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“HÜ” de David Dolo


de David Dolo (Auteur)
Broché – 11 août 2018
Éditions Independently published

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Francis n’aurait jamais dû descendre de ce train, voilà ce qui arrive quand on sort des rails, il aurait pu rejoindre son bureau comme chaque matin, mais il a voulu faire le malin, bravo, chapeau, il est bien avancé maintenant… Adieu, chère routine… Le voilà qui erre, pauvre bougre, un pied devant l’autre, mais où sont sont les villes, les gens ?
Et ce gamin avec un sac sur la tête, il lui veut quoi au juste ? Oscar qu’il s’appelle. Et lui n’est pas seul, il y en a des tordus par ici…
Tout est tellement étrange…
Ce que Francis voudrait ?
Rentrer. Las, il sera bringuebalé des nues aux ornières au hasard des rencontres, tentera d’échapper à ceux qui le rêvent mort, fuira ceux qui le veulent vivant.

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Bonjour à toutes et à tous…
Oubliez tout ce que vous avez lu jusqu’à présent.
Venez plonger dans l’univers allégorique et métaphysique de David Dolo…
Ce livre est totalement inclassable, il m’a fait penser à certains contes indiens ou africains que j’ai lu adolescent, voire aussi un peu “Sa majesté des mouches” dans l’écriture.

David nous mène dans un monde, son monde peut-être où tous types de repères que nous connaissons ont disparu !
Où sommes nous ? Quand sommes nous ?
Vous ne le saurez jamais, mais cela n’enlève en rien le plaisir de lecture.

J’ai eu l’impression de vivre un rêve, un cauchemar éveillé dans lequel je n’arrivais pas à me réveiller.
Au fur et à mesure de ma lecture, comme le héros je me demandais vraiment ce que j’allais trouver à la page suivante.
Ce renforcement est accentué du fait que les pages ne sont pas foliotés !!!
C’est la première fois que je lis un roman sans savoir combien de pages il me restait à lire…

Avec sa belle écriture, ciselée et précise, David réussit l’exploit de nous téléporter dans un “road movie” intemporel, tantôt drôle, tantôt grave qui ne laissera personne indifférent, il vous suffira de vous laisser porter au fil des mots, pour piocher çà et là, entre les lignes un conte noir et philosophique !

La prochaine fois que votre train s’arrêtera entre deux stations, vous y réfléchirez à plusieurs fois avant de faire quoi que ce soit !

Avec ce premier roman David Dolo “marquera au fer rouge” tous les esprits !

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Extrait :
“Chaque matin il essaie d’avoir une place assise mais il est bien rare qu’il en obtienne une, il y a trop de stations avant la sienne, trop de monde, toujours à peu près les mêmes d’ailleurs, ils se reconnaissent mais ne se parlent pas. Il n’y a que pendant les vacances que l’affluence est moindre. L’été surtout. C’est calme en été.
Bientôt se sera le terminus et tous descendront. De là, Francis marchera quelques centaines de mètres entre les immeubles léchés par le vent, il dira bonjour aux collègues, il fermera discrètement sa porte à clé, soufflera une seconde, et se fera un bon café, long et très sucré, qu’il boira en lisant les nouvelles sur son ordinateur.”

David Dolo est né en France au 20ème siècle.
Son premier roman HÜ a reçu le Prix du Jury des Plumes Francophones 2018.
Quand il n’écrit pas, il travaille, et quand il ne travaille pas, il fait la sieste.
On l’aura compris, sa vie est trépidante.

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“Le glas de l’innocence” de Cyril Carrere

Le glas de l’innocence
de Cyril Carrere
Broché – 14 août 2018
Éditions Le Lys Bleu

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Okinawa, 1993 – Un jeune garçon subit au quotidien les accès de violence de son père.
Au plus fort d’une enfance chaotique et solitaire, il noue une amitié solide avec une camarade de classe.
Mais l’horreur l’attend au tournant …
Tokyo, 2017 – Une série de meurtres dans le quartier cossu de Meguro place l’inspecteur Alex Nakayama dans une situation désespérée. Son excentrique mais talentueux assistant Hayato Ishida le supplée et va apprendre à ses dépens que les masques de la société japonaise renferment parfois de lourds secrets…
Entre déni et suspicion, le cauchemar ne fait que commencer.

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Bonjour à toutes et à tous…

Cyril m’a envoyé gentiment son premier roman il y a quelques semaines. J’ai du coup bousculé l’ordre de mes lectures prévues car il est assez rare que ce soit les auteurs qui aient cette démarche.

J’entame donc ma lecture…
Je ressens très vite un souffle nouveau dans le style d’écriture et une sorte de distance aussi qui me surprends un peu. Mais en avançant dans le récit, je comprends que ce style est forcément voulu.
Nous sommes au Japon.
Les personnages évoluent dans une sorte de respect “de surface”, de pudeur aussi que l’on ressent très bien dans cette intrigue que je pensais linéaire, mais qui finalement, grâce à l’intelligence de l’auteur va en surprendre plus d’un.

Maltraitance d’enfants.
Meurtres au cœur de Tokyo.
Le lien semblait évident, mais Cyril a construit son récit comme un véritable puzzle qui ne vous sera dévoilé qu’à la dernière pièce !
J’ai essayé de me livrer au jeu de l’enquête.
À chaque fois que je pensais avoir une piste, elle était automatiquement annulée la page suivante. Je me suis fait avoir ainsi à plusieurs reprises. Force est de constater que ce thriller n’a rien de simple, Cyril a fait ce qu’il fallait pour embrouiller le lecteur. Les personnages sont tous très bien construits.

