Roman

Le Réveil

de Laurent Gounelle
Poche – 30 août 2023
Éditeur : Le Livre de Poche

Tom, un jeune ingénieur, se retrouve confronté dans son pays à une situation inquiétante qui sème la peur au sein de la population. Dans ce contexte inédit, des mesures sont adoptées par le pouvoir, contraignantes et liberticides.
Tom est alors pris dans la tourmente des événements. Mais un ami grec va lui ouvrir les yeux : les craintes des uns sont en réalité très utiles à d’autres.
C’est en découvrant des vérités parfois dissimulées que l’on peut se réapproprier sa liberté… Le Réveil nous le prouve et nous fait voir le monde autrement.

Laurent Gounelle veut éveiller les consciences et dénoncer
la manipulation des masses par la peur, qui menacerait notre démocratie.

Ouest-France.

Un roman dystopique documenté, distrayant, qui se lit comme un thriller.
France-Soir.

Il y a trois jours, j’ai découvert un commentaire concernant “le réveil”, de Laurent Gounelle.
Laurent y est insulté par un « Monsieur » dont je ne dirai pas le nom. Il le décrit comme un conspirationniste, un homme malhonnête, insiste et affirme que le livre est une abomination, qu’il l’a détesté et regrette l’argent gaspillé pour l’acheter!
Je n’ai pas eu besoin de plus… J’ai effectué une brève investigation dans ma PAL, il me semblait bien que je l’avais…

Alors, à vous “Monsieur”, un très grand merci !
Grâce à vous, j’ai lu ce roman qui m’a diverti, malgré le sujet sérieux et très intéressant, au-delà de mes attentes, mais surtout, j’ai découvert un “nouveau” Laurent. Je sais maintenant pourquoi je l’aime, et comprends les vibrations et les émotions qu’il transmets à ses lecteurs. La dernière fois que je l’ai vu, pour une soirée Babélio, nous avons passé un bon moment à discuter et j’avais déjà ressenti que Laurent était profondément humain.
Après avoir terminé cette lecture, je suis en mesure d’aller bien plus loin.

Laurent se distingue par sa bonté, son amour.
Il apprécie la vie, mais il aime surtout les autres, sa vie n’est pas axée autour de son nombril. Laurent est un homme généreux, et dans son ouvrage, il éclaire ceux qui ne voient pas ou ceux qui n’ont pas encore vu, sans rien attendre en retour…
“Le réveil” est un cadeau qu’il nous offre, du moins c’est ainsi que je l’ai perçu, un cadeau, remarquable, instructif, avec de nombreux rappels historiques qui en garantissent le sérieux (1), un cadeau que tout le monde devrait sans hésitation. Le récit, bien qu’il soit résolument léger, est profondément triste et déchirant, il explore le fonctionnement de nos sociétés démocratiques actuelles, du pouvoir et de la manipulation de masse.

Il est une réflexion de bon sens, un appel à notre vigilance voilà ce qu’est “Le réveil”.
La nouvelle arme de la démocratie, c’est la manipulation. Ouvrez vos télévisions, prenez vos téléphones, lisez les journaux, écoutez les débats politiques et essayez de me contredire !
Notre “réveil” doit se faire maintenant.
Il est essentiel d’arrêter de nous opposer les uns contre les autres, entre amis, entre membres d’une même famille, mais plutôt contre ceux qui nous manipulent et se remplissent les poches. Il est grand temps de dire STOP ! Temps de cesser de penser uniquement à notre petit confort personnel…

Alors, pour moi également “le réveil” sera un cadeau.
Je l’ai déposé ce matin, sur un siège, dans le train, un peu plus loin…
À l’intérieur, un petit mot pour expliquer les raisons pour lesquelles ce livre doit voyager, être vécu et toucher un maximum de personnes.
Deux stations après, un homme s’est assis près du livre, d’abord hésitant, puis il l’a pris, l’a ouvert, a vu le petit mot. Il esquissé un sourire…

Je te souhaite un très long voyage…
Tu mérites de voyager à travers le monde !
Tu mérites d’être lu par un maximum de personnes…
Tu mérites d’être étudié en classe…
Pour nous ouvrir les yeux, nous faire prendre conscience… avant que nous ne soyons tous privés de notre liberté !

(1) Je vous conseille aussi les écrits d’Edward Bernays (considéré comme le père de la propagande politique et d’entreprise), de Noam Chomsky (connu pour son activisme politique et notamment pour la critique qu’il en faisait et sa méfiance constante envers l’Histoire, telle qu’elle nous est transmise) et Albert Biderman (qui a élaboré un tableau en 1957 pour illustrer les méthodes de torture chinoises et coréennes sur les prisonniers de guerre américains, qui sont utilisées pour briser psychologiquement un individu), Laurent en parle d’ailleurs dans son roman, que j’ai lus il y a quelques années. Ils ont mis à jour des techniques de manipulation, dont se servent aujourd’hui les entreprises et les politiciens.

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Extraits :

« Mener une guerre n’est pas une mince affaire, et le Président s’arrogea les services d’un cabinet de conseil américain, pour près d’un million d’euros par mois. Certains s’interrogèrent : n’y a-t-il pas de consultants compétents dans le pays pour qu’il faille choisir des étrangers ? »

« J’avais déjà suffisamment entendu de théories du complot dans mon entourage, j’en avais ma dose. De toute façon, on ne peut pas faire mentir les chiffres : l’hécatombe sur les routes était un fait indiscutable. Chacun de nous était sur la sellette, et j’étais reconnaissant envers le gouvernement de prendre le problème à bras-le-corps. Peu importait la connivence supposée des médias. L’essentiel, n’est-il pas de vivre le plus longtemps possible ? »

« Les grandes multinationales, notamment américaines, parfois plus puissantes que des États, œuvrent en permanence en coulisse pour influer sur les politiques publiques afin qu’elles collent à leurs intérêts. Mais ce lobbying intense et efficace qu’elles mènent auprès des élus ne leur suffit pas : elles vont plus loin en façonnant directement l’opinion publique afin que les élus n’aient plus qu’à suivre la volonté apparente du peuple, volonté induite à son insu. »

« Quand on s’y prend bien, en jouant sur les émotions, on peut faire croire aux gens n’importe quoi, y compris des horreurs, même aux plus intelligents et cultivés d’entre eux. »

« S’appuyer sur la peur est le meilleur moyen de conduire les gens à renoncer à leurs libertés. “Celui qui contrôle la peur des gens devient le maître de leurs âmes”, disait Machiavel. »

Ancien spécialiste des sciences humaines, formé en France et aux Etats-Unis, conférencier à l’Université de Clermont-Ferrand, il a pendant de nombreuses années sillonné le monde à la rencontre d’hommes et de femmes qui, chacun à sa manière, apporte des éclairages sur la question fondamentale entre toutes : comment s’épanouir et donner du sens à sa vie.

Il se consacre aujourd’hui à l’écriture.
En neuf romans, Laurent Gounelle est devenu une plume majeure de la littérature. Traduit dans près de quarante langues, il s’est imposé parmi les auteurs français les plus lus au monde, avec des titres incontournables : L’homme qui voulait être heureux, Le jour où j’ai appris à vivre ou encore Et tu trouveras le trésor qui dort en toi.

Dans ce Monde presque parfait, son dixième livre, il touche notre âme et nous invite à redevenir maîtres de notre existence.

Le jour où j’ai appris à vivre
https://leressentidejeanpaul.com/2019/10/07/le-jour-ou-jai-appris-a-vivre/

intuitio
https://leressentidejeanpaul.com/2023/07/22/intuitio/

Un monde presque parfait
https://leressentidejeanpaul.com/2024/05/14/un-monde-presque-parfait/

En savoir plus sur le site de l’auteur : http://www.laurentgounelle.com

Roman

Le temps de l’insoumise

Le destin d’exception d’une femme à la conquête de sa liberté
de Jacquie Béal
Broché – 3 janvier 2018
Éditions : Terre d’Histoires

Périgord, XIVe siècle. Dans une Aquitaine divisée par la guerre qui oppose la France et l’Angleterre, la jeune Ysolda n’a connu que la brutalité de son père, un homme sans cœur qui n’hésite pas à prostituer ses filles. Et à les battre lorsqu’elles se montrent rebelles.

Alors que l’épidémie de Peste Noire ravage le pays, Ysolda refuse sa misérable condition et s’enfuit. Inculte, la jeune femme est terrorisée par les légendes, les monstres et les esprits de la forêt dont elle a entendu parler dans son enfance. Mais un jour, elle découvre l’atelier d’un libraire.

