Émotion, Noir, Suspense

Femmes en colère

de Mathieu Menegaux
Broché – 3 mars 20210
Éditeur : Grasset

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Cour d’assises de Rennes, juin 2020, fin des débats : le président invite les jurés à se retirer pour rejoindre la salle des délibérations. Ils tiennent entre leurs mains le sort d’une femme, Mathilde Collignon. Elle est accusée d’un crime barbare, qu’elle a avoué, et pourtant c’est elle qui réclame justice. Dans cette affaire de vengeance, médiatisée à outrance, trois magistrats et six jurés populaires sont appelés à trancher : avoir été victime justifie-t-il de devenir bourreau ?
Neuf hommes et femmes en colère doivent choisir entre punition et pardon.
Au cœur des questions de société contemporaines, un suspense haletant porté par une écriture au scalpel.

 

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C’est à chaque fois la même chose quand je lis un roman de Mathieu Ménégaux !
Impossible de le lâcher avant le mot fin. Alors, encore une fois je me suis fait avoir et je me suis retrouvé à veiller très tard…
Quel excellent page-turner !
J’avoue avoir terminé ma lecture “un peu” sonné, mais surtout bouleversé. Rarement je n’ai eu autant de facilité à me mettre dans la peau d’une femme, de comprendre sa colère et de vouloir me venger. Mathieu nous propose ici un roman vraiment efficace, et mon esprit n’a cessé depuis de me poser des questions sur le sujet.

Oui, j’ai haï les violeurs.
Oui, j’ai ressenti de la colère régulièrement au fur et à mesure de ma lecture.
Oui, j’ai été dégoûté suite à certaines réactions des jurés.

Mathilde Collignon a subit le pire, elle a été violé par deux hommes la même soirée, suite à un rendez-vous pris sur des réseaux sociaux…
Elle souffre, n’arrive pas à faire la paix avec elle-même. Alors quelques jours plus tard, elle décide alors de se venger.
Sa vengeance sera terrible !

“Femmes en colère” m’a entraîné dans les coulisses d’une Cour d’Assises.
Avec un jury, composé de trois magistrats et de six jurés, qui vie un véritable duel tous face à face.
En effet de femme violé, Mathilde est devenue la femme “barbare” qui doit être punie absolument, suite aux mutilations qu’elle a fait subir aux deux hommes qui ont abusé d’elle.
Elle a reconnu les faits, et a avoué s’être vengée. Malheureusement la justice ne reconnaitra pas le viol, faute de preuve. De plus Mathilde s’est rendue elle-même chez l’un de l’un des agresseurs !

Commence alors un jugement dont les délibérations vous nous mener très loin dans la réflexion.
Le ton de l’écriture est neutre et juste, et nous allons ainsi alterner entre les chapitres… Se sera tantôt le journal intime de Mathilde qu’elle écrit petit à petit en attendant le verdict, ou alors au sein même de la cour d’assise où nous assisterons au procès mais surtout aux délibérations, un domaine très peu connu. J’ai été captiver de suivre ainsi les arcanes du Code Pénal, les tenants et aboutissants qui mènent à une condamnation ou bien à un acquittement. Comment une majorité est acquise en fonction des questions posées.

Je me suis complètement laissé happer par le roman, et les délibérations m’ont régulièrement mis hors de moi…Comme Mathilde, j’attendais le verdict.
Peut-on se faire vengeance soi-même ?
Comment peut-on en arriver à une telle extrémité ?
Est-ce le résultat régulier d’inégalités de droits de la femme qui ne sont que rarement écoutées ?⁠

Qui de Mathilde ou de ses violeurs l’emportera ? Ce sera aux jurés de le déterminer !

Un très grand merci à l’auteur qui a su trouver les mots et qui est parvenu à trouver le bon équilibre entre la réflexion et l’émotion.
Je n’ai pas honte de dire qu’au dernier tiers, j’ai eu plusieurs fois les yeux qui piquaient.

Ce nouveau roman de Mathieu Menegaux ne déroge pas à la règle, il est aussi haletant et percutant que ses précédents.
Il est impressionnant et bien écrit. Il offre un suspense garanti, avec un final que je n’ai pas vu venir du tout !

Mathieu propose un très beau témoignage à toutes les femmes…
Coup de cœur, à lire absolument !

