Émotion

Je revenais des autres

de Mélissa Da Costa
Broché – 5 mai 2021
Éditeur : Albin Michel

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Philippe a quarante ans, est directeur commercial, marié et père de deux enfants. Ambre a vingt ans, n’est rien et n’a personne. Sauf lui.
Quand submergée par le vide de sa vie, elle essaie de mourir, Philippe l’envoie loin, dans un village de montagne, pour qu’elle se reconstruise, qu’elle apprenne à vivre sans lui. Pour sauver sa famille aussi.
Je revenais des autres est l’histoire d’un nouveau départ. Le feuilleton d’un hôtel où vit une bande de saisonniers tous un peu abîmés par la vie. Le récit de leurs amitiés, doutes, colères, rancoeurs, amours aussi.
Le roman des autres, ceux qu’on laisse entrer dans sa vie, ceux qui nous détruisent mais surtout ceux qui nous guérissent.

“On abandonne [les personnages] avec regret. Un panorama […] qui ravira les amoureux du cinéma de Cédric Klapish.” Lire-Le Magazine Littéraire

“Je revenais des autres est un très beau roman qui rappelle avec lucidité et intelligence que c’est toujours dans le regard et l’écoute des autres que l’être humain puise sa force et sa grandeur” L’Avenir

“Un livre touchant. Une ode à la résilience. À lire absolument” Le Progrès

 

2021_056- da Costa Mélissa - Je revenais des autres

 

Tout d’abord je tenais à remercier Caroline Vallat pour ce roman… Dès sa réception, je me suis douté que le livre que je tenais entre mes mains n’était pas banal et allait me marquer !

« Je revenais des autres » fait parti de ces romans que je n’ai pas pu lâcher, une fois commencé. De plus, je dois avouer que c’est le cœur triste, qu’à la dernière page tournée, j’ai quitté Ambre et tout ses amis… Quelques pages de plus n’auraient pas été pour me déplaire.

Ambre a vingt ans, elle la vie devant elle. Trop maquillée, trop alcoolisée, et triste de ne pas être aimée comme elle le souhaiterais, elle a tout quitté, ses études, sa famille, ses amis. Elle est la maîtresse de Philippe, un homme marié, qui l’entretient dans un petit studio qu’il a pris pour partager leurs ébats sexuels plus facilement. Elle ne se sent pas aimé suffisamment.
Un jour, il arrive ce qui devait arriver, elle n’en peut plus de cette situation et s’ouvre les veines…
Sauvée de justesse par Philippe, il décide de l’envoyer à Arvieux, un petit village des Hautes-Alpes, travailler dans un hôtel, afin qu’elle se reconstruise dans un autre milieu, afin qu’elle apprenne à revivre, parmi un groupe de saisonniers, en tant que serveuse. Ambre fera la connaissance de ceux qui partageront sa nouvelle vie et habiteront avec elle au 3e étage de cet hôtel. Tim, Andréa, Rosalie, Sophie… et bien d’autres…

« Je revenais des autres”, c’est l’histoire de ce nouveau départ, de cette reconstruction, d’une résurrection peut-être ? C’est un récit d’amitiés, d’amour aussi, de doutes, de colères et de pardons.
C’est fort, c’est puissant ! Doux et dur à la fois.
Ce n’est pas un “feel good” dans le vrai sens du terme, mais finalement n’est-ce pas ça la vie, un enchainement de hauts et de bas ?

Je découvre Mélissa Da Costa avec ce roman. Elle m’a touché, m’a captivé et m’a fait pleurer aussi. Mais en dépit de certains passages « tristes », c’est un véritable un hymne à la vie !
Je suis persuadé que ce roman pourra toucher une multitude de gens, tant les sujets abordés sont différents. Abandon familial, abandon sentimental, le silence, le besoin d’aimer, celui d’être aimé, l’amitié, le partage, le don de soit… Tout est là, caché entre les lignes. Il ne tient qu’a vous de suivre Ambre dans ce bel hôtel où l’humanité y est puissante et omniprésente… Ambre avait juste besoin qu’on lui tende la main.