Elle n’aura alors de cesse de percer les mystères de l’enluminure et de l’écriture. Dans ce siècle d’hommes, Ysolda connaîtra un destin exceptionnel et, en quête d’amour et de liberté, tracera enfin son chemin vers le bonheur…

Une terre de légendes. Une femme de caractère dans un siècle d’hommes.

C’est le troisième roman de Jacquie Béal que je lis cette année et à chaque fois, je ressens ce même plaisir de lecture !

Une plume lisse, raffinée et extrêmement intelligente. Un récit intense et violent qui se déroule sur une période réservée aux hommes, une période durant laquelle les femmes ont eu du mal à trouver leur place.

Nous sommes en Aquitaine, au Moyen-Âge, Jacquie nous fait découvrir Ysolda et sa famille. Un père sévère, brutal et abject, dirigeant d’un débit de boisson, une sœur, véritable “Marie couche-toi là” qui attire la clientèle, au grand bonheur de son père et une mère contrainte de “se donner” aux clients de son mari… Un sou est un sou !
Bien que Ysolda se travestisse en garçon pour dissimuler sa beauté, elle craint les hommes et redoute que son père ne la contraigne à se prostituer…

Sa passion pour les créatures énigmatiques et les légendes, son aversion pour la magie et les sorcières, ainsi que sa curiosité naturelle vont l’inciter à se détacher de la vie que ses parents veulent lui imposer.
Elle va ainsi découvrir l’univers de l’enluminure et de l’écriture, celui de la noblesse où les individus possèdent une plus grande culture. Cependant, à chaque fois, elle est rattrapée les us et coutumes, les fléaux et surtout les croyances du Moyen-Âge.

Un livre captivant, parfaitement documenté, où j’ai découvert une fois de plus de nombreux mots inédits !
Chainse, Devantier, Géline, Guenipes, Sanie et ainsi de suite… Quelle joie.

Ysolda et ses compagnons m’ont totalement fasciné par ce « voyage » qu’elle devra entreprendre pour découvrir sérénité et joie, jusqu’au dernier paragraphe, ultime rebondissement du récit.

J’ai vraiment aimé, et je ne peux que vous inviter à découvrir ce roman, un véritable coup de « cœur historique » pour moi.
Jacquie Béal, une plume magnifique qui a définitivement trouvé une place méritée dans mes étagères !

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Extraits :

« La mère, quant à elle, n’avait jamais eu l’idée de se rebeller. Elle acceptait son lot quotidien de labeur et de violence comme une fatalité, sans avoir osé supposer qu’elle aurait pu mener une autre vie. Avec l’aide de sa cadette, elle cuisinait, préparait la cervoise et entretenait la taverne. À l’occasion même, elle se troussait pour satisfaire la clientèle quand la Gersande ne suffisait pas. »

« – Il te faudra fuir cette vie de misère, Ysolda.
La mère se lamentait plus qu’elle ne parlait. Toujours larmoyante et un peu courbée, elle ne paraissait s’animer que lorsque le vieux l’avait rossée, ou que les fripouilles qui fréquentaient sa maison, l’avaient rudoyée.
– Il te faudra fuir…
– Pas sans toi, mère. Nous partirons ensemble.
– Un jour, à force de nous battre, il nous tuera.
– Ne parle pas comme ça. Dieu ne le permettra pas.
– Dieu est bon, mais Il a tant à faire ! »

« Ysolda tint parole. De ce jour, elle ne prononça plus un seul mot. Elle, qui n’avait parlé jusqu’ici qu’à ses lièvres et à sa mère, ne parla plus qu’à ses deux oiseaux. Plus solitaire que jamais, elle garda en mémoire ses amis disparus et se perdit dans un monde de silence où seules les images avaient du sens. »

« — Si la contagion gagne du terrain, ils peuvent devenir fous ! Pendant la grande épidémie, ils ont brûlé des Juifs et massacré des lépreux. Aujourd’hui, ils n’ont plus personne à tuer, ils attendent un miracle et je ne peux rien pour eux.
Un voile de lassitude l’enveloppa.
– Si encore ils m’écoutaient, ils seraient moins nombreux à trépasser. Ils devraient rester chez eux, se nourrir de bouillons quand ils le peuvent et se laver. Mais non ! Ils s’agglutinent dans ces processions que mènent les flagellants, et ceux qui auraient pu rester sains attrapent le mal noir !
– Mais vous n’y pouvez rien s’ils font fi de vos conseils ! »

Agrégée de Lettres et enseignante, Jacquie Béal se consacre à l’écriture. Elle vit en Périgord où se situe l’action de ses romans, notamment La dame d’Aquitaine et Le Temps de l’insoumise. Amoureuse du langage et de l’Histoire, grande et petite, elle fait vivre ses personnages dans l’atmosphère des siècles passés.

Facebook: @jacquiebeal

De sang et d’encre (2019, Terres de l’Ouest)
https://leressentidejeanpaul.com/2024/08/05/de-sang-et-dencre/

La dame d’Aquitaine (2024, Terres de l’Ouest)
https://leressentidejeanpaul.com/2024/10/18/la-dame-daquitaine/

Roman

Le Secret de Miette

de Marie de Palet
Broché – 7 novembre 2024
Éditions : De Borée

Michel est abasourdi : Miette l’aime mais ne peut l’épouser. La petite sauvageonne, dont il est tombé éperdument amoureux, n’en dira pas plus. Quel secret peut-elle bien garder ?
Mobilisé pour la guerre de 1870, le jeune homme part avec l’espoir que la distance et le temps joueront en sa faveur. À son retour, c’est pourtant la désillusion : Miette est devenue la maman d’une petite Antoinette, dont personne au village ne connaît le père…
Que s’est-il passé en l’absence de Michel ?

Une couverture magnifique et un résumé captivant, qui m’ont donné envie de découvrir cette histoire…

Nous sommes au XIXe siècle, dans un petit village de Lozère où tout le monde se connaît. C’est une époque très difficile où les hommes doivent partir à la guerre et beaucoup ne reviendront pas. Ensuite, ce sont les hivers difficiles qui n’épargneront pas les paysans qui n’ont pas été suffisamment prévoyants, quand ce ne sont pas les épidémies qui dévastent la population.

Au début de l’histoire, Miette a 14 ans, son père Arsène est un homme extrêmement agressif et brutal. Il entretient peu de relations avec les autres villageois et vit une vie très difficile pour sa fille et le reste de sa famille.
Un jour, en se rendant à son travail, Michel, alors âgé de 30 ans, rencontre Miette endormie juste au bord d’un chemin. Depuis toujours, il la connaît et il l’apprécie, mais qu’est-ce qu’elle fait dehors seule à cette heure si matinale, allongée sur le sol ?
Pourquoi a-t-il fallu qu’il la croise ce jour-là ? Il s’est épris d’elle ce matin de juin… Depuis, elle hante ses pensées.
Michel est mobilisé, il doit partir pour la guerre. Il part le cœur lourd en se demandant pourquoi Miette a refusé sa demande en mariage. Il l’aime tellement fort…
À la fin de la guerre, à son retour au village, il apprend que Miette est devenue maman d’une petite fille. Il a l’impression que sa vie s’arrête. Celle qui était perçue dans le village comme une sauvageonne est désormais très mal vue, car devenue maman alors qu’elle n’est pas mariée et qu’elle refuse de donner le nom du père de l’enfant. Miette est perdue, elle ne sait plus comment réagir. D’autant que Michel est toujours amoureux d’elle…

Un livre fleure qui bon le terroir, et cette époque particulièrement dure à vivre…
Je découvre une “nouvelle” autrice à la plume touchante et plaisante. Il est indéniable que la puissance de ce roman réside dans ces personnages durs et courageux qui font face à des difficultés quotidiennes.
Je pense que Marie de Palet a trouvé un style parfaitement adapté à la dureté et aux descriptions de la vie des campagnes d’autrefois grâce à des mots sobres et directs.
Cette histoire m’a profondément touchée, et m’a totalement emportée… Avec une émotion particulièrement intense dans le dernier chapitre, que j’ai trouvé magnifique !

Je serai ravi de lire d’autres romans de Marie de Palet, qui me semble être une autrice talentueuse à suivre…

Virginie, je te suis reconnaissant de m’avoir offert ce moment de lecture hors du temps !

