Émotion, Philosophique, Roman

Tout ce que tu vas vivre

Tout ce que tu vas vivre
de Lorraine Fouchet (Auteur)
Poche – 7 mars 2019
Éditeur : Héloïse d’Ormesson

Le cœur du père de Dom cesse de battre dans les bras d’une femme qui s’éclipse après avoir ouvert aux secours. Orphelin à quinze ans, Dom tente de recoller les morceaux et se lance sur la piste de cette mystérieuse amoureuse.

Mais un nouveau coup de tonnerre éclate lorsqu’il reçoit les condoléances d’un inconnu qui aurait rencontré ses parents en Argentine, juste avant la naissance de leur fille. Seulement voilà, Dom est fils unique ! Cette révélation fracassante en entraîne d’autres qui le conduisent à quitter son île de Groix pour aller doubler le cap Horn, au pays des glaciers bleus, à la recherche de la vérité.

Porté par une écriture lumineuse et pleine de surprises, ”Tout ce que tu vas vivre” est un condensé d’optimisme où l’espoir triomphe face aux aléas de la vie. Un roman d’une savoureuse tendresse.

 

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Bonjour à toutes et à tous…

Ce livre, comme tous ceux de Lorraine, sont humains, touchants et attachants…
Ce livre frais, m’a fait du bien, il m’a plongé dans des paysages idylliques et magnifiques…
Ce livre, sans aucune prétention, donne à réfléchir…
Ce livre, est un condensé d’optimisme, plein de rebondissements…

Vous l’aurez compris, les romans de Lorraine Fouchet sortent régulièrement des sentiers battus, elle vous emportera dans son monde. Un monde où les boites aux lettres parlent, les vélos aussi d’ailleurs, du moins certains… Elle vous fera voyager dans des pays, dans des endroits magnifiques, avec des personnages aux grands cœurs.

Dom a 15 ans. Son père décède… Il apprend qu’il à peut-être une sœur quelque part au bout du monde.
Rien de l’arrêtera pour découvrir la vérité et les mystères qui planent autour de lui.

Une grande et belle histoire…

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Extrait :
« Ton fils regarde les gens droit dans les yeux, il ne les détourne pas sous le poids du malheur. Moi, je te l’avoue, je plie, je ploie. Je me transforme en roseau malmené par le vent. Je ne ferais plus jamais l’amour, l’idée d’un autre homme, d’autres étreintes, d’autres abandons, est impensable. Dom à toute la vie devant lui pour découvrir ce qui mène le monde, la passion, le désir, la jalousie, la soif de gloire. Qui lui apprendra les délicatesses et les fulgurances des corps ? Quel est le bon âge pour ça ? »

 

 

Avant de se consacrer à l’écriture, LORRAINE FOUCHET a été médecin urgentiste. Elle est l’auteur de dix-neuf romans, dont Poste restante à Locmaria et le best-seller Entre ciel et Lou (prix Ouest et prix Bretagne), ainsi que d’une lettre ouverte à son père, J’ai rendez-vous avec toi. Elle vit entre les Yvelines et l’île de Groix.

“Bonjour !
Fille unique, j’ai passé mon enfance le nez plongé dans un livre. Je voulais écrire mais mon père est mort un mois après mon bac, alors j’ai fait médecine pour réanimer les papas des autres. J’ai été médecin d’urgence au SAMU et à SOS Médecins pendant 15 ans, avant de reposer mon stéthoscope pour sauver des patients de papier. Avant c’était une question de vie ou de mort, maintenant c’est une question de vie et de mots. Mes romans les plus récents ont été publiés aux éditions Héloïse d’Ormesson et au Livre de Poche. Entre Ciel et Lou, publié en 2016, a obtenu le prix Ouest, le prix Bretagne – priz Breizh, et le prix Lecteurs U. C’est un roman breton dont l’action se situe sur l’île de Groix au large de Lorient dans le Morbihan. Une histoire qui donne envie d’océan, de crêpes, de solidarité, de pulls marins, de genêts, d’amour, d’amitié… et de jouer du saxophone.
Puis j’ai publié Les Couleurs de La vie, qui vous emmène de l’île de Groix à Antibes sur la Côte d’Azur pour vous assurer que la vie vaut son pesant de cacahuètes.
Et, en 2018, Poste restante à Locmaria, où une étrange factrice sillonne l’île de Groix pour retrouver son père.
En mars 2019, un nouveau roman sortira, avec des goélands bretons et des manchots patagons
J’aime vous embarquer pour Groix, une île unique et magnifique. Le bateau vous attend. La traversée est belle. Bienvenue !”

