Émotion, Drame

Un merveilleux cadeau

de Claudine Laurent Rousselle
Broché – 26 avril 2022

Lydie est une petite orpheline qui a perdu ses parents dans un incendie alors qu’elle était à l’école. N’ayant aucune famille, elle se retrouve placée dans un orphelinat austère, insalubre où toutes les pensionnaires subissent la méchanceté de Mademoiselle Diablo, la directrice de l’établissement. Lors d’un séjour à l’hôpital, Lydie va faire la connaissance de Jaime, un petit garçon qui a tout pour être heureux. Entre eux va naître une belle amitié…

 

 

J’ai toujours aimé les histoires commençant par “Il était une fois…”
Sans doute un manque “d’évasion” durant ma prime jeunesse… Évasion que j’ai bien rattrapée depuis, puisque je n’ai pas attendu d’être papa pour lire tous types de romans, et cela, dès que j’ai pu…

Le livre de Claudine Laurent Rousselle est “Un merveilleux cadeau” dans tous les “sens” du terme. J’y ai retrouvé les émotions et les Ressentis de mes premières histoires, il y a un petit côté “naïf” qui est fort agréable et qui m’a fait du bien, en cette période fort oppressante.

Pas tout à fait un roman, “Un merveilleux cadeau” est plutôt un conte, sous forme de nouvelle, adressé à tous types de lecteurs ayant envie de passer un agréable moment.
Il est bien écrit, intéressant et lève tout un tas de questions sur l’enfance sans parents, et la vie dans les orphelinats. Un récit bien construit avec plusieurs niveaux de lecture glissés çà et là entre les lignes. La tristesse, la solitude, la peur, la méchanceté aussi, l’arrivée d’un compagnon à quatre pattes dans une vie, l’amitié, l’amour, la joie, le bonheur…

Ce livre, je vais le mettre précieusement de côté…
C’est tout à fait le type d’histoire que j’aurais aimé lire à mes enfants. Aujourd’hui, ils sont trop grands, ils pourront le lire tout seul… Mais je pense qu’il sera une belle surprise quand viendra l’heure de raconter une histoire à mes petits-enfants, avant qu’ils ne partent au pays des songes…

Le seul “reproche” que je pourrais faire à ce merveilleux cadeau, c’est d’être beaucoup trop court pour moi.
Mais c’est ce qui donnera, je pense, la possibilité à ce bel ouvrage de toucher les petits et les grands…

Une histoire très agréable, qui a eu la faculté de me projeter dans un futur qui me ravira !
“Dis papy, tu me lis l’histoire avec Flocon ?”

Une vraie belle surprise qui s’est transformée au cours de ma lecture à ce qui ressemble le plus à un coup de cœur !
Je reste, maintenant, en attente du prochain “récit/histoire/conte”, enfin, tout ce que Claudine voudra…
Claudine, il n’y a pas d’âge pour commencer à écrire. Bravo !

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Extraits :

« Il était une fois…
Dans un champ, une petite maison avec aux fenêtres des géraniums rouge vif.
Un petit oiseau survole les lieux et vient s’accrocher au mur près de la porte d’entrée.
Sur la droite s’agrippent des roses anciennes exhalant leur parfum poivré.
Il reprend son envol et se dirige à gauche vers le jardinet où poussent quelques légumes et petits fruits.
Après s’être régalé de groseilles, il revient devant la maison, sur la petite terrasse pour se poser sur la table entourée de ses chaises, et reprend sa route vers le chêne un peu plus loin. »

« Grégoire interroge Jaime pour savoir s’il a pensé à sortir son chien.
Jaime ne l’a pas fait.
Il appelle Flocon et les voilà partis batifoler dans l’herbe fraîche, sous un magnifique ciel bleu.
À l’extrémité du champ, cool une petite rivière bordée de quelques hêtres.
De l’eau émergent plusieurs rochers qu’une crue à déposés là.
Soudain, Flocon se met à courir en direction du cours d’eau. »

« Le lendemain est un grand jour pour les enfants de l’orphelinat.
De nombreuses personnes sont attendues dans un espoir d’adoption.
Après leurs corvées, les pensionnaires ont le droit à un bol de gruau en guise de petit-déjeuner.
Ensuite, elles font leurs toilettes dans une pièce où se trouvent alignés douze lavabos.
Au-dessus, collés au mur, des morceaux de miroir.
La pièce est glaciale. Des vitres sont cassées, mais aucune n’a été remplacée. »

« Jaime est triste, il pense ne jamais revoir son chien.
Malgré les affiches, il n’a reçu aucun coup de téléphone. Pour lui, Flocon ne reviendra jamais.
Son père lui conseille de ne pas baisser les bras et de garder espoir.
Jaime sort en courant.
Soudain, son père l’entend hurler. Aussitôt, il accourt.
Le garçon est mal tombé et s’est cassé la jambe. »

 

 

Née à Reims, Claudine Laurent Rousselle a vécu à “La Neuvillette” durant sa jeunesse et son adolescence, depuis elle vie en Haute-Savoie. Dans sa jeunesse, elle a participé à plusieurs concours de poésies.
Depuis quelques années le rêve d’écrire des contes lui vient à l’esprit. Elle se lance, et sort son premier roman “Un merveilleux cadeau” en 2022.
D’autres romans sont d’ores et déjà en attente…

Émotion, Suspense

On n’efface pas les souvenirs

de Sophie Renouard
Poche – juin 2021
Éditeur : Mon Poche

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Annabelle a une vie merveilleuse. Un mari qui l’aime, deux petites filles adorables, une famille soudée.
Jusqu’à ce jour de septembre où elle est brutalement arrachée à ses proches, laissée pour morte au milieu de la forêt. Lorsqu’elle reprend conscience, sa mémoire s’est effacée. Plus de traces… Pour remonter le fil de sa vie, Annabelle va devoir affronter la face cachée d’un bonheur qu’elle croyait parfait.