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Extraits :

« La faux sur l’épaule, Michel s’en allait vers le pré du Riou. Le jour se levait à peine. Le pays sortait de la nuit et paraissait tout enchifrené. Le jeune homme sourit : on aurait cru que le village, les prés et les champs s’éveillaient d’un sommeil profond et d’une longue nuit… Mais la nuit n’était pas longue puisqu’on était en juin – les jours les plus longs de l’année. L’obscurité ne régnait que quelques heures et, bientôt, la clarté et le soleil allaient réveiller toute la campagne endormie. »

« Mais, alors qu’il allait poursuivre son chemin, il entendit quelque chose qui ressemblait à un hoquet. Inquiet, il se dirigea vers l’endroit, derrière une haie, d’où venait le bruit. Il découvrit une forme accroupie, les mains sur les genoux. Il s’approcha et reconnut Miette en proie à une crise de larmes.
– Miette, demanda-t-il, qu’est-ce qu’il y a ?… Pourquoi pleures-tu ?
Miette se leva d’un bond comme si une guêpe l’avait piquée et regarda Michel d’un air hagard. Ses yeux étaient rouges d’avoir pleuré et toute sa personne exprimait un désespoir qui fit chavirer le cœur du jeune homme :
– Miette, fit-il en s’approchant encore à la toucher, ne pleure pas. Quelqu’un t’a fait du mal ? »

« C’est ton père qui veut te marier avec un autre, ou bien il ne veut pas que tu te maries du tout ?
Le jeune homme ne savait que penser et posait toutes les questions qui lui traversaient la tête. Miette cessa de le regarder, lui tourna le dos et s’éloigna vers l’autre extrémité du champ. Michel la suivit. Il avait imaginé beaucoup de choses, mais n’avait pas pensé qu’il se heurterait à ce mutisme et à cette fin de non-recevoir. »

« Ils se sourirent et, dans ce sourire, on pouvait deviner tout le bonheur du monde. »

La notoriété de Marie de Palet s’est développée à l’heure de la retraite, lorsqu’elle a troqué son stylo rouge d’institutrice pour la plume d’écrivain. Lozérienne de racines et de cœur, elle met en scène sa province d’origine dans ses livres, dans lesquels elle dévoile sa connaissance intime du monde paysan d’autrefois. Un succès mérité jamais démenti, couronné en 2019 par le Grand Prix d’honneur pour l’ensemble de son oeuvre décerné par la Ligue auvergnate (Prix Arverne).

Roman

L’ultime avertissement

de Nicolas Beuglet
Broché – 19 septembre 2024
Éditeur : XO

Dans le véhicule qui la conduit vers les Appalaches, Felicia sourit en observant les sommets enneigés. La jeune experte en art a été invitée à étudier trois objets de la fabuleuse collection des Castelmore.

Mais quand elle arrive au manoir de la célèbre famille, son sang se glace : Felicia doit en réalité enquêter sur d’inexplicables disparitions humaines.

Épaulée par Armand, un ancien flic devenu prêtre, elle se lance alors dans une course haletante sur la piste d’un mystérieux groupe se faisant appeler les Sentinelles.

Traqué à mort par des ennemis aussi intelligents que puissants, le duo n’a pas le choix : pour échapper au pire, Felicia et Armand devront entendre l’ultime avertissement lancé par ceux qui ont vu l’impensable.

“En huit ans et presque autant de romans, Nicolas Beuglet est devenu un géant du thriller français. Après L’Archipel des oubliés, il y a deux ans, Nicolas Beuglet confirme avec brio l’originalité et la densité de son univers littéraire dans ce roman policier”. XO Editions

Avec son septième roman, Nicolas Beuglet revient avec un nouveau thriller vertigineux qui explore les grands mystères de l’humanité, toujours avec cette écriture très intime, qui donne toujours l’impression qu’il s’adesse directement à moi…
Récit fantastique, Science-Fiction ou vision éclairée d’un avenir proche ?

Comme d’habitude, le roman est extrêmement efficace, captivant, voire addictif, il se concentre sur l’essentiel, avec un rythme effréné qui augmente progressivement au fil des pages.Le couple formé par Felicia et Armand est extrêmement harmonieux et j’ai vraiment apprécié ces deux personnages que tout oppose, et pourtant…

Ce thriller se lit très vite !
Peut-être trop ?
J’aurais souhaité que Nicolas aille encore plus loin, dans tous les cas, il ne m’a pas laissé une seconde de répit dans cette énigme très singulière qui embarquera nos deux héros dans une aventure hors du commun, qui dépasse largement la simple enquête policière.
Le sujet est ambitieux et suscite une réflexion intense. J’ai d’ailleurs fait plusieurs découvertes personnelles, confirmées dans les réseaux en cherchant bien.
– Qui sommes-nous ?
– D’où venons-nous ?
– Sommes nous seuls dans l’univers ?

Je n’en dirai pas davantage…

Nicolas, comme à son habitude, nous pousse à méditer sur notre avenir.
Coup de cœur pour cet “ultime avertissement” !

Quoi qu’il en soit, il nous aura informés… ça fait froid dans le dos.
À méditer !

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Extraits :

« J’ai beau avoir l’air d’un idiot endormi, je suis connu dans le monde entier parce que Michel-Ange m’a peint ! Or, il m’a peint non pour ma dimension religieuse, mais pour mes cuisses, mes bras, ma bouche et mon sexe ! Je suis une peinture-fantasme et, si j’ai envie que le vieux monsieur à barbe me touche, c’est parce que le monsieur à barbe n’est autre que Michel-Ange qui a représenté son désir pour les jeunes hommes. Cette scène qui trône au plafond d’une chapelle du Vatican est une icône gay ! Il serait temps qu’on se le dise ! Et surtout vous, mesdames les coincées ! »

« Qu’est-ce qu’un homme d’Église venait faire ici ? Felicia ne parvint à dissimuler ni son étonnement ni son malaise. Sa présence la renvoyait à sa vulnérabilité, lors de ses années d’orphelinat. Elle se revit, petite fille tremblant d’appréhension, avant d’entrer dans le confessionnal. À l’époque, on lui avait dit qu’elle ne pouvait rien cacher de ses péchés au curé, car Dieu lui avait transmis le pouvoir de lire dans les esprits. »

« La peur ne fait que fabriquer des oppresseurs et des opprimés là où vous auriez besoin d’unité. Elle tétanise le cœur et la raison, là où il faudrait vibrer d’amour et palpiter d’intelligence. Comme l’a dit l’un de nos philosophes, la peur collective favorise l’instinct grégaire et la cruauté envers celles et ceux qui n’appartiennent pas au troupeau. »

« Parce que l’intelligence n’empêche pas la violence. Le savoir n’empêche pas la haine. La science n’empêche pas la guerre. La connaissance n’empêche pas la convoitise. L’expertise n’empêche pas la jalousie. De grands esprits ne font pas forcément de bons humains. Votre société prétendument améliorée finira par se briser. »

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Après avoir écrit des scénarios pour la télévision, Nicolas Beuglet a choisi de se consacrer pleinement à l’écriture de romans. Salué par la presse, il est devenu en six ans et autant de romans l’une des plus grandes plumes du thriller français. Il est l’auteur chez XO Editions de deux trilogies : la première a pour héroïne Sarah Geringën (Le Cri, Complot, L’Île du Diable) et la deuxième Grace Campbell (Le Dernier Message, Le Passager sans visage et L’Archipel des oubliés).
Le mot de l’éditeur : “En huit ans et presque autant de romans, Nicolas Beuglet est devenu un géant du thriller français. Après L’Archipel des oubliés, il y a deux ans, Nicolas Beuglet confirme avec brio l’originalité et la densité de son univers littéraire dans ce roman policier”.

Il vit à Boulogne-Billancourt avec sa famille.