Que d’émotions, nouveau coup de cœur pour moi !
J’ai bien l’intention de lire très vite les deux premiers romans de Mélissa…

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Extraits :

« Quand j’étais petite, je m’amusais un petit jeu. Je m’imaginais que j’avais le pouvoir d’arrêter le temps sur le moment de mon choix, pour pouvoir en profiter. Je me demandais sans cesse : « Est-ce maintenant ? Est-ce que j’aimerais appuyer sur pause ? » Et puis, je me disais qu’il y aurait d’autres moments plus heureux. Ce n’était jamais totalement parfait. Je n’avais droit qu’à une seule pause, pour toute ma vie, alors il fallait bien la choisir. J’ai arrêté ce petit jeu quand je suis entrée au lycée, je crois, plus ou moins.
Et puis l’autre jour, on rentrait d’un après-midi ski : Gabriel, Rosalie, Sophie dans le porte-bébé, Anton, Tim et moi. On est passés à l’appartement de Gabriel puisqu’on avait deux heures devant nous avant de reprendre le service. On avait tous pris des coups de soleil et on était affamés. Je donnais le biberon à Sophie, sur le canapé. Rosalie et Tim préparaient une salade de fruits dans la cuisine. Rosalie riait aux éclats, je l’entendais depuis le salon. Gabriel avait mis de la musique : il avait acheté un nouvel album qu’il voulait nous faire écouter. Anton était accroupi devant la chaînes hi-fi et ils discutaient d’un groupe de rock je crois. Et ça m’est revenu d’un coup, comme ça, sans prévenir, le petit jeu de la pause. Je me suis dit : “Ça, c’est un moment parfait”. »
…/…
« Longtemps j’ai cru qu’être heureux, c’était trouver une stabilité, vivre un bonheur sans tâche, jamais troublé, jamais questionné. Ne pas faire de vagues. Finalement, j’ai compris que être heureux, ça peut être au contraire choisir de faire table rase du passé, perdre des gens pour prendre le risque de rencontrer d’autres. Être heureux, c’est quelque chose qu’on obtient quand on a eu le courage de tout envoyer balader et qu’on a pris le risque de tout recommencer à zéro. Être heureux, ce n’est pas la sérénité, le calme et le bonheur sans vague. C’est au contraire être capable de tout faire voler en éclats, de tout remettre en question, toute sa vie si on le souhaite. »

 

 

Mélissa Da Costa, 30 ans, romancière française, a conquis son public avec son premier roman “Recherche compagnon(ne) de voyage pour ultime escapade” (2017), sorti en librairie sous le titre “Tout le bleu du ciel” (2019). Salué par la presse, il a reçu le prix du jeune romancier au salon du Touquet Paris Plage. Elle s’est imposée très vite comme une auteure incontournable. Ses deux autres romans, “Les Lendemains” et “Je revenais des autres” sont des best-sellers.

Après des études d’économie et de gestion à l’Institut d’administration des entreprises de Lyon (IAE) (2008-2011), elle est chargée de communication dans le domaine de l’énergie et du climat.

Elle suit également des formations en aromathérapie, naturopathie et sophrologie.

Émotion, Histoire, Philosophique, Roman

La pomme ne tombe jamais loin de l’arbre

Marion Denesle (Auteur)
Broché – 24 mars 2020
Éditeur : Independently published

Et si je vous disais qu’une partie de votre histoire s’est créée bien avant votre naissance ? Vous êtes sceptique ?
Léo, jeune adulte de 23 ans mal dans sa peau, n’y croyait pas non plus, avant de retrouver un carnet appartenant à son grand-père dans la maison familiale, après une chute de ce dernier. Cette découverte et sa rencontre avec l’infirmière s’occupant de son aïeul seront pour Léo le début d’un questionnement personnel : Qui était George, élève sourd élevé dans un institut catholique ou encore Michael, peintre des années folles que son grand-père a dépeint dans cet étrange carnet ? Et pourquoi l’infirmière s’évertue à penser que son grand-père a caché toute sa vie sa véritable identité ? Entre récits inventés, rêves inachevés et étranges découvertes, Léo comprendra que c’est finalement sa propre vie qui est impliquée et qu’il n’y a qu’un pas entre fiction et réalité. Commencera alors pour lui une quête, celle de la vérité, sur lui, mais aussi sur ces inconnus du passé.