Émotion, Roman

Elles m’attendaient…

Elles m’attendaient…
de Tom Noti (Auteur)
Broché – 18 février 2019
Editions : Editions la Trace

Deux personnes s’aiment et leur solitudes s’aimantent. Cela ressemble à une histoire d’amour simple et lumineuse, mais c’est sans compter sur les ombres que Max cache derrière ses silences…

 

2019_054_Tom Noti - Elles m'attendaient

 

Bonjour à toutes et à tous…

J’ai adoré ce roman étonnant pour sa façon d’aborder son thème, l’amour !
Mais ici, l’amour est différent. Il est fort, puissant jusqu’à l’abnégation…

Max est un homme. Max est amoureux de Halley. Halley est la femme de sa vie.
Puis arrive Rosie. Petit à petit Max se perd. Max a peur…

Les chapitres se construisent et se répondent intelligemment les uns aux autres avec beaucoup d’émotion. Et c’est ainsi que l’écriture sensible de Tom Noti m’a entraînée avec finesse dans la vie de Halley, Rosie et surtout celle de Max. Trois personnages attachants qui ne vous laisseront pas indifférents.

Merci Tom, j’ai passé un très agréable moment de lecture.

Auteur à suivre…

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Extrait :
« Dans la salle où elle était étendue, on rangeait les dernières traces du champ de bataille qui s’était livré en silence.
Le corps a corps se poursuivait dans un halo de quiétude. Elle m’a souri, de ce sourire las d’après la guerre. Quand les âmes ne sont remplies que des peurs disparues et des honneurs arrachés en lambeaux.
Je n’ai pas osé m’approcher de la chaleur qui émanait de ses joues rosie et de sa poitrine gonflée à laquelle s’agrippait le petit être. J’avais l’air empoté. Elle attendait un père et j’étais un représentant de commerce peu convaincu de ce qu’il proposait.
– C’est ta fille, Max approche.
La petite fille qu’elle m’offrait, que la vie m’offrait, que le futur me désignait comme responsable, moi qui n’étais même pas responsable de moi-même. Cette petite fille offerte que je n’avais pas envisagée. »

 

 

Tom Noti, il vit au creux de montagnes majestueuses qui sont son oxygène. Ses histoires racontent les gens qui avancent, vaille que vaille, avec leurs sentiments en bandoulière et les casseroles qu’ils trimballent. Il est l’auteur de plusieurs romans dont « les naufragés de la salle d’attente ».

Roman

Un fils parfait de Mathieu Menegaux

Un fils parfait
Mathieu Menegaux (Auteur)
Poche – 1 février 2018
Éditeur : Points
2019_039_Mathieu Menegaux - Un fils parfait

 

Bonjour à toutes et à tous…

Un roman grave et magistral !
J’avais déjà lu et beaucoup apprécié le premier roman de Mathieu (Je me suis tue).

Pour la deuxième fois, je me suis pris une claque.
Un récit bouleversant tant on se dit qu’il est impossible de vivre cela.
Mais malheureusement le roman s’inspire d’un fait réel !

Mathieu encore une fois se met dans la peau d’une femme, ici une mère dont la vie bascule vers l’horreur…
Alors qu’elle souhaite protéger ses filles de l’inceste paternel elle se retrouve accusatrice-accusée !

Alors, oui encore un très bon roman, empreint de beaucoup de sensibilité !
Que d’émotions…
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Extraits :

« Certains s’écroulent en “burn-out” après avoir trop travaillé, incapables de quitter leur canapé et en panique à la seule idée de repasser à proximité de leur lieu de travail. Moi j’avais peut-être développé des hallucinations, de la paranoïa et tout cela n’était qu’un immense delirium tremens. Comme les alcooliques, je finissais par rappeler de mes vœux une bonne cure de valium ou de Temesta, au moins la vie redeviendrait rose pour quelques instants.
…/…
Je voulais hurler tout mon soûl, évacuer ma rage, frapper mes poings sur un mur en crépi jusqu’à briser les os de toutes mes phalanges, m’arracher les cheveux et surtout démembrer Maxime. »

 

Mathieu Menegaux est né en 1967. Son premier roman, Je me suis tue, publié chez Grasset en 2015 et Points en 2017, a obtenu le prix du Premier Roman des 29es Journées du Livre de Sablet.