Nous sommes entourés de personnes de caractères, intrigants, racés qui ne cèdent en rien sur leurs modes de fonctionnement. Mon préféré, “Hayato Ishida” qui aurait pu effacer tous les autres de part son charisme, et bien non !
Chacun a un vrai rôle à tenir et Hayato va avoir beaucoup de mal à résoudre cette enquête à plusieurs niveaux.

Malgré la violence du l’histoire, peu de sang, Cyril écrit tout en finesse jusqu’à nous offrir “sa” révélation finale.

Le Glas de l’Innocence est un très bon premier roman, il me tarde de lire le prochain, pour voir s’il confirme mon idée première : “Je pense que nous risquons très vite d’entendre parler de Cyril Carrere, comme d’un auteur prometteur sur la forme et sur le fond”.

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Extrait :
“Le garçon utilisa la manche de la veste de son costume d’écolier pour sécher ses yeux globuleux, rongé par le chagrin. D’un geste énergique de la main droite, il se frotta le cuir chevelu, gras , imité.
Il faut que je m’arrête tout de suite, ou je vais encore me gratter jusqu’au sang.
Hagard, il s’assit et ramena les jambes vers son torse en serrant les dents. Ses rotules s’enfoncèrent dans ses avant-bras lorqu’il les enroula autour de ses genoux. Il lutta un instant mais finit par fermer les yeux, épuisé.
…/…
La chaleur le réveilla et la douleur, sournoise, se rappela à son bon souvenir. Il suffoquait dans ce fichu cagibi. Combien de temps avait-il dormi ? À part tourner en rond, que pouvait-il faire ? Maintenant qu’il y pensait, il n’avait jamais cherché à savoir ce qu’il y avait dans cet endroit. Sans doute la peur qu’il ne le surprenne. Qu’il le roue de coup, ou pire encore.”

 

Originaire de Nîmes et vivant aujourd’hui à Tokyo, Cyril CARRERE nous livre ici son premier thriller. Féru de culture, d’innovation et de sport, l’écriture le passionne depuis son plus jeune âge. Le Glas de l’Innocence a été finaliste d’un concours présidé par B.A. PARIS.
Un autre de ses textes a été finaliste pour le prix du meilleur thriller VSD-Michel BUSSI 2018.

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“Trauma zéro” de Elly Rosemad

Trauma zéro
de Elly Rosemad (Auteur)
Broché -27 septembre 2018
Éditions De Saxus

L’euthanasie vient d’être légalisée. Un médecin va en profiter pour semer la mort.

Gabriel, un jeune médecin séduisant et talentueux, va profiter de cette opportunité pour assouvir ses pulsions criminelles et sadiques à l’insu de tous. Ses proies seront des femmes en fin de vie, mais leur mort sera tout sauf paisible.

Dans le même hôpital, Maddy, une psychologue au caractère rebelle abîmée par la vie, a mis au point Trauma Zéro, un protocole expérimental destiné à effacer les traumatismes de la mémoire des patients. Mais l’expérience a été suspendue suite à un accident.

Alors qu’elle tente de la remettre sur pied pour oublier ses propres souvenirs douloureux, elle essuie le refus de ses collègues. Désemparée, elle ne sait plus vers qui se tourner. Pourtant un événement va tout changer. Un jour, elle surprend Gabriel en plein meurtre. Mais contre toute attente, Maddy lui propose le plus inattendu des pactes : ne pas le dénoncer en échange de son aide pour s’appliquer le protocole Trauma Zéro.
Un jeu dangereux débute alors entre eux et ses conséquences seront terribles…

Un thriller psychologique intense !

Livre_2018_Elly Rosemad - Trauma zéro

Bonjour à toutes et à tous…

Nous sommes en 2025 – L’euthanasie vient d’être légalisée.

Attention !
Style très direct, Elly Rosemad sous couvert d’un roman d’anticipation, ne tourne pas autour des mots. Elle tranche, elle cogne, elle traumatise… Ici pas de fioritures !
Âmes sensibles passez votre chemin !

Trauma Zéro est un thriller psychologique très réussi qui m’a pris aux tripes.
La lecture est très rythmée, haletante et dérangeante parfois, mais n’est-ce pas ce que l’on attend parfois.
Elly plante le décor dès le début, un hôpital qui fait des recherches, des personnages attachants ou répugnants… Ça c’est fait !
Dès la lecture commencée il m’a été très difficile de m’arrêter, tant l’atmosphère est particulière…
Angoissant, terrifiant, impuissance de certains médecins, la puissance de certains autres, avec un réalisme incroyable. Elly tisse une véritable toile d’araignée où je me suis englué dans ce récit gigogne.

La mort y est omniprésente et tous les personnages ont des fêlures, des psychoses, sont mals dans leur peau.
Je ne dévoilerai rien de plus pour que vous découvriez par vous-même la puissance de cette plume.

J’ai passé un excellent moment de lecture…
J’avoue que depuis plusieurs années, je fais parti de ceux qui souhaite que l’euthanasie soit acceptée pour une fin accompagnée de bien-être.
Mais là… Ça fait peur !!!

Trauma Zéro, un vrai coup de poing qui ne peut laisser insensible…
Merci Elly Rosemad pour ce premier roman…
“Rosemad”. Tout un programme même dans le nom de l’auteur !