Le Cri (2018)
https://leressentidejeanpaul.com/2019/10/09/le-cri-de-nicolas-beuglet/

Complot (2018)
https://leressentidejeanpaul.com/2020/07/31/complot/

L’île du Diable (2019)
https://leressentidejeanpaul.com/2020/08/04/lile-du-diable/

Le dernier message (2020)
https://leressentidejeanpaul.com/2020/10/21/le-dernier-message/

Le passager sans visage (2021)
https://leressentidejeanpaul.com/2021/12/10/le-passager-sans-visage/

L’Archipel des oubliés (2022)
https://leressentidejeanpaul.com/2022/12/31/larchipel-des-oublies/

Roman

Le choix d’Albane

de Corinne Falbet-Desmoulin
Broché – 15 octobre 2024
Éditions : BOOKS ON DEMAND

À soixante-deux ans, Albane vit sur l’île de Ré. A cause d’une maladie qui la limite dans son quotidien, elle engage une aide ménagère, Océane. Celle-ci décèle vite qu’un mystère plane autour d’Albane. Les deux femmes deviennent amies et de confidence en confidence, s’entraident à retrouver une vie plus apaisée. Parallèlement, le lecteur suit Lili, la fille d’Albane, biologiste marine aux Maldives. Obnubilée par l’étrange disparition de son père quand elle était enfant, elle pense pouvoir le retrouver dans ce cadre idyllique. Son ami Shahbaj, originaire du Bangladesh, va l’épauler dans sa quête. Que s’est-il réellement passé vingt-six ans auparavant ? Quelle décision Albane a-t-elle prise, qui a profondément impacté ses proches ? A travers son écriture fluide, poétique et son goût du suspense, Corinne Falbet-Desmoulin nous embarque dans une histoire palpitante, emplie de tendresse et d’humanité.

C’est toujours un plaisir de retrouver la plume poétique de Corinne Falbet-Desmoulin.

Au fil de mes lectures, j’ai plongé dans son univers empreint de sensibilité et de descriptions inspirantes. Ses mots souvent judicieusement sélectionnés m’emportent constamment vers ses magnifiques récits…
Cependant, malgré leur légèreté, il existe toujours un moment où la réalité prend le pas sur la poésie de ses pensées. C’est également pour ça que j’apprécie ses romans. Tout ne semble pas aussi « simple » qu’il paraît… Il est nécessaire de comprendre et d’interpréter les messages entre ses lignes.

Dans ce roman choral divisé en trois chapitres, « La disparition », « Une bouteille à la mer » et « Le choix d’Albane », Corinne nous guide vers l’île d’Hanimaadhoo, une des îles Maldives, dans ce très beau récit raconté exclusivement à la première personne du singulier, successivement par Albane, Shahbaj, Lilli et le journal d’Océane.
Les personnages sont très bien travaillés, qu’ils paraissent authentiques, une description des paysages qui m’a donné envie de visiter cette île qui semble paradisiaque !
Une trame très bien orchestrée, constamment empreinte de poésie et de bienveillance…

Albane a 62 ans. Elle réside dans l’île de Ré. Une affection qui la perturbe dans sa vie de tous les jours l’oblige à prendre une aide ménagère à la maison, Océane.
Celle-ci décèlera très vite qu’un mystère plane autour d’Albane. Les deux femmes se lient d’amitié et, en secret, vont se soutenir mutuellement pour retrouver une vie plus tranquille. Lili, fille d’Albane, exerce en tant que biologiste marine. Son ami Shahbaj, originaire du Bangladesh est employé sur l’île d’Hanimaadhoo où travaille désormais Lilli. La réalité de la vie les a rapprochés suite à des difficultés vécues par les uns et les autres.
Le hasard n’existe pas.
Il fallait bien que tout ce beau monde se rencontre !

À la fin du roman, l’autrice exprime clairement son point de vue : “La vie est loin d’être toujours rose, mais capter les petits plaisirs du jour et s’emplir de gratitude, c’est apaiser son âme et ouvrir sa porte au bonheur”.

C’est donc détendu que je termine ma lecture, une magnifique histoire qui se conclut bien, malgré les surprises successives du récit.
Un livre à découvrir…

Blandine, je te remercie de m’avoir offert ce moment de lecture que je vous recommande vivement !

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Extraits :

« Je caresse une fleur de courgette d’un doigt tremblant. Je suis fascinée par cet épanouissement furtif qui illumine le jardin. Ce soir, les pétales à la fragilité de soie et à la couleur du soleil seront déjà refermés sur leur cœur tendre. J’ai longuement observé le ballet des abeilles butineuses. Je les ai vues se gorger du nectar sucré dont elles se nourrissent. Puis, du bout de leurs pattes fines, récolter le pollen doré et poudreux sur les élégantes étamines, avant de le déposer délicatement au cœur du pistil des fleurs femelles, afin de les fertiliser. »

« Mes longues jambes allongées nonchalamment devant moi sur le sable, je tourne la tête vers Lili, assise à côté de moi. Ses yeux brillent, aussi verts que les feuilles de thé dans les immenses plantations de mon pays. Ils créent un joli contraste avec sa peau hâlée. Tout en parlant, elle a dénoué ses longs cheveux bruns, que durant sa journée de travail elle attache toujours en queue-de-cheval avec un chouchou émeraude assorti à son regard. Elle est mignonne, Lili. Je souris en pensant que si je n’aimais pas ma fiancée de tout mon cœur, je me serais sans doute laissé tenter à la courtiser. »

« Ensuite, c’est mon mari qui est sorti de ma vie du jour au lendemain. Rien ne m’avait préparée à cet arrachement. Fulgurance. Foudroiement. Sidération. La souffrance et l’hébétement m’ont longtemps accompagnée. Ils sont d’ailleurs encore présents en moi. Yann m’a bel et bien volé ma sérénité. »

« J’avais conscience d’être morte, a poursuivi maman, en français cette fois, en s’adressant à sa famille. Pourtant, j’étais très calme. Un sentiment d’une plénitude absolue m’avait envahie. Au bout d’un moment, j’ai quitté la plage. Je me suis retrouvée comme aspirée par une sorte de tunnel. C’était sombre, mais ma confiance était totale. Je me sentais en parfaite sécurité. Je progressais vite, vers une lumière blanche d’une extrême douceur et d’une indicible beauté qui m’attirait comme un aimant. »

Corinne Falbet-Desmoulin vit à Léognan, une ville au milieu des vignes près de Bordeaux. Le goût des mots l’accompagne depuis l’enfance. Ancienne institutrice, elle consacre désormais son temps libre à l’écriture.
Avec son premier roman “À l’encre du cœur”, elle a obtenu le Coup de cœur du Jury du Prix Femme Actuelle Développement Personnel 2022.
https://leressentidejeanpaul.com/2022/03/19/a-lencre-du-coeur/

Le deuxième “Un seul être nous manque” a été sélectionné pour le Prix du Suspense Psychologique 2022.

“Tout au bout des silences” est son troisième roman.
https://leressentidejeanpaul.com/2023/03/24/tout-au-bout-des-silences/

Auparavant, ses nouvelles et ses poèmes ont remporté 12 Prix littéraires.

Oser l’espoir
https://leressentidejeanpaul.com/2023/11/30/oser-lespoir/

Après « Haïkus d’été« , « Bulles de bien-être » est son deuxième recueil de haïkus.
https://leressentidejeanpaul.com/2024/01/02/bulles-de-bien-etre/

Un seul être nous manque
https://leressentidejeanpaul.com/2024/02/02/un-seul-etre-nous-manque/

Si vous lui demandez ce que son aventure littéraire représente pour elle, elle vous répondra : QUE DU BONHEUR !

Roman

De l’or dans les veines

de Éric Oliva
Broché – 1 octobre 2024
Éditions : Des livres et du Rêve

Dans l’arrière-pays niçois, les membres de la PJ enquêtent sur une série de meurtres sordides.
Une des affaires les plus perturbantes de leur carrière.
Plusieurs femmes sont assassinées.
Les corps exsangues sont mis aux enchères.
Meurtres en série, sacrifices humains ? Aucune piste ne peut être écartée.

Découvrez le nouveau thriller d’Éric Oliva.
Fort de ses 30 ans à la PJ de Nice, Éric nous balade brillamment dans les bas-fonds de l’âme humaine avec un réalisme impressionnant. Du grand Éric Oliva.

Depuis plusieurs années, Éric Oliva est un écrivain que je suis désormais. Il fait partie pour moi des auteurs qui se renouvellent fréquemment.
Il y parvient une fois de plus.
Ce coup-ci, il nous transporte dans l’arrière-pays niçois, dans un suspense fascinant et authentique, mais surtout particulièrement sombre, avec un sujet qui développe une déviance inédite et méconnue.
Trois cents pages enchaînées rapidement, englouties de temps de dire “Wahou” ! Il y en aurait eu deux fois plus, je les aurais lus avec le même plaisir.
Une écriture visuelle, sans fioriture, voire cinématographique, directe, avec une réelle maîtrise des procédures policières, normal me direz-vous pour cet ancien policier de la police judiciaire de Nice !
Éric nous transmet également les sentiments des victimes, leurs souffrances intenses pleines de réalisme.