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Extraits :

« À présent je suis détruite. Je n’y arriverai pas. Je n’ai plus la force. La rage s’est éteinte en moi. Je savais que le combat était mal engagé, je ne suis pas idiote. Je n’attendais pas la couronne de lauriers ni les applaudissements de la foule. Il y a eu crime et je mérite un châtiment. Mais pas vingt ans. Pas ma vie. Pas une deuxième fois. Ils me l’ont prise, ma vie. Et eux ? Et mes agresseurs ? Ils jouent une parfaite partition. Ils ne jubilent pas, n’échangent pas un regard de connivence. Ils sont investis dans leur rôle de victime, avec un V. Victime de la barbare. Victime de celle qui mérite d’être condamnée à vingt ans de réclusion criminelle. Pourritures ! »
…/…
« Comme de bien entendu ! La démocratie, c’est bien commode dès lors que le petit peuple vote tout bien comme les élites lui on indiqué qu’il convenait, n’est-ce pas ? Mais si le résultat n’est pas dans la ligne, c’est que le peuple n’a pas compris, que le pouvoir n’a pas fait suffisamment de pédagogie et il convient pour les dominants de trouver d’urgence une entourloupe pour enfumer le peuple. Les femmes se rebellent, affirment qu’il ne s’agit ni de barbarie ni de vengeance mais bien de justice et toc, les hommes s’empressent de retirer le droit de vote aux femmes, c’est bien cela ? »

 

 

Mathieu Menegaux est né en 1967 à Paris.

Il travaille dans un cabinet de conseil en management. Passionné de littérature et de chanson, il a attendu d’avoir 45 ans avant d’enfin décider de passer plus de temps à écrire des phrases en français sur Word que des transparents en franglais sur PowerPoint.

Son premier roman, Je me suis tue, est paru en avril 2015 chez Grasset. Il a été récompensé aux Journées du Livre de Sablet, et a reçu 5 autres prix littéraires.

Un fils parfait, son deuxième roman, a été publié le 1° février 2017. Il a reçu le Prix Claude Chabrol du roman noir, et a été porté à l’écran sous le titre « Un homme parfait », diffusé sur France 2 en mars 2019.

« Est-ce ainsi que les hommes jugent ?« , son troisième roman, est sorti en mai 2018, et a reçu le prix Yourcenar. Il est en cours d’adaptation pour France 2, pour une diffusion en 2021

« Disparaître« , son quatrième roman a vu le jour en Janvier 2020, juste avant le Grand Confinement.

Son dernier roman, « Femmes en Colère » est sorti en mars 2021.

Émotion, Suspense

On n’efface pas les souvenirs

de Sophie Renouard
Poche – juin 2021
Éditeur : Mon Poche

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Annabelle a une vie merveilleuse. Un mari qui l’aime, deux petites filles adorables, une famille soudée.
Jusqu’à ce jour de septembre où elle est brutalement arrachée à ses proches, laissée pour morte au milieu de la forêt. Lorsqu’elle reprend conscience, sa mémoire s’est effacée. Plus de traces… Pour remonter le fil de sa vie, Annabelle va devoir affronter la face cachée d’un bonheur qu’elle croyait parfait.

Avec une extrême sensibilité, Sophie Renouard explore les zones d’ombre d’une existence ordinaire. Captivant.

Un roman inoubliable. Sophie Renouard m’a ensorcelée. Tatiana de Rosnay

Un joli premier roman sur la reconstruction de la mémoire et l’affection intergénérationnelle. Pleine vie

Un premier roman haletant, qui interroge les parts d’obscurité nichées dans les plus paisibles existences. Télé 7 jours

 

2021_021_Renouard Sophie - On n'efface pas les souvenirs

 

Bonjour à toutes et à tous,

J’ai terminé la lecture de ce roman la larme à l’œil…

J’ai été très touché par cette histoire. Ce roman, est le premier roman de Sophie Renouard. Il est très bien écrit, le rythme, le suspense, la subtilité et les personnages sont sympathiques. On se sent bien dans la famille d’Annabelle, son mari, ses enfants, une famille aimante. Récit un peu trop court peut-être, je n’avais vraiment pas envie d’arriver à la fin0, mais j’ai passé un très bon moment.