 Un grand merci aux Éditions De Saxus…

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Extrait :
“Gabriel lui adressa un dernier sourire. Un dernier regard insistant, de ceux que l’on n’oublie pas. Si seulement Bérénice savait ce qu’il s’apprêtait à faire. Si seulement
tous avaient connaissance de la véritable raisonneur laquelle il avait fait en sorte que l’euthanasie soit accessible à tous les patients dans cet hôpital, même les plus démunis.
Par les temps qui couraient, il était exceptionnel de voir un hôpital prendre en charge
les frais médicaux, et ce pour tous les patients. La sécurité sociale avait désormais entièrement disparue et, avec elle, la possibilité de couvrir les dépenses médicales
par ce dispositif. Seuls les plus aisés pouvaient permettre de ses soigner ou de demander l’euthanasie. Les centres hospitaliers étaient finalement devenus des entreprises
comme les autres, avec une exigence de rentabilité.”

 

Elly Rosemad est psychologue de formation.
Trauma zéro est son premier roman.

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“La mort n’existe pas” de Damien Eleonori

La mort n’existe pas
de Damien Eleonori (Auteur)
Broché – 11 octobre 2018
Éditions De Saxus

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Et si la fin du monde annoncée par les mayas avait réellement eu lieu sans qu’aucun d’entre nous ne s’en soit rendu compte ?

21 décembre 2012
Et si la fin du monde annoncée par les mayas avait réellement eu lieu sans qu’aucun d’entre nous ne s’en soit rendu compte ?
Sur le toit d’un hôpital parisien, Léo Liberati laisse son regard se perdre sur la capitale illuminée. Tant de choses se sont passées en trois jours. Il monte sur le parapet et étend les bras. Son dernier regard est attiré par le cadran de l’horloge trônant sur l’église du quartier de Petit-Montrouge. 4h44. Finalement tout était écrit depuis longtemps, il lève les yeux et, tel un ange, s’envole vers les cieux avant de retomber, entrainant l’humanité avec lui. Et si la fin du monde avait bien eu lieu, sans qu’aucun être humain ne s’en rende compte ?

Ecrivain sans avenir, Léo Liberati est un père de famille rongé par la routine. Le matin du 19 décembre 2012, trois jours avant la fin du monde, sa vie bascule.
Suite à un accident dont les circonstances demeurent mystérieuses, Léo se réveille à l’hôpital et se retrouve accusé de meurtre. Fuyant les forces de police, il s’engage alors dans une quête de la Vérité qui le mènera bien plus loin qu’il ne l’avait espéré. Il y trouvera les clés de son destin, mais surtout une révélation sur l’origine du monde et une certitude : la mort n’existe pas.

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Bonjour à toutes et à tous…

J’ai toujours adoré ce genre de romans.
Indéfinis, à la croisée de plusieurs styles…
Lorsqu’un auteur ose sortir d’un espace “dit” de confort.

Est-ce un roman noir ?
Un conte ésotérique, philosophique ?
Une histoire fantastique ?
C’est un peu tout ça et plus encore…

Véritable “conte” à rebours qui nous éloigne de la fin du monde, annoncé par les Mayas le 21 décembre 2012, Léo, à travers un parcours initiatique, bien malgré lui, part à la recherche de certaines vérités.
– Qu’est-ce que la mort ?
– Qui est Dieu ?
– Pourquoi certains anges ont-ils été déchus ?

L’écriture est très habile. Damien joue avec le lecteur. Il nous “titille” en allant dans plusieurs directions diamétralement opposées jusqu’à un final qui bien que connu va quand même vous surprendre… Ce roman troublant, m’a beaucoup intrigué, jusqu’à me fasciner…

L’écriture est tellement fluide qu’elle en parait facile, la maîtrise du sujet par Damien démontre une réelle ouverture d’esprit, et ne serait-ce que pour cela, ce roman mérite une grande diffusion. Il y a, quoi qu’il en soit, un réel talent dans la construction de son histoire. Christopher Nolan s’y était déjà frotté pour son ’Mémento”, mais Damien, nous propose ici un sujet qui va au delà de ce que vous pourriez imaginer, bien au delà… Toucher Dieu et les mystères de la vie…

Un “sans fautes” pour ce premier roman de Damien qui me laisse entrevoir un potentiel sur la forme mais aussi sur le fond qui mène forcément, en plus d’un réel plaisir de lecture, à une réflexion sur notre condition d’humains au milieu de l’univers.

À lire et découvrir absolument.

Merci aussi aux éditions De Saxus et bravo pour cette très belle couverture !
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Extrait :
“- Si je te dis : la mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu.
– Aucune idée
-L’Apocalypse selon saint Jean. Un passage du Nouveau Testament. Une vérité. Lors de notre passage vers ce monde, les émotions négatives disparaissent. Ce qu’oublie de dire la Bible, c’est que la douleur n’est pas remplacée par la joie, l’amour ne se substitue pas à la haine. La mort n’est pas une plénitude.
– Alors quoi ? Qu’as-tu ressenti ?
– Rien. Aucune émotion ne remplace la tristesse, elle est tout simplement effacée. Au fur et à mesure que le savoir m’engloutissait, mes émotions s’éteignaient. Comme si un barrage venait de céder et déversait son torrent sur mes sentiments. J’étais triste, je ressentais une douleur insurmontable, jusqu’à ce que je comprenne que je pouvais commander à mon cerveau de l’oublier. Ainsi fonctionne ce monde. À l’opposé du nôtre, ses lois ne sont dictées que par la connaissance et la raison.”