Delphine est assassinée dans un jardin public, puis soigneusement vidée de son sang par une fine canule, sans laisser aucune empreinte. Quelques jours plus tard, ce sera le tour d’une de ses collègues de travail, Sophie, toujours en utilisant le même mode opératoire…
Les cadavres sont entièrement vidés de leur sang.
Qui se cache derrière ce meurtrier ?
Qui peut affliger de telles barbaries et surtout quelles raisons ?

Une intrigue palpitante menée tambour battant dans une ambiance glauque et malsaine.
Un véritable triomphe !

En outre, quel bonheur de retrouver des collègues lectrices, et plus encore, dans cette course contre-la-montre qui méritera toute votre attention !

Merci Angie !

Extraits :

« – Ce soir, tu es à moi seul.
En la découvrant, là, nue et resplendissante de beauté, ce furent les premiers mots qui vinrent à l’esprit de Rémy. Elle était allongée, presque alanguie. Il avait pris le temps de poser çà et là une dizaine de bougies qui, allumées, embaumaient l’atmosphère d’un doux mélange de senteurs de vanille et de cannelle. »

« Avec délicatesse, il glissa ses doigts dans sa longue chevelure blonde, y admirant les quelques mèches plus claires encore. La lueur des flammes qui s’y reflétait paraissait leur donner vie. Il en étira plusieurs jusqu’à son visage. L’odeur était particulière, mais ça, il s’en était douté – ô combien conscient de ce que cela signifiait. Mais que dire de plus ? Sinon que c’était sans conteste la cause de sa présence en ces lieux. »

« Avec une infinie douceur, les yeux emplis d’une étrange compassion, l’homme lui libéra enfin la bouche.
Peut-être avait-elle une question, un ultime souhait ? Delphine l’entrouvrit, mais aucun son n’en sortit. Elle était à présent bien trop faible.
Deux doigts glissèrent sur son front. Il remit une mèche en place, essuya une larme. Il aimait la voir belle. Elle le restera à jamais. Délicatement, il posa ses lèvres contre les siennes et, avec avidité, aspira son dernier souffle. »

« Le liquide onctueux coula dans sa gorge en émerveillant ses papilles de son goût un brin sucré, sans doute le résultat de l’infusion de la racine de réglisse incorporée à l’anticoagulant. L’effet était aussi insoupçonné que savoureux. Tout d’abord la douceur, puis l’effluve acidulé, une odeur qu’il aimait plus que tout. Loin d’être écœuré par cette sensation sirupeuse, s’il osait, il en reprendrait une poche ou deux, s’en rassasierait en le sentant se répandre en lui, lentement. »

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Je suis né à Casablanca en juillet 1967.

Arrivé en France en 1972, ce n’est qu’en 79 qu’avec ma famille, nous rejoindrons le climat agréable de la Côte d’Azur.

Mes parents devenus restaurateurs à Nice, mon parcours scolaire s’arrêtait rapidement aux portes du lycée à l’âge de seize ans.

Ont suivi de petits boulots, tout d’abord dans la restauration, en commençant par une carrière de cuisinier-pizzaïolo, travaillant dans divers restaurants entre Nice et Saint-Laurent-du-Var.

Après cinq ans, j’abandonnais ce métier pour devenir tour à tour ambulancier, agent de sécurité, vendeur et enfin convoyeur de fonds.

À vingt-quatre ans, le concours de gardien de la paix en poche, j’intégrais par conviction l’École Nationale de Police de Marseille d’où je sortais classé en février 1992, avant de prendre mes nouvelles fonctions sur la région parisienne et plus précisément au Commissariat de Montreuil-sous-Bois.

Plusieurs postes successifs et près de dix ans de vie dans ce département chamarré du 93, avant de prendre la décision de rejoindre ma région d’origine. Un an plus tard, j’obtenais ma mutation à Marseille, au Commissariat central de l’Évêché.

La passion des fonds sous-marins se faisant pressente, je passais rapidement mes niveaux de plongée. Dans le même temps, Clive Cussler, un auteur américain spécialisé dans la fiction sous-marine, me donnait l’envie de lire, je dévorais toute sa bibliographie.

L’envie d’écrire arrivait par la suite et, à force de tentations, je commençais l’écriture de Peter, un roman d’aventures dans lequel je parvenais à mélanger mon métier et ma passion. Mais quelques déboires m’obligeaient à mettre ce manuscrit de côté, et ce n’est que plusieurs années plus tard que celui-ci verrait le jour.

En 2006, ayant fait la connaissance de celle qui allait devenir ma compagne, je sollicitais ma mutation sur Nice et au mois de septembre 2007, j’intégrais un groupe judiciaire à l’Antenne de la Police Judiciaire où j’exerce toujours actuellement.

Quatre ans plus tard, je décidais de reprendre intégralement l’écriture de Peter​. Le manuscrit était alors entièrement revu et corrigé. Après avoir fait, comme tout un chacun, les frais des maisons d’édition, j’optais pour l’autoédition en passant tout d’abord par Lulu.com puis chez BoD.

La fièvre de l’écriture se faisant ressentir et, surpris par les retours de mon premier roman, j’entamais dans la foulée un second manuscrit que mes lecteurs jugeaient très vite plus abouti. Un polar régional mettant à l’honneur la Côte-d’Azur et l’Antenne P.J. de Nice où j’exerce encore à ce jour. Le roman est paru sous le titre de Le Secret de Miss Meredith Brown fin 2012.

En Mai 2014, ce second roman était réédité chez Sudarènes Editions sous le titre de Mrs Meredith Brown.
https://leressentidejeanpaul.com/2022/10/26/mrs-meredith-brown/

Fin février 2015, “Chroniques d’une vie de flic” voyait le jour dans cette même maison d’édition. Sous la forme d’un roman, les lecteurs sont transportés de l’autre côté de la barrière, dans le quotidien du flic de terrain. Quinze histoires vraies qui font toucher du doigt ces instants qui marquent les esprits et bousculent les préjugés.

Enfin, au mois de juillet 2015, Peter est réédité chez Sudarènes sous son nouveau titre : Mafia en eaux troubles. Un opus qui reste un premier roman, mais un excellent livre de plage… (Des amateurs de plongée ?)

Depuis, les droits de Mrs Meredith Brown, Du soleil vers l’enfer et Chroniques d’une vie de flic ont été rachetés à Sudarènes et les romans sont disponibles aux formats numériques et papiers sur Amazon.

Le vase rose (2018)
https://leressentidejeanpaul.com/2020/03/12/le-vase-rose/

Une vie de flic (2019)
https://leressentidejeanpaul.com/2023/06/01/une-vie-de-flic/

Coïncidences (2021)
https://leressentidejeanpaul.com/2021/07/23/coincidences/

Du soleil vers l’enfer (2022)
https://leressentidejeanpaul.com/2022/04/11/du-soleil-vers-lenfer/

Sentence immédiate (2023)
https://leressentidejeanpaul.com/2023/04/12/sentence-immediate/

Roman

On était des loups

de Sandrine Collette
Poche – 30 août 2023
Éditions : Le Livre de Poche

PRIX JEAN GIONO 2022. PRIX RENAUDOT DES LYCÉENS 2022.

Ce soir-là, quand Liam rentre des forêts montagneuses où il est parti chasser, il devine aussitôt qu’il s’est passé quelque chose. Son petit garçon de cinq ans, Aru, ne l’attend pas devant la maison. Dans la cour, il découvre les empreintes d’un ours. À côté, sous le corps inerte de sa femme, il trouve son fils. Vivant. Au milieu de son existence qui s’effondre, Liam a une certitude : ce monde sauvage n’est pas fait pour un enfant. Décidé à confier son fils à d’autres que lui, il prépare un long voyage au rythme du pas des chevaux. Mais dans ces profondeurs, nul ne sait ce qui peut advenir. Encore moins un homme fou de rage et de douleur accompagné d’un enfant terrifié. Dans la lignée de Et toujours les Forêts, Sandrine Collette plonge son lecteur au sein d’une nature aussi écrasante qu’indifférente à l’humain.
Au fil de ces pages sublimes, elle interroge l’instinct paternel et le prix d’une possible renaissance.

Un texte vertigineux.
Christine Ferniot, Télérama.

Ce livre est exceptionnel.
Bernard Lehut, RTL.

