Témoignage

Échappée en Ulster

de Elsa Morienval
Broché – 24 septembre 2020
Éditeur : Nombre7 éditions

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1989, une jeune femme de 23 ans, étudiante en anglais, au passé familial difficile, part en Irlande du Nord pour occuper un poste d’assistante de français.

Elle découvre cette partie inconnue de l’Irlande, si peu estimée et encore en guerre civile. Elle y prend ses marques, s’y épanouit, jusqu’à décider de vouloir y vivre.

Un événement inattendu la fera rentrer en France en 1991 mais le lien avec ce pays a perduré jusqu’à l’annonce du Brexit en 2016, et bien au-delà.

Un voyage intime au cœur de l’Histoire irlandaise, au cœur de ses guerres, de ses hommes, de ses femmes, un voyage en plein cœur du passé.

« Une page de l’Histoire et de mon histoire se tourne et me retourne. »

 

2021_048_Morienval Elsa - Échapée en Ulster

 

Une balade très intéressante en Irlande du Nord dans les années 90, vécue par une jeune étudiante française.
À travers un récit poignant Elsa Morienval nous propose une histoire. Celle d’une jeune femme en trouble avec sa famille quittant la France pour découvrir une Irlande du Nord, en pleine guerre civile, mais tellement plus aussi…

Les hasards de la vie ont encore une fois œuvré dans mon sens…
Je rencontre régulièrement depuis plus de deux ans Elsa dans le cadre d’un Cercle Littéraire, et il y a quelques semaines, elle a mis sa timidité de coté et a laissé son livre “Échappée en Ulster” à une amie commune afin qu’elle me le transmette.
C’est donc avec curiosité et sans aucune appréhension que j’ai entamé ma lecture.

La première idée qui m’est venue très vite à l’esprit c’est : Authentique !

Que d’émotions à la lecture de ce récit, d’une époque que l’on aimerait révolue, pour tout ce sang versé, mais en même temps c’est la découverte d’une autre vie, une nouvelle vie où Elsa va se construire et y trouver ses meilleurs amis. Vous le comprendrez très vite, ce n’est pas une simple histoire qu’Elsa nous confie. C’est SON histoire… Sa passion pour les paysages irlandais, pour ses habitants et même pour la pluie de l’Ulster…

C’est un récit très agréable, une belle rencontre littéraire à travers son parcours sinueux, tiraillée entre ses parents définitivement indifférents à sa vie et ses nouvelles envies d’évasion qui l’aideront à se construire.
Vous allez vibrer au son des violons, cornemuses et autres instruments locaux, mais vous tremblerez aussi sous les coups de feux et les explosions. J’ai revu et appris beaucoup de choses sur un pays que l’on ne connait finalement que très peu.
Elsa a même réussi à me donner envie d’aller m’y promener.
J’ai passé depuis la fin de ma lecture plusieurs minutes sur divers sites et je dois avouer que “la chaussée des géants” me tente grandement.

Merci Elsa pour ta confiance, et de nous avoir “parlé” comme à des amis. 😊
Un témoignage authentique et sincère…

À lire

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Extraits :

« Ce n’est pas juste. Je n’ouvre pas l’enveloppe. Je la jette par terre et la piétine comme une gamine en colère. Je suis très en colère et n’accepte pas une fois de plus que mon dernier choix soit validé et pas le premier. Cela veut dire que mon dossier n’était pas bon et que personne ne postule pour l’Irlande du Nord, pays en guerre, région mésestimée. Qui veut partir en Irlande du Nord ? Personne. D’ailleurs, hormis les « troubles », on ne connait rien de l’Irlande du Nord. On pense que ça doit être moche et que les gens y sont antipathiques. C’est ce que disent les gens du sud de l’Irlande, ceux qui vivent en République d’Irlande. Et puis, leur accent est incompréhensible et leur anglais est mauvais. L’anglais le plus pur est celui de Dublin, tout le monde le sait… »
…/…
« Depuis que je vis chez le Mc Kendry, j’ai le droit de prendre une douche chaque jour, de laver mon linge quand je le souhaite. Je n’ai jamais connu cela avant. Chez mes parents, je ne pouvais me doucher et laver mon linge qu’une fois par semaine car l’eau est précieuse et ça coûte cher et de surcroît ça use le linge et la peau. Je peux également utiliser toute sente de serviettes ou draps de bain. Tout cela est nouveau pour moi. »

 

 

Elsa Morienval est née en Seine Saint-Denis, angliciste de formation, intéressée par le monde anglophone, elle est enseignante.

Elle a écrit des nouvelles et a publié dans une revue littéraire.

