Émotion, Drame, Polar, Suspense, Thriller psychologique

Les Chiens de Détroit

de Jérôme Loubry
Broché – 11 octobre 2017
Éditeur : Calmann-Lévy

DÉTROIT A PERDU SES REPÊRES.
SES HABITANTS L’ABANDONNENT.
SES ENFANTS DISPARAISSENT.

2013, à Détroit. Cette ville qui a été la gloire de l’Amérique n’est plus qu’une ruine déserte, un cimetière de buildings.
Cette nuit-là, la jeune inspectrice Sarah Berkhamp mène le groupe d’intervention qui encercle une maison et donne l’assaut. Mais aucun besoin de violence, le suspect attend, assis à l’intérieur. Il a enlevé cinq enfants. Et il est sans doute le Géant de brume, le tueur insaisissable qui a laissé derrière lui sept petits corps, il y a quinze ans. Alors pourquoi supplie-t-il Sarah : « Aidez-moi… » ?
L’histoire s’ouvre donc avec l’arrestation du coupable. Et pourtant, elle ne fait que commencer. À Détroit, personne n’est innocent…

«Rarement un personnage sombre comme le Géant de brume
m’aura marquée et glacé le sang à ce point.»
Caroline Vallat, libraire, FNAC Rosny 2.

UNE INTRIGUE MAGISTRALEMENT
ENTRELACEE JUSQU’A LA FIN,
BOULEVERSANTE.

Avec Les Chiens de Détroit, de Jérôme Loubry, j’ai plongé dans une enquête aussi sombre qu’oppressante.
Tout commence en 1998, lorsque l’inspecteur Stan Mitchell tente de comprendre une série de disparitions d’enfants. Malgré sa ténacité et des recherches approfondies, aucune véritable piste ne se dessine. Puis un deuxième enfant est retrouvé mort dans les mêmes circonstances… Le coupable, lui, reste insaisissable.

Quinze ans plus tard, en 2013, alors que les disparitions recommencent, les vieux démons de Stan ressurgissent. Hanté par cette affaire qui ne l’a jamais vraiment quitté, il redoute de voir l’histoire se répéter.
Y aurait-il un lien entre les événements de 1998 et ceux d’aujourd’hui ? C’est ce que Stan devra découvrir avec Sarah Berkhamp, sa nouvelle partenaire.
Deux flics cabossés, marqués par leur passé et leurs propres blessures, vont devoir affronter ensemble leurs démons. Un duo improbable face à une présence terrifiante, le mystérieux « Géant de brume ».
Mais dans ce roman, un autre personnage occupe une place essentielle. Détroit elle-même. Une ville déchue, abandonnée par nombre de ses habitants, avec ses maisons désertées et ses rues noyées dans la brume.

Jérôme m’a véritablement mené en bateau avec une narration alternant entre passé et présent. Les chapitres courts, tendus et parfaitement rythmés m’ont poussé à tourner les pages sans relâche. Les révélations arrivaient au compte-gouttes, juste assez pour entretenir le doute et faire naître de nouvelles questions. Et lorsque le twist final est arrivé, je dois bien reconnaître que je ne l’avais pas vu venir.

J’ai particulièrement apprécié les personnalités de Stan et Sarah, deux personnages fragiles mais profondément attachants. L’écriture est fluide, très descriptive, et contribue énormément à cette atmosphère étouffante. J’ai aimé cette sensation de me perdre avec eux dans les rues abandonnées de Détroit, à la recherche des enfants disparus…

J’ai toutefois trouvé la fin un peu trop rapide, même si elle m’a surpris et laissé plusieurs questions en tête. Pour un premier roman, Les Chiens de Détroit est pour moi une très belle découverte.
Un thriller sombre, efficace et particulièrement immersif, qui m’a donné envie de suivre Jérôme Loubry.

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Extraits :

« La voiture de police n° 18 quitta le parking souterrain du central et se jeta avec détermination dans les rues de Détroit. Une pluie agressive l’y accueillit. Elle la fouetta de ses larmes, adjurant ses deux passagers de ne pas s’enfoncer davantage dans l’horreur, leur murmurant de retourner vers le confort ouaté d’une vie qui pourtant n’existait plus.
Sarah Berkhamp observait la ville par la vitre. La lumière humide et déclinante de cette fin de journée déposait sa couverture sombre alors que des feux follets apparaissaient timidement à l’intérieur des habitations.
À sa gauche, Stan, son partenaire, poussait des jurons à chaque ralentissement du trafic.
Le temps pressait.
Une semaine d’enquête.
Des nuits à traquer l’ombre d’un géant sans jamais la frôler. »

« Le premier corps fut retrouvé par un joggeur aux abords de Palmer Park.
C’était un dimanche matin, une pluie fine et inconstante s’échappait des nuages anémiques. Détroit se réveillait à peine. Elle le serait entièrement dans quelques heures, lorsque le cri d’une mère reconnaissant le cadavre de son enfant résonnerait au plus profond de ses entrailles. »

« Le terme redouté devint une réalité.
« Le serial killer court toujours ». Tel fut le titre, en première page du Detroit Free Press, assortie d’une photo du troisième enfant mort. La victime était cette fois une petite fille, ce qui laissa perplexes les spécialistes de plus en plus nombreux à donner leur avis. Pour eux, l’assassin aurait dû ne viser que des garçons. C’était le schéma classique. Un tueur en série, une catégorie de cible privilégiée. Une section spéciale du douzième district fut créée et dédiée uniquement à la traque du tueur d’enfants. »

Jérôme Loubry est un écrivain français.

Il a d’abord travaillé à l’étranger et voyagé tout en écrivant des nouvelles. Il travaille dans le milieu de la restauration jusqu’en 2016, date à laquelle il décide de devenir écrivain. Il se lance dans le monde de la littérature et du polar en 2017.

L’éditrice de Guillaume Musso reconnait son talent et Jérôme Loubry publie aux éditions Calmann-Levy son premier roman, Les chiens de Détroit qui le propulse en 2018 Lauréat du Prix Plume Libre d’Argent.

En 2018 il est déjà considéré comme l’un des auteurs de polars français les plus prometteurs par le journal « Le Parisien ».

Le douzième chapitre, son deuxième thriller paru en 2018, reçoit le prix Polar de Mauves-en-noir. Il obtient le Prix Cognac du meilleur roman francophone 2019 pour Les Refuges. Son livre, Le Chant du silence, paru en 2023, est « un roman puissant, hypnotique, universel », selon France Info Culture.

Jérôme Loubry vit à Valensole dans les Alpes-de-Haute-Provence.

Facebook : www.facebook.com/loubryjerome/

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