Pour pouvoir mettre en lumière les mots qui suivent, il m’aura fallu trois lectures de ce livre…

Fin 2023.
Ma première lecture, n’en était presque pas une.
J’avalais les pages, je me sentais désorienté, bouleversé, je désirais connaître la suite, de comprendre la fin.
C’est anéanti que j’ai tourné la dernière page, avant de poser le livre sur ma table de chevet.
Que s’est-il passé ?
Il est resté là, pendant plusieurs semaines…

Août 2024.
J’ai pris quelques jours de repos, le temps est magnifique.
Il m’était impératif de le relire, d’adopter un autre rythme de lecture, explorer les tensions oppressante entre les lignes, sans craindre de tourner les pages, progresser vers la suite du récit…

Ce matin.
L’écriture de Sandrine Collette m’a toujours beaucoup plu, et il m’a été très difficile de classer ce roman. Non pas parce qu’il ne me plaisait pas, au contraire, mais parce qu’il a réveillé en moi des choses, cachées, oubliées…
Me poser, respirer… L’écriture, captivante et forte, m’a emporté avec Liam et son fils Aru dans des paysages splendides où la nature est présente partout, sauvage.
Des mots sublimes pour saisir la profondeur de nos instincts de « bêtes sauvages » enracinés en nous. Nous sommes tous sauvages, c’est ce côté animal que nous devons maîtriser dans notre vie quotidienne, pour subsister, partager.

Liam a un enfant, il a cinq ans.
Un jour, le destin frappe Liam alors qu’il rentrait de la chasse, il va devoir devenir père. Il va devoir le faire vite, de façon brutale, horrible, bestiale même.
“On était des loups”, dépeint ce parcours intense vers la paternité.
Un livre qui fait mal, un livre qui a brisé mon cœur de papa, qui m’a fait chavirer vers une multitude d’émotions en même temps. Un livre grandiose !
Un livre comme l’est la nature, entre cruauté et beauté…

Ma première lecture avait provoqué un choc et j’avais aimé ça.
Je voulais comprendre pourquoi ?

Je te remercie, Sandrine, pour cette splendide histoire de vie, cet extraordinaire récit d’amour…
Coup de cœur !

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Extraits :

« C’est la nuit je regarde l’enfant qui dort. Un tout petit enfant, il ne sait rien du monde, il ne sait rien faire. Un enfant ce n’est pas fait pour la vie, cette vie-là je veux dire qui est immense et brutale devant lui devant nous. »

« Aru me guette, je ne sais pas comment il fait s’il me guette toute la journée tous les jours que je pars enfin il me repère toujours en premier et là il crie. Ce n’est pas un cri comme un cri c’est de la joie. Ça non plus je n’ai pas les mots pour le dire je le perçois dans ma poitrine et c’est gigantesque et le petit court vers moi il ne court pas vite il est petit. C’est là que c’est bizarre chaque fois ça me fait quelque chose dans le ventre et c’est de l’émotion que je n’arrive pas à retenir, de l’émotion de voir qu’il m’attend et qu’il n’attend que moi et sur son visage le bonheur qu’il y a je ne peux pas l’expliquer c’est immense – mais c’est aussi une sorte de pitié effrayante quand je le regarde cavaler pour me rejoindre, il est tellement petit tellement faible ça me fait peur ça me fait de la tristesse à me broyer, je me dis qu’il sera tout le temps petit et fragile et pourtant je le sais que ce n’est pas vrai seulement je voudrais le protéger pour toujours. »

« C’est juste que je dois me réhabituer à l’idée. Qu’Ava n’est plus là. C’est drôle comme les bonnes choses on se familiarise tout de suite avec, ça nous paraît normal alors que les mauvaises on n’arrive pas à y croire, chaque matin qu’on y repense on se les ramasse comme une gifle et ça me ronge les entrailles. »

« Alors je le prends dans mes bras je dis tu as confiance ? mais comment il aurait confiance dans un père qui pleure en l’emmenant vers cette mer qui n’en est pas une, moi aussi je l’aurais senti venir le problème, moi aussi j’aurais compris que ça allait mal se passer et je ne peux pas lui en vouloir de se débattre. »

Sandrine Collette, née en 1970 à Paris, est une romancière française.
Elle aime la campagne profonde, la forêt, la montagne, les vignes. Tout naturellement, elle aime situer ses intrigues dans un univers rural, même si son petit polar Une brume si légère, est exceptionnellement urbain. La romancière part toujours d’une image qui lui permettra de dérouler le fil de sa fiction.
Devenue l’un des grands noms du thriller français, une fois encore, elle montre son savoir-faire imparable dans Six fourmis blanches (2015).

Il reste la poussière (2016) obtient le Prix Landerneau du polar. En 2017 paraît Les larmes noires sur la terre.

Son huitième roman, Et toujours les forêts, une fiction post-apocalyptique, a été récompensé, en 2020, par le prix de La Closerie des Lilas, le prix Amerigo Vespucci 2020 et le grand prix RTL-Lire.

Elle partage son temps entre la région parisienne et son élevage de chevaux dans le Morvan.

Animal
https://leressentidejeanpaul.com/2021/01/19/animal/

Juste après la vague
https://leressentidejeanpaul.com/2019/10/10/juste-apres-la-vague-de-sandrine-collette/

Et toujours les Forêts
https://leressentidejeanpaul.com/2022/12/08/et-toujours-les-forets/

Madelaine avant l’aube
https://leressentidejeanpaul.com/2024/11/08/madelaine-avant-laube/

Roman

Tata

de Valérie Perrin
Broché – 18 septembre 2024
Éditeur : Albin Michel

“Tata est son livre le plus ambitieux, le plus intime, le plus libérateur, le plus important.”
Pierre Vavasseur – Le Parisien

“Tata est un livre palpitant, surprenant et surtout réussi.”
Le Parisien

“Valérie Perrin s’affirme comme [une] conteuse prodigieuse.”
Olivia de Lamberterie – Elle

“Colette est remorte. Ce mot n’existe nulle part. Remourir, ça n’existe pas.”

Colette était une femme sans histoire. C’est du moins ce que l’on croyait jusqu’au jour où sa nièce apprend son décès par un appel de la police. Car Colette, sa tante unique, a déjà été enterrée il y a trois ans…

Avec ce roman virtuose où s’entrelacent destins et intrigues palpitantes, Valérie Perrin, extraordinaire conteuse de nos vies, signe son grand retour.

Quelques heures ont été nécessaires pour que je puisse rédiger mon Ressenti. J’avais besoin de laisser passer un peu l’émotion qui était restée en moi, les derniers mots du roman m’avaient laissé sans voix.
Car il était extraordinaire, car il était déjà terminé…

J’ai beaucoup aimé chacun des romans de Valérie Perrin, mais celui-ci a quelque chose d’autre pour moi, quelque chose de plus. Son aspect thriller dans sa construction qui se déroule sur plusieurs temporalités, des destins qui s’entrelacent, mêlant des souvenirs d’enfance et le présent, entre une famille juive arrêtée et déportée pour Auschwitz pendant la dernière Guerre Mondiale, un coach de football pédophile, un père et mari violent et criminel dès que le besoin s’en fait ressentir, des fans du Football club de Gueugnon, un petit frère devenu pianiste, un cordonnier au grand cœur, une maman qui finalement ne l’ai plus mais qui le restera pour toujours au fond du cœur et aussi de nombreux personnages secondaires qui petit à petit prennent vie, au même titre que tous les autres, car sans le savoir chacun porte une part de l’énigme, un fragment d’un puzzle, découvert par Agnès, suite au décès de sa tante Colette.

Toutes ces histoires entrelacées… que d’émotions j’ai ressenti, toutes ses images qui sont venues me percuter, tel un grand film qui se déroulait sous mes yeux qui en redemandaient encore et encore !

La magie de Valérie a rendu une histoire horriblement triste, magnifique !
Les centaines d’heures d’enregistrement réalisées par Colette sur des cassettes, quelle belle idée… Pendant plusieurs centaines de pages, la voix de Colette m’a captivé, tout comme celle de Blanche… la pauvre Blanche…

Je te remercie, Valérie, pour cet instant savoureux, en dépit de toute la tristesse qui m’a accompagné et continue de m’accompagner encore un peu. Je crois qu’il était nécessaire de passer par là pour justifier toutes ces rencontres extraordinaires…

J’ai lu tout le roman accompagné, de Mozart, de Bach, Chopin, Beethoven, Vivaldi et bien d’autres, mais aussi Alain Souchon, Jean-Jacques Goldman, Bourvil pour ne mentionner qu’eux.