 

Damien Eleonori est né en 1980 à Nancy. C’est à la fois l’amour et le hasard qui placent l’écriture sur son chemin. Après des premiers pas en autoédition en 2015, il se lance le pari fou de réunir des auteurs pour une bonne cause. En mars 2018 paraît Phobia, aux éditions J’ai Lu, un recueil de nouvelles réunissant 14 auteurs de polars au profit de l’association ELA (Association Européenne contre les Leucodystrophies).

La mort n’existe pas est son premier roman aux Éditions De Saxus.

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“Toucher l’instant : ou la trilogie du choix” de Lou Vernet

Toucher l’instant : ou la trilogie du choix
de Lou VERNET (Auteur)
Broché – 24 septembre 2018
Éditions L@liseuse

2018_101_Lou Vernet - Toucher l'instant

Si long est le chemin, si brève est la vie. Éphémère intervalle ponctué d’une seconde d’éternité, celle où tout bascule. La reconnaître, s’en saisir, croire qu’elle nous appartient, oser se l’approprier, s’en libérer, s’émanciper, c’est ce que racontent ces trois romans courts. Trois destins, trois possibles. Entre incertitude et audace, peur et confiance, douceur et violence, les protagonistes ont l’illusion d’un choix : agir, plutôt que subir. Avec pour origine et but, la même griffe, le même serment, le seul sentiment persistant : l’amour. Au terme d’une lente maturation, parviendront-ils à Toucher l’instant ? Au fil des pages, l’émotion nous étreint lentement subrepticement, parfois délicieusement, souvent atrocement. Claire Champenois, journaliste

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Bonjour à toutes et à tous…

Il n’est jamais trop tard pour faire de belles découvertes…
Lou vernet en est une !
Et même si ces trois nouvelles ne m’ont pas touchées de la même façon, n’est-ce pas la trilogie du choix ?

Avec « Toucher l’instant » j’ai vécu des mots qui touchent vraiment, un pur et merveilleux moment de lecture.
J’ai rencontré Lou il y a quelques jours lors d’une table ronde, et j’ai très vite su…
Celle qui ne parlait à peine, a soudain pris vie lorsqu’elle s’est mise à parler de ses nouvelles, je le savais…
Elle s’est illuminée, a eu les yeux qui se sont mis à briller, c’est tout ce que j’attendais…

En t’attendant
J’ai eu à plusieurs reprises la gorge nouée à la lecture de ces mots, qui tels une petite source d’eau se faufilant à travers de petits galets sous le soleil, ont finis en véritable cascade bruyante qui résonne toujours dans mon cœur. C’est beau. Puissant !
Une retranscription avec des mots de l’amour, d’un ressenti, d’une passion. Je ne l’aurai pas cru sans lire ce texte magnifique…

La femme enfant
Comment donner de l’amour quand on n’en n’a jamais reçu ? Comment se construire ? Comment vivre ?

Ne m’oublie pas
Ce texte m’a complètement déstabilisé. La vie n’est pas simple… elle est même souvent cruelle. Comment survivre quand on a pas reçu les “bonnes cartes” dès le début ?

Trois récits, trois vies, trois femmes totalement différentes, mais pas tant que ça finalement, qui veulent tout simplement vivre et se battent pour ça.

L’écriture de Lou est tout simplement incroyable, fluide, addictive. Chaque mot trouve sa place, et comme dans une poésie je me suis laissé glisser lentement jusqu’à la fin.
L’image de cette rivière qui coule est restée très présente dans mon esprit.
Est-ce que Lou a une facilité d’écriture innée ? A-t-elle travaillé sa prose comme une acharnée ? En tout cas le résultat est bien là…

J’ai rebondi de mots en mots, parfois glissant, parfois butant sur des adjectifs violents, des mots qui m’ont fait virevolté avec le sourire, d’autres tels des uppercut dans le ventre, à couper le souffle !
À lire et découvrir absolument.
Merci aussi aux éditions L@Liseuse

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Extrait :
“Dans une histoire d’amour, les débuts sont délicats. Un rien les fragilise. Ils savent qu’ils sont au débuts. Le manque les paralyse, la durée les éprouve, le retard les inquiète. Ils ont peur et se mettent facilement sens dessus dessous. Car les débuts ne supportent pas les remises à plus tard, les décalages horaires, les impératifs sociaux. Ils comptent les jours, retiennent les heures, se souviennent des secondes. Les débuts sont exigeants, possessifs, absolus. Ils veulent tout connaître, tout savoir, tout entendre l’autre. Ils parlent des heures au café, inventent un langage qui efface l’ancien, puis se repaissent de silences. Les débuts se regardent longuement. Leurs yeux sourient, leurs bouches frémissent, leurs mains se frôlent. Les débuts sont éblouis. Ils vont à tâtons. Un café avant un restaurant, une promenade avant un week-end, une rose, mais pas encore le bouquet. ILs jettent la confusion dans la tête, le chaos dans le cœur, le trouble dans le corps.”

 

Auteure, voyageuse, photographe, Lou Vernet est une autodidacte.
Passionnée. Libre. Têtue. Et un peu barrée.
Sa devise : “Ne prenez pas la vie au sérieux, de toute façon vous n’en sortirez pas vivant !”
B. le Bovier de Fontenelle.
Toucher l’instant est son sixième livre publié.
En 2018, elle a reçu le Prix Polar CMB pour La toile aux alouettes et Un trop grand silence.
Ses récits de voyages sont à paraître en décembre 2018.

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SHAKA PONK IS BACK !