Humour, Philosophique, Roman

Le jour où j’ai appris à vivre

Le jour où j’ai appris à vivre
Laurent Gounelle (Auteur)
Poche – 7 avril 2016
Éditeur : Pocket

Imaginez : vous vous baladez sur les quais de San Francisco un dimanche, quand soudain une bohémienne vous saisit la main pour y lire votre avenir. Amusé, vous vous laissez faire, mais son regard se fige, elle devient livide. Ce qu’elle va finalement vous dire, vous auriez préféré ne pas l’entendre. À partir de là, rien ne sera plus comme avant, et il vous sera impossible de rester sur les rails de la routine habituelle.
C’est ce qui va arriver à Jonathan. À la suite de cette rencontre troublante, il va se retrouver embarqué dans une aventure de découverte de soi ponctuée d’expériences qui vont changer radicalement sa vision de sa vie, de la vie…

 

2019_038_Laurent Gounelle - Le jour où j'ai appris à vivre

 

Bonjour à toutes et à tous…
Tout le monde n’est pas capable de lire et comprendre la plupart des philosophes,
mais nous sommes tous amenés à réfléchir sur soi, en lisant de tels romans.

J’ai été pris par ce “petit” roman dès le début, et je n’ai pas pu le lâcher !
Je voulais tout de suite arriver à la fin.
Qu’allait-il se passer ?
La prédiction d’une bohémienne, qu’en est-il ?
Et juste en regardant dans les lignes de sa main !

Laurent Gounelle s’approprie des thèmes liés au développement personnel, mais aussi à la protection de l’environnement. Tout ceci, fait de cet ouvrage un roman dans l’air du temps, qui vous remet du baume au cœur, même s’il paraît difficile dans le tourbillon de la vie actuelle d’appliquer tous ces préceptes pourtant empreints de bon sens. Mais en appliquer quelques uns pourrait bien être accessible pour tout un chacun, surtout qu’on en a l’illustration dans les péripéties de Jonathan.
Bref, vous l’aurez compris, c’est un festival de sentiments en tous genres, un roman empreint d’émotion.
Un très bon moment de détente, et d’humour, tout est là, pour en faire une belle histoire, sans aucune prétention de l’auteur !
je recommande, à tous ceux qui veulent sortir de la noirceur de leur quotidien.

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Extrait :

« On nie tout ce qui nous approche de la mort. On cache soigneusement les signes de vieillissement dès leur apparition. On ne valorise que la jeunesse et ses atouts, qui sont les seules que l’on affiche, comme si vieillir était honteux ou effrayant. Même les philosophes se font faire des lifting et cultivent un look jeune.
Pourtant, quand on demande aux gens s’ils sont heureux, ils sont beaucoup plus nombreux à répondre oui à soixante ans qu’à vingt ans… »

 

 

Écrivain, Laurent Gounelle est également un spécialiste des sciences humaines, formé en France et aux États-Unis. Ses livres expriment sa passion pour la philosophie, la psychologie et le développement personnel. Ses romans – L’homme qui voulait être heureux (Anne Carrière, 2008), Dieu voyage toujours incognito (Anne Carrière, 2010, paru chez Pocket en 2012 sous le titre Les dieux voyagent toujours incognito), Le philosophe qui n’était pas sage (Kero, 2012), Le jour où j’ai appris à vivre (Kero, 2014) et Et tu trouveras le trésor qui dort en toi (Kero, 2016) – sont des best-sellers internationaux, tout comme son dernier ouvrage, Je te promets la liberté, paru aux éditions Calmann-Lévy en 2018.