Avec une extrême sensibilité, Sophie Renouard explore les zones d’ombre d’une existence ordinaire. Captivant.

Un roman inoubliable. Sophie Renouard m’a ensorcelée. Tatiana de Rosnay

Un joli premier roman sur la reconstruction de la mémoire et l’affection intergénérationnelle. Pleine vie

Un premier roman haletant, qui interroge les parts d’obscurité nichées dans les plus paisibles existences. Télé 7 jours

 

2021_021_Renouard Sophie - On n'efface pas les souvenirs

 

Bonjour à toutes et à tous,

J’ai terminé la lecture de ce roman la larme à l’œil…

J’ai été très touché par cette histoire. Ce roman, est le premier roman de Sophie Renouard. Il est très bien écrit, le rythme, le suspense, la subtilité et les personnages sont sympathiques. On se sent bien dans la famille d’Annabelle, son mari, ses enfants, une famille aimante. Récit un peu trop court peut-être, je n’avais vraiment pas envie d’arriver à la fin0, mais j’ai passé un très bon moment.

Nous suivons la vie d’Annabelle, elle va basculer lorsqu’elle se fera kidnapper et laissée pour morte. Il y aurait-il des zones d’ombre dans sa vie ou est-ce juste une mauvaise rencontre ?
Annabelle perd la mémoire… elle va vivre une très lente reconstruction.

C’est là, que nous faisons la connaissance d’Émile et de son chien « Va t’en ». Émile est un sacré personnage. Solitaire, on ne sait pas trop s’il souffre d’Alzheimer ou pas. Il va tenter de la sauver et décide de la recueillir, de la cacher pour la protéger dans sa bergerie. Émile est un sage et sa manière d’exister m’a transmis une certaine sérénité, ce qui est une chose plutôt rare dans un thriller. Il a pour seule famille un neveu, Iban, qui vient lui rendre visite tous les week-ends.

Sophie Renouard réussit à maintenir le suspense jusqu’à la toute fin. La tension monte et elle maîtrise parfaitement l’art du page-turner jusqu’à la toute fin, où elle nous réserve quand même quelques surprises.

Comme vous pouvez le constater, j’ai énormément apprécié ce livre.
Il ne me reste plus qu’a garder un œil sur les futurs romans de Sophie…

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Extraits :

« En rentrant du bureau, Gaspard repensait inlassablement à l’inconséquence avec laquelle on exécute les gestes du quotidien. Un baiser sur la joue de la femme que l’on aime, une étreinte rapide sur le perron de la maison, puis on fait démarrer sa voiture sans se retourner. Gestes anodins et misérables, mais essentiels. Que l’on fait sans réfléchir, et qui ne se reproduiraient peut-être jamais. Une rage intense le saisit. Gaspard s’en voulait tellement. Il se sentait responsable. Coupable de n’avoir pas su protéger Annabelle. Fragile, vulnérable, rien ne l’avait préparée à affronter la violence du monde. »
…/…
« – Ça va, petite ?
Qui est-ce ?
– Tu m’entends ?
Qui est ce vieil homme ?
– Ça fait trois jours que tu dors. Je suis drôlement content que tu ouvres enfin les yeux. Je commençais presque à me faire du souci. J’allais donner l’alerte au village. Tu m’entends ?
– Hummm.
– Qu’est-ce que tu as dit ?
– Hummmmoui.
Son visage était paisible, bienveillant, et son beau sourire d’une grande douceur. Sa peau, comme transparente, était creusé par des rides aussi profondes que des cicatrices. Il avait aussi une moustache épaisse de vieux Gaulois, complètement blanche, mais dont l’un des côtés était étrangement roux, des yeux bleu glacier au regard vif, un visage anguleux de caractère et un peu déformé car il se trouvait juste à quelques centimètres du sien.
– Je m’appelle Émile. Je t’ai trouvé dans la forêt dimanche matin. On t’a tiré une balle dans la tête et je t’ai soigné comme j’ai pu. »

 

 

Sophie Renouard est directrice de production et auteure.

Journaliste, elle a été chef de rubrique beauté à « Top Famille Magazine » (1997-2009).

En 2010 elle crée son agence événementielle, spécialisée sur l’offre Venise, « Venise sur-mesure », qui intègre l’agence d’événements et de tourisme d’affaire Exigences, puis s’approche de l’agence Arep (promotion tourisme d’affaire) en 2014.

Sophie Renouard développe sa clientèle au sein d’une équipe de 45 personnes, en tant que directrice de production.

En 2009, elle a publié un essai « 96 bonnes raisons de sauter sur votre homme ce soir ».

« On n’efface pas les souvenirs » (2019) est son premier roman.

Mère de quatre enfants, Sophie Renouard habite Paris.