le nez collé sur le volant – elle klaxonna.
— C’est pas un sentier de randonnée ! cracha-t-elle à travers la fenêtre. »

« Elle s’apprêtait à ouvrir la portière quand Nour lui mit la main sur le bras.
Pas de ce petit jeu avec moi, madame Paulette. Avec votre fils et votre bru si ça vous amuse, mais pas avec moi. Nous savons très bien toutes les deux que vous avez toute votre tête. Donc évitez s’il vous plaît de vous payer la mienne.
Paulette resta interdite.
Et tant qu’on y est, arrêtez aussi vos enfantillages avec monsieur Yvon. Il a été suffisamment clair avec votre fils. Dans quelques jours vous serez partie. Restons-en là. En attendant, si j’étais vous, je profiterais du paysage.
Paulette lui jeta un regard noir et claqua la porte. »

« Léon repoussa le dos de saumon d’un coup de patte.
Assis comme à son habitude sur le bord de la fenêtre, il se dorait le museau dans un rayon de soleil.
Il se lécha les pattes avec application, réservant ses papilles pour quelque mets plus à son goût. Nour, les poings sur les hanches et le torchon sur l’épaule, soupira. »

Née en 1984 à Toulon, Anne-Gaëlle Huon fait des études de lettres en région parisienne. En 2014, son départ en famille à New-York lui donne l’occasion de se tourner vers l’écriture. Elle écrit Le Bonheur n’a pas de rides qui met en scène Paulette, une vieille dame au caractère bien trempé. Le succès est immédiat. Le roman rejoint la collection du Livre de Poche en 2018 au plus grand plaisir des lecteurs.​

En 2019, elle publie Même les méchants rêvent d’amour, aux éditions Albin Michel, un roman inspiré de l’histoire de sa grand-mère. En 2020, Les Demoiselles rend un hommage pétillant au Pays basque et aux couseuses d’espadrilles qui ont marqué l’Histoire. Ce roman reçoit le Prix des Lecteurs U, le Prix des lecteurs Culture Presse et le Grand Prix de l’Innerwheel.

En 2021, elle publie Ce que les étoiles doivent à la nuit, un spin off de son roman Les Demoiselles, une ode à l’espoir et à la résilience. L’intrigue, qui se déroule au Pays basque, nous invite à un voyage gastronomique dans l’univers des tables étoilées.

Plébiscités par plus d’un million de lecteurs, ses romans sont traduits dans de nombreux pays.

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