Noir, Roman

“La trilogie psychiatrique” de James Osmont

La trilogie psychiatrique
de James Osmont (Auteur)
Broché – 17 février 2019
Éditeur : Éditions Nouvelle Bibliothèque

Aucun d’eux ne l’a choisi. Certains l’ont subi ou provoqué, lui ont prêté allégeance, y ont finalement pris goût… Mais le Mal, solitaire et tout-puissant, trace sa route et anime ses pantins. Desseins mystérieux, atours inattendus, voies impénétrables ; il rôde et patiente dans le noir. Tant et tant, il tente et torture, sème la mort et le désarroi, se joue bruyamment de la condition des Hommes, de leurs faiblesses et de leurs bas instincts. Regis, Sandrine, Dolores, et tous les autres, se débattent, s’y noient… Ou bien s’en libéreront-ils, peut-être ? Et quel sera alors le prix à payer pour ces âmes turbulentes, égarées dans ce grand bal fou ?

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Bonjour à toutes et à tous…

Livre percutant sur l’univers d’un hôpital psychiatrique où se côtoient des malades et des soignants qui eux aussi ont un certain mal être.
La trilogie commence par “Régis”.
J’ai dévoré ce premier livre et j’ai aimé être dans la tête de régis, cet être torturé et touchant à fois.
Intriguée, j’ai été plongé dans un univers sombre mais je me suis également beaucoup attaché à Régis. Un livre très original et magnifique à la fois.

“Sandrine”, est la suite directe de “Régis ». on plonge dans un univers qui nous questionne, celui où on peut avoir une vie ordinaire et stable et où tout bascule psychiquement… Ce livre accroche, fait réfléchir…

James Osmont frappe encore plus fort encore avec “Dolores” qui est à l’image des deux premiers volets : un uppercut. Une nouvelle plongée dans la noirceur, dans la maladie mentale. Chacun de ses personnages est en grande souffrance. Dolores et Lucas sont bouleversants, Thorsten terrible et monstrueux. Ils sont à la fois victimes et bourreaux, chacun à leur façon.

Trois récits très sombre à ne pas mettre entre toutes les mains, malgré le style très poétique de James. Aliénation, abattement, spleen, souffrance, douleur, fragilité, vulnérabilité mais aussi une force immense. Le récit garde un côté clinique évidemment, et très oppressant, l’humain dans ce qu’il a de plus terrifiant, de plus touchant, de plus désarmant. Une émotion, une finesse, une délicatesse, une subtilité manifestes.

En somme, j’espère avoir le plaisir de lire encore James Osmont dans de nouveaux récits. Peut-être un peu moins sombre…
James Osmont fait partie de ces nouveaux auteurs à suivre qui devrait assurément trouver leur place.

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Extrait :

« D’os et de sang.

Il avait fini par le temple interdit : la chambre parentale, où se terrait la louve, la maîtresse femme, la putride mégère. Elle les dirigeait tous. Elle dictait ses ordres aux Autres, chuchotant ces voix qui avaient embrouillé le cerveau de Régis. Il avait empoigné sa génitrice aviné par la tignasse, et avait lacéré frénétiquement son visage et sa gorge. Puis, comme s’il avait agi selon un commandement divin, il avait plongé sa bouche dans la sienne. Post-mortem, alors qu’elle fuyait encore de toutes parts, il lui avait arraché la langue. Et s’en était délecté.

“Désormais ils se tairont” avait-il pensé. »

 

James Osmont, 36 ans, originaire de Brest en Bretagne, est auteur-photographe depuis plusieurs années, il montre régulièrement son travail dans le cadre d’expositions depuis 2013. Il exerce par ailleurs la profession d’infirmier en psychiatrie, domaine méconnu, tourmenté et profondément humain, souvent caricaturé ou abordé superficiellement en littérature, à grands renforts d’archétypes… L’écriture l’accompagne depuis longtemps, ayant animé un fanzine musical pendant plus de 10 ans. En 2016, il a publié deux premiers romans, « Regis » & « Sandrine », des œuvres de fiction mêlées de drame et de suspense, de violence et de poésie… En février 2017, « Regis » a remporté le prix littéraire LES PETITS MOTS DE LIBRAIRES dans la catégorie « découverte polar/thriller ». Tandis que « Dolores », le tome 3, a vu le jour en juillet 2017, toujours en auto-édition. A l’automne, le soutien du public l’a placé en final des concours d’écriture Nolim et Ecrire Au Féminin. En 2018, il terminait second du Trophée Anonym’Us qui opposait à l’aveugle des nouvelles noires d’auteurs édités et indépendants. La Trilogie Psychiatrique a remporté, elle, le prix Marque-Page du salon noir de Plaine-Haute et s’est classée seconde aux Indés Awards en 2018. Une version intégrale et augmentée a paru en février 2019, cette fois aux Editions Nouvelle Bibliothèque…

Humour, Noir, Roman

Sale temps pour les grenouilles : Attention, burn-out !

