de Eléonore De Saphir
Broché – 21 mai 2026
Éditeur : autoédition

ET SI UN ANCIEN POÈME
NE RACONTAIT PAS SEULEMENT UNE HISTOIRE,
MAIS PORTAIT UNE ARCHITECTURE INTÉRIEURE ?
Le Chevalier à la peau de tigre est l’un des plus grands chefs-d’œuvre de la littérature géorgienne. Depuis le XIIe siècle, il traverse les générations comme un poème d’amour, de fidélité, de courage et de retour.
Mais si ce texte portait aussi autre chose ?
Une carte intérieure.
Un code de transformation.
Une architecture secrète de la parole, du désir, de la douleur, de la force et de l’amour.
Dans ce livre, Eléonore De Saphir propose une lecture profonde et inédite de l’œuvre de Chota Roustavéli : 64 lois de sagesse pour retrouver son axe, purifier sa parole, traverser la douleur, reconnaître sa force blessée et revenir à son royaume intérieur.
Ce livre ne se lit pas.
Il se traverse.

Il y a quelques semaines, Eléonore De Saphir est entrée en contact avec moi afin de me proposer une lecture. Le code du Royaume intérieur. Ne connaissant pas l’autrice, j’ai recherché sur Internet qui elle était, et surtout de quoi parlait son ouvrage. Très vite j’ai été piqué et j’ai accepté avec plaisir ce recueil philosophique qui décline sous forme de 64 lois, emprunt de valeurs et de réflexions, un ancien poème Georgien… Je l’ai reçu quelques jours plus tard.
J’ai commencé à le lire comme à mon habitude, mais très vite je me suis rendu compte que ce type d’ouvrage nécessitait un rythme différent de lecture, qu’il ne se lisait pas d’une traite et surtout qu’il devait se lire au calme. Je l’ai repris du début à raison de deux ou trois chapitres par jour, le découvrant ainsi par étapes, en prenant le temps de laisser infuser certaines idées et d’y revenir si besoin…
Le poème, « Le chevalier à la peau de tigre”, inspiré du chef-d’œuvre médiéval de Chota Roustavéli, raconte les aventures de deux amis qui vont parcourir l’Arabie et l’Inde en quête d’une femme.
Décliné en 64 lois, entre analyse, et véritable réflexion sur la vie intérieure, la lecture n’est pas d’un abord facile. Chaque chapitre éclaire une expérience humaine différente. L’amour, la parole, la blessure, la dignité, la peur, la liberté, la responsabilité et plus encore. Mais heureusement dans cette réflexion philosophique, Eléonore nous propose à chaque fin de chapitre des pistes sous formes de questions qui m’ont aidé au fur et à mesure à me recentrer sur ce qui est important pour une analyse personnelle grâce à des questions concrètes.
Je me suis laissé guider dans ce voyage spirituel, qui ne donne pas de réponses toutes faites, mais qui invite à se poser celles qui sont essentielles.
Voilà, je l’ai terminé. Je n’avais jamais mis autant de temps à lire un livre et je sais déjà qu’il restera à porté de main. je le relirai de temps en temps, certains passages, par-ci, par-là et laisserais mûrir le fil de mes réflexions…
Un livre à lire lentement, à méditer, à reprendre…
Une très belle découverte.
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Extraits :
« Chota Roustavéli a créé ce poème immortel à l’époque où la Géorgie se tenait dans son âge d’or et où le pays était gouverné par Tamar — une femme que le peuple géorgien, aujourd’hui encore, ne nomme pas reine, mais roi : le roi Tamar. Dans ce seul mot se révèle déjà tout l’esprit d’une époque : une force qui dépasse le sexe; un respect qui traverse la forme ; une souveraineté qui ne se réduit pas au fait de siéger sur un trône, mais qui relève d’une hauteur intérieure. C’est à Tamar que Roustavéli dédia son poème. »
« Les récits transmis disent qu’il aimait Tamar — en silence, sans bruit, sans jamais le dire. Peut-être n’est-ce qu’une légende. Peut-être la mémoire du peuple a-t-elle lu ainsi ce feu caché qui se sent dans les vers du poème. Mais une chose est claire : dans Le Chevalier à la peau de tigre, la femme n’est pas un être faible dont le rôle serait seulement d’aimer ou d’attendre. Ici, la femme gouverne. Elle porte le choix. Elle est source de volonté. Elle ouvre le chemin.
Elle est la force placée au centre du royaume. »
« L’amour élève. Le désir, souvent, s’approprie. L’amour protège. Le désir, souvent, dénude. L’amour est fidèle. Le désir change vite de visage. L’amour supporte même le silence. Le désir exige une confirmation constante. L’amour garde la dignité. Le désir, souvent, fait tomber l’être humain plus bas que lui-même. »
« Ne confondez pas l’amour et la passion.
Si aujourd’hui vous voulez une chose et demain une autre, n’appelez pas cela un amour élevé. Si vous n’aimez une personne que lorsqu’elle sert votre désir, ce n’est pas de l’amour. Si votre sentiment blesse la dignité de l’autre, ce n’est pas de l’amour. Si votre parole rabaisse l’être aimé, ce n’est pas de l’amour. »
« Si quelqu’un vous dépasse, voyez-le. Ce n’est pas votre humiliation. Peut-être est-ce précisément là que commence votre renouvellement. Un être intérieurement fort ne s’effondre pas devant la supériorité de l’autre. Il apprend ou se trouve la nouvelle force, où se trouve la meilleure précision, où l’ancienne représentation doit céder sa place. »

Eléonore De Saphir est une autrice indépendante dont l’écriture explore la conscience, la liberté intérieure, la parole, l’amour et les mécanismes qui façonnent l’être humain.
Son travail se situe à la croisée de la littérature, de la philosophie et de l’introspection. Elle ne cherche pas à rassurer, mais à éveiller.
Ses textes sont conçus comme des déclencheurs — des outils de lucidité pour celles et ceux qui refusent de vivre en mode automatique et choisissent d’habiter pleinement leur liberté.
Dans Le Code du Royaume intérieur, elle propose une lecture contemporaine et initiatique du Chevalier à la peau de tigre, le grand poème géorgien du XIIe siècle de Chota Roustavéli, à travers 64 lois consacrées à l’unité et à la souveraineté intérieures.
Elle vit et écrit en France.