 

Le groupe à l’énergie fracassante remonte sur scène en 2018 avec The MonkAdelic Tour et prépare un live spectaculaire, entre prouesse technologique et performance scénique !

Shaka Ponk sur scène, ce sont des geeks survitaminés qui imaginent le concert du futur : un punk numérique où la technologie vient sublimer la frénésie rock du groupe.

EN CONCERT LES 22 & 23 MARS 2018 à l’AccorHotels Arena • Paris

 

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“Enfermé.e” de Jacques Saussey

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Enfermé.e
de Jacques Saussey (Auteur)
aux Éditions, French Pulp Éditions.

Les premiers papillons ont éclos derrière des paupières. Elle en avait déjà vu de semblables, enfant, un été au bord de l’océan, jaunes et violets contre le ciel d’azur. Elle était allongée au soleil, l’herbe souple courbée sous sa peau dorée. Le vent tiède soufflait le sel iodé de la mer dans ses cheveux. Aujourd’hui, l’astre était noir. Le sol dur sous ses épaules. Et l’odeur était celle d’une marée putride qui se retire. Les papillons s’éloignent de plus en plus haut, de plus en plus loin. Et l’air lui manquait. Lui manquait… Elle a ouvert la bouche pour respirer un grand coup, comme un noyé qui revient d’un seul coup à la surface. Les papillons ont disparus, brusquement effrayés par un rugissement issu du fond des âges…
……………………
Bonjour à toutes et à tous…
Jacques a eu la gentillesse de me proposer son roman il y a quelques jours en avant première…

Dès le premier chapitre le ton est donné. Je plonge.
Que dis-je, je plonge ? Je suis littéralement en apnée dès le second chapitre. Le roman est très différent de ce que Jacques Saussey écrit habituellement. Aussi bien sur le thème que sur son style, que l’on retrouvera quand même sur les derniers chapitres et cela se justifiera dans le roman…

Il va être très compliqué pour moi de vous parler de ce que j’ai ressenti sans dévoiler le sujet du roman…
Jacques m’a fait entrer avec une émotion incroyable dans un monde que je connaissais très peu voire pas du tout sur certains points.
C’est un roman bouleversant, violant aussi, jusqu’à l’insupportable parfois, mais aussi roman sur l’affirmation de soi, sur une quête de la personnalité et de la justice. Tous les personnages sont développés à la perfection, chacun s’inscrivant à l’image de ce qu’il dégage. Le rythme est donné très vite par des aller/retour incessants dans le temps sur les 2/3 du roman qui m’ont permis de pourvoir souffler un peu, dès que je revenais au “présent” de l’histoire…

Imaginez-vous emprisonné dans un corps qui n’est pas le votre, un corps que vous refusez… Vous êtes montré du doigt, toute votre vie. On se retourne sur vous, on chuchote, on vous insulte, on vous hait !

Pendant la lecture, j’ai eu peur, j’ai souffert, j’ai compatis, mais je me suis réjoui aussi… J’ai vu entre les lignes, le travail énorme réalisé par Jacques. Je pense que lui aussi a du souffrir à sa façon, dans l’écriture de ce superbe roman qui reste tout en respect et en amour pour le personnage principal.

Le désir de vengeance que je souhaitais tout le long de ma lecture est finalement arrivé… Mais là encore, j’ai été pris à contre pied, pas du tout comme je me l’attendais.

Un livre à lire absolument…

Incontestablement, l’un de mes meilleurs romans pour 2018 !!!

PS. Un grand bravo aussi pour la superbe couverture.
C’est gonflé, mais c’est excellent !

………………………
Extrait :
« Virginie a hésité. Elle a tenté de tourner la tête vers le psychiatre, mais le traversin l’en a empêchée. Elle a fermé les yeux, est allée chercher la réponse tout au fond d’elle dans un souffle.
– Mon corps n’est pas le mien.
– Mm… Peux-tu préciser cela ? C’est la Nature qui te l’a donné, non ?”
– La Nature s’est trompée.
– Mm… Et comment le sais-tu ?
– Je le sens, c’est tout !
– Depuis combien de temps ?
– Depuis toujours…
– Tu veux dire que tu es enfermée dans un mauvais corps ?
– Non. Mon corps n’est pas mauvais en soi. Je ne suis pas bien dedans, c’est différent.
Le stylo a tracé quelques phrases sur le papier.
– Parle-moi de l’école. Comment ça se passe, là-bas ? Virginie a serré les dents. Brutus ne l’avait plus jamais frappée, mais elle avait lu tout ce qu’il avait pu écrire sur elle sur les murs des toilettes. Elle savait déjà qu’un jour ou l’autre ça recommencerait. Et ce serait encore pire.
– Bien Le stylo a tapoté les incisives du psychiatre.
– Ce n’est pas ce que j’entends au fond de toi. Elle s’est redressée, soudain rouge de colère.
– Et qu’est-ce que vous entendez, au fond de moi, hein ? Qu’est-ce que vous savez de moi ?
– Je sais que tu es malheureux. Je sais que tu cherches une porte de sortie à ce qui te ronge. Et je sais qu’il s’en est fallu de peu que tu t’en ailles par la mauvaise. C’est pour ça que tu es là avec moi, n’est-ce pas ? C’est pour ça que tes parents sont venus me voir…
Elle a baissé la tête. Sa main droite a effleuré la cicatrice sur son poignet gauche, là où les veines étaient bien visibles. La camionnette du SAMU, les hurlements de sa mère, la colère de son père… Deux ans déjà. Tout était resté intact dans sa mémoire. Rouge vif. Avec des éclairs bleus et blancs. »