Sale temps pour les grenouilles : Attention, burn-out !
de Isabelle Bourdial (Auteur)
Broché – 25 mars 2019
Éditeur : Les éditions du Loir

Je m’appelle Hadrien Lapousterle et je travaille aux Éditions Galvani. De l’avis général, je suis un type posé et pacifique. Pourtant, il n’a fallu que quatre mois pour faire de moi un tueur. Ma cible, c’est mon chef, Grégoire Delahousse. Il vient d être nommé à la tête du pôle Arts et Savoirs. Un harceleur, un costkiller… Cerise sur le gâteau, c’est le parfait sosie du Dr House, et il est aussi toxique pour son entourage que son modèle cathodique. Au bout de quelques mois, le service entier est en burn-out. Pas le choix ! Je dois me débarrasser de ce boss machiavélique. Souhaitez-lui bonne chance… Une comédie noire contre le harcèlement au travail et le burn-out, un hommage aux séries télévisées et à la culture populaire.

2019_028_Isabelle Bourdial - Sale temps pour les Grenouilles

 

Bonjour à toutes et à tous…

Bienvenus dans l’univers impitoyable des Agences !

Tout est calculé, les horaires, le nombre de “groupes de travail”, les mètres carrés dont ils disposeront, les “open space”, la pose café, la pose cigarette, les déjeuners réunions, enfin, notre quotidien quoi !

À force d’y être immergé on ne se rend plus compte de rien. On avance, on exécute et surtout on ne réfléchit plus ! Le pouvoir de la pression psychologique.

Grégoire Delahousse, redoutable manipulateur, clone du dr. House fait vivre un véritable enfer à ses équipes dans son univers de travail, les divisant, les stressant, les apeurant, les surmenant… les humiliant.

“Sale temps pour les grenouilles”, raconte la vie dans une agence, les Éditions Galvani, avec un humour satirique rafraîchissant. Qui n’a jamais voulu tuer un jour son patron ?
Hadrien a décidé de passer à l’acte. Mais lorsque l’on ne se nomme pas “Dexter” tout n’est pas aussi simple qu’il n’y parait… Puis c’est le burn out qui vous saute à la gorge, mais là, c’est une autre histoire.
Isabelle Bourdial a vécu cette situation, je l’ai vécu aussi, comme beaucoup d’entre nous, et cela transpire entre chaque ligne de son roman sous forme de règlement de compte un brin décalé. Les effets du stress chronique sur la santé mentale résulteraient en bonne partie des transformations rapides opérées dans le monde du travail : globalisation des marchés, compétitivité, développement des technologies de l’information, précarité d’emploi. Que faire docteur ???

L’histoire de passe dans une agence éditoriale, mais elle pourrait se dérouler aujourd’hui de la même façon dans n’importe quel lieu de travail. J’ai trouvé l’écriture d’Isabelle drôle, incisive et jouissive et j’ai éclaté de rire à plusieurs reprises.
Un peu d’air frais, qui pourrait vous permettre de remettre certains problèmes à leurs justes places et de relativiser… Peut-être ! Au moins de passer un bon moment de lecture…

A lire absolument !!!

Un immense merci à Isabelle et aux éditions du Loir, pour la confiance qu’ils m’ont accordée en faisant appel à moi pour la réalisation de la couverture de ce roman atypique.