Thème peu connu du grand public, j’aborde dans ce livre la notion de psychogénéalogie qui rend hommage au proverbe qui en fait le titre du livre : « La pomme ne tombe jamais loin de l’arbre ».

 

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Bonjour à toutes et à tous…

Certains romans sont voulus.
D’autres sont attendus…
Et puis il y a ceux qui vous tombent du ciel par hasard !
Mais sont-ils vraiment des hasards ?

Ce roman est donc véritablement venu à moi. Alors que je ne m’y attendais pas.

Quel magnifique premier roman !
Du style, de la maitrise et une écriture très fluide qui m’a tenu en haleine jusqu’à la fin.

Marion m’a emmené comme Léo à travers une enquête “généalogique” pleine de rebondissements au fil de l’histoire. Je l’ai dévoré comme si c’était d’un polar… Mais pas n’importe lequel. Ici, pas de meurtres, pas de sang, pas de coupables.

Ou plutôt, oui !
Il y a bien des coupables, mais ils sont partout.
Ce sont vos parents, vos grands-parents, vos oncles, vos tantes. Désormais plus personne n’est innocent…
À travers plusieurs générations, l’auteur et tous ses personnages, nous met au défi de savoir où elle va, elle joue avec nous et retombe à chaque fois sur ses pieds. Histoire gigogne qui va vous mener là où vous ne l’attendez pas et ce sera à chaque fois une véritable surprise.

Qui est qui ?

Quel lien existe-t-il entre Michael, jeune peintre homosexuel, Rose internée dans un asile psychiatrique car elle entend des voix, William le grand-père bègue, M. et Mme Sadioce, tous les deux sourds et Léo qui souffre de dysorthographie ?

Ne cherchez pas… Ne cherchez plus !
La solution se trouve uniquement dans ce roman très poétique porté par l’amour d’une jeune infirmière…

Si vous êtes comme moi, vous n’aurez de cesse de faire des recherches en parallèle de votre lecture. Et comme moi vous serez alors surpris au fur et à mesure. Est-ce bien un roman que je viens de terminer ? Je me pose encore tout un tas de questions. Finalement nous devrions tous être concernés.

Pour moi, il y aura, un avant et un après “La pomme ne tombe jamais loin de l’arbre” !

Merci Marion pour cette aventure hors du commun.

Coup de cœur, à lire absolument !

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Extrait :

« Je me réveillais quelque temps plus tard, tiré du lit par le froid et la faim. La nuit était tombée et l’odeur d’humidité se faisait plus présente encore. Paul lisait toujours dans son coin, sa lampe à huile se mouvant sur les murs du dortoir et créant des formes imaginaires. Je l’observais, il paraissait toujours la calme indifférent, comme si rien ne l’impactait. Je ne savais pas s’il avait des frères les sœurs, mais la solitude qui émanait de lui me faisait penser que non. Peut-être trouvait-il du réconfort dans les livres. Je le voyais froncer les sourcils de temps à autre, et je souris en découvrant qu’il avait un tic, celui de se toucher le sourcil dès qu’il réfléchissait. Père Léopold interrompit ma contemplation en pénétrant dans le dortoir :
– L’heure du dîner a sonné, dit-il. Il se mit alors à rire, et n’eut nul besoin d’expliquer pourquoi, nous nous esclaffions déjà. C’était un comble pour nous qui étions sourds, que d’entendre l’heure du dîner sonner. »

 

La pomme ne tombe jamais loin de l'arbre