Jacques Saussey est né en 1961, il écrit des nouvelles durant de longues années, entre 1988 et 2007. Après le premier prix au concours Alfred Jarry, cette année-là, il quitte l’écriture des nouvelles et entame son premier thriller, «La mante sauvage», achevé en 2008. Ce thriller paraîtra le 3 janvier 2013 sous le titre «Colère Noire». C’est le second, «De sinistre mémoire», écrit en 2009, qui a connu le premier les joies des rayons des libraires en septembre 2010. Ce roman est ensuite sorti en poche en juin 2011. Son domaine : l’histoire noire. Très noire…

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“Je suis un tueur humaniste” de David Zaoui

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Je suis un tueur humaniste
de David Zaoui (Auteur)
Broché – 25 novembre 2016
Edition, P&M-ROMANS

Babinsky a un don. Un don du ciel. Il vise et il tire comme personne. Repêché dans l’orphelinat où il a grandi par un professionnel du crime, il devient malgré lui tueur à gages.
Mais attention !
Un tueur à gages, certes, mais humaniste !
Et… qui a mis un point d’honneur à son job de liquidateur : rendre heureuse ses futures victimes avant de les tuer.
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Bonjour à toutes et à tous… J’ai “découvert” UN (nouvel) AUTEUR il y a quelques mois. Grace à toi David, j’ai ris et j’ai été très ému… Quand j’étais plus jeune (12/15 ans), j’avais un ami qui prenait un réel plaisir à renseigner les gens dans la rue, les touristes dans les transports… Il allait même au devant d’eux lorsqu’il les sentait perdus ou en difficultés, et systématiquement il les envoyait carrément à l’opposé de l’endroit désiré. Une fois sa bonne action faite il me regardait en haussant les épaules !!! Je n’ai jamais compris pourquoi il faisait ça… Peut-être juste pour voir le regard radieux de ces inconnus de savoir enfin vers où aller ? J’ai trouvé au début de ce roman “un peu” de cet esprit léger. La vie, de quelqu’un qui ne se pose pas trop de questions, et qui avance un peu comme ça, au hasard des choses, au hasard de ses possibilités et des évènements… Puis petit à petit, j’ai vu certains mots, qui se transformaient en phrases un peu différentes, qui menaient elles-mêmes vers des idées assez innovantes/intéressantes, qui s’immisçaient entre les lignes et je me suis rendu compte que j’étais loin de me douter de ce que je tenais entre mes mains. Plus qu’un tueur humaniste, c’est bien avec “un tueur philosophe” que je me suis retrouvé. Finesse d’analyse, sensibilité du texte ont même mis un doute sur le mode de fonctionnement, ma propre vie… Aucune prétention du tout, pas de morale, pas de jugement, juste des idées, des dialogues très vivant, très frais et aussi beaucoup d’humour… Et par bonheur, j’ai quelques symphonies et sonates de Brahms sur mon iPod alors, que demander de plus… Un premier roman “au top” qui laisse déjà entrevoir les possibilités d’un David Zaoui qui risque de surprendre plus d’un lecteur ! Venez vite dans le monde de Babinsky…

Extrait :
« Une nuit de plus sans sommeil. Une nuit lente et froide où le temps s’écoule avec paresse. Mes livres sont mes amis et Brahms veille sur moi. Mes nuits se ressemblent, elles sont comme un voile immobile, paisible et parfois inquiétant. Je médite pendant mes nuits sans sommeil, qui me portent conseil. »

 

David Zaoui né en 1977 en banlieue parisienne et a travaillé comme réalisateur et producteur dans le cinéma pendant plusieurs années aux USA. Il a beaucoup voyagé, suivi le cours Florent pendant 4 ans où il a découvert la mise en scène et le métier de comédien. Il se consacre aujourd’hui à l’écriture.

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Château de Maffliers – 14/09/2018

 

Bonjour à toutes et à tous,

Hier soir, comme prévu depuis plusieurs semaines, nous étions impatients ma femme et moi-même de nous rendre à la Forêt Domaniale de l’Isle-Adam, au château de Maffliers, pour rencontrer Lorraine Fouchet dans le cadre d’un “Cercle Littéraire“ organisé par Corinne et Jean-Pierre Tartare…

Comment vous dire…
Tout d’abord le lieu est magnifique, des jardins qui s’étendent à perte de vue, un château incroyable et la salle où nous avons dîner “La salle des fresques” à l’image du lieu, emplie d’histoire.

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Les maitres de cérémonie, Corinne et Jean-Pierre, nous ont très vite mis à l’aise dans ce nouveau groupe pour nous, composé ce soir de vingt sept personnes. D’abord les présentations, petites discussions autour du bar et nous avons pris nos places autour d’une très belle table, où nous avons diné à la seule lueur des bougies, comme à l’époque.

Le dîner était vraiment excellent, les vins savoureux au palet, le dessert fondant à souhait…
Mais toute cette introduction pour vous dire que l’élément clé, celle que nous étions venus tous rencontrer, Lorraine Fouchet, est vraiment telle que je l’a percevais à travers son roman “Poste restante à Locmaria“. Elle s’est prêtée au jeux des questions/réponses bien sûr, mais a donné beaucoup d’elle-même en refaisant vivre les personnages de son roman avec une réelle intensité qui en a émue plus d’un.
Malgré quelques murmures épars, nous étions tous pendus aux lèvres de l’auteure…

Jean-Pierre à tenu son rôle de “trublion”, à bon escient pour se faire l’avocat du diable, emprunt de gentillesse envers une Lorraine qui s’est dévoilée au fur et à mesure de la soirée…

Vers la fin du dîner Jean-Pierre, une autre invitée et moi-même nous sommes prêté à la lecture de certains extraits que nous avions choisis.

