Émotion, Histoire, Philosophique, Roman

La pomme ne tombe jamais loin de l’arbre

Marion Denesle (Auteur)
Broché – 24 mars 2020
Éditeur : Independently published

Et si je vous disais qu’une partie de votre histoire s’est créée bien avant votre naissance ? Vous êtes sceptique ?
Léo, jeune adulte de 23 ans mal dans sa peau, n’y croyait pas non plus, avant de retrouver un carnet appartenant à son grand-père dans la maison familiale, après une chute de ce dernier. Cette découverte et sa rencontre avec l’infirmière s’occupant de son aïeul seront pour Léo le début d’un questionnement personnel : Qui était George, élève sourd élevé dans un institut catholique ou encore Michael, peintre des années folles que son grand-père a dépeint dans cet étrange carnet ? Et pourquoi l’infirmière s’évertue à penser que son grand-père a caché toute sa vie sa véritable identité ? Entre récits inventés, rêves inachevés et étranges découvertes, Léo comprendra que c’est finalement sa propre vie qui est impliquée et qu’il n’y a qu’un pas entre fiction et réalité. Commencera alors pour lui une quête, celle de la vérité, sur lui, mais aussi sur ces inconnus du passé.

Thème peu connu du grand public, j’aborde dans ce livre la notion de psychogénéalogie qui rend hommage au proverbe qui en fait le titre du livre : « La pomme ne tombe jamais loin de l’arbre ».

 

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Bonjour à toutes et à tous…

Certains romans sont voulus.
D’autres sont attendus…
Et puis il y a ceux qui vous tombent du ciel par hasard !
Mais sont-ils vraiment des hasards ?

Ce roman est donc véritablement venu à moi. Alors que je ne m’y attendais pas.

Quel magnifique premier roman !
Du style, de la maitrise et une écriture très fluide qui m’a tenu en haleine jusqu’à la fin.

Marion m’a emmené comme Léo à travers une enquête “généalogique” pleine de rebondissements au fil de l’histoire. Je l’ai dévoré comme si c’était d’un polar… Mais pas n’importe lequel. Ici, pas de meurtres, pas de sang, pas de coupables.

Ou plutôt, oui !
Il y a bien des coupables, mais ils sont partout.
Ce sont vos parents, vos grands-parents, vos oncles, vos tantes. Désormais plus personne n’est innocent…
À travers plusieurs générations, l’auteur et tous ses personnages, nous met au défi de savoir où elle va, elle joue avec nous et retombe à chaque fois sur ses pieds. Histoire gigogne qui va vous mener là où vous ne l’attendez pas et ce sera à chaque fois une véritable surprise.

Qui est qui ?

Quel lien existe-t-il entre Michael, jeune peintre homosexuel, Rose internée dans un asile psychiatrique car elle entend des voix, William le grand-père bègue, M. et Mme Sadioce, tous les deux sourds et Léo qui souffre de dysorthographie ?

Ne cherchez pas… Ne cherchez plus !
La solution se trouve uniquement dans ce roman très poétique porté par l’amour d’une jeune infirmière…

Si vous êtes comme moi, vous n’aurez de cesse de faire des recherches en parallèle de votre lecture. Et comme moi vous serez alors surpris au fur et à mesure. Est-ce bien un roman que je viens de terminer ? Je me pose encore tout un tas de questions. Finalement nous devrions tous être concernés.

Pour moi, il y aura, un avant et un après “La pomme ne tombe jamais loin de l’arbre” !

Merci Marion pour cette aventure hors du commun.

Coup de cœur, à lire absolument !

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Extrait :

« Je me réveillais quelque temps plus tard, tiré du lit par le froid et la faim. La nuit était tombée et l’odeur d’humidité se faisait plus présente encore. Paul lisait toujours dans son coin, sa lampe à huile se mouvant sur les murs du dortoir et créant des formes imaginaires. Je l’observais, il paraissait toujours la calme indifférent, comme si rien ne l’impactait. Je ne savais pas s’il avait des frères les sœurs, mais la solitude qui émanait de lui me faisait penser que non. Peut-être trouvait-il du réconfort dans les livres. Je le voyais froncer les sourcils de temps à autre, et je souris en découvrant qu’il avait un tic, celui de se toucher le sourcil dès qu’il réfléchissait. Père Léopold interrompit ma contemplation en pénétrant dans le dortoir :
– L’heure du dîner a sonné, dit-il. Il se mit alors à rire, et n’eut nul besoin d’expliquer pourquoi, nous nous esclaffions déjà. C’était un comble pour nous qui étions sourds, que d’entendre l’heure du dîner sonner. »

 

La pomme ne tombe jamais loin de l'arbre