Témoignage

Flic sans frontières

Muratet Philippe (Auteur)
Broché – 9 mai 2018
Éditeur : Le Lys Bleu

Découvrez le récit authentique de 8 années d’un policier-coopérant à l’étranger.
Après 24 ans de police judiciaire en France, l’auteur a voulu donner un nouveau sens à son métier et est parti exercer à Madagascar puis au Sénégal.
Au travers de nombreuses anecdotes, il nous fait découvrir l’expérience de ce travail de policier peu ordinaire au sein de deux polices et de deux pays francophones.

 

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Bonjour à toutes et à tous…

Tout d’abord un grand merci à Philippe pour sa confiance.

Je viens de terminer “Flic sans frontières”, témoignage de Philippe Muratet, 33 ans de carrière au sein de la police, dont 24 de PJ en France.
Le premier mot qui me vient à l’esprit en fin de lecture ? “Humain”

La préface de Jean Christophe Rufin à d’abord piqué ma curiosité, et j’ai très vite été entrainé dans une lecture agréable et surtout dépaysante. J’ai eu l’impression d’être avec un ami qui me racontait ses aventures… Parfois drôles, dangereuses aussi, mais avec beaucoup de sensibilité.

Les pannes de carburants, les coupures d’électricités, les voitures qui roulent dans tous les sens sont devenus ainsi le quotidien de Philippe durant plusieurs années, aussi bien sur l’île de Madagascar qu’au Sénégal. Une belle immersion dans ces deux beau pays, différents et tellement proches à la fois. Une vraie promenade dans une réalité bien différente de la notre.

Ce voyage, que je vous conseille, regorge de tout un tas de “petites” histoires passant du sourire au drame parfois, sans oublier bien sûr la misère, des enfants qui volent pour se nourrir, la précarité de nombreuses familles, m’a emporté par sa plume fluide et m’a fait voyager !

Dans ce livre, à travers les lignes, ce n’est pas Philippe qui se met en avant.
Non. C’est sont regard qui véritablement nous raconte son histoire tout simplement, sans fioriture et avec beaucoup d’honnêteté.

Par contre j’ai été un peu déçu qu’il n’y ai pas d’illustrations…
Peut-être pour une prochaine édition ?

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Extrait :

« Pour illustrer plus encore le sens de l’hospitalité des gens de la région, je me souviens d’un week-end, celui de la finale du Championnat de France de rugby 2012. Je rends visite à Jean-Pierre, lui aussi grand amateur de rugby. N’y croyant pas, il réussit l’exploit, par connaissance d’une connaissance, de trouver à Ndangane, petit village loin du tout, une famille sénégalaise qui nous accueille dans sa maison, afin de pouvoir regarder le match diffusé par Canal+. La situation est surréaliste. Être chez des gens que ni l’un ni l’autre ne connaît et au bout du monde pour regarder un match qui monopolise leur télévision. Cette expérience est aussi impossible qu’impensable en Europe, recevoir des étrangers installés dans votre salon pour profiter de la chaîne TV de leur choix ! »

 

 

Philippe Muratet est né en 1958. Montalbanais de naissance et Appaméen d’origine, attiré par l’armée, il goûte aux enfants de troupe à Aix puis à la Gendarmerie pour son service militaire et atterrit au sein de la Police Nationale.

Ah, les écoles de police, il les a connues, celle de gardien de la paix puis celle des « enquêteurs » et enfin celle des inspecteurs de police, aux côtés d’Olivier Marchal, tout cela en 1979 !

Il fait ses armes au commissariat de police de Vincennes durant 7 ans où il découvre le judiciaire de base en évitant les irlandais en 1982 Ensuite, il fait un bond énorme en allant découvrir le travail de l’Office Central pour la Répression du Banditisme (OCRB) avec ses filatures, ses déplacements d’appui en province et des « clients » plus aguerris et plus retors. Enfin, il choisit une vie plus agréable pour sa famille et pour lui, en rejoignant le SRPJ de Toulouse en division criminelle (1991-2004).

Puis souhaitant diversifier ses horizons professionnels, il choisit de partir à l’étranger avec le Service de Coopération Technique International de Police (SCTIP), et est affecté durant 3 ans à Madagascar puis 5 ans au Sénégal où il prend une retraite anticipée en 2012.

Si la vie d’un flic de police judiciaire est riche en affaires et en anecdotes, elle reste commune à nombre de ceux qui y ont travaillé. En revanche, une vie de flic à l’étranger est moins banale.

C’est ainsi qu’en 2015, il a eu l’envie de faire découvrir cette expérience méconnue et s’est plongé dans l’écriture avec sa seule mémoire comme aide. En 2018, il rencontrait un éditeur qui lui donnait sa chance et était publié, avec une superbe et généreuse préface de Monsieur Jean-Christophe RUFIN. Son père disparu, amateur de lecture et féru de langue française, n’en serait pas revenu d’apprendre cela.