Nous suivons la vie d’Annabelle, elle va basculer lorsqu’elle se fera kidnapper et laissée pour morte. Il y aurait-il des zones d’ombre dans sa vie ou est-ce juste une mauvaise rencontre ?
Annabelle perd la mémoire… elle va vivre une très lente reconstruction.

C’est là, que nous faisons la connaissance d’Émile et de son chien « Va t’en ». Émile est un sacré personnage. Solitaire, on ne sait pas trop s’il souffre d’Alzheimer ou pas. Il va tenter de la sauver et décide de la recueillir, de la cacher pour la protéger dans sa bergerie. Émile est un sage et sa manière d’exister m’a transmis une certaine sérénité, ce qui est une chose plutôt rare dans un thriller. Il a pour seule famille un neveu, Iban, qui vient lui rendre visite tous les week-ends.

Sophie Renouard réussit à maintenir le suspense jusqu’à la toute fin. La tension monte et elle maîtrise parfaitement l’art du page-turner jusqu’à la toute fin, où elle nous réserve quand même quelques surprises.

Comme vous pouvez le constater, j’ai énormément apprécié ce livre.
Il ne me reste plus qu’a garder un œil sur les futurs romans de Sophie…

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Extraits :

« En rentrant du bureau, Gaspard repensait inlassablement à l’inconséquence avec laquelle on exécute les gestes du quotidien. Un baiser sur la joue de la femme que l’on aime, une étreinte rapide sur le perron de la maison, puis on fait démarrer sa voiture sans se retourner. Gestes anodins et misérables, mais essentiels. Que l’on fait sans réfléchir, et qui ne se reproduiraient peut-être jamais. Une rage intense le saisit. Gaspard s’en voulait tellement. Il se sentait responsable. Coupable de n’avoir pas su protéger Annabelle. Fragile, vulnérable, rien ne l’avait préparée à affronter la violence du monde. »
…/…
« – Ça va, petite ?
Qui est-ce ?
– Tu m’entends ?
Qui est ce vieil homme ?
– Ça fait trois jours que tu dors. Je suis drôlement content que tu ouvres enfin les yeux. Je commençais presque à me faire du souci. J’allais donner l’alerte au village. Tu m’entends ?
– Hummm.
– Qu’est-ce que tu as dit ?
– Hummmmoui.
Son visage était paisible, bienveillant, et son beau sourire d’une grande douceur. Sa peau, comme transparente, était creusé par des rides aussi profondes que des cicatrices. Il avait aussi une moustache épaisse de vieux Gaulois, complètement blanche, mais dont l’un des côtés était étrangement roux, des yeux bleu glacier au regard vif, un visage anguleux de caractère et un peu déformé car il se trouvait juste à quelques centimètres du sien.
– Je m’appelle Émile. Je t’ai trouvé dans la forêt dimanche matin. On t’a tiré une balle dans la tête et je t’ai soigné comme j’ai pu. »

 

 

Sophie Renouard est directrice de production et auteure.

Journaliste, elle a été chef de rubrique beauté à « Top Famille Magazine » (1997-2009).

En 2010 elle crée son agence événementielle, spécialisée sur l’offre Venise, « Venise sur-mesure », qui intègre l’agence d’événements et de tourisme d’affaire Exigences, puis s’approche de l’agence Arep (promotion tourisme d’affaire) en 2014.

Sophie Renouard développe sa clientèle au sein d’une équipe de 45 personnes, en tant que directrice de production.

En 2009, elle a publié un essai « 96 bonnes raisons de sauter sur votre homme ce soir ».

« On n’efface pas les souvenirs » (2019) est son premier roman.

Mère de quatre enfants, Sophie Renouard habite Paris.

Noir, Suspense

Un samedi soir entre amis

de Anthony Bussonnais
Poche – 5 février 2020
Éditeur : Préludes

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Claire, inquiète, consulte à nouveau son portable. Il est vingt heures passées et son petit-ami, qui était censé venir la chercher, est introuvable. Cela fait bientôt six mois qu’ils sont ensemble, Claire le connaît bien. Medhi est toujours à l’heure.
François est extrêmement organisé. Grâce à lui, la soirée du samedi est devenue un évènement incontournable que ses voisins, choisis avec le plus grand soin, ne rateraient pour rien au monde. C’est le moment idéal pour décompresser et se relâcher.
En plein cœur de la forêt, Medhi est nu. Il tremble. Malgré l’obscurité, il parvient à repérer plusieurs personnes autour de lui, les rires vont bon train, tout le monde semble à la fête… Mais qu’attend-on vraiment de lui ?