« Tata », un ouvrage captivant qui mérite d’être lu… Un livre qui je l’espère, vous fera autant de bien qu’il m’en a fait.
Ce qui me ferait véritablement rêver à présent ?

Une magnifique mise en scène au cinéma…

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Extraits :

« Trois ans sans entendre le son de sa voix au téléphone, mais là, il y a prescription. Colette est remorte. Ce mot n’existe nulle part. Remourir, ça n’existe pas.
Au début, le début de ma fin, c’est Cornélia, la nounou, qui emmenait notre enfant chez lui, enfin, chez eux. Et c’est Cornélia qui ramenait notre enfant chez moi. L’enfant a quinze ans à présent. Elle se déplace en métro, ou en taxi s’il est tard. »

« Papa me parlait très peu de Colette. Entre eux, c’était doux. Je n’ai jamais assisté à une dispute, au moindre reproche sous-entendu ou à un geste brusque. Il y avait beaucoup de regards et de silences entre eux. Je n’y prêtais pas attention. Les mecs sur leurs motos m’intéressaient bien plus que la relation entre ma tante et mon père. »

« – Faire un film, c’est écrire pour des personnages réels ou de fiction, avec de la lumière, des images, des mots et des sentiments…
– C’est vrai, ajoute Nathalie. Et quand un roman est extra-ordinaire, il contient de la lumière, des images, des mots et des sentiments. Et les personnages deviennent réels parce qu’on s’y attache. »

« J’ai eu envie de pleurer, mais j’avais la joie. La tristesse a essayé de prendre le dessus, mais elle n’a pas réussi, parce que cet instant ressemblait à aucun des instants que j’avais vécus. La lumière, la chaleur, sa présence, la musique, le champagne. Le beau est et restera toujours le plus fort. »

« La jeune femme avec qui tu as passé une nuit après le cabaret est enceinte de cinq mois. Elle ne peut pas garder l’enfant, parce que sa vie privée est très compliquée. Elle vit sous la coupe d’un homme dangereux, c’est nous qui allons élever l’enfant. Je suis enceinte de toi sans l’être. C’est une autre qui porte notre enfant. »

Valérie Perrin est née en 1967 à Remiremont dans les Vosges. Elle grandit en Bourgogne et s’installe à Paris en 1986, puis en Normandie en 1995.

En 2015, elle publie son premier roman Les oubliés du dimanche chez Albin Michel. Traduit dans une dizaine de pays, il obtient 13 prix littéraires dont le Choix des Libraires 2018 et se classe depuis parmi les meilleures ventes au livre de poche.

En 2018 elle connait un succès retentissant avec son deuxième roman, Changer l’eau des fleurs dans lequel elle décrit le quotidien de Violette Toussaint une garde-cimetière en Bourgogne. Ce roman obtient le Prix Maison de la Presse 2018 et le Prix des Lecteurs au livre de poche en 2019. Avec ce deuxième roman, elle rentre dans le classement très fermé du Figaro Littéraire des 10 auteurs les plus vendus en France en 2019.Et figure toujours en tête des ventes internationales : son roman est traduit dans 30 pays dont la Chine, les Etats-Unis et la Russie. Elle est l’auteure la plus vendue en Italie en 2020. Elle travaille à l’adaptation cinématographique de son roman.

Garde-cimetière, fossoyeurs, aides-soignantes en gériatrie, couturières, bistrotiers, Valérie Perrin met en lumière et en poésie la dureté et la beauté des vies de l’ombre. Elle dit qu’elle écrit des romans d’amour construits comme des polars.

Le 31 Mars 2021, elle publiera son troisième roman, Trois aux Éditions Albin Michel dans lequel elle tisse le destin de trois amis d’enfance sur 30 ans.
https://leressentidejeanpaul.com/2021/04/15/trois/

De 2010 à 2018, elle est la coscénariste de Claude Lelouch. Avec lui elle signe : « Salaud, on t’aime » avec Johnny Hallyday et Eddy Mitchell. (Tournage 2013 dans les Alpes) « Un plus Une » avec Jean Dujardin et Elsa Zylberstein. (Tournage en Inde janvier/février 2015). « Chacun sa vie » avec Jean Dujardin, Éric Dupond-Moretti, Béatrice Dalle, Johnny Hallyday, Elsa Zylberstein. (Tournage à Beaune juillet 2016) « Les plus belles années d’une vie » avec Anouk Aimée et Jean-Louis Trintignant (tournage à Deauville en 2018). En 2009, elle publie le carnet de tournage de Ces Amours-là, film de Claude Lelouch, photographies et textes, aux Éditions France Empire. Avant d’écrire des romans et des scénarios, Valérie Perrin a été photographe de plateau, directrice des opérations dans une boite de téléphonie mobile, assistante de direction, vendeuse.

Roman

Frisson Cognitif

Expérience Mortelle au Cœur des Phobies*
de Eymeric Bihan
Broché – 16 mai 2023
Éditeur : Art en Mots

Traiter le mal par le mal…
Au cœur du poumon vert de la planète, Dennis Brown, un riche homme d’affaires PDG d’AnCog S, une entreprise scientifique spécialisée dans l’étude cognitive, se voit expérimenter un traitement révolutionnaire et novateur au coeur d’un centre pour phobique. Avant de proposer son programme de guérison à grande échelle, il veut vérifier son efficacité en se servant de ses employés. Il leur propose une somme d’argent astronomique, en échange ceux-ci devront se confronter à leurs phobies au sein d’attractions conçues spécialement pour eux…

Denis Brown, un entrepreneur, souhaite tester une méthode innovante pour traiter les troubles de la phobie ! Avant de mettre en place son nouveau centre, il prévoit d’abord d’expérimenter ce traitement sur ses employés.

Dès le commencement, Eymeric Bihan manipule judicieusement mes nerfs…

L’idée de « la phobie » est particulièrement inédite, et j’étais enthousiaste à l’idée de savoir jusqu’où l’écrivain allait me conduire. On perçoit rapidement la nécessité d’un travail de recherche pour ce genre de livre, mais…
Nous n’avons pas tous effectué ce travail en question !
Donc, en parallèle de ma lecture, il m’a fallu consulter régulièrement Google pour comprendre les propos d’Eymeric. C’est regrettable, quelques notes par page auraient suffit. Dès ce moment, je me suis retrouvé dans une lecture un peu « laborieuse », nécessitant de me focaliser pour ne pas me perdre, et dans les sauts dans le temps du récit, et dans la tête des différentes personnages qui conduisent le récit…
Je le répète, c’est intéressant mais compliqué et je ne suis vraiment entré dans le roman qu’au bout d’une centaine de pages avec quelques allers/retours.
Ensuite, je trouve que trop de dialogues sont mal retranscrits, où les mots sont mâchés, coupés. On sent bien que c’est une volonté d’Eymeric, mais je n’arrivais pas du tout à me projeter dans ce mode d’élocution.

« Frisson Cognitif », qui constitue le premier volume d’une trilogie, dégage clairement un désir de perfection, voire de perfection excessive.
Des idées remarquables, des personnages captivants, mais tout se déroule trop rapidement malgré un talent qui apparaît entre les lignes. Effectivement, nous explorons un monde inédit, unique et plutôt impressionnant, mais je n’ai malheureusement pas réussi à m’y immerger entièrement.
Cela reste une lecture intense, mais souvent déroutante pour moi. Peut-être parce que je ne me connais pas de phobie référencée ?
Même les grosses araignées velues sont mes amies !