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Extrait :
« Dans la lumière blafarde de l’ascenseur, je pris peur en captant mon reflet dans la glace. Je portais un masque grotesque, comme si un démon avait arraché mon visage, l’avait longuement mâché avant de me le recracher à la face. Mes traits brouillés m’apparaissaient qu’en filigranes sous des plis d’amertume, des crispations de douleur, des torsions de colère. Et mes yeux… Mes yeux étaient deux chevaux pris dans un incendie, dépossédés de leur âme, rendus fous par la panique. Mes épaules s’affaissaient en une piètre tentative de parer d’autres coups à venir. Ma trachée avait été sculptée à la lame de rasoir. Qu’étais-je devenu ? Que restait-il d’Hadrien Lapousterle dans ce spectre à peine humain ? Esclave d’un destin violent sans espoir de rédemption, redeviendrais-je un jour cet homme insouciant qui adorait son métier, son chat, sa petite vie tranquille ? »

 

Isabelle Bourdial est journaliste et auteure. Chef des informations au magazine Science & Vie, puis rédactrice en chef des Cahiers de Science & Vie jusqu en 2017, elle a publié une vingtaine de documentaires (éditions Nathan, Atlas, Gallimard, Flammarion, Larousse…). En 2016, elle signe Chasseurs d’esprit, roman policier paru aux Éditions Lajouanie et pré-sélectionné en 2017 pour le prix du Goëlan Masqué. En 2018, avec la MéMO, elle crée Polar’Osny, le festival de la littérature policière de la ville d’Osny (Val-d Oise). Elle poursuit en parallèle ses activités de journaliste en free-lance et anime des ateliers d’écriture. Sale temps pour les grenouilles est son second roman.

Roman

Extension du domaine de la lutte

Extension du domaine de la lutte
de Michel Houellebecq (Auteur)
Poche – 8 septembre 2010
Éditeur : J’ai lu

Voici l’odyssée désenchantée d’un informaticien entre deux âges, jouant son rôle en observant les mouvements humains et les banalités qui s’échangent autour des machines à café. L’installation d’un progiciel en province lui permettra d’étendre le champ de ses observations, d’anéantir les dernières illusions d’un collègue – obsédé malchanceux – et d’élaborer une théorie complète du libéralisme, qu’il soit économique ou sexuel.

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Récit court et concis de la prise de conscience d’un cadre moyen célibataire, sur l’illusion de sa situation et les véritables enjeux de pouvoir, sa descente aux enfers mentaux avec en prime une réflexion sur la psychanalyse…. Sur fond d’inhumanité de la société française on oscille entre désespoir et sourire….
Un premier roman qui pose la quasi-totalité des thèmes chers à Houellebecq (incompatibilité au bonheur, rôle du sexe dans la société, etc.). Ce premier livre semble presque écrit par quelqu’un d’autre tant il est original dans l’œuvre de l’auteur.
Justesse de ton, style concis, efficace, en dépit de la « noirceur » du propos.

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Extrait :
« Vendredi soir, j’étais invité à une soirée chez un collègue de travail. On était une bonne trentaine, rien que des cadres moyens âgés de vingt-cinq à quarante ans. À un moment donné il y a une connasse qui a commencé à se déshabiller. Elle a ôté son T-shirt, puis son soutien-gorge, puis sa jupe, tout ça en faisant des mines incroyables. Elle a encore tournoyé en petite culotte pendant quelques secondes, et puis elle a commencé à se retaper, ne voyant plus quoi faire d’autre. D’ailleurs c’est une fille qui ne couche avec personne. Ce qui souligne bien l’absurdité de son comportement.
Après mon quatrième verre de vodka, j’ai commencé à me sentir assez mal, et j’ai dû aller m’étendre sur un tas de coussins derrière le canapé. »

 

Michel Houellebecq a publié plusieurs romans, Extension du domaine de la lutte, Les particules élémentaires, Plateforme, La possibilité d’une île et Sérotonine. Il est aussi l’auteur de poèmes (Le sens du combat, La poursuite du bonheur, Renaissance), d’une étude sur Lovecraft, d’essais (Rester vivant, et Interventions 2) et d’un récit accompagné de photographies (Lanzarote). Il a écrit avec Bernard-Henri Lévy une correspondance, Ennemis publics. Son œuvre est traduite dans une quarantaine de langues.

Émotion, Roman

Poste restante à Locmaria

de Lorraine Fouchet
Broché – 5 avril 2018
aux Éditions, Héloïse d’Ormesson.