 

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Bonjour à toutes et à tous,

Coup de poing littéraire !

Il y a quelques jours j’ai reçu ce roman dans ma boîte aux lettres…
Pas d’identité.
Pas de petits mots.
Une vrai surprise… Alors, qui que tu sois, un grand merci à toi qui m’a permis de découvrir un nouveau “talent” !

Accrochez-vous bien !
À ce que vous voulez, mais accrochez-vous. À une chaise, un fauteuil, un oreiller pourquoi pas ! Sinon vous risquez de ronger tous vos ongles !
Et c’est parti…

J’ai ouvert le livre, lu les premières pages et d’un seul coup, c’est un véritable tourbillon qui m’a emporté. Écriture fluide et incisive, histoire captivante, rythmée, angoissante et violente à la fois, je suis très curieux de savoir ce que nous dira la suite. Le roman se lit très vite. En tant que lecteur je me suis très vite attaché à Medhi et à Claire, tout en étant fasciné et surpris par le style et la “fraicheur” de l’auteur, qui ne nous épargne pas grand-chose. J’ai vécu littéralement les actions et le stress qu’ils subissent durant toute ma lecture. Oui ! Il y’a sûrement des lecteurs qui vont penser et dire qu’Anthony va trop loin. Oui ! Parfois c’est presque caricatural.
Mais c’est diablement efficace !
Anthony ne laisse aucun temps-mort à ses lecteurs.

Beaucoup d’émotions et d’action, je n’ai pas mu le lâcher.
“Un samedi soir entre amis” aurait pu être un vrai coup de cœur, mais il m’a manqué un petit “je ne sais quoi” à la fin du roman, qui m’a paru un peu trop rapide, pas assez développé… Dommage.

Cela reste malgré tout un très bon récit que je conseille à tout ceux qui n’ont pas froid aux yeux et qui sont en recherche constante de nouveauté,
Lisez-le !

Un grand merci Anthony…

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Extraits :

« Le fait est que, par ici, dans la France profonde, le racisme est ordinaire. Mehdi l’a maintes et maintes fois constaté. On dit « bougnoule » comme on dit « négro ». Sans gêne. En riant, même. Mais les gens vous diront qu’ils ne sont pas racistes. Non, c’est juste qu’ « il y a trop d’immigrés », « trop d’Arabes ». Qu’ « ils n’ont pas à nous imposer leur religion », « leur religion de terroristes ». « Mais je ne dis pas ça pour toi », le rassurent ceux osent sortir ces clichés devant lui. Mehdi ne compte plus les fois où on lui a avoué : « Je n’aime pas les Arabes, mais toi je t’aime bien ». Cette phrase résume à elle seule la stupidité de leur raisonnement. Si tant est qu’ils raisonnent. Car en réalité ils ne connaissent pas d’Arabes (ou alors un ou deux, mais qui ne sont pas représentatifs, à leur avis), n’ont aucune idée ni de ce qu’est l’Islam ni du contenu du Coran. »
…/…
« La nuit est épaisse, noire. Pas une étoile n’est visible dans ce ciel couvert. Seule la lune parvient à se montrer, partiellement, entre les nuages bas. La faible averse a cessé à l’instant, elle a été de courte durée. Il a plu ainsi toute la journée. »

 

 

Né le 06 Novembre 1980 à Saumur, Anthony Bussonnais a grandi et vit toujours dans le Maine-et-Loire. Depuis tout petit, il cultive une relation privilégiée avec l’écriture. Son aisance à trouver et à jouer avec les mots lui ont très tôt permis de se démarquer, de séduire, de toucher. Son parcours scolaire peu édifiant, malgré ses capacités peu ou pas exploitées, le mènera naturellement à un bac littéraire qu’il parviendra à décrocher. À 17 ans, il quitte le circuit de l’éducation nationale puis entre dans la vie active. Sa passion pour les mots reste intacte. Sans ne jamais réellement exploiter son art, il écrit souvent quelques lignes, des textes entiers parfois, en rimes toujours.