Pour moi ce fut celui-ci :
“Il l’aperçoit à la terrasse du caffe Rosati et c’est l’été bien qu’on soit en avril. Elle est seule devant un espresso. Il n’aime plus dormir depuis qu’ils sont ensemble, parce qu’ils sont séparés lorsqu’il rêve. Elle a littéralement kidnappé son cœur. Ce jour là, elle porte une robe orange, sa couleur favorite – il voit la vie en orange désormais. Elle entoure sa tasse de ses mains d’un geste si sensuel qu’il envie la porcelaine.
La terrasse est bondée, les autres clients deviennent flous, s’effacent devant sa beauté. Elle a croisé ses longues jambes, ses cheveux sont ébouriffés. Il a une chance inouïe : elle l’aime ! Il a eu l’audace de la demander en mariage, d’oser le bonheur avec elle. La semaine dernière, il l’a épousé, ils n’ont pas encore déballé les cadeaux. Ils devront remercier le zio Peppe pour l’horrible lampe et la zia Maria pour l’affreux tableau qu’il faudra accrocher quand elle viendra les voir. Désormais, il se réveillera tous les matins à côté d’elle. Comment aura-t-il la force de s’arracher à ses bras pour partir travailler ?”

Gentillesse, bien être.
Sont les mots que je retiendrai et qui résument parfaitement la soirée j’ai vécu hier soir.

Si vous ne connaissez pas Lorraine Fouchet, je vous engage à entrer dans son monde merveilleux, où les personnes, les lieux mais les objets aussi ont une âmes…

… Et lorsque vous arriverez à la dernière ligne de son roman et sûrement de tous les autres qu’elle a écrit, vous aurez vécu des émotions, vous serez passés par certaines étapes parfois douloureuses, mais c’est serein que vous refermerez votre roman après le mot “fin“ et le rangerez précieusement dans votre bibliothèque.

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Poste restante à Locmaria
de Lorraine Fouchet (Auteur)
Broché – 5 avril 2018
aux Éditions, Héloïse d’Ormesson.

Élevée dans le culte d’un père mort par accident, Chiara, 25 ans, apprend fortuitement que son père biologique vit à Groix en Bretagne. Chamboulée par cette révélation, Chiara part à sa recherche sur l’île aux grenats. Elle remplace la factrice pour s’intégrer à la communauté groisillonne et mener son enquête. Mais tout se complique lorsque la jeune femme apprend que deux frères Tonnerre étaient sur l’île en même temps que sa mère vingt-cinq ans plus tôt.
Sur place, Chiara se lie d’amitié avec Urielle, une jeune groisillonne, qui ne supporte plus le stress de Paris, et Perig, un vieux correspondant de presse dont le fils a disparu en mer. Alors que l’île l’envoûte et l’invite à rester, elle rencontre Gabin, un écrivain Corse qui prête sa plume à des romanciers célèbres. Cette histoire d’amour inattendue s’épanouira-t-elle ?

Un roman breton où la tendresse ne reste pas poste restante, où les liens du sang n’accusent pas réception, où le bateau du courrier est porteur de bien des surprises, où les boites aux lettres recèlent de lourds secrets.
……………………

C’est le premier roman de Lorraine Fouchet que je lis.

Comme il est agréable de tomber sur une écriture sensible, douce et vraiment humaine.
Il se dégage de cette jolie histoire, malgré un sujet sérieux, une infinie tendresse, beaucoup de nostalgie, qui m’ont emporté avec douceur.
Je suis passé par une palette de sentiments et de ressentis très large.
Du sourire aux lèvres, aux larmes dans les yeux et enfin des émotions plein le cœur.

Certains « détails » qui n’en sont pas…
– des boîtes aux lettres colorées,
– des petites ritournelles, des chansonnettes qui nous suivent tout le long du roman,
– des objets qui pensent,
– des envies de voyage, L’Italie avec ses sublimes couleurs, l’île de Groix où tout le monde se connaît,
– des personnages emblématiques et plein de caractère, tout en restant forts attachants,
– des histoires qui se croisent et s’entrecroisent amenant l’amour là, où il n’était pas attendu !

Et en refermant ce livre, je me suis senti bien, léger, avec l’envie de vivre une autre vie.
Mais n’est-ce pas ce que l’on demande aux auteurs, de nous faire voyager avec leurs mots ?

Merci Lorraine, J’inscris une nouvelle destination à de prochaines vacances !
À très vite…

PS. Il me tarde d’essayer la recette du cake au romarin !

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Romancière, Lorraine Fouchet a fait ses études de médecine au CHU Necker-Enfants malades. Elle a été urgentiste pendant quinze ans, avant de se consacrer à l’écriture.
Elle est l’auteur de seize romans, dont L’Agence (prix des Maisons de la Presse), Couleur Champagne et d’un récit, J’ai rendez-vous avec toi, publié chez EHO en 2014.
Entre ciel et Lou, paru chez EHO en 2016, a remporté le prix Bretagne et le prix Ouest.
Elle vit entre les Yvelines et l’île de Groix.

Non classé

Château de Maffliers – 09/11/2018

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Vendredi 9 novembre 2018 nous nous sommes, ma femme et moi-même, de nouveaux retrouvés au château de Maffliers dans le cadre de notre cercle littéraire.