Élevée dans le culte d’un père mort par accident, Chiara, 25 ans, apprend fortuitement que son père biologique vit à Groix en Bretagne. Chamboulée par cette révélation, Chiara part à sa recherche sur l’île aux grenats. Elle remplace la factrice pour s’intégrer à la communauté groisillonne et mener son enquête. Mais tout se complique lorsque la jeune femme apprend que deux frères Tonnerre étaient sur l’île en même temps que sa mère vingt-cinq ans plus tôt.
Sur place, Chiara se lie d’amitié avec Urielle, une jeune groisillonne, qui ne supporte plus le stress de Paris, et Perig, un vieux correspondant de presse dont le fils a disparu en mer. Alors que l’île l’envoûte et l’invite à rester, elle rencontre Gabin, un écrivain Corse qui prête sa plume à des romanciers célèbres. Cette histoire d’amour inattendue s’épanouira-t-elle ?

Un roman breton où la tendresse ne reste pas poste restante, où les liens du sang n’accusent pas réception, où le bateau du courrier est porteur de bien des surprises, où les boites aux lettres recèlent de lourds secrets.

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Bonjour à toutes et à tous…

C’est le premier roman de Lorraine Fouchet que je lis.

Comme il est agréable de tomber sur une écriture sensible, douce et vraiment humaine.
Il se dégage de cette jolie histoire, malgré le sujet, une infinie tendresse, beaucoup de nostalgie, qui m’ont emporté avec douceur.
Je suis passé par une palette de sentiments et de ressentis très large.
Du sourire aux lèvres, aux larmes dans les yeux puis des émotions plein le cœur.

Certains « détails » qui n’en sont pas…
– des boîtes aux lettres colorées,
– des petites ritournelles, des chansonnettes qui nous suivent tout le long du roman,
– des objets qui pensent,
– des envies de voyage, L’Italie avec ses sublimes couleurs, l’île de Groix où tout le monde se connaît,
– des personnages emblématiques et plein de caractère, tout en restant forts attachants,
– des histoires qui se croisent et s’entrecroisent amenant l’amour là, où il n’était pas attendu !

Et en refermant ce livre, je me suis senti bien, léger, avec l’envie de vivre une autre vie.
Mais n’est-ce pas ce que l’on demande aux auteurs, de nous faire voyager avec leurs mots ?

Merci Lorraine, J’inscris d’ores et déjà une nouvelle destination à de prochaines vacances !
A très vite…

PS. Il me tarde d’essayer la recette du cake au romarin !

…

Extrait :
“Il l’aperçoit à la terrasse du caffe Rosati et c’est l’été bien qu’on soit en avril. Elle est seule devant un espresso. Il n’aime plus dormir depuis qu’ils sont ensemble, parce qu’ils sont séparés lorsqu’il rêve. Elle a littéralement kidnappé son cœur. Ce jour là, elle porte une robe orange, sa couleur favorite – il voit la vie en orange désormais. Elle entoure sa tasse de ses mains d’un geste si sensuel qu’il envie la porcelaine.
La terrasse est bondée, les autres clients deviennent flous, s’effacent devant sa beauté. Elle a croisé ses longues jambes, ses cheveux sont ébouriffés. Il a une chance inouïe : elle l’aime ! Il a eu l’audace de la demander en mariage, d’oser le bonheur avec elle. La semaine dernière, il l’a épousé, ils n’ont pas encore déballé les cadeaux. Ils devront remercier le zio Peppe pour l’horrible lampe et la zia Maria pour l’affreux tableau qu’il faudra accrocher quand elle viendra les voir. Désormais, il se réveillera tous les matins à côté d’elle. Comment aura-t-il la force de s’arracher à ses bras pour partir travailler ?”

Romancière, Lorraine Fouchet a fait ses études de médecine au CHU Necker-Enfants malades. Elle a été urgentiste pendant quinze ans, avant de se consacrer à l’écriture.
Elle est l’auteur de seize romans, dont L’Agence (prix des Maisons de la Presse),
Couleur Champagne et d’un récit, J’ai rendez-vous avec toi, publié chez EHO en 2014.
Entre ciel et Lou, paru chez EHO en 2016, a remporté le prix Bretagne et le prix Ouest.
Elle vit entre les Yvelines et l’île de Groix.