En 2015, alors que depuis quelques temps déjà trotte dans sa tête l’idée, il entame l’écriture de son premier roman, Un mal pour un mal, en se défiant de le terminer dans l’année. Ce qu’il parvient à faire. Son premier projet abouti. En 2016 il le publie, faisant le choix de l’indépendance, et donc de l’auto-édition. Le chaleureux accueil reçu par le public et les retours très encourageants des lecteurs le conforte dans son envie de poursuivre.

En Septembre 2017, il publie un recueil de ses textes, jusque là inexploités, intitulé Un peu de moi. Entre humeurs, pensées et réflexions, il traite de thèmes divers. ​

En septembre 2019, son thriller Un samedi soir entre amis, est lauréat du concours Les talents de demain, organisé par Kobo by Fnac et Préludes Éditions.

Fantastique, Humour, Philosophique, Thriller

À peine entré dans la librairie

30 ans la Griffe Noire :

de Barbara Abel, Jérôme Attal, Jean-Philippe Blondel, Jérôme Camut – Nathalie Hug, Sonja Delzongle, Ingrid Desjours, Isabelle Duquesnoy, R.J. Ellory, Jacques Expert, Claire Favan, Karine Giebel, Jean-Michel Guenassia, Philippe Jaenada, David S. Khara, Nicolas Lebel, Nicolas Lelait-Helo, Frédéric Lenormand, Dominique Maisons, Nadine Monfils, Valentin Musso, Gaëlle Nohant, Olivier Norek, Laurence Peyrin, Bernard Prou, Jacques Saussey, Laurent Seksik, Dominique Sylvain, Maud Tabachnik, Valérie Tong Cuong, Aurélie Valognes, Marina Carrère d’Encausse

Sous la direction de Gérard Collard et Jean-Edgar Casel
Broché – 22 juin 2018
Éditeur : Éditions Télémaque

30 ans
30 nouvelles inédites
32 auteurs de génie*

* C’est ça la Griffe Noire !

 

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Bonjour à toutes et à tous.

J’ai passé un excellent moment de lecture avec ce recueil de nouvelles, petite pause entre deux romans. Elles sont pour la plupart écrites par des auteurs que j’affectionne, et d’autres qui m’ont donné envie de me rapprocher d’eux.

Chacun des auteurs ici présent, écris à sa façon, souvent avec humour ou avec un second degré pertinent, parfois en utilisant le drame ou la tristesse. Ils expriment ainsi tantôt la crainte de voir disparaître les petites librairies de quartier, la peur de voir la lecture devenir facultative, voir que livre papier disparaisse…

À part deux ou trois histoires qui m’ont paru un peu moins intéressante, le niveau est très bon et les auteurs vont vraiment dans tous les sens !
Réflexions pessimistes, fantastiques ou complètement folles, elles valent le détour.
Bravo à tous les auteurs !

Un grand merci à Gérard Collard et à son comparse Jean-Edgar Casel, pour les trente ans de la Griffe Noire, ce recueil de nouvelles est une totale réussite et un très bel hommage aux libraires !

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Extraits :
« Ici, on soigne tout : les angoisses, la déprime hivernale, l’insomnie, les rage de dents, le manque d’amour. Là-bas, dans une grande caisse, on a même des livres laxatifs et vomitifs, et sacrément efficace ! Y a que pour la connerie qu’on a du mal. La connerie résiste. Faut dire que les cons lisent peu, ou entre les lignes. Quand vous leur parlez bouquin, en général ils voient rouge. Sans parler du fait qu’ils sont obsédés par l’idée d’interdire les livres, d’y foutre le feu… C’est maladif ! »

« Les livres vous consolent et vous réparent quand vous vous êtes trompé. Ils vous réchauffent quand vous êtes seul, quand tout est sombre. Ils agrandissent le monde ils réduisent les distances entre les êtres. Alors dites-moi : pourquoi ils n’aideraient pas à aimer mieux ? »