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Corinne et Jean-Pierre Tartare recevaient Laura El Makki, pour nous parler de sa biographie “Les soeurs Brontë – La force d’exister”.

Comme au XIXe siècle nous avons diner à la lueur des bougies amplifiant le coté magique de notre repas… Laura a joué son rôle à merveille.


D’abord elle nous a parlé de son travail pour son dernier livre. Plusieurs années de compilation de divers documents qui lui ont permis de construire, petit à petit plusieurs vies formant une biographie qui se lit comme un véritable roman. Ensuite elle s’est prêtée bien gentiment au jeu des questions/réponses en toute simplicité…

Entre passionnés de littérature nous avons passé une soirée excellente, et pendant ces quelques heures nous avons voyagé dans le temps, dans le Yorkshire du XIXe loin de notre vie, loin de notre quotidien…

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2018_99_Laura El Makki - Les soeurs Brontë - La force d'exister.jpgLes sœurs Brontë : La force d’exister
de Laura El Makki (Auteur)
Broché – 4 octobre 2017
Éditions Tallandier

Les sœurs Brontë sont un mystère. Isolées du monde, filles d’un pasteur de village, elles ont révolutionné l’histoire littéraire en publiant, sous pseudonymes masculins, des romans brûlants d’amour et de vie comme Jane Eyre et Les Hauts de Hurlevent. Haworth, 1836. Dans les landes du Yorkshire, Charlotte (20 ans), Emily (18 ans) et Anne (16 ans) écrivent à la lumière de la bougie. Comment ces jeunes femmes de condition modeste, sans relations ni entregent, vont-elles devenir des auteurs qui comptent ? Quel rôle tient leur frère Branwell, artiste raté, dans cette fratrie à la fois soudée et rongée par les non-dits ? Partie sur les traces des soeurs Brontë, Laura El Makki nous plonge dans leur intimité, leurs alliances, leurs déchirements, et nous raconte le destin de trois femmes aux prises avec l’adversité, qui ont su trouver en elles la force d’exister.

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Bonjour à toutes et à tous…

La famille Brontë quelle vaste sujet…
J’ai découvert une fratrie de six enfants qui sont nés quasiment coup sur coup. Un père strict. Deux filles aînées qui décédèrent rapidement. Un garçon, Branwell, arrogant, sûr de lui, mais qui sera malgré tout, très proche de ses trois sœurs Charlotte, Emily et Anne…
J’ai partagé le quotidien des ses enfants, le froid, la maladie, le décès de leur mère (Anne n’a que vingt mois lorsque sa mère meure), la mort omniprésente à cette période de l’histoire où l’espérance de vie n’était que de vingt-cinq ans, à cause de la tuberculose et de la mauvaise qualité de l’eau.

Voilà l’univers de cette famille rudement éprouvée…
Mais n’est-ce pas à cause de la dureté de leurs vies que les trois sœurs sont devenues de véritables génies de la littérature anglaise, où la place de la femme était inexistante au point qu’elles utilisèrent des pseudonymes pour pouvoir écrire ?

Laura El Makki a réalisé un travail incroyable basé sur une solide documentation, mais malgré tout cette triple biographie se lit vraiment comme un roman. J’ai beaucoup aimé le cheminement à travers les landes du Yorkshire et dans le presbytère d’Haworth, les décors toujours très bien décrit, à la “redécouverte” de ces trois femmes hors du commun et de leur frère !

Personnellement, j’ai trouvé dommage que toutes les notes se trouvent en fin d’ouvrage, obligeant des aller-retours constant. Très vite j’ai abandonné me concentrant sur la lecture uniquement…

Très belle couverture avec ses trois tulipes, roses comme le titre, symbolisant chacune des soeurs et leur pureté.
La qualité d’écriture est indéniable et la volonté de l’auteur de faire “revivre” les trois jeunes femmes trop tôt disparues est vraiment très intéressante à tel point que dès la fin cette lecture, je me suis replongé aussitôt dans la relecture du seul roman connu à ce jour d’Emily Brontë “Les Hauts de Hurle-Vent” afin de voir si ma perception serait différente…
Ce sera donc ma prochaine chronique !

Merci Laura, pour la passion qui transparait de cet ouvrage, qui s’adresse aussi bien à des étudiants, qui ravira forcément les lecteurs des sœurs Brontë, mais qui touchera aussi tout lecteur qui voudrait se replonger dans cette Angleterre si dure à vivre du XIXe siècle.

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Extrait :
“Ce qu’on lit reflète qui l’on est : les enfants Brontë ont très tôt conscience de cette idée qu’ils tiennent de Patrick et qu’ils érigent en vérité absolue. La lecture permet de savoir où l’on veut aller, qui l’on veut devenir. Elle peut révéler, aussi, ce que l’on ne voit pas de soi-même. Elle est une ‘bénédiction”, si seulement celui qui la pratique sait en faire bon usage, c’est-à-dire s’il sait choisir les mots qui éduqueront son esprit.”

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Laura El Makki, biographe, productrice à France Inter et collaboratrice de Guillaume Gallienne pour l’émission Ca peut pas faire de mal, a coordonné le collectif Un été avec Proust (2013, Equateurs /France Inter), est notamment lʼauteur de H.D. Thoreau (Gallimard, 2014), H.G. Wells (Gallimard, 2016), et a co-écrit Un été avec Victor Hugo, avec Guillaume Gallienne (Équateurs, 2016).