Tentez l’expérience, peut-être l’auteur vous embraquera-t-il là où je n’ai su aller…

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Extraits :

« La recherche minutieuse autour des cognitions est en plein essor depuis plus d’une dizaine d’années, parallèlement aux études menées sur le réchauffement climatique et ses conséquences sur la biodiversité. Mais pour le riche homme d’affaires, seules les découvertes sur les sciences cognitives avaient de l’intérêt. Un intérêt obsessionnel qui tournait autour des neurosciences et de ses complexités taboues au regard de l’opinion générale : la peur de l’inconnu, de l’irrationnel, de la folie découlant de la défaillance cérébrale… et tout un tas d’autres facteurs repoussés par l’individu lambda. »

« Hors d’haleine et meurtri, il trébucha de nouveau. Ses poursuivants se rapprochaient inexorablement. Il le sentait. Ils n’allaient pas tarder à le rattraper. Il se releva tremblant, fiévreux, mais surtout inquiet. Ces individus, armés d’arcs et cannibales avaient tué ses collègues et amis, et maintenant, ça allait être son tour… »

« … Les gens se plaignent du changement climatique et de ses effets mortels, humains, animaliers ou végétaux, mais ne font rien pour y remédier… Il faut savoir utiliser les ressources du cerveau de temps en temps au lieu de ne penser que par l’argent ou le confort matériel.
Rebecca Miller contempla finalement son tout nouveau vernis, assorti à la couleur de sa robe, en semblant là avoir un réel intérêt pour la ch
ose. »

Eymeric Bihan, 30 ans, est actuellement en poste hébergement au sein d’une maison de retraite dans les Pyrénées, à Saint Lary Soulan.
Suite à une imagination débordante depuis tout petit et à une succession de soucis personnels, il s’est pour ainsi dire plongé dans l’écriture. Tout a commencé par des chansons en anglais, de part son attrait pour la culture américaine. Puis l’écriture a dévié sur des scénarios, des nouvelles pour enfin toucher la construction d’un roman.
Avec Frisson Cognitif, il signe là, la première trilogie, dans le genre littéraire du Cosy Mystery.
Avec les paysages Pyrénéens qui l’entourent, il a de quoi nourrir son inspiration.

Roman

Seine criminelle

de Pascal Marmet
Poche – 13 juin 2024
Éditions : M+

Septembre 2017. À quelques jours du transfert du 36 quai des Orfèvres vers la rue du Bastion, le commandant François Chanel rassemble une équipe atypique pour arrêter un serial killer qui noie des gens dans la Seine. Ce nouvel opus des enquêtes du commandant décode les travers de cette intelligence artificielle aux conséquences déconcertantes et offre au lecteur une déclaration d’amour à la Seine qui tient ici un rôle magistral avec ses bouquinistes, véritables âmes de Paris.

Rares sont les polars scientifiques et amoureux, précieuses sont les intrigues addictives fouillant dans les courants tourmentés de notre siècle.

Ce troisième volet des enquêtes magistrales de Chanel en eaux troubles, décortique le génie de son adversaire, un criminel redoutable et inoubliable.

J’avais bien aimé les deux premiers ouvrages qui relataient de la vie du Commandant François Chanel, mais je dois reconnaître que celui-ci m’a complètement emporté.

Tout d’abord, en raison du fait que ce polar rende un bel hommage aux classiques de la littératures policières, mais aussi à notre métropole, et en particulier à la Seine, qui devient presque un personnage à part entière, parce que l’auteur nous plonge dans une atmosphère parisienne et dans ses fragments d’histoires, avec beaucoup de répartie, riche en expressions très illustrées et pleine de petits détails.

Un livre qui m’a complètement fasciné par tous ses aspects, en particulier pour son aspect « Polar 2.0 ». Son réalisme est si intense qu’il en devient effrayant lorsqu’il confronte la souffrance et le désarroi humains face à l’intelligence artificielle et tout ce qui en résulte.

Remarquablement complexe, tout y est minutieusement décrit et orchestré, d’une main de maître.
Cela s’applique également aux personnages de ce roman, et ils sont nombreux !
Il vous faudra vous accrocher, heureusement Pascal a pris les mesures appropriées pour approfondir nos connaissances sur ces derniers.
On retrouve bien sûr le Commandant François Chanel, qui demeure non seulement élégant et méticuleux, mais également passionné par la mission de cette nouvelle équipe très hétéroclite composée de six enquêteurs, “hommes/femmes”, qu’on lui impose dans cette enquête complexe impliquant une augmentation soudaine de noyés dans la Seine, ayant tous des points communs. Chaque personnage est développé avec une multitude de détails, parcours professionnel, leur origine, leur force et leur faiblesse, leurs savoir-faire ou leurs intuitions, nous donnant ainsi l’opportunité de progresser avec eux tout au long de leurs recherches, comme si nous participions directement à l’enquête..

Pascal nous dévoile une intrigue tout en suspense, chargée de surprises, de rebondissements et d’événements surprenants.
Non seulement ce troisième volet des enquêtes de François Chanel ravira les passionnés de thrillers psychologiques, mais il incarne également pour moi, un polar extrêmement contemporain qui est hors du commun, qui fusionne l’homme et la technologie tout en transcendant les conventions traditionnelles du genre policier, que j’ai lu jusqu’à présent.
Les surprises se succèdent à toute vitesse, en quête de cet assassin complètement invisible, redoutable et chargé de mystère, pour nous mener vers une révélation finale, particulièrement réussie à mon goût.

Bravo et mille mercis Pascal, pour ta confiance renouvelée.

Extraits :

« Avec sa gueule d’atmosphère, ses paupières lourdes et sa gouaille, la blonde incendiaire aux cheveux courts buvait un thé avec la tête de Dark Vador dessinée sur son mug.
D’une voix de confidence, elle se lança dans un monologue faussement léger dont elle avait le secret.

– Depuis plus d’un siècle, les paroliers déclarent régulièrement leur amour à la Seine. Deux mille chansons à la gloire d’un fleuve, c’est beau, non ? Les poètes ont même donné une appellation à ce genre musical : l’air de Paris. Quelle imagination ! »

« À la sortie du métro Pont Neuf, une bande d’adolescentes venues des confins d’Europe de l’Est l’accostèrent. Chanel leva les yeux au ciel, souffla lentement. Elles étaient fraîches, mal éduquées, agressives, presque heureuses d’être libres sur ce terrain de jeu à ciel ouvert. Vol à la tire en journée, prostitution en soirée. Personne ne pouvait imaginer leur misérable condition de vie, encore moins leur histoire de femmes soumises à la brutalité d’hommes de peu de foi. »

« – J’hésite encore à choisir un camp, monsieur. Cela dépendra. Ce qui se passera ici, la façon dont se terminera cette affaire ou comment la justice sera rendue déterminera ma voie future.
– En quoi cette affaire influerait-elle dans vos hésitations ?
– Je ne peux répondre à cette question. Je sais juste qu’aujourd’hui avec dix photos de vous et trente secondes de votre voix, je peux faire un clone numérique parfait pour manipuler votre quotidien, voire vous enfermer pour un meurtre dont vous êtes parfaitement innocent en prouvant que vous avez commis le pire des crimes. Je suis potentiellement une personne hautement dangereuse pour l’équilibre de notre société. Ou pas. Tout dépendra.
– Qui êtes-vous vraiment ?

– Je ne sais pas. Peut-être suis-je le monde que votre génération a laissé agoniser derrière elle. »

« KA glissa, haletante le long du mur.
– Regardez-moi, KA, c’est une crise de panique, il suffira de l’affronter, calez-vous sur ma voix, gonflez votre ventre, respirez fort, expirez lentement, oui, laissez venir, tout doux.
– J’ai arrêté les médicaments, alors la vie, ça fait peur sans béquilles chimiques. »

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L’auteur : Pascal Marmet, est écrivain, romancier, chroniqueur radio.

Après ses études, par rapport à sa famille, il a choisi la voie des affaires. Il a dirigé une entreprise pendant de nombreuses années. Propriétaire d’un hôtel à Nice, il a conjugué sa passion pour l’écriture à son métier d’hôtelier.
Aujourd’hui, il est écrivain à part entière, chronique des auteurs sur une radio Fm (Agora côte d’azur) et organise des rencontres littéraires avec des invités de marque.

Le roman du parfum (2012) a été récompensé par la critique et honoré par un Prix littéraire, le prix spécial du Jury Albayane 2013.

Tiré à quatre épingles (2015), un polar avec dans le rôle principal le commandant Chanel, a obtenu le Prix Cœur de France 2016.

Exécution (2022), où l’on retrouve le commandant Chanel dans une nouvelle enquête.
https://leressentidejeanpaul.com/2023/01/24/execution/

Commandant François Chanel (2023)
https://leressentidejeanpaul.com/2023/07/10/commandant-francois-chanel/

Onze Cahiers (2024)
https://leressentidejeanpaul.com/2024/09/17/onze-cahiers/

Il vit depuis 2016 à Cagnes-sur-Mer où il se consacre à l’écriture d’une série policière avec un héros récurrent, le commandant François Chanel qui officie au 36, quai des Orfèvres à Paris. Cette série est une fiction, inspirée de faits réels.