« Une librairie, c’est un sacré investissement. C’est comme un restaurant. Tu te lèves, tu te couches et tu meurs avec. Ou avant. Et aujourd’hui beaucoup de petites librairies meurent. Une espèce menacée. Par les grandes surfaces du livre depuis longtemps et, plus récemment, par Internet et le numérique. Bien qu’avec ce dernier il puisse y avoir une intéressante complémentarité. Les gens lisent encore, mais différemment. Pour ma part, je n’avais rien changé à mes habitudes. »

 

À peine entré dans la librairie

Polar historique, Thriller historique

Les fantômes du passé

de Gaëlle Perrin-Guillet
Broché – 22 août 2018
Éditeur : City Edition

Londres, 1893 : une calèche explose, tuant sur le coup un notable. La police est désemparée, d’autant que le meilleur inspecteur de la ville, Henry Wilkes, a rendu son insigne. Aux prises avec ses démons intérieurs, il dépérit sous le regard inquiet de son fidèle Billy, le gamin des rues qu’il a recueilli.

Mais quand le « meurtre de la calèche » prend une autre dimension, Henry ne peut rien faire d’autre que reprendre du service. En effet, tous les indices désignent un coupable : Gareth, le propre frère d’Henry… mort des années plus tôt ! Est-ce une machination ? Ou bien son frère serait-il encore vivant ?

L’inspecteur déchu risque fort de réveiller les fantômes du passé dans cette ville où trahison et mensonges sont monnaie courante et où le danger est à chaque coin de rue…

 

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Bonjour à toutes et à tous.

Cela faisait un moment que j’avais ce roman dans ma PAL… Comme j’essaye de lire les livres, dans la mesure du possible, dans leur ordre d’arrivée, pour certains d’entre vous… il faut encore patienter !

Quel plaisir de retrouver notre duo Henry Wikes, qui n’est pas au meilleur de sa forme et Billy Benett qui va découvrir les prémisses de l’amour. Cette suite directe est le digne prolongement du superbe « Soul of London “, qui m’avait déjà envouté par son charme délicieusement désuet du vieux LONDRES de la fin du XIXe siècle. Cela me fait toujours plaisir de voyager dans le temps et dans des lieux différents lors de mes lectures, et là, je suis servi !

Dans ce roman la ville de Londres est un personnage à part entière… L’ambiance est magnifique, les lumières, les couleurs, les odeurs aussi ! Gaëlle m’a complètement amené dans son monde qui aurait pu être suranné, mais pas du tout. Londres vit et vibre au rythme d’une modernité balbutiante qui petit à petit va transformer la ville. L’électricité se met en place, le téléphone aussi, les rues se font de plus en plus bruyante à cause des voitures à moteurs… C’est dans ce “nouveau monde” que nos compères vont mener leur nouvelles enquête toute en subtilité.

Les personnages du premier tome se sont étoffés et prennent une place importante dans ce récit qui vous mènera comme moi j’en suis sûr de surprises en surprises.
Gaëlle est une vraie conteuse, qui n’a d’autre ambition que celle de nous divertir…
… Et elle le fait drôlement bien !!!

À lire de préférence derrière une bonne tasse de Earl Grey !

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Extrait :
   « Soudain, une voix claire comme de l’eau submergea le tumulte des hommes et tous se turent dans l’instant.
   La jeune femme s’était mise à chanter et, pour que chacun puisse l’admirer à sa juste valeur, elle monta sur le bar. Les hommes levèrent la tête pour la regarder, et le silence pris place. Seule cette voix envoûtante raisonnait dans la petite salle. Pas un souffle, pas un murmure. Tous étaient suspendus aux lèvres de la jeune femme qui chantait l’histoire de Molly Malone. Même Morris, qui ne connaissait rien à ce chant irlandais, était comme hypnotisé.
   Cette femme dégageait quelque chose d’irréel et de fort, le tout sous une épaisse couche de tendresse dans laquelle on avait envie de se blottir au coin d’un feu et oublier le monde.
Et, à en croire l’expression qu’il lisait sur le visage de ceux qui l’entourait, il n’était pas le seul à être sous le charme. »

 

 

Gaëlle Perrin-Guillet est l’auteure de plusieurs romans policiers distingués par des prix littéraires. Avec Les Fantômes du passé, elle signe un nouveau volet de la série d’enquêtes de Henry Wilkes et Billy Bennett, qui se situent dans le Londres du XIXe siècle.